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5.janvier.20125.1.2012 // Les Crises

[Invité] Et si l’annonce de la fin de l’euro cachait un autre objectif ?, par Pascal Roussel

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Introduction : J’ai le plaisir de publier ce jour le troisième billet de Pascal Roussel, que je remercie. J’apprécie depuis longtemps ses billets de qualité – même si j’ai parfois un point de vue un peu différent. Ce papier permettra ainsi de contribuer utilement au débat. Olivier Berruyer

Présentation de l’auteur. Pascal Roussel ingénieur de formation, détenteur d’un diplôme en Gestion Financière a mené une carrière en milieu industriel et bancaire. Depuis 2006, il travaille comme analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement à Luxembourg.

Sur quoi les observateurs sont-ils d’accord ?

Pascal RousselDans un climat grandissant d’incertitude, voire de peur, les articles se multiplient pour annoncer la fin de l’euro. Cette disparition est bien entendu un scénario possible à terme mais la mise en place de l’euro a été un long processus ainsi sa disparition devrait lui aussi être un long processus, sous peine de provoquer un choc aux conséquences imprévisibles sur les bilans des banques et surtout sur le marché des produits dérivés. Il est très simple de demander aux banques centrales nationales d’imprimer des billets nationaux à la place de l’euro pour les mettre dans des distributeurs. La véritable difficulté survient après et le but de l’article n’est pas de le démontrer mais lorsque l’on analyse la question un peu plus profondément, on s’aperçoit qu’aucune banque ne pourrait probablement résister à une disparition brutale de l’euro. Dans ces conditions, on peut légitimement se demander si les banques souhaitent vraiment la fin de l’euro ? Et si ce climat de peur était entretenu pour mettre en place une autre politique nettement plus profitable pour les banques et bien plus désastreuse pour les populations ?

On observe un large consensus, sur les points suivants, y compris parmi ceux qui proposent une analyse moins consensuelle de la crise et dénoncent la financiarisation de la société. Il existe des exceptions et je précise que je ne partage ni ce consensus ni les conclusions qui en découlent mais cela permet de comprendre ce qui va vraisemblablement se produire dans les prochains mois:

– Les banques contiennent l’épargne des électeurs et fournissent les prêts aux Etats, aux entreprises et aux citoyens. Sans crédit, il n’y a ni consommation, ni investissement. Les banques portent une part de responsabilité dans la crise et devraient donc accepter de subir des pertes. Cependant la faillite d’une grande banque aurait des conséquences incalculables et doit absolument être évitée. Signalons également, sans toutefois approfondir, que de nombreuses institutions financières ont toujours servi de relais de pouvoir aux élites qui agissent en coulisse et il n’y a aucune raison de croire que ces élites voudraient se priver de ces fidèles relais.

– Les Etats doivent pouvoir emprunter à des taux les plus bas possibles et au minimum ils doivent pouvoir rouler sans difficulté leurs dettes actuelles. Idéalement ils devraient veiller à ce que les déficits ne se creusent pas, plus profondément, d’année en année.

– Les banques centrales aident l’économie en tentant de réguler les taux d’intérêt et de change et aussi en fournissant des « liquidités ». Avec les banques commerciales, elles permettent l’existence de monnaies adossées à des dettes ce qui représente l’aboutissement le plus moderne de l’évolution de la finance.

– L’existence d’une monnaie unique (Euro) implique des règles communes, plus ou moins strictes, sur les niveaux de déficits budgétaires des Etats membres participants.

En plus de ces points « quasi universellement » acceptés, rappelons deux constatations :

– Ce sont pour l’essentiel les banques qui détiennent les dettes souveraines.

– Les dirigeants des grandes banques dans le monde sont parfaitement conscients que la survie d’une banque dépend de la survie de l’autre. C’est un point essentiel que le grand public ne réalise absolument pas. On imagine les banques comme des grandes entreprises relativement indépendantes et en concurrence. Pour évaluer leurs pertes possibles, il suffirait simplement d’examiner la qualité de leurs prêts et des instruments qu’elles détiennent en trésorerie. Et pour évaluer leur degré d’interdépendance, il suffirait d’observer quelle banque prête à quelle autre. Mais ce faisant on passe à côté de l’essentiel qui est caché dans le « hors bilan ». A titre d’exemple, citons les innombrables opérations « over the counter » de swaps de taux, de changes, de crédits (CDS), …etc. Citons également les opérations de « rehypothecation » dont on découvre la dangerosité avec la méga faillite de MF Global : certains clients de ce courtier ne savent toujours pas où sont passés leurs actifs. Cette pratique totalement légale consiste pour une banque à utiliser les titres reçus en gage pour réemprunter. Ainsi une banque A prête à une banque B et reçoit de celle-ci en gage des titres (actions, obligations, ..etc). Ces titres restent la propriété de la banque B, ils servent juste de garantie. Là où les choses prennent une étrange tournure c’est que la banque A emprunte ensuite à la banque C en gageant les titres donnés par la banque B, à son insu. La banque C fait de même auprès de la banque D. Et ainsi de suite, chaque banque demandant plus ou moins de gages pour couvrir le prêt, les banques peuvent ainsi habilement emprunter à un taux inférieur à celui auquel elles reprêtent. La banque B imagine que c’est bien la banque A qui garde ses titres mais en réalité une chaine de risques s’est crée et c’est la banque Z qui détient les titres. Sans rentrer dans des détails qui ne font pas l’objet de cet article ce qu’il faut bien comprendre c’est que dans ce que l’on qualifie de « shadow banking », l’interdépendance est telle que la faillite d’une seule grande banque provoquera une véritable onde de choc. La faillite de plusieurs grandes banques entraînera inévitablement la désintégration de toute la sphère financière au niveau mondial. C’est cela l’enjeu principal qui motive réellement les grandes banques centrales à sauvegarder prioritairement les banques.

Quelles conclusions logiques peut-on tirer sur les objectifs des décideurs politiques?

– La survie des grandes banques est une priorité.

– Le rôle d’institutions financières supranationales destinées à créer et réguler la quantité de monnaie n’a aucune raison d’être remis en cause.

– La capacité d’un Etat à creuser librement ses déficits va nécessairement être limitée à terme par l’entité qui représente l’ensemble des Etats à savoir la Commission.

Sur base de ces conclusions, quelle « solution » va finalement émerger à terme ?

D’un côté, personne ne veut payer pour les fautes des autres et chacun devrait assumer les conséquences de ses erreurs mais d’un autre côté, les pays de l’eurozone sont tous dans le même bateau et la faillite d’un Etat entraînera les pires difficultés pour l’ensemble des pays. Cette évidence explique les discussions interminables autour des eurobonds ou de l’aide du FESF. Mais indépendamment de la question de la mutualisation des pertes, il y en a une autre beaucoup plus pratique. On observe en effet que les divers mécanismes de sauvetage proposés jusqu’à présent ont ceci en commun : ils font tous appel au marché pour se financer.

Or c’est très précisément là que cela ne fonctionne pas. On le sait l’argent est créé à partir de dettes et dans un environnement où les crédits nouveaux se ralentissent et où les prêts existants font de plus en plus défaut, il y a de moins en moins d’argent disponible. De ce fait, proportionnellement, le cash qui existe encore devient de plus en plus précieux et s’éloigne de plus en plus des zones à risques. C’est un peu imagé mais la réalité est bien là, dans un environnement où l’avenir est incertain, l’argent facilement disponible diminue, les investisseurs fuient le risque et donc se détournent du financement de plans de sauvetage imaginés par des politiciens.

C’est pourquoi, pour de nombreux analystes, les seules entités capables de « sauver » les banques sont les banques centrales. Et ces mêmes analystes rappellent que c’est d’ailleurs leur rôle historique, les banques centrales sont au service de leurs actionnaires qui sont in fine, les banques commerciales.

C’est pour cela que l’on lit souvent que la BCE va inévitablement racheter de la dette en créant l’argent pour payer, autrement dit elle va monétiser.

Il est exact que certains décideurs, particulièrement en Allemagne, ne veulent pas que la BCE monétise mais ils souhaitent encore moins voir l’effondrement d’une ou plusieurs grandes banques allemandes.

A cet égard, il est bon de rappeler que les banques allemandes ont des effets de levier parmi les plus élevés d’Europe et sont proches de ceux de Lehman au moment de sa faillite. L’Institut allemand de recherche économique OWN a d’ailleurs indiqué que les banques allemandes ont besoin de 147 milliards d’euros en capital dans un contexte où elles devront rouler 40% de leurs dettes dans les 12 prochains mois. L’ancien banquier central démissionnaire, Axel Weber, ne rassure personne lorsqu’il déclare que le ratio réel des dettes par rapport au PIB est de plus de 200%.

On peut raisonnablement imaginer que la BCE va simplement attendre que la situation soit encore plus désespérée pour que la peur de grandes faillites bancaires soit tellement forte que tout deviennent acceptable pour éviter cela. En attendant elle va probablement offrir aux banques des prêts à ultra longues échéances, à taux fixes en acceptant comme gage des titres financiers dans de multiples devises et avec une qualité de plus en plus douteuse. Elle va naturellement baisser les taux courts termes. On peut s’attendre à ce qu’elle prête au FESF et au FMI pour que ces derniers interviennent. Et c’est dans ce contexte que tous ces articles sur la fin imminente de l’euro prennent tout leur sens.

