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26.mai.202126.5.2021 // Les Crises

Fury Room – par Frédéric Lordon

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Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon

John Singer Sargent. — « Oreste poursuivi par les Furies », 1921.

Ce texte est extrait, sous une forme ré-adaptée, de la dernière partie d’un livre d’entretien avec Bernard Friot, coordonné par Amélie Jeammet et Marina Simonin aux éditions La Dispute, à paraître au mois d’octobre. L’emballement des événements récents ne rend pas absurde sa publication avancée.

Sommes-nous rendus au point de fascisme ? Pas encore. Sommes-nous en voie de fascisation ? Sans doute. En fait, il n’y a plus trop à hésiter : un processus est en cours. Ce que disait Lénine de la crise révolutionnaire vaut déjà au stade de la crise organique (Gramsci) : si c’est à des degrés divers, l’une et l’autre se reconnaissent à leurs rythmes caractéristiques, tout y est accéléré, les déplacements se produisent à des vitesses phénoménales.

Qui, il y a deux ans, aurait pu imaginer des tribunes de militaires factieux, une manifestation de policiers du même métal, appelant à faire « sauter les digues de la Constitution » avec la bénédiction de presque toute la classe politique, des grands médias, comme CNews, demain Europe 1, à ce point fascisés, d’autres qui courent derrière (LCI, BFM), le service public toujours disponible pour tenir à l’agenda les pires sujets, ouvrir micro aux pires invités (1), un hebdomadaire d’extrême droite, Valeurs Actuelles, faisant l’agenda politique, le même effet de remorque pour toute une série d’autres hebdos (Le Point, L’Express, Marianne), des ministres vomissant leurs délires islamophobes en toute occasion, rêvant ouvertement de purges à l’université, l’installation dans le paysage d’une gauche d’extrême droite (Valls, Printemps républicain), qui ? À la vitesse désormais acquise par le processus, on entendra d’ici peu des cortèges défiler aux cris de « Mort aux Arabes ».

Fury country

Pour quelle raison faut-il que ce soit (presque) toujours l’extrême droite qui profite du délabrement capitaliste ? La réponse est à chercher dans le fait que l’extrême droite constitue une proposition politique intrinsèquement violente. Tel est son avantage concurrentiel écrasant en situation de crise organique : car la proposition de l’extrême droite fait émonctoire pour toutes les violences particulières individuelles, maltraitances, ressentiments, humiliations, réelles comme imaginaires. Sous une forme légitimée par son inscription dans le champ politique « officiel », l’extrême droite présente un réceptacle, un vase d’expansion à tous ces affects. Des gens veulent une proposition politique violente parce qu’elle leur offre une solution expressive pour leurs propres tensions : c’est insupportable, alors il faut que ça sorte, peu importe où, peu importe comment. Il faut que ça cogne.

D’une certaine manière le néolibéralisme, qui est la cause structurale de tous ces dérèglements, en a livré la formule réduite mais sous l’aspect d’une trouvaille managériale en apparence anecdotique, ridicule, donc méconnaissable comme telle : la rage-room, ou fury-room. Comme on l’a compris d’après son nom, la fury-room est un espace qui offre aux cadres sur-stressés un lieu où il leur est licite de tout détruire – au choix selon la formule, on met à leur disposition, dans un local clos, vaisselle ou mobilier de bureau, à cette fin dûment contractuelle de se vider de leur rage par la destruction de choses.

Comme on sait, tout casser sans autre propos que de casser, sans autre propos que la casse intransitive, au seul bénéfice de la décharge, est un geste d’impuissance par excellence. D’ailleurs le malheureux cadre, une fois détruite l’effigie de son chef ou la réplique de son bureau, y retourne. Faute de toute emprise sur les données réelles de sa situation, il s’agit pour l’individu de se donner une solution réactionnelle, par déplacement : en s’en prenant à un autre objet, sans lien aucun avec sa situation, mais choisi comme point d’application externe des intensités violentes qui le submergent – à défaut de quoi le point d’application est interne, par retournement sur le corps propre : ulcères, somatisations diverses, etc. Le néolibéralisme a maintenant porté cette trouvaille de l’échelle d’une salle de fitness de quartier aux dimensions d’un pays entier. La crise organique du capitalisme néolibéral a transformé le pays entier en fury-room.

Nous en sommes à un emparement de fury qui fait craindre, non seulement que la fascisation ne soit en marche, mais aussi qu’elle soit très près du point critique où plus rien ne pourra l’arrêter. On pense à cette image – terrible – du front d’onde du tsunami : ça démarre loin, ça va mettre un certain temps à arriver, mais c’est irrésistible. C’est l’image de la fatalité : le processus est armé, il n’y a plus rien à faire. La vague ne va plus cesser d’enfler, elle va tout submerger. Dans De la Révolution, Hannah Arendt revient sur cette curiosité qui a vu le mot « révolution », à l’origine un terme astronomique, désignant le plus parfait retour du même, celui de l’orbite des planètes, devenir d’un coup le signifiant de la rupture politique sous sa forme maximale.

C’est que, explique Arendt, la révolution (astronomique) charrie aussi une idée de l’inéluctable. Quand La Rochefoucauld-Liancourt répond à Louis XVI qui lui demande si « c’est une révolte » : « non sire c’est une révolution », il veut dire qu’une force gigantesque lui arrive dessus et qu’elle n’est plus arrêtable. Ça n’est pas tant qu’elle va « révolutionner », au sens où nous l’entendons, que le fait qu’il n’y a plus rien à faire. Nous (re)vérifions donc que le terme politique de « révolution » n’a rien d’essentiel qui l’accroche à des contenus progressistes ou émancipateurs. On le savait déjà : le nazisme a été une révolution.

Ténèbres

Et nous voici aujourd’hui sur le point d’entrer dans les ténèbres, avec la crainte qu’il n’y ait plus rien à faire, que tout ne soit désormais voué à s’engrener cumulativement pour le pire. Avec également la crainte que, de ces ténèbres, on ne sorte que d’une seule façon : en les ayant traversées tout entières, en étant allé jusqu’au bout de la jouissance (le mot est à entendre en son sens psychanalytique bien sûr), en ayant plongé jusqu’au point d’écœurement. Alors, saoulé de ses propres horreurs, le corps social se réveille.

Pour l’heure, le système médiatique met tous ses efforts, directs et indirects, par bêtise ordinaire, par absence de prise position tranchée ou par passion fascisante, à enfermer le scrutin de 2022 dans l’affrontement Le Pen/Macron – comme dans les années 30, la contribution au pire des « médias libres » s’avère déterminante. Très bien, jouons donc le jeu de ce pronostic et voyons ce qui s’en suit. Si c’est Le Pen, ce sera la guerre civile ; si c’est Macron, une insurrection – mais une insurrection « boueuse ».

Si c’est Le Pen, nous aurons un racisme d’État, ouvert, affiché : non plus seulement systémique, comme il l’est déjà, mais institutionnel, comprendre : explicitement formalisé dans des textes, nommément dirigés contre les musulmans (une pente que le macronisme a déjà commencé d’emprunter). Différence avec les années 30 : les racisés ne se laisseront pas faire. Ils l’ont déjà prouvé en 2005, à l’occasion de ce qu’on a appelé les « émeutes », terme choisi tout exprès à des fins de déqualification politique. On imagine déjà ce que donnera cette réaction dans un pays chauffé à blanc de racisme (sans mauvais jeu de mots – ou avec), avec des médias déchaînés hurlant leur racisme en continu, avec des forces de police enfin entièrement libres de laisser leur racisme exulter, avec des forces armées à leur tour emportées, où certains doivent bien rêver de rejouer la guerre d’Algérie, pour la gagner cette fois, et tant pis si la nouvelle Casbah est à La Courneuve – et au milieu de tout ça des populations entre affolées et hystérisées par le spectacle général. À ce moment-là on mesurera la hauteur du tsunami de merde.

Si c’est Macron, nous suivrons une trajectoire semblable mais au ralenti, différence de rythme qui fait des différences de cours. En l’occurrence qui ouvre la possibilité d’un événement insurrectionnel, mais d’une insurrection « b oueuse » en effet car, à côté des forces qui se sont déjà manifestées avec les « gilets jaunes », et que pourraient rejoindre de nombreux secteurs progressistes de la société, jeunesse en lutte, salariés révoltés, précarisés de toutes natures, on trouvera du séditieux à la Zemmour-De Villiers, du général signataire de tribunes, du policier d’extrême droite putschiste, et du bloc identitaire reconstitué. Autant dire qu’elle aura une gueule contrastée l’« insurrection », une gueule à nous faire passer les bouffées de romantisme politique, et à nous donner de fameuses migraines quand il s’agira de penser les moyens d’en organiser les issues – si possible les bonnes, contre la probabilité d’un débouché Le Pen, avec retour à l’hypothèse n°1.

Force de la proposition

Si nous voulons avoir la moindre chance d’y échapper, il y a intérêt à produire un peu d’analyse. En revenant sur ce qui fait la puissance motrice du front tsunamique fasciste, à savoir d’être une proposition politique de violence. Où les deux mots comptent. Violence d’abord, car, il faut bien l’admettre, l’extrême droite, quand elle fait cette offre pulsionnelle en temps de crise organique, y trouve un avantage compétitif redoutable : raccourcissement drastique des détours de médiation exigés de la pensée, focalisation sur une cause unique aisément identifiable, si elle est entièrement fantasmatique, présentation d’une solution réactionnelle immédiate – c’est, par excellence, le service de la pulsion qui, toujours, cherche ses voies au plus simple. Mais l’extrême droite tire aussi sa force d’articuler une proposition politique – sommaire, autoritaire, raciste, mais une catharsis à cette échelle est suffisante à faire une proposition. Par-là nous voyons au moins que ce qui nous précipite dans la fury-room nous indique également la seule voie pour en sortir : la voie de la proposition – d’une autre proposition. Mais de portée semblable : une proposition d’ensemble.

On dira que, face au tsunami qui vient, une proposition communiste, celle par exemple qui s’élabore à partir du salaire à vie ou de la garantie économique générale, est risible ? Elle a tout de même de quoi venir s’accrocher très prosaïquement sur un grand nombre d’expériences vécues, auxquelles elle vient offrir un sens et une perspective : les expériences de la précarité notamment, dont elle propose de relever tous et toutes par le salaire à vie, les expériences de la destruction du sens du travail, qu’elle se propose de restaurer par la destitution de la propriété lucrative et la souveraineté des producteurs. Ces choses-là ne sont pas des abstractions, elles rencontrent par excellence la condition salariale, qui est la condition sociale la plus générale, offrent par-là de puissants leviers.

Il y a aussi et surtout que, d’une proposition, elle a toutes les propriétés intéressantes, notamment de recoordination politique à grande échelle par une donation de sens global, non pas au sens d’une direction de l’histoire mais d’une resignification de la vie sociale dans son ensemble, appuyée sur des figurations. La proposition d’extrême droite prospère sur l’anomie, sur la dislocation du sens antérieur, le rejet confus d’un ordre dont on perçoit les tensions qu’il inflige mais sans idée de leurs causes, et l’aspiration à on ne sait pas quoi pourvu que ce soit autre, aspiration floue mais impérieuse, à laquelle, précisément, la proposition d’extrême droite vient donner un contour, avec toutes ses propriétés anxiolytiques.

Ça n’est pas une très grande découverte : l’extrême droite prospère sur le fumier des crises du capitalisme parce qu’elles sont des crises anarchiques, au sens de crises de l’arkhé (2) : des moments de dislocation de l’armature axiologique d’ensemble. C’est sur ce terrain du ré-ancrage, de la proposition politique générale, et sur ce terrain seulement, qu’il y a quelque chance de défaire réellement le fascisme. Il va donc falloir qu’un certain nombre de secteurs de la gauche radicale se convainquent d’en revenir de leur vertueuse abstention – surtout ne rien dire qui puisse sembler indiquer une direction, c’est beaucoup trop « avant-garde autoritaire » – ou, dans un registre proche, mais plus arty, de leur pâmoison pour les gestes.

Le geste, pour Agamben, c’est le mouvement intransitif, le mouvement pur, le mouvement pour le mouvement, défait de toute intention de faire quelque chose – l’avenir de la politique paraît-il. Faisons des gestes, nous dit Agamben, pour nous désaliéner de la vue instrumentale du monde qui nous fait tant de mal, et qui prépare toutes les prises de pouvoir (3). Quelle riche idée : désintéressons-nous du pouvoir et des institutions – pendant ce temps, ils tombent aux mains des fascistes. On peine à la croire, mais c’est ce genre de philosophie esthético-politique qui rafle la mise dans de larges secteurs de la gauche radicale (4).

Si l’on juge de la force d’une pensée politique à sa tenue face à l’événement, l’heure de vérité ne va pas tarder à sonner : car les gestes contre le fascisme, ou faire donner Isadora Duncan contre Marine Le Pen pourrait ne pas être tout à fait à la hauteur. Contre la solution de ré-ancrage fasciste, contre l’arkhé fasciste, il n’y a aucune autre voie que la proposition globale d’une contre-arkhé, une arkhé à la fois anticapitaliste et antifasciste : une arkhé communiste.

Pendant ce temps, les élections…

Tout ça est bien mignon, mais les conditions de votre révolution n’existent pas plus (aujourd’hui) que les effets des gestes (en général) – encore moins sous le signifiant calamiteux du communisme. En attendant, il y a 2022, on va plutôt se rabattre là-dessus pour commencer. Dans l’état d’affolement où le pays de gauche se trouve saisi, il y aura peu de monde (encore moins que d’habitude) pour résister à cet argument-là. De ce côté, les choses ne vont pas tarder à devenir d’une clarté cristalline. La gauche de droite a déjà fait l’impasse sur le scrutin, ne doit pas être loin de penser qu’un mandat Le Pen ramènerait au bercail raisonnable et progressiste tous ceux qui s’en sont écartés et que, ma foi, cinq ans, « si on va au bout ah ah ah » – comme disait le RPR en 1981 en appelant en sous-main à voter Mitterrand –, ce sera vite passé. Cette gauche fera tout ce qu’elle peut pour faire échouer Mélenchon.

