Les Crises Les Crises
9.novembre.20209.11.2020 // Les Crises

Aérosols : Scénarios quotidiens de propagation de la Covid-19 – Comment l’enrayer ?

Merci 417
J'envoie

Source : El Pais, Mariano Zafra, Javier Salas
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

Les milieux intérieurs sont plus dangereux, mais il est possible de diminuer les risques si l’on se donne tous les moyens possibles pour combattre la propagation par aérosols. Nous allons voir les probabilités d’infection dans trois scénarios quotidiens en fonction de la ventilation, des masques et du temps d’exposition.

Six personnes se réunissent dans une maison, une d’entre elles étant contagieuse. 31% des foyers de contaminations connus en Espagne ont lieu lors de ce type de réunions sociales, surtout lors de rencontres avec la famille et les amis.

Indépendamment de la distance, si l’on passe quatre heures sans masques ni ventilation en parlant à voix haute, les cinq autres personnes seront contaminées (selon le modèle scientifique détaillé dans la méthodologie en fin d’article).

Si l’on utilise des masques, le risque se réduit à quatre contagions. Les masques en tant que tels n’évitent pas les contagions si l’exposition est très prolongée.

Le danger d’infection se réduit au-dessous d’une personne contaminée quand le groupe porte des masques, réduit la durée de la rencontre de moitié et pense à ventiler la pièce.

La Covid se propage dans l’air, surtout en intérieur. Elle n’est pas aussi contagieuse que la rougeole, mais les scientifiques reconnaissent à présent ouvertement l’importance de la contamination par aérosols dans cette pandémie, ces minuscules particules contagieuses qu’expire un malade et qui restent suspendues dans l’air dans les milieux clos. Comment fonctionne ce type de contamination ? Et surtout, comment l’enrayer ?

Aérosols : Ce sont des particules de diamètres inférieurs à 100 microns (micromètres) qui peuvent rester suspendues dans l’air pendant plusieurs heures.

Gouttelettes : Particules de diamètres supérieurs à 300 microns qui surmontent la résistance de l’air et tombent au sol en quelques secondes. Chaque goutelette libère environ 1 200 aérosols.

En ce moment, les autorités sanitaires reconnaissent trois modes de contamination pour la Covid :

  • Les gouttes qu’expulsent les personnes contagieuses en parlant ou en toussant et qui atteignent les yeux, la bouche ou le nez de la personne infectée.
  • Les surfaces contaminées, bien que de Centre de Contrôle pour la Préventions de Maladies des États-Unis (CDC) indique que ces cas sont moins probables. De même, le Centre Européen pour la Prévention et le Contrôle des Malades avertit qu’aucun cas de contamination par ce biais n’a été décrit.
  • Troisièmement, l’infection par aérosols, lors de la respiration de ces particules infectieuses invisibles qu’expire une personne malade et qui se comportent comme la fumée. Sans ventilation, ils restent en suspension dans l’air et se condensent dans la pièce au fur et à mesure.

Sans ventilation, les aérosols restent en suspension dans l’air et se condensent dans la pièce au fur et à mesure.

Respirer, parler et crier – des modes de contamination

Au début de la pandémie, on a eu l’impression que le véhicule principal de contamination était les grandes gouttes qui sont expulsées en toussant ou en éternuant. Néanmoins, nous savons à présent que crier et chanter dans un espace clos mal ventilé et dans la durée génère également un risque élevé de contagion.

Ceci arrive car, lorsque nous parlons à pleins poumons, nous expulsons 50 fois plus de particules chargées de virus que quand nous gardons le silence. Ces aérosols, s’ils ne sont pas dilués par la ventilation, se concentrent avec le temps, augmentant ainsi le risque de contagion.

Les scientifiques ont démontré que ces particules, que nous libérons également en respirant ou avec des masques mal ajustés, peuvent être contagieuses jusqu’à cinq mètres et pendant plusieurs minutes, en fonction des conditions. Ce sont celles-ci que nous décrivons dans ces exemples et qu’il faut éviter à tout prix.

Chaque point orange représente une dose de particules capables d’infecter lorsqu’elles sont inhalées

Parler : En parlant, nous émettons une dizaine de fois plus de particules respiratoires qu’en observant le silence.

Crier ou chanter : En criant, nous émettons une cinquantaine de fois plus de particules respiratoires qu’en observant le silence.

Dans le pire des cas (crier ou chanter une heure dans un espace clos), une personne infectée par la Covid libèrerait 1500 doses infectieuses.

Au printemps, les autorités sanitaires ont omis cette voie de contagion, mais des publications scientifiques récentes ont forcé l’Organisation Mondiale de la Santé ou les CDC a reconnaître ce risque.

Un article de la revue Science parle de preuves « accablantes » et les CDC signalent que « dans certaines conditions, les personnes avec Covid pourraient en avoir infecté d’autres se trouvant à plus de deux mètres de distance. Ces transmissions auraient eu lieu à l’intérieur d’espaces clos avec une ventilation inadéquate. Parfois, la personne infectée respirait intensément, par exemple en chantant ou en faisant de l’exercice. »

Un bar ou un restaurant

Les foyers de contamination lors d’événements, dans des locaux et dans des établissements comme bars et restaurants représenteraient une part important des contaminations dans le domaine social.

Surtout, elles sont les plus explosives : chaque foyer de contamination dans une discothèque entraîne une moyenne de 27 personnes infectées, contre seulement 6 contagions lors de réunions familiales, comme nous le montrions au départ. Comme exemple de ce que peut être un de ces super-contaminateurs, il y a le cas d’une discothèque de Córdoba avec 73 contaminations pendant une nuit de fête. Ou la contamination de 12 clients dans un bar au Vietnam, selon des analyses scientifiques récentes.

Dans le pire des cas, si aucune mesure n’est prise, 14 clients seront infectés au bout de quatre heures.

Si les clients portaient un masque en permanence, seules 8 contagions seraient observées.

En ventilant le local, ce qui peut se réaliser avec de bons équipements d’air conditionné, et si on diminue le temps passé dans le bar, le nombre de contagions chute à seulement une personne.

Le collège

Les centres éducatifs représenteraient seulement 6% des foyers de contamination reconnus par les autorités sanitaires. Les dynamiques de contagion par aérosols dans la salle de classe sont très différentes selon que le patient soit un élève ou un enseignant. Le professeur parle beaucoup plus, en élevant la voix pour être entendu, ce qui multiplie les expulsions de particules potentiellement contagieuses.

En comparaison, un élève possiblement malade parle de manière beaucoup plus sporadique. Le gouvernement espagnol a déjà recommandé, avec un guide du CSIC (Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique), que soient aérées les salles de classe, à moins que cela entraîne des gênes dues au froid, ou que l’on utilise des équipements de ventilation.

La situation la plus dangereuse est le cas d’une salle de classe sans ventilation avec comme personne infectée (le patient 0) le professeur.

Au bout de deux heures de classe avec un enseignant malade, sans prendre aucune mesure contre les aérosols, la quantité d’élèves contaminés pourra grimper jusqu’à 12.

Si tout le monde portait un masque, seuls 5 seraient contaminés. Lors d’épidémies, il a été observé que la distribution des contaminations est aléatoire et qu’en l’absence de ventilation, les aérosols s’accumulent et se répartissent dans toute la salle.

