Nouveauté qui signe une époque : le stress du licenciement… pour l’employeur !

Source : L’Express, Marianne Rey, 09/09/2017

La réforme du code du travail change la donne pour l’employeur peu rigoureux dans l’explication des motifs, dans la lettre de licenciement. Il aura une “séance de rattrapage”.

Le droit du travail est complexe, et un peu de laisser-aller dans la paperasse n’enlève rien au bien-fondé du licenciement. C’est grosso modo le parti pris du gouvernement, qui a décidé de faire en sorte que l’employeur ne puisse plus être condamné lourdement aux prud’hommes pour avoir “mal rédigé les documents”, notamment s’il a mal explicité les motifs dans la lettre de licenciement.

Le postulat de départ repose en partie sur un fantasme. Comme l’a rappelé le gouvernement lui-même dans l’étude d’impact de la réforme, “l’insuffisance de motivation de la lettre de licenciement est un motif très souvent mis en avant par les salariés dans les griefs justifiant la procédure contentieuse, [mais] elle est rarement retenue par la juridiction.”

“L’employeur sera tenté de licencier à la va-vite”

Il n’empêche. Tout est fait pour “déstresser” l’employeur. Ce dernier pourra désormais utiliser directement un formulaire-type (Cerfa) de licenciement, ou s’en inspirer pour rédiger sa lettre.

Il pourra ultérieurement […]

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92 réponses à Licenciement: moins de stress pour l’employeur, il aura “droit à l’erreur”, par Marianne Rey

Commentaires recommandés

Caliban Le 22 septembre 2017 à 06h02

Les réformes vis-à-vis des Prud’homme :
• la plafonnement des indemnités de licenciement
• l’assouplissement des contraintes légales pour l’employeur

… signifient tout simplement la fin des contrats à durée déterminée. Je ne sais pas si les gens – et spécialement ceux qui continuent à soutenir ce gouvernement – s’en rendent vraiment compte.

Avec ses réformes brutales contre le Droit du travail, ce gouvernement de mercenaires n’est pas seulement en train de mettre des millions de salariés dans la m… Il est en train de détruire le dernier vestige de l’Etat providence sur le continent.

Si cela passe, il est à craindre que la notion de solidarité nationale soit même relayée au rang de pièce de musée. Abattre la solidarité nationale, n’est-ce pas précisément l’objectif commun des multinationales et de leurs pantins de Bruxelles ?

Et la démocratie dans tout ça ? Une hypothèse inutile.

  1. Caliban Le 22 septembre 2017 à 06h02
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    Les réformes vis-à-vis des Prud’homme :
    • la plafonnement des indemnités de licenciement
    • l’assouplissement des contraintes légales pour l’employeur

    … signifient tout simplement la fin des contrats à durée déterminée. Je ne sais pas si les gens – et spécialement ceux qui continuent à soutenir ce gouvernement – s’en rendent vraiment compte.

    Avec ses réformes brutales contre le Droit du travail, ce gouvernement de mercenaires n’est pas seulement en train de mettre des millions de salariés dans la m… Il est en train de détruire le dernier vestige de l’Etat providence sur le continent.

    Si cela passe, il est à craindre que la notion de solidarité nationale soit même relayée au rang de pièce de musée. Abattre la solidarité nationale, n’est-ce pas précisément l’objectif commun des multinationales et de leurs pantins de Bruxelles ?

    Et la démocratie dans tout ça ? Une hypothèse inutile.


    • Catalina Le 22 septembre 2017 à 07h33
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      Caliban,
      Vous vouliez sans doute dire ” contrat à durée indeterminée”
      bcp de proprios en réclament un pour vous louer, pour un crédit voiture idem, donc, cette loi ” travail” ( gros enfumage sémantique) est en fait une loi sur la “précarisation structurée”. J’emploie, ” structuré” comme notre gouvernement, parce que ça fait style et qu’il en rafole


      • calal Le 22 septembre 2017 à 09h01
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        précarisation structurée: oui voir même systémique.

        la réaction première serait donc d’augmenter l’épargne de précaution. Mettre des sous de côtés pour les périodes sans salaires. Or les taux d’intérets sont en dessous de l’inflation et à priori pour encore longtemps.

        Le vote coco semble à nouveau se légitimer pour rappeler à nos maîtres que notre consentement n’est pas sans un minimum de contrepartie. Ou l’achat de biens à des vendeurs non membres du camp occidental..


        • Picton Le 22 septembre 2017 à 13h42
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          Effectivement épargner est la solution. Mais en liquide pour paniquer un peu les banquiers. Et jupiter est banquier avant tout.


      • Rem4s Le 22 septembre 2017 à 13h44
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        Amusant hein….
        Résultat, plus de possibilité de louer, ni d’emprunter, ni.. rien en fait.
        et boom la croissance, à croire que ça réfléchit pas des masses “en haut”


        • step Le 25 septembre 2017 à 19h10
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          le marché “interne” n’est pas assez rentable (trop de vieux qui consomment moins, trop de consommation importée, trop petit) pour les marges demandées aux entreprises pour être compétitives sur le marché de la liquidité boursière. Il faut viser les états-continents (Inde,chine,russie…) ayant plus de marge de croissance. Comme nous sommes trop cher pour être leurs fournisseurs, il faut pouvoir nous licencier, conserver la “marque”, quitte éventuellement à pouvoir nous rembaucher après régime à salaire “compétitif”.

          Vous inquiétez pas, ça réfléchit là haut. Et une récession carabinée en France n’est qu’une déflagration locale qui ne met pas en danger le nouveau système économique mondial.


    • Gglosmahnificos Le 22 septembre 2017 à 07h41
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      La fin du cdd? Vous avez pas plutôt voulu dire fin du cdi? Comme quoi que les erreurs de rédaction…..


      • RGT Le 22 septembre 2017 à 08h25
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        Cette “décision” ne date pas de Macron mais de son prédécesseur.

        La preuve, grâce à François Ruffin, lors de la présidentielle de 2012…

        Pour ceux qui auraient la mémoire courte : https://www.youtube.com/watch?v=0BZWzkTHXNo

        Si au moins la population était bien informée…

        Oh pardon, Fakir a été étiqueté “Conspi” par le déconnex de l’Immonde…


        • RGT Le 22 septembre 2017 à 08h32
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          Nota : J’étais tombé sur cette vidéo AVANT les érections pestinentielles de 2012 et j’en avais fait profiter tout mon entourage.

          J’avais été immédiatement été traité de “conspi” ou d’abruti facile à manipuler.

