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18.novembre.201818.11.2018 // Les Crises

Élection de Bolsonaro au Brésil : lisez ses positions d’extrême-droite avec ses propres mots. Par Andrew Fishman

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Source : The Intercept, Andrew Fishman, 28-10-2018

Jair Bolsonaro salue la foule après avoir voté le 28 octobre à Rio de Janeiro. Photo : Mauro Pimentel/AFP/Getty Images

Jair Bolsonaro a été élu président du Brésil dimanche soir. Le candidat d’extrême droite a obtenu plus de 55% des votes valides. Son opposant, Fernando Haddad, du Parti des travailleurs, en a recueilli moins de 45%. Dans un pays où le vote est obligatoire, près de 29 % des adultes ont préféré voter blanc ou s’abstenir.

Dans toutes les rues des villes brésiliennes, on a entendu des feux d’artifice, des cris et des coups de klaxon à la proclamation des premiers résultats des élections. Des milliers de sympathisants, dont beaucoup vêtus de vert et de jaune, se sont rassemblés devant la résidence du président élu à Rio de Janeiro, face à la mer. Dans la rue principale de São Paulo, l’Avenida Paulista, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour séparer les électeurs d’Haddad et ceux de Bolsonaro.

Bolsonaro, qui s’est adressé aux médias tout au long de sa campagne, a choisi de faire sa première déclaration après l’élection lors d’un Live Facebook, plutôt que lors d’une conférence de presse. « Nous ne pouvions pas continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme et l’extrémisme de gauche », a-t-il déclaré. Le live a été retransmis par les principales chaînes de télévision, mais il a été interrompu à plusieurs reprises en raison de problèmes de connexion. « Toutes les promesses faites aux groupes politiques et au peuple seront tenues », a-t-il ajouté.

Peu de temps après, il est sorti, a fait une brève déclaration aux médias et a demandé à l’un de ses plus ardents partisans, le sénateur Magno Malta, de mener le groupe dans la prière. Il a ensuite lu une déclaration écrite et répondu aux questions d’un représentant de la presse.

A l’origine, le Parti des Travailleurs avait pour candidat l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva [Lula], qui était le grand favori dans les sondages. Cependant, son parti a été contraint à le remplacer en dernière minute par Haddad, un ancien maire de São Paulo qui n’avait pas réussi à se faire réélire en 2016, après que Lula a été envoyé en prison après une condamnation – sujette à caution – pour corruption, et il était clair que les instances de justice supérieures n’allaient pas casser cette condamnation. Handicapé par une campagne qui a démarré tardivement et par l’absence de notoriété au plan national, Haddad a eu du mal à se faire connaître et à prendre ses distances avec la réputation qui liait son parti à la corruption et au statu quo. Néanmoins, grâce à la base solide du Parti des travailleurs et au message « Haddad, c’est Lula », cet universitaire de 55 ans a passé le premier tour des élections du 7 octobre, remportant 29 % des voix dans un scrutin à 13 candidats.

Les élections de cette année ont été particulièrement difficiles, marquées par une polarisation radicale, une violence politique et des campagnes de désinformation massives sur les médias sociaux, dans un pays qui a été secoué par des années de crises sociales, économiques et politiques. Depuis 2013, des millions de personnes de toutes tendances politiques sont descendues à plusieurs reprises dans les rues pour manifester ; le Brésil a lutté pour sortir de la pire récession de l’histoire ; des scandales de corruption massive ont déstabilisé les institutions politiques et les principaux acteurs économiques ; l’ancienne présidente Dilma Rousseff (également du Parti des travailleurs) a été destituée pour des motifs contestables ; son successeur, le président Michel Temer, (le dirigeant le plus détesté de l’histoire démocratique du Brésil), a imposé une série de mesures d’austérité impopulaires ; et Lula a été emprisonné, un processus qui a exposé le pouvoir judiciaire à des critiques incessantes pour sa posture partisane.

Des partisans de Bolsonaro défilent avec un simulacre de cercueil représentant le Parti des travailleurs, à Rio de Janeiro, Brésil, lors du second tour des élections présidentielles, le 28 octobre 2018. Photo : Carl de Souza/AFP/Getty Images

Bref, toutes les grandes institutions politiques se sont trouvées de plus en plus discréditées à mesure que le Brésil sombrait de plus en plus profondément dans le gouffre. De cet abîme a émergé Jair Bolsonaro, un ancien capitaine de l’armée qui avait à son actif six mandats de député de Rio de Janeiro, qui brandissait le slogan « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous », et promettait de résoudre tous les problèmes grâce à une politique sans concession.

Il y a sept ans, Bolsonaro était la vedette de l’émission humoristico-politique CQC, où il faisait des déclarations outrancières. Une ancienne présentatrice, Monica Iozzi, a déclaré qu’il avait été interviewé à plusieurs reprises « pour que les gens puissent constater la médiocrité des représentants que nous élisions ». Maintenant, c’est Bolsonaro qui rit, et Iozzi déclare regretter de lui avoir accordé du temps d’antenne. Surfant sur la vague de mécontentement public, Bolsonaro fait campagne contre le Parti des Travailleurs, la corruption, les politiciens, la criminalité, le « marxisme culturel », les communistes, la gauche, la laïcité et les « privilèges » des groupes marginalisés au cours de l’histoire. Il prônait plutôt les « valeurs familiales traditionnelles », le « patriotisme », le nationalisme, l’armée, une nation chrétienne, les armes à feu, davantage de violence policière et une économie néolibérale qui promettait de revitaliser l’économie. Bien que son programme politique actuel ne contienne pas de propositions concrètes, l’énergie déployée autour de sa candidature a suffi pour remporter la présidence et faire de son parti social libéral, auparavant insignifiant, le deuxième groupe au Congrès.

