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1.mai.20211.5.2021 // Les Crises

Macron, président de gauche ? – par Descartes

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Source : Le Blog de Descartes

“Qui fut le premier socialiste ? Christophe Colomb: il ne savait pas où il était, il ne savait pas où il allait… et tout ça aux frais du contribuable” (attribué à Winston Churchill)

Le printemps est là. Les arbres sont fleuris, les pousses vertes apparaissent sur le balcon, les abeilles butinent, bref, après le sommeil de l’hiver la nature s’active. Et il n’y a pas que la nature : à moins d’un an des présidentielles, les personnalités de la gauche en miettes se réveillent elles aussi. Et je dis bien les personnalités et non les partis, car dans notre monde postmoderne les partis ne jouent pratiquement plus aucun rôle.

Mélenchon, Hidalgo, Jadot, Taubira, Montebourg ou Hamon sont des hommes et des femmes « libres », affranchis des contraintes de la « forme parti », et qui décident en leur âme et conscience s’ils font don de leur personne à la France. Vous n’imaginez tout de même pas qu’ils vont se soumettre au débat et du vote des militants avant de décider d’une candidature… et encore moins qu’ils iront à la bataille pour porter un programme élaboré collectivement (1). Tout au plus accepteront-ils de se faire confirmer par un plébiscite par Internet, dont ils fixeront bien entendu eux-mêmes la barre d’acceptation.

Le problème pour tous ces prétendants à l’Elysée est que « la gauche » est atomisée. Et pas seulement – ni même principalement – à cause de la bataille des égos, comme on l’entend un peu trop souvent. Le véritable problème est que « la gauche » a été une usine à fabriquer des déçus. Il y eut les déçus du mitterrandisme, les déçus de la « gauche plurielle », les déçus du hollandisme… Et au bout de toutes ces déceptions, on ne sait plus trop ce que cela veut dire « gouverner à gauche ».

En 1981, « la gauche » avait été écartée du pouvoir pendant plus de vingt ans, et l’électorat « de gauche » avait oublié – et voulu oublier – ce que « la gauche » pouvait faire une fois au pouvoir. « L’Algérie c’est la France » ou la CED n’étaient que des lointains non-souvenirs, et ne parlons même pas du décret Sérol ou du vote du 10 juillet 1940 qui vit la « gauche » institutionnelle voter les pleins pouvoirs au Maréchal. En 1981, disais-je, on jugeait « la gauche » sur son programme. Aujourd’hui, on la juge aussi sur son bilan. Qui n’est pas, le moins qu’on puisse dire, très flatteur.

Prenons les dix dernières années : Il y eut d’abord le désastreux quinquennat de François Hollande, avec ses politiques économiques et sociales erratiques. N’ayant pas l’habitude de tirer sur les ambulances et encore moins sur les corbillards, je ne m’étendrai pas là-dessus, si ce n’est pas pour dire qu’en alternant un coup à droite et un coup à gauche, Hollande a largement contribué à rendre le projet de « la gauche » illisible. Mais surtout, il y eut ensuite le quinquennat Macron, venu lui-même du hollandisme, et dont l’équipe est formée en grande partie de cadres ayant fait leurs armes dans la gauche institutionnelle.

Autour de la table du conseil des ministres macronien, on trouve des personnalités « de gauche » aux ministères les plus importants : aux Affaires Etrangères, un vieux grognard du socialisme régional. A la Défense, une fabiusienne qui fut ministre du Budget sous Jospin déjà. A la Transition écologique (qui, comme son nom ne le dit pas, est un grand ministère regroupant l’ancien ministère de l’Environnement, celui de l’Equipement et celui de l’Energie) une dirigeante historique d’EELV.

Au Budget, les cordons de la bourse sont tenus par un ancien secrétaire national du PS. A l’Intérieur, se sont succédé un notable socialiste blanchi sous le harnais puis un jeune fou du même parti avant de laisser la place à un jeune loup de la droite pour des raisons purement tactiques. Quant aux autres pouvoirs, l’Assemblée nationale est présidée par un ancien élu socialiste, le Conseil constitutionnel par un ancien premier ministre socialiste. Avec autant d’hommes « de gauche » dans les ministères, à l’assemblée nationale et dans l’ensemble des institutions, comment expliquer que Macron puisse faire une politique « de droite » ?

Sauf à imaginer que tous ces gens « de gauche » se soient fait greffer un nouveau cerveau en entrant au gouvernement on est obligé de conclure que ce qu’ils font aujourd’hui, les politiques qu’ils conduisent et les idées qu’ils défendent, sont dans une parfaite continuité par rapport à celles qu’ils ont conduites et défendues naguère, autrement dit, des politiques et des idées « de gauche ». Ou alors il faut admettre que ce sont des fieffés opportunistes, prêts à changer de conviction comme on change de chemise… seulement si une telle maladie affecte certains dirigeants de « la gauche » partis chez LREM, peut-on exclure qu’elle s’étende à ceux qui ont fait le calcul inverse ?

Voilà la terrible difficulté à laquelle la « gauche non-macroniste » française est aujourd’hui confrontée : expliquer en quoi elle représente un changement par rapport à l’existant. Car en quoi Yannick Jadot ou Eric Piolle sont-ils fondamentalement différents de Barbara Pompili ou de François de Rugy ? Quelle est la barrière idéologique qui sépare Anne Hidalgo et Gérard Collomb ou Jean-Yves Le Drian ? Qu’est ce qui nous dit que le Mélenchon qui adorait Mitterrand et qualifiait de « compromis de gauche » le traité de Maastricht est différent de celui d’aujourd’hui ? Et si les hommes ne sont pas si différents, qu’est ce qui permet d’imaginer que les politiques qui seraient conduites par eux s’ils étaient au pouvoir seraient radicalement opposées à celles conduites aujourd’hui ?

On répète qu’il n’y a plus de parti hégémonique à gauche, et on a tort : le parti hégémonique à gauche, celui qui joue le rôle que jouait le PS à partir des années 1980, c’est LREM. D’ailleurs, il faudrait m’expliquer en quoi les politiques mises en œuvre par Macron diffèrent sérieusement de celles poursuivies par François Mitterrand à partir de 1983.

Le Beau François aurait certainement applaudi l’eurolâtrie de son successeur, son atlantisme, sa volonté de « réformer » dans le sens néolibéral du terme, sa fascination pour la gestion privée, son « en même temps », qui n’est qu’une continuation des gouvernements « d’ouverture » avec la droite de 1988. N’en déplaise à ses thuriféraires, François Mitterrand trouve – mutatis mutandis – en Emmanuel Macron un digne successeur et continuateur. Et je ne parle même pas d’un Michel Rocard et de la « deuxième gauche » dont Macron est le pur produit. Le fait qu’une bonne partie des élites socialistes ou écologistes aient quitté le PS pour rejoindre LREM est peut-être le meilleur témoignage de cette filiation.

Si LREM ne s’est pas – pas encore en tout cas – installé dans cette fonction de parti dominant à gauche, c’est surtout parce que Macron et son équipe n’ont pas de « culture de parti » et ont préféré la logique égo-politique à une logique institutionnelle. Mais cela pourrait changer, et on voit d’ailleurs mal quels seraient les obstacles idéologiques qui empêcheraient un LREM plus institutionnalisé d’accueillir ce qui reste du PS ou d’EELV. Quel est l’obstacle idéologique fondamental qui empêcherait demain Anne Hidalgo ou Yannick Jadot de prendre le chemin de Collomb ou Pompili ?

La « gauche non-macroniste » se trouve dans un intéressant paradoxe : elle essaye de former un front anti-Macron en s’appuyant sur une base sociologique dont les intérêts coïncident avec les politiques que Macron représente. Au-delà des combats d’égo entre tel ou tel dirigeant et des négociations plus ou moins compliquées pour voir qui décrochera la timbale, la principale difficulté des dirigeants de la « gauche non-macroniste » aujourd’hui sera de mobiliser un électorat désabusé par un opportunisme qui se cache de moins en moins bien, dans un contexte où il est loin d’être évident pour tout le monde qu’un gouvernement de gauche ferait une politique très différente de celui que nous avons aujourd’hui.

L’électorat populaire étant donné pour perdu, il reste donc deux politiques possibles : soit démontrer aux « classes intermédiaires » qu’on peut faire du Macron mieux que Macron – c’est la ligne Hidalgo/Jadot – soit se placer dans une position « révolutionnaire » pour jouer sur le besoin des « classes intermédiaires » d’évacuer leur culpabilité – c’est la ligne Mélenchon (2).

Ces deux lignes peuvent-elles converger dans une alliance ? L’invocation à « l’union de la gauche » qui est une constante de notre histoire politique est aujourd’hui trompeuse. L’union des gauches s’est au cours de l’histoire toujours faite entre partis politiques, c’est-à-dire en fonction d’intérêts collectifs et institutionnels. Hier, un parti décidait de retirer son candidat lorsqu’il considérait qu’il pouvait tirer collectivement un avantage. Aujourd’hui, dans un espace dominé par l’égo-politique, l’affaire est beaucoup plus complexe : ce n’est pas le parti qui décide de retirer le candidat, il faut que le candidat se retire lui-même. Ce n’est donc plus un calcul politique, mais une équation personnelle qui détermine le résultat… une équation que la logique même de l’égo-politique rend insoluble. Imagine-t-on un homme qui a construit une organisation dont le seul but est sa propre promotion renoncer à la dernière minute à la représenter ?