Si la salle est ventilée (de manière naturelle ou mécanique) et que la leçon est arrêtée au bout d’une heure afin de renouveler complètement l’air, le risque chute fortement.

Pour calculer les probabilités de contamination des personnes présentes en situation de risque, nous utilisons un simulateur développé par un groupe de scientifiques mené par le professeur José Luis Jiménez (Université du Colorado), créé dans l’intention de montrer l’importance des facteurs posant un obstacle à la contamination par aérosols.

Le calcul n’est pas exhaustif et n’inclut pas les innombrables variables qui interviennent lors d’une contamination, mais il sert à illustrer la progression des risques en fonction des facteurs sur lesquels nous pouvons intervenir.

Les sujets respectent les distances de sécurité dans les simulations afin d’éliminer le risque de contamination par gouttelettes, mais malgré cela, ils peuvent s’infecter les uns les autres si l’on n’applique pas toutes les mesures à la fois : ventiler correctement, réduire la durée des rencontres, réduire les capacités d’accueil et porter un masque.

Dans tous les contextes, le scénario idéal serait en extérieur, où les particules infectieuses se diluent rapidement. Si l’on ne se maintient pas suffisamment à distance du patient zéro, la probabilité de contagion se multiplie car alors entrent en jeu les gouttes expulsées ou parce que la ventilation ne suffit pas à diluer les aérosols dans le cas de personnes collées les unes aux autres.

Les calculs obtenus dans les trois scénarios se basent sur des études sur les modes de propagation par aérosols, avec des foyers de contamination réels qui ont pu être analysés en détail.

Un cas qui s’est avéré très instructif pour comprendre la dynamique de contagion en intérieur a été celui d’une répétition de chorale dans l’État de Washington (USA) en mars. Les 61 membres de la chorale sur les 120 présents lors de cette répétition ont essayé de maintenir les distances de sécurité et l’hygiène.

Sans le savoir, ils ont provoqué un scénario de risque maximal : sans masques, sans ventilation, en chantant et partageant un même espace pendant longtemps. Une seule personne atteinte du Covid, le patient zéro, a contaminé 53 personnes en deux heures et demie. Certains d’entre eux étaient à 14 mètres et de dos, donc seuls les aérosols peuvent expliquer cette contamination. Deux d’entre-eux en sont morts.

Un seul contagieux assis au premier rang a contaminé tous les autres.

Après une étude minutieuse de ce foyer de contamination, les scientifiques ont pu calculer à quel point le risque aurait pu être réduit si les mesures contre la contagion aérienne avaient été prises.

Dans les conditions réelles, la contagion a affecté 87% des personnes présentes. Avec des masques durant la répétition, le risque aurait été réduit de moitié. Lors d’une répétition plus courte et ventilée, seuls deux chanteurs auraient été contaminés.

Ces scénarios supercontagieux paraissent de plus en plus décisifs dans le développement et la propagation de la pandémie. Il apparaît ainsi vital dans le cas d’événements de ce type de compter sur des instruments permettant d’éviter les infections massives et de contrôler la pandémie.

Méthodologie

Nous calculons le risque d’infection par covid-19 à partir d’un outil développé par José Luis Jiménez, expert en chimie et dynamique des particules dans l’air de l’Université du Colorado. D’autres collègues du monde entier ont évalué ce simulateur, qui se base sur des données et des méthodes publiées pour estimer l’importance de divers facteurs mesurables qui interviennent dans un scénario de contamination.

Mais même ainsi, le modèle a une précision limitée car il se base sur des chiffres qui sont encore imprécis comme la quantité de virus infectieux émis par une personne infectée ou son infectiosité.

Le modèle part du principe que les personnes pratiquent une distanciation physique de deux mètres et qu’il n’y a pas de personnes immunisées. Dans notre calcul, nous assignons aux masques, la valeur par défaut pour la population générale, qui inclut toute les variétés de masques (chirurgicaux et en tissu), et un ton de voix élevé, ce qui augmente la quantité d’aérosols expulsés.

Source : El Pais, Mariano Zafra, Javier Salas, 28-10-2020
Traduit par les lecteurs du site Les Crises

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

77 réactions et commentaires

  • Ben // 09.11.2020 à 07h48

    Il est intéressant de noter que les pays asiatiques ont depuis le début traité ce virus comme potentiellement aérosol. Cf le Japon et la politique des 3C, qui bloquent les fenêtres en position ouvertes, filtres HEPA, etc.

    Là où côté occidental, l’OMS n’a pris en compte cela que très récemment.
    Et enfin des médias font de l’information dessus… (Bientôt sur vos écrans en France…ou pas)

    • Diane // 13.11.2020 à 12h03

      Tout à fait. Au Japon ça a été tout de suite considéré comme premier vecteur de transmission, et ils ont fait très attention à cause de la climatisation omniprésente. C’est l’été la saison à risque là-bas, car il fait trop chaud pour rester dehors, aérer etc. Comme partout en Asie, masque omniprésent dès le début malgré les recommandations contraires (et bien malavisées) de l’OMS.
      A coté de ça, l’OMS, le CDC etc refusent d’accorder une grande place à ce mode de transmission malgré beaucoup d’études de cas concluantes sous prétexte qu’il est difficile d' »attraper » du virus vivant dans l’air…

      Un bon article de Nature là-dessus : https://www.nature.com/articles/d41586-020-02058-1

  • lit75 // 09.11.2020 à 07h56

    Un article sur un sujet similaire dans le blog du Monde : un vol intercontinental de sept heures avec 49 passagers (sur 283 places) tous masqués, au moins 13 passagers contaminés à, (dont 1 asymptomatiques.

    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/11/06/covid-19-cinquante-neuf-personnes-infectees-en-irlande-par-le-coronavirus-apres-un-vol-intercontinental/

    La nécessité d’aérer les pièces est quasi absente des communications du gouvernement sur les gestes barrière.

    • eugeniegrandet // 09.11.2020 à 08h15

      pas tout à fait car E Macron l’a dit dans sa dernière allocution je crois : aérer 3 fois par jour, Ce que des médecins en plateau télé ont immédiatement corrigé : 3 fois par heure.

      Merci pour cet article. Je suis bluffé par le cas de la passagère qui s’est infectée en allant aux toilettes. La ventilation dans un avion se fait du haut vers le bas (à l’opposé d’un TGV où c’est du bas vers le haut…)
      Or 1) quand elle s’y rend, elle est debout, comme le personnel navigant qui lui n’a pas été contaminé. 2) elle s’isole dans un endroit exigüe mais ventilé en permanence.

      c’est vraiment étrange et va m’inciter à renoncer pour longtemps à l’avion long courrier.

      j’espère qu’il y aura d’autres articles. Car c’est vraiment surprenant.

      • L’illustre_inconnu // 09.11.2020 à 11h58

        Pire encore l’exemple suivant avec 299 passagers et tous symptomatique au bout de la quatorzaine. Si ce n’est pas une faute de frappe, c’est effrayant.