Lors du dernier sommet, il a été décidé que le FESF et son successeur le MES seront « gérés » par la BCE. Probablement un premier pas vers une future licence bancaire pour le MES…

Quant aux autres décisions (sanctions contre les pays dont les déficits seront supérieurs à 3% de leur PIB, “règle d’or” budgétaire permettant de maintenir ces déficits sous le seuil de 0,5% du PIB sur la durée du cycle économique, etc) de nombreux analystes estiment qu’elles auraient éventuellement pu empêcher la crise mais arriveront trop tard et seront probablement impossible à implémenter dans les circonstances actuelles d’austérité où les rentrées fiscales faiblissent et les coûts sociaux augmentent .

Quelles seront les conséquences d’une monétisation par la BCE?

Autrement dit la situation va s’aggraver et la monétisation, directe ou via un intermédiaire comme le MES, apparaîtra comme inévitable. Officiellement les autorités nous diront que cette monétisation se fera à petite dose, sous contrôle strict et uniquement en vue de rassurer les marchés : ils peuvent continuer à prêter aux Etats puisque la BCE veille et rachètera ce que le marché ne veut plus.

Mais il est utile de regarder précisément ce qui va alors arriver et pour cela il faut envisager deux scénarios :

Scénario 1 : la BCE monétise sur le marché secondaire (là où s’échangent des titres financiers déjà existants)

On se place dans l’hypothèse où la BCE achète des dettes souveraines sur le marché secondaire ( elle n’a pas le droit de le faire sur le marché primaire sauf changement de traité) en créant l’argent pour payer. Cela veut donc dire qu’un énorme pool d’investisseurs (banques, fonds de pension, assurances, …) va se retrouver avec un gros montant de cash frais en trésorerie à la place de leurs dettes souveraines.

Jusque là, il ne se passe rien du tout (sauf bien entendu, une brutale baisse des taux souverains) et des commentaires dans la presse allant dans tous les sens.

Mais que vont faire les détenteurs de ce cash frais avec ces montants?

Ici plusieurs visions s’affrontent: certains pensent que les détenteurs vont investir dans l’économie (c.à.d. prêter aux particuliers pour consommer, aux entreprises, etc) et donc “relancer” la consommation et tout redeviendra comme avant. Nous serons sauvés.

Personnellement j’estime que ceux qui pensent cela commettent deux erreurs:

– Ils sous-estiment largement le montant d’actifs défaillants camouflés par les banques et par d’autres gros détenteurs. Ceux-ci savent qu’ils doivent provisionner pour encaisser ces dépréciations inévitables et seront ravis d’accumuler ce cash providentiel. C’est exactement ce que les banques américaines font (car la FED a déjà purgé une partie des bilans bancaires des grosses banques américaines)

– Ils ne comprennent pas la logique du monde financier: une banque prête si elle est convaincue qu’elle pourra titriser le prêt, le revendre avec profit à un fonds de pension, à des Chinois ou à d’autres. Alors dans ce cas certaines banques ne sont pas toujours trop regardantes en ce qui concerne la qualité de l’emprunteur. Mais le marché des ABS étant congelé, on peut oublier la titrisation. Donc la banque sait qu’elle devra garder le prêt dans ses livres et elle est nettement plus regardante sur la qualité de l’emprunteur dans le contexte incertain. Même gavée de cash, elle ne prêtera pas “aveuglement” (d’où une faible offre en crédit). De plus les demandeurs de crédits pour des projets industriels, immobiliers ou autres (créateurs d’emplois), face à l’avenir incertain, préfèreront reporter leur demande en crédit (d’où une faible demande en crédit).

En attendant où dormira ce fameux cash dans un contexte de grandes incertitudes?

– Dans les coffres électroniques de la BCE (sécurité maximale)

– Dans les valeurs refuges les plus sûres (or, argent, métaux précieux)

– Là où il y aura toujours une demande garantie par les consommateurs: on pense principalement à la nourriture d’autant plus que toutes les lois interdisant de spéculer sur la nourriture ayant été abolies, la nourriture est considérée comme un instrument financier. On peut inévitablement s’attendre à une flambée des prix de la nourriture avec des conséquences dramatiques.

– Naturellement ce cash ira sur le marché ultra spéculatif des devises ce qui affaiblira l’euro avec un impact difficile à prédire sur le marché des swaps.

– Finalement une partie ira aussi en bourse qui devrait donc la faire remonter provisoirement et fictivement.

Comment vont réagir les autres détenteurs de dettes souveraines qui n’ont pas pu profiter de la première vague d’actions promotionnelles de rachats par la BCE ?

Dans un premier temps ce sera l’euphorie car l’idée est très répandue que cette action devrait relancer l’économie. Les taux baisseront ce qui contribuera à renforcer cette euphorie et les économistes nous diront qu’ils avaient eu raison. Puis comme l’économie ne repartira pas, la nourriture devenant plus chère, le marché des devises turbulents, … etc, les détenteurs de dettes souveraines se diront que la BCE va « remettre le couvert » car la première action n’aura pas été suffisante, une 2ème semblera bien vite nécessaire. Les taux repartiront à la hausse et tout le monde sera en attente de cette 2ème vague. Soit la BCE recommencera et on sera alors dans un cycle infernal qui se terminera très mal. Soit la BCE ne fera rien et la déception sera immense et là aussi cela se terminera très mal.

Retenons surtout une conséquence douloureuse : la nourriture qui devient plus chère.

Il existe un deuxième scénario, la BCE monétise sur le marché primaire ( à l’émission).

Précisons tout d’abord qu’un Etat doit renouveler ses dettes existantes et le plus souvent emprunter un montant additionnel pour combler ses déficits. La partie de dettes existantes, détenues par des investisseurs et monétisée par la BCE est décrite ci-dessus dans le scénario 1. Le scénario 2 qui suit, traite donc de la monétisation du montant additionnel.

Considérons donc le cas d’un Etat qui se tourne vers la BCE pour qu’elle lui crée de l’argent en échange de sa dette souveraine. La question devient très politique puisque dans ce cas, cet Etat émetteur va recevoir le cash et lui ne va pas thésauriser. Ce cash va filer dans l’économie mais, et c’est mon point de vue, pas là où il sera le plus productif car l’Etat est incapable de savoir avec certitude où se trouve la véritable demande économique. Dans le pire des cas, de faux signaux de demandes pourront être générés auxquels certaines entreprises répondront. Il y aura apparition de bulles. Mais imaginons que j’ai tort et même si l’Etat est très habile dans ses dépenses, le risque est énorme que le marché interprète cette monétisation pour financer cet Etat comme une manière de résoudre un problème d’insolvabilité. Très clairement, in fine, la valeur d’échange de l’euro sera diluée, autrement dit on observera une inflation des prix. Bien entendu une autre conséquence sera que cet Etat aura tendance à moins respecter les limites de son endettement. Certains Etats abuseront plus que d’autres. Donc il faudra encadrer l’usage de la monétisation sur le marché primaire au niveau européen néanmoins certains Etats interpréteront les règles d’une manière ou d’une autre tandis que d’autres Etats seront en violation “provisoire”. ..etc

C’est d’ailleurs pour éviter toute cette complexité et dangerosité que cela est actuellement interdit par les traités.

Devant le risque d’émissions de plus en plus nombreuses, liées à la facilité avec laquelle les Etats pourront accéder à du cash frais venant de la BCE, les détenteurs de dettes souveraines seront tentés de vendre. Cela amorcera une spirale vicieuse: les détenteurs vendent ou refusent de rouler la dette, les Etats doivent donc se tourner encore plus vers la BCE, ce qui poussent les détenteurs à vendre encore plus, …etc

Dans cette hypothèse, on se dirigerait vers une hyperinflation à la Weimar/Zimbabwe avec une fuite encore plus marquée des investisseurs vers des valeurs refuges (métaux précieux et nourriture). Si les traités devaient un jour autoriser ce scénario, ce sera alors la fin de l’euro.

Ainsi la monétisation permettra aux banques de se délester d’actifs incertains ( les dettes souveraines) et de se repositionner dans des actifs de refuge (par exemple la nourriture). Elles pourront ainsi se préparer tranquillement à l’étape suivante, à savoir la conversion des monnaies moribondes ( euros, dollars, yen , livre, …etc) en une monnaie mondiale via le processus de recyclage offert par les DTS du FMI.

Terminons sur les conséquences de la monétisation en regardant l’impact de l’accumulation de dettes souveraines douteuses sur la BCE elle-même. Une banque centrale est une banque avec des fonds propres proportionnellement semblables à ceux des banques commerciales. Donc si la BCE accumule des titres dont la valeur chute, malgré toutes les astuces comptables, tôt ou tard ses fonds propres deviendront négatifs et en principe les actionnaires (c.à.d. les banques centrales nationales) devront libérer du capital pour éponger les pertes. Si la recapitalisation est trop faible ce sera la faillite. Qui dit faillite signifie que la BCE ne pourra plus rouler les opérations de « repos » qui permettent aux banques européennes de recevoir quotidiennement du cash de la BCE et donc de survivre. En plus, sans BCE les taux courts termes ne seront plus régulés donc l’impact sur le marché des dérivés liés aux taux d’intérêt sera désastreux. Mais inutile de s’attarder sur un monde sans banque centrale car cette idée ne fait pas partie du consensus évoqué en début d’article. Les règles comptables seront modifiées pour éviter une faillite de la BCE ou encore une autre banque centrale européenne sera établie. Remarquons que cette perspective favorisera encore plus le rôle du FMI en tant que future banque centrale mondiale émettant une monnaie mondiale basée sur les DTS.