Mais ce qui a effrayé ses opposants, de nombreux observateurs internationaux et même de fervents critiques du Parti des Travailleurs, ce sont les déclarations répétées de Bolsonaro en faveur de la dictature militaire du Brésil, de la torture, des exécutions sommaires par la police, de la violence contre les LGBTQ, les Afro-Brésiliens, les femmes, les indigènes, les minorités, les opposants politiques, ainsi que son opposition aux principes et aux règles démocratiques.

Voici le prochain président du Brésil, dans ses propres termes et au fil des années. Dans les mois qui viennent, le Brésil et le monde entier découvriront si Bolsonaro tiendra ces promesses radicales lorsqu’il prendra ses fonctions, le 1er janvier 2019 :

« Je suis pour une dictature, pour un régime d’exception. »

Session publique à la chambre des députés en 1993

Interviewer : Si vous étiez président de la République aujourd’hui, vous passeriez-vous du Congrès ?

« Il n’y a aucun doute là-dessus. Je ferais un coup d’État le jour même ! Ça [le Congrès] ne marche pas ! Et je suis sûr qu’au moins 90 % de la population ferait la fête, applaudirait, parce que ça ne marche pas. Le Congrès aujourd’hui n’est bon à rien, mon frère, il vote juste ce que le président veut. Si c’est lui qui décide, qui gouverne, qui domine le Congrès, alors faisons un coup d’État rapidement, allons directement à la dictature. »

Émission Câmara Aberta TV, le 23 mai 1999

« Le pau-de-arara [une technique de torture] fonctionne. Je suis pour la torture, vous le savez. Et le peuple aussi y est favorable. »

Émission Câmara Aberta TV, le 23 mai 1999

« Par le vote, vous ne changerez rien dans ce pays, rien, absolument rien ! Malheureusement, cela ne changera que lorsque, un jour, nous déclencherons une guerre civile ici et ferons le travail que le régime militaire n’a pas fait. Tuer quelque 30 000 personnes, à commencer par FHC [le président de l’époque, Fernando Henrique Cardoso], pas les mettre dehors, les tuer ! Si des innocents doivent mourir, ce n’est pas grave, dans toutes les guerres, il y a des innocents qui meurent. »

Émission Câmara Aberta TV, le 23 mai 1999

« Je ne me battrai ni ne ferai de discrimination, mais si je vois deux hommes s’embrasser dans la rue, je les passe à tabac. »

Journal Folha de São Paulo, le 19 mai 2002

« Je suis un violeur maintenant. Je ne te violerais jamais, parce que tu ne le mérites pas… salope ! »

Rede TV, s’adressant à la députée Maria do Rosário, le11 novembre 2003

Jair Bolsonaro rend hommage à ses partisans lors d’un rassemblement à Curitiba, au Brésil, le 28 mars 2018. Photo : Hueler Andrey/AFP/Getty Images

« Je serai incapable d’aimer un enfant homosexuel. Ne soyons pas hypocrites : je préférerais que mon fils meure dans un accident plutôt que de se ramener avec un moustachu. Pour moi, il serait mort.

« Si votre fils commence à se comporter un peu comme un gay, frappez-le avec du cuir, et il changera d’attitude. »

Participação Popular, TV Câmara, le 17 octobre 2010

Preta Gil, actrice et chanteuse : Si votre fils tombait amoureux d’une femme noire, que feriez-vous ?

« Oh, Preta, je ne vais pas parler de débauche avec n’importe qui. Je ne cours pas ce risque car mes enfants ont été très bien élevés et n’ont pas vécu dans le genre d’environnement que, malheureusement, vous fréquentez. »

CQC, TV Bandeirantes, le 28 mars 2011

« Si un couple homosexuel vient vivre à côté de chez moi, ça fera baisser la valeur de ma maison ! S’ils se promènent main dans la main et s’embrassent, ça la dévalorise. »

Playboy Magazine, le 7 juin 2011

Interviewer : Êtes-vous fier de l’histoire de la vie d’Hitler ?

« Non, de la fierté, je n’en ressens pas, Ok ? »

Interviewer : Vous l’aimez bien ?

« Non. Ce que vous devez comprendre, c’est la chose suivante : La guerre est la guerre. C’était un grand stratège. »

CQC, TV Bandeirantes, le 26 mars 2012

Interviewer : Avez-vous déjà frappé une femme ?

« Oui. J’étais encore jeune, dans l’Eldorado, une fille m’a provoqué… »

Interviewer : Vous l’avez plaquée au mur et mis quelques tapes ? Pouah !

