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1.février.20141.2.2014 // Les Crises

[Reprise] Le Chemin de Croix Européen Deuxième Station, par Charles Gave

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Intéressante analyse du libéral Charles Gave (un économiste qui a au moins les pieds sur terre concernant l’euro…)

Depuis de la création de l’Euro, je n’ai cessé de dire que l’Euro allait détruire l’Europe que j’aimais, c’est à dire celle de la diversité, pour la remplacer par un monstre technocratique et centralisé.

Pourquoi l’Euro allait t’il détruire l’Europe?

Parce qu’il est impossible de maintenir dans un taux de change fixe des pays qui ont des productivités du travail et du capital différentes. Automatiquement, les nouveaux investissements allaient se produire là où le cout du capital était le plus bas et/où le cout du travail ajusté pour la différence de productivité le plus faible c’est à dire en Allemagne, ce qui allait lentement mais surement détruire les appareils industriels des concurrents de ce pays…

Et c’est ce qui s’est passé comme en fait foi le graphique suivant.

Explications :

De 1974 à 2000, les indices de la production industrielle de France, d’Italie et d’Allemagne sont collés les uns aux autres, les taux de croissance étant exactement les mêmes.

A partir de 2000, la croissance Européenne s’arrête net (ligne orange,=moyenne pondérée de la production industrielle Européenne, 2013 au même niveau qu’en 2000), avec le Sud de l’Europe s’effondrant et l’Allemagne remplissant le vide ainsi créé. Pour mettre les choses en perspective, de 2000 a 2013, la production industrielle Américaine est passée d’un indice 100 à un indice 144 fin Décembre 2013…

Résumons nous: L ‘Euro a donc eu deux effets distincts

1. Tuer la croissance en Europe

2. Organiser un transfert gigantesque de production des pays du Sud vers les pays du Nord. Brillant succès.

L’économie Européenne, grâce a l’Euro, est donc devenue un jeu à somme négative où personne ne gagne mais ou les Allemands perdent moins que les autres… Encore bravo a messieurs Delors et Trichet

A la place de converger, comme on nous le promettait les économies Européennes, ont divergé depuis 14 ans comme jamais depuis la seconde guerre mondiale, tandis que la croissance s’arrêtait.

Cette réalité (des 14 dernières années) était bien sur totalement prévisible, mais me disait on, » il s’agissait d’un projet politique ». Comme l’Union Soviétique?

Appelons cette période l’acte I du drame Européen. Chacun peut voir que nous sommes dans une situation intenable et que quelque chose va devoir craquer. Essayons de comprendre ce qui va se passer.

Le graphique montre clairement que toute une série de pays ne sont pas-ou plus- compétitifs- vis à vis de l’Allemagne.

Quand une entité cesse d’être compétitive, il lui faut soit disparaitre (ce qui est difficile pour un Etat ou une Nation), soit se reformer pour le redevenir, soit recevoir des subventions temporaires de celui qui est » trop compétitif » (Plan Marshall), ce qui permet de se reformer dans la douceur soit organiser des transferts pérennes (Italie du Sud financée par l’Italie du Nord), ce qui permet de ne rien faire et créé une corruption monstrueuse.

A l’évidence, l’Allemagne ne veut octroyer aucune « subvention » aux pays du Sud, puisque tout transfert à fonds perdus a été exclu par Madame Merkel.

Une autre solution serait peut être de créer un système bancaire Européen qui financerait les Etats pendant la période de réformes , les banques étant conjointement garanties par tous les Etats Européens pour faire disparaitre le lien mortel qui unit banques et systèmes financiers à l’échelle Nationale. Il semble bien que l’Allemagne ait décidé de refuser cette garantie commune qui n’est après tout qu’une forme déguisée de transfert.

Une certitude donc: L’Allemagne ne paiera pas. Si l’Allemagne ne veut pas payer et si l’on exclue le démantèlement de l’Euro, que va t’il se passer ? Que reste t’il comme option?En fait il n’existe plus qu’une seule solution pour les pays du Sud :se reformer dans la douleur c’est à dire organiser une DEFLATION féroce des salaires tout en mettant en place le démantèlement des systèmes sociaux dans toute l’Europe du Sud.

Et c’est cette solution qui a été choisie par les autorités Européennes.

Pour faire simple, il faut que les pays non compétitifs vis à vis de l’Allemagne le redeviennent.Un pays comme l’Italie semble avoir un cout du travail qui est d’au moins 20 % supérieur au cout du travail en Allemagne. Les chiffres sont à peu prés les mêmes pour la France.

La solution de facilité serait que l’inflation en Allemagne accélère et que les prix stagnent dans le reste de l’Europe. L’embêtant, c’est que les prix des produits industriels en Allemagne, loin de monter, BAISSENT depuis 12 mois et vont sans doute continuer à baisser compte tenu de la concurrence Japonaise.

Il va donc falloir que le prix de nos produits baissent encore plus que le prix des produits en Allemagne.

Voila qui va avoir un effet profond sur les marges des sociétés Italiennes ou Françaises, et je doute fort que cela les pousse à la hausse.Si Peugeot n’était pas compétitif avec un Yen en dessous de 100 yen par euro, on voit mal comment il le deviendrait avec un yen a 140 .

Si j’ai raison, la première station du chemin de croix Européen a été marquée par une stagnation économique et un véritable démantèlement de la base industrielle des pays du Sud, au profit de l’Allemagne.

La deuxième station verra une déflation des salaires, en particulier dans la fonction publique ainsi qu’une attrition tout à fait remarquable des systèmes sociaux dans tous les pays du Sud, avec un accroissement gigantesque de la précarité (tout cela a bien commencé en Italie et encore plus en Espagne) , mais n’a même pas débuté en France.

Après avoir perdu leur travail, les salariés du Sud de l’Europe vont perdre leurs allocations chômage et/ou une partie de leurs retraites.

L’Europe du Sud a donc devant elle des années de déflation, de baisse des salaires, de baisse du niveau de vie, de recul de la protection sociale.

Je ne pense pas que cela soit supportable politiquement, mais bien sur, je peux me tromper. Après tout, j’ai pensé depuis 10 ans que les pays du Sud ne laisseraient pas leurs systèmes industriels disparaitre sans sortir de l’Euro et j’ai eu complètement tort. Non seulement ils ont laissé faire, mais les politiciens locaux ont soutenu ce désastre de toutes leurs forces.

Et la France va être en première ligne dans cette déroute puisqu’elle va devoir faire face non seulement à l’Allemagne mais aussi à des Etats ou à des industries Espagnoles ou Italiennes qui se sont (un peu) reformées.

J’en arrive à plaindre monsieur Hollande.

Sourse : institutdeslibertes.org

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53 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 01.02.2014 à 05h00

    Etonnamment (ou pas), la fixation du taux de change intra-européen se fait après la fixation du taux de change peso argentin / dollar (1992), et après avoir vu la lente descente aux enfers de l’Argentine à partir de 1998.
    Hybris, incompétence ou haute trahison?