          Tout comme j’avais en 2007 averti du désastre en 2007… Avec la même suspicion de la part de mes congénères. Après tout je ne suis qu’un vil anarchiste qui veut empaler la démocratie.

          J’ai AUSSI eu la même position en 2017, mais cette fois j’ai juste éffleuré le sujet car plus le temps passe et plus la population est amorphe et embrigadée.

          C’est amusant, quelques mois après l’élections mes protagonistes reconnaissent TOUS avec humilité que j’avais raison.

          Dans le cas de “Zupiter” le mécontentement a surgi avec une célérité incommensurable. c’est l’accélération de la vie moderne.


          • Madudu Le 22 septembre 2017 à 11h52
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            Ce n’est peut-être qu’une impression mais je trouve que beaucoup de nos congénères crédules sont en train de changer d’état d’esprit.

            Jusqu’ici il ne fallait pas parler de malheur parce que “c’est pas bien”, “ça doit être un problème psychologique”, “il faut être positif” -coûte que coûte-, des choses comme ça.

            Mais maintenant je vois s’affirmer comme une fragilité, comme un balancement hésitant, comme si les béquilles mentales du “tout-va-bien-je-ne-veux-rien-entendre” avaient perdu leur adhérence.

            J’ignore complètement sur quoi cela va déboucher, ou même si c’est bien un mouvement significatif, mais il me semble que cela annonce une réaction à venir.

            Ce ne serait pas trop tôt ! ^^


        • lol Le 22 septembre 2017 à 13h39
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          “Cette “décision” ne date pas de Macron mais de son prédécesseur.”

          Non.

          De l’UE et de l’€ (une conséquence).

          La démonstration est trivial.


          • Fred79 Le 22 septembre 2017 à 15h58
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            Exact! Je ne comprends pas cette levée de bouclier contre les ordonnances Macron.
            Parait-il que les Français veulent rester dans l’U.E et dans l’euro.
            OK mais l’U.E a une politique économique libérale ou loi du plus fort et le code du travail protectionniste de la France est incompatible avec cette doctrine.
            Les ordonnances Macron vont dans le bon sens pour relancer l’emploi en France en milieu libéral, si vous préférez le système protectionniste, il faut sortir de l’U.E.
            Vous n’aurez pas le beurre, l’argent du beurre et le c** de la crémière.


          • RGT Le 22 septembre 2017 à 21h34
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            Cette décision ne vient ni de Macron, ni de Hollande, ni de l’UE ou de l’€ mais tout simplement des ploutocrates qui financent les campagnes électorales et les lobbies corrupteurs à Bruxelles.

            Les “Grands Élus” que les “fonctionnaires bruxellois” ne sont que des pantins financés par la fraude fiscale l’optimisation fiscale.

            Comme ces ploutocrates détiennent tous les médias d’information de masse qui ne font que répéter les désirs de leurs propriétaires ce n’est pas demain que la population pourra éveiller son esprit critique.

            Le meilleur conseil que je pourrai donner est au moins de lire Fakir et de visiter Les-Crises.fr.

            Ça permet déjà de se nettoyer les neurones de l’intoxication létale des “informations indépendantes”.


    • Surya Le 22 septembre 2017 à 07h53
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      les plafonds, c’est fait exprès pour virer les seniors avec beaucoup d’ancienneté qui ont des conventions collectives très favorables (métallurgie)


    • Caliban Le 22 septembre 2017 à 07h59
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      @Gglosmahnificos

      Les CDI constituent 85% des emplois actuels mais les embauches actuelles sont au 2 / 3 des CDD. On peut donc anticiper que les CDI vont disparaître progressivement … sauf que précisément, avec la réforme des prud’hommes, les CDD aussi vont “disparaître”.

      Non pas tant sur le papier (les salariés auront toujours un contrat avec une durée dans le temps), que dans les faits puisque le licenciement sera “gratuit”, sans contrepartie ni motivation.

      En résumé, l’avenir qui se dessine est celui du travail à la tâche, sauf que le tâcheron s’appellera Uber pour faire moderne.

      @Surya

      Je ne suis pas sûr que l’on puisse limiter le problème à une classe d’âge. C’est le rapport de force qui évolue en défaveur de tous les salariés, pas seulement les anciens : un patron peut virer sans motif qui il veut, il suffit qu’il provisionne quelques milliers d’euros. … Les syndicalistes et les têtes dures seront les premiers à tomber …


      • JNX75 Le 22 septembre 2017 à 08h34
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        Sans rentrer dans le débat de fond “Les CDI constituent 85% des emplois actuels mais les embauches actuelles sont au 2 / 3 des CDD. On peut donc anticiper que les CDI vont disparaître progressivement …” => vous commettez une erreur de raisonnement.

        Une entreprise qui embauche quelqu’un en CDI pour 5 ans fait une embauche en 5 ans.
        Une entreprise qui – pour le même poste – embauche en CDD renouvelable de 6 mois, fera 10 embauches en 5 ans.
        Pourtant on a toujours le même nombre de poste en CDI et en CDD, 1 et 1.

        Attention à une lecture rapide d’indicateurs..


        • Caliban Le 22 septembre 2017 à 13h26
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          @JNX75

          Vous avez raison d’un point de vue logique sauf que si on regarde les courbes, les contrats à durée déterminée (dans lesquels il faut inclure l’intérim, l’apprentissage et les contrats aidés, ce que ne fait pas l’Insee pour pouvoir affiner ses observations) augmentent déjà. Ici des indications Insee (assez anciennes) : https://insee.fr/fr/statistiques/fichier/1373828/empsal11j.pdf

          Avec les nouvelles règles des prud’homme qui se mettent en place, un CDI vaudra un CDD, qui vaut un contrat d’intérim … puisque l’employeur peut se défaire du contractant pour n’importe quel motif, à tout moment et sans véritable sur-coût.

          L’objectif est de fragiliser la notion de contrat, et bien évidemment in fine de permettre aux entreprises de baisser les salaires. En privant les salariés de la protection de la loi, ils deviennent corvéables à merci.