On reste tout de même sidéré qu’il se trouve encore des bienheureux pour appeler à l’« union de toutes les gauches ». Mais que faut-il avoir dans les yeux (j’ai une hypothèse) pour ne pas voir que Jadot, Hidalgo, Faure, et jusqu’à Roussel (qui fait de Biden un membre d’honneur du PCF) sont des personnages de droite, et qu’il n’était pas nécessaire pour le savoir d’attendre qu’ils se couvrent de honte (et de leur vérité) en rampant à la manifestation-intimidation fascisante de la police – défi à la logique : chercher avec des gens de droite une union de gauche. Plaît ou plaît pas, il reste un candidat à gauche : Mélenchon.

Sous réserve peut-être de l’hypothèque « Sainte Christiane ». Des délégations de rois mages doivent déjà se précipiter pour la supplier de venir nous sauver, et toute la presse honorable n’attend que de se rouler à ses pieds de bonheur. Elle n’en perdra pas moins l’élection. Parce que, seule et hors parti, elle ne manquera pas de faire revenir à bord tous les naufragés de la gauche de droite, et que faire des poèmes pour le XIe arrondissement n’a d’écho ni dans les campagnes ni dans les classes ouvrières.

Cette possibilité mise à part, il faut en tout cas savoir gré à la manifestation policière d’avoir nettoyé le terrain à grande eau : on y voit beaucoup plus clair. L’« union de la gauche », le « candidat commun », c’est terminé. Si Mélenchon reste seul en piste, on va voir l’époque livrer sa vérité dans l’union totale qui se constituera contre lui : extrême droite (RN), droite extrême (LREM, LR), gauche de droite (et de plus en plus à droite : PS, EELV), gauche d’extrême droite (Valls, Printemps républicain), médias surtout, abandonnés à leur détestation fulminante d’un candidat qui a le double tort d’être de gauche (en un sens minimalement exigeant) et, pis encore, d’avoir des chances, à qui donc ils préparent une sorte d’embuscade continue de douze mois – il faut dès maintenant avertir que le spectacle de la haine médiatique, service public en tête, peut-être pire encore que le privé, sans doute parce qu’il a à défendre la croyance qu’il est « de gauche » (en tout cas à France Inter et Culture ; France Info, elle, est tout entière aux DRH, aux petits commerçants et à la police), et que Mélenchon en est un démenti vivant, le spectacle de la haine médiatique, donc, va atteindre des sommets jamais vus.

Que la situation soit clarifiée ne suffit pas à la rendre enthousiasmante. Sans même parler de la capture électorale, on peut déjà jouer à mesurer la largeur du canyon entre ce que Mélenchon racontera et ce qu’il ferait, on sait déjà que même là où elle sera la moins grande, il y aurait des motifs à être mécontent, et qu’aucun spasme de sa campagne ne nous sera épargné ; sans parler de tous les obstacles sur sa route – donc, de tous les risques d’affalement (Tsipras augmenté). Mais nos horizons temporels sont considérablement rétrécis par l’ampleur des périls. Pendant qu’en face se constitue le bloc fasciste.

L’ensemble RN-LR-LREM est déjà soudé. Que les élections s’apprêtent à le déchirer ne change rien quant à l’essentiel : il ne fait idéologiquement plus qu’un – que dire quand Macron félicite Darmanin pour un débat où il a eu l’occasion de trouver Le Pen trop molle sur la « question de l’islam », c’est-à-dire, finalement, pas assez raciste ? PS, EELV et PCF sont au comble de la dislocation idéologique et, comme toujours les déstructurés, roulent dans la ligne de plus grande pente : d’un ardent désir de venir se souder à leur tour. Qui échappe à la soudure ? Pourrait-il en profiter ? Reste-t-il quelque autre solution pour éviter le pire ? Tout ça est encore du dernier opaque.

Une chose est certaine en revanche : comme il est de règle dans les très grandes crises, où les prises de position sont appelées à marquer, et à rester, l’histoire ouvre un surcroît de places pour la mémoire des temps futurs. Il y aura les bonnes et il y aura les mauvaises. La distribution a même déjà commencé.

Frédéric Lordon

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 22-05-2021

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161 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 26.05.2021 à 07h54

    « Pour quelle raison faut-il que ce soit (presque) toujours l’extrême droite qui profite du délabrement capitaliste »

    Parce que « La gauche a trahi le peuple ; la droite a trahi la nation. » (Charles Gave).

    Par le contrôle des médias et les moyens financiers (corruption), les 1% du haut ont :
    – dévoyé la droite : européisme = destruction de la nation et des frontières
    – dévoyé la gauche : remplacement du discours de lutte des classes par le discours minorités/sexualité/genres, wokisme, féminisme toxique, environnement
    – dévoyé l’extrême-gauche : promotion de l’immigration open border et de l’importation d’un lumpenproletariat contre le prolétariat

    Qu’est-ce qu’il reste? L’extrême-droite, qui se revendique de la nation, mais aussi (c’est nouveau) du peuple : car la nation, seule, peut protéger (par la loi, les mesures fiscales, etc) le peuple contre le sauvagisme des oligarques atteints de ces maladies mentales que sont la volonté d’accaparement et le plaisir de faire souffrir.

    • Calal // 26.05.2021 à 09h45

      Qu’est ce qui reste? L’extrême droite.
      Oui mais objectivement il faut souligner que cette extrême droite doit montrer encore une fidélité a ses promesses de campagne et ne pas se laisser acheter comme les autres une fois parvenue éventuellement au pouvoir.ce qui n’est pas gagné mais permettra de libérer le paysage politique si cette extrême droite se couvre de ridicule.

    • utopiste // 26.05.2021 à 12h54

      L’extrême-droite a toujours utilisé le peuple, sinon pourquoi la connotation négative de populisme ? Diviser pour régner pourrait être sa devise. C’est pourquoi elle prospère aujourd’hui où il n’y a « personne » pour mettre en lumière ses manipulations et ses mensonges.

      • James Whitney // 26.05.2021 à 21h28

        « il n’y a « personne » pour mettre en lumière ses manipulations et ses mensonges. » Les mensonges de l’extrême droite.

        Mais si, il y a François Ruffin
        https://linsoumission.fr/2021/05/06/ruffin-denonce-le-programme-economique-du-rn-copie-colle-du-liberalisme-macroniste/
        et d’autres personnes de LFI. Et sans doute d’autres personnes aussi.

        • Patrick // 27.05.2021 à 12h32

          le « libéralisme » de Macron est quand même très étatiste , rien d’étonnant que le RN n’en soit pas très éloigné. Il n’est pas très éloigné de la gauche non plus.

          • Anfer // 27.05.2021 à 20h22

            Le liberalisme est étatique, pas d’état, pas de marché.

            Allez en Afghanistan si vous voulez un pays avec un état minarchique.

            (Prenez une kalashnikov comme assurance vie)

            • Patrick // 27.05.2021 à 20h43

              Vous racontez n’importe quoi.
              Les libéraux sont pour un état qui assure ses missions régaliennes sous le contrôle des citoyens.
              Cet état ne doit pas s’occuper de tout et n’importe quoi.
              Malheureusement, l’état déborde largement de ses missions , met son nez partout et échoue de partout .. comme prévu.

              Après, on peut aussi discuter des libertariens et des minarchistes , mais ne confondons pas tout.

            • Anfer // 27.05.2021 à 21h58

              Oui, ils veulent… mais c’est une utopie, ça n’existe pas.

              L’état précède le marché, c’est même lui qui le mets en place.
              Et comme le marché n’est donc ni spontané, ni naturel, ni autoregulateur, il faut le reguler.
              Pire… le marché EST la régulation.

              Pas de régulation, et c’est cartel, oligopole, monopole.
              Plus d’état, et c’est la force qui s’impose, le feodalisme.
              Et plus de marché…

            • Havoc // 29.05.2021 à 12h20

              Patrick, vous parlez de ce que le libéralisme vise, Anfer parle de ce qu’il fait vraiment.

    • Dissonance // 28.05.2021 à 12h02

      A mon sens la notion de lumpenproletariat est inopérante dans la conjoncture actuelle (pour peu qu’elle l’ait jamais été), et singulièrement concernant les immigrés. Il y a 6 millions de chômeurs en France, et ce ne sont pas tous, loin s’en faut, des immigrés. Au contraire, ceux-ci sont les derniers à réaliser des tâches qu’absolument plus personne d’autre n’accepte (je pense notamment à certains travaux très rudes dans l’agroalimentaire). Je suis par ailleurs moi-même bénéficiaire du RSA et absolument pas immigré, pas plus que mes connaissances dans la même situation. (cf. Bakounine à ce sujet).

      L’appauvrissement des Français s’explique bien mieux économiquement que démographiquement. 6 millions de chômeurs disais-je, pour 600 mille postes à pourvoir environ (selon les stats fournies par Pôle-Emploi). Pas besoin d’avoir fait Polytechnique ou l’ENA pour comprendre qu’il n’y a pas de place pour tout le monde, quelle que soit son origine. Le point de vue luddi(s)te est à mon sens le plus pertinent en la matière: Ce sont d’abord les gains de productivité qui produisent le chômage (et donc l’appauvrissement du peuple). Ce phénomène a pu longtemps être compensé par l’exode socio-professionnel, mais cet exode est désormais impossible.

      Quant à l’extrême droite se réclamant du peuple, c’est loin d’être une nouveauté. Qu’il s’agisse du fascisme italien ou du nazisme allemand, c’est bien par le biais de discours populistes que l’extrême droite a toujours accédé au pouvoir, pour ensuite trahir le peuple comme les autres (et de manière singulièrement brutale).

    • Cévéyanh // 02.06.2021 à 22h44

      A Kiwixar,
      Le délabrement capitaliste produit aussi de l’insécurité de plus en plus grande. L’extrême-droite semble peut-être pour certaines populations le meilleur parti pour rétablir l’ordre par la violence car pour elles, les autres moyens n’ont pas l’air de fonctionner (surtout si le parti au pouvoir n’essaye pas de régler les causes aussi). Des gens croivent qu’il faut arriver à cet extrêmité afin d’être plus en sécurité. Est-ce l’éducation par la violence (même dite anodine : claques, fessés) qui leur fait légitimer ce procédé ? Faire peur par la violence et faire mal pour faire obéir à la loi ?

  • calal // 26.05.2021 à 08h13

     » raccourcissement drastique des détours de médiation exigés de la pensée, focalisation sur une cause unique aisément identifiable, si elle est entièrement fantasmatique, présentation d’une solution réactionnelle immédiate »

    marrant en lisant ce texte,je me faisais les memes remarques en pensant aux biais cognitifs de l’extreme gauche.Bref,lordon preche pour sa paroisse et ce faisant fait la meme erreur que marine lepen faisait (fait ?) :parler a ceux de son camp,aux deja convaincus.

    Comment arriver a attirer d’autres personnes,comment convaincre les gens qui ne pensent pas comme lui et les siens ne semble pas etre une de ses preoccupations principales.
    Il ne semble pas convaincu que « l’extreme centre » soit plus dangereux que « l’extreme droite » et ne semble pas pret a faire le moindre compromis. Il est l’intellectuel de gauche,le sommet de la raison et donc les autres ont tort, pourquoi envisager de faire des compromis pour rassembler des gens qui ne pensent pas exactement comme lui?

    • utopiste // 26.05.2021 à 13h08

      Vous n’avez pas entièrement tort. Mais est-il besoin de vous faire remarquer que pour faire un compromis il faut être au moins deux. Et, là, nous avons à « gauche » un dialogue de sourds. Au cœur du problème, il y a le « libéralisme » (pour faire court) qui clive la « gauche » en deux et le « sectarisme » (autre image voisine) des uns et des autres qui est alimenté par les médias, les réseaux et les égos (pour certains sponsorisés par les véritables rois du moment).

  • Renaud // 26.05.2021 à 08h56

    « Qui, il y a deux ans, aurait pu imaginer des tribunes de militaires factieux »

    Lordon qui depuis la crise de 2008 appelle à la sortie de l’euro (par la gauche), la souveraineté nationale, la sortie du néoliberalisme destructeur, etc. Montre qu’il est incapable de sortir de son esprit d’universitaire « deugôch’  » quand il s’agit de voir et comprendre la réalité, qui elle n’est ni de gauche, ni de droite, elle est tout simplement.
    Les militaires n’ont pas la verve de Mr Lordon évidemment, mais leur constat et leur cri d’alarme (qui n’est en aucun cas factieux, on parle d’une lettre publiée, non pas d’une enveloppe avec une douille à l’intérieur) est la confirmation qu’un changement de structure s’opère. Les nations s’écroulent et quelque chose qui n’a encore pas dit son nom mais qui commence à se montrer (avec Schwab) prend leurs places.
    Est-ce encore le moment de penser que Mélenchon, qui depuis 2017 a abandonné ses électeurs (dont je faisais parti) au profit de l’indigénisme et de l’idéologie du capitalisme Woke (dont je ne fais pas partie) pourrait être le seul espoir pour la gauche? Et la France? De qui se moque-t-on? Mélenchon n’est plus à gauche, il est un démocrate américain ce qui dans le paysage français ne ressemble à rien. Quel parcours pour un Jurassien! Comme quoi, même chez les hommes politiques, la retraite à 60ans est conseillée.

    Le Lordon d’après 2008, quel cru! Le Lordon post Macron, aïe… Comme quoi même (et surtout) les esprits les plus brillants peuvent s’égarer, ou alors ce n’est que moi qui avait été séduit par cette verve si plaisante à écouter.

    • Roger // 26.05.2021 à 09h12

      Je reconnais que voir Lordon céder à la grille de lecture Twitter sur cette pétition me déçoit beaucoup de sa part. Il faut croire que les génies sont des gens imparfaits comme tout le monde, finalement.

    • Simon // 26.05.2021 à 09h38

      Cher Renaud,

      Il vous est sans doute agréable de venir partager vos marottes sur les commentaires, mais prenez au moins la peine de saisir le propos.

      Lordon parle d’une ambiance générale, dans laquelle vient prendre place la tribune des militaires.

      L’agenda setting médiatique tiré par CNews – Zemmour, Praud, Levy… -, un ministre de l’intérieur qui trouve MLP trop molle, des ministres de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui font la guerre à islamo-gauchisme, un mouvement social toujours plus durement réprimé d’année en année – à quand remonte votre dernière manifestation ? Loin sans doute… -, une police qui tient le gouvernement et appelle à faire sauter les digues constitutionnelles – entendre, revenir sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice -, une gauche de droite qui suit le mouvement…

      Cela fait beaucoup d’éléments, que vous faut-il de plus ?