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  • Caroline Porteu // 01.02.2014 à 09h13

    A signaler le Ce soir ou jamais d’hier au soir de Taddei .. avec
    Jacques Sapir , Larrouturu , Ashkenazy , Baverez et d’autres

    Une explication très claire de la manière dont l’Allemagne s’est “approprié” la croissance industrielle Européenne

    Et un historien rééxpliquant le chômage en sortant des carcans idéologiques et en le remettant sous un prisme historique avec la notion de Lien social .

    Yves Zoberman
    historien

    Il est historien. Ancien enseignant d’histoire sociale à Sciences Po. Il est aujourd’hui Conseiller au Quai d’Orsay en Azerbaïdjan. Il a publié en 2011 “Une Histoire du chômage, de l’Antiquité à nos jours” (Perrin) dans lequel il met en perspective ce phénomène sur le (très) long terme dans le monde occidental. Car selon lui, « si c’est au XXe siècle que les crises économiques ont installé le chômage au premier rang des préoccupations collectives, il vient pourtant du fond des âges : la Bible même en fait état. » Il note même que certains débats qu’on croit contemporains se posaient déjà il y a plus de 2000 ans…

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    • toutouadi // 01.02.2014 à 09h55

      Oui.. J’ai été très étonné aussi, car je l’avais envisagé dans un ancien post.

      “La science économico-sociale, est simple comme un coup de matraque de CRS sur un crâne réfractaire ou un coup de rangers dans les côtes d’un sdf (immigré, si possible).

      Dés que la révolution néolithique a rendu l’homme plus efficient et lui a permis de dégager des surplus, il y a toujours eu des marioles qui se sont octroyés le droit de poser des drains à patrimoines et pouvoirs.

      Face à l’efficacité de certains de ces drains… Ce qui devait arriver … Arriva.

      Les mécanismes économiques et marchands se retrouvèrent bloqués par manque de demande et les peuples devinrent un tantinet chafouins et turbulents.
      Les marioles n’ayant rien d’autre a faire que de compter leurs coquillages, sesterces ou autres pièces jaunes et de lire Machiavel et Keynes, comprirent alors, qu’ils allaient devoir purger leurs rentes et patrimoines afin de pérenniser leurs drains et de les rendre à nouveau efficients.

      Suivant leurs humeurs et tempéraments ils optèrent essentiellement pour deux solutions:

      – La guerre, certes aléatoire, mais qui leur garantissaient un prodigieux retour sur investissement en cas de réussite (Réservé aux marioles gros joueurs)

      – La redistribution, essentiellement par le travail. Il ne faut pas exclure, que les grands travaux tels que Stonehenge, pyramides, temples, châteaux et autres murailles de Chine ont eu, certes, des fonctions symboliques, géopolitiques et géostratégiques, mais aussi peut-être, des fonctions keynésiennes de redistribution.

      Cependant l’homme étant ce qu’il est, fit petit à petit, l’acquisition du savoir, ébranlant du même coup croyances et légitimités des marioles.

      On vit alors, régulièrement l’émergence de chenapans asociaux, ceux que l’on planque lors des fêtes et réunions de familles, ceux qui ont tendance à toujours pointer leur majeur vers le ciel en invoquant dieux et maîtres et qui ont un désir obsessionnel à vouloir faire subir des pratiques sexuelles, politiquement très incorrectes, à nos chers dirigeants et gardiens de la paix.

      Face à ce coup du sort, mais profitant de l’abyssal crédulité et conformisme de la gente humaine, les marioles au fil des âges, afin de conforter leurs légitimités, développèrent ou détournèrent à leur profit divers concepts et idéologies.

      L’idéologie, c’est simple comme une couleuvre que l’on fait avaler à un misérable affamé.

      – Magies et guérisseurs, dieux, religions, églises, droit divin etc…

      – Devoir civilisateur, nationalisme, impérialisme, drapeaux, culte du chef, bouc émissaire, déterminisme racial et social etc … (j’ai ouïe dire que certains biologistes, proche de la crise de nerf, étaient toujours à la recherche du gène de la supériorité chez l’homme blanc, celui du gant mappa chez la femme et de l’incurie chez le pauvre)

      – Concurrence et compétition, auto contrôle, efficience des marchés, main invisible, profits et croissances, autorégulation, lobbying, consumérisme, moralisation des marchés et de la finance etc … (Là !!! faut reconnaître que les marioles ne sont pas dénués d’un certain sens de l’humour)

      Finalement l’histoire humaine est simple comme le dernier cormoran englué dans le dernier litre de fioul lourd au large des côtes bretonne.”

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      • Alex Hanin // 01.02.2014 à 10h15

        Le genre de grand théorie qui explique à la fois la guerre, l’esclavage, les crises économiques, la tyrannie et pourquoi la tranche de pain retombe toujours du côté de la confiture.

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        • toutouadi // 01.02.2014 à 11h58

          “— explique à la fois la guerre, l’esclavage, les crises économiques…”
          Petre que les points communs sont les rapports de dominations et d’appropriations, au moindre coût, des ressources !!

          “pourquoi la tranche de pain retombe toujours du côté de la confiture.”
          Facile !! Problème lié à la densité de la confiture, supérieure à celle du pain !! Mais on ne peut pas exclure effectivement une attitude négative et un tantinet revancharde de la tartine !!

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          • Alain34 // 01.02.2014 à 12h40

            Et non, si la tartine tombe quasi toujours du coté de la confiture, ce n’est pas a cause de la différence de densité. Faite l’expérience avec une tartine non tartiné mais avec juste une marque pour identifier les faces… Puis faite l’expérience avec des tables de différentes hauteurs, avec la tartine marqué, mais aussi avec des tartines beurrées ou confiturées : vous constaterez que la face “d’atterrissage” dépend de la hauteur de la chute.
            Mais bon, c’est pas le sujet 😛

            Pour revenir au billet : “Non seulement ils ont laissé faire, mais les politiciens locaux ont soutenu ce désastre de toutes leurs forces.”
            Et ils continuent, encore et encore ! c’est juste hallucinant.

            Et Mr Hollande, je le plaindrai quand j’aurai le temps (c’est pas pour demain). La seule chose qui l’intéresse c’est être là où il est et de se faire réélire en 2017, quitte a détruire le pays. Je plains plutôt les français qui se laissent bourrer le crane et se laisse diviser et balader par des sujets relativement secondaire vu la situation dramatique dans laquelle on est.