On est donc ramenés à la situation de 2017 : l’égo-politique rend toute alliance impossible, puisque l’égo-politicien ne reconnaît qu’une forme d’alliance, le ralliement inconditionnel. Jean-Luc Mélenchon étant – sauf accident de santé ou autre – candidat, la seule option unitaire posée aux autres forces de la « gauche non-macroniste » est celle de la vassalisation. Mélenchon s’efforce cette fois-ci de rendre le ralliement moins vexatoire qu’en 2017, où il avait prétendu imposer à ses vassaux la signature d’une « charte » comme condition pour l’investiture aux législatives – il est vrai qu’à 10%, et sans la dynamique qui était la sienne en 2017, on ne peut pas tout se permettre – mais au-delà des sourires et des tapes dans le dos, les conditions sont les mêmes : « la France Insoumise a un candidat et un programme, tout le reste peut être discuté » …

Que reste-t-il de la « gauche » une fois soustraite la « gauche macroniste » et la « gauche insoumise » ? Si l’on croit les premiers sondages, un candidat EELV serait sous les 10%, un candidat PS à moins de 8%, communistes et extrême gauche ne dépasseraient pas 2%. Une union de ces courants serait déjà plus simple, et aboutirait à un résultat autour de 20%. Avec une véritable dynamique unitaire, et par le jeu du vote utile, il ne serait peut-être pas impossible d’arracher à la « gauche macroniste » et à la « gauche insoumise » les 2-3% nécessaires pour se qualifier au premier tour, et de faire jouer le « front républicain » au second. Arithmétiquement, la victoire de la « gauche non-macroniste » n’est pas totalement impossible, même en supposant que Mélenchon soit candidat. La principale difficulté sera de convaincre l’électorat qu’une telle victoire changerait quelque chose.

Faut-il le souhaiter ? A ce propos, j’ai encore en tête la victoire de la gauche après la dissolution 1997, qui ouvrit la voie au gouvernement de la « gauche plurielle ». J’étais encore militant communiste à l’époque, et à l’initiative d’UbHue Ièr, qui régnait à l’époque sur le PCF les militants avaient été appelés à se prononcer sur l’opportunité de participer ou non au gouvernement. Aux militants réticents à recommencer l’expérience de 1981, on répondait que « cette fois-ci, ce sera différent ».

N’avait-on pas signé un accord qui prévoyait entre autres choses le « refus de toutes nouvelles privatisations et notamment des services publics » ? Nous savons ce qui s’ensuivit : le gouvernement de la « gauche plurielle » privatisa plus que n’importe quel autre gouvernement dans l’histoire de notre pays, et ce fut un ministre communiste, Jean-Claude Gayssot, qui conduisit la privatisation d’Air France. Sous le regard attendri de son collègue ministre Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui aujourd’hui nous explique que « cette fois-ci, ce sera différent » …

La folie, c’est de répéter sans cesse la même expérience en attendant des résultats différents. Il n’y a aucune raison pour qu’en recommençant avec les mêmes personnages – ou avec d’autres servant les mêmes intérêts – « la prochaine fois, ce soit différent ». Nous savons depuis 1983 que la « gauche » avait un côté « Dr Jekyll et Mr Hyde » : progressistes ou révolutionnaires dans l’opposition, ses dirigeants deviennent comme par art de magie porteurs – par action ou par omission – de la pensée unique libérale et eurolâtre dès que leur cul touche les fauteuils ministériels.

Si le macronisme a une vertu, c’est celle d’avoir fait voler en éclats les dernières illusions que nous pouvions avoir quant à ce que les apparatchiks de la gauche institutionnelle sont prêts à faire pour faire avancer leurs carrières. La question n’est donc pas tant de savoir si « la gauche peut gagner », mais si cela sert à quelque chose qu’elle gagne.

Franchement, lecteur de gauche, est-ce que cela changera quelque chose de remplacer Macron par Hidalgo, Jadot ou Mélenchon ? Est-ce que cela sert à quelque chose de remplacer un groupe de dirigeants par un autre issu de la même classe sociale, ayant les mêmes parcours et ayant mangé aux mêmes râteliers ? Est-ce que cela changerait ta vie ou la position de la France dans le monde ? Pardon, vous avez raison : ça peut toujours être pire.

Descartes

(1) Vous me direz que ce n’est pas mieux à droite, où les candidats putatifs ou déclarés se présentent eux aussi en « candidat libre ». Mais bon, ce papier est consacré à la gauche, ma famille d’origine et celle que je connais le mieux. Je laisse aux commentateurs venus de la droite de pleurer sur leur lait renversé.

(2) Je laisse de côté les communistes parce qu’ils n’ont pas à proprement parler de « ligne » nationale, leur seule priorité étant de préserver les élus au niveau local. Malgré les efforts certes méritoires de son secrétaire national actuel, le PCF est « fédéralisé » et ne représente plus guère au plan national.

Source : Le Blog de Descartes, 05-04-2021

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Jérôme // 01.05.2021 à 09h05

Je trouve l’article excellent.

Il passe juste à côté d’un aspect fondamental de la situation : le déclin historique et structurel de la gauche en France et en Europe en général.

Dans les dernières enquêtes d’opinion, on a grosso modo 15% de français qui se disent de sensibilité de gauche, 33% de centre et 40% de droite. Et dans le centre, vous avez une bonne moitié qui était auparavant l’anime droite du PS : le centre-gauche deloro-rocardien qu’incarne Macron.

Malgré la déception suscitée par Macron dans son électorat venu de la gauche, l’addition des intentions de vote pour tous les candidats de gauche oscille entre 25 et 27%.

Et surtout au 2ème tour quel que soit le candidat de gauche, il serait battu nettement par les candidats centristes, de droite, et même Le Pen.

Et soyons clairs : ce n’est pas à cause de leurs programmes économiques respectifs qui font que Le Pen écraserait Mélenchon. Le problème de la gauche, ce n’est pas l’économie et le socialisme : c’est le Peuple français. Comme les aristocrates en leur temps, cette gauche-là, a forcé de vouloir être toujours plus internationaliste et post-nationale, est en opposition avec la volonté et la préoccupation des trois quarts du pays sur un sujet fondamental.

188 réactions et commentaires

  • nulnestpropheteensonpays // 01.05.2021 à 07h14

    Mauvaise dénomination , il faudrait dire comme le dit Michéa , la gauche libérale et là on serait plus juste .Le vrai socialisme n’a rien a voir avec ceux qui acceptent la main du marché comme régulateur .C’est la meme chose que ceux qui attendent une aide dieu .Ca n’arrivera jamais, seul notre intelligence humaine peut faire quelque chose .Hier j’ai vu quelqu’un qui a voté toute sa vie a droite , et qui aujourd’hui affaibli , essaie de profiter de toutes les aides sociales , alors bien sur je lui ai envoyé dans la tronche , et cette personne est restée sans voix , et m’a meme fait de la peine , pauvre gens de droite qui ne vote a droite que par par haine pour l’autre .

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    • Will // 01.05.2021 à 10h59

      Je crois que c’est davantage la peur que la haine qui motive les « gens de droite », dont par exemple la peur de perdre leur capital financier ou leur « statu » social. Ce qui n’empêche pas qu’elle se traduise en haine et mépris pour « ceux qui n’ont rien », bien au contraire.

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      • AZX // 02.05.2021 à 11h16

        Capital financier et statut social, traduction en jargon néo-libéral toutes orientations confondues (socialiste, centriste, écologiste) : rente sociale.
        A bannir évidement ainsi que tout ce qui peut y être associé.
        Une forme de ‘cancel culture » déja bien ancrée dont le pendant sociétal ou écologique ne serait qu’une extension.

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    • Patrick // 01.05.2021 à 13h25

      On peut aussi se dire que si ce gars a payé un max d’impôts et de cotisations toute sa vie , c’est normal qu’il récupère un max de pognon.

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      • step // 02.05.2021 à 12h12

        On peut être de droite et ne pas avoir une bonne rémunération, voire être de droite et économiquement parasitaire toute sa vie (ou cacher son pognon pour ne pas payer d’impôts). Le vote à droite n’est pas la preuve d’une vie professionnelle réussie.

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        • Jean l’Anar // 02.05.2021 à 13h34

          « Le vote à droite n’est pas la preuve d’une vie professionnelle réussie », nuance le vote de droite est en général un vote pour ce qu’on croit être son intérêt. Alors on peut être de « classe moyenne » et se sentir dans le haut du tableau … et pour cela avoir peur de ces dangereux partageux.

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          • BOURDEAUX // 02.05.2021 à 16h22

            A vous lire, j’en déduis que ceux qui votent à gauche le font contre leurs intérêts… Décidément cette obsession consistant à confondre la politique avec les western ( où il n’y a que des salauds d’un côté et de bons gars de l’autre), autorise toutes sortes d’âneries.