« Non, eh bien, non… ( Rires ) Je suis marié. Ma femme ne va pas aimer cette réponse. »

CQC, TV Bandeirantes, le 26 mars 2012

« Les homosexuels ne trouveront pas la paix. Et je bénéficie de l’immunité [parlementaire] pour dire que je suis homophobe, oui, et très fier de l’être si c’est pour défendre les enfants dans les écoles. »

TWTV, le 5 juin 2013

Jair Bolsonaro se fait prendre en photo avec des soldats lors d’un défilé militaire à Sao Paulo, Brésil, le 3 mai 2018. Photo : Nelson Almeida/AFP/Getty Images

« Je n’emploierai pas [une femme] au même salaire [qu’un homme]. Mais il y a beaucoup de femmes qui sont compétentes. »

SuperPop, RedeTV!, le 15 février 2016

« Au-delà du “Brésil avant tout”, puisque nous sommes un pays chrétien, “Dieu avant tout !” Ce n’est pas cette histoire, cette petite histoire d’État laïc. C’est un État chrétien, et si une minorité s’y oppose, alors bougez ! Construisons un Brésil pour les majorités. Les minorités doivent s’incliner devant les majorités ! La loi doit exister pour défendre les majorités. Les minorités doivent s’intégrer ou simplement disparaître ! »

Rassemblement à Campina Grande, Paraíba, le 8 février 2017

« C’est avec la violence qu’on combat la violence. »

The Noite avec Danilo Gentili, SBT, le 20 mars 2017

« J’y suis allé avec mes trois fils. Oh, l’autre y est allé aussi, il y avait le quatrième. J’en ai un cinquième aussi. J’avais quatre gars et le pour le cinquième, j’ai eu un moment de faiblesse et c’est une fille qui est apparue. »

Discours au Hebraica Club, Rio de Janeiro, le 3 avril 2017

« Si je [deviens président], il n’y aura pas d’argent pour les ONG. Ces [gens] qui ne sont rien devront se mettre au travail. Si j’y arrive, je suis favorable à ce que chaque citoyen ait une arme à feu chez lui. Vous n’aurez pas un centimètre de délimitation pour les réserves indigènes ni les quilombolas [implantations de descendants d’esclaves évadés ou affranchis qui bénéficient d’un statut de protection]. »

Discours au Hebraica Club, Rio de Janeiro, le 3 avril 2017

« Quelqu’un a-t-il déjà vu un Japonais mendier ? Parce que c’est une race qui connaît la honte. Ce n’est pas comme cette race ici, ou comme une minorité marginalisée qui passe son temps à ruminer. »

Discours au Hebraica Club, Rio de Janeiro, le 3 avril 2017

« Le gros problème au Brésil, c’est que le gouvernement veut saigner les hommes d’affaires. … Le travailleur devra décider : moins de droits et un emploi, ou bien tous les droits et le chômage. »

Rassemblement à Deerfield Beach, Floride, le 8 octobre 2017

« Je donnerai carte blanche à la police pour tuer. »

Rassemblement à Deerfield Beach, Floride, le 8 octobre 2017

« Comme j’étais célibataire à l’époque, j’ai utilisé l’argent de mon indemnité [de parlementaire] pour baiser. »

TV Folha, le 11 janvier 2018

« Ce groupe, s’il veut rester ici, devra se soumettre à notre loi à tous. Partez ou bien vous irez en prison. Ces marginaux rouges seront bannis de notre patrie. »

Discours vidéo en direct lors d’un rassemblement à São Paulo, le 21 octobre 2018

« Vous n’aurez plus d’ONG pour assouvir votre appétit de gauchiste. Ce sera un nettoyage sans précédent dans l’histoire du Brésil. »

Discours vidéo en direct lors d’un rassemblement à São Paulo, le 21 octobre 2018

« Vous verrez une armée fière qui contribuera à l’avenir du Brésil. Vous, les petralhada [terme péjoratif désignant les partisans du Parti des Travailleurs], vous aurez sur le dos une police civile et militaire appuyée par le système judiciaire pour faire respecter la loi. »

Discours vidéo en direct lors d’un rassemblement à São Paulo, le 21 octobre 2018

Mise à jour le 28 octobre 2018, 20 h 02 heure du Brésil.

Ce billet a été mis à jour avec des détails sur les résultats des élections et la première déclaration de Bolsonaro en tant que président élu.

Mise à jour le 28 octobre 2018, 21 h 25 heure du Brésil.

Ce billet a été mis à jour avec les résultats définitifs des élections.

Source : The Intercept, Andrew Fishman, 28-10-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 18.11.2018 à 08h34

Comme les articles de la presse dominante, celui-ci nous invite à choisir un camp, à coup de citations censées nous révulser. Mais qu’est-ce qui vous autorise, messieurs-dames les journalistes, à préjuger de nos opinions, et à tripoter notre conscience personnelle ? C’est du cléricalisme !

Je ne suis pas brésilien, et je n’ai pas eu le temps de m’informer sérieusement. Je resterai donc sans opinion, provisoirement, sur le nouveau président brésilien, alors que je réprouve la destitution de Mme Rousseff et l’incarcération de Lula.

40 réactions et commentaires

  • LBSSO // 18.11.2018 à 08h13

    L’escale française.