  • eugeniegrandet // 09.11.2020 à 08h02

    Le risque de contamination par aérosol a été lancé par 239 médecins internationaux le 6 juillet 2020.
    (c’est ce jour là que j’ai décidé de ne plus m’isoler longtemps dans des cinémas, théâtres, restaurants, etc.. non ventilés -porte ou fenêtre ouverte devant ET derrière, pas côte à côte car cela ne crée pas -assez- de circulation d’air)
    Noter que les pays où l’on vit dehors et fenêtres ouvertes ont été beaucoup moins touchés.

    • Karine // 09.11.2020 à 23h20

      ah, merci! je n’avais pas pensé à ce point quand on nous explique que l’Afrique est moins touchée que nous… et l’augmentation de l’épidémie quand il a commencé à faire froid…

    • khanard // 10.11.2020 à 15h31

      ah bon ? regardez l’Espagne justement !

  • Rond // 09.11.2020 à 08h18

    La possibilité de contamination par les aérosols est admise depuis le début de la pandémie.
    D’abord, les masques ne servaient à rien. Comme on en avait pas, on les a interdits.
    Quand le bizeness du masque s’est emparé de l’affaire dans la plus belle eau de concurrence libre et non faussée mais sans garantie d’efficacité, faut pas déconner non plus, on les a imposés.
    Jamais il n’a été question de norme à respecter pour la commercialisation de ce qu’il faut bien appeler des passoires. On sait désormais où nous en sommes, après avoir fermé ou interdit ce qui était marginal et autorisé ce qui était potentiellement explosif.
    Les Marx Brothers ne m’ont jamais fait rire, ceux-là non plus.
    Tenons bon !

    • eugenie // 09.11.2020 à 09h04

      où avez vous vu/entendu/lu :
      – que les aérosols étaient porteurs DÈS le début de la pandémie?
      – que le port du masque était à l’époque interdit?

      il a été dit (à tort) qu’il n’était pas utile (probablement parce qu’il ny avait pas de stock) mais pas qu’ils étaient interdits.

      dès fin mars ou début avril 2020, je me souviens même avoir entendu un médecin dire : « cousez vous-même des masques »

      • Véro // 09.11.2020 à 12h06

        Il est vrai que les masques n’étaient pas interdits. Mais le discours officiel était qu’il ne fallait pas porter de masques. Donc pas légalement interdits, mais moralement interdits.
        Et pour les aérosols ce n’était pas dès le début, mais sans doute dès les premiers mois.

        https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/port-du-masque-jerome-salomon-reconnait-une-expression-tres-maladroite-en-mars

        • X // 09.11.2020 à 12h17

          Ben non, pas moralement interdits non plus. On disait que ça ne servait à rien… ce qui n’était qu’à moitié faux car des études avaient déjà montré son inefficacité (relative) dans le cas d’infections respiratoires virales comme la grippe.

          Attention à ne pas foncer dans l’extrême inverse maintenant – le syndrome raoultien (ne pas vouloir perdre la face quitte à raconter des mensonges)n’est jamais loin

          • Véro // 09.11.2020 à 16h11

            Désolée mais je pense que vous devez bien connaître le syndrome raoultien vous-même, parce que vous déformez la réalité. Il n’était pas seulement affirmé que les masques ne servaient à rien.
            Il était clairement dit : il ne faut pas porter de masque.
            Si vous cherchez vous trouverez un certain nombre d’interventions de Salomon disant textuellement : il ne faut pas porter de masque.
            Et j’ai aussi le souvenir d’une période au cours de laquelle il devenait suspect ou au moins peu civique de porter un masque, parce qu’il y avait des vols de masques et que les soignants en manquaient.
            Et il a même été expressément interdit par la préfecture de police de se couvrir le visage durant les manifestations.

            • X // 09.11.2020 à 21h05

              Je n’ai pas le même souvenir que vous ; possible que nous n’ayons pas écouté les mêmes médias. Mais je n’ai personnellement jamais compris qu’il était interdit de porter des masques ; on disait que ça ne servait à rien, ça oui.
              Ensuite, pendant le confinement, on culpabilisait les gens qui en portaient alors que les soignants en manquaient, ça oui aussi bien sur, mais c’était déjà le deuxième temps quand on avait admis publiquement que les masques étaient utiles mais que le problème, c’est qu’on n’en avait pas suffisamment. Si c’est ça que vous appelez « interdiction morale » de porter des masques, désolé mais je trouve ça un peu tiré par les cheveux.
              Perso je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’avait interdit de porter un masque. On ne m’a pas suffisamment informé au début sur l’importance d’en utiliser. La nuance est importante.

            • Véro // 10.11.2020 à 08h45

              Mais je n’ai pas dit que c’était interdit légalement (sauf manifs). Je n’ai pas moi non plus compris que c’était interdit. Mais moralement ça l’était, en tous cas pour beaucoup, parce que soit au début on tournait ça en ridicule, soit ensuite on était suspecté de priver un soignant de masques. Une interdiction morale est en fait une limite qu’on se donne â soi-même, rien de plus.

            • Hippocampe // 10.11.2020 à 15h17

              Plusieurs préfets ont déclaré illégaux des arrêtés municipaux demandant le port du masque. Castaner a défendu ces positions à l’Assemblée. Toutes ces données sont publiques et accessibles (on ne va pas chercher les liens pour vous mâcher le travail) et n’ont pas encore été éliminées. Donc oui de facto et par la loi, les masques ont été interdits comme mesure collective, l’interdiction individuelle étant alors contenue dans le cadre de l’obligation de découvrir son visage en toutes circonstances (loi sur le voile).

            • X // 10.11.2020 à 16h25

              « On ça pas vous mâcher le travail ». Ah que c’est désagréable ces façons d’intimider par le mépris.
              Si vous ne mettez pas de liens c’est que vous n’avez pas le moyen de prouver ce que vous avancez
              En tout cas, en date du 5 avril (et avant également bien évidemment), il était clairement dit dans les journaux que la loi sur le voile islamique ne s’applique pas en cas de port d’un masque pour raisons sanitaires.
              Un simple clic, m’a permis de tomber sur cet article, et voyez comme je suis charitable, je vous mâche le travail https://www.lefigaro.fr/actualite-france/coronavirus-peut-on-porter-un-masque-en-france-20200405

              Et d’ailleurs certaines ont très vite adopté la pratique de mettre un masque chirurgical en plus de leur voile

            • Havoc // 11.11.2020 à 10h17

              Vous n’avez pas complètement tort. Il est vrai qu’à une époque, porter un masque pouvait amener à être obligé de se justifier sur la façon dont on l’avait obtenu. Vers le début du mois d’avril, j’étais travailleur volontaire et disposais de ce fait de deux masques FFP2 par jour. Lorsque j’étais dans la rue avec mon masque et croisais des personnes qui n’en portaient pas faute d’y avoir accès, et que je savais que beaucoup de professionnels notamment de santé, en manquaient, je ressentais une certaine gêne et parfois un besoin de me justifier quant à mon « privilège ». Il faut dire qu’à l’époque, on portait beaucoup de FFP qui sont protecteurs aussi pour le porteur (à condition de porter des lunettes), alors qu’aujourd’hui, on porte des masques qui protègent plutôt les autres que soi-même. L’enjeu n’est donc plus le même.