          • JNX75 Le 22 septembre 2017 à 14h03
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            Je ne conteste pas que le CDI perd du terrain face à tous les autre types d’emploi. Je réagissais juste sur l’utilisation de cette stat. du % d’embauche 🙂

            Sur le fond je n’ai pas d’avis : soit on ne réforme pas le CDI et les entreprises vont automatiser/delocaliser/recruter en CDD/en intérim/en auto-entrepreneur, et ceci de manière croissante.
            Soit on réforme le CDI et les entreprises vont automatiser/delocaliser/recruter en CDD/en intérim/en auto-entrepreneur, et ceci de manière croissante, mais moins vite.
            Voilà, y a le choix :p

            Ce qui me dérange ce sont les gens qui attribuent ces évolutions à une volonté, un plan du gouvernement, des riches, des patrons, des actionnaires et etc. Ces même gens se réclament souvent de gauche d’inspiration marxiste mais ne l’ont jamais lu. Sinon ils sauraient que le Capitalisme est un mouvement qui n’a pas besoin d’être personnifié pour exister. Ces évolutions arrivent parcqu’elles sont rendues possibles par l’évolution du cadre technologique et quelles collent avec la nature humaine, that’s it


          • Caliban Le 22 septembre 2017 à 14h20
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            Merci pour votre réponse, et notamment d’évoquer les auto-entrepreneurs, l’avant-garde de la destruction du Code du travail 🙂

            “rendues possibles par l’évolution du cadre technologique et quelles collent avec la nature humaine, that’s it”
            > un joyeux mélange de matérialisme historique et de psychologie des foules
            > ces deux voies explicatives qui peuvent avoir leur justesse prises isolément me paraissent suspectes associées. Il y a comme un pléonasme, le point commun étant de considérer avec fatalisme que tout est écrit à l’avance “dans le grand rouleau”

            Je crois qu’à un certain niveau de généralité, ce n’est plus l’explication des phénomènes qui est recherchée mais leur justification.

            Personnellement je pense qu’il faut aller fouiller dans les détails et l’histoire (par exemple chez le juriste Alain Supiot, https://www.youtube.com/watch?v=VW0eQzrgiMY) et se méfier comme la peste des explications psychologisantes 😉


            • JNX75 Le 22 septembre 2017 à 14h57
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              Hum je m’explique car ma phrase était un peu trop courte pour ne pas être mal interprétée.

              Pour le côté technologique : conteneur + avion = circulation des biens sans entrave ; internet = circulation des services et distribution de l’information en tant réel. On ne peut pas revenir en arrière.

              Pour le côté psychologique : quand je discute avec la plupart de mes amis Insoumis ils sont contre les rémunérations astronomiques des patrons, ils sont contre les actionnaires qui s’engraissent, et ils sont contre le travail aux rabais. Soit, c’est respectable et je le rejoins.
              Par contre ils pensent qu’il “suffirait de” (changer la loi ; taxer le capital ; élire Méluche ; faire la révolution) pour changer les choses.
              Et puis ils utilisent google, ont un Iphone, prennent Uber pour rentrer de soirée, vont chez H&M et se contrefoutent que leur voiture soit assemblé en Slovaquie ou en Espagne et pas en France.

              Et ils ne voient pas la contradiction fondamentale entre leur comportement de consommateur et leur bonnes intentions de citoyens.

              Par ailleurs, si je suis septique quand à la désignation de “méchants” ; je le suis aussi quant à la latitude d’action des “gentil”. Imaginons un gentil PDG d’une boite type Danone : ils décide de payer ses fournisseurs, de réduire ses emissions de CO2, de faire du bio, du sans-additif et etc. Résultat : c’est bien mais sa marge baisse et son cours de bourse aussi, relativement à ses concurrents. Un actionnaire activiste peut alors rentrer au capital pour pas cher, le fruit est mur pour être pressé, foutre le DG dehors, copier Kraft Food, faire remonter la marge, et recolter les sous-sous 🙂 Imparable. Et les consommateurs ? Et bien comme ils ne favorisent de tt facon pas Danone sur Nestlé, ils s’en foutent !


            • Caliban Le 22 septembre 2017 à 15h28
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              Merci pour vos précisions.

              “Pour le côté technologique : conteneur + avion = circulation des biens sans entrave ; internet = circulation des services et distribution de l’information en tant réel. On ne peut pas revenir en arrière.”

              > la question n’est pas de “revenir en arrière” (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?)
              > la question est de changer les modes de production pour pouvoir “aller de l’avant”

              Il y a une urgence écologique. Et tout le monde sait que c’est en coopérant que notre espèce s’en sortira (je crois que la question en est à ce stade, la survie).

              Ainsi, pour revenir au sujet, la mise en compétition actuelle des salariés est un contre-sens historique autant qu’économique.

              La vie de millions de français va se compliquer d’un coup, mais c’est peut-être également le futur qui se complique : la France était le dernier “bastion” de l’Etat providence en Europe. Les digues sont ouvertes (ou le dentifrice est sorti du tube :))


            • JNX75 Le 22 septembre 2017 à 15h57
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              Je suis d’accord avec vous sur le fond, franchement. Surtout sur l’urgence écologique.
              Je suis frustré par l’absence de solution facile, et encore plus par des gens comme Meluche qui présente leur solutions comme les bonnes alors qu’il sait pertinemment l’effet de sa politique.

              Je suis en désaccord avec vous sur la France bastion de l’état-Providence : l’état Providence est selon moi avant tout la conséquence d’un régime Capitaliste expansif et inclusif entre 1950 et 1980. C’est mon côté marxiste = l’infrastructure avant la superstructure, le chien avant la queue. Mais Marx c’est vieux jeu je sais.

              Si c’est ordonnances ne passent pas, je m’en fiche un peu, mais la situation de s’améliorera pas non plus.


          • Zorglub Le 23 septembre 2017 à 21h37
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            Je suppose au vu de votre discours à tous les deux que vous devez êtres fonctionnaires ou dans un organisme quelconque sans contact avec le marché du travail privé.

            Cela fait bientôt 40 ans que les employeurs privés se servent du CDD comme d’une “super période d’essai”. L’employeur teste pendant 18 mois avant de cédéiser ou de ne pas renouveler le contrat. C’est ce qui explique qu’il y ait encore une grande majorité de CDI malgré le nombre de CDD.

            Les plus faibles peuvent être précaire hélas, mais les salariés performants seront toujours cédéisés à terme. Le turn over c’est bien pour les boulots de gueux mais si vous voulez des équipes qui tournent il faut un minimum de stabilité. Parce que sinon les gens partent à la concurrence, vu l’ambiance en droit du travail les jeunes salariés ont maintenant une mentalité de mercenaire très compréhensible.


            • step Le 25 septembre 2017 à 19h17
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              ça c’est de la bonne gestion patronale que je n’ai plus vu depuis…quelques grosses années.

              D’où l’attitude des nouvelles générations d’ailleurs.