Existe-t-il des preuves ou des études universitaires sur le danger de la monétisation ?

Bien entendu des économistes réputés estiment qu’une monétisation légère sera très bénéfique et sans danger. Ils citent souvent l’exemple de la banque centrale japonaise. Pour tordre le cou à ce canard rappelons que cette dernière monétise relativement peu et uniquement sur le marché secondaire. Par contre le Royaume-Uni est un exemple plus intéressant : des chiffres officiels d’inflation des prix de 5% montrent les premiers effets de la monétisation de la banque centrale anglaise. Quant à la Fed qui monétise l’actuelle monnaie de réserve mondiale ( le USD) cela se traduit par un soutien artificiel des prix ( sur la bourse américaine et sur le marché des matières premières)

Comme expliqué ci-dessus, il est illusoire de croire que la monétisation, une fois commencée peut s’arrêter.

Ces mêmes économistes avancent à juste titre, qu’il n’existe aucune preuve universitaire chiffrée pour soutenir les thèses des monétaristes. Et c’est exact. La théorie quantitative de la monnaie et ses variantes sont bien trop rudimentaires pour tenter d’être, même vaguement, appliquées dans le monde financier actuel dont la complexité empêche toute modélisation crédible.

Historiquement les exemples abondent sur les conséquences de la dilution monétaire ( cf la chute de l’empire romain rongé par l’hyperinflation, les assignats français, …etc). Mais il y a plusieurs différences fondamentales qui rendent la situation unique :

– Le monde financier est interconnecté comme jamais dans l’histoire.

– L’impact d’une monétisation sur le marché colossal des produits dérivés et plus généralement de ce que l’on qualifie de « shadow banking » est impossible à prédire car infiniment trop complexe.

Il n’y a donc aucun moyen de prouver, dans l’univers financier actuel, que l’empilage de nouvelles dettes sur d’anciennes mauvaises dettes n’a aucune chance de résoudre quoique ce soit. Mais ne faut-il pas tout simplement un peu de bon sens pour le comprendre ?

58 réactions et commentaires

  • Joanna // 05.01.2012 à 04h20

    J’ai l’impression que le credo quasi unique de l’auteur de ce papier est de sauver les banques à tout prix. Ce qui est après tout bien compréhensible puisqu’il travaille pour une banque et à sa place j’en ferais tout autant. 

    Mais il tente de nous faire croire que c’est dans l’intérêt des peuples.
    Et sa démonstration me semble reposer sur un ensemble d’hypothèses présentées comme autant de conclusions … et réciproquement.
    Et bien entendu le credo initial me semble de nature à biaiser toute tentative de démonstration objective.
    J’ajoute en outre que “l’autre objectif” annoncé dans le titre ne me parait pas énoncé clairement dans l’article.

    Je précise que je dis “impression” et “me semble” car on m’a appris depuis longtemps que le media internet ne convenait pas à des textes aussi longs et quand j’en rencontre je ne lis pas du tout ou alors en diagonale …

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    • Marcel // 05.01.2012 à 08h00

      Bonjour,
      Ce long texte est très instructif et utile à mon sens.
      Si vous lisez ce genre de texte en diagonale, je suis d’accord avec vous : autant ne pas le lire du tout. 🙂
      Mais d’autres apprécient ce travail réalisé qui essaie de se mettre à la porté du commun des mortels.
      En effet, l’auteur n’indique pas qu’il est d’accord avec ce qui se passe, mais après avoir décrit l’existant, les suites probables, et pour moi, cohérentes, sont des pistes intéressantes dont il faut tenir compte. Par ailleurs cela correspond bien à un schéma de concentration des pouvoirs qui se met en place petit à petit et qui m’inquiète au plus au point . On constate en effet que les pouvoirs politiques ne sont plus que des subalternes des centres de décisions.
       

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    • Liior // 11.06.2012 à 14h13

      Bonjour Joanna, ne vous y trompez pas, si Pascal Roussel fait son job dans cet article, il n’est pas ce que vous dites dans la vie 😉

      PS : Pour vous en convaincre, vous devriez lire son ouvrage “Divina Insidia”.

      Cordialement, 

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  • FL // 05.01.2012 à 07h38

    Et bien Joanna prenez le temps pour fois, de ne pas lire en diagonale un texte un peu long.
    Cette analyse dont on peut probablement discuter, donne beaucoup d’informations de manière compréhensible aux personnes non spécialistes de l’économie et de la finance comme moi.
    Quand aux conclusions de l’article elles sont à l’opposée de ce que vous dites. L’objet de l’article n’est pas de justifier les banques, il donne des pistes pour décrire un avenir probable et plutôt sombre, dans tous les cas.
     

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    • Joanna // 05.01.2012 à 08h49

      A vous lire je n’ai rien compris … et c’est bien possible je ne conteste pas.
      Mais d’un autre côté “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement” … et sans doute avec beaucoup moins de mots si possible.
      Il se trouve que je n’ai aucune peine à comprendre l’article qui suit et pas celui-là … c’est ainsi.
      Pour moi, je persiste, tel quel c’était une tartine un peu indigeste au petit-déjeuner.
      Je viens de lire in extenso cette fois … je serais bien incapable de dire en quelques mots ce que l’auteur a voulu dire ou démontrer. Mais peu importe.

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      • FL // 05.01.2012 à 11h03

        Persistez Joanna, les acronymes, les noms des personnalités, les entités, les mécanismes en œuvre etc. petit  petit vous deviendrons compréhensibles et familiers.
        C’est ainsi, qu’ignorant de ce domaine, en général rendu extrêmement complexe par les Diafoirus de l'”art”, vous en comprendrez petit à petit, les grandes lignes puis enfin poursuivant vos lectures, les subtilités essentielles.
        Vous comprendrez alors que ces blogs sont d’un intérêt majeurs justement parce qu’il sont exigeant en nous livrant des textes de vulgarisation vraiment écrits et de haute tenue.
         
         

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      • step // 05.01.2012 à 12h02

        une idée complexe ne peut pas forcément s’énoncer simplement, cela n’exclue pas qu’elle soit exacte.
        L’auteur signale effectivement qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’il décrit.

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      • Alain34 // 05.01.2012 à 14h10

        Bha, en gros il dit qu’on est dans la merde, et bien malin qui pourra dire ce qui va se passer si il y a monétisation…

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        • on est mal // 06.01.2012 à 21h32

          Il ne décrit surtout pas ce qui se passe si on monétise après avoir laisser couler les banques en vue de les nationaliser.
          Ou comment monétiser et contrôler quand même l’argent fou pour qu’il ne crée pas une nouvelle bulle spéculative.
          Vaste chantier, c’est sûr.
           
           

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  • zoomeo31 // 05.01.2012 à 08h53

    Bien d’accord avec FL: j’ai sacrifié un quart d’heure de ma journée mais pas en vain. Le raisonnement est clair et rigoureux. Et ses conclusions tombent au coin du bon sens: il n’y a pas de solution miracle et quelle que soit la voie empruntée par les dirigeants, on va se prendre une belle claque.

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  • Gilles // 05.01.2012 à 08h53

    Nous y voilà :
    “Remarquons que cette perspective favorisera encore plus le rôle du FMI en tant que future banque centrale mondiale émettant une monnaie mondiale basée sur les DTS.”
    Ce sont les théoriciens de la conspiration du Nouvel Ordre Mondial, qui vont être contents…

    Quand aux famines que promet l’augmentation du coût de la nourriture, encore bravo, les fans des “Georgia Guidestones” seront ravis :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones
    Genre de “10 commandements” du Nouvel Ordre Mondial…
    1er commandement :
    “Maintenez l’humanité en dessous de 500 000 000 d’individus en perpétuel équilibre avec la nature”
    Le mec qui a construit ce Stone Henge de pacotille savait sans doute ce qu’il faisait.

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    • odeur_de_sapin // 05.01.2012 à 16h43

      Bonjour Gilles,
       
      Quite à faire hurler quelques uns, il est possible de vivre sans consommer aucune nourriture matérielle.
       
      J’ai moi-même passer plusieurs semaines sans même manger un seul grain de riz et me sentant en pleine forme.
       
      Donc rien de solide pour être clair, que de l’eau, du jus de fruit dilué à 80%, et du bouillon liquide pure, préparé soit avec des plantes sauvages ceuillies dans les montagnes ou à base de légumes.
       
      Une fois que l’intestion était vidée (purge), au bout de 2 ou 3 jours la sensation de faim disparaît. Le tout en marchant entre 6 et 8 heures par jour avec du dénivelé. Ce n’est absolument rien de particulier, toute personne en bonne santé peut en faire autant.
       
      Le problème c’est le mental. On est tellement programmé comme un automate, que l’information “ si je ne mange pas, je meurs ” .. on meurt effectivement. Evidemment, une préparation pour se passer de nourriture matérielle est nécessaire.
       
      Et bien sur, je déconseille de tenter cela si on ne connaît pas bien son corps, sans conseil et sans encadrement, J’INSISTE.
       
      Vous pouvez jeûner, disont 3 semaines sans souci, tout en restant actif, je l’ai fait et j’ai une constitution physique tout à fait ordinaire.
       