      • Guise // 09.11.2020 à 20h42

        Je crois me souvenir d’une vidéo de Sibeth NDiaye en train d’expliquer que la vente de masque était interdite au public, vers mars. Pour garder les stocks pour les professionnels de santé.
        Pas le port, mais la vente.

      • diogene4 // 10.11.2020 à 18h52
    • jp // 09.11.2020 à 12h31

      « contamination par les aérosols est admise depuis le début de la pandémie »
      si mon généraliste le savait, car depuis mars au moins,c ‘est porte d’entrée et salle d’attente (donnant sur rue) grandes ouvertes en permanence, c’est qu’il avait eu l’info, comment, par qui ?
      Et il porte un masque « bec de corbeau » (FFP ?) depuis le début de la pandémie quand on en était à dire que les masques ne servaient à rien.

      • L’illustre_inconnu // 09.11.2020 à 13h38

        En effet et d’autres professionnels que les médecins également. Même ici dans les commentaires il y a avait des liens sur des études en langue étrangères sur ce point.
        Sibeth à aussi dit que le port du masque était dangereux. De toute façon il était bien interdit d’une certaine manière car je n’ai pas pu me recommander des FFP3 ni de FFP2 suite au décret paru le 3 mars qui réquisitionne tous les masques public/privé: https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041679951/
        En passant en direct avec la chine en revanche aucun problème pour les avoir et pour moins cher.
        Depuis je commande uniquement en chine, bravo macron.

    • Deres // 09.11.2020 à 17h20

      C’est l’inverse en fait. Le gouvernement a voulu réserver les masques au personnel médical d’où son mensonge vis à vis du grand public. Ils savent gérer une pénurie, pas l’éviter … Au début, le gouvernement croyait cependant avoir le fameux stock d’urgence, les administrations mettant trois semaines à reconnaitre les avoir détruits. Et ce alors que celui qui a signé les ordres est encore le chef de la santé en France ! Le délai a probablement surtout servi à détruire des archives compromettantes.

      Et se croyant plus malin que tout le monde, les hauts fonctionnaires ont interdit le commerce des masques en pensant se substituer instantanément aux experts de l’importations de Chine ayant un carnet d’adresse. Couplé à la pénurie internationale de masques, tout le monde ne voulant en même temps, nous sommes donc passés derrière la plupart des autres pays.

      Quand aux normes de masques réutilisables et artisanaux, il a fallut un mois de travail « acharné » des administrations pour pondre une norme de 36 pages (c’est le vrai chiffre si je me souviens bien) incompréhensible pour des non industriels sur le sujet. Avant cela, les masques en tissu était quasiment interdits. Depuis, on sait qu’une simple écharpe assure aussi une protection non négligeable mais comme elle ne peuvent pas être normalisées sous forme de document descriptif avec un numéro de référence à 12 chiffres, elles ne peuvent exister dans un esprit administratif. Donc aucune protection officielle pour les français pendant le plus dur de la crise.

  • Arnaca // 09.11.2020 à 09h08

    Le comportement des aérosols malgré sa complexité théorique est facile à illustrer et chacun peut en tirer les conséquences. En effet, la taille des virus est du même ordre de grandeur que les particules de fumée.
    En grande concentration les aérosols sont visibles, c’est le brouillard. À saturation, il y a condensation en gouttelettes qui tombent en pluie.
    La concentration des particules chargées de virus exhalées par un porteur est trop basse pour être visible, ce qui n’exclut pas le risque qu’elles suffisent à contaminer celui qui les inspire. Même à distance d’un fumeur, là où l’on ne voit plus le nuage de fumée, on peut encore le sentir, ce qui signe la présence de particules de fumée.
    Quant aux masques. Le frein que les mailles du masque représentent et peuvent capturer les particules en suspension et réduire leur concentration à l’entrée des voies respiratoires du porteur. Le degré de protection contre la contamination est impossible à mesurer car trop de facteurs entrent en jeu. Sachant qu’il a été démontré que la sévérité de l’infection dépend de la charge virale inspirés, il est empiriquement conseillable d’adopter toute mesure susceptible de la diminuer.
    Pour conceptualiser ce qui précède.
    Fumez face à un individu consentant sans masque et avec, en variant la distance et la ventilation du milieu.
    Examinez l’intérieur du masque pour apprécier la quantité de particules retenues.

    • akira // 09.11.2020 à 13h40

      « Sachant qu’il a été démontré que la sévérité de l’infection dépend de la charge virale inspirés, »

      Sur modele animal et dans d’autres affections. Pour SARS-COV2, je ne crois pas que ce soit aussi clair. Meme si tout le monde l’espere.
      Avez vous des sources concernant le preuve de cet effet dose ?

      • Arnaca // 09.11.2020 à 17h22

        J’ai rédigé un peu vite. Quant à la charge virale, il s’agit en fait non de la charge virale aérienne, mais celle présente dans les voies aériennes du porteur. Nuance
        https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(20)30354-4/fulltext
        Toutefois, plusieurs publications ont révélé que la présence de particules virales mesurées dans l’air d’espaces confinés (vestiaires d’hôpital à Wuhan p.ex.) a été insuffisante pour obtenir des réplications.
        La dilution assurée par une ventilation et/ou une filtration même partielle peut amener la concentration virale en-dessous du seuil de contamination.
        Quoi qu’il en soit, la politesse qui consiste à protéger son entourage de ses exhalaisons potentiellement contaminantes est élémentaire par les temps qui courent. (bien sûr sans valve expiratoire, recommandée pour un usage sur les chantiers poussiéreux)
        Pinailler à ce sujet est pathétique.

    • Dominique65 // 09.11.2020 à 21h03

      Dire qu’un virus est de taille comparable à la fumée est aller un peu vite, tant les particules de fumées sont de taille différentes.
      L’article parle d’aérosols lorsque les « goutes » font moins de 100 micromètres. C’est 10 000 fois la taille du SARS-CoV-2 qui fait 10 nanomètres. Je dis ça car j’entends trop souvent qu’un masque ne sert à rien car il ne peut retenir les virus. C’est vrai, mais les virus ne sont jamais tout seuls, comme ça à l’air libre mais dans des aérosols ou gouttelettes.

      • tachyon // 10.11.2020 à 09h44

        wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/SARS-CoV-2) dit :
        « ….Son diamètre moyen serait de 67 nm selon Flammer & al.20, compris entre 60 et 140 nm selon Zhu et ses collègues, alors que les particules virales du SARS-CoV (responsable de la pandémie de SRAS en 2002-2003), telles que mesurés à partir de microscopie électronique ultra-fine avaient, elles, un diamètre plus faible : de 50 à 80 nm….. »
        wikipédia encore : « ….La désignation FFP2 signifie qu’il filtre au moins 94 % des particules présentes dans l’air. Le masque FFP2 doit être homologué pour retenir au moins des particules jusqu’à 0,6 µm… »
        Donc 100 nm pour le virus 600 nm (0,6 µm) pour les mailles des FFP2 … Faites vos jeux…

        • Dominique65 // 10.11.2020 à 11h47

          Pour la taille du virus, je me suis en effet trompé (un article lu en diagonale) mais ta conclusion montre que tu n’as pas lu le post auquel tu réponds.