            Heureusement qu’il y a des blogs comme celui ci et d’autres, et des émissions comme celles de Taddei qui donne la parole (et la laisse) a des gens qui pensent, prennent du recul, et sont en dehors du dogme habituel. Celle d’hier soir était extrêmement intéressante, notamment l’intervention de l’historien à la fin qui était passionnante.
            Malheureusement, c’est toujours trop court par rapport au nombre d’invités, mais bon, c’est mieux que rien, et ça incite les esprits curieux et ouverts a creuser par eux même les sujets…

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    • Andrea // 01.02.2014 à 17h32

      Merci pour le lien. (N’étant pas en F je compte sur ce blog..)

      Qqes remarques générales sur le chomage – un sujet enchevetré avec la croissance et l’euro..

      1. Il faut partir d’une description du phénomène. On le voit comme négatif, catastrophique, dès que ‘les chiffres’ (tous douteux et traffiqués) dépassent, mettons 5%.

      Mais il y a chomage et chomage: un pays avec 10% ou le chomage tourne et il est ainsi normal de travailler 5 ans puis être 6 mois au chomage (ou 10 ans de travail et un an de chomage), avec tout le monde qui cotise pour, n’est pas à plaindre.

      Dans ce cas le chomage peut même être vu comme positif sur le plan perso et sociétal – il offre du repos mérité, un changement de vie, l’opportunité de faire une formation en plus, être à la maison pour les gosses, se lancer dans un job différent.

      C’est le but p. ex. en Suisse, au Danemark.

      Rien à voir avec un pays ou 10% de chomeurs sont exclus du marché du travail et arrivent tout juste à se loger (ou non!) et manger: une classe apart, stigmatisée, sans espoir, cela, c’est hyper injuste, et dangereux. Surtout quand le chomage se cantonne dans des populations circonscrites (jeunes / autre ‘race’ / géo délimitée, etc.)

      2. Une fois le phénomène décrit, il faut distinguer les causes des remèdes. On a l’habitude de lier les deux étroitement, mais ils ne le sont pas forcément. N’importe quel médecin le dira: même sans cause bien définie, on peut faire bcp pour le bien-être du patient. Ok c’est limite comme comparaison.

      Idem pour la société, des ‘solutions’ ou mesures type ponctuelles, compensation, etc. peuvent agir efficacement, sans grande ‘théorie’, un pragmatisme de sens commun sert. Mais dans le discours ambiant, tout cela est mélangé…chacun s’accroche à des mega-théories.. défend un camp idéologique..

      P. ex.

      Difficile de licencier en F? Est-ce vrai? probablement pas trop .. Licencier plus facilement serait une aide? – Comment, pourquoi? Payer moins un travailleur moins qualifé pour remplacer M. X? A quoi cela sert?.. Et si cela sert, il y a qqch qui cloche? (Education, embauche, organisation, etc.)

      Cette question doit être abordée dans le contexte du fait qu’en F, les employés ‘officiels’ sont extrèmement productifs et performants, et, corrolaire, ont une vie de travail courte et stressante, entrée difficile et tardive, disons, ‘compétitive’, retraite ou sortie forcée ‘prématurée’.. Si le modèle reste le même, il faut baliser l’entrée et la sortie.

      Changer le modèle, c’est une autre paire de manches.

      D’autres ex. pourraient ê developpés.

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  • Alex Hanin // 01.02.2014 à 09h17

    La (quasi) fixité des taux de change me semble être une bonne solution, mais elle exige évidemment que les pays “forts” soient d’accord de mettre la main au portefeuille pour aider les pays “faibles”.

    En négligeant ce petit détail, l’Europe abandonne l’idéal de solidarité pour devenir une machine à broyer du GIPSI et mène presque certainement à la déflation.

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  • cording // 01.02.2014 à 10h09

    Moi, je ne plains pas Mr Hollande! Tout ce qu’il fait lui et son parti “socialiste” est volontaire au nom de sa religion l’Europe et l’euro c’est de la stagnation économique et de la régression sociale! Certes elles sont moins fortes qu’en Europe du sud mais est-ce bien une raison que de se consoler en ce disant qu’elles ne sont pas aussi violentes, criminelles (voir à ce sujet le blog “greek crisis”) qu’en Grèce. Tous les partis socialistes ou sociaux-démocrates ont une responsabilité majeure dans la situation c’est pourquoi je pense leur religion les aveugle complètement, qu’ils persisteront dans l’erreur malgré toutes les défaites électorales comme celle qui se profile le 25 mai prochain.
    La Nouvelle Donne ne peut consister à un ravaudage d’un système malfaisant aux tares congénitales, c’est pourquoi je pense comme Jacques Sapir que l’euro et sa zone monétaire (qui n’a et ne sera jamais optimale pour exister durablement) doit être dissout si possible de façon concertée avec nos partenaires et surtout concurrents. Je pense que le PS ne le fera jamais donc il faut contribuer chacun à sa façon et à sa place et de façon concertée à détruire le PS comme Sapir l’exprime dans un de ses carnets, et comme Todd va enfin arriver à la même conclusion, avec toutes les forces politiques qui le souhaitent donc même le diable nommé Front national.

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  • Nanker // 01.02.2014 à 11h56

    “il faut contribuer chacun à sa façon et à sa place et de façon concertée à détruire le PS comme Sapir l’exprime dans un de ses carnets”

    Je crois que le PS va tranquillement imploser : comme l’avait expliqué Sapir en 2013 le PS a été aussi peu vaillant à combattre le système bancaire que le PASOK grec avant lui, il va logiquement finir au même niveau de représentation nationale que le PASOK cad 12%.

    Et à 12% le PS tremble sur ses bases… RDV après le 2è tour des municipales pour une Saint-Barthélémy rue de Solférino?

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    • cording // 01.02.2014 à 13h04

      A l’issue des législatives de mars 1993 le PS s’était retrouvé avec 52 députés au lieu de 257. S’il y avait une vraie opposition il subirait le même sort.

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  • Fabrice // 01.02.2014 à 12h58

    J’ai juste une question comment peut ont faire des déflations “compétitives” si la baisse liée à la guerre des monnaies de toute manière efface tout effort pour augmenter les exportations hors Euroland, donc l’optique est bien pour le commerce intérieur européen et comme vous le signalez Olivier (et d’autres) quel intérêt de lancer les européens dans cette tendance qui n’a pas de limite à la baisse qui en même temps tue la consommation !?

    On voit que la déflation finit tout aussi mal que l’inflation incontrôlée, alors je n’arrive pas à comprendre que les organes qui incitent à cette tendance puissent ignorer ce qui arrivera alors c’est de l’inconscience, de l’aveuglement ou du sabotage ? L’expression “scier la branche sur laquelle on est assis” n’aura jamais été autant d’actualité.

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    • DOZIER // 01.02.2014 à 14h57

      @ Fabrice

      “donc l’optique est bien pour le commerce intérieur européen et comme vous le signalez Olivier (et d’autres) quel intérêt de lancer les européens dans cette tendance qui n’a pas de limite à la baisse qui en même temps tue la consommation !”