      • L'illustre inconnu Le 22 septembre 2017 à 10h31
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        Tout à fait, payé à la tache à la mode Uber: le moins disant remporte le poste= baisse général des salaires et précarisation, parfait pour nous tenir en laisse…


        • Rem4s Le 22 septembre 2017 à 13h50
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          oui et non.
          La résultante de ce genre de comportement pour une boite c’est que les + compétents ne restent pas (faut pas déconner ) que le turn over est monstrueux (et ça coute une blinde) et donc que l’on pénalise l’activité. C’est sur qu’il y aura des idiots qui voudront en profiter (surtout sur des emplois ne nécessitant pas/peu de qualifs) mais pour les autres, si une boite en abuse, elle se tirera une balle dans le pied.


          • L'illustre inconnu Le 22 septembre 2017 à 19h18
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            A moins que les salariés compétent ne trouvent une entreprises philanthropique je vois pas comment dans le contexte actuelle et à venir, les salariés vont pouvoir maintenir leurs niveau de vie. Toutes vont s’y mettre c’est le but de ces premières ordonnances: faire baisser les salaires et gagner en pouvoir.


          • step Le 25 septembre 2017 à 19h18
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            s’imaginer unique ou détenteur unique d’une compétence c’est s’illusionner gravement. Même les “bons” ont une file d’attente de chômeurs “bons” derrière eux. Péché d’orgueil.


    • LA ROQUE Le 22 septembre 2017 à 07h59
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      Je pense que vous vouliez dire “la fin des contrats indéterminés”ou CDI plutôt…


    • CZAR Le 22 septembre 2017 à 09h51
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      L’établissement de la peine de mort pour la vermine politique et bancaire et toute l’anti-France en générale, c’est pour quand ? (Comme ce sont évidemment les mêmes qui votent les lois, ce n’est hélas pas demain la veille…)

      À moins que le peuple prenne enfin son destin en main. Ce sera eux ou nous. Depuis plus de 50 ans maintenant, c’est nous. Jusqu’à quand ?!!!

      À quand mettrons-nous fin à la lente agonie du peuple de France ?!!


      • JBB Le 22 septembre 2017 à 16h06
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        Le peuple a pris son destin en main en élisant un banquier, ne vous en déplaise. …


        • CZAR Le 22 septembre 2017 à 16h20
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          Ne confondons pas vile populace décérébrée charliesque et peuple digne et conscient de lui-même, (aux abonnés absents depuis fort longtemps, il est vrai…)

          La populace se mate, sans état d’âme. Tandis que le peuple s’élève par le dialogue et la compréhension mutuelle.


          • JBB Le 22 septembre 2017 à 18h13
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            C’est dommage que la vile populace décérébrée soit allé voter mais pas le peuple digne et conscient de lui même. De plus je ne suis pas sûr qu’appeller à la peine de mort “élève par le dialogue et la compréhension mutuelle”.


            • Catalina Le 23 septembre 2017 à 01h29
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              aller voter pour quoi faire, pour le parti unique ? qu’est-ce que ça aurait changé si les gens ne s’étaient pas abstenus ? lepen comme repoussoir et mélanchon qui ne veut pas sortir de la boite à compression de tout qu’est l’ue….il aurait appliqué les gope comme macron; Le plafond de verre est en verre-armé ! depuis des décennies notre paysage politique est le même ! où est le choix ? il faut arrêter de penser que le peuple est con, s’il ne vote pas c’est qu’il sait qu’il n’est pas entendu ou que c’est une mascarade, croyez-vous que le peuple a oublié son vote de 2005 ?


            • CZAR Le 23 septembre 2017 à 08h51
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              C’est dommage. J’avais répondu, mais comme les modérateurs sont parfois ce qu’ils çont, vous n’y aurez pas droit. Cependant, vous pouvez sans doute vous en faire une légère idée…

              Le passif du Capitalisme se chiffrant à plusieurs centaines (j’ai bien dit centaines) de millions de mort, imaginez-vous ce qui adviendra si l’on ne neutralise pas ces fous, responsables du saccage accéléré de la planète …

              Ce sera eux, ou nous !


    • Dissonance Le 22 septembre 2017 à 18h11
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      @Caliban

      Les soutiens de Macron ont a priori extrêmement peu d’appétit pour le CDI, ils fonctionnent sur le principe du mercenariat, la mobilité professionnelle n’est pas chez eux une contrainte mais un désir, vraisemblablement parce qu’ils évoluent dans des secteurs préservés (jusqu’à présent au moins) du risque de chômage de longue durée et de ses conséquences les plus délétères. Ce n’est que lorsqu’ils tomberont au RSA socle en dépit de tous leurs efforts qu’ils réaliseront – peut-être – l’ampleur de leur erreur.


  2. UnJournaliste Le 22 septembre 2017 à 06h25
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    Tous les articles omettent volontairement la seule formulation officielle et légale qui compte mais qui est un peu trop explicite semble t’il: “licenciement sans cause réelle et sérieuse”. La couleur des chaussettes, la couleur de peau, les goûts musicaux, la religion, l’équipe de foot préférée, le sexe du salarié ne me convient pas, je le vire; de toute façon il me suffira de provisionner dans mes comptes le montant de l’amende puis je peux passer à autre chose tranquillement.


  3. LBSSO Le 22 septembre 2017 à 07h08
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    Le stress des seniors:

    -Philippe Béchade, des Publications Agora, sur la Loi Travail, chiffres à l’appui, explique comment sont rabotés les droits des travailleurs ayant une certaine ancienneté en ce qui concerne les indemnités de départ. Pour lui cela pourrait créer un appel d’air pour les entreprises qui pourraient se défaire plus rapidement et moins cher de leurs salariés seniors sans contrepartie.
    à 7mn :https://www.tvfinance.fr/video-finance/le-coup-de-gueule-de-bechade-sur-la-loi-travail/

    -la surprise: la rupture conventionnelle collective: introduite par le gouvernement autorise l’employeur à réembaucher tout de suite, là où le plan de départ volontaire l’en empêchait pendant une année entière. Certains craignent qu’elle ne soit utilisée pour cibler les seniors.
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/01/loi-travail-la-rupture-conventionnelle-collective-proposee-par-le-gouvernement-fait-debat_5179642_823448.html


    • Surya Le 22 septembre 2017 à 07h56
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      S’il y a trop de ruptures conventionnelles, l’inspection du travail les bloquera et considérera ça comme un plan social déguisé. Cette mésaventure est arrivé à une grande entreprise américaine d’informatique il y a plusieurs années (vous savez, celle en 3 lettres qui a inventé le PC)


      • step Le 25 septembre 2017 à 19h21
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        comme vous le dites, c’était avant. Maintenant l’inspection du travail est largement moins indépendante (loi el khomri).