      Vous n’auriez pas la naïveté de penser sincèrement le « cri d’alarme » des militaires politiquement neutre ? Il est notoire que plusieurs des meneurs de cette tribune ont eu, ou ont, un engagement très droitier. Je ne vous l’apprends pas j’imagine ? Pas plus que les intentions de votes MLP chez les forces de l’ordre.

      Voilà donc, aux avant-postes pour la présidentielle MLP, Villiers, Zemmour, derrière eux des idéologues tels que Renaud Camus.
      En marche, vers la fascisation de la société, ne vous en déplaise cher Renaud.
      Et il faudra autre chose que de l’analyse à courte vue pour l’arrêter.

      Cordialement

      • Renaud // 26.05.2021 à 10h03

        J’ai lu Renaud Camus, ces écrits « extrêmes », contrairement à vous j’imagine. Et je n’ai rien trouvé de plus qu’un penseur qui pense. Il pense son monde et sa vision. On est très loin de l’idéologie, et surtout on est très loin d’une personne qui cherche à imposer quoi que ce soit. Sa pensée sur le « remplacisme » moderne hérité de la pensée industrielle de Taylor (que j’ai appris au lycée au niveau de l’organisation et qui m’avait effrayé même à l’époque) qui pousse à la marchandisation de tout pour que tout devienne rien est très pertinente et a cette qualité qu’elle décrit une partie de ce que les gens peuvent ressentir comme réalité aujourd’hui. Son grand remplacement au niveau « immigration » n’est qu’une conséquence de sa proposition générale du remplacisme, conséquence qui a fait tellement de bruit qu’on ne peut nier qu’elle a du toucher quelque chose de vrai. Il a été littéralement détruit par une partie de l’opinion, au même sens qu’une personne comme Peterson a été détruit et presque tué à force de menace en Amériques pour ses idées contraire à la « mouvance progressiste ».
        Le choix qui se présente à nous est d’être soit du côté des penseurs qui pensent et pas forcément comme nous, soit du côté des gens qui cherchent à supprimer la pensée, et de ce fait le penseur. Je dis penseur car beaucoup pensent, mais peu écrivent. Tuer les écrivains, c’est également tuer les personnes qui pensent et évoluent grâce à leur écrits.

        On peut être d’accord ou pas, mais Renaud Camus fera beaucoup, beaucoup moins de mal a l’humanité qu’Audrey Pulvar.

        • Simon // 26.05.2021 à 10h35

          Cher Renaud,

          Voici qui est clair, vous adhérez aux thèses de Renaud Camus. Cela explique comment une tribune hautement politique, vous semble être un cri d’alarme de bon sens : « après tout c’est ni plus ni moins ce que l’on ressent : on n’est plus chez nous ».
          Pour ma culture, et pour savoir ce que je combats, je m’intéresse également à cette nébuleuse qui se retrouve à la fête du pays réel. Quel cimetière de la pensée…

          Voyez-vous, on peut penser les recompositions de « peuple » sans en passer par la bouillie essentialiste de l’extrême droite xénophobe (vous me pardonnerez le pléonasme).

          Ainsi par exemple, vous semblez vous être arrêté au Lordon post crise de 2008 et à son plaidoyer contre l’euro – vous avez pris ce qui vous intéressait. Depuis Lordon a également pensé la question des corps politiques et de leurs recompositions – notamment dans Imperium. Je vous invite à lire l’ouvrage. Quand la philosophie et les sciences sociales permettent de comprendre le réel sans enfermer les esprits dans une idéologie morbide. Je vous l’accorde par avance, il est plus difficile de s’attaquer à Imperium de Lordon qu’à la gnose compulsive de Renaud Camus.

          S’agissant de votre dernière phrase, les bras m’en tombent… Encore une marotte extrême droitière, décidément, suivez vos préconisations, et pensez contre vous ! Ce sera salutaire pour l’Humanité.

          • Renaud // 26.05.2021 à 10h52

            Votre message est tellement caricatural.
            Est-ce que vous pouvez m’orienter pour avoir mon dossier d’adhésion aux thèses de Camus tamponné? J’ai du mal à trouver le bureau qui s’occupe de ça.

            Vous avez l’air d’avoir quelques problèmes avec la compréhension de travail de Lordon. Son imperium et autres bouquins post 2008 influencés par son passage Spinozien fait partie de sa volonté de proposer une théorie de la valeur autre que celle libérale ou marxiste qui pouvait compléter la théorie de la régulation qui est son sujet d’étude. Vu que Lordon est économiste, mon intérêt pour lui est dans sa capacité à innover et proposer des théories dans son champ de recherche.

            Le Lordon politique et militant ne m’intéresse très peu car très peu intéressant. Dommage qu’aujourd’hui celui ci a pris le pas sur le chercheur.

            • Simon // 26.05.2021 à 11h01

              Bon, là vous dîtes carrément n’importe quoi. Pour ma part, je m’arrête là, non sans vous instruire du propos d’Imperium.

              Imperium
              Structures et affects des corps politiques

              Que faire des idéaux que sont l’internationalisme, le dépérissement de l’Etat et l’horizontalité radicale ? Les penser. Non pas sur le mode de la psalmodie mais selon leurs conditions de possibilité. Ou d’impossibilité ? C’est plutôt la thèse que ce livre défend, mais sous une modalité décisive : voir l’impossible sans désarmer de désirer l’impossible. C’est-à-dire, non pas renoncer, comme le commande le conservatisme empressé, mais faire obstinément du chemin. En sachant qu’on n’en verra pas le bout.
              Les hommes s’assemblent sous l’effet de forces passionnelles collectives dont Spinoza donne le principe le plus général : l’imperium – « ce droit que définit la puissance de la multitude ». Cet ouvrage entreprend de déplier méthodiquement le sens et les conséquences de cet énoncé. Pour établir que la servitude passionnelle, qui est notre condition, nous voue à la fragmentation du monde en ensembles finis distincts, à la verticalité d’où ils tirent le principe de leur consistance, et à la capture du pouvoir. Il ne s’en suit nullement que l’émancipation ait à s’effacer de notre paysage mental – au contraire ! Mais elle doit y retrouver son juste statut : celui d’une idée régulatrice, dont l’horizon est le communisme de la raison.
              Frédéric Lordon

        • LibEgaFra // 26.05.2021 à 10h45

          « J’ai lu Renaud Camus, ces écrits « extrêmes », contrairement à vous j’imagine. Et je n’ai rien trouvé de plus qu’un penseur qui pense. »

          Tout s’explique. Les déçus de Mélenchon passent à l’extrême droite. Le grand remplacement n’est pas une analyse économique, mais raciste et colonialiste, parce qu’il n’est jamais fait mention des causes et des buts de cette immigration et encore moins au fait d’y remédier.

          N’est-il pas mieux de penser par soi-même?

          • Maresco // 27.05.2021 à 08h42

            – Y remedier.
            Au moins vous reconnaissez qu’il y a un problème. C’est bien, merci.

        • Anfer // 26.05.2021 à 12h35

          Les « écrits » en question, ça s’appelle une théorie du complot.

          Un ingrédient indispensable de l’extrême droite, il faut un complot mortel pour la race/ethnie/nation/religion/culture, avec un ennemi extérieur très méchant, et un ennemi interieur lâche et vicieux.

          Le tout pour justifier leur propre complot/coup d’état.

          C’est tellement peu original…

        • utopiste // 26.05.2021 à 13h19

          Le pré-pensé de l’extrême droite c’est beaucoup comme le pré-cuisiné du supermarché. Ça peut être bon au goût et très mauvais pour la santé. Mais, je vous l’accorde volontié, ça nourrit nombre de gens qui n’ont pas le temps, pas les moyens, ou qui ne font pas l’effort, de cuisiner eux même.
          Par curiosité, à la quelle de ces trois catégories appartenez-vous ?

        • Anfer // 26.05.2021 à 18h39

          « On peut être d’accord ou pas, mais Renaud Camus fera beaucoup, beaucoup moins de mal a l’humanité qu’Audrey Pulvar. »

          Non, définitivement non.

          À ma connaissance, madame Pulvar n’a pas servi d’inspiration à un terroriste pour commettre un assassinat de masse.

          Par contre, Renaud Camus si…
          Le terroriste de Christchurch Breton Tarrant s’est revendiqué de l’idéologie complotiste du « grand remplacement », il était notamment membre bienfaiteur et donateur du groupuscule nazifiant génération identitaire.

          D’un côté, on a au pire des féministes aux cheveux bleus qui traitent les gros beaufs de misogyne sur Twitter…

          De l’autre, des psychopathes ultra violents et armés (heureusement souvent trop idiots pour ne pas se faire griller avant de passer à l’acte), prônant le nettoyage ethnique.

          • Patrick // 27.05.2021 à 12h34

            « membre bienfaiteur et donateur du groupuscule nazifiant génération identitaire »
            ouais, bon , il leur avait fait un don quelques années auparavant , en cherchant bien il avait surement d’autres dons par_ci, par-là.

            Et comme groupuscule nazifiant , on a largement fait mieux

            • Anfer // 27.05.2021 à 20h25

              La menace mortelle contre la race, l’ennemi intérieur, le culte de la violence et de la virilité de pacotille.

              Nazifiant me paraît approprié.

      • Renaud // 26.05.2021 à 10h11

        Le fascisme est la réaction pseudo-révolutionnaire de la droite face à la révolution marxiste de la gauche au début du XXeme siècle.
        Ce mouvement est mort (comme les révolutions marxiste de l’ère industrielle en Europe ) et ne veut plus rien dire. Fascisme aujourd’hui est une insulte. Rien de plus. Comme « PD » est une insulte et ne vise même plus l’orientation sexuelle de l’insulté.

        Mais soit, à défaut d’autre mot, prenons fascisme.
        La fascisation de la société, comme la sortie de l’Europe chère à Lordon peut se faire par la droite comme par la gauche. La gauche a cette tendance au totalitarisme et au lavage de cerveaux, la droite à l’autoritarisme. Dans les extrêmes les deux se ressemblent et produisent les même effets: des millions de morts.

        Attention, à force de ne regarder que d’un côté, on se retrouve vite de l’autre, pour un résultat… Identique.

        • LibEgaFra // 26.05.2021 à 10h52

          « Dans les extrêmes les deux se ressemblent et produisent les même effets: des millions de morts. »

          Faites-vous allusion aux millions de morts dues à l’armée française sur les autres continents? Aux millions de morts dues à la Grande Armée impérialiste?

          Cela m’a toujours intrigué qu’on soit incapable de faire la différence entre les morts suite à une guerre civile (et la France n’a de leçon à donner à personne) et une guerre d’agression.

        • Patapon // 27.05.2021 à 14h49

          Le coup des millions de morts, on le fait sans arrêt mais c’est assez archaïque comme argument. En réfléchissant honnêtement, on finit quand-même par admettre que l’oppression n’est pas embarquée dans l’idéal de solidarité, de générosité, de justice, d’humanisme, et même de communisme. Les effets mortifères ne sont pas non plus à chercher dans les fourvoiements d’une transition. Il y a bien des expériences concrètes et effectives de gauche qui ont su éviter ces écueils, je pense au monde latino par exemple. Même en étant très complaisants avec les enragés de droite, même en gobant la propagande, jamais les gauches latino n’ont fait des millions de morts. Et alors là, ne parlons pas des millions de morts passées et à venir de la gloutonnerie du capitalisme et de leurs alliés de circonstances qui ne sont jamais de gauche. C’est vraiment un contresens pavlovien de se référer encore et toujours à Pol Pot, Mao ou Staline comme si c’était le cours naturel de la gauche alors qu’il commence à y avoir suffisamment d’exemples de réussites de gauche sincère, dans les limites que leur laisse l’adversité enragée de l’hégémonie néo ou ultra-libérale.

      • Renaud // 26.05.2021 à 10h19

        Dernière chose, la pseudo politesse ne fait pas office d’argument convaincant. Votre message est creux et montre que vos sources ne sont que des vidéos youtube malgré votre habillage qui essai d’être convaincant.

        • Simon // 26.05.2021 à 10h49

          Cher Renaud,

          Quel plaisir de vous lire ! Votre argumentation me rappelle celle d’Onfray devant Charles Gave…

          L’air du temps est décidément exquis…

          • LibEgaFra // 26.05.2021 à 10h57

            Puisque vous évoquez Onfray… Il est intéressant d’aller faire un tour sur son fp: c’est toute une partie de l’extrême-droite qui s’y agglutine.

            Comme quoi.

            • Simon // 26.05.2021 à 11h54

              Mon propos était ironique, vous l’avez sans doute compris…

            • Patapon // 27.05.2021 à 14h34

              Onfray a implosé, c’est l’effet hyper-melon. Ça ne donne pas grand-chose, même s’il a été brillant dans le temps.

          • Renaud // 26.05.2021 à 11h01

            Personne ne vous force à le respirer. Si il ne vous plait pas, une balade à la campagne loin de youtube peut être bénéfique à votre réflexion.

    • LibEgaFra // 26.05.2021 à 10h24

      Blablablabla… C’est ce que m’inspire votre commentaire. A défaut de voter Mélenchon, vous allez voter Lepen pour casser la baraque ou vous abstenir vertueusement?! Rappelez-vous Coluche, si les élections servaient à qqch, il y a longtemps qu’elles auraient été interdites et cela vaut comme une excellente analyse politique, car le pouvoir est économique et financier et il est à l’abri de toute « élection ». Les nations ne s’écroulent pas, le grand soir n’est pas pour demain faute d’une conscience de classe prolétaire, faute d’une organisation qui travaille dans ce sens. La lettre des militaires: politique spectacle; on donne un os à ronger.

      En attendant Mélenchon est le seul épouvantail de la classe au pouvoir. L’homme à abattre. Même s’il fait tout pour ne pas arriver au pouvoir.

      Se rappeler que l’impérialisme est le stade suprême du capitalisme. Merci aux forces anti-impérialistes. Si peu présentes en France.