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            • Anfer // 02.05.2021 à 18h07

              Même les islamistes se pensent dans le camp du bien

              Ça n’existe que dans Disney les méchants très très méchants parce qu’ils sont méchants, qui se revendiquent comme des agents du mal…

              Et puis, vu la propension de la droite à se revendiquer de valeurs morales, ils sont très mal placés pour donner des leçons.

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      • Orhan // 03.05.2021 à 10h15

        Clichés éculés sur l’impôt (les 10% plus pauvres paient, en proportion de leurs revenus, plus d’impôts que les 1% les plus riches – rappelons que tout le monde paie la TVA aux mêmes taux), amalgame impôts/cotisations sociales, croire que parce qu’on paye beaucoup il serait normal de recevoir beaucoup, etc. Tout ça en une phrase et une trentaine de mots, beau résumé d’une certaine pensée.

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    • xavier37 // 01.05.2021 à 15h54

      Sont de gauche, pour un temps limité, des dirigeants sous la pression du nombre et de la rue ou d’évènements extraordinaires.
      Macron a fini par « être de gauche » face aux gilets jaunes au bout de 6 mois d’émeutes et de centaines de blessés. Et ensuite, face à l’épidémie du Covid, une politique « de gauche » s’est imposée à tous les pays occidentaux.
      Hors de ces contraintes, le microcosme politique reprend ses habitudes « raisonnables et responsables » en oubliant le grand nombre et en se concentrant sur les grands nombres.

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      • chimiste // 02.05.2021 à 02h45

        Contrôle, peur, culpabilité, destruction des petites structures au profit des grandes… c’est marrant moi c’est l’autre bout du spectre politique que je vois repointer le bout de son nez depuis la Covid, sans l’étiquette honnie bien entendue, sinon ça ne passerait pas.

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      • Marire // 02.05.2021 à 11h17

        Macron de gauche?!!! Il faudrait redéfinir ce qu’est ou pourrait être la gauche. Pour moi, la gauche devrait rassembler tous ceux qui travaillent à un monde plus juste, ce qui est l’exact contraire de Macron.
        Mitterrand a été élu en 1981 sur un programme assez à gauche, qu’il a à peu près tenu un an, jusqu’au congrès de Versailles en juin 1982, où il s’est fait remonter les bretelles par Reagan. Là il a fait marche arrière toute. Cet épisode a malheureusement découragé toutes les velléités de programme de gauche.
        Mais Macron est le plus libéral que nous ayons eu à subir depuis 1945: Adoubé à Bildenberg, young leader, élu grâce aux magnats de la presse libérale, son programme n’a rien de gauche. Il n’est pas au service de la France ni des Français. C’est un mondialiste ultralibéral. Il a bradé ce qui restait de notre industrie.
        Michéa explique cela très bien: il y a en France un courant qui se dit de gauche parce qu’il prône des réformes sociétales qui pour beaucoup ne font qu’affaiblir la France . Pour moi ce n’est pas la gauche

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        • jpl // 06.05.2021 à 19h17

          Macron est peut être une petite main du néo libéralisme, inféodé au secteur bancaire, convaincu que la mondialisation est le meilleur projet pour l humanité…ce n est pas lui qui a incité les entreprises de toute tailles à déserter, lâches soldats, nos départements, ce n’est pas lui c’est le profit escompté, promis par quelques financiers, promis par quelques comptables.
          La gauche doit oeuvrer pour que l’état soit le garant d’ une certaine égalité des chances, oeuvrer pour l’avenir du progrès humain décidé le plus démocratiquement possible, oueuvrer l’amélioration de condition humaine. Accessoirement il peut proposer aux législateurs d’entériner dans la lois des progrès sociétaux majeurs comme les lois Weil ou Taubira, mais comme les exemples cités l’illustrent, ce n’est pas lié à l’idéologie.
          Ses outils c’est l’état fort, pas de se cantonner dans ses missions régaliennes.Il doit guider l’économie, sanctionner les dérives, donner des perspectives au peuple et à ceux qui se croient au dessus.Il doit penser local, que le premier échelon géographique de cette localité soit le Berry ou l’Europe ou la Terre, soyons fous, trouvons des politiques cultivés.

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      • Paul // 02.05.2021 à 20h36

        xavier37 on pourrait en rire…

        JAMAIS macron, hollande ou mimite n’ont été de gauche ou n’ont fait une vrai politique « pour le peuple » (c’est ce que je qualifierait comme politique de gauche)

        on le voit tous les jour, tout n’est que business. business de gauche, certes, mais aides diverses ou investissement divers, il y a toujours derrière des copains ou des boites qui cvont s’enrichir avec
        Rien n’est fait POUR les gens

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    • nanann // 02.05.2021 à 08h31

      Le  » vrai socialisme  » ? Ah le beau mot pour dire qu’ il y a encore un idéal de gauche ! Le vrai socialisme, c’ est celui qu’ on voit, un point c’ est tout. Quant à dire que ceux qui votent à droite le font par haine de l’ autre, je trouve que le raccourci est un peu osé. Parce que ceux qui votent à gauche le font parce qu’ ils ont du coeur ? Il faut revenir dans la vraie vie…

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  • LibEgaFra // 01.05.2021 à 07h16

    « Le problème pour tous ces prétendants à l’Elysée est que « la gauche » est atomisée. »

    Si ce n’était que ça! Il faut arrêter de se contenter des étiquettes sans regarder le contenu. Ce n’est pas parce que qqn a eu sa carte au PS qu’il est socialiste. Prenez Le Drian, elle a quoi de « socialiste » la politique impérialiste de la France? Bref la gauche n’existe tout simplement plus. Suicide assisté depuis le « tournant de la rigueur ».

    Etre de gauche, c’est vouloir mettre en place une démocratie politique ET économique. Or nous n’avons ni l’une ni l’autre. La vie politique est un théâtre de guignols. Et les marionnettistes ne sont même pas en France…

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    • Havoc // 01.05.2021 à 09h58

      La Gauche socialiste d’avant la Vème République n’était-elle donc pas « impérialiste » ?

      Et surtout, que signifie ce terme ? Si un parti politique républicain pratique une politique capitaliste et expansionniste identique à celle des empires du XIXème siècle, peut-on la définir comme « impérialiste » ?

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    • observations // 01.05.2021 à 15h09

      Il est vrai qu’avant la gauche style Le Drian nous avons eu la gauche style 3 ième République, la colonisation, les expos coloniales ou le bon peuple venait admirer les sauvages et les animaux étranges venus d’ailleurs.

      Nous avons eu aussi avant le style Le Drian la gauche style 4 ième République avec la guerre d’Algérie, l’Indochine.

      Tout ca avant 1983…avant le suicide assisté…rien d’impérialiste c’est évident.

      Mitterrand est le ministre de la justice qui a le plus utilisé la peine de mort, particulièrement pendant la guerre d’Algérie sous la houlette de l’auguste Mollet…

      Le 12 novembre de cette même année, à la tribune de l’Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d’Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu’une forme terminale : la guerre. », puis l’Algérie, c’est la France. Un vrai socialiste…

      De tous ces socialistes avant le suicide assisté le seul qui bénéficie de ma considération est Pierre Mendès France qui avait eu la mauvaise idée de prendre Tonton comme ministre de l’intérieur.

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    • RGT // 04.05.2021 à 15h42

      La « gôôôche » et les fauxcialistes ont déjà été dénoncés pour leur hypocrisie il y a 170 ans déjà par Proudhon, mais bien sûr personne ne pense à le rappeler.

      Quelque soit le candidat de n’importe quel parti, à moins d’être nommé par les militants avec un mandat IMPÉRATIF l’obligeant à respecter la volonté de ceux qu’il est censé représenter, il finira tôt ou tard par ne plus suivre que son propre intérêt afin de préserver son gagne-pain et surtout de le faire fructifier en prévision du jour où il sera répudié par ses électeurs écœurés.

      Si on permet à des types de nous « représenter » sans pouvoir ensuite les contraindre à respecter les souhaits de tous ceux qui lui ont accordé leur confiance l’issue est systématiquement la même : ces types profiteront de la situation afin de favoriser leurs intérêts et s’assoiront sans complexe sur les « valeurs » qu’ils ont « défendues » lors de leur candidature.

      Et comme les institutions sont faites pour justement favoriser ce comportement parasitaire afin de permettre à d’autres parasites de prospérer sous les écrans radar il ne faut pas s’étonner de ces comportements nuisibles.

      Seuls les plus corrompus ou les plus corruptibles peuvent parvenir en haut de l’affiche.
      Et depuis la « victoire de la gôôôche » de 1981 et les manigances du Prince de Jarnac (avec le « coup d’état » fatal de 1983) il ne faut pas s’étonner du tournant pris par les « défenseurs de la cause sociale » et le fait qu’ils se promènent désormais à visage découvert.

      Quant à Mélenchon, il ne faut SURTOUT RIEN ATTENDRE DE CE SINISTRE INDIVIDU.
      N’oublions jamais qu’il est un pur produit de cet opportunisme politique.

      Et bien sûr, il fait le vide autour de lui en évinçant tous ceux qui sont sincèrement motivés à changer la donne de ce ronron politicard qui permet à ces « élites » de stimuler leur ego et de leur garantir des revenus suffisants pour être à l’abri du besoin jusqu’à la fin de leur existence.

