Pourquoi “Désinstallation de la démocratie” ? Nullement pour le résultat démocratique, bien évidemment. Il était attendu et légitime, tant les 2 grands partis ont torturé le peuple grec.

C’est simplement la continuation d’un processus que j’estime mortifère à terme.

Le début de la “désinstallation” date pour moi d’il y a 2 ans tout rond, avec l’accord du 8 mai 2010, où les pays européens ont commencé à prêter à la Grèce pour qu’elle rembourse ses créanciers privés.

On s’achemine donc vers une crise politique en Grèce, qui va probablement entraîner une montée des extrêmes, un clash d’une ampleur potentiellement dévastatrice avec l’Union européenne, une sortie de l’euro, une panique boursière et une crise des dettes publiques.

Les conséquences d’un défaut et d’une sortie de l’euro pour l’économie grecque me semblent terrifiants, bien qu’inéluctables…

La démocratie grecque y résistera-t-elle ? Nous verrons…

Touchons cependant du bois, le pire n’étant jamais certain.

Les élections

Rappel de la composition du Parlement grec jusqu’à la semaine passée :

élections grece 2009 parlement

Comme prévu samedi, le résultat des élections en Grèce a été une claque pour les 2 grands partis historiques ayant validé l’austérité :

élections grece 2012 parlement

Nouvelle Démocratie ND et le Parti socialiste sont atomisés : ils passent respectivement de 33,5% à 18,8 % et de 43,9% à 13,2 %… Ainsi, les partis soutenant les demandes d’austérité de l’Europe ne recueillent plus que le tiers de voix…

Comme d’habitude, voici les résultats en version élargie, en fonction des inscrits :

élections grece 2012 parlement

L’abstention a été très forte, sachant que le vote est en principe obligatoire…

Pour aboutir aux 300 députés du Parlement, le système électoral grec prévoit que :

  • 50 sièges sont attribués au parti ayant recueilli le plus de suffrages (Nouvelle Démocratie en 2012) ;
  • les 250 autres sont répartis à la proportionnelle entre les partis ayant obtenu plus de 3 % des voix (7 partis en 2012).

élections grece 2012 parlement

La coalition potentielle ND/PASOK ne recueille donc que 149 sièges sur 300.

Conformément à la constitution, le président grec a chargé ND de former un gouvernement. ND a abandonné lundi soir. Le président a donc demandé au deuxième parti, Syriza (l’équivalent du Front de gauche sans les communistes) de former un gouvernement. Elle a 3 jours pour y arriver.

A défaut, le président demandera à l’ensemble des partis de discuter. Sans accord, de nouvelles élections seront programmées le mois prochain…

Outre la claque aux programmes mortifères européens, ce qui frappe est la percée du parti néo-nazi Aube dorée…

Aube dorée

Je dénonce souvent les rapprochements vaseux de l’extrême droite en France avec les nazis, et autres points Godwin. Pas pour dédouaner la première, mais pour au contraire ne pas banaliser le phénomène national-socialiste.

J’avoue ne jamais avoir pensé que je verrai dans un pays de la zone euro un tel parti faire 7 % des voix (0,29 % en 2009…), grâce aux programmes “d’aide” de l’Union Européenne. Il fait 13 % chez les jeunes…

Moi qui suis particulièrement féru d’histoire des années 30 et 40, je suis servi… Présentations :

Aube dorée (Chryssi Avyi) est un parti grec nationaliste, xénophobe, souverainiste, raciste avec entre autres pour slogan « la Grèce aux Grecs ». Il s’inspire explicitement du Troisième Reich et des SS.

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Ses militants agressent régulièrement les immigrés, armés de barres de fer, et des escadrons attaquent souvent des militants de gauche.
aube doree golden dawn Chryssi Avyi

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Voire même … à la tronçonneuse :

aube doree golden dawn Chryssi Avyi

Petit reportage :

« Nous voulons dégager tous les immigrés illégaux, virer cette puanteur d’ici. » [Frangiscos Porihis, nouveau député Aube dorée, durant son meeting du 4 mai 2012]

Écoutons donc son sympathique président Nikolaos Michaloliakos (surnommé “le Fuhrer grec”) à sa conférence de presse de dimanche.

NB. Son « équipe » commence par demander (ordonner…) aux journalistes de se lever en signe de “respect”

Comme il l’a dit :

« L’heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie » [Nikolaos Michaloliakos, 6/5/2012]

7 %, 441 000 voix, 21 députés… On pense que certaines images appartiennent à un atroce passé révolu, mais…

aube doree golden dawn Chryssi Avyi


élections grece 2012 parlement

élections grece 2012 parlement

© Chappatte

150 réponses à Désinstallation de la démocratie en Grèce : ██████▒▒▒▒▒▒ 50 % complète, veuillez patienter…

  1. Brainbug Le 08 mai 2012 à 03h52
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    Merci Olivier pour ce billet Ô combien salutaire..
    Pas une seule ligne dans les médias nationaux, mis à part en brève AFP, une honte !
    C’est un cataclysme politique et un retour cinglant pour une élite pro-européenne aveugle depuis 30 ans, idéologue et dont les médias ont aussi une grande part de responsabilité en n’assurant pas leur devoir d’information auprès des peuples pour qu’ils se réveillent.
    Après avoir vu la vidéo des néo-nazis cet après midi, je n’ai pu m’empêcher d’envoyer des messages de colère à l’ensemble des journaux nationaux qui ont une grande part de responsabilité dans ce désastre en traitant l’Europe toujours de façon idéologique, distante, irréaliste et non-objective.
    Les politiques, ont aussi une énorme part de responsabilité dans ce désastre démocratique, que ce soit notre ancien président comme le nouveau qui mentent en permanence sur la capacité de la France a exister à travers leur programme, tout comme sa capacité de négocier ou d’être à l’initiative.
    On le paiera un jour ou l’autre et fort à parier que les élites de ce jour, seront les tondus de demain si l’on suit le même chemin.
    D’ailleurs la Conseil constitutionnel a été très clair la dessus, sachant qu’il donne son avis avant la ratification de chaque traité :
    Sur le traité de lisbonne une révision constitutionnelle était nécessaire puisque “toute disposition du traité qui, dans une matière inhérente à la souveraineté nationale mais relevant déjà des compétences de l’Union ou de la communauté, modifie les règles de décision applicables, soit en substituant la règle de la majorité qualifiée à celle de l’unanimité au sein du Conseil, privant ainsi la France de tout pouvoir d’opposition, soit en conférant une fonction décisionnelle au Parlement européen, lequel n’est pas l’émanation de la souveraineté nationale, soit en privant la France de tout pouvoir propre d’initiative
    http://www.observatoiredeleurope.com/Le-Conseil-constaterait-une-nouvelle-et-copieuse-atteinte-aux-conditions-essentielles-de-la-souverainete-nationale_a1732.html

    Je le répète a travers mes commentaires, seuls les commissaires européens non élus ont force de proposition de loi, et cela concerne bien entendu les traités !
    “La Commission [..] reste la seule institution capable de proposer des actes communautaires
    http://europa.eu/legislation_summaries/other/l10119_fr.htm
    D’ailleurs, on les résume la notion de Bruxelles, comme Bruxelles va faire ceci ou cela, à la simple action des commissaires décidant ce qu’il y a à faire.
    Profitant de ce flou artistique, des omissions ou mensonges complices et de cette incompétence latente des médias et des politiques, ne retenant aucune leçon de cette élection, ces commissaires ont décidé de continuer leur massacre économique, social, politique et bientôt culturel en souhaitant relever au 1er Juillet les tarifs de l’électricité en Grèce.
    Lien : http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite2_17027_04/05/2012_440684
    Enfin, la nouvelle surtout de cette élection c’est que l’Europe se dirige tout droit vers un terrain inconnu, les nouveaux élus aux législatives étant majoritairement contre les plans de “sauvetage” de la Grèce. Les prochains mois vont être très spéciaux.
    Pour résumer, ôtez vous tous et toutes les œillères et prenez conscience que vous n’êtes absolument pas dans une démocratie, le pouvoir n’appartient plus au peuple, le président n’a plus aucun pouvoir.
    Cessez de croire, comme on voudrait encore vous le faire croire, que le pouvoir est placé dans les mains du président et informez-vous en sus de cet excellent blog.
    Le peuple de Grèce à découvert l’impuissance, l’incompétence et la soumission de leurs élites il y a 2 ans face à cette Europe qui somme toute, ressemble fortement à une organisation de délabrement, de saisie, d’appauvrissement volontaire, complice des peuples d’Europe,  enfonçant chaque jour un peu plus dans l’extrémisme la grèce à défaut d’utiliser l’article 50 de sortie de leur pays de l’UE et de l’Euro.
    Dans le monde, nous voyons des pays émergents, et depuis la mise à sac néo-libérale, le revers de la médaille portée par les peuples et nations d’Europe a été de devenir des pays immergeant.
    Je ne veux pas de néo-nazi en Europe et pour cela il faut rétablir le rôle des nations dans leur pleine indépendance et souveraineté.


    • Strategix Le 08 mai 2012 à 07h33
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      Excellent commentaire.