  • yann62778 // 09.11.2020 à 09h16

    Que dire alors de cet article qui confirme aussi l’importance des contaminations par les mains souillées ? : https://infodujour.fr/societe/41298-covid-trois-scientifiques-expliquent-la-recrudescence-du-virus

    • Véro // 09.11.2020 à 12h16

      Très intéressant et c’est vrai qu’il existe une moindre attention portée à l’hygiène des mains et des surfaces.

    • Beni // 09.11.2020 à 12h27

      Cet argumentaire est celui qu’on nous sort depuis le début de la pandémie, soit c’est Aérosol, soit c’est gouttelette.
      Exactement comme les discours scolaires : les masques ne servent à rien vous ne savez pas vous en servir.
      C’est à dire ressortir les standards de l’infectiologie. R faible : 1.5 comme la gripe = goutellette, R > 15 => comme la rougeole aérosol.
      Le Covid, R de 2.5 a 3 … on l’a classé gouttelettes, il ne peut pas voler.

      Et on se retrouve avec des clusters avec un patient zéro et des dizaines de contaminés en une soirée, ce qui est totalement inexplicable par du contact.

      La citation « seul 44 cas déclarés de COVID-19 ont été attribués au vol aérien depuis début 2020 sur environ 1,2 milliard de passagers » est soit mensongère soit incompétente, cet article en présente déjà 59 :
      https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/11/06/covid-19-cinquante-neuf-personnes-infectees-en-irlande-par-le-coronavirus-apres-un-vol-intercontinental/
      Et j’ai connaissance de plusieurs cas dans mon entourage.
      Soit les distributions du hasard ont fait que mon humble personne ait déjà rencontré 10% des cas mondiaux du covid en aviation, soit j’émets un sérieux doutes sur le sérieux de telles déclarations.

      Par contre il est évident que la contamination peut se faire aussi par le contact, et donc un comportement responsable est de prendre en compte tous les facteurs et non d’en éliminer un.

    • jp // 09.11.2020 à 12h48

      c’est édifiant ce que les gens sont sales en général ! Je passe pour maniaque …

      « Des particules virales ont aussi été identifiées sur les surfaces partagées, les commandes d’ascenseur, les touches des distributeurs de billets de banque, les mains courantes, les robinets, les éviers, les souris d’ordinateurs, les touches de clavier »

      je ne touche jamais directement les surfaces publiques : j’utilise un mouchoir jetable, c’est même préconisé sur un panneau d’un ascenseur dans un centre commercial. Et un coup de gel sur les mains en entrant et en sortant des magasins, c’est facile : il y a des distributeurs de gel hydroalcoolique partout en ville.

    • calal // 09.11.2020 à 13h32

      excellent article egalement. Merci pour son partage. Bref,tout le monde a des arguments pour dire blanc ou noir,saturation d’informations qui provoque la confusion. Que faire alors? quelque part ce que l’on a toujours fait: se laver les mains,manger sainement et s’exposer a l’oxygene et a la lumiere du soleil pour avoir des defenses immunitaires non deficientes,ne pas passer des heures dans un environnement clos avec plein de gens inconnus.
      La meme chose que pour eviter la grippe ou la gastro quoi…

    • Ignotus // 10.11.2020 à 11h29

      Pour ajouter au débat ou à la polémique :
      Laurent Ruquier et Dr Didier Raoult
      https://www.youtube.com/watch?v=uoz8hLyVH98
      Pour les personnes pressées voir à 12mn45

      • Havoc // 11.11.2020 à 10h22

        Est-ce bien nécessaire ?

        Il semble évident que le Marseillais a parlé trop vite comme d’habitude, mais comme « je me suis trompé » est une phrase dont il a les plus grandes peines du monde à accoucher, il ne l’avouera pas avant longtemps.

        Par conséquent, pourquoi perdre du temps avec Laurent Ruquier ?

        • Leterrible // 11.11.2020 à 20h08

          Holââââ..!..Ya pas que le « mage » et Ruquier dans l’aventure…ya aussi Douste-Blasy (( Philippe Douste-Blazy étudie au lycée Pierre-de-Fermat puis suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1976, et y soutient sa thèse en 1982, pour laquelle il obtient un prix en 1983[réf. nécessaire]. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l’hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société française de cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la faculté des sciences de Toulouse, EN EPIDEMIOLOGIE, économie de la santé et prévention. …https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Douste-Blazy ))

          Et le paquet complet (où , pour une fois , il n’y a pas de recherche éperdue de « clash » ) où ON LAISSE TOUT LE MONDE S’EXPRIMER CALMEMENT sur des questions simples et pratiques , vaut clairement la peine. C’est mon avis.
          Et pour rendre service j’ajoute ceci en lien clair et pratique avec la dernière partie des conversations :
          https://www.vidal.fr/actualites/24890/l_oxymetre_de_pouls_au_temps_de_la_covid_19_un_outil_devenu_indispensable/
          ((( Merci de réfléchir à l’intérêt général avant de foutre d’office et sans appel à la poubelle…)))

  • Arnaca // 09.11.2020 à 09h19

    Illustration subsidiaire :
    Lors de manifestations saturées par un brouillard de particules lacrymogènes, pourquoi les manifestants se couvres la face avec des masques ou quelque chiffon à disposition alors qu’il est aisé de démontrer scientifiquement que ces protections sont insuffisantes ?
    Dans ces conditions. y a t’il un exemple documenté de manifestants refusant de porter un masque sous prétexte d’entrave à las libertés.
    Se souvenir
    que, ne sachant pas quelle est la concentration minimale d’aérosol chargé en particules virales qui suffit à contaminer et que, de toute façon la concentration, voire même la présence factuelle inconnue, toutes les mesures empiriques sont justifiables, comme l’interdiction de fumer dans les locaux.
    que la ventilation avec expulsion de l’air, et non brassage, diminue très rapidement la concentration des aérosols, donc leur danger. Essayer avec le test précédent de la fumée.

  • Louis de Constance // 09.11.2020 à 09h26

    Hi from DC ❤ ✌ 💙. Thx a lot. Very interesting. Basically, ppl in the US are not concerned about all of this . Donald Trump and the Ultra Conservatives are mainly risponsable of this behavior. American ppl are meant to be arrogant and vain. Actually, I think it’s true. US History proves it .

  • tachyon // 09.11.2020 à 09h40

    De l’efficacité des masques …..
    https://videos.files.wordpress.com/4egEyh2b/masks-aerosols-dr-ted-noel_dvd.mp4
    et donc de leur inutilité, voire de leur nocivité, en plein air…

    • Euls // 09.11.2020 à 11h36

      Cette vidéo démontre au contraire que les masques font exactement ce qu’ils sont censés faire. Personne, à ma connaissance, ne prétend qu’il s’agit d’une mesure 100% efficace, mais simplement que porter un masque limite la portée des projections du porteur, ce qui est bien démontré par cette vidéo.