      Sauf si l’on est persuadé que d’ici 15 à 20 ans l’accès aux ressources énergétiques commencera à poser problème.
      En schématisant, une Europe en déflation est moins énergivore, ce qui permet de réserver de “l’espace” à d’autres zones économiques…

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      • Amsterdammer // 01.02.2014 à 15h13

        Le problème, ce sont les conséquences politiques de la déflation.

        Doit-on rappeler ce qui s’est passé à la suite de la politique déflationniste du chancelier Brünning en 1930-32, avec l’effondrement économique et un chômage touchant 1/3 de la population active?

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        • DOZIER // 01.02.2014 à 17h24

          @ Amsterdammer

          “Le problème, ce sont les conséquences politiques de la déflation.”

          Les mêmes causes ne reproduisent pas forcément toujours les mêmes effets.

          La donne géopolitique depuis 1940 à quelque peu changé.
          Un chancelier du Reich à petites moustaches aurait il la moindre chance d’accéder au pouvoir quand on voit que l’Allemagne est la 1ère a appliquer les directives émises depuis le polit buro installé à Brussels.

          Regardez la Grèce & l’Espagne, tout est sous contrôle et si besoin (si ça chauffe de trop) il est possible de faire appel aux services de prestataires spécialisés dans la sécurité tel que Blackwater
          http://lesmoutonsenrages.fr/2013/02/28/blackwater-en-grece-supervision-de-la-police-et-protection-du-gouvernement-contre-un-eventuel-coup-detat/.

          Sans vouloir désespérer des peuples, il y a de fortes chances pour que vous attendiez encore longtemps une révolution de 1789 bis.

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  • DOZIER // 01.02.2014 à 14h48

    “J’en arrive à plaindre monsieur Hollande.”

    Ama, Il ne sera pas le plus “à plaindre”.
    Les choses sérieuses débuteront en 2017 2018 soit après cette 1ère mandature.

    Qui peut croire sérieusement qu’une déflation des salaires dans un pays disposant d’un tissu industriel en voie de liquéfaction, soit à même de permettre de redresser un solde de la balance commerciale en déficit chronique depuis 30 ans (positif de 1989 à 1999 données INSEE et négatif depuis l’adoption de l’euro).

    2,7 millions chômeurs fin 2010 début de mandature et 3,3 millions fin 2013 soit 200 000 demandeurs d’emploi de plus par an.

    A ce rythme là, c’est 4 millions à l’horizon 2017, ce qui laisse encore une marge confortable pour rattraper la Grèce.

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    • Amsterdammer // 01.02.2014 à 15h41

      Quand on prend en compte les chômeurs sortis des statistiques et les chômeurs ‘à temps partiel’, les sdf etc, le nombre de victimes de la mondialisation néolibérale est d’ores et déjà bien supérieur à 3,3 millions

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  • Incognitototo // 01.02.2014 à 15h50

    Typiquement un article qui prend les causes pour les effets et vice-versa…

    Sans faire l’exégèse de ce texte parce qu’on pourrait reprendre quasiment chaque phrase pour en démontrer les erreurs, voyons simplement quelques axiomes posés comme des “vérités” non fondées et surtout non démontrées :

    – “Parce qu’il est impossible de maintenir dans un taux de change fixe des pays qui ont des productivités du travail et du capital différentes.”…
    Ha bon… On se demande bien pourquoi l’IDF et le reste de la France conservent alors la même monnaie quand on constate que la productivité de l’IDF et son rendement capitalistique est 80 % plus forte que la moyenne du reste du pays : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_fran%C3%A7aises_class%C3%A9es_par_produit_int%C3%A9rieur_brut ; et bien évidemment, on peut multiplier ce genre d’exemple pour quasiment chaque pays…

    – “A partir de 2000, la croissance Européenne s’arrête net” et “(l’euro) Tuer la croissance en Europe”…
    D’abord, elle ne s’arrête pas net en 2000 et continue jusqu’en 2002 !!! Ensuite, c’est étrange comme les “économistes” réfléchissent toujours hors contexte politique… parce que peut-être faudrait-il rappeler à Gave un certain “11 septembre 2001″… qui a fait replonger les USA dans une économie de guerre (avec ses corollaires de planche à billets et d’endettement à tout va) et à sa suite tous les pays occidentaux… Tandis que la croissance n’a eu nul besoin de l’euro pour suivre une pente descendante depuis 40 ans en Europe…

    – “Le graphique montre clairement que toute une série de pays ne sont pas ou plus compétitifs vis-à-vis de l’Allemagne.”…
    Ha bon… Peut-être que Grave ignore qu’à productivité égale le coût du travail en Espagne est 30 % inférieur à celui de l’Allemagne, et donc en affirmant une bêtise, il ne répond pas aux seules questions qui vaillent : pourquoi les critères dits de “compétitivité” ne sont plus pertinents pour expliquer l’implantation des investisseurs ? Ou encore : pourquoi, avec les capitaux qui se déversaient par wagons entiers sur leur pays, les Espagnols ont préféré construire des maisons, plutôt que de produire des produits qui se mettraient en concurrence avec ceux des Allemands ? Ou encore : pourquoi les Allemands ont préféré externaliser dans les pays de l’Est, plutôt que dans le sud de l’Europe ?…

    Bon, j’arrête là, tant ce genre d’article idéologique qui n’intègre pas les données politiques – les faits rien que les faits – me fatigue. Et puis j’ai dû atteindre mon quota de faits entendables pour certains lecteurs de ce blog… 😉

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    • Incognitototo // 01.02.2014 à 17h06

      Devoirs de vacances 😉 :
      1 – définir le mot “pays”, définir le mot “région” et expliquer pourquoi ce qui est vrai entre des régions ne le serait pas entre pays… Donc, parlons des mécanismes – politiques et financiers – régulateurs, absents dans la ZE, qui empêchent les pays de fonctionner comme des régions dans un pays, mais n’affirmons pas “qu’il est IMPOSSIBLE de maintenir dans un taux de change fixe des pays qui ont des productivités du travail et du capital différentes”, parce que ça, c’est tout simplement faux. J’espère que tu comprends la nuance… de taille…
      Exemple : la décision des Allemands d’externaliser dans les pays de l’Est, plutôt que dans d’autres pays de la ZE est politique. Elle n’a rien à voir avec l’euro, ou la soi-disant mauvaise compétitivité des autres pays de la ZE ; et jamais ça n’aurait pu se faire si un simple mécanisme de “préférence européenne” avait été en place.
      2 – En termes de compétitivité salariale et de productivité, l’Espagne est la Chine des pays d’Europe ( http://www.express.be/business/fr/economy/qui-leut-cru-lespagne-est-devenue-la-chine-de-leurope/197868.htm ; ou encore : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73264 ), expliquer pourquoi, ils sont toujours à 26 % de taux de chômage.