    Voyage voyage : du Sri Lanka au Brésil.
    Dans la revue de presse de ce jour, cet article “Sri Lanka : « rétablir » la vérité !” , à lire en relation avec celui concernant J Bolsonaro.
    Extrait :

    “En cette fin octobre 2018, un autre évènement intervenait, électoral celui-ci : les élections brésiliennes ! Elles allaient apporter à cet événement sri lankais un éclairage supplémentaire à travers une coïncidence inattendue. Quel était donc le point commun entre les hommes politiques de ces deux pays si géographiquement éloignés, le Brésil avec ses plus de 200 millions d’habitants, le Sri Lanka avec dix fois moins? Tout simplement un fait : le super ministre de l’économie brésilienne de Jair Bolsonaro], Paulo Guedes, et l’ex premier ministre Sri Lankais déchu Ranil Wicremesinghe avaient en commun d’être des proches, des partisans inconditionnels de la dictature de la finance mondialisée et d’un néo-libéralisme forcené. Tous deux amis de Georges Soros, l’apôtre des *révolutions de couleurs » et de son « Open society », et tous deux membres de la très confidentielle « Société du Mont Pèlerin » “.

    Se tourner vers les Etats-Unis pour s’arracher à l’Allemagne illibérale ?
    Bien emballée dans du papier bleu-blanc-rouge, en France , cette solution est dans les valises.

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    • Jean // 18.11.2018 à 11h17

      => Se tourner vers les Etats-Unis pour s’arracher à l’Allemagne illibérale ?
      Bien emballée dans du papier bleu-blanc-rouge, en France , cette solution est dans les valises.

      Je pense que nous aurons plutôt un candidat autoritaire, partisan d’une ”dictature de la finance mondialisée et d’un néo-libéralisme forcené”, qui nous sera vendu comme un remède au désordre Macron. La soumission à l’Allemagne, à l’UE et aux USA n’est pas négociable.

        +3

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  • Fritz // 18.11.2018 à 08h34

    Comme les articles de la presse dominante, celui-ci nous invite à choisir un camp, à coup de citations censées nous révulser. Mais qu’est-ce qui vous autorise, messieurs-dames les journalistes, à préjuger de nos opinions, et à tripoter notre conscience personnelle ? C’est du cléricalisme !

    Je ne suis pas brésilien, et je n’ai pas eu le temps de m’informer sérieusement. Je resterai donc sans opinion, provisoirement, sur le nouveau président brésilien, alors que je réprouve la destitution de Mme Rousseff et l’incarcération de Lula.

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    • Marie // 18.11.2018 à 10h04

      Je ne saurai trop recommander la lecture dans le dernier “Monde diplo” : “le Brésil est-il fasciste?”S’il est une presse respectueuse de ses lecteurs, c’est bien celle-là, qui incite à “faire une pause et réfléchir”.

        +13

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      • LBSSO // 18.11.2018 à 11h03

        La question n’est pas de savoir si il est fasciste ou non .
        Quel est son parcours politique ?
        Quel programme a-t-il présenté pendant sa campagne ? (sourire)
        Quels sont ses conseillers ?
        Quels ministres envisagent-ils ?
        Évidemment,les réponses n’empêchent pas de discuter de l’instrumentalisation de son élection ,ici ,en France, par la « grande presse » antipopuliste.

          +3

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        • Marie // 18.11.2018 à 15h08

          A bien lire, le ” Monde diplo “titre bien à la Une : “LE BRESIL est-il fasciste?”. Pas son nouveau dirigeant. Tout ce que vous écrivez concerne ce gus, or, je reviens à ce que j’ose nommer l’éthique du mensuel, “faire une pause et réfléchir”, en ayant lu correctement.

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    • LBSSO // 18.11.2018 à 11h01

      Sans opinion ?

      “Je resterai donc sans opinion, provisoirement, sur le nouveau président brésilien” .
      Certes, c’est tout à votre honneur quand on connaît mal un sujet.
      Cependant, au moins, pourriez-vous condamner certains des propos de J Bolsonaro
      Cela aurait été un bon préambule à votre commentaire qu’alors j’aurais approuvé sans hésiter. Non pas @Fritz que je vous fasse un procès d’intention, mais je crains qu’il ne soit mal interprété.

        +10

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    • Caliban // 18.11.2018 à 12h05

      @Fritz

      Votre scepticisme vis-à-vis des journalistes est louable, comme à l’encontre de n’importe quelle source d’information.

      Ce qui l’est moins est de tordre à l’excès le bâton dans l’autre sens : les propos, du fait de leur répétition depuis des décennies, vous informent sur le personnage. Le Président du Brésil est d’extrême-droite : réactionnaire, militariste et ultra-libéral.

      A force de vouloir être “extra-lucide” et de prétendre déjouer les manipulations mentales ourdies par la caste des journalistes corrompus, vous semblez passer à côté de l’information elle-même.

        +15

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      • Fritz // 18.11.2018 à 13h50

        Et si j’étais réactionnaire, militariste et ultra-libéral ? Vous voulez me dicter mes opinions ?
        Laissez moi mes opinions, qui n’intéressent que ma petite personne, et ma conscience.