      Au delà de 3 semaines, ce n’est plus du jeûne, on passe dans un autre registre qui s’appelle la nourriture pranique. Cela nécessite un “ basculement ” sous surveillance qui dure 3 semaines. Soit ca passe, soit il faut reprendre la nourriture ordinaire sinon on risque gros effectivement.
       
      Cela n’a rien à voir avec l’anorexie qui est une maladie.
       
      La nourriture pranique est … une nourriture, dons on se nourrit mais autrement. Pranique vient de prana un terme que l’on retrouve dans pranayama, les techniques de respirations des yogis.
       
      Donc la famine, oui, bien sur c’est un gros souci, mais on peut de tant en tant explorer des pistes alternatives, surtout si les situations ordinaires deviennent difficiles.
       
      Une évolution silencieuse du genre humain est en cours, et ce qui était quasi exceptionnel avant, commence à se propager. A ma connaissance, il existe environ 10 000 personnes sur la planète qui se passe déjà de nourriture matérielle.
      D’ailleurs un scientifique suisse dans ce cas, a passé 2 ou 3 semaines, je crois littéralement emprisonné et barricadé ds un hôpital en suisse, sous surveillance 24 h sur 24 h, il a perdu 500 grammes (on lui faisait des prises de sang tous les 2 ou 3 jours, ce qui peut expliquer la perte de poids, minime toutefois). Il existe un bouquin à ce sujet.

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      • yoananda // 06.01.2012 à 00h18

        cf le reportage “lumière”, cependant pas moyen de mettre la main sur un vrai “respirien” qui soit en bonne santé, pas trop rachitique et qui ne mange strictement plus rien.
        Je n’ai pu trouver que des gens qui jeûnent ou qui font peur a voir.

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        • odeur_de_sapin // 06.01.2012 à 16h15

          Disont que tout est relatif, du fait du surpoids presque généralisé de la population (et des conséquences de santé énormes), quelqu’un qui a 62kg pour 1M78 est presque rachitique effectivement comparer à la norme actuelle.
          Bon, je frise le hors sujet, bien que crises extrêmes impliquait famine dans le temps. 

          J’ai indiqué ci dessous les réf d’un livre, d’un vrai consommateur de prana uniquement, des photos ds le bouquin.

          J’ai rencontré une personne qui n’a strictement rien avalé pendant des mois, prise de sang avant, prise de sang après, analyses OK, poids stabilisé au bout de 2 semaines. c’est quelqu’un de connu ds le monde des nutritionnistes et qui a tenté l’expérience. Il n’a pas communiqué offiellement sur cette expérience, donc je ne me permet pas de le citer nommément.  Je l’ai trouvé sacrément en forme pôur son âge, il est mince OK, rachitique non.
            

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          • bizbee // 06.01.2012 à 16h32

            Mais où le corps puise-t-il ses ressources si l’on ne le nourrit pas?
             
            Dans les cps de concentration, les nazi avaient calculé qu’il faut environ 2500 calories/jours pour une personne effectuant des travaux légers et ils les nourrissaient à environ 1000 calories et les gars mourraient d’épuisement. Alors là j’ai du mal à comprendre comment l’eau et la lumière vous fournissent ces calories.

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          • odeur_de_sapin // 06.01.2012 à 19h00

            @Bizbee
            Le mieux c’est de lire par exemple le bouquin “Se nourrir de lumière” de Michael Werner et Thomas Stöckli dans la collection Aethera
            Tape prana sur Google tu vas trouver.
             

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      • Marcel-1 // 06.01.2012 à 09h27

        Bonjour,
        pouvez vous svp  expliquez ce que vous venez de décrire sur
        http://www.davidmanise.com/forum/index.php.
        Vous allez avoir un auditoire particulièrement intéressé.
        Merci

        P.S.: le nom du bouquin svp ? Merci

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        • odeur_de_sapin // 06.01.2012 à 16h05

          “Se nourrir de lumière” de Michael Werner et Thomas Stöckli dans la collection Aethera

          Je me rappelle avoir lu ds le livre une adresse internet ou il publiait les résultats de ses analyses pendnat son séjour en hopitâl validé par les autorités compétentes, ce qui est en soit déjà un sacré pas quand on connait les résistances scientifiques face à un tel phénomène.  Si je le retrouve je vous le communique.  

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  • askarine // 05.01.2012 à 09h02

    le principal intérêt de cet article, je trouve, outre de parler de la bulle de la création monétaire en formation, est de montrer comment le marché interbancaire est devenu pourri par less actions irresponsables des banques commerciales. Je ne suis pas un spécialiste de la monnaie, mais je crois me rappeler juste que, normalement, quand la banque A doit de l’argent à la banque B, elle doit emprunter de la monnaie banque centrale pour régler sa dette à B. Plus besoin de garantie du coup. LE fait que la BCE ait laissé faire ce genre de comportement irresponsable témoigne de sa grande faiblesse ou de sa grande connivence ou un peu des deux.

    Sinon, la bce ne peut pas prêter aux états, la monnaie banque centrale passant toujours par le canal des banques commerciales, c’est à ces dernières que les états doivent emprunter. Je pense que ces dernières, ça a déjà commencer, vont refiler leurs dettes souveraines à la bce, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg des actifs pourris.

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  • Patrick-Louis Vincent // 05.01.2012 à 10h41

    Je retiens de cet article que c’est bien la monétisation qui a été choisie, non pas par les banques, mais par les politiques, pour sauver les banques.
    Sur ce point, je ne peux que souscrire au constat. Quant aux conséquences, l’auteur avoue lui-même qu’il ne peut les mesurer du fait de la complexité des enchevêtrements des créances interbancaires.
    Nous verrons bien. Moi je crois qu’il y a eu un monde avant les banques, et qu’il peut en être un, après elles. Les banques ne sont pas éternelles, et le système de financement par les banques non plus.

    Il est d’ailleurs tout à fait faux de dire que, sans les banques, il n’y a pas de consommation. Avant les banques, l’on consommait aussi. C’étaient les revenus du travail.
    Il est faux aussi de croire que, sans les banques, point d’investissements. C’est ignorer, par exemple, le prêt familial sans intérêt. Je suis passé par là à un moment de ma vie, sans passer par les banques. J’ai remboursé tout le monde et tout le monde est content. Certes c’étaient de petites sommes. Je pourrais prendre aussi l’exemple de Pierre Cardin, qui a fait fortune dans la haute couture, puis, dans le prêt-à-porter. Il a commencé sans un sou, d’abord en travaillant chez les autres, puis en épargnant, puis en investissant son épargne. Il n’a jamais recourru au moindre crédit bancaire (c’est lui qui l’affirme).

    Quant aux états, ils pouvaient autrefois emprunter, sans intérêts ou presque, auprès des banques centrales nationales. Pourquoi ne pourraient-elles plus le faire demain ? La décision est uniquement politique.

    Il est trop tôt pour savoir ce que pourrait être un monde, à nouveau, sans banques. Mais l’imagination ert la capacité créative des hommes est telle, que des solutions nouvelles apparaîtront quand les banques auront disparu.

    Comme j’ai l’impression que les hommes commencent à penser qu’un retour à l’ordre moral ne serait pas une si mauvaise chose, il faut essayer de penser la finance, débarassée du prêt à intérêt.

    Ce qui est pourri, ou mort, doit être coupé. C’est vrai pour les arbres ; c’est vrai pour les banques.

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    • bizbee // 05.01.2012 à 11h43

      Quant aux états, ils pouvaient autrefois emprunter, sans intérêts ou presque, auprès des banques centrales nationales. Pourquoi ne pourraient-elles plus le faire demain ? La décision est uniquement politique.

      N’y aurait-il pas un risque sur l”efficacité des services d’état, si l’état paye ses fonctionnaire avec du papier imprimé pour l’occasion plutôt que sur nos impôts…?
       
      Les communistes ont bien essayé, mais la productivité s’est effondrée (on parle de moins 4à5h de travail efficaces / jours contre plus de 12h/jours officiellement déclarées). Plusieurs polonais me racontaient que bcp partaient faire la sieste au travail et en plus cumulaient les postes (ou les siestes) pour augmenter leurs salaires!

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      • fraanel // 05.01.2012 à 12h21

        Et tu es payé avec quoi ? 😉
        Le crédit c’est de la création monétaire. A ça tu ajoute une regle d’or :
        – Ce n’est pas les dépots qui font le crédit, mais le crédit qui fait les dépôts.

        A méditer…

        P.S: la masse monétaire est pour sont essenciel composé de dette. En gros ton salaire c’est du papier à chiote sur lequel tu paye le loyer de la dette de manière directe ou indirecte…

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        • bizbee // 05.01.2012 à 12h40

          Je ne suis pas sur d’avoir compris ce que tu voulais dire;

          Mais dans le cas où on prélève à la BC on sort de la boucle des dettes; on augmente bien directement la masse monétaire, non?
          –> enfin sauf si l’état rembourse effectivement sa banque centrale…

          C’est différent du cas d’une redistribution de valeur déjà crée par prélèvement sur les impôts; dans ce cas il n’y a pas création de masse monétaire puisqu’elle existe déjà.

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          • fraanel // 05.01.2012 à 12h50

            Regarde ce qu’est la dette.
            Une crédit c’est de la création monétaire ex nihilo.
            Bref tout le noeud du problème, vu que la régulation monétaire se fait depuis prés de 40 ans sur la dette…

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          • bizbee // 05.01.2012 à 13h00

            Une crédit c’est de la création monétaire ex nihilo.