      P.-S. : autre contre-vérité l’euro, c’est 1999 et pas 2000. Donc, cette union monétaire a bien fonctionné pendant 4 ans, avec un taux de chômage et d’endettement qui diminuait en France (comme dans la plupart des pays d’Europe) pendant cette période. Je n’attribue pas pour autant cette relative amélioration à l’euro, parce que – au risque de me répéter – la monnaie ne rentre pour pas grand-chose dans les facteurs de réussite économique, ou pas, des pays.

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      • Alain34 // 01.02.2014 à 18h17

        Juste une réponse :
        Les impôts et cotisations payés en IDF servent a toute la France.

        Si un jour l’Europe devient fédérale avec le budget qui va avec pour rééquilibrer les choses, on pourra en reparler… mais pour ca, il faudrait déjà que les Allemand acceptent de payer _cher_ pour les grecs et les autres

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      • In vino veritas // 01.02.2014 à 19h10

        Pays: espace géographique soumis strictement aux même lois fiscales, sociales, etc
        Région: subdivision d’un pays soumis aux même lois, i.e. celle du pays.

        “Pourquoi ce qui est vrai entre des régions ne le serait pas entre pays”
        Simplement parce que le légal est différent entre pays, ce qui est le cas en UE.

        “la monnaie ne rentre pour pas grand-chose dans les facteurs de réussite économique, ou pas, des pays”
        Dans ce cas, pourquoi tout le monde, c’est le cas de le dire, veut jouer avec?
        Pourquoi les parités des monnaies varient-elle?
        Pourquoi certains pays sud-américain qui ont voulu jouer au fort avec le dollar sont-ils partis dans le décor…
        etc etc

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        • Incognitototo // 01.02.2014 à 20h19

          @ Alain34,

          Pas plus qu’Olivier, vous n’infirmez en rien ce que je dis… Vous me répondez “absence de mécanismes régulateurs” d’un pays pour signifier une “unité”, ce qui est très différent de ce qu’affirme Grave, sans rien prouver et en tordant les faits comme ça l’arrange… sauf que même dans un pays ça n’existe pas de façon égale… Il suffit pour s’en rendre compte de constater comment les fiscalités locales et régionales sont encore extrêmement déterminantes dans le choix d’implantation d’une entreprise… et cela, malgré le remplacement de la taxe professionnelle par la CET.
          Donc, c’est juste un problème d’échelle, et nous n’avons absolument pas besoin que l’Allemagne se décide à faire des transferts de fiscalité pour aller mieux, juste à lui imposer quelques règles de “bonne conduite européenne”, avec ou sans son accord. Et mon analyse, c’est que nous manquons surtout de politiques qui seraient capables d’aller à l’affrontement sur les vrais sujets : dumping salarial, fiscal et autres…

          @ In vino veritas,

          Bonne question… Tout le monde veut jouer avec, parce que tout le monde n’a pas encore reconsidéré que depuis 71 les règles du jeu monétaire ont changé et que les “solutions magiques” qui fonctionnaient avant n’ont plus fonctionné à partir de cette date…
          D’ailleurs, aucun pays (à l’exception de ceux qui contextuellement disposent de rentes en devises ou en capitaux) n’a démontré que son indépendance monétaire lui permettait simultanément de résoudre les problèmes de : financements, investissements, chômage, pouvoir d’achat, compétitivité, dettes, balance commerciale, et cetera…
          Donc, continuer à croire que c’est par la monnaie qu’on peut résoudre des problèmes qui sont uniquement politiques (ceux consécutifs au libre-échange des capitaux et des marchandises, ou encore ceux consécutifs à la dépendance au dollar de tous les pays du Monde, sans oublier ceux consécutifs à la concurrence déloyale), c’est tout sauf une analyse des faits, rien que des faits…

          P.-S. : personne n’a d’explications sur le pourquoi l’Espagne est à 26 % de chômeurs, alors qu’actuellement (même avec notre euro soi-disant surévalué) c’est plus rentable pour beaucoup d’entreprises européennes de faire fabriquer là-bas que d’importer de Chine… étonnant… 😉

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        • Alain34 // 01.02.2014 à 20h42

          Plus que la fiscalité, je pense que c’est plus un problème d’infrastructures, partenaires, etc qui comptent le plus.

          Et bien sur que nous manquons de politiques fort pour aller sur les sujets du dumping salarial, fiscal et autre… c’est aussi une des raisons pour lesquelles une monnaie unique n’est pas tenable.

          Quand a imposer quelque chose a un pays en Europe sans son accord, surtout a l’Allemagne, il faut qu’on m’explique comment…

          Perso, je serais plutôt pour une europe fédérale, avec une langue commune, une monnaie unique, des droits identiques, etc etc… mais ca ne peut pas se faire de force contre les peuples (quand on voit en France le sketch des qu’on ose imaginer fusionner des communes, departements ou autre, c’est pas gagné), et clairement faire l’€uro a été mettre la charrue avant les bœufs..

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          • Incognitototo // 01.02.2014 à 22h53

            “(…) c’est aussi une des raisons pour lesquelles une monnaie unique n’est pas tenable.” ; je ne comprends pas le raisonnement… En quoi une monnaie séparée pourrait nous donner les politiques dont nous manquons pour aller à la bagarre aux endroits – monnaie séparée ou pas – où nous avons besoin d’agir ; et/ou plus d’outils pour régler nos problèmes… Je ne vois pas…

            En tout état de cause, on n’impose rien ; on fait ce qu’on a à faire pour se protéger des dumpings et des concurrences déloyales… après si ça déplaît aux autres, on laisse venir et on voit…

            Pour le reste oui, je suis d’accord, on a – pour notre plus grand malheur – mis la charrue avant les bœufs en commençant par la monnaie au lieu de l’union politique et démocratique… sauf qu’on ne peut pas refaire l’histoire… À nous de voir s’il faut d’abord tout casser, ou s’il faut agir en dépit de cette erreur fondamentale pour amener le changement global de l’UE (sans exclure la rupture de fait si les voix étaient par trop divergentes)… Je ne vous cache pas que je suis pour la deuxième solution.

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      • Raphaël Deschamps // 01.02.2014 à 20h07

        Des régions différentes au sein d’un même pays possèdent les mêmes lois. Si vous faites les mêmes lois pour tous, il faudra définir le même SMIC pour un estonien que pour un français…

        Or quand vous observez ces statistiques : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/images/1/15/MW_map_EUR_January_2013.png

        Vous vous apercevez qu’on est loin de l’organiser, cette solidarité transnationale…

        L’économie française possède son propre modèle, et le modèle est défini par la loi, en terme de fiscalité comme de revenus ou de régulation. L’IDF comme la creuse doivent se soumettre à ce modèle.