      Le rideau craque. Les coulisses commencent à apparaître au plus grand nombre, notamment du fait d’internet de la forte visibilité des blogs.
      Comme vous, je suis inquiet de la compromission exclusive des élites, y compris médiatiques, au projet européen libéral. Ce dernier aboutit désormais à pressurer les travailleurs pour entretenir la rente et à convaincre les peuples que c’est le seul et unique bon choix. Le dysfonctionnement de la démocratie asservie à l’oligarchie entraine par réaction la montée des extrêmes.


    • chris06 Le 08 mai 2012 à 07h59
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      @Brainbug

      “enfonçant chaque jour un peu plus dans l’extrémisme la grèce à défaut d’utiliser l’article 50 de sortie de leur pays de l’UE et de l’Euro.”

      Une grande majorité des Grecs ne veulent pas sortir de l’euro, selon les sondages entre 70% et 80%. Cela se retrouve d’ailleurs dans la répartition des votes puisque seuls le KKE, l’aube dorée, et le LAOS sont pour un retour au Drachme.

      Par contre, une nette majorité des Grecs s’est prononcée contre le mémorandum imposé par la troika, ie l’austérité:

      Les votes peuvent se répartir ainsi (pour les partis ayant reçus plus de 3% des suffrages exprimés):

      Euro + contra mémorandum :  SYRIZA/DIMAR/ANEL = 33,5% = 104 députés
      Euro + pro mémorandum : PASOK/ND = 32% = 149 députés
      Drachme + contra mémorandum : KKE/AD = 15,5% = 47 députés

      En clair, les grecs se sont prononcés contre l’austérité imposée par la Troika mais pour rester dans l’euro. Cela n’a rien d’étonnant d’autant plus qu’il me semble que les français ont fait le même choix en élisant Hollande président! 


    • Joanna Le 08 mai 2012 à 09h31
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      Je plussoie moi aussi.
      Il faut dénoncer les violences de toutes natures, les violences physiques exercées par les nervis de tout poil (associer systématiquement fascisme et droite est une escroquerie et est en soi une méthode fasciste) mais aussi toutes les autres violences que sont les inégalités de toute nature et notamment celles imposées par l’oligarchie mondiale.

      On peut se demander également quelles vont être les répercussions du résultat de ces élections pour l’Europe … et sur les marges de manœuvre de M. Hollande dans ce contexte.


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 12h42
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        En somme la question de Joanna est : Pacte budgétaire : F. Hollande va-t-il céder comme Jospin et DSK en 1997 ?
         
        Je ne répondrais pas de manière aussi formelle qu’Olivier. En effet, c’est possible, mais ce n’est pas certain car le contexte national et européen est très différent. Et en particulier le résultats des élections grecques qui ont coûté cher à « l’UMPS » grecque. Mais pourquoi cette référence à Lionel Jospin et DSK ? Nico, a reconstitué cet épisode (voir ce lien http://blogdenico.fr/?p=1055). Il mérite réflexion, pour éviter un scénario d’effondrement en Europe.
         
        Les 17 et 18 juin 1997 à Amsterdam, Jospin signe le Pacte de stabilité. Le message du PS : on ne pouvait pas revenir sur la parole de la France, mais il y aura d’autres rendez-vous. En Avril 1998, Amsterdam est ratifié par le Parlement grâce aux voix d’une majorité de socialistes, d’UDF et de chiraquiens.
         
        Mais l’histoire ne se répète pas . . . toujours … . Enfin j’espère vivement « qu’Aube dorée » n’aura pas le même avenir que le NDSAP !
         
        Il est possible que dans les semaines à venir on assiste à une réédition de ce scénario. Il est possible que les pressions conjuguées des marchés et des conservateurs allemands conduisent F. Hollande à adopter de fait le pacte budgétaire moyennant des concessions formelles ne contraignant personne.
         
        Mais l’inverse est également possible. La crise est d’une gravité sans précédent. L’Espagne et ses banques pourraient très vite mener la finance européenne mondiale à une crise systémique plus profonde que celle de 2008 . . . pour la suite voir l’analyse de Jean Gadrey dans l’article est : Pacte budgétaire : F. Hollande va-t-il céder comme Jospin et DSK en 1997 ?
         
        Et rêvons qu’aux prochaines élections françaises, l’UMPS se prenne un petit avertissement à la ND-PASOK. De préférence sur la joue gauche !!!
         


    • Goldfinger Le 08 mai 2012 à 09h49
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      Un élément de plus pour Brainbug: et il ne faut pas sous-estimer le pouvoir effectif des MILLIERS de lobbyistes dont le but est, par définition, de modifier ou d’infléchir les décisions des commissaires et les votes des parlementaires en faveur de leur “employeurs”: les plus grandes multinationales et d’autres groupements d’intérêts plus discrets mais dont l’intérêt ne coïncide que rarement avec ceux de la collectivité. 

      Ceci dit je reste partisan farouche de plus et de mieux d’Europe.
      Mieux incluant: plus démocratique, plus transparente, plus pédagogue et plus efficace.
      Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain … changeons l’eau et lavons le une seconde (deuxième) fois ! 


  2. Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 04h39
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    L’envie de se soulever est là depuis longtemps … mais comme il n’y a aucun partis ou homme politique à la hauteur des espoirs Grecs, ils suivent les seules opportunités du moment. 


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h43
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      C’est quoi un “parti ou homme politique à la hauteur des espoirs Grecs” ? Pour ma part :
      Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
      Ni Dieu, ni César, ni Tribun.
      Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes ;
      Travaillons au salut commun.

      Paroles d’Eugène Pottier, (1871)


  3. Mahler Le 08 mai 2012 à 05h43
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    Désinstallation de la démocratie ? Ah bon, il y a une démocratie quelque part dans le monde ? A part la Suisse qui s’en rapproche un peu, je n’en vois pas. Un bipartisme perpétuel n’est pas la démocratie, juste une oligarchie qui en remplace une autre comme en France. Le tirage au sort, c’est la démocratie; le vote, c’est l’oligarchie… Aristote revient 🙂


    • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 11h43
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      Malher a raison, et justement si nous (et les Grecs ) étions vraiment en démocratie, on ne verrait pas cela. La fausse démocratie dans laquelle nous vivons, c’est que les partis politiques nous imposent leurs candidats sur toutes les élections… ce qui n’est pas, avouons le un vrai choix démocratique!


  4. Le Yéti Le 08 mai 2012 à 06h09
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    Je suis moins frappé par l’arrivée du parti de nazillons d’Aube dorée (6,9%) que de la montée en puissance de la gauche radicale.
    Je ne vois pas en quoi, on peut parler de “désinstallation de la démocratie” en Grèce (tout au plus désinstallation du bipartisme institutionnel). Les grecs ont voté, que je sache.
    Simplement, il est dit qu’il faut que les êtres humains touchent le fond pour se rebiffer. Du déchet dans la révolte (nazillons, communistes grecs staliniens…) ? Hélas, c’est comme ça quand on joue avec le feu du chaos social. Aucun “vote utile” n’y peut rien. Au contraire.
    Je résume pour ma part la situation grecque par le titre du dernier billet de Jean-Luc Mélenchon : “Grèce : l’insurrection civique a commencé en Europe”.


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 06h42
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      @Olivier : “Syriza, l’équivalent de Mélenchon sans les communistes”. Je rappelle que Mélenchon n’est pas un parti politique. Il était le candidat du Front de Gauche, Président du Parti de Gauche. Il aurait donc été plus convenable d’écrire “Syriza, l’équivalent du Front de Gauche sans le Parti Communiste”.


  5. Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 06h57
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    @Helios :  certes la frontière entre Xénophobisme et Racisme est délicate car souvent les répartition géographique des “Races” (qui n’existe pas je le rappelle) correspondent pour des raisons politiques, à des répartitions géographiques nationales et/ou religieuses (pris au sens de la religion majoritaire et/ou d’état) et/ou linguistiques. Donc juste pour dire qu’il est possible que Michaloliakos trouvent les Albanais “moins blanc” que les Grecs, c’est à dire trop musulman, ou trop catholique (les grec sont plutôt orthodoxe si je ne m’abuse), ou trop slavophone, … 


    • FL Le 08 mai 2012 à 08h10
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      Attention le mot race possède plusieurs définitions selon qu’il est utilisé en biologie, en anthropologie en ethnologie etc. En politique il est judicieux de parler de race lorsqu’on oppose des groupe ethnique définis selon des critères particuliers et par conséquent il convient de reconnaitre une réalité au racisme et pas donc une valeur l’antiracisme.
       


      • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h43
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        @FL : oui il convient de reconnaitre une réalité au racisme, réalité imputable à ceux qui croient encore au concept de races humaines, comme l’on parle de race de chiens ou tout autre espèce animale domestique à parti desquelles on a créé des races par sélection stricte à partir du pedigree du couple de reproducteurs. Ceci n’a jamais été vrai dans l’histoire de l’humanité, sauf dans des groupes ethniques très, très, très, très longtemps totalement isolées des autres groupes ethniques. L’antiracisme est donc ce qui permet de combattre ceux qui croient à l’existence des races humaines et qui surtout s’en serve à des fins de discrimination entre humains. 
        En sciences et concernant l’espèce humaine on parle de racialisme, ce qui est légitime d’un point de vue sujet d’études scientifiques, mais pas d’un point de vue politique.