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        • Geof’ // 18.11.2018 à 16h29

          @fritzi’,

          sauf que tu es ici sur un site très critique envers le neo-libéralisme….

          si ça n’intéresse que toi, alors ne fais pas de commentaires. Ou assume les réactions des autres à ceux-ci…

          concernant le bolso’, le plus grave, c’est l’ultra-libéralisme : Chavez, par incompétence ou corruption, va faire perdre 10 ans à l’Amérique latine qui va rentrer dans une spirale de violence sociale du type “années ’80” : ça va saigner – l’AL est aussi le laboratoire du possible futur de l’Europe – la classe moy. est de plus en plus tentée de couper les ponts avec le petit peuple, et de la jouer “hype”, égoïste décomplexée…

          Geoffrey, neo-communiste belge (fatigué de l’inculture et/ou démagogie des politiciens envers le communisme)

            +1

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      • caliban // 18.11.2018 à 15h13

        @Fritz

        Si vous étiez réactionnaire, militariste et ultra-libéral vous ne seriez pas sur ces forums mais sur ceux de Yahoo (par exemple) 🙂

        Par ailleurs je ne m’en prends pas à vos opinions politiques mais à votre raisonnement trop simpliste :
        • vous mettez en doute la parole des journalistes
        • donc quand ils vous disent que le Président du Brésil est d’extrême-droite (réac + ultralibéral + militariste)
        • votre réaction est de dire que vous n’avez pas d’opinion (“Je resterai donc sans opinion, provisoirement, sur le nouveau président brésilien,”)

        En gros, votre sujet est de parler :
        • non pas de l’actualité traitée par l’article diffusé et traduit pas Les Crises (l’élection du nouveau président brésilien habitué à tenir des propos outranciers / inquiétants dans une société violente et polarisée)
        • mais de votre détestation des mass media, de la hantise de la manipulation médiatique et de votre refus d’hurler avec la meute

        C’est louable mais légèrement convenu et hors sujet 🙂

          +9

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        • Fritz // 18.11.2018 à 15h53

          Vous discernez mes motivations, et vous les exposez en public…
          Quelle perspicacité ! Seriez-vous directeur de conscience ?

          Sur le fond, j’ai déjà dit que je désapprouvais la cabale menée contre les présidents issus du PT, Lula et Dilma Rousseff. J’approuve l’analyse de @RGT (ci-dessous).

          Mais par prudence, j’attends Bolsonaro sur ses actes, au lieu de me laisser orienter par une anthologie malveillante qui aurait pu être dirigée contre d’autres politiciens(Chávez, Trump, Orbán, Mélenchon, Corbyn…) avec les variantes d’usage.

            +9

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        • bob // 19.11.2018 à 16h19

          Si vous étiez réactionnaire, militariste et ultra-libéral vous ne seriez pas sur ces forums mais sur ceux de Yahoo (par exemple) 🙂
          qu’en savez vous , il y a bien des communistes ici. et çà n’embarrasse personne…. ?

            +4

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      • raloul // 19.11.2018 à 09h46

        Bonjour !

        Mais quand même, citer certaines courtes phrases hors contexte est tout simplement une manipulation grossière. Quels que soient les avis sur le président brésilien ou les journalistes qui écrivent sur le sujet, le procédé est indéfendable.

        Exemple:
        «je suis un violeur maintenant. Blablabla….»

        A lire l’article sans contexte, désolé, mais on ne comprend rien. Par contre, pour faire entrer «subliminalement» le dégoût total dans l’inconscient collectif, chapeau bas, mission accomplie!

          +6

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    • Bruno Kord // 18.11.2018 à 22h14

      Frtiz, je suis sidéré par votre commentaire et par les 25 opinions positives qu’il reçoit au moment où je le lis.
      En quoi cet article vous “invite t-il” à choisir un camps ? En quoi “tripote t-il” votre conscience ? Que vient faire le “cléricalisme ” dans votre analyse ?
      Citer les propres propos de Bolsonaro me semble le b.a.ba du travail d’un journaliste. The Intercept n’est absolument pas à ranger dans la catégorie “presse dominante”.

        +3

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      • Fritz // 18.11.2018 à 22h41

        Cela fait vingt ans, au moins, qu’on nous alerte sur le danger des fascistes qui arrivent au pouvoir dans de nombreux pays étrangers – sauf en Ukraine… J’en ai donc un peu assez.

        Je pense que M. Andrew Fishman aurait dû publier cette anthologie à charge AVANT les élections brésiliennes, mais peut-être l’a-t-il fait. Les propos tenus par Bolsonaro le 23 mai 1999, où il approuve la torture, promet une guerre civile et le massacre de 30 000 personnes, auraient dû mettre un terme à sa carrière politique, ou même le conduire en prison.

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        • Chris // 19.11.2018 à 23h10

          “Les propos tenus par Bolsonaro le 23 mai 1999, où il approuve la torture, promet une guerre civile et le massacre de 30 000 personnes, auraient dû mettre un terme à sa carrière politique, ou même le conduire en prison”

          Pas en Amérique Latine où les discours machistes sont la norme. Pire, le passage à l’acte des “propos” est monnaie courante, à commencer par les escadrons de la mort qui resurgissent régulièrement pour “régler les “problèmes”.
          Si vous n’y avez jamais vécu, difficile à imaginer en tant qu’Européens !