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  • LibEgaFra // 01.05.2021 à 07h41

    Le « hol-landisme », maladie fatale pour une soi-disante « gauche ». Une totale absence de conscience politique.

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    • pseudo // 01.05.2021 à 11h51

      le lol-andisme vous vouliez dire ^^ rajout de texte pour la qualité toussa

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  • Guadet // 01.05.2021 à 07h47

    Cela fait longtemps que « la gauche » est un clone de la droite. Marcel Aymé le dénonçait dès les années trente et Michéa en fait l’historique.
    Il ne faut pourtant pas douter qu’il y a a à l’origine de belles idées sincères. Pourquoi est-ce que l’opposition au libéralisme capitaliste tourne toujours en défense du libéralisme capitaliste. Les mouvements chrétiens sociaux ont connu la même métamorphose, passant de la défense du peuple à la défense du capital. Jacques Delors, enfant des deux oppositions, socialiste et chrétienne, sera pourtant l’un des pères de la dictature néolibérale de l’UE. Pourquoi ?
    Je crois que le problème est de vouloir combattre une chose tout en gardant les mêmes racines que cette chose, c’est à dire ici la philosophie libérale du XVIIIe siècle. Pourtant, de quelque manière qu’on le retourne, ce libéralisme débouchera toujours sur la même chose : domination des riches et destruction de la planète.

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    • Havoc // 01.05.2021 à 09h55

      Le principal écrit politique de Marcel Aymé (dans son corpus littéraire) est d’avoir dénoncé la « gauchisation » romantique de la classe bourgeoise. Le seul phénomène politique de son temps qui l’ait conduit à produire une œuvre conséquente est la dérive de la progéniture de la Bourgeoisie qui au lieu de défendre ses intérêts de classe, préférait adhérer à la défense des Pauvres, du Peuple et des réprouvés, au nom d’un idéal romantique (in « Le Confort Intellectuel »).

      Il a donc beaucoup plus écrit là-dessus que sur l’hypocrisie politique de la Gauche, d’autant que l’hypocrisie constituait pour lui un thème général. Surtout, il faut bien retenir que chez Marcel Aymé, l’étude des comportements déviants ne constitue pas un procès moral, mais une tentative d’explication, de description de fonctionnements psychologiques inconscients. Comme il l’écrit après que les parents de Delphine et Marinette, transformées l’une en âne, l’autre en cheval, ne les ont ni fait rechercher après leur disparition, ni bien soignées en raison de leur souci de rentabiliser tous les animaux de la ferme, ni appelé le retour de leur vœux: « Au fond, c’étaient d’excellents parents ».

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      • Patrick // 01.05.2021 à 13h31

        Gauchisation de la bourgeoisie ..on a les mêmes aujourd’hui , les bobos de centre ville.
        Ils ont juste changé de cibles, la lutte des classes remplacée par la pseudo défense des minorités.
        Mêmes ressorts , mêmes résultats

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        • Gracques // 01.05.2021 à 14h06

          ha ?
          « la lutte des classes » des « bourgeois gauchis » à entrainé la disparition des capacités industrielles et productives de ce pays ? ont entrainé l »ubérisation » du salariat et la privatisation d’anciens services public ?
          tout ca, la faute de la CGT peut etre ?
          a travers quelles oeilleres voyez vous le monde ?
          Pas « rouge » en tout cas.

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          • Patrick // 01.05.2021 à 14h18

            Capacités industrielles du pays ?
            Tous les gouvernements ont pris toutes les dispositions nécessaires pour les faire disparaître, donc elles ont logiquement disparu. Il n’y a pas vraiment de raison de créer ou laisser une usine en France, alors il faut pas s’étonner qu’elles disparaissent.
            Les syndicats en sont en partie responsables , mais ils ne sont pas les seuls.
            Avantage : les ouvriers français ne sont plus exploités par ces s..ds de patrons.

            Privatisation des services publics ? Où ça ?.

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            • Anfer // 01.05.2021 à 14h48

              Les dispositions en question, c’est la libre circulation des capitaux et le libre échange.

              Pas trop de gauche comme idées…

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            • Patrick // 01.05.2021 à 15h11

              libre circulation des capitaux , libre échange ??

              oui et alors ? l’Allemagne , la Suisse et d’autres pays sont aussi soumis à ces horreurs qui créent la misère et la désolation .. et pourtant tout se passe bien.
              Il va falloir trouver d’autres raisons purement françaises.

              on pourrait citer l’avalanche de lois, réglementations , normes ..
              on pourrait citer la montagne de taxes , impôts , cotisations ( selon la cour des comptes , il existe 233 types de prélèvements sur les entreprises .. faut le faire ).

              Un exemple : il y a quelques années , j’avais discuté avec un directeur d’usine avec lequel je travaillais .. il devait agrandir l’usine pour faire face à la demande . temps de paperasserie nécessaire estimée : 18 mois avant de commencer les travaux . Le groupe avait tout intérêt d’aller construire une usine ailleurs dans le monde.

              Et pour couronner tout ça il y a le passage à l’Euro , avec une parité totalement inadaptée à notre mode de fonctionnement . Nous avons besoin d’une monnaie faible.

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            • Anfer // 01.05.2021 à 17h18

              « Tout se passe bien »…

              En Allemagne, pauvreté plus forte qu’en France, temps partiel subit généralisé.
              La seule chose qui les « sauve », c’est que les riches préfèrent placer leurs capitaux en spéculant dans l’immobilier parisien ou sur la côte d’Azur qu’à Francfort ou Stuttgart.

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            • Micmac // 01.05.2021 à 18h38

              La Suisse a conservé de solides mesures protectionnistes pour protéger son agriculture et son industrie.

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      • Guadet // 02.05.2021 à 07h56

        Si on voit Le Confort intellectuel comme un écrit politique, il faut se rappeler qu’il s’agit du discours d’un bourgeois qui s’oppose à « je », qui représente Marcel Aymé. Ce discours permet une peinture psychologique et sociologique qui prophétise génialement l’avènement du bobo, mais l’auteur dénonce surtout l’hypocrisie de la classe bourgeoise, représentée par Anaïs, aux moments du Front populaire et de la Libération.
        Relisez Le Confort intellectuel, vous y verrez annoncée la figure de Macron qui se revendique de gauche, emploie le vocabulaire révolutionnaire, rejette la culture classique et le nationalisme parce que « bourgeois », est prêt à toutes les réformes sociétales mais aussi à écraser le peuple pour défendre le capital. Il a atteint, lui, le confort intellectuel recherchée par le bourgeois du livre, un peu ridicule et dépassé, mais d’une manière moderne et dynamique qui n’aurait pas étonné Marcel Aymé.
        Les idées politiques de Marcel Aymé, plutôt anarchistes, sont à chercher plutôt dans le reste de son œuvre. On y voit dénoncée l’exploitation de la classe ouvrière, mais aussi le fait que « la gauche », si elle peut adoucir la condition de cette classe, ne la libère pas de sa servitude.

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    • pseudo // 01.05.2021 à 12h00

      oui, mais le texte n’a pas tord de décrire cette gauche comme des outils politiciens sans subtance, machines à briser les espoirs nés de promesses trop vites acceptées.
      Même si vous avez raison sur ce qu’il va advenir et que je crois comprendre comment un vote à gauche pourrait y remédier, mais, c’est un idéal qui après plusieurs décennies d’essais s’est révélé inatteignable lorsque le reste du monde est tourné vers une autre idéologie.
      Voter à gauche c’est voter à rebours du reste du monde, hors, on arrive déjà pas à tenir la politique que l’on veut dans ce pays.

      On a un sérieux problème dans ce pays, on a travesti la droite pour la faire passer pour de la gauche aux yeux du peuple, et on a travesti la gauche pour la vendre au reste du monde.
      C’est dans cette manigance que tient notre idéal malmené dans un interstice rétrécit chaque jour.

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      • Gracques // 01.05.2021 à 13h52

        la gauche ca toujours ete le peuple , dans la rue !
        pas les gouvernants , toujours
        et pour cause , pas de gouvernement de gauche sans trouille des possedants.
        il faut un peuple dans la rue pour qu’un gouvernement de gauche puisse faire la moindre reforme socaile.

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    • BOURDEAUX // 01.05.2021 à 16h09

      Pourquoi est-ce que l’opposition au libéralisme capitaliste tourne toujours en défense du libéralisme capitaliste. Voilà une bonne question ! Ne serait-ce pas parce que le capitalisme libéral, si imparfait soit-il, est le seul chemin qu’on ait jusqu’à ce jour trouvé pour tenir les promesses « de gauche » ? Votre opposition vertueuse au libéralisme capitaliste me semble vouée à une éternité stérile, car elle ne peut survivre que dans les interstices de ce système qu’elle combat; comme un virus dans un organisme : il le combat, mais si l’organisme qui l’abrite cesse de vivre, il meurt avec lui…

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  • calal // 01.05.2021 à 08h23

    Attention aux florileges d’articles des medias qui vont pousser a l’abstention.Detruire l’espoir que l’on peut mettre dans les rivaux potentiels a macron,multiplier les candidatures « parasites » et « inutiles » pour compliquer les choix et les prises de decision, les medias et le monde politique va multiplier les coups tordus pour fabriquer de l’abstention ce qui va favoriser la reelection de Macron.