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        • Incognitototo // 02.02.2014 à 02h01

          ??? Vous savez, on a 341 conventions collectives en France qui définissent les salaires minimum pour chaque catégorie de salariés par activité… Pour autant, je vous mets au défi de démontrer que les salaires sont – à catégorie, ancienneté, compétence, et cetera, égales – identiques entre la Creuse et Paris, et même entre les femmes et les hommes pour une même région… Idem pour la fiscalité locale, où, à surface immobilière identique, ça coûte toujours moins cher d’habiter Paris que Montreuil ; ou encore d’installer une entreprise en Lozère qu’à Marseille… Bref, vous ne pourrez jamais démontrer aucune égalité et cohérence en France ni au niveau des salaires, ni au niveau de la fiscalité… et pourtant nous sommes régis par les mêmes lois…

          La carte (très intéressante) que vous produisez ne fait que confirmer qu’il est totalement “illogique” que les pays en jaune soient également ceux qui sont le plus frappés par le chômage ( http://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-dans-les-etats-membres-novembre-2013.html )… Or, c’est précisément pour rétablir des “compétitivités” (soi-disant perdues) que certains souhaitent le retour aux souverainetés monétaires… Si vous êtes persuadés qu’en diminuant encore le pouvoir d’achat (déjà très bas) des citoyens de ces pays, ils (re)trouveront le plein emploi, moi pas ; rien ne le prouve, ni ne le démontre, du moins sans effets collatéraux à doubles et même multiples détentes…

          Les problèmes sont ailleurs, comme j’essayais de l’expliquer précédemment…

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      • ril // 02.02.2014 à 09h55

        “avec un taux de chômage et d’endettement qui diminuait en France (comme dans la plupart des pays d’Europe) pendant cette période”

        Ah ouais ! Et l’endettement privé espagnol, irlandais, hollandais dans l’immobilier, je l’ai rêvé ou quoi ?

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        • Incognitototo // 02.02.2014 à 13h38

          Je parlais de l’endettement des états… celui du privé est effectivement un indicateur, mais je ne vois pas en quoi, on pourrait relier son augmentation à l’introduction de l’euro… d’autant que comme vous pourrez le remarquer ( http://rue89.nouvelobs.com/2010/05/10/on-parle-beaucoup-de-la-dette-publique-et-la-dette-privee-alors-150883 ) la GB est la championne de l’endettement des ménages dans l’UE et qu’elle dispose de sa propre monnaie !…

          Pour l’évolution de l’endettement de l’État français : http://a405.idata.over-blog.com/0/44/51/81/Retraites/Graph-inflation-dette-PIB.jpg ; ou en € actualisé : http://a142.idata.over-blog.com/0/44/51/81/Retraites/Graph-augmentation-actualisee-dette-publique.jpg

          Pour l’évolution du taux de chômage de la France et du taux de croissance du PIB : http://a133.idata.over-blog.com/0/44/51/81/Retraites/Graph-chomage-PIB-constant.jpg

          Et s’il y a une chose qui est sûre, c’est qu’on a fait bien pire pour le chômage et la dette avant l’arrivée de l’euro et que son adoption ne marque aucune rupture dans la tendance des indicateurs dette / croissance / chômage, surtout si on considère que la crise à partir de 2003 jusqu’au crash de 2008 a été “importée” des USA… Il serait d’ailleurs intéressant de voir dans quel état serait chaque pays de la ZE, si chaque monnaie avait dû faire face seule aux faillites des banques US ; je pense que nous serions tous (Allemands inclus) aujourd’hui des Chypriotes ou des Grecques…
          Bien évidemment, aucun problème n’est réglé pour autant, mais contrairement aux croyances, si l’euro n’a pas amené la prospérité (parce qu’aucune monnaie n’a ce pouvoir), il a quand même momentanément (je dis bien momentanément) servi “d’amortisseur” face à une faillite généralisée.

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        • ril // 02.02.2014 à 17h18

          La bulle immo en Espagne a à voir avec l’Euro, faibles taux de prêt. Maintenant, c’est différent, la méfiance règne.

          L’Euro n’existe pratiquement plus, Chypre en est l’exemple.

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          • Incognitototo // 02.02.2014 à 19h03

            Ha, bon et pourquoi que l’Espagne (et quelques autres pays) et pas l’Allemagne ? Puisque tous les pays de la ZE auraient dû être pris par la même “fièvre”, ce qui n’est pas le cas…

            Non, la bulle immo de l’Espagne est la conséquence des politiques de taux directeurs faibles des banques centrales, en commençant par ceux de la FED… https://commons.wikimedia.org/wiki/File:LeitzinsenFR.png … et de quelques autres facteurs contextuels spécifiques à ce pays…

            Désolé, mais toujours rien à voir avec “l’euro”…

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        • ril // 03.02.2014 à 01h10

          BCE fonctionne selon règles Euro avec politique indifférenciée, donc tout à voir avec Euro, désolé vous pas comprendre.

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          • Incognitototo // 03.02.2014 à 01h20

            Pour son taux directeur, la BCE est surtout à la traîne de la FED, comme toutes les politiques monétaires du Monde qui concernent des monnaies de réserve… encore un effort pour voir les faits tels qu’ils sont…

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  • Raphaël Deschamps // 01.02.2014 à 20h22

    “Comment sauver le système de retraite français”

    Réponse des libéraux : en l’enterrant pardi ! Eh oui, car le système de retraite par capitalisation suisse, c’est formidable ! C’est en tout cas ce que prétend l’ “Institut de Recherches Economiques et Fiscales”.

    http://fr.irefeurope.org/Comment-sauver-le-systeme-de-retraite-francais,a2773

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  • samuel // 01.02.2014 à 23h41

    L’analyse est bonne, mais j’ai toujours un problème avec les économistes, même avec un plan Marshall, même avec une économie basé sur le rattrapage des guerres, je vois pas comment on a pût faire Ariane (sans avoir récupéré un ingénieur Allemand, ou alors il était malade et les signataires de Yalta nous l’on laissé pour ce marrer des prétentions du bonhomme 🙂 ), Airbus, des centrales nucléaires (c’est évidement discutable, mais je me place dans le contexte d’après guerre, si on pouvait tuer des gens avec des éoliennes, j’ai nul doute que la recherche militaire financerai de quoi diminué le coût au kilowatt), la première vague de lotissement pour les ouvriers dans les années 60 et tout le reste.
    Il manque un truc à la compétitivité, c’est peut-être le renouvellement des élites Française (permit par la collaboration, vu que l’histoire nous apprend qu’ils peuvent être bonapartiste puis monarchiste en quelques jours), c’est peut-être l’Américan Dream, c’est surement la hausse des salaires, c’est aussi surement qu’après le pire on a besoin de pédaler et d’avoir la tête dans le guidon… Mais c’est personnellement ce qui sépare l’économie de la gestion.

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    • samuel // 01.02.2014 à 23h49

      Et on oublie toujours des trucs idiots, tout simple, quand on tolère que les banques prêtent à 21% avec une inflation quasi-nul , c’est le meilleur moyen pour flinguer du populo.