            +0

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  • Fred79 // 18.11.2018 à 09h33

    Le vote est obligatoire au Brésil et le vote blanc n’entre pas dans le décompte des résultats, sinon ça donnerait grosso modo:
    39% pour Bolsonaro
    32% pour son adversaire
    29% pour le vote blanc.
    Le résultat est assez serré et comme je ne pense pas que les Brésiliens aient majoritairement une culture en économie plus élevée que celle des Français ou de n’importe quel peuple pour penser que le libéralisme à la sauce mondialiste les sauvera de la misère, il faut croire que c’est le thème de la violence, de la délinquance et de la corruption des élites qui a fini par l’emporter.
    Les propos de Gérard Collomb sur la délinquance en France lors de son départ du ministère de l’intérieur et la recrudescence des affaires pénales de nos zélites ne sont pas faits pour me rassurer quand à l’avenir de notre pays.

      +9

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    • Palombe4 // 18.11.2018 à 21h54

      tout à fait… en France on risque la même chose. Le choix super passionnant : néolibéralisme avec ou sans matraque ? Et les gens le préfèrent avec matraque (faudrait psychanalyser la chose)… les homophobes qui aiment beacoup la matraque du pouvoir ? … il est a noter que Bolsonaro n’aurait jamais été élu si son acolyte (devenu son ministre de la justice) n’avait pas mis Lula en prison… c’est dire que les poujadistes peinent à rassembler vraiment (comme Trump qui a été élu avec une minorité de voix). Ils gagnent surtout de la démobilisation du camp d’en-face. Mais c’est ainsi…

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    • Chris // 19.11.2018 à 23h15

      “il faut croire que c’est le thème de la violence, de la délinquance et de la corruption des élites qui a fini par l’emporter”
      Non , détrompez-vous : c’est la promesse du ruissellement des privatisations supposées faire tourner le moulin mieux qu’avec le Parti des Travailleurs (Roussef et Lulla).
      Les Brésiliens savent très que Bolsonaro -et ses soutiens- est encore plus corrompu que ses prédécesseurs qui le furent par incapacité de s’opposer au système

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  • RGT // 18.11.2018 à 10h28

    Je ne suis pas brésilien mais je constate que la propagande politique fonctionne de la même manière dans ce pays que partout ailleurs.

    Comme la “corruption” est à la mode on accuse de corruption les “pourris d’en face” qui pourraient gêner les objectifs de la ploutocratie et on sur-médiatise l’affaire, quitte ensuite à rendre un non-lieu dans le silence médiatique le plus total… Il en restera toujours quelque chose.

    Par contre, les conflits d’intérêts et la corruption réelle des “élites bienveillantes” sont largement passés sous silence et toutes les poursuites son abandonnées, les “lanceurs d’alerte” ou les enquêteurs disparaissant soudainement dans des “accidents de la vie” totalement inconnus de la population.

    C’est valable quelle que soit la “couleur politique” du parti au pouvoir ou de celle du “futur sauveur de la nation”.

    Quand il s’agit de la prise du pouvoir et le la prise de bénéfices associée il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre que de telles masses financières sont en jeu (gains en cas de victoire et pertes en cas de défaite) que certaines personnes sont prêtes à tout pour assouvir leur soif de profits.

    Et bien sûr ce sont les “couillons” comme vous et moi qui se font essorer pour permettre à quelques ploutocrates de continuer leur business sans encombre.

    Au fait, il me semble que le Brésil fait partie des “Démocraties représentatives” ?

    Vous aurez donc tout compris. Un bon battage médiatique avec dans le rôle de la “peste noire”® les vils opposants corrompus et dans le rôle du “chevalier blanc”® le “sympathique candidat du camp du bien”.

    Ça me rappelle étrangement certaines élections qui se sont déroulées dans un “pays civilisé” en 2017…

    Dans le cas du Brésil, je prévois d’avance des privatisations massives des biens publics, des baisses de revenus pour les plus démunis, des augmentations de taxes pour compenser les pertes liées à la suppression “d’impôts injustes”, des manifs de “gilets jaunes”, etc…

    La seule différence avec la France, c’est que dans ce pays ils ne vont pas se gêner pour envoyer la troupe tirer à balles réelles dans la foule.
    Rien de nouveau en ce bas monde. Pinochet s’est réincarné et a réussi à ne pas prendre le pouvoir grâce à un coup d’état trop visible.

    La “communauté internationale”® le remercie.

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  • Jean // 18.11.2018 à 10h49

    Je me demande si en France aussi, après le chaos nous aurons droit à l’État policier que certains citoyens souhaitent déjà. L’ordre après le chaos ou comment vendre sa solution en créant le problème, comme pour les privatisations ? A qui profite le crime ?

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    • Palombe4 // 18.11.2018 à 21h59

      bien sûr que l’état autoritaire est sur les rails… on le pressentait déjà au temps de Valls. Une partie de la population est en attente de plus de police. C’est le paradoxe du poujadiste : on veut de l’ordre, des flics, sans comprendre que la police est d’abord là pour soumettre le même petit-peuple. Mais allez expliquer ça aux gens. C’est un vieux fond masochiste. Mais c’est rassurant, psychologiquement, pour une partie de la population.

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  • Philvar // 18.11.2018 à 11h15

    Nous savons tous qu’il ne faut pas juger un homme sur ses paroles mais seulement sur ses actions. Nous devrions en être bien conscient avec l’exemple de Macron. Se faire élire est une chose, gérer un pays une autre.