            Je suis bien d’accord, mais dans le cas où on paye les fonctionnaire par nos impôt il n’y a pas de crédit crée supplémentaire; c’est une redistribution de dette certes, mais pas une nouvelle dette, si?

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          • fraanel // 05.01.2012 à 13h21

            Tes impots tu les paye bien avec ton argent.
            Donc vu que celui ci est forcément apposé à de la dette a un niveau ou un autre.
            Tu paye avec de la dette dans le meilleur des cas indirecte. Ce qui veux dire en gros que la somme qu’emprunte pas l’état devra etre compenssé par les particulier/entreprise à un moment ou un autre de façon à pas créer une situation de manque de liquidité. Qui bloquerai le commerce et donc crérait un phénomène récéssionnaire a travers une contraction de l’économie réelle.

            Et je ne dis pas non plus qu’un état doit dépenser plus que ses entrées fiscales.
            Je dis juste que notre systéme monétaire nous mets dans une situation intenable et systémique à terme.
            Il faut pas oublier que l’on en parle pas, mais il y a aussi de trés gros risque sur la dette des particuliers et entreprises. En france cet dette c’est juste 5X la dette nationnale…

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          • bizbee // 05.01.2012 à 14h11

            Et je ne dis pas non plus qu’un état doit dépenser plus que ses entrées fiscales.

            c’est ce que j’essaye de dire depuis le début… quand j’ai dis:

            N’y aurait-il pas un risque sur l”efficacité des services d’état, si l’état paye ses fonctionnaire avec du papier imprimé pour l’occasion plutôt que sur nos impôts…?

            j’ai du mal a être compris…
            du coup tu ne réponds pas vraiment à cette interrogation.
            quant à ton chiffre  sur la dette des ménages,

            En france cet dette c’est juste 5X la dette nationnale…,

            t’es un peu marseillais il me semble:
            http://www.les-crises.fr/dette-totale-synthese/
             

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          • fraanel // 05.01.2012 à 14h44

            Effectivment il y as une grosse coquille dans ce que j’ai dis sur le montant de la dette privé et d’entreprise.
            Bon il n’en reste pas moins que la somme des deux dépasse les 130% du PIB. Soit plus de 2000 milliars. Et là on parle pas des banques.

            Sinon sur l’histoire du papier imprimé je te renvoie à cette vidéo.
            http://www.youtube.com/watch?v…..r_embedded

            Aprés tu te fait ta propre opinion. C’est un peu long mais ça en vaut le coup.

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          • bizbee // 05.01.2012 à 16h28

            Sinon sur l’histoire du papier imprimé je te renvoie à cette vidéo.

            Décidément on n’y arrive pas. La vidé du lien, je pense qu’on est déjà nombreux à l’avoir vu et je suis bien au fait de ce que tu t’échines à m’expliquer, mais ce n’était pas le propos de ma première intervention. 
             
             
            A la base je répondait à ça:

            Quant aux états, ils pouvaient autrefois emprunter, sans intérêts ou presque, auprès des banques centrales nationales. Pourquoi ne pourraient-elles plus le faire demain ? La décision est uniquement politique.

            Je reformule donc:
            N’y aurait-il pas un risque sur l’efficacité des services d’état, si l’état se sert à la banque central plutôt que par nos impôts pour continuer à tourner…?
             
            Aujourd’hui l’état fonctionne à la fois grâce aux marchés et à nos impôts;
            Le premier avantage c’est qu’en empruntant au taux actuel cela devrait inciter un dirigent responsable à ne pas faire de déficit. Bon il se trouve que ça ne marche pas assez bien puisqu’on se réveille souvent trop tard et qu’on court au défaut. On a élu des dirigeants à notre image malheureusement, irresponsables…
            Le deuxième avantage c’est que comme c’est en partie sur nos impôts, nous avons qq chose à dire sur se qu’il choisit d’en faire. Bon il se trouve que ça ne marche pas vraiment puisque le processus démocratique est pas bien attaqué par le copinage, lobbying et corruption et bien sur l’élection d’irresponsables.
             
            Mais je ne vois pas vraiment d’avantage à emprunter à la banque centrale pour payer fonctionnaire ou mm seulement ce que PLV appellerait des “investissements lourds, routes, ports, aeroports”.
             
            Au contraire, et sans même parler du fort risque d’inflation lié à une augmentation de la masse monétaire puis à une perte de confiance dans la monnaie, en regardant comment les communistes fonctionnaient en ex-urss et en particulier l’énorme chute de leur productivité (comme je l”ai décris plus haut, tu es payé quoique tu branles…), j’ai tendance à penser que c’est la pire des solutions.
             

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      • Patrick-Louis Vincent // 05.01.2012 à 12h42

        L’Etat paye ses fonctionnaires avec les impôts. Les emprunts ne doivent servir qu’aux investissements lourds : routes, ports, aeroports, hôpitaux…Une fois ces infrastructures mises en place, leur fonctionnement et leur entretien doivent aussi être assurés par l’impôt, ou, mieux, par le privé.

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        • bizbee // 05.01.2012 à 12h47

          Pour être sur de comprendre, l’ “emprunt” dans ce cas, est-il bien sensé être remboursé un jour…?
          Si oui, c’est par des impôts non?
          Si non, c’est que la BC imprime, non?
          Qq soit le cas, vaut mieux pas en abuser il me semble.

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          • Patrick-Louis Vincent // 05.01.2012 à 13h27

            C’est pourquoi, il conviendrait, pour mesurer l’état d’endettement d’un pays, par rapport à son PIB, d’additionner la dette des états + la dette des entreprises financières (Banques, assurances, fonds de pension) + la dette des entreprises non financières + la dette des ménages.

            Ce calcul existe-t-il ?

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          • fraanel // 05.01.2012 à 13h44

            J’était tombé sur une approximation dettes entreprises plus ménages français(hors banques).
            De 7000 milliards.
            Soit à peu prés 8500 milliars d’euro de dette total (hors banques).

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          • fraanel // 05.01.2012 à 14h04

            Sinon pour ceux que ça intérrésse.
            Un super reportage sur comment s’articule la dette, et comment au finale elle se matérialise dans l’environement financié.
            http://www.youtube.com/watch?v=ykeI1D7jpss&feature=player_embedded

            Sinon pour l’approximation de l’endettement des ménages français et entreprises, c’est une vidéo du même type. Je cherche la source et dés que je l’ai je met le liens ici.

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          • fraanel // 05.01.2012 à 14h26

            Mea culpa les 7000 Milliards cité plus haut c’est juste la dette des entreprises françaises.O_o
            Donc je n’ai pas les données sur la dette des particuliers.
            voici la vidéo le passage est à 8”.

            http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs&feature=player_embedded#!

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  • bruno // 05.01.2012 à 11h45

    Je vous invite à lire la production écrite de Pascal Roussel qui est tout à fait remarquable à tous égards.
    http://eurasianfinance.com/?s=pascal+roussel&x=0&y=0

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  • logique // 05.01.2012 à 12h05

    L’article est interressant puisqu’il énnoce a peut prés correctement la problématique de la crise actuel, ainsi que les solutions, nulle, qu’enviseagent nos oligarches.
    Mais si ont revient aux fondements sytémique de cette crise financiére, c’est a dire la complexité des relations d’emprunt est de garanti des institutions financiére entre elle. Le risques de domino existe mais il reste proportionnel aux montants des défauts sur crédits. Hors en stimulant les risque de défaut ont stimule les risques de faillite systémique. Il me semble qu’il serait beaucoup plus interressant de prendre des mesures limitant les risque de défaut pour les emprunts deja émis, aux risque de ralentir l’économie pendant une breve période, en ralentissant le crédits. Ceci stabiliserait les prix est limiterait du coup les risques de défauts. Hors se qui a été entrepris par les banques a bien été de pousser les défauts est d’obliger les états a intervenirs pour combler les pertes.
    En fait monetiser aura pour contrepartie de faire augmenter les prix et de provoquer encore plus de défaut jusqu’a l’effondrement du systéme. Les banques qui auront été approvisionné en cash pourront donc racheter a vil prix l’enssemble des actifs. Voila vers quoi le systéme banquaire veux arriver. Alors qu’il serait beaucoup plus efficace de laisser couler les banques non vertueuse sachant que de toute façon se qui est perdu d’un coté se retrouve obligatoirement au crédit d’un autre coté. De rééchelloner les crédit concernant les personnes en défaut ou de les obliger a vendre leurs actifs si il en ont pour assumer les engagements. Au final les comptes serait purger et la pertes ne serait consommer uniquement par les acteurs de la spéculation et non par les vertueux deposants.
    Cela couterais cher dans un premier temps au Banques Centrale mais les pertes serait de toute façon iputer aux spéculateur en tout genre, immo, actions, dérivé et la saisie des actifs pour combler les trous.
    Mais le probléme est bien que personne ne veux de cette solution puisque nous somme en période de gueurre économique et financiére. Donner de l’argent nouvellement imprimer permet de continuer a se battre pour l’accaparation des ressource mondiales par une poigné de banques aux dépends du reste des populations.
    Monetiser c’est donner aux banques la possibilité de continuer a racheter les terres, les mines, les entreprises avec des billets de monopoly.
    Personne ne semble comprendre que dans cette direction le mur ne fait que reculer mais qu’il ne disparait pas du tout et qu’on finira par le prendre.
    Plutot que de donner des millard aux banques il vaudrait mieux les nationaliser aux niveau européens est compenser les pertes d’aujourd’hui, qui ne sont pas des pertes puisqu’elle seront payer par les spéculateurs. Et rénégociers les crédits afin d’éviter les défauts. Plutot que de donner cette argent a des banques qui de toute façon ne stopperont pas les defauts mais les accelereront a cause de l’inflation et des politique d’austérité.
    Il mee semble donc que ceux que veulent les banquiers et les BC, c’est nous envoyer au murs. En augmentant le risque de défaut qui je le rappel et a l’origine de la crise. Il me semble donc logique que se soit se risque de défaut qui doivent être imputer a ceux qui ont mis en place les mécanismes pour en arriver là. Entre autre le crédit a taux variable qui n’est rien d’autre qu’un grand buisnes de swap et de marché dérivé et de CDS et surtout me buisnnes de pouvoir prendre en otage le déposant parce la banque a utiliser son argent pour faire de mauvais placement.
    Le probléme le plus difficille est les relations de crédit entre les differents états, parce que cela va être difficile de dire aux anglais et aux américains qu’il n’ont plus d’argent est que leurs terrotire ainsi que leur entreprise appartiennent a d’autres.