      • LibEgaFra // 26.05.2021 à 10h36

        Renaud parle de « constat » des militaires. Or quand je lis ceci:

        « Nos aînés, ce sont des combattants qui ont mérité qu’on les respecte. Ce sont par exemple les vieux soldats dont vous avez piétiné l’honneur ces dernières semaines. Ce sont ces milliers de serviteurs de la France, signataires d’une tribune de simple bon sens, des soldats qui ont donné leurs plus belles années pour défendre notre liberté, obéissant à vos ordres, pour faire vos guerres ou mettre en œuvre vos restrictions budgétaires, que vous avez salis alors que le peuple de France les soutenait. Ces gens qui ont lutté contre tous les ennemis de la France, vous les avez traités de factieux alors que leur seul tort est d’aimer leur pays et de pleurer sa visible déchéance. »

        Je me dis qu’il y a du pain sur la planche. L’ « honneur » d’une armée impérialiste et colonialiste qui a massacré en Indochine et en Afrique, désolé, je ne vois pas. L’armée française, on a vu en 1940. Et depuis quand la Syrie est-elle l’ennemie de la France pour avoir été bombardée lâchement et vouloir renverser son gouvernement légitime? L’ « honneur » d’une armée qui joue aujourd’hui les forces supplétives de l’impérialisme yankee en allant faire des petits tours aux frontières de la Russie ou des ronds dans l’eau en mer de Chine…?

        Morts pour la France? Morts pour la bourgeoisie et ses affaires. La guerre est un racket. Général S. Butler.

        • calal // 26.05.2021 à 11h34

          « L’ « honneur » d’une armée impérialiste et colonialiste qui a massacré en Indochine et en Afrique, désolé, je ne vois pas »
          mais ces militaires n’y sont pas alles de leur propre volonte. ils ont obei aux ordres des politiques elus de l’epoque. N’est ce pas ca l’honneur d’une armee republicaine? ils obeissent aux ordres meme s’ils n’ont pas voté pour ceux qui ont donne les ordres.
          Qui sont les politiques qui ont dit « on attaque l’irak »? qui a dit « on y va en yougoslavie »? qui a decide d’intervenir en libye? qui donne les ordres des operations homicides en afrique? des gens qui ont ete elus par les citoyens francais…
          le prochain president de la republique aura peut etre a donner l’ordre d’attaquer l’iran ou pas…d’attaquer la turquie ou pas…d’attaquer la bielorussie ou pas…

          • Patrick // 26.05.2021 à 12h43

            eh oui , à l’époque il fallait aller civiliser les autres « races » et leur amener les bienfaits de l’universalisme de lumières .. c’est bien ce que voulait les républicains de l’époque ( de gauche comme de droite ).
            C’est toujours le même refrain , le camp du bien doit apporter ses valeurs et sa démocratie aux autres peuples.

            • Anfer // 26.05.2021 à 14h31

              A part peut-être les satanistes qui sacrifient des poules dans les cimetières la nuit, et encore…

              Je ne connais personne (sauf dans les films de Walt Disney) qui se réclame du camp du mal.

              Les islamistes et les nazis se revendiquent du camp du bien eux aussi.

              Le concept même de « camp du bien », ça fait vieille morale de droite, mais bon, accuser les autres de ses propres travers, c’est une caractéristique de la droite.

            • Patrick // 27.05.2021 à 11h35

              « camp du bien » est une formule ironique , la vieille gauche a toujours eu du mal avec l’humour.

          • LibEgaFra // 26.05.2021 à 17h00

            « mais ces militaires n’y sont pas alles de leur propre volonte. ils ont obei aux ordres des politiques elus de l’epoque. N’est ce pas ca l’honneur d’une armee republicaine?  »

            Non, désolé, un homme ça s’empêche. L’honneur il est du côté des Algériens d’origine française qui ont lutté pour l’indépendance du pays. Une armée qui massacre des civils n’a pas d’honneur, une armée coloniale n’a pas d’honneur, une armée qui agresse, envahit un pays pour piller ses ressources n’a pas d’honneur.

            • Velgastriel // 27.05.2021 à 10h36

              « Non, désolé, un homme ça s’empêche. L’honneur il est du côté des Algériens d’origine française qui ont lutté pour l’indépendance du pays »

              C’est assez cocasse de mettre ces deux phrases ensemble, quand on sait dans quel contexte la première a été prononcée par le père de Camus. C’est à dire, devant les justifications de ses camarades – pourtant soldats français ! – des sévices perpétrés aux envahisseurs par les rebelles marocains.
              Où quand on a entendu parler du massacre de Melouza.

            • LibEgaFra // 28.05.2021 à 14h03

              « C’est assez cocasse de mettre ces deux phrases ensemble »

              Ce qui est cocasse, c’est de ne pas comprendre que la barbarie engendre la barbarie et que la première est responsable de la seconde. Il a fallu 8 ans au peuple algérien pour obtenir son indépendance devant un Etat qui ne s’est pas comporté différemment que les nazis en France, et même pis: il n’y a pas eu un million de morts en France durant la 2GM.

              « Où quand on a entendu parler du massacre de Melouza. »

              En temps de guerre, c’est la peine de mort pour les collabos.

              A noter qu’APRES LA GUERRE, la France a exécuté encore 791 collabos.

            • LibEgaFra // 28.05.2021 à 14h09

              « il n’y a pas eu un million de morts en France durant la 2GM. »

              567.000, colonies incluses. Sur une population de 41 millions d’habitants.

              Contre moins de 12 millions pour l’Algérie en 1962.

            • Patapon // 28.05.2021 à 16h18

              À propos des morts de la 2GM en France comparés à la guerre d’Algérie, @LibEgaFra je veux dire quand-même que le projet génocidaire assumé et explicite des nazis ne se mesure pas seulement en nombre de morts à mon avis mais à sa trace suprémaciste, raciste et jusqu’au boutiste. Je pense que l’idée d’extermination ethnique est prépondérante sur le décompte des victimes, elle active des pulsions encore plus toxiques, pathologiques et persistantes. Bien sûr, la guerre d’Algérie avait cette dimension ethnique, mais dans un contexte de concurrence. S’il y a eu une théorisation du racisme, il n’y a pas eu de théorie exterminatrice, contrairement à la Shoah, théorie qui fait encore des malades aujourd’hui. C’était une guerre, pas un projet d’élimination. Mais cela laisse des traces terribles quand-même.
              Enfin, il ne faut pas oublier que les morts civils en France sont imputables en majorité aux bombardements alliés.

            • Velgastriel // 28.05.2021 à 18h15

              « la barbarie engendre la barbarie et la première est responsable de la seconde. »
              Je l’ai relativement bien compris, merci, mon propos est : ne citez pas Camus pour prétendre ensuite que le fellagha a de meilleures excuses que le parachutiste dans la férocité, ça n’est pas très cohérent. Certains hommes devraient moins s’empêcher que d’autres ?

              « En temps de guerre, c’est la peine de mort pour les collabos. »
              Les collabos de Melouza, mais oui, pas les luttes de pouvoir FLN-MLN.
              Quand à vos collabos post-libération, ils ont été massacrés dans les rues avec leurs familles pour faire passer un message ? Vous voulez parler des (au moins) 10000 harkis massacrés après l’indépendance ?

      • Renaud // 26.05.2021 à 10h37

        Évitez de commenter des commentaires qui ne vous inspirent rien.

      • Maximytch // 26.05.2021 à 10h38

        « Mélenchon est le seul épouvantail de la classe au pouvoir, L’homme à abattre »
        Vous croyez réellement à ce que vous dites?
        Cet homme qui a retourné sa veste au grès des vents durant toute sa carrière politique et qui après avoir su parler à beaucoup de français en 2017 s’en est retourné vers les démons de la gauche atlantiste, woke et collabo par pur intérêt électoral.
        Mélenchon est l’homme à abattre pour beaucoup de cadres de la LFI mais un formidable outil pour les gens au pouvoir.

        • LibEgaFra // 26.05.2021 à 11h18

          « vers les démons de la gauche atlantiste, woke et collabo par pur intérêt électoral. »

          Relisez ce que j’ai écrit sur les élections. C’est rien d’insulter, encore faudrait-il argumenter.

        • utopiste // 26.05.2021 à 13h28

          Le problème est justement que sa pensée est « assez » monolithique. Il chante encore les bienfaits de mitterand alors qu’il en combat, au moins par le verbe, certains effets. De plus êtes vous mal informé sur ses positions, qu’on peut aisément trouver sur la toile, ou êtes vous de mauvaise foi car soutenant d’autres partis.

        • Anfer // 26.05.2021 à 13h44

          Melenchon, gauche atlantiste ?…

          Honnêtement, avez-vous lu une seule chose de ce qu’il a écrit au sujet des États-Unis ?
          Plus anti americaniste que lui, c’est difficile à trouver.

    • James Whitney // 26.05.2021 à 12h20

      Ce qui est important, c’est La France Insoumise plutôt qu’une personne comme Mélenchon. Le mouvement est incarné par le programme L’Avenir en Commun qui ressemble un peu au programme de F. D. Roosevelt aux USA dans les difficiles années 1930. Mais il va beaucoup plus loin : un 6e République, le Référendum d’Initiative Citoyenne, qui remettraient les décisions politiques dans les mains des électeurs, Cela permettra un vrai débat (pas version Macron) qui peut mener à refaire le système capitaliste (le jeter à la poubelle), etc.

      L’est la raison pour laquelle les dirigeants de la France (et leurs toutous des médias) considèrent La France insoumise l’ennemi numéro un à battre. En fait, ces mêmes dirigeants sont les toutous des dirigeants du grand système de finance mondiale, aujourd’hui en grande difficulté.

      J’ai quelques petits désaccords avec Mélenchon et quelques autres des Insoumises, mais vraiment petits, surtout quand elles ou ils disent qu’on peut faire un peu comme Biden, une créature qu’ils ne connaissent que très peu.

      • Anfer // 26.05.2021 à 13h40

        Oui… sinon c’est Macron et sa purge d’austérité libérale, avec des morceaux de vraie extrême droite dedans.

        Ou la châtelaine de Montretout, dont le seul mérite est d’avoir hérité du parti de papa…

    • moshedayan // 26.05.2021 à 12h27

      https://fr.countryeconomy.com/gouvernement/dette/france
      ajoutez votre dynamisme démographique créolisé m’on expliqué mes amis français et vos frontières openworld à la Macron – un virus n’a pas de frontières (pas de séjours obligatoires dans des hotels désignés qui recevaient pourtant des aides de l’Etat…) et des immigrations non maîtrisées, etc…

      Avec des élites et médias qui continuent à faire la leçon sur les méchants souverainistes d’Europe de l’Est…. et qui poursuivent constamment leurs ingérences dans les affaires des autres pays , quand ça les arrange (soutien aux extrêmistes fascisants et néo-libéraux en Ukraine et ailleurs kollabos de l’UE…
      Vous avez la recette du mal français… qui finira mal doucement ou brutalement…. l’Histoire est tragique….

    • ellilou // 27.05.2021 à 16h37

      Que de fadaises, que de choses vues, lues et entendues partout, sur toutes les chaînes publiques comme privées, d’infos en continue ou pas….renouvelez votre discours simpliste et arrêtez avec vos « Mélenchon a abandonné les électeurs de gauche » « c’est un indigéniste ». Tout ce nauséabonde gloubi-boulga médiatique, opportuniste ne vise qu’à préparer LE « duel  » de 2022… c’est d’une bêtise fatigante et ça devient usant! Que de temps perdu à réfuter tous ces mensonges et ces idioties…. 🙁

  • Brigitte // 26.05.2021 à 08h57

    Là, il me semble que Lordon a épuisé toutes ses cartouches intellectuelles. Il ne lui reste que la posture idéologique: les anglicismes à la mode hollywoodienne, la sempiternelle révolution anti-capitaliste, l’ennemi fasciste tapi au fond des urnes, prêt à surgir comme un diable d’une boite, et sinon Mélenchon….
    La police, l’armée, c’est le fascisme. Ce genre de raccourci est contre-productif par les temps qui courent…
    Franchement, on a connu mieux.
    Oui, il y a une tendance sécuritaire dans l’air lié au délitement de la nation protectrice (chômage de masse, acculturation, terrorisme, pandémie). Est-ce du fascisme que d’en parler?

    • Maximytch // 26.05.2021 à 10h07

      Lordon est mort avec les gilets jaunes qui lui ont donné tort sur toute la ligne.
      Plutôt que de se remettre en question sur certains sujets il s’enferme dans des logiques datant au mieux des années 80 au pire des années 30. Sa logorrhée n’y changera rien.
      Déçu

      • LibEgaFra // 26.05.2021 à 11h20

        « Lordon est mort avec les gilets jaunes qui lui ont donné tort sur toute la ligne. »

        Les GJ se sont finalement donnés tort à eux-même en étant incapables de s’organiser.

        • Pong // 26.05.2021 à 12h27

          Ce n’est pourtant pas faute d’avoir entendu Lordon en exprimer la nécessité malgré toutes ses préventions. Il n’a pas été entendu mais il faut croire qu’il n’est pas si déconnecté que ça.

        • Maximytch // 26.05.2021 à 13h53

          L’un n’empêche pas l’autre, gardez votre agressivité pour vous.

  • Patrique // 26.05.2021 à 09h12

    Il y a quelques années des comportements fascisants ont eu lieu place de la république à Paris contre des gens qui souhaitaient écouter et (ou) débattre. Le coorganisateur de la manifestation permanente (nuit debout) s’appelait Lordon. Sa compagne a aussi pratiqué la censure contre un journaliste de gauche (le très à gauche Jacques Cotta) comme le premier Elkabbach venu.
    J’ai donc du mal à croire dans un combat antifasciste de Lordon. j’ai plus l’impression de voir un sympathisant des nouvelles extrêmes droites fascisantes (antifas, black-bloks…)

    • Anfer // 26.05.2021 à 13h38

      Les salauds !
      Ils ont refusé de parler avec Finkelkraut…

      C’est du racisme anti vieux-cons, c’est horrible….

      Pendant ce temps, la politique de droite tue 10000 personnes par ans avec don chômage de masse…

      • Patrick // 26.05.2021 à 16h34

        Le chômage de masse fait partie du modèle social français , il en est une conséquence directe et en même temps une des raisons d’être.
        C’est très pratique pour les politiciens d’entretenir une clientèle en leur faisant des promesses et en leur donnant du pain et des jeux.

        Ce n’est pas une politique de droite ou de gauche , c’est juste une politique étatiste.

    • BOURDEAUX // 27.05.2021 à 20h06

      Eh oui…l’extrême gauche a toujours eu ce goût irrépressible pour les procédés maurassiens, mais elle s’exonère toujours de ces « moyens », par les fins qu’elle prétend viser : le bonheur universel dans la fraternité égalitaire. J’en profite pour donner mon avis sur le texte de Lordon qui n’en finit pas de s’affaisser : je me demande comment cet intellectuel en chambre fait pour ne pas manquer d’oxygène à force de souffler à tout propos dans son trombone antifa. Au fait, l’air du temps dont parle lordon, le constat de l’échec patent de l’idéologie du droit à « l’intégration » pour tous, de l’échec patent de l’état-nounou comme solution systématique à tout, il est au programme à gauche, …ou bien on repasse dans 20 ans ?

  • Fox 23 // 26.05.2021 à 09h42

    Trop facile Mr Lordon !

    Ce risque que vous décrivez, c’est la gauche dont j’ai toujours fait partie qui l’a créé depuis des dizaines d’années.
    – Qui a menti aux forces vives du pays en 1983 ?
    – Qui s’est complètement désintéressé du sort des forces du travail, ne serait-ce qu’en appliquant les directives de l’union européenne et la casse des moyens de production comme des services publics ?
    – Qui criait au Lepénisme quand le peuple brandissait des drapeaux français et chantait La Marseillaise ?
    – Qui parlait d’incident mineur quand la même Marseillaise était sifflée dans les stades (même Chirac sorti à une occasion)
    – Qui a toléré la fascisation grandissante des forces armées et de celles dite de l’ordre aujourd’hui estimables à 50% au minimum proche du RN ?
    – Qui a toléré les premières les zones de non-droit sur le sol national ?

    Et maintenant au nom du moindre mal, on voudrait nous voir nous regrouper derrière un Mélenchon totalement inaudible sur les soubresauts actuels, qu’ils soient pour l’économie, les risques de guerre ou la santé ?

    Oui, dans le cadre du diviser pour mieux régner, la gauche a une ardoise sans précédent – et je n’aborde pas les guerres coloniales, le 1er détournement d’avion, la fourniture de l’arme atomique à Israël – aboutissant à un peuple sans repère.

    • LibEgaFra // 26.05.2021 à 11h27

      « Ce risque que vous décrivez, c’est la gauche dont j’ai toujours fait partie qui l’a créé depuis des dizaines d’années. »

      Quelle gauche? Mitterand? Il n’a jamais été de gauche. Vous êtes-vous fait berner? Est-ce à dire que vous n’êtes plus de gauche?

    • Patapon // 26.05.2021 à 11h35

      Vous écrivez une histoire parfaitement connue et documentée, mais il y a un problème de vocabulaire. Vous parlez en fait du centre gauche, c’est à dire du cache-droite de la classe possédante. Ce que cette même classe possédante et ses porte-paroles s’appliquent bien évidemment à continuer d’appeler « la gauche », et réserver le mot « extrême-gauche » à la gauche qui se respecte (un minimum). J’ai trouvé des clés très édifiantes dans la série d’Henri Guillemin sur la période 1871-1914 sur la permanence de ce centre-gauche, sur l’ampleur et le danger de sa perversité.

      • Anfer // 26.05.2021 à 12h39

        Rien d’étonnant, c’est une définition très classique du clivage gauche/droite, celui ci change quand ceux qui arrivent au pouvoir appliquent leurs idées.

        Le futur de la droite, c’est la gauche actuelle…

        … faut pas leur dire surtout, ils pourraient se remettre en question et devenir vraiment de gauche.

        • Patapon // 27.05.2021 à 14h29

          Ça dépend si on écrit gôche ou gauche. C’est un peu emmerdant cette homophonie, il vaut mieux parler d’extrême centre (même centre-gauche est équivoque). L’extrême-centre évoque le trou noir, un objet hyper gravitationnel qui mange tout et dont la lumière ne ressort pas.

    • Pong // 26.05.2021 à 12h30

      @Fox23
      Vous découvrez Lordon avec cette tribune ? Sinon je ne comprends pas votre commentaire. S’il y en a un qui a expliqué en long en large et en travers ce qui vous fait bondir ici (la gauche de droite en gros), c’est bien lui.

  • Araok // 26.05.2021 à 09h58

    Et si on réessayait la cohabitation ? On élimine Macron au premier tour en faisant passer Mme Le Pen (dans l’hypothèse où ces deux là sont les finalistes) puis on élimine le RN aux législatives qui suivent en votant autre choix que le RN.

    • Maximytch // 26.05.2021 à 10h32

      Et si on faisait de la politique au lieu de faire des calculs?
      C’est ce que les français reproches à nos zélites. Le délitement des partis historiques est du au manque de courage de ces derniers, de leur dirigeants et des militants.

    • Patapon // 26.05.2021 à 11h50

      Je me dis qu’au deuxième tour, dans cette configuration (sachant que ma voix ira a priori à LFI au premier tour), quand l’aspirateur Le Pen sera débranché, j’abandonne le vote à ce qui restera de l’électorat. L’idée est que la démocratie ne fonctionne jamais aussi mal que quand on y introduit des calculs insincères, par conséquent que la notion de vote de barrage ou de vote utile est une perversion totale et toxique. Je voterai donc par ma sincérité : ni Macron ni Le Pen. Advienne que pourra.

    • Patrick // 26.05.2021 à 12h47

      je suis assez pour cette tactique.
      Les élections actuelles sont une forme de jeu d’échecs , et à la fin c’est la peuple qui est échec et mat.

      La stratégie a été inventée par Tonton et ça fait 40 ans que nos chers politiciens l’appliquent consciencieusement , si on ne fait rien dans 40 ans ça sera toujours la même chose.

      Donc la prochaine fois , je propose de faire pêter la machine , on vote LePen au 2ème tour et on ne lui donne aucune majorité à l’Assemblée .. bilan : ils vont tous s’entretuer pendant 5 ans.

      • Patapon // 26.05.2021 à 14h51

        « on vote LePen au 2ème tour et on ne lui donne aucune majorité à l’Assemblée »
        C’est assez drôle de faire comme si cela pouvait se planifier, alors que précisément la seule chose qui reste aux pauvres cons d’électeurs c’est de se débrouiller avec ce que les stratégies de campagne leur mettent sous le nez. Si on joue à planifier la séquence présidentielles- législatives et qu’on croit que ça va se passer comme on le pense, autant croire tout de suite qu’il y aura un second tour Père Noël Blanche Neige.

        • Patrick // 27.05.2021 à 13h14

          Soyons réalistes , nous n’avons d’autres choix pratiques que de secouer la classe politique en utilisant ce qui est à notre disposition.
          Donc , on ne  » planifie  » pas , on vote puisque c’est tout ce que nous avons à notre disposition , et on vote pour mettre le b..l

          • Patapon // 27.05.2021 à 13h39

            Soyons réalistes, voter Le Pen en espérant 1) que les législatives vont tourner à la cohabitation 2) que le RN une fois au pouvoir va respecter les limites constitutionnelles, c’est fragile. Par contre oui, ce sera le b*l, mais totalement imprévisible, une grosse loterie qui peut très mal tourner, un risque destructeur.
            Pourquoi ne pas préférer le risque constructif sur le programme AEC ?

            • Calal // 27.05.2021 à 18h58

              « Le RN va respecter les limites constitutionnelles », » plutôt le programme avec »
              Mais dans quel monde vivez vous? Mane ou melanchon au pouvoir ça sera le même tarif: blocage de toutes les mesures déplaisants au pouvoir profond de l' » extrême centre » ,blocage économique par la bce et les marches financiers. Non sérieusement, vous croyez que si le RN ou lfi arrive au pouvoir un jour,ils pourront faire ce qu’ils veulent? Vous avez dormi pendant le mandat de Trump ou quoi? Vous croyez que melanchon sera plus malin que toute la technocratie européenne et que tous les financiers?que tous les juristes de Bruxelles?

            • Patapon // 27.05.2021 à 23h43

              Objection mal écrite et tournée de façon offensante dès l’abord.
              Quoi qu’il en soit, si on cherche par quel bout prendre cette prochaine élection pour avoir une chance hypothétique de se tirer de la mélasse extrême centre, ce n’est probablement pas par le RN qui est d’autant plus agressif dans les termes qu’il est politiquement et économiquement impuissant.

  • pseudo // 26.05.2021 à 10h43

    Je ne suis pas d’accord avec lordon quand il amalgame allègrement lettre ouverte de généraux, lettre d’activ, et manifestation de darmanin en soutien aux policier en manifestations.

    Je crois comprendre les visions d’horreurs qu’il a en tête, inspirées par l’histoire, et en cela la manifestation de darmanin, le comportement de macron ou d’un blanquer sont sur cette pente fascisant dénoncée, mais j’ai aussi le sentiment qu’il ne vit pas le bordel généralisée de cette ripoublique de la même manière que ceux qui sont englués dans ses endroits les plus désolidarisés de ce pays.

    Là, il a des œillères. Est il possible dans ce pays de ne pas passé pour le dernier des fachos tout en réclamant une justice plus volontaire face à ces chances pour la france à qui on donne un fric fou, un soutien fou et même des fausses promesses (comme à tout le monde par ailleurs) ?

    A un moment donné peut on exprimer son mécontentement face à des faits graves, avérés et répétés sans devoir passer par le trou réducteur du champ politique droite/gauche ?

    Passer ses années à dénoncer les postures politiciennes pour finir par enfermer les citoyens dans ce carcan lorsqu’il se passe un truc ça me déplaît, ça décrédibilise.

    • Anfer // 26.05.2021 à 13h34

      Que proposez vous alors ? Plus de procès ? 10 ans de taule automatique quand un untermensch de banlieue est supposé avoir attaqué un policier, (et si on le trouve pas, on en prend un au hasard comme à Viry Chatillon).

      Le tir a vue, la « légitime défense » préventive ? Comme demandé par certains excités ?

      Si on arrêtait d’être des idiots anti scientifiques et anti intellectuel à la place ?
      Si on faisait un truc intelligent pour changer.
      Si on faisait un bilan de 20 ans de politique sécuritaire, d’abandon des citoyens, de destruction des services publiques, de chômage de masse.
      Si on faisait le procès de la politique de droite.

      • Patrick // 27.05.2021 à 13h17

        « la « légitime défense » préventive ?  » pourquoi pas ?
        Exemple avec les flics qui avaient été victimes  » d’incivilité  » , ceux que des petits gars avaient voulu faire cramer dans leur voiture : Si les flics avaient tiré , il n’y aurait pas de doute sur les auteurs , pas de possibilité de témoignage bancal ou de procédure mal ficelée , les coupables ont des trous dans la peau .. facile.

        • Anfer // 27.05.2021 à 20h44

          Bizarrement, les pays où la police peut plus facilement tirer, ne sont pas moins violents, c’est même l’exact inverse.

          Légitimé le flinguage c’est la porte ouvert à toutes les dérives.

          Il était noir et il aurait pu avoir une arme, dans le doute je l’ai plombé…

  • Dominique Gagnot // 26.05.2021 à 11h03

    Pour ceux qui aiment la concision, j’ai ça : «Comprendre l-Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’Après!» Pdf gratuit : http://bit.ly/capitalisme

    Extrait p.50 :
    Et les élections présidentielles ?

    Elles sont capitales !
    Elles donnent les apparences d’une parfaite démocratie : chaque citoyen peut être candidat (sous réserve d’obtenir le parrainage de « grands électeurs »…), et tout le monde peut voter bien que beaucoup n’en voient plus l’intérêt et depuis des décennies…
    Les travailleurs, pourtant nettement plus nombreux, n’ont en effet aucune chance de voir un hypothétique représentant les gagner.

    « Car les dés sont pipés : les propriétaires disposent de tous les atouts pour emporter à coup sûr, peu ou prou, la victoire, sans même parler de leurs moyens financiers pratiquement illimités.

    Longtemps avant l’appel aux urnes,… « 

  • Patapon // 26.05.2021 à 11h12

    Je trouve cocasse la tentative de mesurer trois pages de Lordon en 10 lignes. Facile à comprendre pourtant : le seul espoir est à gauche, et le seul espoir pour la gauche est le rappel de fondamentaux dont Mélenchon est le seul à tenir le flambeau, en embarquant de surcroît la plus sérieuse cargaison écologique. Il est toujours loisible de discuter de la gravité des pathologies actuelles, le fait est qu’elles ne cessent de s’aggraver, et nous voyons se construire l’enclos du malade, l’économie de la déchéance, les profiteurs de spasmes.

  • wuwei // 26.05.2021 à 11h30

    Mélenchon, non. Après 43 d’absence d’isoloir j’ai voté pour lui en 2017. Un mois après tous ceux qui dans son équipe voulaient sortir de l’UE de l’euro et de l’OTAN sont partis parce que sans doute ils avaient une odeur de souffre trop prononcée. Je ne parle même pas de son productivisme atavique et de sa mitterandolâtrie forcenée. Aujourd’hui Mélenchon c’est Tsipras avec le résultat que l’on connait. Alors pour ma part en 2022 je reviendrai à mon engagement politique naturel celui qui consiste à m’opposer à toute forme de plébiscite dont l’élection est la forme la plus perverse.

    • Patapon // 26.05.2021 à 11h41

      Peut-être bien, mais c’est tellement rageant de voir arriver le train qui s’annonce sans même essayer de toucher à l’aiguillage. Sinon quoi ? La lutte disséminée, au petit bonheur, des gaulois contre la légion.

    • Anfer // 26.05.2021 à 12h53

      La droite vous remercie de lui laisser la légitimité des élections pour vous écraser la gueule.

      Ne vous occupez pas de politique, la politique s’occupe de vous…

      Il n’y a pas de position neutre, ne pas choisir, c’est choisir l’ordre établi.

      • wuwei // 26.05.2021 à 13h38

        « Ceux qui optent pour le moindre mal tendent très vite à oublier qu’ils ont choisi le mal » . Hannah Arendt

  • Christian Gedeon // 26.05.2021 à 11h59

    Lordon est jeune. Il est vieux dans sa tête. Son analyse est tellement convenue, tellement politiquement , cancellement, wokement correcte! Tellement racisée,indigeniste qu’il ne s’en rend même pas compte. Son vœu est que la France devienne le pays raciste qu’il fantasme, et qu’adviennent les affrontements civils qu’il imagine avec tant d’ardeur. Que dire? C’est triste. C’est tristement con.

    • Anfer // 26.05.2021 à 12h49

      Être anti extrême droite c’est de la bien pensance ?

      • Patrick // 26.05.2021 à 14h03

        disons que pour la bien pensance tout ce qui n’est pas estampillé gauche/woke/islam est d’extrème droite. C’est amusant

        • Anfer // 26.05.2021 à 14h57

          Ne pas vouloir persécuter les musulmans en France pour faire stupidement le jeu de l’extrême droite islamiste, qui prie tout les jour que les gros débiles du RN arrivent au pouvoir pour avoir pleins de nouvelles recrues faciles.

          C’est de la bien pensance ?

          • Christian Gedeon // 26.05.2021 à 16h17

            Parceque les musulmans sont persécutés ? Ah bon. En France? Ah bon! Sérieusement? Vous voulez un décompte des morts et blessés des dernières années ?

            • Anfer // 26.05.2021 à 19h21

              Quel est le sens de votre remarque ?

              Stigmatiser des gens pour leur appartenance religieuse, c’est de la persécution, jusqu’à preuve du contraire.

            • Patrick // 27.05.2021 à 11h39

              une persécution des musulmans ??
              il faut arrêter le délire , il n’y a pas de persécution et personne n’a jamais demandé à persécuter les musulmans.

          • BOURDEAUX // 27.05.2021 à 20h24

            « persécuter les musulmans »…là, c’est limite obscène. L’histoire du XXième siècle nous a montré de façon éclatante que ce n’est pas en leur faisant des concessions que l’on calme des idéologues totalitaires.. Si les dispositifs timides qui sont en train d’être étudiés pour circonscrire le fondamentalisme en France sont une persécution des musulmans, ce serait la démonstration que tous les musulmans sont des fondamentalistes, ce que je ne crois pas; ceux que je connais en tout cas sont beaucoup plus attachés à l’envie de réussir leur vie sur terre qu’à celle de gagner leur place au paradis.

            • Anfer // 27.05.2021 à 20h52

              En effet, c’est pourquoi il ne faut faire aucune concessions à l’extrême droite.
              Purger l’armée et la police de ces factieux.

              En fait c’est vous qui validez la vision des islamistes, pour vous un musulman est un terroriste potentiel.

              Les réseaux de l’extrême droite islamiste, ça se détruit avec un travail de renseignements et d’enquête sérieux, notamment sur les financement venu de pays qui sont nos « alliés » en plus d’être des dictatures.

              Pas en faisant de l’esbroufe avec des lois liberticides, inapplicables et qui n’aboutirons à rien de sérieux.

            • BOURDEAUX // 27.05.2021 à 22h39

              « pour vous un musulman est un terroriste potentiel. » C’est vraiment pathologique que vous écriviez cela en réponse à mon commentaire, vous en rendez-vous compte à la relecture ? Ce type de comportement chez un grand nombre de lecteurs de ce blog décourage vraiment l’envie de participer : vous me persuadez qu’en fait, c’est tout à fait inutile.

            • Anfer // 27.05.2021 à 22h56

              Alors vous ne comprenez pas ce que vous écrivez.

              Si pour vous envoyer la maréchaussée faire la police du vêtement des gens, c’est une manière de lutter contre l’islamisme…

              Sinon, explicité les mesures que vous pensez efficaces, et que les gouvernements successifs on proposés.

            • kriss34 // 29.05.2021 à 13h03

              J’arrive apres la bataille.. le commentaire de Bourdeaux est pour moi le plus sage du fil de discussion. Anfer (c’est les autres) relisez le mieux. Votre réponse ci-dessus semble prouver que vous êtes passé au travers.
              Lutter contre le fondamentalisme, c’est garantir leur liberté à tous les cultes.

            • Anfer // 30.05.2021 à 08h22

              Mais qui est opposé à la lutte contre le fondamentalisme religieux ? Personne.

              Je demande juste, qu’est ce qui a été fait concrètement pour lutter contre l’extrémisme religieux ?

              Est-ce que faire la police du vêtement, comme en Iran, c’est efficace pour lutter contre le fondamentalisme ?

  • Orhan // 26.05.2021 à 13h49

    Très bon texte de Lordon, cet engrenage qui semble inexorable promet une bien triste décennie 2020, je ne sais pas comment nous en ressortirons, mais ça n’augure pas grand chose de bon.

    Pas de solution alternative pour le moment au duo Macron / Le Pen, une polarisation d’une partie de la société, mais une majorité qui reste apathique, inerte, qui n’est pas trop en danger économiquement et qui avale la propagande d’Etat. Une police qui fait et défait ses propres ministres, des énergumènes à l’intérieur qui en découdront quoiqu’il arrive.

    Personnellement, à l’abstention choisie en 2017, je me demande s’il ne faut pas choisir le vote Le Pen, histoire d’arrêter de perdre du temps et de crever l’abcès d’une séquence politique qui dure depuis 30 ans.

    • red2 // 26.05.2021 à 15h00

      Crever l’abcès peut être, sauf que vue l’ambiance, on ne sait pas vraiment ce qui pourrait se passer après une élection de Le Pen, c’est de ça dont parle l’article de Lordon, le fait que quand un moment fasciste arrive on ne sait pas ou il s’arrête. Notez que j’ n’aurais pas dit cela il y a quelques années, mais il y a quelques années nous n’avions pas de manifestation de la police devant l’assemblée nationale contre la justice et pour peser sur la constitution, nous n’avions pas un carnage à chaque manifestation, nous n’avions pas des politiques de la soit disant droite républicaine en roue libre, nous n’avions pas plus de 70% des policier qui s’apprêtent à voter RN… Le problème des fascistes c’est que quand vous avez des SA ou des chemises brune dans la rue, il ne peut plus y avoir d’opposition et de démocratie, Federico García Lorca, Víctor Jara et les autres ne sont plus là pour en témoigner…

  • Christian Gedeon // 26.05.2021 à 16h35

    Vraiment , parler avec autant de légèreté politique d’affrontements civils et en plus les « justifier » est quelquechose qui me laisse pantois. A tous nos amis « révolutionnaires » des Crises je lance un appel à plus de réflexion et de sagesse. Vous n’avez aucune, mais alors aucune idée de ce que c’est qu’une guerre civile. Moi hélas mille fois, si. C’est l’horreur absolue. Pensez y.

  • Ernesto // 26.05.2021 à 17h25

    A moins d’être atteint de cécité volontaire, impossible de nier que ce régime sent le faisandé et qu’un grand courant d’air pur et frais serait souhaitable pour tenter d’assainir une situation délétère qui peut virer au pire.

    Pour de nombreux donneurs de leçons à la critique facile, Lordon a commis l’irréparable : non content d’alerter sur le danger fasciste imminent, il ose identifier sans la moindre ambiguïté la source de tous nos maux : le capitalisme mondialisé et financiarisé dans sa configuration néolibérale, qui, si on ne fait rien, va achever la destruction de la planète et de ceux qui l’habitent.

    Encore pire que tout, il a l’outrecuidance de ne penser l’urgence du postcapitalisme que sous la seule issue possible d’une forme de « communisme » désirable. Là, toutes les bornes sont franchies, chercheur en laboratoire d’économie ou de philosophie spinoziste passe encore, mais se transformer en éclaireur politique possédé par le démon collectiviste bolchevik, au fou !!!

    Comment ose-t-il faire référence à ce mot « communisme » dont n’importe quel quidam qui l’entend pense immédiatement aux images terrifiantes de l’horreur absolue : goulag, KGB, libertés piétinées, purges, procès, massacres, famines, pénuries matérielles, la vie en gris , … ?

    • calal // 26.05.2021 à 17h51

      c’est bien la qu’est le danger du communisme tel que decrit par bien des « liberaux » comme jordan peterson ou charles gave: un intellectuel convaincu que sa raison va apporter le bonheur au monde et qui est pret a sacrifier ceux qui ne sont pas d’accord pour le « bien radieux futur de l’humanite ».
      Et vous avez ceux qui pensent que chacun sait ce qui est bon pour lui et que si vous croyez valoir mieux il faut le prouver par la parole ou les actes passes de votre vie,pas par la coercition de l’etat.
      Nous verrons si nos « democraties liberales » rendent les vaccins nouveaux contre le covid obligatoire: nous verrons si la liberte individuelle veut encore dire quelque chose…

      • Patapon // 28.05.2021 à 16h35

        Ce en quoi le communisme s’est incarné est à la mesure de sa dimension mystique. J’ai l’intuition que la tension entre les religions toutes fraîches, le capitalisme violent, et l’idéal humaniste, a généré une attraction fanatique vers des concepts mystiques d’homme nouveau et toute ces conneries. Il n’en serait rien avec plus de maturité. C’est pourquoi il faut s’abstenir de juger le communisme sur les incarnations du siècle dernier. Cela ferait du bien à tout le monde de se laisser rêver à des sociétés lavées de la crasse de la compétition avant tout le reste. De toute façon c’est fini, ça ne peut plus marcher. C’est la Terre qui dit stop.

  • Ernesto // 26.05.2021 à 18h04

    SUITE : et si ce communisme là a bien existé dans ces aspects et tares les plus condamnables, n’est-il pas tout simplement la négation d’un autre communisme, le vrai celui-là, qui n’a jamais existé nulle part sur la planète (sauf le « déjà là » du salaire à vie et du financement des CHU pointé par Friot), et qui pourtant pourrait être « désirable » ?

    Non pas seulement en réponse à l’odieux capitalisme, mais parce qu’il réaliserait concrètement l’émancipation et le « vivre mieux et bien » auxquels aspirent simplement tous les citoyens ?

    Avant de balayer d’un revers de main cette hypothèse sous couvert qu’elle serait « risible » ou totalement utopique, prenons le temps de voir quelles propositions et réalisations seraient de nature à rendre plus désirable que le désir de capitalisme un désir de communisme.

    La lecture des derniers ouvrages de Lordon : « figures du communisme » et de Friot : « un désir de communisme conversation entre Bernard Friot et Judith Bernard » peuvent nous aider dans cette compréhension, on en reparle après.

    • LibEgaFra // 26.05.2021 à 21h17

      « SUITE : et si ce communisme là a bien existé dans ces aspects et tares les plus condamnables, »

      Ce que vous appelez communisme n’en était pas: c’était du capitalisme monopolistique d’Etat et donc même pas du socialisme.

      Mal nommer les choses… formule connue, mais ici c’est le résultat d’une double propagande.

  • Marire // 26.05.2021 à 18h36

    « Pour quelle raison faut-il que ce soit (presque) toujours l’extrême droite qui profite du délabrement capitaliste ? »

    Délabrement capitaliste??? Non, le capitalisme est en pleine forme. Les dividendes n’ont jamais été aussi haut. C’est l’état qui part en déliquescence: quand un prof est tué à cause de son enseignement, quand des policiers se font tuer par des petits malfrats dans l’exercice de leur fonction, c’est l’état qui est attaqué. Même si on n’est pas d’accord avec le gouvernement qui le dirige, c’est tout de même l’état qui nous protège, qui nous permet de vivre les uns avec les autres. S’il est attaqué, les citoyens le sont aussi.
    Décevant, Lordon.

    • Orhan // 26.05.2021 à 22h02

      Depuis bien longtemps l’Etat a fusionné avec le capitalisme. Cf les divers ministres qui vont dans le privé, et vice-versa, qui n’est que la partie visible de l’iceberg. L’Etat justement ne protège plus les citoyens, et quand à quoi pensez-vous lorsque vous parlez de protection ? Rappelons par exemple que le système de cotisations sociales échappe à l’Etat capitaliste, qui veut d’ailleurs y faire main basse.

      Macron parlait de « start-up nation », non ?

      Alors Lordon peut être décevant pour certains, mais il faut ouvrir un peu les yeux sur ce qu’est l’Etat en 2021.

      • Patrick // 27.05.2021 à 13h22

        « que le système de cotisations sociales échappe à l’Etat capitaliste  » ..
        ouais , bof !! tout le système est largement réglementé et contrôlé par l’état.
        Dernière péripétie : La Cour des Comptes a audité les comptes de la Sécu et des URSSAF , preuve que l’état est bien derrière tout ça , eh bien elle refuse de certifier les comptes des dits machins parce qu’ils sont totalement opaques et que personne n’est capable de s’y retrouver .
        Les déficits annoncés sont certainement bien en-dessous de la réalité mais personne ne sait vraiment les calculer.
        Heureusement qu’il y a les capitalistes pour cotiser et maintenir en vie ce machin.

        • Anfer // 27.05.2021 à 21h41

          Les liberaux ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour étatiser la sécurité sociale, comme ça ils peuvent l’assècher pour la détruire, et imposer un système privé, cher et inefficace (mais qui rapporte à quelques profiteurs).

          La contradiction et le paradoxe, ça n’a jamais dérangé la droite, sinon… elle ne serait pas de droite.

        • Ernesto // 30.05.2021 à 20h00

          Les capitalistes ne cotisent que pour la branche accidents du travail, pour le reste les cotisations sont une partie du salaire versée au pot commun pour faire face aux aléas de la vie selon le principe « chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins. L’argent des cotisations (dont le montant dépasse le budget de l’Etat) est reversé immédiatement sous forme de prestations sans passer par la case marchés financiers. Cette manne les fait saliver mais en même temps leur échappe, on comprend leur frustration et leur haine d’un système qui ose ne pas valoriser le capital.

      • Marire // 27.05.2021 à 14h33

        Orhan, il me semble que vous confondez état et gouvernement. L’état est plus large que son gouvernement.
        Une des définitions de l’état que j’ai trouvées est:  » Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique. »
        L’état permet l’organisation, la protection, l’instruction, etc, des personnes se réclamant de cet état. Et en France, malgré la baisse de nos protections, c’est toujours l’état qui organise l’éducation, les soins, les hôpitaux, la sécurité. Notre état n’est pas parfait, loin de là, mais nous voyez-vous vivre sans police, sans écoles, sans hôpitaux. Sans état ( ou dans un état sans poids) pas d’organisation de l’instruction, des soins de santé, de la sécurité. C’est le manque d’état dans certains pays africains qui ne permet pas à ses habitants de vivre correctement et les pousse à l’émigration dans des pays où l’état protège.

  • pauvre d’eux // 26.05.2021 à 19h10

    « Plaît ou plaît pas, … » Il y a Mélenchon ! je regardais les sondages des dernières élections prez. Systématiquement (2012 et 2017) ils minorent le résultat de Mélenchon en forçant pas mal sur les autres. Ils se plantent à chaque fois. Un sondeur britannique a fait un sondage sur nos élection prez à venir les 14/15 avril. Mélenchon en 3ème position (16 à 20%) Le Pen (20/24%) Macron (21/23%) donc à un an des élections. Revenons aux sondeurs hexagonaux. 2012 donc un an avant le 1er tour Le Pen (19/24%) a finit à 18%. Mélenchon (4/7%) a finit à 11%. 2017 Le Pen (25/32%) a finit à 22%. Mélenchon crédité de (10/16%) a finit à presque 20%. C’était juste comme ça en passant pour tous ceux qui ne veulent pas d’un 2ème tour comme en 2017, un petit aperçu des forces en présence. pour ma part j’ai choisit depuis longtemps ce sera Mélenchon aux 2 tours !!

    • calal // 27.05.2021 à 09h43

      si melanchon avait tant de chance que cela de reussir que cela,pourquoi les autre partis de gauche ne le rejoignent pas? Nous verrons si le peuple de gauche de base le suit. Par contre je suis d’accord avec vous ,les sondages manipulent grandement l’opinion et peuvent conduire a ce que des voix de gauche se reportent a tort sur macron ou sur un autre pour faire vote utile face au rn.Facon la grande inconnue c’est l’abstention plus que le reste et la aussi,effectivement,des sondages a vise manipulatoire pourraient conduire a une abstention souhaitee en en decourageant certains.

      Mais bon,nous sommes en france ,20 ans apres l’an 2000, faut que les citoyens soient au niveau pour ne pas se faire manipuler,ni par son conjoint(e),son patron,la publicite ,les medias et les politiques.A quoi ca sert 16 ans d’ecole obligatoire?

      • Racab // 27.05.2021 à 10h19

        « si melanchon avait tant de chance que cela de reussir que cela,pourquoi les autre partis de gauche ne le rejoignent pas? »

        Peut-on qualifier le PS et EELV de partis de gauche? Le mot gauche a-t-il encore un sens aujourd’hui?

        • Anfer // 27.05.2021 à 21h44

          Le brouillage du clivage gauche/droite est toujours propice à l’arrivée d’un opportuniste qui se prétend ni de droite ni de gauche, mais qui fini invariablement par mener une politique d’extrême droite.

  • pepin32 // 26.05.2021 à 20h33

    A gauche, il y a une incompréhension totale de ce veut dire l’engagement de militaire.

    Peut être faudra-t-il que la France tombe dans le chaos pour qu’ils comprennent ?

    Quant à la soit disant violence de l’extrême droite:
    Lordon a-t-il entendu parler des Black Box?
    Lordon a-t-il essayé d’avoir une discussion avec les tenants de la Woke culture ?
    D’ailleurs il est assez drôle de voir maintenant des villes woke se plaindre de l’explosion de la criminalité après avoir supprimé les budgets de la police et des policiers … Mais Lordon ne sait pas ça, il imagine que les besoins fondamentaux de l’être humain sont une affaire sociale et que c’est les forces de l’ordre qui crééent l’insécurité.

    Lordon sait-il que seul les régimes communistes qui portaient les même idées haut perchées ont massacrés plus que tous les régimes fascistes ?

    Et Lordon ne sait pas ce qu’est le libéralisme qui n’est certainement pas à l’oeuvre en France ni dans la plupart des pays industrialisés qui sont des régimes ploutocratiques: la Macronie est la quintessence du capitalisme de connivence qui a en horreur la démocratie et la liberté.
    Les démocraties libérables se comptent sur les doigts d’une main et sont parmi les pays les plus prospères du monde tout indicateur confondu: bien être, PIB, niveau éducatif, espérance de vie, liberté de la presse, …
    Lordon croit que la France est un étalon du monde mais c’est un pays en déclin rapide qui n’a jamais été libéral ou il y a fort longtemps (19eme).

    • LibEgaFra // 26.05.2021 à 21h09

      « Lordon a-t-il entendu parler des Black Box? »

      Lordon je sais pas. Moi si. Ce sont des individus qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas et qui sont très, très utiles pour donner un prétexte à la police pour casser du manifestant et ainsi foutre en l’air une manifestation et décourager ceux qui manifestent. Bizarrement ils ne sont jamais arrêtés. Bref toutes les caractéristiques de la droite extrême.

      « Les démocraties libérables se comptent sur les doigts d’une main »

      Merci de nous en communiquer la liste. Parce que je ne vois pas. Le libéralisme, c’est le laisser faire, non?

    • Anfer // 26.05.2021 à 21h48

      Woke, pour moi c’est un ustensile de cuisine.

      Recopier la colique verbale de l’extrême droite américaine ne mène nul part.

      Les mêmes qui vont parler de la gauche française sous influence des facultés américaines intersectionnelles…
      Une belle mentalité de colonisé…

      Mais bon, la culture de la soumission c’est de droite, on a besoin de se faire écraser par un petit Napoléon de carnaval, reliquat de mâle alpha, pour ne surtout pas avoir a justifier de son libre arbitre.

      • Patrick // 27.05.2021 à 11h51

        « colique verbale de l’extrême droite américaine » ??
        ben non , le terme « woke » vient du mouvement progressiste lui-même .. toute cette petite gôche soumise mais qui veut aussi soumettre le reste de la population à ses délires.

        • Anfer // 27.05.2021 à 20h58

          Personne n’emploie ce terme en France, sauf l’extrême droite, qui relaye servilement toutes les polémiques à la con, Mr Patate, blanche neige, etc… venues des États-Unis, montés en épingles par l’ « alt-right » américaine.

          Tout ça pour quoi ? Pour faire diversion, pour ne pas aborder les sujets réellement importants ou l’extrême droite a du mal à cacher qu’elle est de droite, c’est à dire servile avec l’argent.

    • kasper // 27.05.2021 à 02h15

      « Et Lordon ne sait pas ce qu’est le libéralisme qui n’est certainement pas à l’oeuvre en France ni dans la plupart des pays industrialisés qui sont des régimes ploutocratiques »

      C’est la meme chose. Le laisser faire liberal porte la ploutocratie en lui comme la nuée porte l’orage. Il n’y a que des utopistes pour ne pas le voir, des doux rêveurs qui pour le coup n’ont rien a envier aux utopistes de gauche.

  • Ernesto // 27.05.2021 à 00h39

    « Le chômage de masse fait partie du modèle social français, il en est une conséquence directe et en même temps une raison d’être ». Vaine tentative mensongère de vouloir renverser les rôles et de se dédouaner de ses responsabilités à bon compte.

    Dans le mode de production capitaliste, le travailleur, soumis à la servitude du rapport salarial et de la subordination hiérarchique, subit l’arbitraire du patron qui est le seul à décider de l’emploi qu’il crée ou supprime. Le responsable du chômage c’est donc uniquement ce dernier et non le modèle social ou l’Etat.

    Un fonctionnaire ne connaît pas cette situation,il ne cotise pas à l’assurance chômage pour la bonne raison que son salaire est attaché à sa personne et sa qualification et non pas au poste qu’il occupe (si celui-ci ferme, on le recase sur un autre de même responsabilité sans perte de salaire.

    C’est l’illustration du salaire à vie de Friot qui permet au salarié d’en finir avec l’angoissante incertitude de la pérennité de l’emploi, donc du salaire, donc de la continuité de ses conditions matérielles de vie.

    En bon libéral adepte du « laisser faire », vous condamnez un modèle social qui indemnise (moins d’un chômeur sur deux!) ceux qui ont été licenciés, vous les considérez transformés en « assistés » qui rechignent à trouver n’importe quoi (quand ça existe et qu’ils y sont éligibles!), pour survivre. Ce modèle est issu du CNR à une époque ou le patronat fut exclu du débat national pour cause de collaboration avec l’occupant nazi.

    • Patrick // 27.05.2021 à 11h55

      « Un fonctionnaire ne connaît pas cette situation » !! il y a quelques années , dans un état qui dirigeait tout et où tout le monde était fonctionnaire , le principe était : » ils font semblant de nous payer et nous , nous faisons semblant de travailler  » .
      Et vous savez quoi ?? et bien tout s’est effondré au bout de quelques années.

      ça me fatique de voir sans arrêt revenir le fantôme du CNR , ça fait plaisir à certain de faire ressurgir ce vieux mythe.

      Plus sérieusement , on pourrait s’étonner que plus la dépense publique augmente , plus le modèle social coûte cher , plus il y a de fonctionnaires , plus il y a de cotisations, plus il y a d’impôt et … plus il y a de chômage !!
      et ça fait plus de 60 ans que l’on teste le machin et qu’on le peaufine 🙂

      • Ernesto // 28.05.2021 à 01h14

        Naturellement vous évitez soigneusement de répondre sur le fond : qui décide du maintien de l’emploi ou de sa suppression, donc du chômage ?

        J’imagine que la période dont vous parlez dans votre délire est celle du premier septennat de Mitterrand où pendant deux ans (1981/1982), l’union de la gauche a appliqué son programme économique et social, avec notamment des nationalisations étatiques (sans changer les critères de gestion capitaliste!). Deux ans sur soixante trois ans de cinquième République aux mains de la droite ! Il ne faut pas manquer d’air pour attribuer à cette période la responsabilité de l’effondrement du pays !

        Je rappelle que sous Jospin on a jamais autant privatisé et que son programme des présidentielles n’était pas « socialiste ». Par ailleurs, je comprends que revoir « le fantôme du CNR » vous donne des boutons mais ce n’est pas « un vieux mythe », c’est une réalité très concrète toujours autant appréciée par l’immense majorité des français. Petit patron vous-même, vous vous rangez sans surprise du côté de vos semblables de l’époque, écartés des discussions du programme pour cause de collaboration avec l’occupant nazi.

        En 2015, Denis Kessler, numéro 2 du MEDEF et grand idéologue patronal, avait signé un article retentissant dans le magazine « Challenges », pour demander de « détricoter méticuleusement » toutes les mesures du CNR , jugées coupables d’entraver le libre développement du capital. Une constante chez les libéraux et leur haine de classe.

  • Guise // 27.05.2021 à 01h01

    Très bon article, sauf sur les fury-room, là Lordon oublie un peu que cette « institutionnalisation » de la rage prend d’autres formes, beaucoup plus graves en terme de conséquences, que ces inventions récentes des chambres de destruction libre à temps limité.
    Description de la fury-room dans l’article : « la fury-room est un espace qui offre aux cadres sur-stressés un lieu où il leur est licite de tout détruire – au choix selon la formule, on met à leur disposition, dans un local clos, vaisselle ou mobilier de bureau, à cette fin dûment contractuelle de se vider de leur rage par la destruction de choses. »
    Une fury room accessible aux seuls salariés, organisée socialement, pour déverser sa rage, sa haine, ou ses petits problèmes en général, sur des objets. Ça existe ailleurs, avant le management. En Grèce par exemple il était possible dans les cafés de payer le patron pour pouvoir casser des assiettes pour soulager sa rage. Rien de neuf. Mais surtout, ça rappelle énormément une institution sociale connue ça : la prostitution. Accessible aux seuls hommes (les statistiques sont éloquentes, la société réserve ces fury room aux dominants sociaux), là aussi un temps limité. Avec pour objets à détruire les personnes les plus fragiles socialement. On n’y casse pas des assiettes, mais directement un autre humain.

    C’est bien de dire que l’humanité va en passer par une période de graves violences inter-humains, ce serait pas mal aussi de ne pas oublier que cette grave violence inter-humains est déjà mise en œuvre dans notre pays, et est même légale dans d’autres pays.

    • calal // 27.05.2021 à 09h50

      « pour soulager sa rage. Rien de neuf. Mais surtout, ça rappelle énormément une institution sociale connue ça : la prostitution. Accessible aux seuls hommes (les statistiques sont éloquentes, la société réserve ces fury room aux dominants sociaux) »
      soit vous etes un superbe blond aux yeux bleus d’1m80 avec des abdos qui n’a jamais eu aucun probleme avec la gent feminine soit vous devriez consulter pour voir si votre taux de testosterone n’est pas un peu bas…
      Parce que visiblement vous n’avez pas compris que les femmes n’ont pas besoin de payer pour avoir une relation sexuelle ( il leur suffit de sourire et de fermer les yeux) et que pour certains hommes, payer est le moyen le plus rentable d’en avoir (seduire etant pour eux trop couteux en temps et en argent). De plus,un certain nombre de prostituees vous le confirmeront: elles n’ont pas besoin qu’un chevalier blanc viennent les aider…

    • calal // 27.05.2021 à 10h59

      votre remarque sur la prostitution est bien caracteristique du mode de pensee de l’extreme gauche. La prostitution vue comme une relation sexuelle qui est obtenue comme le resultat d’un echange ressource-relation sexuelle et non pas comme un desir mutuel entre deux etres humains, cette prostitution la existe dans quasi toutes les societes humaines depuis des millenaires.
      MAis non,nous les hommes nouveaux de gauche,on va changer ca…parce qu’on est plus evolue que les milllions d’hommes et de femmes qui ont fait ca depuis tout temps et sur chaque continent…nous on a raison et tous les autres ont tort…

      Et dans la pratique,qu’est ce que ca va donner? seuls les membres et les cadres du politburo pourront echanger des ressources contre des faveurs sexuelles au bout du compte…

      • Anfer // 27.05.2021 à 21h05

        Oui, bel état d’esprit…

        Le travail des enfants ?

        Mais, ça a toujours existé voyons, depuis des millénaires, et puis ces enfants veulent travailler, vous voulez leur ôter leur liberté…

        Des fois, on a envie de defoncer les liberaux à coup de manche de pioche..

        • calal // 27.05.2021 à 23h10

          mais le travail des enfants ca a effectivement toujours existe et certains sont fiers de pouvoir aider leurs parents et leur famille a survivre…J’ai vu des reportages ou des jeunes filles en inde gagnaient de l’argent en fertilisant manuellement des fleurs (haute precision necessaire) ou en recoltant des graines.Des americains qui se rappelaient la grande depression de 1929 et comment ils etaient fiers d’aller chasser et de ramener un gibier pour leur famille alors que leur pere courait partout pour essayer de trouver un travail salarie.

          faut juste pas exagerer et les forcer a travailler 15heures dans une mine pour 20 cts…le fait de « travailler  » n’est pas un probleme. Le probleme c’est les conditions de ce travail.

          • Anfer // 28.05.2021 à 13h21

            Payer les enfants 1/4 d’un adulte pour le même travail, et la femme 1/2 d’un homme les liberaux trouvaient ça normal au 19ème siècle…
            C’était même un avantage comparatif.