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    • Jean // 18.11.2018 à 11h30

      Je pense que pour ses commanditaires Macron fait du bon travail. Comme tous les bons illusionnistes il agite la main gauche, sous les huées de la foule, pour que personne ne remarque ce que fait sa main droite.

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    • Marie (Pan Pan) // 18.11.2018 à 13h29

      Jacques Dewitte dans son livre Le pouvoir de la langue et la liberté de l’esprit
      parle du pouvoir performatif des media ( nazi et Politiquement Correct entre autres).
      La puissance du terme couperet: homophobe, sexiste, fasciste…dont on qualifie quelqu’un (dont Trump, Poutine, Bolsonaro à présent sont les hommes-sandwich).
      On estime donc qu’on n’est pas tenu de rendre compte de son action, même à venir.
      En lisant ce chapelet de perles on ne peut être qu’horrifier.
      C’est là la puissance performative du langage médiatique qui pousse soit à l’adhésion ou la détestation immédiate indépendamment de la réalité de l’action de la personne.
      Un peu comme du vaudou/vodoo, comme une sorte de psalmodie magique.
      Je coche moi aussi la case “sans opinion” pour l’instant, n’en déplaise.
      J’attends de voir celui-qui-fait avant celui-qui-est.

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      • Geof’ // 18.11.2018 à 16h33

        @Marie-pan-pan,

        il n’y a quant même pas de fumée sans feu : il est ultra-libéral, il l’assume, il ne faut pas s’attendre à autres choses de ce côté-là….

        on s’en fout de ce qu’il pense – penses-t-t’il seulement ? – des homo’ ?

        si le Système est une pieuvre de l’ombre, qu’importe qui est bolso puisqu’il n’est qu’une marionnette…

        Geof’, neo-communiste belge

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      • Jean // 19.11.2018 à 06h38

        La question à se poser pour juger de la valeur d’un candidat dans un système médiatique et politique corrompu c’est, d’où vient l’argent et comment les ”mécènes” escomptent-ils percevoir leur retour sur investissement ?

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  • Les Mouches // 18.11.2018 à 15h24

    Oui la méchante extrême droâate qui est anti-planète, raciste, anti-liberté d’expression, toutes les accusations de phobies possibles, le bruit des bottes, etc, etc…On connaît, le système utilise cela depuis 40 ans et ça fonctionne donc il aurait tord de s’en priver, cet article devrait être une chronique dans certains médias macronistes.
    Et pourtant, malgré cela, des millions de personnes soutiennent de plus en plus ces idées…il doit bien y avoir une raison que les biens-pensants refuse de voir.
    Parlons du Brésil et son économie en grande difficulté, de ses immenses écarts de richesse (dont on ne peut même pas imaginer nous français), de ses dizaines de milliers de morts par balle chaque année (bien plus qu’en Syrie!), de l’ampleur de la corruption dans la classe politique, ex-dirigeants inclus…il est possible que les brésiliens qui vivent dans ce joli tas de ruines décident de tout renverser et il est malhonnête de les blâmer vu d’ici.
    Continuez à faire des leçons au gens qui votent mal et vous aurez des Bolsonaro ou des Trump partout…les 3 dernières années sont pourtant très claires là-dessus.
    Un bon diagnostique sur l’état de nos sociétés est nécessaire avant de diaboliser par de la propagande, ce qui n’a jamais fonctionné à long terme.

      +13

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    • Geof’ // 18.11.2018 à 16h37

      @mouches….

      pq tous ces morts ? pq toute cette corruption ? le marché ou l’état ?

      n’est-ce pas le premier qui corrompt le second ? le trafic de drogue implique le blanchiment d’argent, càd des relais DANS l ‘état,

      De Gaulle avait nationalisé de nbrs secteurs d’activités : un communiste, le De Gaulle ou un homme lucide sur le soi-disant libéralisme ?

      c’est tjrs l’aspect économique qui doit être appréhendé correctement…

      Geof’

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    • Palombe4 // 18.11.2018 à 22h09

      ça serait déjà bien que Trump et Bolsonaro réussissent à ralier la majorité de leur propre peuple… parce-que l’un comme l’autre ont été élus par des minorités, dans un océan d’abstention (un peu comme Macron). Trump a été élu avec moins de voix que son adversaire. Alors, il est légal, mais de là à se goberger de “majorité silencieuse”, il y a un pas. Bolsonaro, a été élu parce-que le favori (Lula, de gauche) a été jeté en prison par un des amis de Bolsonaro. Question “majorités” et autre “pays réel”, il peut encore travailler… Maintenant, si ça fait plaisir aux gens de se prendre un régime autoritaire, que voulez vous. Le masochisme est une forme de sécurité psychologique chez beaucoup de gens. C’est rassurant. La matraque est un archétype. Il y a un paradoxe chez les poujadistes, qui veulent une “révolution autoritaire”. C’est à dire plus de flics, sans comprendre que les flics sont quand même là pour mater le petit-peuple. Mais bon…

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      • Les Mouches // 19.11.2018 à 13h56

        Oui Lula favori dans les sondages…et comment vivent les instituts de sondages au Brésil? Il est tout autant mouillé que les autres, c’est un champs de ruine le monde politique là-bas, rien à voir avec les magouilles que l’on peut voir chez nous, c’est devenu n’importe quoi là-bas.
        Le système électoral américain ne gênait personne tant que l’oligarchie se maintenait, dorénavant il faut le blâmer puisqu’il ne donne pas toute puissance aux mégalopoles, véritables forteresses de l’oligarchie, mais qu’il donne une voix trop importante aux américains ruraux…quelle honte évidemment.