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  • fraanel // 05.01.2012 à 12h12

    Le principale souci est que quelque soit la solution appliqué ici, on aboutie a terme à l’effondrement du système.
    Car un des points qui est soulevé, concerne la concentration de richesse. Créant une asymétrie très important entre les masse qui sont dans l’économie réelle et financière.
    L’article démontre bien justement, les mécanisme captif. Et surtout l’impossibilité d’injecté de la liquidité dans l’économie réelle, sans que celle ci ne se retrouve à nouveau rapidement assécher.
    Le plus amusant ici, c’est que personne ne semble prendre conscience que dans notre modèle, la dette représente cette liquidité. Qui elle même représente la valeur du travail. Paradoxale, car au finale le travail deviens non plus création de richesse, mais de dette.
    Et lorsque on comprend ça, finalement on se rend compte que tout effort visant un contrôle de la dette est auto destructeur. Avec en fond un compte à rebours d’une bombe prête à exploser, dû à l’accumulation de dette. Bref le serpent qui se mord la queue.
    On est dans une situation insoluble qui se compose de 4 axes.
    – Le problème monétaire
    – Les problèmes obligataire (états, privés, entreprises, banques)
    – Le problème de dumping sociale et fiscale.
    – Le problème du shadow banking et des produits dérivés.
    Ces 4 axes hautement systémiques agisse en synergie, et sont impossible à désamorcer dans le contexte actuel.
    Bref on va vers l’explosion, et les seules solutions à penser aujourd’hui sont pour l’après…
    Sinon un autre point sur lequel j’aimerai réagir. Le spectre de Weimar pour dire qu’il n’existe aucune alternative à la monétisation par la dette. Je trouve juste ça un peu fort de café.
    Surtout hypocrite car même si c’est enrobé différemment, ce qui existe c’est à peu de chose prêt du QE pour les banques privées. Or depuis la mise en place de cette règle (1973), l’inflation a toujours existé. Alors OK elle a était modérée.
    Mais cette modération ne proviens pas justement des transfères monétaire de l’économie réelle vers l’économie financière. Ou au finale au lieu de payer l’hyper inflation, on se paye la dérégulation et le risque ?(peste ou choléra ?)

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  • step // 05.01.2012 à 12h14

    Mon avis:

    aucune banque ne pourrait probablement résister à une disparition brutale de l’euro

    aucune banque ne peut resister à l’euro non plus. Les banques sont déjà en faillite, vu les montants, il n’y rien qui puisse les sauver (ni monétisation, ni rigueur).

    il n’y a aucune raison de croire que ces élites voudraient se priver de ces fidèles relais

    le principe d’une élite est de se priver des relais devenus encombrant. C’est ainsi qu’il se prolonge.

    Il est exact que certains décideurs, particulièrement en Allemagne, ne veulent pas que la BCE monétise mais ils souhaitent encore moins voir l’effondrement d’une ou plusieurs grandes banques allemandes.

    sources ? procès d’intention. Bien malin celui qui peut prédire ce que préfère un peuple allemand historiquement traumatisé par l’expérience weimar.
    Tout le reste me parait cohérent et honnête, mais je ne suis pas un spécialiste. La partie de “que va devenir ces sommes” issues de la monétisation me parait très bien faite et très juste. Si les banques savait ou bien placer l’argent reçu pour servir l’économie réelle, on en serait pas là….
     
     

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  • Patrick-Louis Vincent // 05.01.2012 à 14h44

    Concernant la dette totale de la France (état + entreprises non financières + entreprises financières + ménages, voici une première approche

    http://leblogalupus.com/2011/11/08/le-graphique-du-jour-les-empires-de-la-dette/

    En fait, cela fait plus.
    Si l’on prend un PIB à 1 948 milliards d’euros
    Les dettes des ménages (55% selon un graphe d’Olivier) soit 1 071 milliards
    Les dettes des entreprises non financières (67% selon Olivier) soit 1 305 milliards
    les dettes de l’état (98% selon l’OCDE) : 1 900 milliards
    les dettes des banques (selon JP Chevalier) : 6 277 milliards

    Cela fait un total de 10 554 milliards, soit 542%

    C’est considérable, mais, selon un graphe que je n’ai pas retrouvé, ce serait pire au RU, de l’ordre de 950%.

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    • fraanel // 05.01.2012 à 15h38

      Sur la dette des banque c’est leurs dettes + encours. Ou seulement dettes ?

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      • Patrick-Louis Vincent // 05.01.2012 à 15h57

        Ce sont les dettes, telles qu’elles apparaissent au bilan des banques, telles que mentionnées par JP Chevalier sur son blog.
        j’ai additionné celles des banques principales (BNP, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE, Crédit Mutuel et Banque Postale)
        Rien que la BNP a des dettes égales à celles de l’état français.

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  • Marcel-1 // 05.01.2012 à 15h26

    On sait que la monétisation n’est pas la solution. On a deux exemples sous le nez :
    Les US et la Grande Bretagne. Monétiser s’est s’assurer de détruire l’ Europe car on commettra les même erreurs.
    Par ailleurs, ces pays ne peuvent plus revenir en arrière. La seule solution qui leur reste est le défaut de paiement. Mais pour faire cela il faut que les autres pays aient un taux d’endettement équivalent. Le discours serait du genre : ” on doit au reste de la planète environ 20000 milliards de dollars. Le reste de la planète nous doit 19500 milliards. On annule nos dettes et on repart sur de nouvelles bases.”
    Tant que les Etats de la planète ne seront pas au bord de la faillite à l’identique des américains et anglais, ils n’ont aucune raison d’arrêter de s’endetter.
    Ce qui est amusant, c’est que se sont ces pays qui donnent des leçons d’économie au pays pauvres ou en voie de développement. :))
    Qu’ils commencent par respecter leurs leçons.
     
     

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  • FrédéricLN // 05.01.2012 à 16h12

    Bravo pour cette publication ! C’est très intéressant d’avoir ce point de vue de professionnel.

    “Il n’y a donc aucun moyen de prouver, dans l’univers financier actuel, que l’empilage de nouvelles dettes sur d’anciennes mauvaises dettes n’a aucune chance de résoudre quoique ce soit. Mais ne faut-il pas tout simplement un peu de bon sens pour le comprendre ?”

    Je le crois en effet. Car ce qui compte n’est pas la monnaie, c’est la valeur réelle (nourriture, voitures, etc.) produite et consommée. Si nous prétendons nous octroyer le droit de consommer plus par un coup de baguette magique “création monétaire”, il faut bien que quelqu’un à l’autre bout du monde produise ce que nous voulons consommer là. Et cela ne peut qu’aggraver notre dette.

    Le système financier est complexe, intriqué ; la création et la consommation de valeur réelle sont simples comme bonjour.

    L’alternative, naturellement, c’est de produire nous-mêmes autant de valeur que nous voulons en consommer. D’avoir des échanges équilibrés avec le reste du monde.

    C’est le choix inverse de celui fait par les gouvernants français depuis 1981. 

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  • O.B. // 05.01.2012 à 17h50

    Qu’est-ce qui se passerait si un Etat européen décidait de recréer une monnaie nationale sans supprimer l’euro ? Est-ce qu’une des deux monnaies serait marginalisée ? Est-ce que l’euro est obligatoirement la monnaie exclusive ? Est-ce que ce serait contraire aux traités ?

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  • BA // 05.01.2012 à 17h57

    Jeudi 5 janvier 2012 :
     
    Espagne :
     
    La Bourse de Madrid chute de 2,94 %, emportée par les banques.
     
    La Bourse de Madrid a terminé jeudi sur une chute de 2,94 % à 8.329,6 points, emportée par la débâcle des valeurs bancaires, dans un climat d’inquiétudes des marchés envers le secteur en Europe et en Espagne.

    La banque Santander, numéro un dans la zone euro par la capitalisation, a cédé 4,51 % à 5,529 euros, tandis que BBVA, deuxième banque espagnole, a plongé de 5,03 % à 6,3 euros.

    Le numéro trois Caixabank a lui perdu 3,13 % à 3,749 euros, et la quatrième banque du pays Bankia a reculé de 1,98 % à 3,511 euros.