      Quant à sa nocivité prétendue, je n’ai jamais rien lu de convaincant à ce sujet, à moins que votre haleine soit particulièrement insoutenable, ou que vous vous amusiez à courir un marathon masqué…

    • Mathias // 09.11.2020 à 13h26

      Un peu d’hygiène, et votre haleine ne vous sera plus nocive. Et le clown de la vidéo 1) se garde bien de montrer que les masques sont ensuite tâchés et ont donc arrêté des particules, et 2) a même utilisé un masque avec soupape qui permet d’expirer sans que ça passe par le filtre. 1/20 pour son impartialité 🙂

  • Fabrice // 09.11.2020 à 09h44

    Effectivement cela fait un moment ue j’expliquais à mes proches que la ventilation était prioritaire, se laver les mains et le masque en dernier mais le gouvernement et les médias après un déni se sont focalisés sur ce masque et laissa de côté ce qui coûte le moins à mettre en place mais bon voilà on se retrouve ridiculement à porter des masques dehors ou en forêt mais à ne pas se soucier des lieux clos qui deviennent d’immondes cloaques qui en cette période contaminent plus que n’importe où (supermarché sans aération suffisantes, lieux de travail, écoles, transports en commun malgré les dénégation tragiques encore un fois du gouvernement). Ceci dit avec la mutation constaté au Danemark cette maladie va rester longtemps avec nous nous forçant à vivre avec je le crains https://www.geo.fr/environnement/danemark-une-mutation-de-la-covid-19-oblige-labattage-de-millions-de-visons-202699

  • X // 09.11.2020 à 10h03

    A vrai dire je m’en doutais dès le début ; quiconque a déjà attrapé le rhume ou la grippe a une conscience intuitive de la manière dont la contamination avec les maladies respiratoires…

    J’ai été sidéré par la frénésie d’hygiénisme qui s’est emparé du monde entier depuis le déclenchement de cette pandémie. J’ai même assisté à des scènes surréalistes dans certains pays (Russie en l’occurrence) où des équipes habillée comme en temps de catastrophe nucléaire déversaient, la nuit des litres et des litres de désinfectant sur les TROTTOIRS.

    Cette réaction témoigne peut-être de la fascination que le monde éprouve en se moment pour les pays asiatiques qui, culturellement, du moins en ce qui concerne les plus riches et les plus avancés, sont obsédés par la propreté et la désinfection. Nous les avons vu faire ça et nous avons imité, alors qu’il n’y avait aucune preuve de l’utilité réelle de telles pratiques.

    • Incognitototo // 09.11.2020 à 16h36

      Aucune preuve ??? En les attendant, les pays asiatiques (et d’autres) qui appliquent de simples mesures de protection et disciplines, avec quelques autres mesures que nous négligeons depuis le début, s’en sortent bien mieux que nous.

      Aussi, vous proposez quoi ? Qu’on abandonne toute mesure de protection, puisque selon vous ça ne sert à rien… c’est ça ?

      L’incohérence et l’inhumanité de certains propos m’échapperont toujours

      • X // 09.11.2020 à 21h25

        Je pense surtout que les succès asiatiques sont moins liés aux mesures d’hygiène (drastiques) qu’ils ont prises qu’au traçage et à l’isolement (tout aussi drastique) des malades.
        L’hygiène sans l’isolement me paraît être un emplâtre sur une jambe de bois.
        Je me demande pourquoi on arrive pas à admettre ça en Europe. Est-ce un manque de capacités financières pour mettre en place un traçage-isolement efficace ? Pourtant on a bien accepté les lourdes pertes économiques liées aux confinements. Alors pourquoi s’être arrêté à mi-chemin???
        Parfois je me demande si ça n’arrangerait pas un peu les gouvernements occidentaux de laisser leur population dans cet état de terreur-sidération face à l’incertitude de la lutte contre le virus. Mais bon il ne faut pas voir des complots partout, n’est-ce pas.

        Ce qui me désole avec la « gabgie » ( c’est comme ça que je le perçois) des désinfections et des masques à moitié utiles (on produit maintenant des masques chirurgicaux en masse- mais les ffp2 sont introuvables en pharmacie !!), c’est aussi le côté « gaspillage » , écologiquement totalement incorrect. (Et impossible de dire quoique ce soit qui va dans ce sens en public depuis le deuxième confinement… les gens vous tombent immédiatement dessus !)

        • Incognitototo // 09.11.2020 à 23h44

          J’admire le triple salto arrière pour vous raccrocher aux branches, mais ça n’enlèvera rien au fait que c’est bien vous qui avez dit : « … qu’il n’y avait aucune preuve de l’utilité réelle de telles pratiques ».
          Vous auriez pu dire que nos mesures sont insuffisantes, inadaptées (dans certains cas) et incohérentes, par rapport aux pratiques asiatiques (qui en plus sont bien placées pour nous donner l’exemple puisqu’’ils ont déjà affronté plusieurs épidémies avec succès)… mais pas qu’il n’y a aucune preuve de leur utilité.
          Dans ce type d’épidémie, il n’y a pas de mesures « moins bonnes » ou moins efficaces qu’une autre, il y a juste celles qu’on prend ou pas, celles qui sont appliquées ou pas, celles qui sont à moitié appliquées et celles qui ne sont pas du tout appliquées ; et toutes sont importantes si on veut voir le bout du tunnel un jour.

          • X // 10.11.2020 à 07h49

            Désolé, mais le fait qu’il n’y ait aucun preuve de l’utilité de désinfecter les surfaces car on ne sait pas, scientifiquement parlant, si on peut se contaminer par ce biais est écrit dans le présent texte…

            J’admire beaucoup les pays asiatiques mais ils sont capables, comme les autres, de mesures irrationnelles.
            La première utilisation du masque chirurgical en temps d’épidémie a été faite en Chine, au début du siècle dernier a été faite… en Chine, pour lutter contre une épidémie… de peste. Sachant que la peste se transmet dans un premier temps par des piqûres de puces, on peut douter que le masque ait eu une grande utilité sur ce type de contamination. Évidemment, vous allez me dire, il y a une forme pulmonaire à la maladie. Néanmoins, ce n’était pas forcément la bonne manière de lutter efficacement contre sa propagation (la forme pulmonaire est statistiquement plus rare que la forme bubonique).
            Tout ça pour dire qu’il y a parfois des biais culturels qui faussent le jugement médical.

            Et que pensez-vous de ma remarque sur l’écologie? Habituellement vous êtes sensible à ce genre d’arguments. On nous a assez dit que le fait de bourrer les animaux d’élevage d’antibiotiques était préjudiciable et à la santé humaine et à l’environnement… je m’étonne que vous ne vous inquiétez pas plus des litres de désinfectant déversés peut-être (probablement en ce qui concerne des surfaces comme les trottoirs) dans l’environnement.

            Parfois il faut accepter de remettre en cause ses certitudes.

            • Incognitototo // 10.11.2020 à 16h29

              Non, rien ne m’inquiète pour ce qui concerne l’irrationalité des décisions qui sont prises pour lutter contre cette épidémie, c’est plutôt l’absence de décisions qui est inquiétante, ou encore comme en France quand on prend des décisions incohérentes et à moitié.