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      • samuel // 02.02.2014 à 00h27

        Et au final, si c’était directement la caisse des dépôts (pourquoi pas alimenté par les complémentaires retraites obligatoires?, après tout le frangin de Sarko, on s’en fou) qui finançait partiellement le développement des entreprises (plutôt que les marchés, les winners du tertiaire informatique ou des fat hedge fund) qui est ce que cela dérange?

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  • Karl-Groucho D. // 02.02.2014 à 04h37

    Bonjour.
    « Pourquoi l’Euro allait-t-il détruire l’Europe » & non « Pourquoi l’Euro allait t’il détruire l’Europe », merci.

    Et merci pour ce super boulot !

    K.-G. D.

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  • JPH2293 // 02.02.2014 à 09h15

    L’un des graphiques les plus absurdes qu’il m’ait été donné de voir ! Date d’introduction de l’euro fantaisiste, une supposée croissance de 2.5% avant l’euro (et la crise de 79 et celle de 93, ça ne lui parle pas ?), et surtout, cette croyance dans la responsabilité de l’euro même dans la chute de croissance depuis 2000 ; idée très discutable, en lien avec l’effet bootstrap, la question est : est-ce l’euro fut réellement accepté par tous au moment de son entrée en vigueur (j’attends des réponses, trop jeune pour m’en souvenir).

    Je suis ce blog parce qu’il se différenciait des autres blogs eurospectiques totalement absurdes qui relatent que des fausses vérités, des préjugés sans aucune analyse économique. Attention tout même à ne pas tomber dans ce même registre.

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    • fabrice // 02.02.2014 à 14h23

      JPH2293 le graphique parle de croissance de la production industrielle pas de la croissance du PIB à ne pas confondre 😉

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      • JPH2293 // 02.02.2014 à 23h02

        Dans ce cas, Fabrice, expliquez moi en quoi la mise en place de l’euro a pu directement influer sur la production industrielle à la baisse.

        Trois choses par ailleurs :
        D’abord, la fin du risque de change a lui eu cette conséquence directe d’augmenter les échanges intra-zone de biens et services, notamment de biens industriels (je ne vois pas alors très bien le lien entre chute de la croissance industrielle et introduction de l’euro),
        Ensuite, si l’on parle de la croissance industrielle, alors le graphique est faux, puisque l’introduction de l’euro pour les entreprises et marchés financiers eu lieu en 1999. Dans ce cas, par une rapide “analyse” du graphique, on remarque que l’euro a surtout pu avoir pour conséquence de favoriser cette même croissance industrielle (lien direct avec la remarque précédente),
        Enfin, affirmer que l’euro a eu cette conséquence directe de baisser le niveau de production industrielle, cela revient à dire que les entrepreneurs n’avaient pas confiance en cette monnaie dès son introduction (effet bootstrap…) : ici encore, il faut m’éclairer, je n’ai pas eu l’impression à l’époque que ce fut le cas.

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        • fabrice // 02.02.2014 à 23h23

          Je ne suis pas un expert mais je dirais regardez ceci :

          http://www.lafinancepourtous.com/var/plain_site/storage/images/media/images/decryptages/taux-de-change-euro-dollar/254384-1-fre-FR/Taux-de-change-euro-dollar.gif

          bizarre même HEC note que l’euro fort provoque la filialisation à l’étranger de nos entreprise pour rester compétitive, ce qui entraîne la désindustrialisation :

          http://www.hec.fr/Club-Finance/Editorial/L-EURO-FORT-UN-HANDICAP-INCONTOURNABLE-POUR-NOTRE-ECONOMIE

          je pense que nous avons une potentielle explication non ?

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          • Incognitototo // 03.02.2014 à 01h40

            Un article sans nuance qui répète les poncifs de la dévaluation dite compétitive…

            Or les arguments avancés en faveur d’une baisse de l’euro ne sont vrais que pour les productions qui nécessitent, pour faire simple, plus de MO que de MP… Mais ce que ne nous dit pas ce type d’article, c’est que pour retrouver une compétitivité salariale à la chinoise, c’est par 2 qu’il faudrait diviser la valeur de l’euro, et pas seulement retourner à une relative parité avec le dollar !!!

            Par contre, pour toutes les industries ou la part des MP (y inclus l’énergie) est prépondérante dans le CR, une monnaie “forte” est un avantage compétitif certain… ce que démontre parfaitement bien les Allemands et les pays du Nord d’ailleurs…

            La valeur d’une monnaie ne peut donc être qu’un équilibre et un compromis entre ces deux types de structure de coût de revient en fonction de ce qu’on veut privilégier, mais également des dépendances notamment celles qui concernent l’énergie (voir l’échec cuisant des QE japonais qui ont fait chuter le yen à un moment où son besoin en énergie est prépondérant, détruisant l’équilibre de sa balance commerciale)…

            Il y a des choix à faire, d’autant que les dommages collatéraux des dévaluations sont généralement la fuite des capitaux sous des cieux plus cléments, et la paupérisation des populations… autres problèmes non évoqués par cet article.

            Cela dit, il n’y a pas de “bonne solution” dans le contexte actuel, où nous sommes pris entre le marteau US et l’enclume chinoise… sauf de sortir des logiques de compétition, de concurrence, de consumérisme et de compétitivité (4 mots qui commencent par “con”, y a pas de hasard 😉 ), ce qui n’est au programme d’aucun de nos politiques et pas plus de nos “économistes”.

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          • fabrice // 03.02.2014 à 19h04

            Tout à fait Incognitoto toutefois vous noterez que même cette extension d’HEC reconnait que l’euro fort est destructeur pour l’industrie française du moment que la divergence par rapport à la parité euro/dollar prend une telle ampleur (fixé à 1.1 dans le texte de mémoire), car je voulais souligner à JPH2293 ce point pour répondre au deuxième point qu’il évoquait sur l’euro, qui a un peu dévié par rapport à sa réaction excessive de départ sur le graphique. 😉

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          • Incognitototo // 04.02.2014 à 03h34

            @ Fabrice,

            Je ne sais pas pour la divergence, je n’ai jamais pu lire d’étude ou d’analyse très convaincante sur les équilibres monétaires à respecter, la plupart de ceux qui en parlent se contentant d’affirmer (ou de répéter) de l’idéologie sans faire de démonstration chiffrée de ce qu’ils affirment… D’ailleurs, nous manquons d’études sur les structures de coût de revient des industries européennes et seules elles seraient en mesure de nous dire comment optimiser la valeur monétaire… c’est une optimisation linéaire certainement un peu complexe à poser et à calculer, mais pas du tout impossible avec un bon ordi… Quand un économiste me prouvera – méthodologie et chiffres sur table – qu’en matière de valorisation monétaire ce qu’il avance est profitable pour le plus grand nombre, alors je l’écouterai plus attentivement ; mais je pense que je vais attendre longtemps… parce que pour moi ce que font la plupart des économistes actuels, c’est de la lecture de marc de café ; en gros ils alignent deux courbes et trois statistiques et en déduisent des règles… franchement de qui se moquent-t-ils ?