  6. Okeanos Le 08 mai 2012 à 07h04
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    Le résultat de l’Aube dorée ne doit pas occulter 3 faits majeurs de ces élections :

     1. Les 2 grands partis historiques ont été fortement désavoués ;
     2. Le grand vainqueur est le Syriza, qui a grignoté les voix du PASOK.
     3. Une grande partie de la population n’a pas participé aux élections, des voix sont donc encore disponibles pour la suite. 

    @Olivier : Pour l’abstention, il ne faut pas oublier que parmi les abstentionnistes, il y a aussi tous les grecs qui vivent à l’étranger et qui n’ont pas la possibilité de voter (si, si, les grecs sont d’ailleurs étonnés de savoir que j’ai pu voter à distance) ainsi que tous ceux qui n’avaient pas la possibilité financière de se déplacer dans leurs bureaux de vote. Une amie, par exemple, n’a pas pu voter car elle a été contrainte de changer de ville pour … trouver un boulot. La majeure partie des autres abstentionnistes sont ceux qui n’ont plus du tout confiance dans la classe politique. 

    @Helios : tout dans l’iconographie de l’aube dorée le prouve. Vous n’avez sans doute pas vu les regroupements des membres de l’aube dorée qui lèvent le bras bien haut avant d’aller “casser de l’immigré”. Il n’y a aucun doute sur ce fait. Le président de l’aube dorée est un admirateur d’hitler et un ancien proche des colonels. Par contre, il est certain que tous ceux qui ont voté pour l’Aube dorée ne sont pas des néo-nazis.. La “campagne” de l’aube dorée s’est résumée à créer une “force de protection” des citoyens des quartiers en souffrance à Athènes, de prendre les N° de téléphone des petites grand-mères et de leur rappeler que c’est grâce à eux qu’elles ont pu aller faire leurs courses en toute sécurité. Sans compter les intimidation devant les bureaux de vote le jour des élections dans certains quartiers.

    @Le Yeti : je te rejoins sur le titre de l’article. Pour moi, c’est même complètement l’inverse : la démocratie qui avait disparu depuis les premières  cures d’austérité et surtout depuis l’arrivée de Papademos est revenue. Par contre, je ne suis pas du tout surpris du résultat du Syriza, sans doute car je suis les évènements de l’intérieur et que je connais bon nombre d’ancien votants du PASOK qui me disent : “plus jamais”. “PASOK, terma”. “Maintenant, c’est Syriza ou KKE”.

    La vraie problématique, pour moi, n’est pas de voir un parti néo-nazi élu au parlement par des personnes en perte complète d’identité et d’espoir ou fortement désaxés, c’est plutôt que ce parti soit légal en Grèce.

    De nouvelles élections auront lieu, je ne vois pas comment le Syriza ou le PASOK peuvent créer une coalition quand ND à 108 sièges au parlement. Le mandat est dans les mains de Tsipras depuis ce matin, nous verrons bien. Cela peut aller assez vite. Car la situation est urgente. De 3 jours de mandat, Samaras n’a utilisé qu’une seule journée. Aujourd’hui Tsipras, demain Venizelos, et après demain, nomination d’un PM de transition pour des élections qui pourraient arriver d’ici 2 semaines.

    Et là tout est possible (pour le meilleur ou le pire d’ailleurs). 

     


  7. Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 07h07
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    @Helios : complément après avoir écouté la video. Lorsque en 4 mn dont moins d’une minute consacré aux causes de la crise grecque, on arrive à mettre en cause l’immigration, comme si c’était le problème majeur de la crise grecque, j’appelle cela un discours “nazi”.


    • Helios Le 08 mai 2012 à 07h49
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      Pour moi “nazi” fait référence à quelque chose de bien précis, et représente bien plus que l’hostilité à l’immigration.
      Je suis pour qu’on utilise les mots de la manière la plus exacte possible. C’est la seule façon finalement pour qu’on puisse se comprendre. Si tous les mots se mettent à avoir une signification étendue au point qu’ils s’appliquent à tout et n’importe quoi, comment voulez-vous qu’on s’y retrouve ?
       


      • David Le 08 mai 2012 à 08h29
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        http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Meandros_flag.svg?uselang=fr
         
        Un petit tour pour visiter le drapeau du parti devrait mettre fin à votre débat pour savoir si c’est des néo-nazis ou pas des néo-nazis. En fait, je crois qu’il n’y a pas de débat.


      • Helios Le 08 mai 2012 à 08h36
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        Vous savez, des mines aux frontières, il y en avait aux frontières l’ancienne République démocratique allemande, des nazis ?
        Quant à “Mein Kampf” on le trouvait dans l’Espagne franquiste qui nétait pas nazie. Et vous trouvez ici en France des librairies qui se proclament soutiens du FN et qui vendent aussi des ouvrages du genre de ceux que vous citez.
        Alors oui, vous avez certainement raison en ce qui concerne une sorte de “nazisme esthétique”. Mais je pense que le véritable nazisme c’est autre chose. Je ne pense pas que Michaloliakos ait des projets de domination mondiale. 
        Pour tester leur éventuel “nazisme” il faudrait leur poser la question de la position qui aurait été la leur pendant l’occupation allemende (la première). Y avait-il des forces politiques qui collaboraient ? l’Aube dorée se réclame-t’elle de ces collaborateurs ? Quelle est la filation historique de ce parti ? La période des “colonels” ?
         


      • Okeanos Le 08 mai 2012 à 08h39
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         Une des volontés affichée de Michaloliakos est d’annexer Chypre et l’Albanie. 

         


      • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h24
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        @Helios: on est bien d’accord. De la même façon que l’on ne peut pas dire sur d’une video de 4′ que ce n’est pas un parti nazi. C’était une manière de montrer la bétise de ton “analyse”, comme si Olivier et d’autres avaient établi leur conviction sur cette video !


  8. A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 07h22
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    Quand le peuple en a marre des centres sans corones et qui depuis 30 ans applique les mêmes mauvaises solutions (refuser de monétiser les besoins de notre propre monnaie), il va chercher les extrêmes … quoi de plus naturel ?
    Tiens Olivier, tu devrais à l’occasion te pencher sur le chartalisme ( http://alienaeconomics.blogspot.fr/ et http://frappermonnaie.wordpress.com/ )


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 15h48
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      Euh, c’est quoi un ou une “corone” ? J’ai pas trouvé la réponse sur le web !


      • step Le 08 mai 2012 à 21h49
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        c’est de l’espagnol…


      • Scipion Le 08 mai 2012 à 23h32
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        @ Christophe Vieren

        Cojones et non pas corones en espagnol. Cela veut dire en avoir dans le slip, avoir des c…lles!
        Voilà, voilà….   


  9. François78 Le 08 mai 2012 à 07h46
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    Ces élections sont absolument anti-démocratiques. Il faut les annuler et dissoudre le peuple.

    Et, au vu de leur éclatante réussite, maintenir les anciennes équipes au pouvoir, pour une durée indéterminée.


  10. Okeanos Le 08 mai 2012 à 07h49
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    A lire chez The Guardian : http://www.guardian.co.uk/media/greenslade/2012/may/08/greece-press-freedom?newsfeed=true

    International press freedom watchdogs are watching the political situation in Greece with growing alarm following the treatment of journalists by the far-right Golden Dawn party.
    After Golden Dawn obtained 7% of the vote, a press conference was staged by its leader Nikolaos Michaloliakos. Before his arrival, waiting reporters were ordered by party members to stand as a sign of respect.
    Journalists who refused to do so were then expelled from the room.
    This move came as little surprise to the Greek journalist Xenia Kounalaki. Last month, she wrote an article about Golden Dawn in the German weekly Der Spiegel, which prompted an attack on her on the party’s website.
    She said: “It was a 2,500-word-long personal attack… [they] recounted my entire career, mocked my alleged foreign roots (I was born in Hamburg) and even, for no apparent reason, mentioned my 13-year-old daughter.
    “The unnamed authors indirectly threatened me as well, ‘To put it in the mother tongue of foreign Xenia: “Kommt Zeit, kommt Rat, kommt Attentat!”‘ In other words, watch your back.”
    Golden Dawn’s 7% vote gives it 21 of 300 seats in the Greek parliament. It is considered to be a significant mainstream breakthrough for a partyregarded as being neo-Nazi. The party’s principal policy is to rid Greece of all “illegal immigrants”.
    Oliver Vujovic, secretary general of the South East Europe Media Organisation (SEEMO), said: “I am very worried by these developments. All political parties have to respect democratic principles and press freedom.
    “However, in one month, the Golden Dawn party threatened one journalist and obliged reporters to stand to salute the party leader or leave the press conference.
    “I hope that these incidents will be isolated cases and that the Golden Dawn leaders will respect democratic principles.”

     

     


  11. Le Yéti Le 08 mai 2012 à 07h50
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    “La vraie problématique […] c’est plutôt que ce parti soit légal en Grèce.”

    Bien d’accord. La liberté d’expression doit être conditionnée au respect des droits de l’Homme. Dès lors qu’une organisation en appelle à la négation d’un partie de la population, elle n’a AUCUNE raison d’être légal.
    D’accord d’ailleurs avec tout ton commentaire, y compris hélas avec sa conclusion : “pour le meilleur ou le pire”.