              En l’absence de données scientifiques certaines, on essaye et on voit ce qui fonctionne ou pas, et il n’y a rien d’anormal à cela. Si certaines mesures prises par des pays asiatiques nous paraissent de trop, absolument rien ne dit qu’elles ne sont pas nécessaires… Seuls les résultats comptent ; les leurs sont bons et pas les nôtres, alors en aucune manière il ne me viendrait à l’idée de remettre en cause leur politique de lutte.

              Je vous rappelle par ailleurs que nous n’avons toujours pas quantifié quelles sont les voies de contamination les plus certaines et les plus probables entre les 3 modes de contamination possibles : postillons en contact rapproché, aérosol dans l’air, et objet ou nourriture contaminé. Donc que des pays désinfectent les rues et les lieux publics n’a rien « d’anormal », pour l’instant. Je préfère ça, à ceux qui, tout n’en sachant rien, font le pari que ça ne servirait à rien.

              Il faut accepter de ne pas savoir et ne pas critiquer ceux qui essayent quand même de tester des solutions. Seuls les résultats comptent.

    • Philou // 09.11.2020 à 17h45

      Cher Mister X,
      Japon : population double de la France, très concentrée dans la mégalopole, trains bondés, population vieillissante avec pas mal de co-morbidités relativement parlant, virus circulant dès janvier (clusters du bateau Diamond Princess, de Hokkaidô, etc.)… mais … le quarantième des morts français, un système de santé pas saturé, une économie pas fermée et donc pas effondrée, aucun confinement mais une restriction d’activités intermittente, partielle et « volontaire » (oui, bon, quand on vous laisse le choix mais qu’on vous demande officiellement quelque chose dans ce pays, 98% des gens s’y plient !) surtout dans la restauration, les lieux de plaisirs divers (!) et le tourisme… alors ? …alors : masques contre masques, hygiène obsessionnelle, nettoyage constant de tout, matériel de protection et de désinfection surabondant, habitudes sociales de non-contacts personnels renouvelées, télé-travail partiel et télé-enseignement pour les universités, annulation d’événements avec affluence, fermeture drastique des frontières, surveillance agressive des clusters et isolement systématique des cas… voilà la preuve de « l’utilité de telles pratiques », la preuve par 127 millions d’habitants dont un pourcentage important de personnes à risques.

      • Ben // 11.11.2020 à 09h45

        Et vous oubliez le plus important, l’aération, cela tombe bien pour faire un retour sur l’article.

        Le Japon depuis le début conseil l’aération.

        https://www.cbsnews.com/news/coronavirus-japan-has-long-accepted-covids-airborne-spread-and-scientists-say-ventilation-is-key/

      • Marion // 12.11.2020 à 15h04

        Si une partie du risque est dans le contact, pensez aux enfants qui passent du temps par terre… pour moi j’ai adopté l’usage d’enlever les chaussures à l’entrée, ce que je ne faisais pas avant, en pensant à mes enfants transmetteurs potentiels à défaut d’être eux-mêmes à risques.
        Donc oui, je vois l’intérêt de désinfecter les sols. Mais je pense que tout le monde n’a pas la vision idyllique et quotidienne d’enfants se roulant par terre avec délectation…

  • Pie vert // 09.11.2020 à 10h23

    Merci, pour le sérieux de vos articles sur le covid.
    Vous êtes sur ce sujet une excellente source d’information, et depuis le début de cette crise. Vous n’avez jamais été pris en défaut, bravo !
    Nous disposons ainsi de certitude sur la crédibilité de votre site d’information.

  • Quintus // 09.11.2020 à 11h11

    Le simulateur est un tableur disponible ici :
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/16K1OQkLD4BjgBdO8ePj6ytf-RpPMlJ6aXFg3PrIQBbQ/edit#gid=519189277.

    Le tableur insiste sur le fait que les flux d’aérosols (« quanta ») sont estimés avec une erreur d’un facteur 5, ce qui est cohérent du coefficient de dispersion très important : la contagion par aérosol est très fortement dépendante du patient et du stade de la maladie.

  • R=C // 09.11.2020 à 11h42

    C’est bien tout ces articles, mais à quand un article sur l’impacte psychologique du port du masque?
    J’ai vu des personnes traiter ceux qui ne respectent pas les gestes barrière de « criminel ». (notamment sur ce site)
    Le masque n’a t il qu’un impact sur la santé physique ? Maintenant, les personnes mettent leur masque un peu comme ils mettent leurs chaussures en sortant de chez eux.

    On porte le masque dans des rues vides, quand on se promène dans le bois… Et maintenant le port du masque pour les enfants de 6 ans… Sérieux, quoi!

    • X // 09.11.2020 à 12h02

      Je suis heureux de voir que votre message a passé la barrière de la censure.

      Perso j’adore porter le masque car ça me permet de rire des gens et des choses que je trouve ridicules sans que personne ne me voie.
      No hay mal que por bien ne venga

      • Fernet Branca // 09.11.2020 à 13h25

        Les lunettes miroirs permettent aussi des gens .
        Ce n’est pas la mode ces temps-ci.

    • Guise // 09.11.2020 à 21h08

      Je ne sais pas pour l’impact psychologique, mais l’absence de masques en quantité suffisantes pour les soignants peut conduire à des situations graves : je pense au masque pour les femmes qui accouchent. Dans trop de maternités, obligation d’accouchements masqués, avec même des interdictions pour le père (ou un proche) d’assister la femme accouchée et son bébé dans les premiers jours (selon les maternités). Parce que les FF2P manquent. Quelle conséquences psychologiques, mais aussi physiques, sur ces personnes vulnérables : femme en travail et nourrisson confronté à des visages masqués et à la charge d’une mère épuisée et en état de fatigue nerveuse pendant ces premiers jours ? Hausse des accidents ? des séquelles ? Je ne pense pas que ça soit anodin.
      Tout ça parce que les soignants n’ont pas de FF2P, ou pas assez pour les utiliser largement.

      • L’illustre_inconnu // 10.11.2020 à 15h52

        Si les soignants n »ont pas assez de masque FFP2 c’est qu’il y a des défaillances comme d’habitude dans la chaine car il n’y a pas de pénurie mondiale de FFP2.(j’en ai encore commandé en chine il à 4 jours et ils sont partis 5 heures après la commande par avion…)
        Cela sous entend que ces structures médicales n’ont pas fait ou pas pû faire de stock depuis la 1ère vague, c’est hallucinant !?

        • Guise // 11.11.2020 à 15h26

          Je n’ai aucune idée de l’état des stocks de masques par l’administration de santé, je ne peux pas vous répondre là-dessus. Mais les témoignages de femmes obligées à accoucher masquées, « parce que ça protège les soignants », encore récemment, sont nombreux (le Figaro le dit aussi : https://madame.lefigaro.fr/societe/non-les-femmes-ne-sont-pas-obligees-de-porter-un-masque-en-salle-d-accouchement-111120-183370), donc la question se pose : mentent-elles toutes ? Pas de raison, a priori. Donc : y a-t-il assez de masques pour que les soignants n’hésitent pas à les utiliser sans devoir les compter ? Si oui, pourquoi ces témoignages. Si non, où sont les masques.

          Les info des sites de maternité, leurs directives des mois passés sont encore accessibles avec les sites qui conservent l’historique d’internet (je pense à way back machine). La piste est donnée pour qui veut vérifier (avec la recherche way back machine + nom du site qu’on veut vérifier).