    Les marchés demeurent inquiets face à la santé du secteur bancaire européen, tandis qu’en Espagne, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a chiffré à 50 milliards d’euros le besoin de provisions supplémentaires des banques.
     
    Italie :
     
    La Bourse de Milan lâche 3,65 %, la banque UniCredit dévisse encore de 17 %.
     
    La Bourse de Milan a terminé la séance jeudi sur une chute de 3,65 % à 14.767 points, plombée par les craintes des investisseurs au sujet des banques, et en particulier d’UniCredit qui a dévissé de 17,27 % à 4,48 euros, après s’être effondrée de plus de 14 % mercredi.
     
    UniCredit a entraîné dans sa chute les autres valeurs bancaires. Banca Popolare di Milano a ainsi abandonné 10,74 % à 0,2735 euro, UBI Banca a chuté de 8,90 % à 2,928 euros, et Intesa Sanpaolo 7,33 % à 1,189 euro.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_lache_365_UniCredit_devisse_encore_de_17050120121701.asp

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  • Moi // 05.01.2012 à 18h03

    @Pascal Roussel: “On le sait l’argent est créé à partir de dettes et dans un environnement où les crédits nouveaux se ralentissent et où les prêts existants font de plus en plus défaut, il y a de moins en moins d’argent disponible. De ce fait, proportionnellement, le cash qui existe encore devient de plus en plus précieux et s’éloigne de plus en plus des zones à risques.”
     
    Non, je ne le sais pas. Quel est donc cet “argent” que vous différenciez du cash? A moins que vous ne vouliez dire qu’un prêt offert par une banque privée crée du cash (ce qui est absurde)? A moins que vous ne vouliez dire que la BCE crée du cash en échange des reconnaissances de dettes (et non pas des dettes) détenues par les banques privées?

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    • O.B. // 05.01.2012 à 18h50

      Vous confondez la monnaie au sens comptable, la base monétaire (M0), définie par la loi, et la monnaie au sens économique, la masse monétaire (M1), définie par le fait de permettre l’alimentation de moyens de paiement. Les comptes à vue ne sont pas de la monnaie au sens comptable (ce ne sont que des promesses de payer), mais le sont au sens économique (car ces promesses de payer donnent lieu à moyens de paiement : chèques, CB, virements, etc). Inversement les dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale sont de la monnaie au sens comptable mais pas au sens économique.
      Quand une banque commerciale octroit un prêt, elle crée deux dettes, l’une à vue de sa part envers le client, l’autre à terme de la part du client envers elle. Il n’y a pas création de monnaie comptable, mais la créance à vue du client est de la monnaie économique créée pour l’occasion. Les créances seront détruites au moment du remboursement du principal, détruisant la monnaie économique sans rien changer encore une fois à la monnaie comptable ou légale. La monnaie comptable est, elle, créée uniquement par la banque centrale, lors de ses opérations vis à vis des banques commerciales, ou par création de monnaie fiduciaire (pièces et billets).
      Il est logique que la comptabilité et l’économie diffèrent sur la définition de la monnaie : la comptabilité doit respecter les contraintes normatives et adopter la définition légale. Au contraire, les sciences économiques doivent permettre d’expliquer le fonctionnement de l’économie quel que soit le cadre légal. Ce serait quand même ballot que le fonctionnement du système économique change à chaque fois qu’il passe par la tête d’un législateur de changer la définition de la monnaie, ou bien quand on change de pays et donc de législation.
      Où l’on voit que la comptabilité et l’économie ne sont pas la même chose : la comptabilité peut servir aux sciences économique et inversement mais les règles et les raisonnements applicables d’un côté ne le sont pas forcément de l’autre. Dans le cas de la monnaie, c’est le grand n’importe quoi au niveau du vocabulaire, il est quasiment impossible de dire une phrase qui soit vraie pour le comptable et l’économiste en même temps.
      Ici je suppose que M. Roussel emploie indifférement” cash”, et “argent” à la place de “monnaie” (au sens économique), et surtout par opposition à “titre”.

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    • Moi // 06.01.2012 à 21h01

      @O.B.: “Les comptes à vue ne sont pas de la monnaie au sens comptable (ce ne sont que des promesses de payer), mais le sont au sens économique (car ces promesses de payer donnent lieu à moyens de paiement : chèques, CB, virements, etc).”
      Promesse de payer = reconnaissance de dette. Nous sommes d’accord sur ce point.
      Par contre, on ne paye pas avec un compte à vue, vous racontez n’importe quoi. Je ne vois pas non plus pourquoi vous parlez des chèques, des CB, qui ne sont que des moyens de paiements, pas des monnaies. La seule question qui compte c’est “peut-on payer avec un compte à vue?” et la réponse est non. Les banques se payent entre elles en monnaie banque centrale (hors compensation, mais elles provisionnent au complet chaque échange).
       
      “Inversement les dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale sont de la monnaie au sens comptable mais pas au sens économique.”
      C’est bien entendu de la monnaie au sens économique. Que les banques ne l’utilisent pas pour l’injecter dans l’économie réelle n’enlève rien au fait qu’ils peuvent le faire. De même, si je mets un billet sous mon matelas, cela reste de la monnaie au sens économique.
      “Quand une banque commerciale octroit un prêt, elle crée deux dettes, l’une à vue de sa part envers le client, l’autre à terme de la part du client envers elle.”
      Non. Il n’y a qu’une dette, de l’emprunteur vis-à-vis du prêteur. Les modalités de versement du prêt ne sont pas une dette. Si la banque met à disposition de l’emprunteur la moitié du prêt aujourd’hui et l’autre moitié demain, il n’y a là aucune dette de la banque vis-à-vis du client emprunteur. Par exemple, si la banque fait faillite avant d’avoir pu verser l’argent du prêt à l’emprunteur, il est hors de question que l’emprunteur dépité puisse réclamer son “dû”, car il ne s’agit pas d’une dette et l’ouverture de crédit n’est pas une dette de la banque vis-à-vis de son client, c’est juste une obligation contractuelle.
      “Ce serait quand même ballot que le fonctionnement du système économique change à chaque fois qu’il passe par la tête d’un législateur de changer la définition de la monnaie, ou bien quand on change de pays et donc de législation”
      C’est peut-être ballot mais c’est comme ça. Le jour où le législateur dira que la monnaie légale est l’or ou le papier-wc, le système économique s’en ressentira. De même, le système économique n’est pas le même à Cuba et ici, dans la Grèce antique et de nos jours.
       
      “Ici je suppose que M. Roussel emploie indifférement” cash”, et “argent” à la place de “monnaie” (au sens économique), et surtout par opposition à “titre”.”
      Ce que j’aimerais dans ce cas c’est que M. Roussel différencie clairement ce qu’il mélange allègrement dans cette citation. Je n’ai rien à dire sur le reste de l’article, qui est clair et excellent mais là non. Un titre, une dette, n’est pas du cash. Le cash est la monnaie officielle, l’étalon de la liquidité, la monnaie que l’Etat garanti pour les échanges (cela peut être l’or si l’Etat décide que c’est l’étalon). Et faire un prêt ne crée pas de cash. On peut faire autant de prêts qu’on veut, on ne crée pas d’inflation, on n’augmente pas la masse monétaire, on fait juste circuler le cash (ce qui fait grossir M3 qui compte plusieurs fois le même cash à chaque fois qu’il change de main, mais comme c’est purement statistique, pas d’inflation).
      La réalité est qu’une création de cash doit toujours reposer sur une création réelle de richesse, sinon c’est l’inflation, c’est-à-dire la dévaluation du cash. Et lorsque les dettes créent de l’argent, lorsque l’on confond dette et argent, cela s’appelle monétiser. C’est lorsque la BC fournit du cash aux banques en échange de titres de plus en plus pourris (c’est-à-dire qui ne reposent sur aucune création réelle de richesse). C’est très dangereux pour le cash lorsque cela se fait sur le marché primaire, on est tous d’accord là-dessus. Mais c’est très dangereux aussi, peut-être plus encore, lorsque cela se fait sur le marché secondaire, parce que:
      1) cela crée aussi de l’inflation (très forte, car concentrée en certains domaines) là où les banques privées placent le cash offert par la BC. 
      2) cela donne un signal moral très mauvais: l’arnaque des titres foireux a été récompensée (officiellement convertie en cash) pendant que ceux qui triment pour produire des richesses réelles sont pénalisés.
      3) cela accroit les risques de déstabilisation de l’économie (si tant est que cette déstabilisation-ci ne soit pas déjà celle de trop) car ceux qui l’ont déstabilisée ont été récompensés, raffermis dans leur pouvoir, et vont s’empresser de remonter une arnaque encore plus monumentale.
      4) cela pourrit le bilan de la BC, ce qui tôt ou tard, soit suite à une pirouette comptable ou suite à la création d’une nouvelle BC, se traduira par une perte de confiance dans la monnaie et sa destruction. Et cela sans savoir quelle confiance on accordera à la nouvelle monnaie qu’il faudra bien mettre en place. Autrement dit, c’est une perte de confiance dans l’Etat lui-même que l’on risque. Plusieurs cash concurrents peuvent ainsi apparaître au gré de la confiance qui sera accordée à l’Etat (la monnaie BC officielle et l’or officieux par exemple, ou la monnaie BC officielle de notre Etat et une monnaie BC officielle étrangère, garantie par un autre Etat plus digne de confiance).