    Allez voter n’importe quoi plutot que de vous abstenir: voila la lecon du quinquennat de macron. 60% d’abstention ca veut dire que n’importe qui peut etre plus legitime que macron. si un quart des 60% d’abstentionnistes votaient le candidat X,ca lui fait automatiquement 15% des voix et il est au second tour…

    Voter ne sert plus a grand chose vu les gardes fous administratifs,juridiques et economiques tant au niveau local,national,europeen et international dont s’est entoure le grand capital. Mais cela ne coute pas grand chose:juste 30 minutes pour mettre un papier dans l’urne,peut importe le nom sur ce papier…Juste le fait de se deplacer et de refuser cette future abstention encouragee par les medias sera deja un geste de resistance: le nombre est avec nous,servons en nous…

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    • Rond // 02.05.2021 à 07h51

      Merci !
      C’est mon credo depuis des lustres. Votez pour votre grand-mère, le voisin d’en face ou votre poulpe préféré, mais votez … avec le sourire !
      Surprenons-les !

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  • Fpole // 01.05.2021 à 08h28

    L’article serait intéressant s’il ne partait pas d’une constatation factuellement fausse ou de mauvaise foi.
    Macron s’est entouré principalement de personnalités de « gauche ». Les premiers ministres, le ministre de l’économie sont tous issus de LR. Quand on sait le rôle de l’économie, prétendre que la « gauche » accompagne Macron, c’est… osé.
    Blanquer, Darmanin et Dupont-Moretti, 3 ministres de « gauche »?
    Si le PS a mis 1 an pour se décider à se classer dans l’opposition à la suite d’un vote favorable à une motion de censure, de 2 choses l’une :
    Soit la politique de Macron a changé au bout d’un an, soit le PS n’était pas de gauche.
    Dire que la gauche a trahi, particulièrement avec Hollande, c’est un doux euphémisme. A sa décharge elle n’est pas la seule.
    La droite qui est censée être pragmatique, bonne gestionnaire, elle n’a jamais trahi. L’inflation des lois, notamment sécuritaires, la maîtrise de la dette publique, ont été effectivement de grandes réussites.
    Ne parlons même pas de la ratification du TCE sous Sarkozy.
    Ne pas faire confiance à la gauche, d’accord, mais quand il pleut, ce n’est pas une idée géniale de se jeter dans l’eau pour échapper à la dite pluie.

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    • Anfer // 01.05.2021 à 18h39

      La droite ne déçoit pas son électorat, vu que même ceux qui se prétendent de gauche font une politique de droite.

      Peut-être que ceux qui votent à droite en gagnant moins de 5000€ par mois sont juste… un peu con.

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    • Paul // 02.05.2021 à 20h51

      Très bien dit

      je ne connais pas l’auteur, mais je le sens quand même de mauvaise foi

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  • Obermeyer // 01.05.2021 à 08h30

     » Franchement , est ce que ça changera quelque chose de remplacer Macron par Hidalgo , Jadot ou Melenchon ?  »
    Et c’est un ancien communiste qui pose la question !
    Avec Hidalgo ou Jadot , ça ne changera pas grand chose , ça sera du Hollande bis . Avec Mélenchon c’est un vrai programme de rupture , très travaillé depuis des années qui sera appliqué . Fin de la 5eme , de l’appartenance à l’Otan , redistribution des richesses et énormes investissements dans l’écologie ( et notamment agriculture ) pour redéployer des emplois . La dernière fois la moitié des 6% de Hamon aurait suffit , et on n’en serait pas là aujourd’hui . Macron président de gauche ? Après la séquence G J ( et toutes les lois en faveurs des nantis et des multinationales , les restrictions des libertés dans la séquence covid ) on a tous pu constater que sa politique ressemble plus à l’extrême droite qu’au socialisme . Ce papier et ce journaliste sont désespérants .

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    • Ovni de Mars // 01.05.2021 à 11h26

      Ce rédacteur Descartes écrit des articles très intéressants sur son blog mais y glisse toujours une peau de banane pour Mélenchon. C’est curieusement un obsédé anti-Mélenchon, comme le chroniqueur médiatique Eric Naulleau.
      Là, c’est donc supposer croire que la LFI ferait la même politique qu’une Hidalgo. Affirmation gratuite tant que l’on aura pas vu ce parti au pouvoir.
      Affirmation gratuite car Hidalgo, Montebourg ou le PS à la différence de la LFI n’ont pas de programme politique pour 2022 ! Le programme de la LFI est keynésien et croissantiste. On peut le regretter mais il a à minima le mérite de la sortie de l’OTAN, du nucléaire et plein d’autres choses intéressantes
      La seule chose qui peut faire douter est effectivement comme le souligne Descartes, l’admiration qu’éprouve Mélenchon pour Mitterand et le fait qu’il ait participé au gouvernement Jospin sans réagir aux privatisations. et à Maastricht
      Mais je ne vois pas pourquoi, étant donnée la mauvaise situation économique de la France, Mélenchon, une fois au pouvoir, serait assez cinglé pour continuer dans la voie du néo-libéralisme à l’exact opposé de son programme et alors que ce même néo-libéralisme est de plus en plus remis en question internationalement

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      • pseudo // 01.05.2021 à 12h13

        > Là, c’est donc supposer croire que la LFI ferait la même politique qu’une Hidalgo. Affirmation gratuite tant que l’on aura pas vu ce parti au pouvoir.

        Du coup vous avalisez le fait que les programmes électoraux c’est useless, c’est pour la déco, qu’on ne peut pas juger dessus…. ça commence bien. Le pire c’est que vous analysez parfaitement le phénomène dans > l’admiration qu’éprouve Mélenchon pour Mitterand et le fait qu’il ait participé au gouvernement Jospin sans réagir aux privatisations. et à Maastricht <

        si comme le dicte nous l'apprend, on a les politiciens que nous méritons, je ne chercherais pas plus loin la grandeur de la décadence.

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        • Ovni de Mars // 01.05.2021 à 12h54

          Du coup vous avalisez le fait que les programmes électoraux c’est useless, c’est pour la déco, qu’on ne peut pas juger dessus…. ça commence bien

          Je n’ai pas compris ce que vous dites. En quoi ai-je avalisé quoi que ce soit ?

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        • Anfer // 01.05.2021 à 14h57

          Sauf que, mélenchon à expliqué pourquoi il a voté en faveur de Maastrich en 1992, par discipline, il venait de voter contre la guerre du Golfe, au mepris des consignes de son parti, aussi par manque de réflexion.
          Il explique aussi pourquoi c’était une erreur, et qu’ensuite il a voté contre le traité de Nice, puis fait campagne contre le traité constitutionnel, au mépris des consignes de son parti, pour finalement le quitter.

          Un homme politique qui reconnaît s’être trompé, c’est suffisamment rare pour le remarquer.

          Faut-il lui faire un chèque en blanc pour autant ?
          Non, mais hurler avec la meute des éditorialistes, non plus.

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      • Descartes // 01.05.2021 à 13h56

        @ Ovni de Mars

        « Ce rédacteur Descartes écrit des articles très intéressants sur son blog mais y glisse toujours une peau de banane pour Mélenchon. C’est curieusement un obsédé anti-Mélenchon, comme le chroniqueur médiatique Eric Naulleau. »

        Quand on n’a pas d’arguments pour attaquer le message, on attaque le messager. Classique…

        « Là, c’est donc supposer croire que la LFI ferait la même politique qu’une Hidalgo. Affirmation gratuite tant que l’on aura pas vu ce parti au pouvoir. »

        Vous voulez dire qu’on ne peut pas savoir quelle politique ferait le RN « tant qu’on l’a pas vu au pouvoir » ?
        Mélenchon n’est pas né d’hier. Il a une longue trajectoire politique, il a beaucoup écrit et beaucoup parlé. On peut donc en examinant son passé, avoir une idée assez claire de ce qu’il ferait s’il était au pouvoir. Relisez par exemple son intervention au Sénat lors du débat de ratification du traité de Maastricht. Ou bien ses conférences sur Mitterrand et son héritage…

        Vous me direz qu’il a pu changer. Ce serait lui faire injure. Après tout, un véritable homme d’Etat ne change pas d’opinion sur des sujets aussi fondamentaux comme ça, par caprice. Il ne peut que changer au bout d’un long cheminement intellectuel. Cheminement dont on ne trouve pas la moindre trace dans les écrits ou dans les discours de ce cher Jean-Luc…

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        • Anfer // 01.05.2021 à 17h24

          Pourtant quand il parle de Mitterand, c’est la baisse du temps de travail, les nationalisations, l’abolition de la peine de mort, la depenalisation de l’homosexualité.

          Et dire qu’il n’a eu aucun cheminement intellectuel, aucune remise en question…
          Avez vous seulement cherché ?
          Il reconnaît son erreur sur Maastricht, avoir négligé l’écologie, les errements et le manque de travail de son bord politique.