  4. Fritz Le 22 septembre 2017 à 07h09
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    Wouah ! Merci Emmanuel, merci Edouard ! Maintenant je vais licencier relax. Cool !


    • Libraire Le 22 septembre 2017 à 07h28
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      Fritz, Caliban, unjournaliste et LBSSO les commentaires que vous avez laissé sur le site Les Crises est contraire à l’éthique de notre entreprise, en conséquence nous ne pouvons vous garder parmi notre personnel.


      • LBSSO Le 22 septembre 2017 à 07h38
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        Va falloir que je me licencie moi-même alors…
        Surpris(e) ?
        Biais d’attribution vis à vis des chefs d’entreprise 🙂


      • Fritz Le 22 septembre 2017 à 08h08
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        Génial ! Je suis licencié. Merci patron ! No stress !


        • Madudu Le 22 septembre 2017 à 11h58
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          C’est le progrès, trop génial !

          Vous aussi devenez flexible à merci, c’est super épanouissant dans le cadre d’une vie professionnel dynamique, pleines d’aventures et de rebondissements inattendus !


    • a Le 22 septembre 2017 à 19h59
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      Quand j’ai entendu à la radio un patron déclarer que c’était très chouette et dire texto : qu’il pourra réduire les salaires et supprimer les primes après le référendum.
      Il n’avait absolument pas l’air de douter du résultat.
      Si jamais il y avait un doute une petite démonstration.
      Que croyez vous qui se passera quand un patron proposera un truc à ses disons 12 employés.
      Départ de l’affaire :
      4 plutôt passif pour.
      6 plutôt passif contre
      2 radicalement contre
      Ces deux là font campagne contre.
      Quelques arguments “convainquant” plus tard, que croyez vous qui se passe.
      5 – pour
      6 – abstention
      1 contre en harcèlement moral ou sur un siège éjectable.
      Proposition accepté. Vive la démocratie!
      Pour rappel, la Démocratie est le mode de fonctionnement naturel des groupes sociaux HOMOGÈNES.
      La Démocratie ne fonctionne qu’ENTRE PAIR.


  5. Catalina Le 22 septembre 2017 à 07h45
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    ah ? ben du coup on peut licencier nos députés, nos sénateurs, nos ministres, notre président ? puisqu’ils nous déçoivent et ne font pas le travail pour lequel ils ont été recrutés par le peuple ?


    • 4KBlademaster Le 22 septembre 2017 à 09h30
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      Au contraire, ils font exactement ce pour quoi ils ont été recrutés.


      • Catalina Le 23 septembre 2017 à 01h34
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        ah ben non, le peuple ne les a pas choisis pour qu’ils obéissent à un maitre autre que lui-même
        .;O)


  6. Duracuir Le 22 septembre 2017 à 07h56
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    Pendant ce temps là, les golden parachute, ne sont pas plafonnés eux même et surtout pour ceux qui détruisent l’entreprise qui leur paye.


  7. LA ROQUE Le 22 septembre 2017 à 08h10
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    Je pense que de cela le gouvernement s’en tape:

    Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a alerté en 2016 sur la santé des demandeurs d’emploi et l’urgence d’une mobilisation collective.Le chômage est un facteur de surmortalité,c’est un réel problème de santé publique.
    Le chômage a de lourds impacts sur l’environnement social mais au-delà de ses effets sur la santé, le chômage a aussi un impact social, qui “touche le couple, les enfants et l’avenir même de la cellule familiale”, selon le document.
    http://www.francetvinfo.fr/sante/patient/droits-et-demarches/le-chomage-tue-entre-10-000-et-14-000-personnes-par-an_1445584.html


  8. Emmanuel Le 22 septembre 2017 à 08h29
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    Vous avez dit fin du CDI ? On est au cœur du sujet. Par exemple, le CDI chantier, étendu aux branches, sera donc utilisé pour les projets. Et à l’heure où les cadres (entre autres) sont de plus en plus nombreux à travailler en mode projet, ces faux CDI encore moins protecteur que les CDD pourront être généralisables. Donc, par exemple, je suis une entreprise, je réponds à un appel d’offres, je gagne le “projet”, et j’embauche pour la durée du contrat. A bon entendeur….


    • Surya Le 22 septembre 2017 à 09h05
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      Le CDI de chantier est utilisé en informatique par les boites de prestas depuis des années (ça reste marginal)


      • Emmanuel Le 22 septembre 2017 à 09h44
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        Pourquoi ça reste marginal ? Et pourquoi ça le restera (une fois étendu à toutes les branches) ? (d’autant que l’organisation en mode projet est relativement récente (je veux dire de l’ordre d’une 10ène d’année) en particulier dans les grandes entreprises en France. Notez que la multiplication des bureaux de consultants depuis quelques années, est un indicateur révélateur….et montre une croissance très importante du secteur. Ajoutez à cela les mutations technologiques (le numérique) et les transformations très rapides à venir, et vous aurez une tendance. Enfin, si je ne me trompe pas, en CDI de chantier, vous aurez, en tant salarié, à gérer des périodes d’inactivité de plus en plus importantes (revenus très réduits, incertitude), et une “mobilité” accrue, avec un impact sur la vie personnelle que je vous laisse imaginer (domiciliation, vie familiale et personnelle, possibilité de se projeter à plus long terme, etc…).; avec un poids concomitant sur les comptes sociaux (chômage, retraite, santé…).


      • Flizz Le 22 septembre 2017 à 13h41
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        Marginal ? c’est une blague ?
        Dans le domaine de l’informatique, les grosses boîtes n’embauchent déjà quasiment plus d’internes. Tout est sous-traité par des SSII, et quand le “projet” chez le client est terminé, CDI ou pas dans la SSII, on vous fait clairement comprendre qu’il va falloir aller voir ailleurs, l’inter-mission, ça coûte, ça rapporte pas.

        Avec les nouvelles normes dans les entreprises, sous couvert de certifications bidons, la mise en place systématique de processus industriels dans tous les domaines, le salarié expérimenté n’a quasiment plus aucune valeur une fois les processus rédigés et validés. Y a plus qu’à faire tourner.
        Un problème ponctuel ? hop, un projet, on règle/rédige/valide, c’est bon, fous moi le camp.

        Une solution ? la rétention d’information… ne pas rédiger ces putain de SOP. Ca fait chier l’employeur, mais c’est le dernier moyen de se protéger un minimum… pour le moment.

        en marche les amis.