  12. Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 08h17
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    Les mots ont un sens
    Plusieurs commentaires utilisent le substantif “élite” pour désigner l’oligarchie qui nous dirige. Or non seulement le mot “élite” revêt à mes yeux une connotation plutôt positive, mais il faudrait préciser sur quel critère est établi la hiérarchie : élite par rapport à quoi ? L’argent ? L’intelligence ? La culture ? Le pouvoir ? Certes toutes ces caractéristiques sont, (hélas ?) souvent corrélées. Toutefois, dans le contexte où il est utilisé ici, il me semblerait plus convenable de désigner cette “élite” par “oligarchie”, “ploutocratie”, “classes dirigeantes” ou “classes dominantes”, …
    La bataille des idées commence par la bataille des mots.
    Deux trois exemples en vrac :
      * les personnels versus les ressources humaines
      * les charges patronales versus les cotisations sociales
      * l’excursion du coeur (d’un réacteur) versus l’accident nucléaire


    • Strategix Le 08 mai 2012 à 11h39
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      Dear Christophe,

      Dans le cadrede l’analyse de rapport de forces, une acceptation possible d’élite me semble être “celui qui est actuellement du bon côté du manche”.  


  13. chris06 Le 08 mai 2012 à 08h24
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    @Olivier,

    je ne suis pas d’accord avec le titre : désinstallation de la démocratie en Grèce, pourquoi?

    Au contraire, le fait que les Grecs se soient prononcés majoritairement contre le mémorandum d’austérité imposé par la Troïka mais pour un maintient dans l’euro est une victoire de la démocratie.

    Ce vote est à rapprocher de celui des français, il est clair que le vent est entrain de tourner en Europe et que les peuples européens disent NON à l’austérité imposée par Merkel qui va se retrouver de plus en plus isolée.

    Le résultat de tout ceci : l’Europe doit investir dans les pays du pourtour méditérannéen. Chaque pays ayant abandonné leurs droits de seigneurage au profit de la BCE, c’est maintenant aux pays de la zone euro de se mettre d’accord pour utiliser au mieux les droits de seigneurage de la BCE pour investir dans les pays qui en ont besoin. 

    Selon les différentes estimations qui ont été faites, ces droits ont une valeur comprise entre 2 et 3 trillions d’euros dont une partie pourrait être cédée à un organisme d’investissement : largement de quoi investir plusieurs centaines de milliards d’euros dans les pays qui en ont besoin et abandonner cette politique d’austérité qui les amènent toujours plus dans une dépression déflationniste comparée à laquelle celle des années 30 était une partie de plaisir…


    • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 11h38
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      Tout à fait d’accord. Si elle n’était pas tenu par cette idiotie de l’article 123 la BCE pourrait très bien investir par création monétaire, de l’ordre de 200 à 300 milliards par an pendant 10 ans au bénéfice d’une structure chargée du développement énergétique et écologique (structure bancaire qui pourrait être la BEI, structure décisionnelle qui resterait la Commission). Bien sur il faudrait parallèlement augmenter sérieusement le taux des réserves obligatoires pour limiter les banques commerciales dans leur capacité de création de monnaie de crédit supplémentaire… mais qui est ce que ça gênerait ?


    • Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 13h00
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      @chris06, il est impunément et mathématiquement impossible de :
       — Continuer d’augmenter les dettes, qu’elles soient privées ou étatisées.
       — Compter sur un retour à l’impossible croissance.
       
      Et pourtant, dans ton texte, tu mentionne ceci :
       – “les peuples européens disent NON à l’austérité”
      – “l’Europe doit investir”
      – “utiliser au mieux les droits de seigneuriage de la BCE pour investir”
      – “2 et 3 trillions d’euros xxx cédée à un organisme d’investissement”
       
      Mais, Chris06, je sais que tu sais très bien que :
       – L’endettement est l’appauvrissement du future.
       – La planche à billet est l’appauvrissement immédiat.
       
      La seule économie qui puisse marcher sur la durée est celle qui ne vit pas au dessus de ses moyens, et celle qui puisse faire vivre tout le monde et non seulement quelques hyper-industries inconcurrençables pour l’artisan et la petite entreprise familiale.
       
      Plus j’avance plus je suis convaincu que seul l’entrée dans un mode “développement durable” peut trouver un avenir à l’humanité. Soit par raison et planification pour tout le monde, soit dans des îlots régionaux fermés. Et malheureusement, une évolution douce me paraît impossible, pour se rendre compte il faut aller voir dans les supermarchés le week-end, c’est la course à l’achat, le maximum pour le minimum sans aucune considérations … la société n’est pas encore assez mûre pur faire cette évolution, nous sommes encore à l’ère du tout fossile et du consumérisme outrancier.


      • A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 14h51
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        L’endettement c’est simplement la monnaie… sans endettement, pas d’argent nulle part
        (je parle bien sur du système dans lequel nous nous trouvons … que je propose évidemment de changer)


  14. RAT Le 08 mai 2012 à 08h28
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    Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, c’est la crise économique qui est la cause de la montée des nationalismes. Elle sera d’autant plus importante tant que l’ue n’aura pas disparu. Nous assisterons au mêmes évènements que lors de la décolonisation française. Les Peuples voulant retrouver leur souveraineté l’obtiendront de gré ou de force. C’est un fait, dans l’Histoire qu’aucun empire m’a pu résister à la volonté des Nations.
    Même l’URSS a disparu, c’est dire que l’ue ne fait pas le poids face aux Peuples avides de Liberté.


  15. Lohiel Le 08 mai 2012 à 08h38
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    Je ne prétends pas savoir ce qui va se passer en Grèce maintenant, je crois que c’est impossible… par contre je trouve intéressant de comparer votre billet avec celui de Panagiotis Grigoriou, Historien et Ethnologue, qui analyse la situation présente du point de vue d’un intellectuel grec qui réside en Grèce…
    http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/05/air-libre.html


  16. david lyon Le 08 mai 2012 à 08h43
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    Olivier
    Par pitié et si ce n’est déja fait, pourriez vous faire un topo sur le pourquoi OBJECTIF de l’existence de l’euro, les avantages et les inconvenients  et un positionnement sur son utilité et donc de son avenir.

    Cela fait des années que j’essaye de comprendre et objectivement, plus j’avance et plus je trouve que l’euro est une chimère, un machin idéologique dont l’utilité pratique me semble proche de zéro et qui en 10 ans d’existence a prouvé toute sa stupidité. De Mundell à Krugman, tous y voyaient déja une cata…
    Bref, qu’en pensez vous ?

     


  17. Okeanos Le 08 mai 2012 à 08h46
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    Le nouveau Live de la journée est la.
    Faits marquants : 
    8 Mai 2012 – 11:30
    Sondage post-électoral sur le vote des jeunes :
    Syriza : 16%
    Aube dorée : 13%
    Nouvelle démocratie : 12%
    Grecs indépendants : 11%
    Pasok : 10%
    KKE : 8%
    Gauche démocratique : 8%

    8 Mai 2012 – 11:45
    Une rumeur court selon laquelle Tsipras pourrait gouverner une coalition de 4 partis pour modification de la loi électorale sur le bonus des 50 sièges alloués au premier parti.

     


  18. Bigtof Le 08 mai 2012 à 08h58
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    Une des raisons de l’échec actuel de l’Europe et de la dérive de ses politiques est liée au fait que l’objectif premier de l’Europe, à savoir connaître une paix durable, est oubliée peu à peu :
    Avec les Sarkozy, Merkel, Brown (Cameron) et suivants, nous avons, pour la première fois dans les années 2000, une génération de dirigeants qui n’ont pas connu la 2ème guerre mondiale, ni ses horreurs, et qui n’ont donc “intégré” dans leur être, aucune des raisons de cette guerre.
    Ainsi, pour eux, il s’agit d’un jeu d’influence politique et économique. Tout est alors permis dès que vous avez oublié les fondamentaux…


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 12h57
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      En admettant que “la paix” soit la raison fondamentale*, on revient comment aux fondamentaux ? On élit des grabataires ?
      ____________
      * ce que je ne crois pas. Je considère avant tout “la paix” comme un alibi honorable certes, mais qui, comme l’arbre cache la forêt, cache les vraies raisons : étendre le terrain de jeu des “acteurs économiques” en en limitant dans un second temps les règles contraignantes.
       


  19. Jacques Coeur Le 08 mai 2012 à 09h02
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    Aucun doute à avoir sur l’affiliation de l’Aube dorée à l’idéologie nationale-socialiste. Pour les plus sceptiques d’entre nous, il leur  suffit d’aller faire un tour sur le site du parti : http://xryshaygh.wordpress.com/theseis/

    Nous ne pouvons que constater qu’entre les années 30 et aujourd’hui les mêmes causes donnent les mêmes effets :
    – grave crise économique
    – humiliation de tout un peuple. Par le traité de Versailles à une époque, par la mise sous tutelle à l’autre.

    Cette évidence ne peut que nous rendre extrêmement critique vis à vis de ceux qui nous ont gouverné ces dernières années. Et alors de deux choses l’une : soit ils étaient particulièrement incompétent et nous devons nous interroger sur notre système gouvernemental et le choix de ses dirigeants, soit ils savaient ce qu’ils faisaient et dans ce cas il faut s’interroger sur le rôle que doivent jouer les partis telle que l’Aube dorée.

    Je dis bien les partis, car il est douteux que ce cas de figure se cantonne dans les mois à venir à la seule Grèce, tant la situation économique de l’Europe laisse à désirer.


  20. Okeanos Le 08 mai 2012 à 09h10
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    Lien vers la photo d’un des nouveaux députés de l’Aube dorée : 

    http://www.newsit.gr/files/Image/2012/05/08/xrysiaugi/kasidiaris-ilias-xa.jpg

    Une seule femme dans le “parti” : la femme du président.

    Le reste des photos des députés (pour ceux qui sont connus des médias sociaux) : 

    http://www.newsit.gr/default.php?pname=Article&art_id=138398&catid=9
     


  21. YpLee Le 08 mai 2012 à 09h26
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    Bonjour,

    On peut être totalement contre les idéologies de ces partis mais je ne vois pas en quoi c’est une “desinstallation de la démocratie”. C’est même à mon avis plutôt mieux qu’avant.

    Avoir une bonne représentation de tout les avis et pas juste 2 grand partis qui s’échangent leurs rôles ce n’est pas plus démocratique ?

    Il me semble que les graphique sont beaucoup plus équilibrés.

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »

    La meilleur chose qui pourrait arriver aux grec c’est une mise en faillite en ordre, depot de bilan point barre. Ensuite on reconstruit sur des bases “saines”. Mais ça aucun des 2 partis dominant ne l’a même vaguement envisagés. On voit le résultat.


    • step Le 08 mai 2012 à 21h58
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      « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »
      C’est justement le soucis avec les neo-nazis, ils ont tendance à se battre pour ne pas permettre l’expression d’une autre pensée que la leur. En quand je dis “battre” cf photo… Cf mon post il y a 2 ou 3 billets: Rien pardonné, rien appris…


  22. Stephane PASQUIER Le 08 mai 2012 à 09h38
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    FACILE D’AVOIR CE DISCOURS ANTI DROITE LORSQU’ON A PAS >25% D’IMMIGRES ILLEGAUX DANS SON PAYS. Ce qui est le cas en Grèce….il faut dire TOUTE la vérité, Monsieur 😉

    à ce taux, Marine Lepen ferait 40% de votants en France !!! 


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h16
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      Et ils étaient combien en mai 2009 ? Z’ont été attiré par l’austérité ces “clandestins” (dénombrés !) ?


      • step Le 09 mai 2012 à 15h49
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        ah mes les immigrés plus ou moins légaux on les aime bien pour les faire bosser pour pas grand chose, dans le batiment, la restauration tant que tout va bien… C’est quand l’économie se retourne qu’on se découvre un petit coin raciste. L’indignation a géométrie variable et si possible centrée sur soi-même en quelque sorte.


        • Eddie Constantine Le 09 mai 2012 à 16h02
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          Depuis quand l’anti immigrationnisme serait-il devenu du racisme ? De plus il est fort probable que règne beaucoup de laxisme dans la gestion du chômage. Et si ces gens là étaient payés correctement (à mettre en parallèle avec les avantages des fonctionnaires) il y aurait je crois moins de problèmes.


          • step Le 09 mai 2012 à 18h49
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            De plus il est fort probable que règne beaucoup de laxisme dans la gestion du chômage. Et si ces gens là étaient payés correctement (à mettre en parallèle avec les avantages des fonctionnaires) il y aurait je crois moins de problèmes.

            3 idées reçues en 3 lignes, alors là bravo.
            1) non c’est faux (voir le billet sur “l’assistanat”)
            2) “Si ces gens là…”, mais attendez la loi, c’est nous ! et ces gens là sont des français pour leur immense majorité.
            3) des avantages… mais bien sûr, sans une aucune contrepartie. Avant de dénoncer un contrat lisez le, au lieu de répéter la communication politique d’un parti politique.
            Vous verrez réfléchir par soi même c’est rafraichissant.
            Quand à la question de l’anti-imigrationnisme et du racisme, ce n’est effectivement pas là même chose, sauf que l’immense majorité des gens anti-immigrationniste “durs” que je connaissent justifient ça par du racisme. Vous savez sous le vernis, en grattant un peu…
            Personnellement, je ne trouve pas malin de faire rentrer des gens sur notre territoire en ce moment (économiquement,…) mais ayant été un étranger dans bien des pays pendant des années, je constate que nous, la France somme un pays bien peu accueillant.


      • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 17h01
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        Quelqu’un connait-il les peines encourues par les employeurs d’immigrés illégaux ? A apparemment cela n’a pas l’air très dissuasif !
        En théorie, tout est là. Mais en pratique, combien de condamnés ? Quelles peines ?


        • step Le 09 mai 2012 à 18h52
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          il n’y a pas de moyens de lutte contre cette criminalité (voir le nombre d’inspecteurs du travail en France) comme la plupart des criminalités en col blanc


  23. Helios Le 08 mai 2012 à 09h38
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    Ce qui me sidère c’est qu’en Grèce (et aussi en France) aucun mouvement politique ne s’inspire d’un pays qui a connu des problèmes analogues, c’est l’Argentine.
    Comment expliquer cela ?
     
     


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h20
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      Peut-être parce que l’Argentine n’appartenait pas à une zone à monnaie unique que l’on a présenté comme le modernisme absolu ? Et que ses voisins étaient devenus un peu plus rétifs aux intérêts des classes traditionnellement dirigeantes (longtemps “aidé” par les USA) !


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 13h24
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      Sinon, je ne sait pas ce que tu entends par “un parti qui s’inspire de l’Argentine”, mais il me semble que le Front de Gauche n’évacue pas totalement, loin de là le défaut de paiement partiel suite à un audit citoyen (à partir de la minute 19).


  24. vffge Le 08 mai 2012 à 10h19
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    L’idéologie nationale socialiste est d’extrème gauche, tous les historiens de la pensée politique le savent.

    Prétendre l’inverse relève de la manipulation des masses à des fins de basse politique.


    • Christophe Vieren Le 08 mai 2012 à 10h49
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      @VffGE : elle est bien bonne celle-là. C’est pas parce que l’on met “socialiste” dans son nom qu’on est de gauche, et pas plus d’extrème gauche ! La preuve le Parti Socialistes (nan, ca c’est pour rire !). Qui a dit “plutôt Hitler que le Front populaire” ? Que pensait Krupp de l’extrème gauche “nationale socialiste” !
      Ou alors c’est sur le terme “gauche” qu’il faudrait se mettre d’accord.
       
       


      • vffge Le 08 mai 2012 à 14h50
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        Là est au contraire le coeur du sujet, car le fond du raisonnement et des condamnations.
        Seuls les spécialistes savent ce qu’il en est, les autres sont totalement désinformés.


        • vffge Le 09 mai 2012 à 15h08
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          Je suis d’accord avec vous, surtout quant à vos deus derniers paragraphes.

          Mais pourquoi considérez vous que votre cerveau est ramolli ?


        • step Le 09 mai 2012 à 15h52
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          on est tous le cerveau ramolli de quelqu’un… ou tout cas tout le monde pense trouver en l’autre son cerveau ramolli 🙂


    • David Le 08 mai 2012 à 11h06
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      “L’idéologie nationale socialiste est d’extrème gauche, tous les historiens de la pensée politique le savent.”
      Apparemment, nous ne fréquentons pas les mêmes historiens de la pensée politique. Tous les historiens sérieux placent l’idéologie nazi à l’extrême droite.
      Toute comparaison mis à part, considérez-vous Marine Le Pen comme étant d’extrême gauche, au vu de la redéfinition de son programme économique ?
      En tout cas, ce qui est sûr, c’est que le nazisme est opposé à l’extrême gauche, et que les deux ont une vocation historique à se combattre violemment.
      Après, j’imagine que la liberté d’expression, c’est en effet le droit de raconter n’importe quoi.


      • Helios Le 08 mai 2012 à 11h19
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        Ce qui est stupide c’est de proposer une classification linéaire des idéologies et partis politiques, de la droite à la gauche, alors que la réalité est multi-dimensionnelle. Sur le problème des frontières par exemple. Il y en a de deux types : pour les personnes (P) et pour les capitaux (C). Et les forces politiques se répartissent ainsi
        (C)-(P) : nationalistes
        non(C)-(P) : conservateurs (UMP)
        (C)-non(P) : gauchistes
        non(C)-non(P) : libertariens
        Vous pouvez aussi mettre une dimension supplémentaire qui mesure jusqu’où sont près à aller les partisans d’une idéologie pour la faire triompher.
         


        • step Le 08 mai 2012 à 22h21
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          il y a aussi les gens un peu moins bêtes que la moyenne qui savent que l’immigré n’est pas un problème dans la mesure ou l’immigration est gérée avec perspicacité ET que le capital n’est pas un problème dans la mesure ou il sert à créer de la prospérité pour tous. En période de crise, on préfère en général des clivages plus simples et des solutions plus faciles (courser l’immigré ou embrocher du patron) . (en général courser de l’immigré c’est plus facile, il a en plus pas de sous pour s’enfuir/se protéger). C’est tout le danger en ce moment…


          • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 16h50
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            “le capital n’est pas un problème dans la mesure ou il sert à créer de la prospérité pour tous”, mais il le devient dés lors qu’il ne crée plus la prospérité pour tous, et c’est me semble-t-il ce qu’il se passe depuis quelques décennies, et s’accélérant depuis quelques années à cause non pas directement du capital (que peu de politiques ne songe à supprimer, y compris notre gauche la  plus extrème), mais de la liberté qu’il grignote petit à petit depuis 30-40 ans et qu’il continuera (cf. les prévisions de N. Doisy de Cheuvreux qui déjà semble se vérifier puisque Hollande, d’après Olivier, a DEJA renoné à négocier le Traité). Sauf à avoir des explosions à la grec dans quelques pays ! Patience.


      • vffge Le 11 mai 2012 à 13h05
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        [Modéré : comme indiqué, ce débat est clos svp]


  25. Jean-Luc Le 08 mai 2012 à 11h09
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    Bonjour.
    On aurait pu prendre les bonnes décisions il y a deux ans mais il semble que nos dirigeants européens n’ont pas les compétences (ou l’envie) pour faire les bons choix.
    L’Europe se construit contre les peuples et ceux-ci réagissent en rejetant ceux qui les ont mis dans une situation qui aurait pu être évitée.
    Rien de plus logique dans cette élection finalement mais je suis comme vous, je n’aime pas voir arriver de telles idéologies sur le devant de la scène politique avec possibilité d’un rôle non négligeable à l’avenir. Cela ne présage rien de bon.
    L’Europe continue sur la voie qu’elle s’est tracée sans infléchir une seconde sa direction et il est probable que l’on assiste progressivement à une multiplication de ce type de résultats dans les élections à venir. La responsabilité de nos dirigeants est en première ligne.
    Enfin, je me trompe peut-être.
     


  26. Incognitototo Le 08 mai 2012 à 11h21
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    Oui, une situation bien flippante pour les Grecques… et au final, pour nous….

    C’est étonnant et dommage que l’exemple islandais n’ait pas plus été diffusé ; ou comment on peut refuser les diktats de Bruxelles, sans sombrer dans les extrêmes…

    Il est assez évident, et à moins que Hollande fasse plus que ce qu’il a promis, que nous aurons à faire face aux mêmes types de problèmes en 2017… et même avant…


  27. Stéph Le 08 mai 2012 à 11h43
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    M. Berruyer , objectivement , l euro peut il survivre a tout cela ?
    Et sous quel délai doit on envisager son éventuel disparition / modification ?


  28. Podj Le 08 mai 2012 à 11h45
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    C’est facile de regarder les grecques… mais bon chez nous le FN fait près de 20% c’est près de deux fois plus que l’Aube Dorée…et  c’est le même genre de personnages qui trainent dans leurs rangs… la seule différence c’est que la France n’est pas (encore) dans la même situation de désespoir social. Ca me fait penser que la situation est encore potentiellement plus dangereuse en France car cette haine de l’immigré est bien plus enracinée qu’en Grèce.
    On peut juste être heureux que les élections françaises ne soient pas à la proportionnelle…


  29. BA Le 08 mai 2012 à 12h09
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    Lundi 7 mai 2012, François Lenglet explique ce qui va se passer en Europe : la vidéo dure 3 minutes.
     
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hFVA8aonJwA


    • Helios Le 08 mai 2012 à 13h04
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      ça fait déjà trois ans que Mike Shedlock le dit sur son site, que tout finira comme ça.
      En fait les choses sont simples, elles ne deviennent compliquées que quand on refuse de les voir en face.
       


  30. bébert Le 08 mai 2012 à 12h53
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    C’est un triste bouffon !

    Ils ne comprennent que la force : les autorités grecques doivent avoir le courage d’interdire un tel parti qui intimide les électeurs dans les urnes.


  31. surmely alain Le 08 mai 2012 à 12h56
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    La seule issue à la crise grecque est une alliance des gauches dans l’intérêt national sur la base d’une renégociation des accords financiers (iniques)et d’un plan offensif de renflouement des finances publiques (justice fiscale).Il y va bien sûr de l’intérêt de toute l’Europe ce que feignent de mentionner nombre d’observateurs impartiaux.Quand un monde est en faillite il ne reste plus que la gauche pour le relever.L’histoire l’a déjà montré plus d’une fois.Il n’est pas certain que ce que traverse actuellement la Grèce soit franchement drôle ni pour les Grecs ni pour nous du reste.Les défis doivent être relevés et ils le seront.Parce que c’est une nécessité.Il n’y a pas de choix en réalité face à l’actuel désastre économique.
     


    • Helios Le 08 mai 2012 à 13h10
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      La gauche et le droite se sont succédées depuis la chute des colonels.
      Il manque quelques trucs dans votre liste de recettes : des frontières, et la fin de l’européisme (sauf pour des choses symboliques et sans importance réelle). Mais il est déjà trop tard, tout le fric est parti. Faudra repartir à zéro.
       
       
       


      • step Le 08 mai 2012 à 22h26
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        il y a plus dangereux que la perte en capital pour la grèce, c’est la désagrégation du truc soit disant inutile qui s’appelle l’état collectivement, et individuellement la perte de savoir faire lié au chômage subi par la population. Sans infrastructure, sans savoir faire, on peut balancer des tombereaux de billets sur la grèce, elle ne se relèvera jamais.


  32. Patrick Luder Le 08 mai 2012 à 13h25
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    “Désinstallation de la démocratie”
    Là il devient clair que les limites acceptable pour le peuple ont été largement dépassées ! Le gouvernement est rejeté ou en passe de l’être, prêt à être renversé, mais par quoi, par qui ???
     – Un dictateur salvateur ?
     – Un homme fort, libre et avec de nouvelles idées = un dictateur.
     – L’anarchie provisoire en attente d’une nouvelle organisation ?
    La désorganisation est totale et elle provient d’au mois trois facteurs :
    1° Une gestion financière criminelle et une politique aveugle et sans but.
    2° Une possibilité trop facile d’accumuler des dettes irremboursables, irresponsables.
    3° Un blanc-seing du peuple à un système pourris dont tout le monde trouvait profit.
    Alors OUI, il devient compréhensible que cette gabegie ne pourra pas être gérée de manière démocratique (par décision commune) d’ou le terme particulièrement bien choisis de “Désinstallation de la démocratie”.
    S’il reste un semblant de gouvernement responsable, la seule décision encore viable serait celle d’une faillite générale et totale et d’un redémarrage déjà interne, doux et sain (sans dettes).


  33. tchoo Le 08 mai 2012 à 13h42
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    La vraie information et la vraie bonne nouvelle c’est le score de Siriza.
    Les facho à 7% vous font peur, et alors chez nous à 17% que dit-on?


  34. Eddie Constantine Le 08 mai 2012 à 13h50
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    Au moins l’apparition de ce parti à la lumière des élections montre combien tous ceux qui ont osé traiter le parti de Marine Le Pen d’extrême droite nauséabonde et fasciste, raciste etc…  se trompaient. Le FN présente l’avantage de canaliser (pour l’instant, mais rien ne dit que certaines franges ne vont pas s’en détacher) le ressentiment de nombre d’électeurs et de les tenir dans le champ républicain. Ce que je ne comprends pas c’est que Aube Dorée ait le droit d’exister en Grèce et ne soit pas dissout.


    • Eddie Constantine Le 08 mai 2012 à 15h29
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      Ouais… Mais aux Etats Unis ces partis n’ont aucune chance d’arriver au pouvoir,
      alors qu’en Europe ce n’est pas le cas. De plus les images sont parlantes… A moins que couteaux et barres de fer soient devenus des instruments de la Démocratie ?


      • Helios Le 08 mai 2012 à 15h37
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        C’est justement ce que je dis. Les couteaux et les barres de fer sont illégaux et devraient être réprimés. Mais curieusement ce n’est pas ce qui vient immédiatement à l’esprit.
         
         


      • Jacques Coeur Le 08 mai 2012 à 19h50
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        Les chemises d’argent ne sont pas si lointaines, et leur résurgence est à craindre dans les moments difficiles que s’apprêtent à vivre les ex-maîtres du monde.


  35. TZYACK Le 08 mai 2012 à 16h28
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    Le défaut de la Grèce est imminent ainsi que, par effet de dominos, celui des autres Etats trop endettés..
    L’Euro, monnaie unique, est mort.
    Vive les nouvelles monnaies du nouveau SME. 


  36. A-J Holbecq Le 08 mai 2012 à 16h37
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    Comment se fait il que quand je fais répondre à une notification de commentaire (et c’est ainsi depuis des mois) j’arrive toujours sur cette page  http://www.les-crises.fr/2012/05/08/desinstallation-democratie?replytocom=15975#respond
    [ Oops!
    The page you’re looking for can’t be found. But wait, try this:]
     
    C’est un peu énervant 🙂


  37. Joanna Le 08 mai 2012 à 18h04
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    S’en prendre aux « aubes dorées » je suis pour bien sur (toutefois pas en utilisant leurs méthodes).
    Mais ne pas vouloir éradiquer les autres violences c’est pour moi comme si on réprimait la seule délinquance commise par les « racailles » et qu’on laissait parallèlement prospérer la délinquance en col blanc.