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          • Descartes // 05.05.2021 à 12h30

            Non. L’admiration de Mélenchon pour Mitterrand ne se réduit pas à la baisse du temps de travail, les nationalisations, l’abolition de la peine de mort ou la dépénalisation de l’homosexualité – cette dernière est d’ailleurs fantasmatique: l’homosexualité n’a jamais été pénalisée en France depuis le XIXème siècle. Mitterrand n’a fait que supprimer l’inégalité quant à l’âge du consentement pour les rapports homosexuels. Mélenchon fait à chaque opportunité l’éloge de l’homme Mitterrand, de sa stratégie de conquête du pouvoir, de la construction européenne…

            Bien sur, aucun homme politique n’a fait que des mauvaises choses. Après tout, on doit à Pétain le premier régime général de retraites. Et cependant, que penseriez-vous d’un homme politique qui ferait l’éloge appuyé de Pétain à chacune de ses interventions ? Lui confierez-vous la direction de notre République ?

            Quant au « cheminement intellectuel » de Mélenchon, vous faites erreur en disant que Mélenchon a reconnu « son erreur » sur Maastricht. Je vous mets au défi de me montrer un texte ou le Petit Timonier reconnait SON erreur – la reconnaissance collective ne vaut rien dans ce cas – et explique comment il a été amené à la commettre et qu’est ce qui ferait qu’il ne la commettrait plus. Le plus proche d’une reconnaissance, c’est une petite phrase glissée dans un entretien: « sur Maastricht, Chevènement avait raison ». C’est un peu court, comme « cheminement »…

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        • Ovni de Mars // 01.05.2021 à 21h33

          > Quand on n’a pas d’arguments pour attaquer le message, on attaque le messager. Classique…

          Je ne vous attaquais pas ! je reconnais que vous avez évidemment parfaitement le droit de ne pas aimer Mélenchon et de vouloir mettre en garde contre lui si vous estimez qu’il est une nuisance voire un danger pour la gauche. D’autant que communiste ou ancien communiste, vous n’avez pas d’estime pour les admirateurs de Mitterrand

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          • Descartes // 05.05.2021 à 12h33

            Mais justement, la question n’est pas « d’aimer » ou non Mélenchon. L’amour, l’estime ou la haine sont des sentiments privés qui motivent le messager, mais n’ont aucun effet sur le message. Que j’aime ou je déteste Mélenchon ne devrait pas vous préoccuper. La seule question est de savoir si les faits et les arguments que je cite dans mon réquisitoire sont où non établis et valables. Tout le reste n’a rien à faire dans le débat politique.

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        • cépajuste // 02.05.2021 à 07h20

          «  Vous me direz qu’il a pu changer. Ce serait lui faire injure. Après tout, un véritable homme d’Etat ne change pas d’opinion sur des sujets aussi fondamentaux comme ça, par caprice. »
          Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et je ne pense pas que Mélenchon en soit un. Pourquoi ce serait lui faire injure ? Il a évidemment changé puisqu’il a quitté le PS en 2008 et il a d’ailleurs reconnu qu’il s’était trompé sur Maastricht.

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          • Descartes // 05.05.2021 à 12h40

            Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais il n’y a que les girouettes qui en changent sans explication. Et Mélenchon est particulièrement peu dissert quand il s’agit d’expliquer en quoi consistait exactement son erreur d’analyse en 1992.

            Parce que, est c’est là pour moi l’essentiel, en fait Mélenchon n’a nullement changé d’avis. Il est toujours favorable à une Europe supranationale, c’est à dire, à des institutions européennes ayant une véritable souveraineté. Il s’imagine – c’est la logique de « l’autre Europe », que si le rapport de forces était différent une telle Europe pourrait être sociale, écologique, démocratique est que sais-je. Exactement ce qu’il pensait en 1992, quand il a fait voter « oui » à Maastricht. La seule « autocritique » de Mélenchon par rapport à cette époque, c’est sur son analyse du rapport de forces: il pensait qu’en 1992 Mitterrand pouvait imposer à l’UE un certain nombre de valeurs, il s’est trompé. Mais il n’a jamais renié son analyse sur le fond, à savoir, qu’une Europe peut être à la fois supranationale et démocratique et sociale.

            C’est pourquoi Mélenchon ne remet jamais en cause la STRUCTURE de la construction européenne, à savoir, la logique supranationale. L’erreur qu’il a faite en 1992, il pourrait la refaire aujourd’hui.

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      • Gracques // 01.05.2021 à 14h14

        Rapport de force ….
        dire Melenchon est déja un echec
        LFI un peu mieux , un peu
        Classes populaires , bien mieux
        Et « peuple » serait l’ideal , si une grande masse de francais se reconnaissent dans cette notion eminament construite et politique
        Un président , un gouvernement , n’est rien sans le « peuple » la fourche en avant ne pousse les « gouvernants » a charger .
        Et meme là , il faudra du courage face aux puissances installées , mais je pense qu’une fenetre historique se met en place face au constat de l’echec de l’occident face a cette pandemie et de la prise de conscience des défis futurs.

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    • Descartes // 01.05.2021 à 13h45

      « Avec Mélenchon c’est un vrai programme de rupture » ? Oui, comme celui de Mitterrand en 1981. On sait ce qu’il en est devenu. Tiens, pour ne prendre qu’un exemple, Mitterrand aussi avait promis d’en finir avec la Vème République. Il avait même écrit un essai resté célèbre, « le coup d’Etat permanent » pour en faire la critique. Pensez-vous qu’il ait réalisé cette promesse ? Non, bien sur que non. La Vème République mitterrandienne avait au contraire tous les défauts de la Vème gaullienne et aucune de ses qualités. Alors, pourquoi pensez-vous que Mélenchon, qui proclame en permanence son admiration pour François Mitterrand, s’abstiendrait d’imiter son modèle sur ce point ?

      Lorsque je demande si substituer X par Y changerait quelque chose, ma question ne porte pas sur le PROGRAMME. La promesse de raser gratis demain n’a jamais provoqué de « rupture ». La véritable question, c’est la volonté politique de mettre en œuvre le programme – et d’en payer le prix. Et pour ce qui concerne Mélenchon, je n’y crois pas un instant. Et je n’y crois pas, parce que j’ai vécu la « victoire » de 1981. J’ai vu gouverner le même Mitterrand qui, quelques années plus tôt, criait à la tribune que « celui qui ne veut pas la rupture avec le capitalisme n’a pas sa place au Partis socialiste ». Et à l’époque, il y avait des gens pour le croire, un peu comme vous aujourd’hui…

        +9

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      • Gracques // 01.05.2021 à 14h22

        Moi ausi j’ai vecu cette époque , et j’ai compris des l’été 1981 que nous aurions au mieux une petite avancée …
        Personne dans la rue pour pousser le changement et toute la structure etatique et economique stupéfaite pendant deux mois , puis revenant a la charge , Reagan et Thatcher étaient l’étendard de la reaction a la social democratie qui avait connu son apogée dans les années 70 ( mais ça on ne le savait pas encore).
        Mitterand a été élu trop tard , a contre temps …. nous sommes souvent en retard en France, et ça continu , Macron aussi est pris a contre temps , ca commence a se sentir.

        CE SONT LES HOMMES QUI FONT L HISTOIRE MAIS ILS NE SAVENT PAS L HISTOIRE QU ILS FONT.

          +4

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        • Anfer // 01.05.2021 à 15h00

          Oui, et pour ceux qui croient que Giscard et Barre nous auraient réservés des lendemains qui chantent, revenez sur terre, la purge libérale aurait été bien pire encore.

            +5

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          • Descartes // 05.05.2021 à 12h45

            Je ne sais pas si la politique mise en œuvre aurait été meilleure – ou même très différente – avec Giscard/Barre plutôt qu’avec Mitterrand/Delors. La seule chose que je sais, c’est que Giscard/Barre aurait trouvé une opposition aux politiques libérales dans la rue et à l’assemblée, ce qui ne fut pas le cas de Mitterrand/Delors. La « gauche » a fait ce que la « droite » n’aurait probablement pas réussi à faire…

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      • cépajuste // 02.05.2021 à 07h25

        Mitterrand a tout de même appliqué son programme en 1981 : retraite à 60 ans, nationalisations, 5e semaine de CP, hausse du smic. Il y a eu ce tournant en 1983 parce qu’il a renoncé à sortir du SME mais on ne peut pas dire qu’il n’a pas respecté son programme, au moins les deux premières années.

          +7

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        • Descartes // 05.05.2021 à 12h49

          Faut pas trop exagérer. Vous aurez remarqué que le patronat a très mollement protesté contre la 5ème semaine de congés payés. La raison est simple: cela ne changeait pas grande chose. En 1981 la 5ème semaine de congé payé était déjà une réalité conventionnelle dans la plupart des branches professionnelles. Mitterrand n’a fait que l’inscrire dans la loi. Même chose pour la hausse du SMIC. Le SMIC était régulièrement rehaussé pour tenir compte de l’inflation.

          Cela étant dit, si cela vous satisfait qu’un homme politique respecte son programme les deux premières années et le trahisse pendant les douze années qui suivent…

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    • Kasper // 02.05.2021 à 00h59

      Sauf que LFI ne pourra jamais appliquer son programme parce qu’ils refusent de sortir de l’UE. Ils pourraient avoir le programme parfait qui coche toutes mes cases à part celle la que je ne voterai toujours pas pour eux, vu que c’est la condition nécessaire pour tout le reste.

        +3

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      • gracques // 02.05.2021 à 09h09

        ‘Sortir’ de l’europe prend deux ans de luttes épuisantes
        Faire sans , c’est à dire désobéir prend le temps et l’énergie demande pour décider et mettre en oeuvre les décisions jugées utiles.
        Et en plus cela donne l’initaitive au gouvernement et permet de subir un peu moins la contre attaque des forces capitalistes qui ont instituées ‘l’europe’.

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        • step // 02.05.2021 à 12h18

          c’est vrai que les grecs par la pénurie organisée par la BCE sur la monnaie lors du refus du référendum n’ont pas subi la contre attaque des forces capitaliste. L’Europe est un outil de répression de ces forces. Y rester, c’est subir encore plus la contre-attaque.

            +3

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          • Anfer // 02.05.2021 à 12h40

            La France n’est pas la Grèce, ça ne vous a pas échappé il me semble ?

            Si la 2ème économie de l’UE sort des traités, ça n’a pas du tout le même impact.

              +8

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            • step // 02.05.2021 à 15h44

              mouais, « le coq est le seul animal qui chante les pieds dans la m.. ». On peut toujours s’illusionner sur notre Grandeur, ou bien comprendre qu’en face ce sont des cons, et que les cons « ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait »….Ou alors ils ont une vision « pour le monde » et dans ce cas là sacrifier la France et en faire un pays failli est parfaitement envisageable. Évitons de nous illusionner sur notre « importance ».

                +0

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            • Anfer // 02.05.2021 à 18h13

              Je pense que vous ne saisissez pas ce que signifie le concept de « rapport de force ».

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            • step // 02.05.2021 à 22h02

              ho si je le comprends très bien mais je ne nous surestime pas. Nous ne sommes pas un pays riche mais un payé endetté à qui on ne demande pas payer.
              Si le « rapport de force » ne prend pas, on fait quoi ? un nouveau 83 ? Je trouve cette prétention à « ne pas imaginer » qu »on essayera pas de nous marcher sur la gueule comme à de vulgaires péons … suspecte.
              C’est toute la pression qu’il a fallu sur LFI pour la sortie d’un plan B, lâché du bout des lèvres.

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            • Anfer // 03.05.2021 à 09h21

              Si on part du principe que nous pouvons nous endetter gratuitement, ce qui est le cas.
              Alors le financement d’un programme de rupture est possible.

              Si on suppose que les « marchés financiers » vont essayer de nous faire payer, alors il faut juste augmenter l’obligation pour les banques françaises de détenir de la dette publique.

              La dette c’est un non problème, c’est juste une obsession de liberaux qui ne comprennent rien à l’économie, et croient que l’état est un ménage qui se gère comme une épicerie.

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            • step // 03.05.2021 à 10h45

              La dette n’est effectivement pas un problème, mais l’utilisation politique qui peut en être faite afin de faire rentrer dans le rang les déviants, elle, peut l’être. Les libéraux « de gouvernement » n’ont jamais géré leur budget comme celui d’une épicerie, par contre cette vision revient immédiatement à la charge dès qu’une politique alternative est mise en place, conséquences absurdes comprises. Là encore c’est naïveté de s’imaginer que les « libéraux sont des imbéciles », ils utilisent cet argumentaire pour justifier la rétorsion, ils n’y croient pas eux même.

              Augmenter la détention de dette par les banques française, sera par exemple utilisée pour abaisser la note de ces banques et déclencher des difficultés de financement pour ces établissements (si tant est qu’ils jouent le jeu). Va falloir être un peu plus retords, on ne cherche pas à corriger un système économique qui dysfonctionne, mais un système économique qui fonctionne très bien pour la minorité au pouvoir.

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              Alerter
        • Descartes // 05.05.2021 à 12h56

          Je suis toujours surpris par la proposition de « désobéir » portée par LFI. Je pense qu’elle révèle une véritable méconnaissance des mécanismes institutionnels. Imaginons par exemple que le gouvernement français décide de « désobéir » à une directive européenne, disons par exemple celle qui commande de privatiser les barrages hydroélectriques. Une entreprise pourra aller devant le juge administratif, en exigeant l’ouverture à la concurrence, ET LE JUGE SERA OBLIGE DE LUI DONNER RAISON, parce que la France a signé un traité qui l’engage à appliquer les directives européennes. Et que fera le gouvernement alors ? Il refusera d’appliquer la décision de justice ? C’est quand même embêtant d’imaginer que le gouvernement pourrait s’asseoir sur les décisions des juges, vous ne trouvez pas ?

          L’idée de la « désobéissance » est une idée adolescente. Ce n’est pas comme cela que fonctionne un Etat: ou bien on respecte les règles, ou bien on les change – ce qui dans le cas d’espèce implique sortir des traités européens.

            +2

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  • emmanueL // 01.05.2021 à 09h02

    Un macronisme de gauche ?
    Hollande de gauche ?
    Hidalgo de gauche ?
    Le PS de gauche ?
    « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur de du monde ».
    Faut-il voir dans cette tribune de la malveillance ou juste une vision déformée par un abus de mass média ?
    Le jeu de la droite et aucune clairvoyance en tout cas.

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  • Jérôme // 01.05.2021 à 09h05

    Je trouve l’article excellent.

    Il passe juste à côté d’un aspect fondamental de la situation : le déclin historique et structurel de la gauche en France et en Europe en général.

    Dans les dernières enquêtes d’opinion, on a grosso modo 15% de français qui se disent de sensibilité de gauche, 33% de centre et 40% de droite. Et dans le centre, vous avez une bonne moitié qui était auparavant l’anime droite du PS : le centre-gauche deloro-rocardien qu’incarne Macron.

    Malgré la déception suscitée par Macron dans son électorat venu de la gauche, l’addition des intentions de vote pour tous les candidats de gauche oscille entre 25 et 27%.

    Et surtout au 2ème tour quel que soit le candidat de gauche, il serait battu nettement par les candidats centristes, de droite, et même Le Pen.

    Et soyons clairs : ce n’est pas à cause de leurs programmes économiques respectifs qui font que Le Pen écraserait Mélenchon. Le problème de la gauche, ce n’est pas l’économie et le socialisme : c’est le Peuple français. Comme les aristocrates en leur temps, cette gauche-là, a forcé de vouloir être toujours plus internationaliste et post-nationale, est en opposition avec la volonté et la préoccupation des trois quarts du pays sur un sujet fondamental.

      +8

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    • LibEgaFra // 01.05.2021 à 10h05

      Trouver pour trouver, je trouve que vos commentaires sont sans aucun intérêt. Heureusement ils sont très courts.

        +1

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    • Descartes // 01.05.2021 à 14h02

      @ Jerôme

      « Il passe juste à côté d’un aspect fondamental de la situation : le déclin historique et structurel de la gauche en France et en Europe en général. »

      Si je « passe à côté », c’est essentiellement parce que je ne crois pas que ce « déclin » soit réel. Quand vous dites que l’addition du vote pour les candidats de gauche fait 25 à 27%, vous excluez implicitement de la « gauche » le candidat Macron. Mais est-ce justifié ? En quoi le candidat Macron est plus « à droite » que le candidat Deferre en 1969 ou le candidat Mitterrand en 1981 ?

      Si vous retenez les critères qui délimitent la « vraie gauche », vous tombez peut-être à 25%… mais quand cette gauche a-t-elle été plus forte ?

        +1

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    • Gracques // 01.05.2021 à 14h30

      Les Gilets Jaunes vont ont répondu par anticipation …..
      la realité sociale est là !
      votre seule hantise est l’alliance des classes moyennes inférieures et des classes populaires des banlieues .

        +6

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      • Descartes // 05.05.2021 à 12h58

        Je n’ai pas compris ce que les Gilets Jaunes viennent faire là. Vous les mettez du côté des « classes moyennes inférieures » ou « des classes populaires des banlieues » ?

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    • Recits d’Yves // 03.05.2021 à 12h45

      Je pense que c’est davantage une question de cycle social. La gauche (ie, Blum) est arrivée au pouvoir comme régulateur des actions d’une droite qui va du centre à son extrême.
      Ou encore, lorsque l’Histoire l’y invite comme la récompense de sa participation au combat contre la peste (ie: les communistes au lendemain de la 2nde guerre mondiale).
      Et sinon, lorsque le Peuple lui-même a pris la voix contre ceux qui l’ont fort méprisé jusqu’à le faire crever (1848;1871)
      Ces événements cycliques ont tous abouti à des réformes sociales qui ont toutes été attaquées par la suite par la droite bourgeoise qui en effet, ne partage le pouvoir qu’avec elle-même.

      Nous sommes un pays gouverné par la droite (et cela depuis toujours) qui préfère gérer des crises sociales de temps en temps plutôt que de construire une Nation réellement basée sur un bien commun. C’était l’objectif d’un certain Jean Jaurès que le Vilain de droite a assassiné en 1914.

        +4

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  • vert-de-taire // 01.05.2021 à 09h07

    Cet article se paye de mots.
    Parler de la gauche en y mettant le PS, Hidalgo, Jadot, Taubira, Montebourg ou Hamon
    c’est une pure escroquerie intellectuelle et ou un singulier manque de discernement.

    C’est donc parler pour ne rien dire.