        • Surya Le 22 septembre 2017 à 22h46
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          Ce que vous décrivez ne sont pas des CDI de chantier


          • Emmanuel Le 23 septembre 2017 à 09h23
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            Vous semblez un peu naïf, le sujet étant simplement de pouvoir optimiser au mieux l’activité, et en particulier, externaliser les risques et les coûts, avec, du point de vu de l’entreprise, en prime, un gain en réactivité et en délai (faire appel à des sous-traitants, ou à des CDI de chantiers (ou les deux combinés….).). C’est tout à fait rationnel du point de vue de l’entreprise, et donc voué à se développer. Le seul souci, ce sont les conséquences sociales, et qui va supporter le risque et les coûts dans le nouveau système ? Il parait qu’aux Pays-Bas, où une certaine flexibilité existe, les chômeurs bénéficient de conditions équivalentes à leurs situations en activité. Alors là, on peut peut-être penser qu’il y a un équilibre. Mais je ne crois pas que c’est ce que le MEDEF (euh, pardon, Macron) a en tête.


    • Genuflex Le 22 septembre 2017 à 09h27
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      J’ai connu le CDI de chantier il y a 15 ans, je vois le niveau d’implication associé des salariés : nul. En même temps, c’est un peu normal, c’est comme toute relation. Elle ne peut pas être à engagement univoque.
      Il ne faut pas trop fantasmer no plus sur l’idée de l’entreprise sans personne dedans et qui gagne de l’argent. Après avoir dégraissé ta boite, qu’est-ce qu’il reste à mettre devant tes clients ? Des zombies. Je connais des structures comme cela dans le BTP, et je les ai quitté pour rejoindre une Coopérative d’Activité et d’Emploi. Je suis convaincu que l’engagement des entrepreneurs salariés fera la différence vis-à-vis du client.


      • Alfred Le 22 septembre 2017 à 10h02
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        Je suis d’accord avec vous sauf que l’implication paye face à un particulier ou une tpe seulement. Dès que le bénéficiaire se distingue trop du décideur (qui peut aussi être corrompu) c’est foutu. Je pense aux marchés publics et aux très grosses boîtes.


      • Emmanuel Le 23 septembre 2017 à 09h03
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        Certes, le CDI de chantier ne sera pas la panacée pour toutes les entreprises et les activités, mais sera (est) une aubaine pour lisser l’activité. C’est largement le cas aujourd’hui avec la sous-traitance, et il y aura là un nouveau moyen évident. Le souci (à mon avis) principal, est quelle est la contrepartie à cette précarisation (flexibilisation) massive de l’emploi ? Là, il faut chercher….


  9. Gier13 Le 22 septembre 2017 à 08h44
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    À priori, les patrons, en tout cas ceux de la métallurgie, ne s’y sont pas trompé, eux qui semblent se réjouir de cette loi travail XXL et n’y voient quasiment que des avantages. De quoi contredire les éléments de langage lénifiant de la novlangue macronienne :

    https://www.alternatives-economiques.fr/patronat-de-metallurgie-sabre-champagne/00080497

    Au-delà de la régression sociale, cette loi est un attentat contre l’unité de la nation. Je pense qu’elle fracture la société. C’est peut être un des effet recherché.


  10. Genuflex Le 22 septembre 2017 à 09h40
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    Maintenant, et plus généralement, et je pense à tous les esprits critiques et éveillés des lecteurs de ce blog, je crois qu’il faut sortir de la critique de l’existant (c’est un raisonnement à double tranchant), et travailler au développement des futurs potentiels de nos sociétés.

    Il faut sortir de la paralysie collective qui nous amène à nous recroqueviller sur ce que d’autres, avant nous, ont été capable d’imaginer et de mettre en oeuvre. On ne peut pas figer dans le temps l’évolution (ce n’est jamais très bon), sinon, on fait de la résolution de problème et pas du développement de quelque chose de nouveau. N’oublions pas que nos vies, quantitativement, et qualitativement, sont toutes liées à la bonne santé de notre planète nourricière. Alors prenons soin de nos communautés, et aidons les à se développer.


  11. Alfred Le 22 septembre 2017 à 10h06
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    Il me tarde quand même le CERFA pour lancer le référendum révocatoire pour votre député (cochez la case k1), votre sénateur (case k2), .. le président de la République (case pr1). (On me murmure dans l’oreillette que je suis un assisté et qu’il n’y a que la fourche).


  12. Patrique Le 22 septembre 2017 à 10h18
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    Vous vous moquez mais il y a bien craintes de mal faire de nombreux patrons des micro entreprises et des PME lors d’une prise de décision inhabituelle (licenciement, embauche, informatisation, nouveaux marchés, exportation, etc…).
    je rappelle qu’il y a des millions de patrons en France (artisans, paysans, commerçants, etc..) et seulement 40 patrons du CAC40 qui eux ne “stressent” pas quand ils licencient puisque leurs DRH connaissent parfaitement le droit du travail.
    Il y a aussi une centaine de patrons qui cessent leurs activités tous les jours (retraites mais surtout faillites et parfois suicides).


    • L'illustre inconnu Le 22 septembre 2017 à 10h44
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      Bien sûr, mais c’est juste un prétexte dans le cas présent. Comme les radars qui sont sur l’autoroute pour notre sécurité alors que c’est le réseau le moins dangereux…(et dont la plupart des recettes ne servent pas à entretenir les routes dangereuse…enfin ça dépend dans quel sens on comprend le terme entretenir)


  13. Haricophile Le 22 septembre 2017 à 11h33
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    Il y a encore des gens dans la salle pour appeler ces gens “nos représentants” ?

    Je suppute une recrudescence des sabotages et autres attaques musclées par vengeance à l’avenir, quand on supprime la justice, les gens ont tendance à se la faire eux même. Le “terrorisme” a de beaux jours devant lui.