  38. BA Le 08 mai 2012 à 18h26
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    Mardi 8 mai 2012 :
     
    Marchés européens : plombés par l’instabilité politique en Grèce.
     
    Les Bourses européennes ont fini en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant de la situation en zone euro face au blocage politique en Grèce, après la victoire aux législatives des opposants à l’austérité.
     
    Deux jours après les élections, la Grèce semble ne pas être en mesure de forger une coalition gouvernementale qui puisse garantir l’application du plan d’austérité, nécessaire à la poursuite de l’aide financière internationale.
     
    “Le risque est celui d’un défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro”, préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
     
    Le président de l’agence de notation Fitch a évoqué ouvertement “une sortie de la Grèce de la zone euro, qui ne signifierait pas la fin de la devise européenne” selon lui, dans une interview au Spiegel Online.
     
    La Bourse de Paris a plongé de 2,78%, le CAC 40 terminant à 3124,80 points dans un volume d’échanges assez faible, mardi étant un jour férié en France.
     
    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a perdu 2,37%, à 13’937 points.
     
    L’indice Dax de la Bourse de Francfort a perdu 1,90% à 6444,74 points.
     
    A la Bourse de Londres, le FTSE-100 a reculé de 1,78% à 5554,55 points.
     
    La Bourse d’Athènes a lâché 3,62%, clôturant à 620,54 points, au plus bas en 20 ans, tandis que l’indice des valeurs bancaires poursuivait sa dégringolade à – 9,56%.
     
    (Dépêche AFP)


    • Rostov Le 08 mai 2012 à 20h44
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      Pourtant hier tout allait merveilleusement bien, les bourses étaient dans le vert, les investisseurs étaient tout heureux d’entendre Merkel et Hollande placer le mot croissance à peu près cinq fois dans chacune de leurs phrases.
      Aujourd’hui badaboum, c’est bizarre hein ? Mais pas de panique, demain Merkel et Hollande placeront le mot croissance 10 fois, puis 20 fois si c’est pas suffisant dans leurs phrases.
      Et si ça ne fonctionne pas, Bernanke et ses robots donneront un coup de main à leurs collègues européens pour soutenir artificiellement les cours. Les ricains sont très doués pour ça. Un dow proche de ses plus hauts historiques dans le contexte actuel, ça démontre la puissance de ces machins !
      Qu’est-ce qu’on ferait pas pour donner l’illusion que tout est sous contrôle ! Village Potemkine comme dirait l’autre.


  39. Okeanos Le 08 mai 2012 à 19h19
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    Mikis Theodororakis se place du côté de Tsipras, qui a d’ailleurs évoqué son plan d’action en cas de victoire :
    1. Annulation immédiate des mesures d’austérité, en particulier celles concernant les coupes dans les salaires et les pensions ;
    2. Annulation des dispositions du programme d’austérité qui exterminent les droits des travailleurs.
    3. Moratoire sur le remboursement de la dette.
    4. Des changements immédiats à la loi électorale [50-sièges en prime] et l’annulation de la loi de protéger les ministres de rendre des comptes.
    5. Le contrôle public des banques et l’ouverture d’un audit sur la situation des banques.
    6. Mise en place d’une commission internationale pour auditer la dette publique.
    7. La coopération à l’échelon européen.
    « La crise n’est pas grecque, elle est européenne», a-t-il dit.
    Personnellement, je trouve que c’est juste EXACTEMENT ce que la Grèce doit faire depuis 2 ans.
    Et si la lumière venait de Tsipras et de Syriza ?
    Même si une coalition n’est pas possible, c’est un message fort pour les futures élections !

     


    • Vénus-Etoile du Berger Le 08 mai 2012 à 19h33
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      Super vous leur faites une sacrée pub à ce super parti! Et exprimer que le parti d’ici (je ne le citerai pas NON surtout pas tellement cela m’horripile) est un doux agneau c’est scandaleux.
      Choisir aussi aujourd’hui, jour sacré d’une commémoration qui symbolise la fin du n. où de nombreuses personnes se recueillent pour des parents disparus c’est vraiment écœurant.
      Je suis complètement atterrée, c’est la cruauté humaine dans toute sa splendeur.

      Héraclite avait bien raison:
      ” Tout le malheur des Hommes vient de ce qu’ils ne vivent pas dans le monde, mais dans leur monde”


      • Vénus-Etoile du Berger Le 09 mai 2012 à 00h09
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        “Super vous leur faites une sacrée pub à ce super parti!” je précise je parle du parti ad qui a fait 7%, je ne voulais pas le citer, en effet je ne souhaite pas contribuer à leur faire de la pub! je suis toutefois contrainte de le préciser  


        • Okeanos Le 09 mai 2012 à 09h14
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          Je crois que vous avez mal lu. Tsipras est le leader de Syriza, la gauche radicale, et la nouvelle gauche tout court si on regarde le score du PASOK et sa politique appliquée depuis 2 ans…

           


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 mai 2012 à 14h34
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            Mon message est rattaché par défaut au votre cependant ce message n’était pas destiné à  répondre à vos écrits ci-dessus, je répète donc “super parti” par ironie(car je le trouve bien désolant) fait référence au parti a. d. (n.) 


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 mai 2012 à 18h48
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            Je m’excuse donc pour la gêne occasionnée. Bonne soirée.


    • Le Yéti Le 08 mai 2012 à 23h12
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      Bien d’accord avec ce plan d’action. Et sur le “message fort”.


  40. FrédéricLN Le 08 mai 2012 à 19h47
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    1- nous sommes surendettés, mais nos créanciers pensent qu’ils peuvent nous garder la tête hors de l’eau ;

    2- nous leur envoyons notre négociateur le plus sérieux et constructif pour qu’ils lui accordent le maximum, en échange d’engagements gigantesques pour les 40 prochaines années ;

    3- évidemment ça ne marche pas, nos recettes s’effondrent et nous ne pouvons pas tenir nos engagements pour la première année, les créanciers comprennent qu’ils ont perdu beaucoup d’argent et que de toute façon nous ne les rembourserons que difficilement, ils veulent faire encore plus pression,

    4- alors nous rangeons le négociateur dans sa boîte et leur envoyons un voyou qui leur dit le mot de Cambronne et les traite de tous les noms. Et comme nous avons désigné le voyou comme souverain, nous ne sommes plus responsables de rien.

    C’est ça, le risque souverain.


  41. BA Le 08 mai 2012 à 20h12
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    Lundi 7 mai 2012 :
     
    Nicolas Doze parle de la sortie de la Grèce de la zone euro, de l’éclatement de la zone euro, et du retour aux monnaies nationales. 
     
    Concernant la France et le retour au franc, Nicolas Doze déclare :
     
    “Le seul moyen pour redonner de l’espoir, une dynamique et une chance aux jeunes de France, c’est de les libérer de la dette. Car, compte tenu du stock de dette que nous avons, il n’y a qu’un seul moyen pour libérer notre pays de la dette, c’est de reprendre la main sur notre politique monétaire, de dévaluer la monnaie, ce qui sera suivi d’une forte inflation. Il n’y a pas d’autre solution.”
     
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TA_S1Ba51lY
     


    • Rostov Le 08 mai 2012 à 20h36
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      François Lenglet aussi, c’est dingue, il aura suffi d’un vote en Grèce pour qu’ils commencent à ouvrir les yeux !
      A ce rythme dans une semaine vous verrez les technocrates de Bruxelles sortir de leur tour d’ivoire pour reconnaître que l’euro est condamné… Bon, je rêve peut-être un peu là ^^


      • Eddie Constantine Le 09 mai 2012 à 13h51
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        Pas d’accord: ils ont toujours su comment cela allait se terminer. Ils sont justes serviles au pouvoir dominant. J’ai entendu un jour ND dire à l’antenne ne sachant pas que tout le monde l’entendrait: si les gens savaient ce qu’on se dit en “off” … Ou quelque chose d’approchant.


  42. Coligny Le 08 mai 2012 à 20h39
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    On parle de faire revoter les Grecs le 17 juin.Incroyable. Le peuple ne s’est pas prononcé clairement en désavouant les collaborateurs du système bruxellois, ND et le PASOK?
    Et après Barroso et consorts donnent des leçons de démocratie à la terre entière!!!!


    • Rostov Le 08 mai 2012 à 20h48
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      Le peuple s’est très clairement prononcé, mais en l’état actuel des choses, aucun gouvernement ne peut être formé. L’organisation de nouvelles élections semble inévitable.


    • Okeanos Le 09 mai 2012 à 09h51
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      Réaction de Samaras (Nouvelle démocratie – la droite historique) sur Syriza : ” Un rejet unilatéral des conditions de sauvetage plutôt que leur renégociation va nous conduire hors de l’euro.”

      Kouvelis (gauche démocratique) accepte une coalition avec Tsipras.

      Tsipras rencontrera Kammenos (grecs indépendants) cet après midi et Venizelos ensuite. Venizelos a indiqué qu’il ne prendrait pas le mandat si une discussion avec Tsipras ce soir montre qu’ils ne peuvent pas se mettre d’accord.