            Ce que je sais :
            – c’est que l’Allemagne et d’autres ont réussi à maintenir sur leur sol des productions que nous perdons en France, alors que nos structures de CR sont quasiment identiques… chercher l’erreur ou les erreurs politiques et de management…
            – c’est que même avec un euro très éloigné de la parité dollar, la ZE (et même l’UE, il me semble) redevient excédentaire au niveau de sa balance commerciale… même si je me doute que cela ne va pas durer, c’est donc que cette monnaie ne serait pas si surévaluée que cela.

            En tout état de cause, quand le problème est insoluble et ne comporte pas de solution, c’est qu’il est mal posé. Donc pour tout vous dire, sortir ou pas de l’euro, avoir un euro fort ou pas, ce ne sont vraiment pas des questions pertinentes à résoudre pour moi… c’est même, à mon sens, une perte de temps et d’énergie colossale que nous ne consacrons pas à trouver et discuter des solutions alternatives aux logiques insolubles et sans fin…

            Bien cordialement.

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          • Incognitototo // 04.02.2014 à 16h10

            Non, ce petit graphique constate ce que nous constatons tous… mais “n’explique” rien en soi 😉

            Pour expliquer les choses, après il faut rentrer dans le détail des décisions politiques qui font que l’Allemagne :
            – fait du dumping salarial et fiscal,
            – a préféré externaliser sur les pays de l’Est et pas sur la ZE,
            – remporte des marchés à l’international, parce qu’ils n’ont aucun scrupule, quand ils installent des usines clefs en main en Chine par exemple, à exporter les technologies avec… ce que font plus difficilement les Français ou les USA par exemple… et cetera, et cetera…

            Donc, c’est bien des “décisions politiques” qu’il faut affronter et pas se prendre la tête sur des questions monétaires…

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          • Fabrice // 04.02.2014 à 16h32

            Ah si quand même le fait que l’euro soit élevé impacte peu du coup le principal de ses exportations vu que cela est fait en grande partie sur le continent européen après je suis bien d’accord avec vous, je le dis souvent aussi nous avons des décideurs français qui vivent (ou nous bercent) dans le monde des bisounours et n’agissent plus pour le bien de la France mais pour leur prochaine élection.

            La France est le deuxième en zone géographique maritime et n’a pas de politique de développement sur le sujet, alors qu’avec de l’énergie et de la volonté elle pourrait s’en faire un atout majeur mais qui se soucis d’à quoi pourrait servir cette étendue d’eau ? (en tout cas les Russes et les Chinois eux ont bien compris) et sur ce domaine l’Allemagne pourrait difficilement nous concurrencer mais bon …

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            • Incognitototo // 04.02.2014 à 17h23

              Ha dans ce sens là, d’accord pour la ZE…

              Cependant, compte tenu que les salaires moyens et médians ( http://www.eurocompar.eu/salaires-et-revenus.10.datas.htm ; le salaire minimum étant à mon avis un mauvais indicateur) sont quasiment identiques entre l’Allemagne, la France, l’Italie et la Belgique, ça n’explique pas pourquoi les produits allemands sont préférés aux productions locales, qui en tout état de cause devraient sortir à des CR identiques… Ce sont donc bien (toujours) des décisions politiques (et de management) qui permettent aux Allemands de produire mieux et/ou moins cher et/ou plus en phase avec les attentes des marchés…
              Par ailleurs, compte tenu des basses rémunérations des autres pays (Espagne, Portugal et autres), on ne comprend pas non plus pourquoi ces pays ne bénéficient pas plus des énormes écarts de rémunération qui devraient leur permettre de “bouffer” l’Allemagne sur le marché intérieur de la ZE…

              Vous voyez, les raisonnements basés sur la compétitivité ne révèlent (plus) rien des raisons profondes qui font que certains gagnent et d’autres perdent… c’est juste cela que je constate quand certains voudraient nous faire croire qu’on pourrait résoudre par la monnaie des problèmes qui sont avant tout, contextuels, structurels et politiques.

              Tout à fait d’accord pour la France, et c’est même pire que ce que vous (et Mélenchon 😉 ) avancez, puisqu’avec les DOM TOM, en terme de ressources en matières premières et énergie, nous pourrions être totalement autosuffisants et exportateurs nets…

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  • TZAYCK // 02.02.2014 à 12h17

    Qui dira “Vous vouliez la croissance, vous aurez la déflation. Vous vouliez la Paix, vous aurez la Guerre” ?

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  • jave // 02.02.2014 à 13h52

    L ‘Euro a donc eu deux effets distincts
    1. Tuer la croissance en Europe
    2. Organiser un transfert gigantesque de production des pays du Sud vers les pays du Nord. Brillant succès.

    Si l’on peut discuter la véracité de 1., il me semble délicat de remettre en cause 2.

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    • Incognitototo // 02.02.2014 à 14h32

      Quel rapport avec l’euro pour le 2 ? C’est une décision politique notamment de l’Allemagne qui a préféré “jouer” les pays de l’Est pour ses externalisations, avec un double objectif :
      – développer de nouveaux marchés pour ses produits,
      – se faire des “amis”, par le développement des accords commerciaux, des pays qui sont à ses frontières…

      C’est une “vision” à 20 ans… aucun pays ne pouvant sortir indemne de guerres qui se dérouleraient à ses portes… ceci d’autant plus quand on est en état de dépendance énergétique pour l’approvisionnement en gaz russe. Rappelez-vous que toute l’Europe a eu très peur quand les robinets d’approvisionnement ont été coupés… et les chantages de Gazprom durent depuis plus de 10 ans…

      Les pays du Sud ont donc, à mon avis, sciemment été “sacrifiés” sur l’autel des “nécessités” politiques de l’Allemagne.
      Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, la “guerre froide” n’est pas morte avec l’effondrement de l’URSS.

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  • Niamor // 02.02.2014 à 23h23

    Pour ma part je vois les choses de la façon suivante:
    1- Il est assez clair que l’Euro, tel qu’il est défini et administré actuellement, nous mène dans le mur
    2- Cependant en sortir nous permettra, au mieux, de gagner du temps pour mettre en oeuvre des changements politiques radicaux
    3- Au sein de la ZE, de tels changements sont certes possibles, mais ne peuvent être envisagés qu’au niveau de la zone (coordination des politiques fiscales, industrielles, etc..), or sur ce point le diagnostic de M. Gave me paraît correct: ‘les Allemands ne paieront pas’ – le feriez-vous?

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  • Niamor // 02.02.2014 à 23h25

    Les anglais appellent cela être ‘between a rock and a hard place’

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