  14. Arcousan09 Le 22 septembre 2017 à 11h46
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    Je n’entends parler que de licenciements, jamais d’emploi …
    A quand une réforme, une réelle réforme, du code du travail … négociée et concertée ?
    A quand l’obligation de remboursement des sommes engagées par l’état au titre du CICE quand l’entreprise, bénéficiaire de ces largesses supposées favoriser l’emploi, ferme ou délocalise ?
    A quand une fiscalité intelligente favorisant l’investissement par rapport aux dividendes ?
    Comment gérer une entreprise quand les règles changent au gré de l’hygrométrie, de la vitesse du vent ou de l’âge du capitaine ???
    Toutes ces mesures me semblent être un marché de dupes destiné à favoriser quelques uns, amis du “système”, au détriment des autres et des PME et artisans en particulier


    • Leclercq Florent Le 22 septembre 2017 à 12h02
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      Comme le denoncent les liberaux, nous navons pas a faire avec un president liberal mais corporatiste. Aucune mesure na vocation a simplifier les interactions avec la bureaucratie ou a limiter lincertitude juridique, il sagit juste de faire des cadeaux aux copains


      • Kilsan Aïpous Le 22 septembre 2017 à 14h59
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        Il s’agit juste d’appliquer ce qui est prévu dans les traités européens.


        • Kilsan Aïtous Le 22 septembre 2017 à 16h15
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          ….ce qui revient aussi à dire qu’il s’agit juste de faire des cadeaux aux copains.


  15. moshedayan Le 22 septembre 2017 à 12h11
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    Le constat de Caliban est très juste; On peut aussi aller plus loin en affirmant que cette réforme n’aura aucun effet positif sur les éléments structurels du chômage en France. L’accentuation du déficit de la balance commerciale de la France est là pour confirmer cette hypothèse ( et ce en lien avec la poursuite de la désindustrialisation)
    De plus, la précarisation, outre le fait qu’elle détériore le climat social, entraînera de lourdes conséquences dans le système financier : bancaire, par le biais des emprunts. L’emprunt aux particuliers sera plus cher du fait de leur précarité,
    Ce gouvernement “d’idéologues” (sur ce point Jean-Luc Mélenchon a raison) prépare le terrain à une nouvelle crise financière sans précédent ( celle-ci arrivera suivant un cycle bien connu des crises financières au XIXe siècle) .


  16. Un fan d'Olivier Le 22 septembre 2017 à 13h38
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    Ça risque de tanguer sec pour l’immobilier en France…
    L’argent étant crée par la dette, bonjour la déflation…


  17. christian gedeon Le 22 septembre 2017 à 14h11
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    les réaction sont à mourir de rire….mais mes bons amis,l’emploi à vie,çà n’existe que dans la fonction publique et assimilée…et là,aucune menace,tout continuera comme avant,rassurez vous…parceque tel est le deal entre syndicats et patronat…depuis ,pfffff les années 1970.voir défiler la CGT,râler la CFDT,et FO monter sur ses grands chevaux…quelle comédie…tradediantes,comediantes….franchement,je m’en tiens les côtes…


    • moshedayan Le 22 septembre 2017 à 15h02
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      Qui vous parle d’emploi à vie??? votre réaction Gedeon -c’est du grain à moudre pour le patronat. J’ai fait trois métiers en assez longue période et j’ai jamais cherché l’emploi à vie et j’ai eu du chômage, y compris dans la Fonction publique ( donc l’expression” à vie” -ça c’est des “vieilles sornettes” pour l’affrontement idéologique). L’effet des 3 métiers sur des lieux géographiques différents : c’est du concret : aucun projet d’achat immobilier voilà pourquoi “un fan d’Olivier” a bien compris mon propos. (ps : les simplifications ça me démontent, il faut affiner, s’efforcer de défiler les conséquences de telle ou telle mesure – c’est comme le jour de carence… = arrêt maladie plus long) Pareil pour la Fonction publique – la restreindre c’est privatiser et au final c’est augmenter le coût des “services” au public – exemple : l’eau chez Veolia et l’eau “municipalisée ….


  18. Chris Le 22 septembre 2017 à 15h26
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    Vu de l’étranger, un pays au régime économico-social rhénan qui lentement verse en anglo-saxon cette réforme du travail est un pet dans l’eau.
    Certes on trouve quelques assouplissements visant à séduire le capital, particulièrement chez les multinationales qui, on le sait, pratiquent l’optimisation et évasion fiscales à travers leurs filiales et sont un réel manque à gagner pour le budget de l’Etat (estimé entre 60 et 80 milliards/an), mais le gigantesque labyrinthe du code du travail français demeure par son incohérence et illisibilité pour un travailleur lambda.
    Toujours vu de l’étranger, ce n’est tout de même pas normal qu’un salarié doive recourir à un professionnel du droit, pour connaitre ses droits élémentaires.
    Cette judiciarisation est préjudiciable pour tous, y compris pour les petits patrons qui ne peuvent pas se payer un service juridique à demeure.
    Bref, la problématique reste entière: “pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué”, refrain bureaucratique qui coute extrêmement cher à une économie !


    • Emmanuel Le 22 septembre 2017 à 17h48
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      Assez d’accord avec vous, Chris. Mais souvenez vous la loi El Khomri, on nous l’avait brandi comme une simplification du code du travail, en agitant le livre comme une chose énorme et compliquée à réduire absolument. OK. et après ? avez vous remarqué quelque chose de plus lisible et de plus simple ? Concrètement, y-a-t-il moins de pages après qu’avant ? Non, donc, mensonge. C’était donc juste pour tromper le quidam, et faire passer des “réformes” avec un tout autre objectif….Alors pour qui a un minimum de mémoire, chat échaudé….etc.


    • Catalina Le 23 septembre 2017 à 01h42
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      euh, en m^me temps, il est très facile de se procurer la convention de l’entreprise et de la lire. D’ailleurs, la loi impose (ait) à toute entreprise d’en avoir une à disposition.


      • Bertrand Le 23 septembre 2017 à 09h45
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        C’est ça, demandez la convention à votre patron et vous êtes déjà suspect …


        • L'illustre inconnu Le 23 septembre 2017 à 12h42
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          Surtout au cours de l’entretient d’embauche, du plus bel effet. 🙂


    • Subotai Le 24 septembre 2017 à 02h17
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      Ça sera vachement plus simple en effet quand chaque branche et chaque entreprise aura défini les lois et les règles qui s’appliquent chez elle.
      Je ne sais pas si les gens ont bien compris qu’il s’agissait de donner le Pouvoir Politique, aux Corporations et Grandes Entreprises.


  19. Kilsan Aïtous Le 22 septembre 2017 à 16h21
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    La loi est compliquée et de plus en plus compliquée, parce que des intérêts privées puissants se l’accaparent par tranches, et que l’État qui devrait garantir l’intérêt général ne peut, ne veut pas le dire ouvertement, pour faire passer la pilule, il invente des motivations entortillées comme ses lois.