      Donc, pour résumer, si pas de coalition menée par Syriza après demain, de nouvelles élections peuvent déjà être programmées. Avec un avantage fort pour Syriza qui devrait être en mesure d’aspirer des voix de KKE : certains ont voté KKE en espérant que Papariga change d’avis et décide de coopérer. Voyant qu’elle restera sur ses positions, ils pourraient directement se tourner vers Tsipras.

      Le fait que Kouvelis accepte une coopération pourrait aussi donner de idées à ses électeurs.

      Autre point : les grecs sont PROFONDEMENT en colère contre la classe politique accusée (a raison pour les partis historiques) de s’être remplis les poches (avec une aide prononcée de certains pays corrupteurs européens). Tsipras est jeune et brillant : il n’est donc pas (ou beaucoup moins) assimilé a ces politiciens si critiqués en Grèce. Il a montré son talent et son caractère de leader en quelques jours : ceux qui doutaient encore de sa réelle possibilité d’action vont donc peut-être revoir leur copie.

      Il ne faut pas oublier non plus tous ceux qui n’ont pas voté et qui pourraient retourner dans les urnes. D’ailleurs au passage, les jeunes qui faisaient leur service loin de leurs bureaux de vote n’ont pas eu la possibilité de voter dans leur caserne, pour la première fois. L’armée leur a indiqué que si ils voulaient voter, c’était avec leurs propres deniers. Quand on sait que beaucoup d’entre eux sont à Chypre…..

      Quoi qu’il arrive, coalition ou pas, accrochez-vous, cela risque de bouger en Europe.

       

       


  43. Crapaud Rouge Le 08 mai 2012 à 20h56
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    Au contraire de beaucoup d’intervenants, je suis plutôt d’accord avec le titre choc. Le fractionnement de l’assemblée va rendre difficile le maintien d’une majorité, donc fragiliser l’exercice du pouvoir, alors que la situation exige des décisions graves. Au final, même si la démocratie est encore place, on a l’impression qu’un boulevard s’est ouvert devant l’extrême-droite. L’emploi de la force, (la dictature), risque d’apparaître de plus en plus comme le seul moyen de gouverner.


  44. Eddie Constantine Le 09 mai 2012 à 13h58
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    Il y a quand même un gros problème avec les Grecs: 
    – les partis de la rigueur, de gouvernement, sont désavoués, mais
    – les partis qui prônent l’ abandon de l’€ ne sont pas pour autant adoubés. 
    La conclusion semble s’imposer: les Grecs  se moquent du monde et continuent a revendiquer le beurre et l’argent du beurre.


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 16h35
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      Et si cela signifiait simplement qu’il n’y a pas (encore), comme dans toute bonne démocratie, une majorité qui se dégage.
      En France environ 50% (des électeurs) sont pour une politique menée par l’UMP et environ 50% sont pour une politique menée par le PS. Oh ben alors ces français, ils savent pas ce qu’ils veulent !!!!!!!!!!!!!!!!
      Avec une bonne dictature, au moins, on ne se pose plus ce genre de question. Ca fait déjà un gros, gros gros problème de moins, cré bon diou !!!


      • Fabrice Le 09 mai 2012 à 19h03
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        Une question que je me pose en sortant de l’euro à combien s’élèverait la dette de la France en franc sachant que j’imagine que nous serons loin du 6,55957, x7, x8, … ?
         
        là j’imagine de toute qu’arrivé à ce niveau ce serait le défaut direct.
         
         
         
         


        • Fabrice Le 09 mai 2012 à 19h06
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          il est évident que la question vaut pour la grèce, mais je ne connais pas le taux qu’avait utilisé la grèce pour le passage à l’euro.


          • Okeanos Le 09 mai 2012 à 19h28
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            1€ = 341 drachmes

            1kg de pain (de base) est passé de 100 à 150 drachmes à 1€ en une nuit.  Il est à 1.5€ aujourd’hui. (1kg de pain est entre 1.5€ et 5€ fonction de la qualité)

            Une question que je me pose et Olivier(ou qqun d’autre) pourra surement répondre (désolé si la réponse existe déjà sur le blog) : dans le cas d’une sortie de la zone euro, qui décide du taux appliqué ? L’Etat, l’EU ? Est-ce le taux appliqué à l’entrée dans la zone ? Qu’est-il prévu dans les traités ?


        • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 21h05
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          Olivier n’est pas taquin. Puisque ni le Franc, ni le drachme, ni autre monnaie de la zone euro n’existe plus, le taux le plus évident à adopter est 1 € = 1 Franc = 1 drachme = 1 lire = 1FB, etc… . Aucun intérêt à se référer à nos “anciens nouveaux francs”.


          • Fabrice Le 09 mai 2012 à 21h30
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            je fatigue peut être à cette heure mais pour moi la valeur de l’euro ne vaut son potentiel de valeur si élevé que grâce à certains pays de cette union dont principalement l’Allemagne.
             
            Un pays que ce soit le franc ou la drachme pris indépendamment des autres ne peut avoir la même valeur qu’avant avec les autres, ou a mon avis il n’aura la valeur d’un euro qu’une seconde avant la première valorisation sur le marché des changes, sinon ce se serait un sacré cadeau mais je doute qu’on soit dans le monde des bisounours quand même.


          • Fabrice Le 09 mai 2012 à 21h45
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            ah voilà ce que j’avais lu qui m’a fait poser cet question, c’est une fiction mais du coup ça m’était resté en mémoire :
             
            http://finance.blog.lemonde.fr/2012/03/21/le-jour-ou-la-drachme-reapparut-a-athenes/


          • Christophe Vieren Le 10 mai 2012 à 05h37
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            @Fabrice : oui bien sûr tu as raison. La parité 1 € = 1 drachme ne tiendra pas longtemps. Ce sont les “marchés” qui décideront avec une marge de manoeuvre de la BCE et de la banque centrale grecque pour surévaluer ou dévaluer de manière plus ou moins marginale, selon les intérêts respectifs de l’Eurozone et de la Grèce d’aller dans un sens ou dans l’autre selon que chacune des entités veut faciliter les importations ou les exportations entre-elles. Enfin, je crois.


  45. Deres Le 09 mai 2012 à 15h14
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    Hollande reviendra de Berlin où il aura rencontré Angela Merkel et il s’exclamera à la sortie de l’avion qu’il a sauvé l’Euro en brandissant son pacte pour la croissance signé avec les allemands. Toute ressemblance avec des  personnages ayant existé sera fortuite.

    Si on prend trop la tête aux allemands, c’est eux qui finiront par quitter l’euro avec les autres pays du nord … Il ne le feront que quand ils auront réussi à se débarrasser d’un maximum de dette des pays du sud, ce qui sera facile à faire si Hollande comme annoncé redirige l’épargne des français vers notre dette souveraine (emprunt obligatoire, plafond des livrets réglementé gérés par la caisse des dépôts, pressions sur les banques et assurances dont l’une est dirigé par un camarade de promotion du président). Ne pas oublier que l’opinion qui influe les urnes existe aussi en Allemagne : là-bas, les gens ne veulent pas payer pour les autres européens et peuvent le faire payer cher aux politiques.


  46. vffge Le 09 mai 2012 à 15h15
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    Bien que qualifié d’extrème droite, Aube Dorée est un mouvement d’extrème gauche, car extrèmement socialiste, extrèmement étatiste, extrèmement athéiste, bref totalitaire et violent.
    Le problème est que ce mouvement s’ajoute aux autres mouvements se qualifiant eux même d’extrème gauche.
    Le total est important, ce qui le rend terrifiant.

    Tous ces crétins n’ont jamais vécu certaines époques, ce qui explique qu’ils peuvent être d’autant plus facilement manipulés.


    • step Le 09 mai 2012 à 16h03
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      Helios, peut tu reposter le C-P par ce que là les bots qui postent des phrases de propagande aléatoirement dans le fofo, c’est fatiguant. Surtout ceux qui qualifient environ 45% des grecs et 30% de français de “crétins”.
      Tous ces “crétins” qui n’ont pas compris la médiocrité de cette segmentation droite/gauche pour comprendre les courants politiques, ce qui explique qu’ils peuvent être d’autant plus facilement manipulés 🙂


    • Christophe Vieren Le 09 mai 2012 à 16h57
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      @ffge : tu devrais aller le dire à Mélenchon et Le Pen, ainsi qu’à Tsipras et Michaloliakos, etc … car ils n’ont pas eu la chance de lire tes historiens. Ainsi ils pourront gouverner ensemble tellement ils sont objectivement proches. On va tout de même pas chipoter sur quelques “détails” de l’histoire.


  47. sissa Le 10 mai 2012 à 19h23
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    c’est sûr, un parti qui a choisi un symbole directement inspirée de la svastika, qui fait des saluts bras tendus, qui s’organisent en milices pour bastonner les immigrés et les militants de gauche , cela n’a rien à voir avec le nazisme, mais alors rien à voir du tout.


    • Okeanos Le 10 mai 2012 à 22h59
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      Ce soir, un député de Chryssi Avghi sur la télé grecque, a dit : “Hitler n’a jamais été jugé par l’histoire”.

       


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