        Trump, Bolsonaro et compagnie n’ont pas plus de “majorités” que n’importe quel soit-disant démocrate de nos régions, donc si vous le blâmer pour eux, il faut balayer devant chez nous avant.
        Les peuples en ont marre, ils souhaitent renverser la table, on ne va pas les blâmer de la renverser puisqu’il y a effectivement des blessures très graves et une chute permanente depuis des années. Alors il y a 50 ans quand on était pas content on votait communiste, les régimes communistes ayant eut le succès qu’on leur connaît, maintenant quand on est pas content on vote pour un illuminé.
        Je le répète: si vous ne voulez pas de Trump et Bolsonaro partout, il faut écouter et revoir tout notre logiciel de pensée…il ne faut surtout pas se croire plus intelligent que ces masses populaires et les prendre de haut en considérant qu’ils ont tords parce qu’ils pensent différemment.

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    • Bruno Kord // 18.11.2018 à 22h27

      Je partage votre analyse des raisons de l’arrivée au pouvoir des Trump et Bolsonaro .
      Et je suis bien d’accord que le système a utilisé à tort et à travers la montée d l’extrême droite pour manipuler les électeurs depuis 40 ans.
      Mais cela n’en change rien à ce que sont ces deux personnes, ni aux politiques qu’ils vont appliquer. Si Bolsonaro est fidèle à ses propos, et je ne vois pas pourquoi il ne le serait pas, le Brésil va connaitre des jours sombres.

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  • Duracuir // 18.11.2018 à 19h09

    Je crois que le plus interessant quand on lit ces hallucinantes déclarations, c’est que le juge qui a fait tomber Roussef et mis Lula en prison est maintenant le ministre de la justice de ce taré.
    Ce qui éclaire d’un jour tout à fait définitif le nouveau type de révolution de couleur médiatico(oligarchie)-judiciaire(bureaucratique) auquel on a affaire.
    Ici même, je me suis fait explosé car j’ai osé dire qu’on avait eu exactement le même genre de putsch avec Fillon pour faire passer Macron. L’ironie de l’histoire, c’est que le jour même où je me faisais invectiver ici même par tout ce que le site compte “d’Insoumis” car “je n’avais rien compris”, Fillon étant un méchant de droite qui “n’avait eu que ce qu’il méritait”, le même jour, notre glorieuse magistrature lançait son hallucinante chasse au Méluche dans une première historique au joyeux “pays des droits de l’homme”.
    Vous savez le pire? C’est que ceux de droite qui hurlaient au putsch pour Fillon sous les lazzis des gens de gauche, les mêmes se moquent de Méluche et des Insoumis qui hurlent à la forfaiture judiciaire.
    Avec une telle stupidité partisane aveuglante chez les républicains de droite comme de gauche, on est pas sorti de l’auberge.

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  • JBB // 18.11.2018 à 22h05

    En même temps il y a eu plus de 60000 meurtres au Brésil en 2017. Taux d’homicide environ 40 fois supérieur au nôtre. Difficile de se mettre à leur place.

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    • Palombe4 // 18.11.2018 à 22h12

      oui, ben c’est pas certain que ça diminue… c’est les chiffres dans la plupart de l’Amérique latine… au Honduras c’est encore pire, ils ont tous des armes, et c’est pas la joie… les gens quittent le pays.

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      • Cédric // 21.11.2018 à 18h10

        c’est as certain que ca ne diminue pas non plus.

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  • Yanka // 19.11.2018 à 02h12

    Le « Je suis un violeur maintenant. Je ne te violerais jamais, parce que tu ne le mérites pas… salope ! », adressé à la députée Maria do Rosário, le 11 novembre 2003 est emblématique du traitement de l’info par la gauche. Il avait répondu ça à la bonne femme qui le prenait à partie en l’insultant, le traitant de violeur, comme on dirait d’un homme qu’il est par définition un violeur, puisqu’il est un homme, qui pis est blanc. La séquence complète est disponible sur le Web, je l’ai vue sur Facebook traduite en français voici plusieurs semaines. Alors si le reste des citations est de la même eau, cet article est ni plus ni moins de la propagande gauchiste. Bolsonaro est député depuis 1990, soit 28 ans. C’est pas mal pour un candidat dictateur de la vilaine extrême droite gonflée aux hormones. Je ne sais pas trop ce que vaut ce bonhomme, mais je sais qu’il y a déjà beaucoup de mensonges à son propos.

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  • Christian Gedeon // 19.11.2018 à 07h12

    Je ne comprends pas bien à quoi sert cet article. Bolsonaro serait de droite extrême? Ah ça alors quelle révélation!

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  • Cédric // 21.11.2018 à 18h12

    jsuis d’accord avec certaines “citations” même si ôtées de leur contexte (le fameux” je suis un violeur, maintenant !” exemple type de propagande avec image à l’appui pourtant, mais astucieusement coupées (ça me rappelle le cas d’école Georges Frèche))

    jsuis pas du tout d’accord avec d’autres.

    je ne sais plus à quel saint me vouer.

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