  • LibEgaFra // 09.11.2020 à 13h13

    Oui, pour les chorales, pour les cérémonies religieuses où l’on chante, contamination assurée quand l’un des chanteurs l’est déjà.

  • calal // 09.11.2020 à 13h18

    je me souviens d’un supermarche ou je patientais a la caisse dans une longue file cet ete.La clim fonctionnait a fond et la sortie d’air frais etait juste au dessus des caisses,surement pour soulager les caissiers. Je me suis pris un bon refroidissement et je me suis dis que je devai eviter d’y revenir en hiver, etant hypocondriaque.

    Les clim et les circuits de circulation d’air « fermes » ou mal regles,mal entretenus sont a eviter.

    • step // 12.11.2020 à 14h52

      j’allais poser la question. Je suppose qu’une clim recycle l’air et donc n’est pas considéré comme une ventilation ?

  • Incognitototo // 09.11.2020 à 17h09

    Arg… quand je pense à tous ceux qui, sur ce site et ailleurs (en contradiction sur ce que l’on sait depuis 158 ans sur la façon dont les épidémies se propagent), niaient que la contamination par aérosol était possible, je me demande comment ils gèrent leur « bêtise » et leurs dénis.

    Enfin, cet article est quand même flippant, puisque, malgré les masques (qui diminuent quand même le nombre des contaminés), lieu clos non ventilé = contagion possible ; ce qui rend d’ailleurs les mesures prises en ce moment totalement dérisoires avec toutes les « permissions » qui persistent.

    Cependant, j’ai un ami proche qui lutte actuellement contre la Covid et cet article confirme que malgré les précautions prises, on n’est pas à l’abri d’attraper quand même cette saloperie.
    Il était à la campagne au moment de l’infection probable (avec très peu d’interactions sociales) et il est incapable de comprendre dans quelle situation, il a pu l’attraper, vu qu’il n’a jamais été en contact avec d’autres personnes sans que chacun porte un masque.

    Cet article parle de « masques », sans préciser de quel type ils sont… Y aurait-il des différences de résultat, s’il s’agissait de FFP2 ou NK95, et mieux encore de FFP3 ?
    Y aurait-il des différences si les personnes portaient des lunettes ou visières de protection (puisque cette voie de contamination semble également possible) ?

    • Jean-Martin Dupont-Duval // 10.11.2020 à 11h36

      Peut-être votre ami est-il marié ? Il aurait dormi plus de quatre heures dans le même lit que sa femme (à moins d’un mètre) sans porter de masque et sans laisser la fenêtre ouverte toute la nuit ?

      • Incognitototo // 10.11.2020 à 17h08

        C’est une blague ? Si oui, je ne la comprends pas.

        En tout état de cause, il était seul à la campagne avec son chien au moment du laps de temps probable où il a été contaminé.

        • Havoc // 11.11.2020 à 10h26

          Les chiens contractent la Covid. On ne sait pas vraiment s’ils sont susceptibles de la transmettre à l’Homme en retour.

    • MR // 11.11.2020 à 13h39

      Peut-être faudrait-il envisager que la médecine ne soit pas une science dure comme la physique.
      L’être humain ne se réduit sans doute pas à une série de variables et établir une forme de déterminisme dans le fait de contracter ou non une maladie semble bien délicat.
      Sans doute que pour se préserver d’un virus il faut s’isoler mais doit-on réduire cette préservation dans le fait de respecter des « gestes barrières » ou de mettre un masque sur la bouche 24h/24h?

  • Ami // 10.11.2020 à 12h19

    L’article n’introduit pas explicitement la notion de « dose infectieuse » D, ni le « flux moyen de virus inspiré » F, mais introduit bien explicitement « le temps passé en présence de contamination » T

    On a évidemment D = F x T

    Évidemment D sera différent avec ou sans masques

    On a cela dit nous avons tous un Dmax individuel et qu’on ne connaît pas au dessus duquel on sera contaminé et au dessous duquel ce n’est pas le cas, ce qui explique que si le F est en première approximation le même pour tous dans un même environnement donné, tout le monde ne se contaminera pas de la même manière dans le temps, peu voire zéro seront contaminé jusqu’à par exemple 1/4 d’heure, quelques uns au bout d’une heure, peut être la moitié des présents au bout de 4 heures ou plus, déjà sans masques…

    Attention dès lors aux journées de travail de typiquement 8 heures dans des espaces mal aérés ou mal ventilés sans filtres petformants

    • Ami // 10.11.2020 à 12h49

      Le Dmax introduit est individuel et est le reflet de la qualité de notre réponse immunitaire

      Cette réponse immunitaire sera globalement décroissante dans le temps à partir de la fin de sa formation dans entrer dans les détails de cette formation

      Sans parler des facteurs de comorbidité qui peuvent affaiblir ce système immunitaire dans sa lutte permanente contre ces facteurs, une mauvaise hygiène de vie et du stress sont ponctuellement susceptibles de l’affaiblir

      On n’insistera jamais assez sur durée et qualité du sommeil « réparateur » mais on ne doit pas non plus oublier de « nourrir » son système immunitaire pour qu’il se tienne en forme avec quotidiennement assez mais, dans excès de vitamine C et D en général, et en Zinc s’agissant de la lutte contre les virus

      Ce plan de la prévention est Totalement ignoré des Média

      On a ainsi relevé une corrélation troublante entre formes graves de la Covid 19 et bas taux de Vitamine D sans encore établir ce qui est à l’origine de quoi

      Chez les personnes ne s’exposant pas au soleil, souvent le cas des personnes agées, on a ainsi une diminution de la vitamine D à déjà compenser contre l’osteoporose (fragilité osseuse)….

  • jp // 12.11.2020 à 23h21

    Dans tous les cas une population n’est pas homogène avec à la base de nombreuses variables propre à chaque individu le tout variable également avec de nombreux facteurs externes dans le temps et l’espace. Il en est de même pour tous les êtres qui nous entourent et parfois nous agressent. Réduire tout cela à des équations simplistes et prétendre faire des projections totalement fiables est très présomptueux. Avec 38000 bases et toutes les recombinaisons ces virus sont nettement plus subtiles que des balles de fusil et surtout que celui qui les tire.

  • Diane // 13.11.2020 à 12h05

    Merci pour cet article, l’aérosolisation a été très négligée en Occident en général, contrairement à l’Asie. L’OMS en ne préconisant pas le port du masque systématique jusqu’à Juin a été lamentable.

    Article de Nature sur le sujet https://www.nature.com/articles/d41586-020-02058-1

    Etudes de cas :
    Restaurant en Chine : https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/7/20-0764_article
    Bus en Chine : https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2770172
    Chorale américaine : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6919e6.htm
    Centre d’appels en Corée : https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/8/20-1274_article
    Cours de fitness en Corée : https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/8/20-0633_article#tnF1
    Hopital à Wuhan : https://www.nature.com/articles/s41586-020-2271-3

    Etude japonaise sur la climatisation et le risque aérosol : https://www.researchgate.net/publication/343818889_Measures_against_COVID-19_concerning_Summer_Indoor_Environment_in_Japan

  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications