Source : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017

Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

Il dit avoir voulu «revenir au plaisir de l’observation historique». Mais avec Où en sommes-nous ? (Seuil), l’historien et démographe Emmanuel Todd se fait aussi le chroniqueur – pessimiste – de notre actualité, qu’il entend replacer dans le temps long. «Notre modernité, écrit-il, ressemble fort à une marche vers la servitude.»

Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…

Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement – même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. «En haut»,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites «savaient», et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté «non». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.

La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?

Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés. La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif. Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.

Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…

En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires. C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple. Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites. David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de «populisme décent», une magnifique expression. Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique. Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse. C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne. En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires. Le FN reste un parti paria, un parti sans élites. Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène. A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier. La dissociation entre les classes sociales est à son maximum. L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.

La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?

Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout ! Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN. Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste. Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées. En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises. Reste à savoir si Mélenchon […]

Lire la suite sur : Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas, 06-09-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

123 réponses à Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire », par Sonya Faure et Cécile Daumas

Commentaires recommandés

Stella2b Le 19 septembre 2017 à 06h11

JLM a été malmené de toute part et traité de ” populiste “: en vérité, ce qui a touché ses électeurs, c’est l’appel qu’il a lancé à ce que les citoyens soient acteurs de leur devenir par le biais des comités citoyens.
Le message des autres gros candidats était plutôt ” faites-moi confiance, je m’occupe de tout “…
Quand on voit l’état du monde, on peut comprendre que chacun d’entre nous aspire à reprendre son destin en mains, les élites au pouvoir depuis plusieurs décennies ayant largement prouvé leur incompétence et / ou leur collusion avec les forces du capitalisme mortifère dont on mesure pleinement les effets dévastateurs sur la société et les écosystèmes.
Pour ma part, je n’ai plus du tout confiance en ces technocrates aux méthodes obsolètes et absurdes, qui font faire le tour de l’Europe à votre tomate, vous procurant ainsi une nourriture infecte et polluante pour la planète, la tomate n’étant qu’un exemple parmi des milliers d’autres.
Espérons juste que le chaos qui menace nous obligera à revenir vers la simplicité et la sobriété et surtout la relocalisation, qui du coup, assècherait la manne nourricière de ces milliardaires qui prospèrent avec nos achats. Ne comptons pas sur les oligarques pour résoudre les problèmes d’injustices, arrêtons de les enrichir et cessons d’ acheter leurs objets inutiles.

  1. Stella2b Le 19 septembre 2017 à 06h11
    Afficher/Masquer

    JLM a été malmené de toute part et traité de ” populiste “: en vérité, ce qui a touché ses électeurs, c’est l’appel qu’il a lancé à ce que les citoyens soient acteurs de leur devenir par le biais des comités citoyens.
    Le message des autres gros candidats était plutôt ” faites-moi confiance, je m’occupe de tout “…
    Quand on voit l’état du monde, on peut comprendre que chacun d’entre nous aspire à reprendre son destin en mains, les élites au pouvoir depuis plusieurs décennies ayant largement prouvé leur incompétence et / ou leur collusion avec les forces du capitalisme mortifère dont on mesure pleinement les effets dévastateurs sur la société et les écosystèmes.
    Pour ma part, je n’ai plus du tout confiance en ces technocrates aux méthodes obsolètes et absurdes, qui font faire le tour de l’Europe à votre tomate, vous procurant ainsi une nourriture infecte et polluante pour la planète, la tomate n’étant qu’un exemple parmi des milliers d’autres.
    Espérons juste que le chaos qui menace nous obligera à revenir vers la simplicité et la sobriété et surtout la relocalisation, qui du coup, assècherait la manne nourricière de ces milliardaires qui prospèrent avec nos achats. Ne comptons pas sur les oligarques pour résoudre les problèmes d’injustices, arrêtons de les enrichir et cessons d’ acheter leurs objets inutiles.


    • Alfred Le 19 septembre 2017 à 09h10
      Afficher/Masquer

      Ce ne sont hélas pas les technocrates qui font faire le tour d’Europe à la tomate mais plutôt les lobyistes et la main invisible du marché. Les “technocrates ” nationaux par l’entremise de frontières de douanes et de lois écologiques et sociales permettait à la tomate de faire un tout petit trajet.
      C’est “le marché” (agrandi au forceps) qui permet d’exclure un certain nombre de coûts sociaux et environnementaux du prix de la tomate et qui lui permet de faire de grandes boucles ridicules et nocives.


      • Chris Le 19 septembre 2017 à 13h18
        Afficher/Masquer

        Pas d’accord.
        Le “destin de la tomate” obéit en tous points à l’article 63 du Traité de Lisbonne qui ordonne une concurrence libre et non faussée, laquelle interdit d’interdire (tiens, très soixanthuitard !) les délocalisations et protectionnisme.
        Ajoutez-y Schengen qui augmente la vitesse de “dispersion”
        Du coup, nous avons une tomate, produite en batterie à l’instar des animaux, qui carapate à travers l’UE et round up nos frustrations dans nos estomacs…


      • Maguy Le 19 septembre 2017 à 13h38
        Afficher/Masquer

        oui ce sont les lobbies avec l’aide et l’aval des technocrates dirigeants EU complices, qui pondent les lois qui le leur permettent, au lieux de nous protéger de leur avidité hyper-prédatrice.


        • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 14h29
          Afficher/Masquer

          Si les lobbyistes pondent les loi, c’est qu’on les laisse faire, et là les politiques et les technocrates ont une terrible responsabilité, surtout en Europe :
          – En ayant construit un machin sur l’idée que la technocratie était beaucoup plus efficace et réactive que la démocratie.
          – Que la technocratie est uniquement technocratique, donc parfaitement neutre et rationnelle, dans l’intérêt collectif.

          Non seulement la technocratie porte intrinsèquement en elle le contraire de ces croyances, mais la technocratie est fondamentalement ce qu’on retrouve in fine dans les plus terribles des dictatures, le Nazisme et le Stalinisme ne (et bien avant à l’usage des “défenseurs de la chrétienté” la terrible inquisition) faisant pas exception.


      • Paula Le 19 septembre 2017 à 16h03
        Afficher/Masquer

        Oui mais les technocrates laissent faire le Marché.
        Ils sont donc en partie en responsables…


    • zoldi Le 19 septembre 2017 à 14h00
      Afficher/Masquer

      Parce que Melanchon n’est pas un technocrate ? Il a voté Pour Maastrich, ces votes (réels) au parlement européen ne sont pas très glorieux.

      Melanchon c’est la stagnation.


      • Manuel Le 19 septembre 2017 à 15h45
        Afficher/Masquer

        Mélenchon n’est qu’un outil pour obtenir une assemblée constituante et avoir une VIè république. Et après il dégage avec les autres…

        Ce n’est pas Mélenchon qui a fait FI, c’est FI qui a fait Mélenchon. Je répète Mélenchon n’est qu’un outil dans le dégagisme.


        • atanguy Le 19 septembre 2017 à 22h15
          Afficher/Masquer

          Melanchon n’est pas seul,la France insoumise avec les 500.000 français sur youtube qui le soutiennent, avec pres de 20% des électeurs a la présidentielle. Et maintenant au rendez-vous du 23 Samedi contre le coup d’état social de Macron!


      • Alfred Le 19 septembre 2017 à 21h02
        Afficher/Masquer

        Il me semblait qu’un technocrate était un “technicien” non élu d’une institution (haut fonctionnaire ou consultant) et qu’une technocratie désignait le fait que ces gens ” “experts” ” détenaient une forme de pouvoir propre par la force des choses quand les politiques sont nuls ou vendus. Dans une démocratie fonctionnelle le technocrate (technicien institutionnel) fait où on lui dit de faire.
        Je voyait plutôt Mélenchon en aparatchik.


      • atanguy Le 19 septembre 2017 à 21h56
        Afficher/Masquer

        Melanchon a fait une erreur et la reconnait; Citez moi un autre homme politique qui a fait la meme chose:
        https://www.youtube.com/watch?v=Sez9w07BP7w


        • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 12h10
          Afficher/Masquer

          Il la reconnaît, mais de manière motivée et avec ses convictions.
          C’est très différents de ceux qui changent d’avis comme de chemise parce qu’ils n’ont pas de conviction ou comptent sur l’amnésie des masses pour raconter n’importe quoi au fil du vent (avec la complicité majeure des media mainstream qui font tout pour maintenir l’ignorance des masses sous prétexte d’information, il n’y a pas que la télé récréative qui vend du temps de cerveau disponible…).


        • Maguy Le 25 septembre 2017 à 16h51
          Afficher/Masquer

          J’allais le rappeler mais voilà qui est dit. Il faudrait prendre l’habitude de ne pas se fier qu’aux arguments manipulateurs de l’idéologie dominante et ses mensonges par omission. Aller voir à la source ce qui est dit et fait avant de critiquer. Et puis se demander si l’acharnement médiatique (porte parole du pouvoir libéral) n’est pas un signe que Melenchon et le mouvement FI font les bonnes propositions pour commencer à changer la donne.


    • CZAR Le 19 septembre 2017 à 16h47
      Afficher/Masquer

      La perversité du Système est telle qu’elle neutralise les tentatives de Résistance et d’opposition dans les esprits mêmes de ceux qui sont le mieux en mesure de se retourner contre le Système.

      Voir et partager ce bref exposé, magistral, de Vincent de Gaulejac qui dénonce le vice de la Révolution managériale, où absolument tout est inversé par rapport à la naturalité de l’homme dans le monde. Le Système est ontologiquement anti-naturel.

      https://www.youtube.com/watch?v=ctnP8LnFsDg

      Les mesures à prendre selon Gaulejac me semblent bien naïves. Les tenants de ces ignominies devront être éliminés, purement et simplement. (Il n’y a pas d’autres alternatives).

      Ce sera eux ou nous !


      • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 12h14
        Afficher/Masquer

        En complément de lecture, n’oublions pas que à l’échelle “macro” on nous sert ça, qu’on appelle de nos jours “management”, “politique”, “économie”… : http://www.mariefrance-hirigoyen.com/

        La perversion narcissique est devenue la norme.


    • Necriezpasmonnom Le 19 septembre 2017 à 17h55
      Afficher/Masquer

      mouais, vous avez saisit la mise en récit de Mélenchon.

      Maintenant, parlons cru, la plupart des gens, y compris de la France issoumise ne décide pas réellement de tout dans ce mouvement.

      Mélenchon et ses acolytes peut éventuellement interroger sa base mais c’est tout.

      Bref, Mélenchon n’a pas un projet si différent que les autres sur ce plan; chose qui ne me pose pas de problème.


      • RGT Le 19 septembre 2017 à 20h58
        Afficher/Masquer

        Ce que je ressens concernant Mélenchon, c’est qu’il a surtout été “détaché” (comme un travailleur polonais de base) du PS pour aller plomber le NPA qui grignotait les “parts de marché” du PS.

        Bien que le NPA ne soit pas ma tasse de thé, il faut reconnaître qu’entre Lutte Ouvrière le le défunt PCF ce parti était bien la seule alternative à peu près crédible à la doxa néo-libérale adoptée par toutes les “élites” de la nation.

        Mission accomplie, l’apparatchik a bien rempli sa fonction et depuis son irruption dans “l’extrême gauche” et le départ du “joyeux facteur” le NPA a sombré dans les abîmes du classement.

        Mélechon est un pur produit de la caste politique, ne l’oublions pas.

        Ensuite, compte-tenu de la dégénérescence du débat politique actuel je comprends que certains égarés le voient comme le messie qui guidera le peuple vers la Terre Promise.

        Finalement, entre Mélenchon et le F-Haine les “libéraux” se sont ménagés un véritable boulevard pour les années à venir.

        Le jour (béni) où les citoyens comprendront qu’ils doivent prendre leur destin en main en cessant de confier leur existence à des types qui ne pensent qu’à tondre le peu de laine qui leur reste sur le dos un grand pas sera accompli par l’humanité.


        • RGT Le 19 septembre 2017 à 21h00
          Afficher/Masquer

          Mais comme le souligne Todd, pour comprendre ça il faudrait que la “populace” soit cultivée et capable de réfléchir à son propre intérêt.

          Vu la tournure des événements, on fonce à toute allure vers Idiocracy https://www.youtube.com/watch?v=4ltVtbPp1wo et ce ne sont pas les programmes de l’Éducation Nationale ou les “grands médias” qui vont améliorer les choses.

          Au moins, le peuple a du “temps de cerveau disponible” entre deux pubs télévisées pour s’imprégner de la grandeur des “démocraties libérales”.


        • Alfred Le 19 septembre 2017 à 21h04
          Afficher/Masquer

          Et comment comptez vous faire advenir ce jour béni ? Comment le peuple prendra t il son destin en main?


        • TEROUINARD Le 19 septembre 2017 à 22h47
          Afficher/Masquer

          De nos jours, l’on ne pense plus, on ressent.
          Peut être que dire, je pense (que …) est un gros mot.
          1984 est en action.

          Quand à la “France insoumise”, nous avons vu la (grande) soumission (au système) à une émission de télé récemment.


        • Yann Le 19 septembre 2017 à 23h56
          Afficher/Masquer

          Mélenchon ne pense pas à nous tondre la laine sur le dos, non. Il est sincère dans sa volonté de rester dans l’histoire comme l’une des rares voix discordantes fustigeant les tondeurs de laine des ouvriers français.
          Mais cela n’ira pas plus loin, nous sommes bien d’accord.


        • Paco_Tyson Le 20 septembre 2017 à 05h08
          Afficher/Masquer

          Enfin un commentaire sensé à propos de JLM. Un pur produit de la caste politique.

          N’oublions pas non plus que ce qui a provoqué son départ du PS, c’est un différend avec Hollande à propos d’un vote interne au PS : les deux s’étaient arrangés pour truquer les résultats du vote en faveur de leurs deux courants respectifs, Hollande a trahi et l’ego de Mélenchon ne l’a pas supporté. Sans cet incident JLM mangerait encore à la cantine du PS et ne trouverait rien à y redire.


        • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 12h26
          Afficher/Masquer

          Ça c’est une ré-écriture de l’histoire. Le P.S. a beaucoup de “travailleurs détachés” et autres coups tordus pour saborder la concurrence, mais qui dit “détachés” dit qu’ils sont encore au PS. Mélenchon a quitté le PS et on ne peut pas dire que son histoire récente le présente comme une “extension” du PS vu le déluge de ce qu’il a pris dans la gueule de la part de ce parti. Il faut arrêter de raconter n’importe quoi, laissons le FUD aux autres.


  2. Catalina Le 19 septembre 2017 à 06h17
    Afficher/Masquer

    “Le message des autres gros candidats était plutôt ” faites-moi confiance, je m’occupe de tout “…”
    pas vraiment, le FN proposait des référendums d’inititiative populaire.
    ” que chacun d’entre nous aspire à reprendre son destin en mains, ” c’est sans doute votre espoir mais franchement, je ne vois pas où cela se traduit dans la réalité.
    Quand à Todd : “La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites «savaient», et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté «non».”, sans commentaire.


    • Kesse Le 19 septembre 2017 à 09h35
      Afficher/Masquer

      A propose de Todd: je ne comprend pas … ce que vous ne comprenait pas? Ou ce qui vous choque? Ou c’est parce que la phrase est trop simple … ou c’est le mot peuple? Vous n’êtes pas sur de ce qu’il recouvre … apparemment, pas les élites (30% des mieux éduqués dans la bouche d’E.T.)
      Du coup, je ne sais pas.
      Commentaire méthodo: soyez claire et specifique quand vous maniez la rhétorique lapidaire du mépris, parce que là, y a personne qui peut comprendre ce que vous dîtes … hormis le gémissement “Maiis, j’aime pas E.T.” Et pourtant il est mignon avec son ptit côté Droopy


      • Catalina Le 19 septembre 2017 à 14h00
        Afficher/Masquer

        quand au mépris … : ” hormis le gémissement “Maiis, j’aime pas E.T.” Et pourtant il est mignon avec son ptit côté Droopy”, qu’est-ce donc que ça vient faire là, “air de Droopy”, c’est vous qui le dites, mon esprit critique se donne d’autres hauteurs, quoique vous en pensiez. Je n’apprécie pas Todd, c’est un fait, car ce que j’apprécie chez un intellectuel est une forme de pensée claire, fluide et une transmission claire et fluide, or, je me permets de penser que ses pensées ne le sont pas et que sa transmission non plus, c’est votre réaction qui semble puérile.


    • Catalina Le 19 septembre 2017 à 13h17
      Afficher/Masquer

      Peu importe, je répondais à Stella qui écrit : “Le message des autres gros candidats était plutôt ” faites-moi confiance, je m’occupe de tout”, le référendum d”initiative populaire était dans le programme du FN, cela ne fait pas de moi un électeur du fn mais juste qu’il faut bien dire les choses comme elles sont.


      • Maguy Le 19 septembre 2017 à 13h46
        Afficher/Masquer

        Vous y croyez vous au référendum d’initiative populaire du FN ? après avoir manipulé les électeurs par des arguments de peur, et de haine raciale ou antisémite sans doute.
        Sinon pourquoi ne votez-vous pas FN comme vous l’assurez ? Vous y croyez vraiment ?


    • Christophe V. Le 19 septembre 2017 à 15h10
      Afficher/Masquer

      Catalina : lorsque Todd écrit “le peuple ne comprenait pas”, il exprime ce que les élites pensent du peuple. Pas ce qu’il pense lui du peuple.
      Je crois d’ailleurs que lui a voté non à Maastricht.


      • Catalina Le 19 septembre 2017 à 15h55
        Afficher/Masquer

        “En 2005, Todd se déclare favorable à la constitution européenne. Dans une interview au Monde48, il revient sur son opposition à Maastricht, il explique qu’avec le recul, il valait mieux finalement avoir l’euro. « Nous sommes dans une crise mondiale majeure et l’on voit bien qu’au moment de la guerre en Irak la France qui s’y opposait a démultiplié sa puissance et sa capacité d’influence parce qu’elle était encastrée dans l’euro ».”
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Todd
        …………………………………………………………


  3. Catalina Le 19 septembre 2017 à 06h34
    Afficher/Masquer

    où dans le même article Todd nous explique que le recul anglo-saxon nous enlève la démocratiie mais que si on redevient indépendant on peurt la sauver…..
    Une fois de plus, je me demande ce qu’il veut dire et où parle t-il de la ” crétinisation….” ;
    Cela me fait penser à une vidéo récente où il parle des Anglais et de l’Euro pendant un quart d’heure alors que les Anglais n’ont pas eu l’euro.
    Bref.


    • Kesse Le 19 septembre 2017 à 09h43
      Afficher/Masquer

      Mais c’est fou … il ne dit pas ça du tout … qd dit-il que le recul anglo-saxon nous enlève la démocratie? Vs avez vraiment rien compris à l’article ou vous faites semblant?
      Et il n’est pas responsable du titre … et de quelle vidéo parlez-vous?
      Vous ne semblez pas le genre de débattant à miser sur un capitale de crédibilité. C’est un minimum necessaire si l’objectif est autre chose que troller.


      • Catalina Le 19 septembre 2017 à 13h24
        Afficher/Masquer

        Kesse,

        “il aurait été ridicule de s’imaginer qu’après le repli anglo-américain de la zone, car c’est cela qu’on vient de vivre sur le plan géopolitique, une réelle démocratie pourrait perdurer”,
        J’ai bien lu et vous retourne la question. Ensuite, je m’autorise à critiquer Todd, et oui, qui suis-je n’est-ce pas ? “une rien” sans doute ?
        Autre chose qu’il me semble important de précider, Todd parle “de gens éduqués”, une fois de plus, c’est confus, éduqué ou cultivé ? parce que je connais tout un tas de gens cultivés qui sont très peu éduqués. Utiliser ce terme me dérange, oui, en effet, si les gens cultivés étaient tous bien éduqués, ça se saurait. Dans bcp de cas, ces personnes cultivées qui ont de bons postes manquent de la plus élémentaire éducation, et sont pour beaucoup des gens impolis qui se croient tout permis,


        • Catalina Le 19 septembre 2017 à 13h39
          Afficher/Masquer

          quand à la vidéo elle est là :
          où il nous dit, “on comprend pourquoi les Anglais veulent sortir de cette conception”, il parlait juste avant de l’Euro….donc, non, je n’ai pas de parti pris et oui, j’ai du mal à le comprendre, est-ce une tare ? excusez moi, Kesse d’utiliser mes neurones.
          https://gaideclin.blogspot.com/2017/09/lhistoire-de-lhumain-vue-par-emmanuel.html
          à 13:30


          • Manuel Le 19 septembre 2017 à 16h01
            Afficher/Masquer

            Effectivement, vous n’avez pas compris. Todd ne parle pas de la zone euro et de la place de RU par rapport à la zone euro, mais que la zone euro est dominée par des structures familiales au sein de la zone euro, sur le continent: autoritaire, inégalitaire et hiérarchique.

            Justement le RU possède une structure familiale qui est de type individualiste et (?).
            http://chalaux.org/nw/escrits/fferon-jeu-4-familles-fr.htm
            Cependant Todd n’est pas toujours clair quand il parle. Lui-même le reconnaît.


        • geedorah Le 19 septembre 2017 à 14h18
          Afficher/Masquer

          perso j’aurais plutôt mis culture et intelligence en opposition et non pas culture et éducation
          par contre, le propre du mec cultivé qui se croit intelligent c’est de te mépriser quand tu as raison et lui tord…

          et c’est juste trop bon quand c’est toi qui gagne, parce que avec ton smartphone, tu les mouches vite fait bien fait,

          merci pour ce moment de bonheur ce midi papa XD


        • Manuel Le 19 septembre 2017 à 16h10
          Afficher/Masquer

          “il aurait été ridicule de s’imaginer qu’après le repli anglo-américain de la zone, car c’est cela qu’on vient de vivre sur le plan géopolitique, une réelle démocratie pourrait perdurer”, mais vous oubliez la partie la plus importante :
          “ce sont les traditions propres du continent européen, et elles ne sont pas propices à la démocratie libérale. La France pourrait porter des valeurs démocratiques et égalitaires… mais la France n’est plus autonome.”

          Pour comprendre Todd, il est nécessaire de connaître ses grilles de lecture : démographie, religion et structure familiale.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Todd#D.C3.A9mographie_et_analyses_politologiques
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_familial_selon_Emmanuel_Todd


        • ARDUS Le 20 septembre 2017 à 10h17
          Afficher/Masquer

          Todd parle en fait des gens diplômés. Ça n’a rien à voit avec la culture, ni l’éducation. Il parle d’ailleurs de la crétinisation de ces gens diplômés qu’il qualifie curieusement d’éduqués. La langue est riche mais le vocabulaire est pauvre.


  4. Hortus Le 19 septembre 2017 à 06h34
    Afficher/Masquer

    J’ai vu sur BFMTV l’interview de Todd par Brunet et un autre. Brunet porte maintenant des grosses lunettes. Il ne m’a pas paru pour autant faire partie de l’élite cultivée.


  5. LBSSO Le 19 septembre 2017 à 06h54
    Afficher/Masquer

    Dans Libération :
    « (…) Ce qui réémerge aujourd’hui, ce sont les traditions propres du continent européen, et elles ne sont pas propices à la démocratie libérale. La France pourrait porter des valeurs démocratiques et égalitaires… mais la France n’est plus autonome ».

    Sur BFM E Todd va plus loin :
    « Il y a deux types de capitalisme : un capitalisme fou et un régulé, keynésien vers lequel semblent se rediriger les anglo-saxons. Mais pour sortir la France de cette gangue européenne, on va avoir besoin d’alliés. L’emprise de l’Allemagne avec ses excédents financiers sur le système est très forte .On ne peut sortir la France d’un point de vue de gauche, de contestation du système, modérée, qu’ avec l’appui des américains »
    (E Todd alors, qui a voté JL Mélenchon doute qu’il s’appuye sur Washington et Wall Street).
    http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/emmanuel-todd-la-peur-culturelle-d-une-homogeneisation-du-monde-est-tout-a-fait-ridicule-981829.html

    ET propose donc de se rapprocher d’un pays dont le système familial est indifférent aux inégalités… Ne disait-il pas que la « France pourrait sortir d’un point de point de vue de gauche »?


    • Emma Le 19 septembre 2017 à 10h19
      Afficher/Masquer

      “On ne peut sortir la France d’un point de vue de gauche, de contestation du système, modérée, qu’ avec l’appui des américains ”

      ???????
      Avec Trump ???????


      • LBSSO Le 19 septembre 2017 à 10h47
        Afficher/Masquer

        C’est bien ce paradoxe que j’ai voulu mettre en avant et dont j’essaie d’apporter une explication plus bas dans un commentaire en réponse à @Nicolas.


        • Alfred Le 19 septembre 2017 à 11h27
          Afficher/Masquer

          Merci pour votre capacité à faire avancer le débat et à faire réfléchir (bien que je ne partage pas votre avis sur l’allié américain car je pense que la situation ne peut être aussi binaire: la vassalité allemande et européenne aux us est plus forte que la volonté d’émancipation allemande; aussi, le deep state américain n’a pas interet à jouer la france contre l’allemagne car la france est déjà trop faible (et qu’elle est assez imprevisible pour accoucher d’un de gaule qui s’alierait à la russie)).
          @Emma: bel exemple de la pensée automatique qui nous tue tous (en particulier la gauche hélas).


          • LBSSO Le 19 septembre 2017 à 12h07
            Afficher/Masquer

            Phénomène transitoire ? Info, intox ?
            “L’Allemagne ne fait plus confiance aux Etats-Unis”

            https://fr.sputniknews.com/presse/201706061031720861-allemagne-usa/
            Merci


            • Alfred Le 19 septembre 2017 à 12h44
              Afficher/Masquer

              Bien sur c’est le chemin mais:
              (-ça vient de sputnik: c’est vrai et on se délecte de ce qui fait l’intérêt de la russie; il y a un peu de “wishfull thinking”)
              – le chemin est très très très long. les us occupent encore militairement l’allemagne.
              – voyez le temps mis par la russie pour “se tourner” vers la chine en disposant de beaucoup plus d’atouts et de liberté de manoeuvre.
              (pas certain que ce soit un bonne chose pour la France mais on en est pas là vu que cette dernière n’est même pas capable de s’occuper des propres fesses).


            • Chris Le 19 septembre 2017 à 13h40
              Afficher/Masquer

              Fort possible, mais jusqu’où ?
              Le vote du congrès du 25 juillet qui ligote Trump dans sa politique étrangère (volonté affichée de se rapprocher de la Russie) et la volée de sanctions qui s’ensuivent, sont un coup dur pour l’Allemagne et son économie.
              Les sanctions remettent brutalement en cause Nord Stream II (mais d’autres), projet que l’Allemagne a imposé aux pays de l’Est qui souhaitaient avoir leur propre tube et que la Russie entend contourner avec le Turkish Stream.
              Si les sanctions sont maintenues dans la forme annoncée par le Congrès, les économies européenne vont devoir acheter du GNL américain nettement plus cher incluant des livraisons transatlantiques soumises à plus d’incertitudes et installations spécifiques.
              D’où la ire de dame Merkel et surtout des milieux industriels allemands (dont Schroeder est le porte-parole) qui ont toujours gardé l’espoir d’un accès facile aux énergies fossiles russes.
              Merkel arrivera-t-elle à surmonter le syndrome de Stockholm ?
              Rien n’est moins sûr.


    • Ben Le 19 septembre 2017 à 21h43
      Afficher/Masquer

      Todd semble prendre pour modèle le système britannique, indifférent aux inégalités, et non pas inégalitaire par préférence comme on le voit sur le continent, notamment en Allemagne.

      Dans le cadre de l’UE, l’égalitarisme qui a fortement marqué la société française est devenu une conception très affaiblie du projet démocratique.

      D’où l’intuition de Todd d’un rapprochement avec les Britanniques, “indifférents aux inégalités” (comme à l’égalité, sans doute), mais farouchement attachés à la matrice démocratique, point commun avec les idéaux de la renaissance française du XVIIIe.

      Bref les méandres du renouveau démocratique et égalitaire passent, selon Todd, par un pas de côté vers les Brexiters Britanniques (parce que Brexiters) et non par une alliance avec la gauche européenne et fatalement européiste (on voit le résultat avec Syriza).
      Sa méfiance envers Mélenchon à pour origine l’ambiguïté, l’indécision et la faiblesse de Mélenchon envers l’idéologie européiste dans laquelle il se retrouvera minoritaire, entravé, perdant.

      C’est hélas une faille mortelle pour le courant égalitaire français. Le scepticisme de Todd envers Mélenchon me semble fondé. Notons qu’il est plus intéressé par son électorat que par le personnage. Notons aussi que Todd est historien, il n’est pas interdit de voir le monde sur le long terme.

      Ajoutons pour terminer que le Brexit n’est pas une opération populiste et réactionnaire, mais un mouvement d’opinion profond dont on n’a pas encore mesuré les motivations collectives réelles.


      • LBSSO Le 19 septembre 2017 à 23h15
        Afficher/Masquer

        Pour compléter votre intéressante analyse et illustrer mon commentaire plus bas ,cet interview qui date d’avril 2017, donc plus ancien que la vidéo de dimanche dernier sur BFM.
        Il avait déjà la même réflexion sur JLM :
        “Jean-Luc Mélenchon est un homme de gauche, courageux sur la question allemande, mais mou sur les priorités : échapper à l’euro mortifère et passer au protectionnisme raisonnable. Mélenchon papote trop sur des sujets secondaires comme les institutions. Il n’est pas réaliste sur le plan géopolitique. Sortir de l’Otan? Surtout pas! Si l’on veut échapper à Berlin, il va falloir s’appuyer sur Washington. C’est juste le moment d’être pro-américain. La réflexion de notre gauche sur les États-Unis frôle le degré zéro : “Trump est méchant.” Aucun intérêt.”
        http://www.lejdd.fr/Politique/Emmanuel-Todd-L-election-est-une-pure-comedie-857597

        Pour la GB, Brexit:
        http://www.lejdd.fr/Politique/Emmanuel-Todd-L-election-est-une-pure-comedie-857597


    • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 12h35
      Afficher/Masquer

      « un régulé, keynésien vers lequel semblent se rediriger les anglo-saxons »

      Où a-t-il vu les USA aller vers un capitalisme keynésien ? Je vois un président psycho dérégulant tout, niant toute réalité au profit de la spéculation, finançant le terrorisme, semant la guerre partout, assassinant par drones comme jamais, voulant autoriser l’exploitation du gaz de schiste jusque dans les parc nationaux, soumis à la Goldman Sachs et aux marchands d’armes, voulant le plus sérieusement du monde déclencher une guerre nucléaire…

      Il a écrit un bouquin sur “la fin de l’empire américain”, on y est, tous les symptômes sont là. Mais y survivra-t-on ?


  6. calal Le 19 septembre 2017 à 07h05
    Afficher/Masquer

    les “mieux eduques” se feront avoir comme les autres amha. dans une dictature meme molle, le chef des esclaves est toujours un esclave.
    les “mieux eduques” se feront piquer le fruit de leur travail comme les autres: soit en l’investissant dans des secteurs “speculatifs” ( bourse,bitcoin) soit en le jetant par les fenetres ( smartphone a la mode, voitures electriques super cheres, travaux surfactures par des artisans qui ont flaire le pigeon, produits bio,vegan,sans gluten a 25euros le kg) .
    d’ailleurs, a propos d’investeissement et de depenses utiles, ces bac+5 ont ils des enfants?


  7. Nicolas Le 19 septembre 2017 à 07h41
    Afficher/Masquer

    “Les trois grandes démocraties occidentales”
    La France est un pays plus “grands” que l’Allemagne?
    Attendez… Ah pardon, mon nombril vient de me signaler que oui, la France est le plus grand pays de l’univers.
    C’est juste une formulation qui m’a titillé. Les analyses de Todd sont intéressantes.


    • LBSSO Le 19 septembre 2017 à 08h23
      Afficher/Masquer

      Entre un pays (à la structure familiale):

      -libéral/indifférent à l’inégalité comme les USA,
      -autoritaire/ inégalitaire comme l’Allemagne
      -autoritaire/ égalitaire comme la Russie,

      ET défend un rapprochement de la France avec les USA.Pourquoi ? Parce que la France est composée en gros de deux systèmes: un autoritaire/inégalitaire et un libéral/égalitaire.La grandeur de la France tient dans le second.Si elle restait dans une zone euro dominée par l’Allemagne , c’est la partie autoritaire/inégalitaire qui se fondrait avec elle.D’où :
      -son livre “Qui est Charlie” qui dénonçait une résurgence d’une certaine forme de pétainisme
      -son souhait de se tourner plutôt ver les Usa
      -l’ on voit qu’ET est un penseur de l’évolution de nos démocraties qui accordent une priorité à l’aspect “libéral” sur l’aspect “égalitaire”. C’est une approche pragmatique.qui explique le paradoxe apparent que je voulais souligner dans mon commentaire précédent.


    • Fougnard Le 19 septembre 2017 à 09h04
      Afficher/Masquer

      Votre argumentation géopolitique est sans conteste la meilleure que j’ai jamais rencontrée ! Elle fera date. C’est la première fois que l’on lit un texte aussi intelligent et aussi solidement construit. Merveilleux !


    • Emmanuel B Le 19 septembre 2017 à 18h09
      Afficher/Masquer

      Quand Emmanuel Todd parle des trois grandes démocraties occidentales il ne pense pas en terme de démographie ou de puissance économique mais en terme de profondeur historique de l’ancrage démocratique. Ce sont en effet la France la Grande Bretagne et les Etats-Unis qui ont inventé la démocratie moderne aux XVII et XVIIIe siècles et ce sont aussi les trois puissances qui lui restaient fidèles dans les années trente.


      • Fritz Le 19 septembre 2017 à 20h41
        Afficher/Masquer

        Ces trois pays n’ont pas inventé “la démocratie”, tout au plus le système représentatif qui est incompatible avec la démocratie. Relisez les vrais auteurs : Rousseau et Sieyès.

        Et dans les années trente, ces trois pays ont évité de sombrer dans le totalitarisme… qui, à sa manière effrayante, n’était pas moins “démocratique” que les régimes représentatifs.


      • Mohamed Le 20 septembre 2017 à 01h12
        Afficher/Masquer

        ce sont surtout les 3 grands pays impérialistes qui se sont partagés le monde et continuent a bombarder un peu partout. Ils dépensent en budget militaire énormément d’argent pour défendre les intérets “supérieurs” de l’oligarchie au détriment des intérets du peuple. Non ces 3 pays ne sont pas des références en démocratie, au mieux ce sont des références en enfumage populaire !


        • K Le 20 septembre 2017 à 21h28
          Afficher/Masquer

          Le 1er Mohamed n’etait-il pas justement un imperialiste qui a envahie une partie du monde connu au nom d’interets “superieurs” ?


          • Chris Le 22 septembre 2017 à 18h13
            Afficher/Masquer

            Ce n’est pas politiquement correct, mais c’est très bon !

            Et si on faisait remonter le début de l’impérialisme à Sapiens chassant Néandertal?


  8. gribouille Le 19 septembre 2017 à 07h42
    Afficher/Masquer

    On voit pas très bien où serait le mal de laisser notre destinée à des élites éduquées dans nos meilleures écoles ?
    Une réponse se trouve peut être dans l’émission d’hier, d’entendez vous l’éco, avec steeve keen.
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/les-crises-en-theme-14-crises-les-signes-noirs


    • Maguy Le 19 septembre 2017 à 14h38
      Afficher/Masquer

      éduqués pour donner quel sens à la vie ?, à la solidarité ? au partage le moins inégalitaire possible? à quelle Conscience de notre bien commun => la Terre et le vivant à protéger, pour éviter de laisser la minorité des nantis prendre le pouvoir afin de le garder pour détruire nos vies et notre planète ?.
      Tout se résume à : LA LIBERTE (pour qui et pour quoi faire ?) => On ne se pose jamais la question !! et c’est pourtant le BA BA du discernement politique qui conditionne tout le reste.
      l’EGALITE (en MOYENS de s’éduquer, d’avoir un gagne pain et surtout les MOYENS CONCRETS d’accéder à tout ce qui participe à l’émancipation humaine – disparition de la compétition loi de la jungle, temps de loisirs, réflexion collective et responsabilité citoyenne pour cultiver les oeuvres de Vie et de Paix pour le bien de tous.
      LA FRATERNITE (qui EXCLUE les relations de pouvoir et de domination SURTOUT par l’argent corrupteur à tous les niveaux de la société et corrupteur des mentalités et des âmes.


    • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 12h50
      Afficher/Masquer

      C’est surtout que “les meilleurs à l’école” concernant un certain type d’écoles supérieures(…) signifie avant tout être le mieux moulé dans le système.


  9. Fritz Le 19 septembre 2017 à 08h31
    Afficher/Masquer

    (suite de l’entretien) “Je pense que les historiens du futur parleront du choix de l’euro comme d’une option stratégique inimaginable. Comme de la ligne Maginot en 1940. L’euro ne marche pas, mais il s’est installé dans les esprits pour des raisons idéologiques, et on ne peut pas en sortir.” De fait, l’adhésion des gens à l’euro tient du dogme, voire de l’idolâtrie.

    Todd répond aussi aux deux journalistes de Libé qui parlent des “trois grandes démocraties occidentales” (!) :
    “En Grèce, en France, les gens votent, et tout le monde s’en moque. Pour un citoyen, c’est tout de même embêtant. Pour un Français qui se pense français, c’est carrément humiliant. Mais un historien sait qu’il y a une vie après la démocratie.”

    Au moins, en Grande-Bretagne, les zélites respectent la décision des électeurs (le Brexit) : “un petit miracle” selon Emmanuel Todd.


    • Alfred Le 19 septembre 2017 à 11h37
      Afficher/Masquer

      La capacité des “zélites” grand-bretonnes à respecter la volonté des électeurs est grandement facilitée part la coincidence de leurs intérêts de classe propre avec le résultat du vote. La city a probablement un intérêt à s’extraire du capharnaum bruxello-strasbourgeois (et surtout de l’influence de cette satané cour de Karlsruhe). N’oubliez pas que le très tallentueux Nigel Farage (qu’on ne remerciera jamais assez pour ses discours jubilatoires au parlement européens) est un ancien de la city. Un Macron qui degend d’autres intérêts. Pourquoi voulez vous qu’un maitre (la city) se place sous la coupe d’un autre maitre? N’oubliez pas non plus que les grands bretons on été les premiers européens à se jeter dans les bras financiers des chinois (banque chinoise d’investissement) qui sont sensés démolir à terme l’euro et le dollar. La city a 700 ans d’avance…


    • moshedayan Le 19 septembre 2017 à 13h20
      Afficher/Masquer

      Vous avez raison sur la portée à long terme de la tentative “euro” (et son succès peut-être). je simplifie en scénario fiction : ce fut une tentative indirecte mais puissante de l’Allemagne pour conserver sa suprématie économique et mettre au pas les autres Etats européens, France comprise. Le Royaume-Uni s’en rendant compte y mit un veto national définitif. L’Allemagne a poursuivi, sachant qu’elle pouvait obtenir la même grandeur que celle qu’elle chercha en 1939. Les élites politiques françaises ne comprirent que trop tard les conséquences, au moment où Berlin réclama la fin ou la maîtrise de la dissuasion nucléaire française, avec son “plan de défense de l’Europe” alors que les tensions avec la Russie s’avivaient…” récit de fiction ou prémonitoire ” Tfou tfou, pust’ chto eto proidiot ! ‘touchons du bois que cela n’arrive pas”


      • Alfred Le 19 septembre 2017 à 15h54
        Afficher/Masquer

        C’est ça… Sauf “les zelites françaises ne comprirent que trop tard”. C’est tout compris et tout vendu. Et c’est tout vu : le seul moyen d’éviter ça c’est de les flanquer dehors (en pèlerinage spirituel à sigmaringen). Effectivement c’est pas dit que ça arrive.


        • Fritz Le 19 septembre 2017 à 17h41
          Afficher/Masquer

          Ah, Sigmaringen, le creuset de l’UE, l’axe franco-allemand, et ce grand précurseur qui nous disait à la radio : “Quand je vous dis que ma politique est la seule politique possible […] Je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que sans elle, le populisme, demain, s’installerait partout”.

          Sigmaringen, le seul endroit où j’aimerais voir plein de drapeaux européens.


          • Alfred Le 19 septembre 2017 à 19h06
            Afficher/Masquer

            😉
            Je propose d’y construire le mémorial de l’Union européenne quand on en sera débarrassé.


    • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 13h05
      Afficher/Masquer

      Pour moi le problème n’a jamais été le choix de l’Euro, mais la manière dont ça a été implémenté. Le problème n’est pas le marteau, mais celui qui le tient.


  10. karine Le 19 septembre 2017 à 08h57
    Afficher/Masquer

    “Maastricht. Les élites «savaient», et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté «non».”

    Euh, pardon, mais on est deux bacs + 5 et avant de voter, on s’est renseignés autant qu’on pouvait, on a lu le début du fameux texte, qui mettait en avant la liberté de concurrence avant toute avancée sociale, et on a voté non.

    Décidément, nos élites, ce M. Todd y compris, n’écoutent (toujours) pas le vote du peuple, diplomé ou pas…


    • Sandrine Le 19 septembre 2017 à 10h42
      Afficher/Masquer

      Meme constat pour le vote FN. Il y a aussi des diplômés qui votent FN. Et des gens riches également (type “notables”, bourgeoisie catholique).
      Toujours ce meme problème avec les sciences sociales : on étudie des chiffres, des indicateurs, on regroupe des gens en fonction de critères choisis en fonction de préjugés idéologiques… Et on en devient aveugle à la réalité.
      E.T. n’échappe pas à la règle. Il commence d’ailleurs à être lassant avec ses histoires de “famille souche”… Ca fait belle lurette que la famille souche n’existe plus ni en Allemagne ni en Europe !


    • Joseph Le 19 septembre 2017 à 13h10
      Afficher/Masquer

      Avoir Bac +5 n’a jamais empêché personne de ce tromper… Pour être éduqués, nous n’en sommes pas moins hommes.
      Ici, E. Todd met même gentiment “savaient” entre guillemet, ce qui aurait dû a priori vous aiguiller sur l’ironie de ses propos. Il pense au contraire que l’élite se trompait, mais que, persuadée d’avoir raison, elle a fait un choix paternaliste (et intéressé) en imposant de facto le traité, prétendant comme nos grands d’aujourd’hui qu’il s’agissait tout simplement d’un “manque de pédagogie”.


    • K Le 19 septembre 2017 à 23h43
      Afficher/Masquer

      Todd parle des diplomés qui ont, pour la plupart, voté pour Maastricht et des non-diplomés qui ont, pour la plupart, voté contre. Mais bien sur il s’agit de moyenne. On compte aussi quelques diplomés parmi les buletins non et quelques non-diplomés ont voté pour. Ne prenez pas votre cas pour une generalité.

      C’est comme qund on parle de l’appauvrissement des jeunes et de l’enrichissement des personnes agées : on trouve toujours quelqu’un pour objecter que tel retraité est au minimum vieillesse ou tel jeune actif est multimillionaire.
      En sociologie, on est bien obligé de travailler a partir de moyennes statistiques. On ne va pas analyser 67 millions de cas particuliers.

      Pour une fois sur ce blog, les commentaires sont nettement moins interessant que l’article.


      • Moi Le 22 septembre 2017 à 15h05
        Afficher/Masquer

        Bonjour,

        C’est vrai les statistiques et ces moyennes ne peusent pas étudier toute la population parce que ça reviendrait trop cher à l’État. Mais la statistique est capable de faire mieux, il lui suffit d’activer la recherche.


  11. J Le 19 septembre 2017 à 08h58
    Afficher/Masquer

    Il y a deux millénaires et demi, un certain Lao Tseu ou Laozi (Tao Te King ou Dao Dejing, 17) a résumé ainsi le cycle universel que suivent les élites (mon interprétation) :
    – au début du cycle on sait à peine qu’elles existent alors qu’elles font le meilleur travail…
    – ensuite elles sont admirées et louées parce qu’elles continuent à faire du bon travail…
    – elles deviennent peu à peu des corporations, elles sont redoutées parce que redoutables…
    – elles deviennent peu à peu des castes, des boulets, elles sont de plus en plus méprisées…
    – à la fin on s’en débarrasse…
    – s’installe alors une nouvelle élite et c’est reparti pour un cycle…


    • Clauzip Le 25 septembre 2017 à 22h59
      Afficher/Masquer

      Conforme à Orwel dans ‘la ferme des animaux”.Tout est dit!


  12. karine Le 19 septembre 2017 à 09h05
    Afficher/Masquer

    Ah, et je n’avais pas vu ça dans la suite de l’interview :
    “Les berceaux de la démocratie sont le monde anglo-saxon et le Bassin parisien”

    Dans ma campagne, mes grands-parents fonctionnaires avaient le plus grand respect pour l’Etat, l’Histoire, etc… pas besoin d’être à Paris pour réfléchir!
    En plus, aujourd’hui, même si nous sommes dans une zone blanche pour l’ADSL, pour le téléphone et plus de magasin de presse, on a plus facilement les moyens de s’informer, même en zone rurale!

    Décidément, son approche est peut-être originale, et approfondie, mais ce qu’il en dit rassemble beaucoup de poncifs..


    • kriss34 Le 19 septembre 2017 à 11h11
      Afficher/Masquer

      Lisez ses livres, ne vous contentez pas de la surface des choses. La facilité, c’est de ne retenir que ce qui me (dé)plait d’une itw. Ou d’un commentaire sur un forum, n’est-ce pas!


      • karine Le 19 septembre 2017 à 11h53
        Afficher/Masquer

        Ben, l’interview est censée vous donner envie de lire le livre, non?
        on ne peut pas limiter l’éveil de la démocracie en France à seulement une zone géographique; même au début de la révolution, beaucoup de représentants “montaient” de province. Les idées s’étaient répandues bien avant…
        Quant à sa notion de famille paysanne inégalitaire, je trouve ça bizarre aussi : les bourgeois et les aristocrates avaient aussi un système d’héritier unique, non?
        Bref, plus j’en ai lu, moins j’ai compris… je crois que je vais plutôt essayer le livre de Steve Keen, cité dans un autre commentaire. Au moins, j’ai à peu près compris son interview sur France Culture! 🙂


    • Madudu Le 19 septembre 2017 à 11h11
      Afficher/Masquer

      Le bassin parisien est beaucoup plus grand que Paris, ne vous trompez pas. Ce dont Todd parle ici ce n’est pas de Paris, il parle du fond anthropologique du bassin parisien.

      Et il y a encore beaucoup de zones rurales dans le bassin parisien, même si elles sont mortes socialement (un agriculteur par commune, la sortie dominicale se fait au supermarché, …).


      • lemoine001 Le 19 septembre 2017 à 13h26
        Afficher/Masquer

        Je ne vois pas comment on peut évoquer un “fond anthropologique du bassin parisien” dans un pays qui a connu un exode rural massif, un afflux migratoire important et tous les aléas des guerres successives (de Napoléon à la commune de Paris, l’exode de 1940 après celui de 1940 au brassage actuel, etc).


      • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 13h54
        Afficher/Masquer

        Il y a pas mal d’agriculteurs déclaré comme tels à Paris, demandez aux impôts 😉

        Ce qu’il manque ce sont les champs en dehors de celui du Champs de Mars et des Champs Élysées où ça manque cruellement de légumes bio.


    • WASTERLAIN Serge Le 19 septembre 2017 à 11h18
      Afficher/Masquer

      Il ne s’agit pas de poncifs et nos contemporains, aïeuls, bisaïeuls… ne sont pas visés par cette réflexion. Il fait allusion à la naissance de la monarchie parlementaire britannique fin XVIIème et de la monarchie constitutionnelle française née de la révolution de 1789, sabotée par Louis XVI avec sa tentative de fuite vers l’Allemagne en juin 1791.


  13. lemoine001 Le 19 septembre 2017 à 09h17
    Afficher/Masquer

    J’en suis justement dans la lecture de « Où en sommes-nous ? » au moment où l’explication par le système familial laisse la place à celui par le niveau d’éducation. E. Todd pense ainsi damer le pion à ce qu’il appelle « l’économisme » sous lequel il n’est pas difficile de voir le marxisme. Il oublie seulement que la science est devenue dans nos sociétés une force productive directe. Alors que dans la société industrielle le machinisme et ses servants humains étaient la première force productive qui dictait la forme des rapports sociaux (la grande industrie et le salariat), c’est aujourd’hui le savoir qui transforme la société modifie les rapports sociaux. Les acquis du salariat sont remis en cause, le travail s’adapte au mode de fonctionnement par « projets » des entreprises informatisées. La classe ouvrière est en échec historique (momentané). Elle laisse la place aux ingénieurs et autres informaticiens. Cela modifie sans doute la forme de la famille du fait de la mobilité et de la précarité généralisée que cela induit. Loin de réfuter le marxisme, cela conforte ses analyses !


    • karine Le 19 septembre 2017 à 10h09
      Afficher/Masquer

      En tant qu’ingénieur, je voudrais corriger un peu votre commentaire, qui oppose ouvriers avec ingénieurs et informaticiens.
      Je fais partie d’un bureau d’étude, je suis à la conception, un département dit de production. A mon avis, avec les techniciens supérieurs, on est les nouveaux ouvriers de nos entreprises plus automatisées.
      Alors que par ailleurs, il y a ceux (ingénieurs ou autres) qui sont dans la gestion, projet, contrôle de coût, marketing, etc…
      Je suppose qu’on doit pouvoir faire la même séparation chez les informaticiens, mais je ne connais pas.

      Dans nos grandes boites, nous sommes classés en deux catégories : “les productifs”, ceux qui imputent les budgets en fonction de ce qu’ils produisent, et “les indirects”, pour ne pas dire improductifs, qui ont un coût fixe. C’est peut-être une classification plus juste aujourd’hui que les catégories socio-professionnelles. En tout cas, les préoccupations des collègues sont plus compréhensibles si on lit l’organisation ainsi.


      • Sandrine Le 19 septembre 2017 à 10h50
        Afficher/Masquer

        Est-ce que vous diriez que ceux (ingénieurs ou autres) qui sont dans la gestion, projet, contrôle de coût, marketing, etc… ne font pas partie du prolétariat? Je ne vois pas bien en quoi ils se distinguent des ingénieurs de production.


        • karine Le 19 septembre 2017 à 11h15
          Afficher/Masquer

          Ah, je vais peut-être dire des bêtises car je ne sais pas vraiment ce que vous entendez par prolétariat… (pour moi, ce sont tous des salariés, je ne parlais pas des grands cadres dirigeants qui ne font que passer…)
          Mais leur relation à la production, aux durées de production et à la précarité des organisations n’est pas la même. C’est en cela que je réagissais à la fin du commentaire de lemoine001.
          En tant qu’élu du personnel, je constate que souvent, la lecture entre Catégories Socio Professionnelles amène à un faux débat, qu’il y a plutôt ceux qui “produisent” (avec des contraintes fortes, mais avec une plus grande facilité de défendre leur bilan) et ceux qui “gèrent”, les fonctions dites support (qui semblent très importantes sur le papier mais qui ont du mal à exister en pratique, et que l’on réduit ou réorganise sans arrêt).
          En tout cas, en terme de stress au travail, de maladie, voire de suicide, ce sont deux populations différentes.


        • Un_passant Le 19 septembre 2017 à 11h20
          Afficher/Masquer

          D’expérience, pour avoir été dans une boîte de com’, tout ce qui est production est à distinguer du “consultant”, “créa” ou “technico-commerial”. Ces derniers pourront monter vers des postes de direction, voire d’associé. Ceux en prod resteront en prod ou devront changer de boîte, sauf à se révéler un “haut potentiel”… par inadvertance/accident.


          • karine Le 19 septembre 2017 à 11h42
            Afficher/Masquer

            Pour la production, c’est vrai pour l’évolution de carrière!
            Mais le niveau de stress, et de burn-out, y semble plus faible… je préfère y rester! 🙂


            • lemoine001 Le 19 septembre 2017 à 13h15
              Afficher/Masquer

              Tout ce qui est dit est juste et je ne le conteste pas. Mais on ne peut pas caractériser la structure de classe d’une société en trois lignes, ni non plus avec une seule variable. Je n’ai fait que souligner ce qui est nouveau : que la science est aujourd’hui une force productive directe et que par conséquent les couches sociales qui en sont les porteuses sont la nouvelle classe qui modèle la société. Aux USA c’est clair : la classe ouvrière et le capital national industriel ont mis en échec ces classes nouvelles alliées au capital financier et à celui de la Silicone vallée. Cet “accident de parcours” sera certainement rapidement corrigé :


    • Sandrine Le 19 septembre 2017 à 11h50
      Afficher/Masquer

      “Alors que dans la société industrielle le machinisme et ses servants humains étaient la première force productive qui dictait la forme des rapports sociaux (la grande industrie et le salariat), c’est aujourd’hui le savoir qui transforme la société modifie les rapports sociaux”
      Le savoir? Qu’est-ce que vous entendez par là. Est-ce le savoir technicien qui permet de produire les machines et des outils de gestion ? Dans ce cas où est la différence avec ce que vous appelez la période du machinisme?
      Si la classe ouvrière laisse la place aux ingénieurs, c’est peut-etre parce c’est eux le nouveau prolétariat. Avec la généralisation de l’enseignement supérieur l’offre d’ingénieur va bientôt devenir aussi importante (et “remplaçable”) que jadis celle d’ouvriers. Pour les informaticiens, cette évolution est encore plus criante (cf. par ex. la place que tient désormais sur le marché les plate-formes de services informatique en Inde)


      • Chris Le 19 septembre 2017 à 14h21
        Afficher/Masquer

        ex. la place que tient désormais sur le marché les plate-formes de services informatique en Inde.
        Oui et non ! Ce sont des secteurs plus “jetables” que d’autres dès qu’il y a un ralentissement économique : par ex. 56.000 informaticiens ont été licenciés ou vont l’être en 2017 en Inde, en raison de la crise monétaire et de la baisse des commandes.


        • Sandrine Le 19 septembre 2017 à 15h40
          Afficher/Masquer

          C’est justement ce que je voulais dire : des professions intellectuelles qui nécessitent un fort investissement scolaire ( informaticien, ingénieur, etc.) se retrouvent aujourd’hui au même niveau de “jetabilité” que les ouvriers aliénés dont parlait Marx au XIXe siècle.
          Le capitalisme numérique contemporain n’a plus besoin de travailleurs non qualifiés, il a besoin de travailleurs techniquement très bien formés… Mais qui ne seront pas moins aliénés (et donc exploités) que leurs ancêtre ouvriers.
          100% d’une classe d’age au bac et l’accès aux études sup. pour tous, ce n’est pas un projet éthique, c’est une exigence du capitalisme contemporain.


          • Catalina Le 19 septembre 2017 à 20h04
            Afficher/Masquer

            et on se demande qui ensuite aura les compétences pour créer de la nourriture, des vêtements, des murs, des tuyaux pour l’eau….etc…..ce qui tout de même est un peu plus vital que “les profits”


            • Fritz Le 19 septembre 2017 à 21h27
              Afficher/Masquer

              Les compétences que vous citez, c’est du sérieux. Rien à voir avec les “compétences” fumeuses imposées par la hiérarchie de l’Éduc’Nat, pour liquider les connaissances et former des veaux exploitables par le Medef et prêts à voter Macron.


            • Schuss Le 20 septembre 2017 à 00h52
              Afficher/Masquer

              hello, fritz a raison. plus les personnes ont un niveau educatif élevé plus ils sont manipulables et (en) butées. Ne pas oublier que le mental ( l’intelligence logique du type binaire , le fameux QI) est une grille de lecture semblable a un codex. plus vous codez plus vous pouvez trouver des failles pour contredire tel article du code que vous appliquez. les commentaires sur le site en sont un bon exemple. chacun croyant détenir la vérité sur un sujet qui n’est en fait qu’une tentative d’interprétation de la réalité elle meme. les transcriptions des nouvelles évangiles sont innombrables….


      • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 14h00
        Afficher/Masquer

        Le “savoir” c’est comme l’intelligence, il y en a plusieurs sortes. Le point commun entre “l’art” “l’artisan” et “l’art militaire” c’est que “art” signifie à la base “savoir faire”.

        Et pour le “savoir” ou “l’intelligence” c’est pareil, il faut avant d’en parler définir de quoi on parle, sinon ça devient n’importe quoi. Le quiproquo est même un des ressort de base du Vaudeville, sauf que dans le vaudeville c’est drôle et ne fait de tort à personne.


  14. Christian Gedeon Le 19 septembre 2017 à 09h49
    Afficher/Masquer

    Toujours intéressant, Todd. Mais il a bien du mal à aller au bout de son raisonnement sur les causes. Toujours une petite musique nostalgique de mai 68. Il ne veut pas dire l’arnaque qu’ont été “les promesses ” de mai 68,arnaque qui s’est durablement installée dans notre système éducatif avec fausses vérités et frustrations assurées. Tout le monde au bac,tout le monde à la fac…et beaucoup dans le sac à emmerdements. Un simple exemple….les dizaines de milliers d’étudiants inscrits en socio,psycho et autres co qu’on laisse aller à l’abattoir sciemment sans débouchés,sans perspective…au nom. De la “liberté ” et de l’égalité…c’est monstrueux. Non Todd ne va pas au bout…petite musique nostalgique de mai 68…


    • Red2 Le 19 septembre 2017 à 10h19
      Afficher/Masquer

      Il n’est pas nostalgique de mai 1968… relisez donc votre Todd! Il met justement en lumière les conséquences inattendues de la massification de l’éducation supérieure suite à 68… Votre étudiant en sciences sociales même sous payé il fera parti d’un autre monde que l’ouvrier ou le chômeur sans diplome, même si leur situations économiques sont proches les liens sociaux ne se font plus, qui bloque le systeme, c’est ça que dénonce Todd dans ce texte. En quoi est ce faire l’apologie de 68?


      • Christian Gedeon Le 19 septembre 2017 à 12h50
        Afficher/Masquer

        Vous avez raison il met en exergue les effets de la massification comme vous dites…les effets.Mais alors sur les causes,que le délire qui a entraîné cette massification,que dalle,désolé de vous contredire sur ce point. Entre nous les effets crèvent tellement les yeux que les did revient à enfoncer une porte déjà passablement ouverte. la vraie question est pourquoi en est on arrivé là. ET à cette question Todd ne répond surtout pas…de constructivisme,quad tu nous tiens.


    • LBSSO Le 19 septembre 2017 à 10h28
      Afficher/Masquer

      « Quand vieux soixante huitard, au milieu des années 80 , j’ai constaté que les systèmes familiaux autoritaires de type japonais , de type allemand étaient plus efficaces dans le domaine éducatif, j’étais très triste et je l’ai quand même écrit »
      E Todd à 22’40
      http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/emmanuel-todd-la-peur-culturelle-d-une-homogeneisation-du-monde-est-tout-a-fait-ridicule-981829.html


      • Christian Gedeon Le 19 septembre 2017 à 12h57
        Afficher/Masquer

        On parle du système français…je me moque des autres systèmes…il était triste peut être,mais que ne dit il les causes? Que ne dénonce t il les pedagogauchistes fous qui ont détruit notre enseignement.Et ce n’est pas de l’histoire ancienne N.Vallaud Belkacem ayant poursuivi avec acharnement le travail de sape de ce qui reste d’éducation nationale…etre triste,c’est touchant.Dire la vérité entière,c’est mieux.


        • Fritz Le 19 septembre 2017 à 20h26
          Afficher/Masquer

          Exact. Mais Todd a ses coquetteries, et une image d’homme de gôôche à préserver. En tout cas, les dames de Libé l’ont relancé là-dessus : “Vous êtes un homme de gauche, comment voyez-vous sa situation aujourd’hui ?”

          Jean-Claude Michéa s’est débarrassé de cette étiquette identitaire, mais Emmanuel Todd n’y a pas renoncé. Pas encore ?

          Le pédagogisme, les “compétences” (usine à gaz indescriptible), le saccage des programmes ont aggravé les effets pervers de la massification de l’éducation.


  15. FS Le 19 septembre 2017 à 10h08
    Afficher/Masquer

    “En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires.”

    Non, en réalité il y a 2 sortes de brexiteurs – le brexiteur sans éducation, qui craint l’immigration et qui serait assez protectionniste, et le brexiteur du marché et du libre échange, le sur-capitaliste, qui pense qu’un brexit lui ouvrira des possibilités a son avantage. Le deuxieme type de brexiteur, dont le parti conservateur est bourré, ne procede pas a un brexit a contre-coeur. Il a manipulé les votes des gens sans éducation pour faire precisément ce qu’il voulait faire depuis le début.


  16. Le Rouméliote Le 19 septembre 2017 à 11h13
    Afficher/Masquer

    En fait le grand problème réside dans la baisse du niveau intellectuel et culturel des “élites”. L’enseignement primaire, puis secondaire et enfin supérieur s’est effondré en quarante ans. n’en sortent plus que des gens capables de rédiger de la paraphrase en lieu et place d’un commentaire de documents, incapables de disserter mais tout juste bons à renvoyer dos à dos des arguments contraires sans prendre parti selon en plan en 2 ou 3 parties (si on a fait droit ou “sciences” humaines et inaccessibles à l’observation des phénomènes, se contentant d’entrer des données dans une machine qui leur sortira une bouillie confectionnée par l’algorithme miraculeux.
    Voilà nos castes dirigeantes qui, du fait de l’évolution démographique se reproduisent entre elles et ferment la porte à tout esprit nouveau issu des classes populaires tout en continuant à se proclamer “élites” !


  17. vu de sirius Le 19 septembre 2017 à 13h15
    Afficher/Masquer

    Depuis les élections du printemps dernier, la France est divisée en trois : 1/3 de droite dure et de droite de la droite, 1/3 de Marais Macronien et Macron-compatible ( les “Constructifs”) et 1/3 de gauche dure et de gauche de la gauche (de Hamon aux anarcho-trotskystes).
    Donc ce pays est désormais ingouvernable, comme on ne va pas tarder à s’apercevoir , plus que jamais, c’est la rue qui sera la “loi”….


  18. Kiki Le 19 septembre 2017 à 13h29
    Afficher/Masquer

    J’aime Emmanuel todd mais je ne comprends pas l’intérêt de parler longuement des résultats électoraux sachant que la corrélation entre le temps passe dans les médias et les résultats sont de 86 %….


    • Alfred Le 19 septembre 2017 à 13h41
      Afficher/Masquer

      C’est bien rappellé. On peut parier que la boîte de lessive Macron a fait moins de 1% aux dernières élections chez les ménages qui n’ont pas la “tévé”.


  19. Vincent P. Le 19 septembre 2017 à 14h05
    Afficher/Masquer

    La lecture de certains commentaires ici est édifiante et donne largement raison à E. Todd :

    Il semble que des personnes appartenant plutôt aux strates les plus hautes du millefeuille social (et qui le revendiquent en précisant leur grade professionnel) aient été parfaitement éduquées à ne pas pouvoir considérer l’immense connerie qui les caractérise.

    Le plus paradoxal étant sans doute que la “crétinisation des mieux éduqués” soit si nettement perceptible par les plus déclassés : parole d’inactif improductif à bac+0, option jt’emm…. !


    • Un_passant Le 19 septembre 2017 à 17h39
      Afficher/Masquer

      C’est tout le problème quand les gens confondent culture, intelligence et érudition. L’intelligence n’étant pas contrairement à ce que certains s’imaginent, avoir de la culture ou être érudit, mais savoir s’en servir.

      Ils sont très nombreux ceux qui utilisent leur culture ou leur érudition pour gargariser leur ego, gargarisme qui est tout sauf une preuve d’intelligence, bien au contraire.

      L’intelligence commence par avoir conscience de notre ignorance, ce qui est “un peu” contrariant pour pas mal d’ego.


      • olivier Le 19 septembre 2017 à 23h41
        Afficher/Masquer

        Ah la morale, l’humilité, l’orgueil … Je pense que vous êtes au coeur du sujet.
        Quand Salomon demande un coeur intelligent, ce n’est pas pour être ignorant, mais pour discerner le bien et le mal.

        Un coeur intelligent peut-il se savoir ignorant ?
        Se peut-il que Todd ne soit qu’un demi-habile ?


        • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 14h05
          Afficher/Masquer

          Le discerner est une chose, lequel choisir en est une autre…


          • olivier Le 20 septembre 2017 à 23h08
            Afficher/Masquer

            « l‘excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude et dans l‘individu et dans l‘Etat »

            Platon, République (564a).


    • Catalina Le 19 septembre 2017 à 20h10
      Afficher/Masquer

      j’ai cherché mais pas trouvé sur quoi vous vous appuyez, pouvez-vous le montrer ?


  20. Charlie Bermude Le 19 septembre 2017 à 15h49
    Afficher/Masquer

    Pour commencer il conviendrait de rappeler la distinction entre éducation ( qui est nécessairement hors scolaire , méme sans laicité , et d’origine familiale) et l’instruction .
    Ensuite de rappeler comment s’est opérée la crétinisation , en France , c’est évident : par les nombreuses réformes scolaires , la plus caractétisrique de toutes fut l’invention de la mathématique moderne , préparée par Bourbaki seconde période . Suffit de lire aujourd’hui un livre de math scolaire pour s’en convaincre , si quelqu’un y trouve la moindre cohérence …, ne serait que pédagogique . ..Mais celà porte sur tous les domaines de connaissances .
    Il me semble , ceci envers ceux qui non rien vu venir , que la “Crise” occidentale commence milieu des années 60 sur fond de Vietnam , mais parallélement de pétrole ,/finance/géopolitique .
    On prend acte avec Brzesinsky , l’Iran/Afghanistan , la contre révolution Thatcher/Gaz , puis l’accord Germano Russe sur gazprom . Certes la démographie soviétique explique la chute de l’Urss , mais s’inscrit dans un un contexte mondial plus large de ralentissement démographique , effet autant que cause de cette Crise .
    Et là les problémes plus particuliers d’instruction ( trés couteux) et d’émancipation sociale .


    • Johann Le 19 septembre 2017 à 19h12
      Afficher/Masquer

      “Ensuite de rappeler comment s’est opérée la crétinisation ,”

      Par la télévision. Avant tout par la télévision. Une machine à fabriquer des crétins. Une machine à décerveler. Supprimer la télévision, les gens se remettront à penser. Supprimer la télévision les gens recommenceront à se parler, à avoir une vie sociale non aliénante, à réfléchir. Peut-être.

      Ce qui manque à l’école: des cours de psychologie, de sociologie, d’économie politique, de science politique, de santé. Tous domaines squattés par les multinationales du fric et de la politique.


      • Charlie Bermude Le 19 septembre 2017 à 20h34
        Afficher/Masquer

        Pas d’objection à celà ; sauf que me plaçais dans la crétinisation plus particuliére de l’enseignement et de la selection sociale des dites élites .


      • Haricophile Le 20 septembre 2017 à 14h18
        Afficher/Masquer

        On sous-estime toujours la voiture, instrument individualiste ; isolant de l’environnement et des relations sociales qui ne consiste plus qu’à injurier les autres gêneurs ; développant une forme d’urbanisme allant dans ce sens : l’idéal du pavillon avec un mur autour du jardin, un chien et une alarme pour se protéger des intrus ; favorisant l’inégalité et l’exclusion en repoussant “les pauvres” toujours plus loin des concentrations de richesses ; véhiculant le terrible schisme territorial d’habiter dans un lieu dortoir, travailler dans une zone inhumaine, et se divertir dans un lieu consacré au Dieu de la consommation, et de remplacer tous les emmerdes que ça amène par des “travailleurs sociaux” et des forces de la répression pour compenser ce qui s’auto-régulait en grande partie tout seul. Sans parler d’un autre repli sécuritaire : qui laisse jouer et circuler ses jeunes enfants dans la rue alors que c’était le cas de tous les vieux dans leur jeunesse, allez ensuite les accuser de sédentarisme et d’être addicts aux jeux vidéo…


    • verdurin Le 20 septembre 2017 à 22h55
      Afficher/Masquer

      Je me demande vraiment si vous connaissez Bourbaki autrement que par ouïe dire.
      Par exemple, avez vous essayer de lire un de ses livres ?

      Et les livres de maths d’un niveau inférieur au master ne sont vraiment plus « maths modernes » depuis plus de vingt ans.
      Il suffit de les regarder pour le constater.

      Mais je soupçonne que, comme beaucoup de gens ici et ailleurs, vous vous contentez de répéter des opinions entendues ailleurs qui vous parurent « intelligentes ».


      • Charlie Bermude Le 22 septembre 2017 à 23h25
        Afficher/Masquer

        Oui , j’ai été trop grossier sur la question Bourbaki , au moins il y avait une recherche de cohérence . Alors que maintenant il n’existe méme plus cette pudeur , ce fut plutot un prétexte .
        J’ai forcé le trait surtout pour dater le début du décervelement .


  21. Charlie Bermude Le 19 septembre 2017 à 16h00
    Afficher/Masquer

    Je continue ici mon commentaire trop long .
    La crétinisation n’est pas fortuite . Elle s’inscrit dans une volonté de rendre les pays occidentaux improductifs , et leurs Etats inopérants ( y compris US ) .
    Les instruits sont donc conditionnés à accepter leur servitude corrompue et jouer les idiots utiles , d’élite au pouvoir .
    Rupture sociale des “élites” , oui , car il n’en sont plus que le simulacre .


  22. Charlie Bermude Le 19 septembre 2017 à 16h17
    Afficher/Masquer

    Une image pour illustrer . Se fier aux premiers James Bonds ( les films ) , ceux avec Sean Connery , ou plutot ceux où Ian Flemming , authentique agent secret de trés haut niveau était vivant .
    Dans les premiers films le méchant est toujours un avatar de ce qui sera Goldfinger . (Fantomas en Français ) et non comme aprés , début de la crétinisation , les soviétiques .
    On peut se le faire aussi avec famille souche , comminautaire et nucléaire . Quoique je sois trés admiratif et reconnaissant envers E Todd , fort sympathique par ailleurs .


  23. thmos Le 19 septembre 2017 à 17h19
    Afficher/Masquer

    “Communautarisme” social et culturel, perçu par Todd, démographe et bon cheval de mauvaises augures (ayant prévu la chute de l’URSS) à compléter avec le livre de Christophe Guilluy, géographe “Le crépuscule de la France d’en haut”. La France périphérique (rurale, sous-diplômée et précaire) VS les forteresses bobo des grdes agglomérations ( seuls bénéficiaires de la mondialisation ou fonctionnaires ) servies par une population immigrée de sa banlieue.
    Pas de dialogue entre ces français divorcés dans un monde que tous perçoivent avec angoisse …
    Si leur constat est faux alors vivrons nous encore 5 ans de bonheur démocratique avec Mr François-Nicolas Macron


  24. jules vallés Le 19 septembre 2017 à 21h18
    Afficher/Masquer

    tiens mon commentaire a disparu…
    tiens mon commentaire a disparu…
    tiens mon commentaire a disparu…
    Votre message semble un peu trop court pour exprimer une idée construite.


Charte de modérations des commentaires