            De belles fortunes bourgeoises toujours actuelles se sont établis avec la chair et le sang de ces fils de pauvres, des gens de rien.

            « Fortunes dont le temps à effacé les crimes, sans en abolir les profits » – Jean Jaurès –

            Victor Hugo pouvait à juste titre parler d’une société cannibale.

  • Pierre Bouchart // 27.05.2021 à 04h25

    Si le fascisme est la seule catégorie d’analyse de monsieur Lordon, alors que peut-on dire si on est revenu en 1938? En vérité, les Français n’ont pas de véritable offre politique en candidats ou après la présidentielle en partis politiques. L’Union Européenne en obligeant la souveraineté dans des traités invalide le pouvoir des États nationaux. L’islamisme il est loin d’être dans la neutralité entre droite et gauche. C’est la gauche qui se réinvestit dans la religion et en fait un nouvel universel. Le Frédéric Lordon d’il y a trois ou quatre ans est peu reconnaissable. Si la censure en vogue s’exprime ici, elle est identifiée à l’avance.

    • Kasper // 27.05.2021 à 07h11

      « C’est la gauche qui se réinvestit dans la religion et en fait un nouvel universel. »

      Non seulement ca ne veut rien dire mais c’est complètement débile.

      La gauche milite juste pour le droit de pratiquer sa religion et s’habiller comme on veut dans l’espace public tant qu’on n’emmerde personne (et non, porter un foulard ou une kippa sur la tête, une croix au cou, n’emmerde personne, faut pas pousser mémé dans les orties).

      Au contraire c’est la droite qui brandissait sans rougir l’argument religieux pour empêcher les homosexuels d’avoir droit au mariage. A l’époque ca ne les gênait pas d’être du côté des barbus, donc c’est un peu comme ca les arrange, aucun principes, aucunes valeurs.

    • Anfer // 27.05.2021 à 10h34

      L’islamisme est d’extrême droite, sans aucun doute ni ambiguïté.

      Il coche toutes les cases:

      – retour dans un passé fantasmé
      – naturalisation des rapports sociaux
      – haine de la différence
      – théorie du complot

      Et puis, Ben Laden… dans les années 80, il combattait qui ?

  • DE RERUM NATURA // 27.05.2021 à 12h23

    Délire total…. Que le spinoziste (prétendu), au lieu de déplorer, de gémir, de s’indigner (cf. Ethique, III, Préface) se pose la question de la « raison des effets » (Pascal) ou de la « cause des affects » (Spinoza). TOUT ce qui pourrait expliquer l’exaspération de l’opinion est passé sous silence. A la place, est présentée une réalité complètement fantasmatique. La grande messe de l’Antifâchisme. C’est beau comme l’Antique ! Et le pire, c’est que tous ces dévots de ladite messe savent très bien qu’ils délirent. Mais c’est plus fort qu’eux. Et de communier pieusement.

  • Astrée // 27.05.2021 à 17h51

    C’est quand même toujours le même déni, le même chantage aux heures sombres, les mêmes prophéties d’apocalypse…Qui mène le pays à la ruine? Qui a pauperisé les classes moyennes, les petits producteurs, la paysannerie ? Qui a saccagé notre système de santé et l’éducation nationale, avec les résultats désastreux dont nous sommes tous témoins? Ce ne sont pourtant pas les fascistes!
    A force d’imaginer -avec je ne sais quelle perverse délectation, le désastre qui viendrait, on oublie un peu vite de faire le bilan du désastre en cours, bien réel celui-ci, et dont ni les électeurs du RN ni leurs élus ne sont responsables.
    En revanche, on pourrait admettre que leurs prophéties à eux sont en train de se réaliser : déculturation, haine de soi, culpabilisation incessante, déresponsabilisation, immigration clandestine violente, refus d’assimilation, politique de l’excuse pour vider des prisons surpeuplées qui sont les antichambres du crime organisé et de la radicalisation, impuissance et incompétence des pouvoirs publics, nivellement pas le bas…(ai-je besoin de continuer cette liste?).

    • Anfer // 27.05.2021 à 21h37

      Vous êtes d’accord avec Lordon alors, parce qu’il ne dit pas autre chose.

      La politique libéral mène au fascisme.

      • BOURDEAUX // 28.05.2021 à 19h42

        Cette mécanique finit par être décourageante à la fin : quand les politiques socialistes échouent, les socialistes leur reprochent toujours d’avoir échoué parce qu’elles n’étaient pas ASSEZ socialistes, et très vite elles sont rétrospectivement définies comme « de droite », ou « libérales », et le tour est joué…A ce train-là on ne s’étonne pas de l’incapacité des socialistes à faire leur auto-critique. La politique menée en France depuis 60 ans est tout sauf libérale; pour vous en persuader, bouchez-vous le nez quelques jours et lisez Hayek, Popper ou Friedman, et vous verrez que ce qu’ils décrivent est aux antipodes de ce qui se pratique chez nous depuis trop longtemps.

        • Anfer // 30.05.2021 à 08h28

          Ce que les liberaux proposent est une utopie (dystopie) irréalisable.

          Les politiques menés pour tendre vers cet idéal ont toujours eu, partout, tout le temps des effets catastrophiques.

          Elles reposent sur une incompréhension fondamental de l’économie, en se trompant sur la nature de la monnaie et de la dette.

  • Ernesto // 27.05.2021 à 20h08

    Lordon a raison, le rapport des forces évolue à la vitesse grand V : la gauche affaiblie comme jamais, incapable de s’unir sur des valeurs communes, laisse un boulevard au bloc extrême droite, droite, extrême centre, pour imposer son hégémonie idéologique, créant un climat nauséabond qui n’est pas sans rappeler, en effet les heures les plus sombres de notre histoire.

    La fachosphère bat le rappel et se déboutonne sans complexe sentant que le moment est devenu favorable à toutes les outrances et surenchères pour saturer l’espace public et médiatique de ses thèmes de prédilection: l’extrême gauche accusée de vouloir mettre un terme à la prostitution, cette formidable institution millénaire, féministe, qui libère la femme avec le commerce du sexe assimilé à « un simple désir mutuel entre deux êtres humains ».

    « En Iran, les communistes ont soutenu Khomeiny !! et il les a faits tous exécuter (bon, ça c’est plutôt pas mal) ». Même sur ce blog on peut se réjouir cyniquement de l’exécution de communistes musulmans sans même que la modération s’en émeuve. Et en France, la chasse aux rouges et leur exécution en place publique c’est pour quand ?

    • Patrick // 27.05.2021 à 20h52

      Quand les communistes prennent le pouvoir ils ne se gênent pas pour exécuter les opposants , pour le bien du peuple naturellement, même si le peuple n’est pas d’accord. alors autant prendre des précautions avant.
      En ce qui concerne la prostitution, on pourrait aussi parler des vieilles occidentales qui partent en vacances dans certains pays pauvres .. on appelle ça comment ?

      • Ernesto // 28.05.2021 à 01h35

        « Alors autant prendre ses précautions avant »: appeler à liquider les communistes avant de prendre le pouvoir ça rappelle la stratégie d’un certain Adolf et la barbarie qui a suivi, merci de nous dévoiler sans fard vos modèles, c’est très édifiant et confirme en effet le tour très particulier que prend le « débat » sur l’avenir du pays.

        • Patrick // 28.05.2021 à 08h03

          ça y est !! on nous sort Adolf !!
          souvenons-nous de ce que disait Churchill  » la différence entre le nazisme et les communisme , c’est le mensonge  »

          Adolf et Joseph ne se sont pas fait la guerre parce qu’ils étaient ennemis mais parce qu’ils étaient concurrents.

          • Ernesto // 29.05.2021 à 02h16

            Churchill, conservateur, libéral, raciste notoire, anticommuniste convaincu, défenseur du fascisme, de Mussolini et Salazar, farouche opposant à la décolonisation, un beau modèle en effet, je vous le laisse!
            Quant à l’équivalence Adolf, Joseph, Allemagne nazie, URSS communiste stalinienne, c’est une ignominie partagée également par l’union européenne dans un communiqué récent. C’est mettre sur un même plan l’agresseur et l’agressé, les crimes staliniens liés à des enjeux internes de pouvoir et les crimes nazis fondés sur l’élimination méthodique, planifiée, industrialisée, de tout un peuple et le rêve fou de la domination planétaire pour mille ans d’une race de seigneurs.

            Il suffit de rappeler que sans le sacrifice de 27 millions de soviétiques cette abomination aurait triomphé et que nous en subirions encore les conséquences. Les faits sont têtus et l’histoire ne peut être travestie pour de sordides raisons idéologiques.

    • Patrick // 27.05.2021 à 20h56

      Et puis vous pouvez répondre à ceux qui vous traitent d’islamo-gauchiste que les islamistes ont toujours fini par flinguer les gauchistes, ça les rassurera.

    • Dissonance // 29.05.2021 à 05h40

      Sur l’union de la gauche, un article intéressant (à mon sens): https://www.frustrationmagazine.fr/union-de-la-gauche/

  • Oncle Bob // 28.05.2021 à 10h10

    Bonne analyse, qq remarques

    1ere remarque

    Il n’y a pas eu besoin de disqualifier politiquement les émeutes de 2005 car elles n’étaient déjà pas pour commencer qualifiées politiquement – c’était en fait des « fury rooms » pour exercer sa rage contre autre chose que les causes de sa frustration, le summum de l’impuissance comme le dit Lordon…
    Et c’est pareil pour toutes les manifs, consultations en carton..etc. la fury room est remplacée alors par une promenade ou une discussion sans conséquences… politiques.
    Les gilets jaunes par exemple c’était différent, justement parce que qualifié politiquement, avec des vrais objectifs politiques, et donc là il y a eu de nombreuses tentatives de disqualification politique.

  • Oncle Bob // 28.05.2021 à 10h10

    2eme remarque
    Ds le paragraphe « si c’est Macron… » une insurrection « boueuse », dommage pour cette petite note de gauchisme stérile qui empêche tout vrai mouvement de résistance efficace (comme on peut le voir ds les commentaires) – il faudra bien composer avec des gens qui ne sont pas d’accord sur tout entre eux, et je ne parle pas des idéologues de certains courants comme Zemmour etc. mais bien des gens qui se reconnaissent ds certaines de leur idées mais qui par l’expérience réelle comprennent les causes véritables de notre souffrance partagée. Comme dans la résistance et surtout l’après guerre (la 2eme), il faudra bien s’entendre, discuter, construire – et apparemment ça a été possible et les résultats ont été plutôt positifs du point de vue économique et social.
    Donc il faut arrêter de se pincer le nez et discuter des causes réelles (économiques et sociales) des pbs. Et ce (surtout) avec les gens qui ne votent/pensent pas comme nous (tiens c’est un peu ce qui s’est passé sur les ronds-points), sinon on est voué à échouer.
    Effectivement les propositions de Friot sont parfaites pour ça parce qu’elles sont structurées et structurantes. C’est un vrai bol d’espoir rien que de les énoncer/penser et ça peut dissoudre comme le dit l’auteur l’élan fascisant.

    • Dissonance // 29.05.2021 à 05h48

      « et apparemment ça a été possible et les résultats ont été plutôt positifs du point de vue économique et social. »

      Vous voulez dire que les résultats économiques et sociaux actuels sont plutôt positifs?

  • Oncle Bob // 28.05.2021 à 10h10

    3eme remarque
    Mélenchon, oui tournant wok etc. mais je suis d’accord avec Lordon il n’y a que cette carte à jouer pour 2022 – il faut surtout dire que ça ne suffit pas, dès maintenant et ensuite il faut/faudra pousser derrière par un mvt de type gilets jaunes avec de vraies revendications politiques claires, d’où la discussion indispensable entre personnes artificiellement séparées en partisans de partis/courants aux étiquettes périmées mais que les conditions de vie quotidiennes et donc les préoccupations réelles rapprochent (cf plus haut).

    • Anfer // 28.05.2021 à 14h04

      Déjà, identifier clairement l’ennemi, liberaux et réactionnaires.
      Et ne pas reprendre son vocabulaire, ni lui céder quoi que ce soit.

      Il n’y a rien à négocier avec l’extrême droite, qu’elle soit bien de chez nous, ou d’ailleurs (islamisme).

  • Ahmed Miloud // 29.05.2021 à 00h15

    Choisir entre la peste raciste(RN) et le choléra islamophobe(LREM) est un affreux dilemme !

  • Havoc // 29.05.2021 à 12h29

    Retenons le plus important dans cet article: Manuel Valls est un dangereux leader populiste.

    C’est parfaitement exact et heureusement que la plupart des gens s’en rendent compte.

  • Auguste Vannier // 29.05.2021 à 18h41

    Résultats:
    – 6 000 000 de chômeurs;
    -10 000 000 de personnes sous le seuil de pauvreté;
    -biodiversité dévastée;
    -pollution de toute sorte;
    -système de soins démantelé;
    -éducation à la dérive
    Bref, la gestion « capitaliste » de l’économie et sa domination sur le Politique, ça donne ce qu’on vient de voir: 100 000 lits d’hospitalisation supprimés et « en même temps » 8 à 10% de PIB en moins.Belle performance économique! Sans parler de la dévastation sociale et humaine qui ne peut que s’accentuer…
    Avec ou sans Lordon, il est temps de changer les logiciels « roboratifs » du paysage politique: gauche/droite, termes tellement dévoyés que ça ne désigne plus rien d’opératoire.
    Dans l’offre politique pour 2022, je ne vois de propositions concrètes articulées à des problèmes bien identifiés que dans le projet-Programme l’Avenir en Commun, avec ou sans Mélenchon.
    Si vous trouvez quelque chose d’aussi construit je suis avide de le connaître…

    • Auguste Vannier // 02.06.2021 à 11h20

      Je me permet d’ajouter que le coût d’importation de masques pour 2020 est de 5,9 Mds€ , et que cela correspond au total des investissements prévus par ce gouvernement sur le servie public de santé pour les 5 prochaines années.
      Si l’on ajoute les effets du manque de lits de réanimation et l’incapacité de « notre » industrie pharmaceutique à produire des médicaments et des vaccins…On est saisi de vertige par les performances économiques du management « moderne »
      https://francais.rt.com/economie/83570-autant-depenses-france-pour-masques-etrangers-que-investissements-dans-sante-covid-19

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