  20. Kilsan Aïtous Le 22 septembre 2017 à 16h28
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    J’ai lu un jour une interview d’un maire d’une commune littoral qui avouait avoir élaboré un plan local d’urbanisme confus afin que celui qui sollicite un permis de construire aille le voir directement. Il voulait garder la décision selon ce qu’allait lui apporter ce “client”, selon ses intérêts propres.


  21. nicolas Le 22 septembre 2017 à 16h50
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    Bon c’est très simple et tout le monde le sait mais aucun média n’en parle nulle part évidemment.
    C’est quoi le fameux modèle de reprise mis en place partout après 2008 ?
    La pré-ca-ri-sa-tion et c’est tout.
    Et donc en France depuis Villepin et ses CPE , ils tentent de nous faire passer cela en force sans relâche droite ou gauche.
    En Angleterre ça s’appelle zero hour jobs , aux Etats Unis c’est le modèle de l’autoentrepreneur qui a 3 boulots mais qui est obligé de dormir dans un motel pourri , en Allemagne ça s’appelle lois Hartz , en Espagne , en Italie , en Grèce etc etc …
    Tous ont le même modèle de ” reprise ” qui consiste à faire travailler plus en gagnant beaucoup moins et en ayant beaucoup moins de droits et de retraite.
    Certains modèles se sont mis en place avant 2008 , et d’autres pays ont profités de cette crise pour imposer ce modèle.
    En gros il a été décidé de prendre le parti des grosses entreprises pour délaissé le salarié.
    Et la prochaine étape sera de créer une sous classe de citoyens avec le revenu universel.
    Hé oui ! De quoi tu te plains tu as ton revenu universel non ? Bon alors tais toi !


    • nicolas Le 22 septembre 2017 à 16h53
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      Ça oui on peut en faire de la reprise en ne payant plus personne !
      On pourrait avoir 10% de croissance par an si tout le monde bossait gratuit sans droits et en dormant dehors !
      C’est juste un scandale !
      Et le pire n’est même pas là mais chez nous tous qui soit disant pour garder ce qu’il nous reste encore , on ne dit rien !
      Et franchement il nous reste quoi en fait ?
      Rien du tout !


      • Kilsan Aïtous Le 22 septembre 2017 à 17h06
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        Même pas sûr que ça entraîne une quelconque croissance, puisque nous ne pourrions plus nous payer de quoi nous loger, nous vêtir et mangerions au resto du cœur… Et à qui vendront-ils leur montagne de camelotes inutiles ?


        • nicolas Le 22 septembre 2017 à 17h19
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          C’est un raisonnement par l’absurde que j’ai fait.
          Mais ce raisonnement c’est malheureusement celui qui font ceux qui ont le pouvoir politique et économique …
          Ils pensent qu’en revenant sur tous les droits des salariés , qu’en baissant les revenus de tous , qu’en précarisant tout le monde , que la croissance va revenir …
          Et je n’aborde même pas le phénomène de la robotisation et de l’informatisation en cours qui va mettre dehors des millions de gens de part le monde.
          Il faudra moins d’humains pour faire le même travail , voire à terme plus aucun quasiment d’ici 50 ans.
          Parce que la majorité ne voit pas très loin dans le temps mais tout cela ce n’est qu’un modeste début , nous ne sommes qu’au début de ce mouvement de fou , de cette fuite en avant.


      • moshedayan Le 22 septembre 2017 à 18h12
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        Nicolas vous avez tout compris, mais je me demande comment cela va finir car pour l’instant la précarisation ne touche pas toutes les classes sociales.
        Des parts de marché de consommation se créent encore pour quelques niveaux de classes moyennes. Le moment où le marché sera vraiment stagnant alors on verra des fissures graves dans le système.
        Trop de Français de classe moyenne se permettent d’acheter encore (et parfois à crédit) des voitures entre 15 et 20 000 euros (sans parler de gammes supérieures C5, Q3, Q5, Passat, etc…).
        Le système tient encore (d’ailleurs les-crises.fr devrait faire ou reproduire des travaux d’étude sur les liens entre système bancaire et industrie automobile). Faire la grève de la consommation est un moyen pour accélérer la décomposition du système, selon moi. Imaginez les effets sur tout un pays comme la France d’un report d’achats de voitures neuves sur 1 ou 2 mois. (même les Allemands seraient en panique !=


        • JBB Le 22 septembre 2017 à 18h27
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          J’imagine bien: les constructeurs devraient fermer des usines pour éviter de faire faillite. Et là ils auront le choix entre fermer les usines récentes dans les pays à main d’oeuvre pas cher ou fermer les vieilles usines dans les pays plus riches…


        • nicolas Le 22 septembre 2017 à 19h34
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          Vous le dites vous même tout cela ne tient plus qu’avec du crédit à outrance.
          Donc ça ne tient déjà plus.
          De même des pans entiers de l’économie mondiale ne tient plus qu’avec des subventions ou des plans ( les QE sont un plan par exemple ).
          Et derrières ces soutiens artificiels il y a quoi ?
          Des impôts à venir toujours plus grands , un système mort qui ne fonctionne déjà plus du tout et dont on voit les stigmates toujours plus nombreux tous les jours partout.
          Nous n’en sommes qu’au début de ce mouvement qui va s’étaler sur plusieurs années mais qui va s’amplifier très vite soyez en sûr.
          Déjà les emplois intermédiaires sont menacés aujourd’hui même et demain on sait aussi que les emplois dits supérieurs seront concernés.
          Et demain c’est pas dans 20 ans !
          Quand j’entends qu’il y a toujours plus de milliardaires de part le monde mais que dans le même temps il y a 1000 fois plus de gens qui entrent dans la précarité moi je pense que cela est le signe évident d’un développement rapide de ce que j’affirme précédemment.


        • Catalina Le 23 septembre 2017 à 02h02
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          m^me mieux, ne pas consommer, ne pas signer de crédit, seulement trois jours montrerait à ceux qui nous méprisent qui c’est qui commande ! si tout le monde le fait, bien entendu.


          • Moundi Le 23 septembre 2017 à 08h03
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            Et puis aussi, ne jamais voter pour les partis (en fait tous les partis grandmédiatisés) qui ne veulent pas clairement sortir de l’UE…. sous aucun prétexte.


  22. Jean-Luc Le 23 septembre 2017 à 06h03
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    Ce n’est qu’une application de plus des directives européenne,
    Tous leurs commandements semblent aller dans le même sens.
    Qui en bénéficie ? qui en patit ?
    Un rouleau compresseur à la bouche remplie de termes inversés,
    (démocratie, droits de l’homme), est en train de nous ramener, tranche par tranche, au féodalisme le plus égoïste.


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