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      • O.B. // 08.01.2012 à 16h27

        @Moi : (Je vais répondre en plusieurs billets pour que ce soit plus lisible)
        “La seule question qui compte c’est “peut-on payer avec un compte à vue?” et la réponse est non”

        La réponse est oui. Démonstration :
        Dans le patrimoine de l’Acheteur se trouve une reconnaissance de dette de la part de sa banque, son compte courrant, compte à vue. On suppose ici qu’il ne dispose pas de monnaie fiduciaire (Le but étant de voir s’il peut procéder à l’échange sans en disposer). Le Vendeur possède dans son patrimoine un bien, que l’Acheteur désire. Au terme de l’échange, le Vendeur donne son bien à l’Acheteur et l’Acheteur donne au Vendeur la promesse de payer de sa banque. Il ne peut pas faire autrement car il n’a pas de monnaie fiduciaire. Le premier échange s’arrète là.

        Après l’échange, l’Acheteur se trouve en possession du bien et le Vendeur se trouve en possession d’une créance sur la banque de l’Acheteur. Le plus souvent, il procédera à un second échange avec sa propre banque, promesse de payer de la banque du Vendeur contre promesse de payer de la banque de l’Acheteur. Ce peut être immédiatement ou plus tard, selon les possibilités offertes par la technique liée au moyen de paiement utilisé. Ce n’est que dans un troisième temps que la compensation entre les banques interviendra en un troisième échange, créance contre monnaie centrale. Mais selon la formule consacrée : “ceci est une autre histoire”. L’échange entre l’Acheteur et le Vendeur, lui, est déjà clos, la promesse de payer a changé de main en paiement d’un bien.
        Ce processus est plus ou moins apparent selon le moyen de paiement utilisé : avec une carte de crédit, les deux premiers échanges ont lieu dans l’instant, quiasiment en simultané. Avec un chèque en revanche, tout le processus s’étale au grand jour sur un temps qui peut aller jusqu’à un an : le chèque représente la créance pour les besoin de l’échange. Il est échangé contre le bien, encaissé par celui qui l’a reçu et compensé entre les banques.

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      • O.B. // 08.01.2012 à 16h28

        “C’est bien entendu de la monnaie au sens économique. Que les banques ne l’utilisent pas pour l’injecter dans l’économie réelle n’enlève rien au fait qu’ils peuvent le faire.”

        Les dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale ne sont rien d’autre que des promesses de payer. Logiquement je devrais donc les considérer comme de la monnaie économique et vous non … or c’est le contraire. Nous avons tout les deux un problème sur ce point là, manifestement. Il est possible que j’ai tapé trop vite et vous aussi. Je note qu’il faut que je vérifie ce qu’il en est, pour le moment mettons les dépôts à la banque centrale de côté, si vous le voulez bien.

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      • O.B. // 08.01.2012 à 16h45

        “Non. Il n’y a qu’une dette, de l’emprunteur vis-à-vis du prêteur. Les modalités de versement du prêt ne sont pas une dette. Si la banque met à disposition de l’emprunteur la moitié du prêt aujourd’hui et l’autre moitié demain, il n’y a là aucune dette de la banque vis-à-vis du client emprunteur.”

        Non il y a bien deux dettes. Une dette à terme de la part du client à la banque, qui correspond aux échéances de remboursement du prêt. Et une promesse de payer de la banque à concurence d’un montant égal au principal, qui est une dette à vue de la part de la banque envers le client. Vous avez vous même écrit plus haut : “Promesse de payer = reconnaissance de dette”.
        Les modalités du versement n’ont effectivement aucune importance, car la dette est constituée dès l’instant où la promesse de les réaliser est inscrite au contrat.
        “Par exemple, si la banque fait faillite avant d’avoir pu verser l’argent du prêt à l’emprunteur, il est hors de question que l’emprunteur dépité puisse réclamer son “dû”, car il ne s’agit pas d’une dette et l’ouverture de crédit n’est pas une dette de la banque vis-à-vis de son client, c’est juste une obligation contractuelle.”
        Si une banque fait faillite cela signifie précisément qu’elle est incapable de faire face à ses obligations. Dans ces conditions, l’emprunteur a parfaitement le droit de réclamer son dû. Simplement il ne l’obtiendra peut être jamais car son débiteur aura disparu. La liquidation d’une faillite consiste justement à choisir qui est payé et qui ne l’est pas parmi des créanciers qui sont tous dans leur droit.

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      • O.B. // 08.01.2012 à 16h47

        “Le jour où le législateur dira que la monnaie légale est l’or ou le papier-wc, le système économique s’en ressentira”

        Le système économique s’en ressentira mais continuera de fonctionner comme avant. Pour prendre une analogie, si l’économie était un moteur, on aurait peut-être une baisse ou une hausse de régime, des ratés, des hoquets en tout genre, mais ça ne changerait pas les pistons en nounours ou les soupapes en bonbons à la menthe. Il ne faut pas confondre l’objet monnaie au sens économique, et son incarnation dans le monde réel. Si le législateur décide que la monnaie légale est le papier-wc, alors le papier-wc se mets à circuler selon les principes économiques régissant la circulation de la monnaie, mais ça ne change rien à ces principes.
        Ces principes sont les mêmes “à Cuba et ici, dans la Grèce antique et de nos jours”. C’est justement le travail des sciences économiques que d’identifier ces invariants et de les étudier.

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      • O.B. // 08.01.2012 à 16h54

        “Ce que j’aimerais dans ce cas c’est que M. Roussel différencie clairement ce qu’il mélange allègrement dans cette citation.”

        Là, je suis d’accord avec vous, un peu plus de précision n’aurait vraiment pas fait de mal.

        Je suis aussi en gros d’accord avec les dangers de la création monétaire débridée, sauf que, évidement, dans mon cas les banques commerciales sont tout aussi fautives que la banque centrale si elles augmentent la masse monétaire inconsidérément (mais cette différence entre vous et moi fait tout l’intérêt de la discussion au-dessus, non ?).

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      • O.B. // 09.01.2012 à 15h13

        Juste un ajout à mes interventions d’hier (qui seront les dernières en fait, d’ici à ce que je puisse écrire de nouveau l’article sera probablement enterré)

        J’aimerai dire un mot de la définition légale de la monnaie. Car si le législateur n’a pas le pouvoir de décider ce qu’est la Monnaie en économie (je l’écrit avec une majuscule pour bien marquer qu’il s’agit d’un concept) il peut cependant contrôler les marchandises réelles qui peuvent être utilisées conformément à cette définition (ses incarnations, ou instanciations si le mot vous est familier). Le problème c’est que contrairement à la définition de l’unité de compte (pour laquelle il suffit de dire “ce sera ça”, à l’impératif), la définition se fait ici en creux : toutes les marchandises qu’il n’est pas interdit d’utiliser pour payer, ou pour lesquelles l’État ne fait pas respecter cette interdiction, incarnent potentiellement la Monnaie (l’or, les cigarettes, l’alcool par exemple, si le gens contreviennent aux règles concernant le troc).

        C’est entièrement de la faute de l’État si nous avons pris l’habitude de payer avec des dettes : il aurait dû interdire cette utilisation, et faire respecter cette interdiction. Les dettes n’auraient alors pas été de la Monnaie. En laissant les acteurs économiques payer avec des dettes, l’État commet une grave erreur. Une erreur intolérable en fait, qui mine tout le système économique, et qui devrait être corrigée au plus vite.

        Voilà, je vais m’arrèter là, mais je m’attends à vous retrouver à mon retour sous d’autres articles.

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  • Hummm // 05.01.2012 à 19h55

    Peut-on déduire du texte que les prochaines élections présidentielles en Mai 2012 ne servent à rien ?
    Hum hum… Accrochez-vous !!!
     

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  • RV // 05.01.2012 à 21h21

    Bonjour
    Je ne vais pas recopier ici le bouquin de Jacques Généreux “Nous on peut !” mais simplement vous inviter à le consulter.
    Non seulement il y analyse la crise actuelle et celles qui l’on précédées, mais il y énonce quelques propositions très concrètes pour d’une part en sortir et surtout pour reconstruire un système cohérent qui ne laisserait pas le plus grand nombre à la traine.

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  • AlexHanin // 13.01.2012 à 10h48

    Article intéressant, mais in fine pas très convaincant, d’après moi.
     
     
    “Ce cash va filer dans l’économie mais, et c’est mon point de vue, pas là où il sera le plus productif car l’État est incapable de savoir avec certitude où se trouve la véritable demande économique.” : d’après Keynes, peu importe que l’on construise des hôpitaux et qu’on creuse des trous pour les reboucher ensuite, l’efficacité en termes de relance économique est la même. Cette phrase fleure bon la vénération du dieu Marché, dont le jugement est infaillible. Pour prendre un exemple, le réchauffement climatique requerrait des investissements massifs qui ne proviendront vraisemblablement pas du privé : si l’État avait de l’argent, c’est dans ce domaine qu’il pourrait le dépenser.
     
     
    Dans la partie sur l’inflation, il me semble que Roussel se contente de broder un peu autour de ses idées préconçues. Comme de juste, nous avons droit au spectre de l’hyperinflation, comme si nous étions dans une situation comparable à celle de la république de Weimar et du Zimbabwe…
     
    L’« hyperinflation » anglaise (5 % !) semble déjà s’estomper. Ca fait à présent des années qu’on nous annonce une terrible inflation maintenant-tout-de-suite-en-tout-cas-dans pas longtemps, je pense qu’il serait temps de passer à autre chose.

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