    Certes on sent l’amertume, le regret d’une gauche comme force contre la dictature en marche.
    Mais quand on confond la sociale-démocratie avec la gauche, c’est l’égarement, la confusion, le n’importe-quoi. C’est prendre le Spectacle pour le réel. Au fou !

    PS pour JLM on peut avoir un doute dans la mesure où il a proposé vraiment autre-chose (comme une constitution et détruire la monarchie). Cela-dit son égo est bloquant et interdit toute pluralité, c’est donc perdu d’avance.

      +13

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    • Fpole // 01.05.2021 à 10h59

      Dommage que votre commentaire se termine sur l’égo de JLM. L’égo étant la chose la mieux partagée, au moins en politique. D’autant plus que l’egotiste en chef prévoit le passage à la 6eme république.
      Lionel Jospin n’avait pas un égo démesuré, on ne peut pas dire que ça lui ait réussi en 2002. (Mener une politique sociale démocrate quand on est au PS, ça n’a pas aidé)

        +14

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      • vert-de-taire // 01.05.2021 à 12h55

        Très juste remarque.
        (vous semblez regretter une imperfection dans mon texte … je revendique l’imperfection comme encore vivant)
        L’égo est nécessaire dans le monde des champions exigé par notre cerveau reptilien, exacerbé par les salauds pour nous mieux asservir.
        Oui, l’égo ou un truc qui s’y rapporte est nécessaire pour entreprendre avec plus de chances de réussite.

        Je reproche à JLM de rater le PG (il avait tout pour réussir) puis LFI durant la seule occasion exceptionnelle de gagner (2017). Son aveuglement durant la campagne.
        Il a des tas de qualités et je n’exige pas la perfection (c’est imbécile) mais je prétends (en l’état et je ne vois rien venir) que JLM ne peut pas faire réussir la gauche en 2022.
        et je le regrette.
        Il eut fallu trouver qqun d’autre. Pas simple mais indispensable.

        Cela-dit je souhaite me tromper.

          +3

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        • Anfer // 01.05.2021 à 15h08

          Imputer à Mélenchon le fait de ne pas avoir réussi en 2017, alors que le résultat qu’il a fait, il en est l’une des causes principales, c’est tout de même hallucinant.

          Il faudrait une endive avec un charisme d’huître, qui butte à chaque mot à sa place ?

          La campagne présidentielle est orchestré comme un duel de personnalité bonapartiste, refuser d’en tenir compte, c’est s’assurer de perdre, même si comme moi, on déteste cette personnalisation.

            +10

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        • Koui // 01.05.2021 à 15h21

          Mélenchon est parfois agaçant et toujours entrain de se mettre en avant. Mais il est très souvent juste dans ses positions politiques. Ceux qui ont participé à la primaire a gauche reprochaient déjà a Mélenchon de diviser la gauche. Mais comme c’est un candidat de gauche qui l’a gagné, ils l’ont trahi immédiatement. En se maintenant malgré des sondages calamiteux, Hamon a empêché Mélenchon d’aller au second tour. Mais ce qu’il faut surtout retenir de cet épisode, c’est que le centre gauche ne votera jamais pour la gauche, quelle que soit les circonstances. L’union de la gauche, c’est forcément autour d’un candidat centriste, et sans programme. Donc moi, je suis contre. Au premier tour, je choisis et au second, j’élimine. Macaron, Pécheresse, ou bien Jabot, c’est toujours mieux que la facho.

            +3

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          • Anfer // 01.05.2021 à 16h06

            Je n’ai pas voté au 2ème tour en 2017, j’applique la logique, au premier tour je choisis le candidat de gauche qui me convient le mieux, et qui a une chance d’accéder au second tour.
            Au deuxième tour je choisis le candidat de gauche présent, et s’il n’y en a pas, je m’abstiens.

            Je ne compte pas changer de logique en 2022.

              +17

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            • Kasper // 02.05.2021 à 01h05

              Pareil. Je préfère juste le vote blanc à l’abstention, qui a le mérite de signifier un peu plus clairement « je m’intéresse à l’élection mais aucun candidat ne me va ».

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            • Anfer // 02.05.2021 à 12h45

              C’est vrai que j’hésite entre abstention et vote blanc.

              Je n’ai pas encore décidé de ce qui est le plus pertinent.

                +3

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    • Descartes // 01.05.2021 à 14h04

      @ vert-de-taire

      « Parler de la gauche en y mettant le PS, Hidalgo, Jadot, Taubira, Montebourg ou Hamon c’est une pure escroquerie intellectuelle et ou un singulier manque de discernement.]

      Vous avez raison. Seule LO mérite vraiment d’être qualifié de « gauche ». Avec 1,5%, la gauche n’est pas prête de prendre le pouvoir…

        +3

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      • Guise // 02.05.2021 à 02h41

        Vous oubliez l’existence d’une donnée : le vote utile, indispensable avec une élection majoritaire.
        La plupart des gens de gauche (ceux qui croient encore que voter est un « vrai » pouvoir, pas les abstentionnistes) votent pour le ou la candidate qui a le plus de chance d’arriver au pouvoir. Pas pour le parti qui représente le plus leurs convictions.
        Comme les gens de droite, qui votent aussi pour le candidat le plus prometteur en terme de voix.
        Car l’élection n’est pas un moment de discussion ou de débat, quand elle est organisée comme en France : sans proportionnelle, avec un vote « majoritaire ».
        Mettez de la proportionnelle dans les élections, et vous verrez certains partis monter.
        Les résultats électoraux sont évidemment influencés par l’organisation de l’élection (est-ce que seuls les députés du parti majoritaire iront siéger, ou est-ce qu’on donnera des places de députés à proportion des voix obtenues par chaque parti ?)

        Bien sûr les politiques issus des partis majoritaires au pouvoir ne proposerons jamais de proportionnelle à un degré suffisant pour que cela les gêne.

        Descartes (le philosophe), avait pour habitude de douter de tout ce qui n’était pas sûr. C’est une méthode intéressante à appliquer, avant d’affirmer que Hollande dit la vérité quand il se dit de gauche, que Macron est digne de confiance quand il se dit « de gauche », que Hidalgo l’est aussi quand elle se dit « de gauche ». Depuis quand les politiques sont-ils dignes de confiance ? Si on part sur cette idée, on est sûrs de se faire rouler dans la farine pendant encore des siècles.

          +5

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    • Auguste Vannier // 04.05.2021 à 08h19

      Le vote blanc est une erreur, car il compte comme suffrage exprimé, et donc augmente le taux de participation. C’est un chiffre largement médiatisé et commenté, qui permet de relativiser le pourcentage du vainqueur: Macron a été élu par moins d’1/4 des électeurs dont une bonne partie a voté contre M Le Pen…Président légal, mais bien peu légitime quand on voit ce qui il représente dans ses actes.
      Dans les bureaux de vote ou j’ai été assesseur on compte ensemble : blancs et nuls. Avez-vous vu qu’on ait diffusé le chiffre? Il n’est pas reconnu comme résultat, c’est juste un indicateur pour les politistes qui veulent tenter d’en faire l’interprétation. Ils sont rarement sur les plateaux télés..
      Donc perso je choisi au premier tour le « projet » et les programmes d’actions qui sont cohérents et explicites, accessoirement je m’intéresse à la personne du candidat (ça ne gâte rien d’avoir quelqu’un de talentueux, de cultivé et au moins apparemment sincère!). Mais je sais aussi que sans le soutient actif de citoyens motivés, l’oligarchie capitaliste a les moyens et la « férocité » (cf Thiers et ses 32000 fusillés), d’empêcher les politiques d’agir.
      Au second tour je ne voterai surement pas pour un écolo ou un PS social-démocrate (j’ai largement vu ce qu’ils on fait).

        +2

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  • florian lebaroudeur // 01.05.2021 à 09h15

    En 2012, Le Think Tank Terra Nova a conseillé à la gauche de tout miser sur les minorités.
    Or quand vous soutenez les minorités au détriment de la majorité, vous finissez par devenir… »minoritaire »
    Avec le clientélisme, c’est encore pire car chacun essaie d’attirer une minorité à sa guise
    Ainsi les personnes LGBT sont captés par le PS, les féministes par EELV, les personnes issues de l’immigration par LFI. Ce qui provoque l’émiettement des voix de ces parties.

    Tandis que les Ouvriers sont méprisés car ils roulent au diesel, les Agriculteurs pour les pesticides, les Employés pour leur servilités, les Entreprises pour leur manquent de diversités, les Artisans pour leur manquent d’éthique naturel, quant aux Cadres et aux Retraités, n’en parlons pas. Tous ceux-ci constituent une grande majorité de la population qui est délibérément mise à dos et bien décider à en découdre avec les moralistes bien pensants.

      +18

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    • vert-de-taire // 01.05.2021 à 12h57

      ***En 2012, Le Think Tank Terra Nova a conseillé à la gauche de tout miser sur les minorités.***

      C’est la politique communautariste étasunienne
      Autrement-dit pointer les différences, fabriquer du dissensus,
      la bonne vielle méthode des salauds.

        +6

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    • Patrick // 01.05.2021 à 13h02

      Terra Nova essayait juste de retrouver un électorat pour le PS, après la perte de l’électorat ouvriers/employés ( ceux qui roulent au diesel et fument des clopes ).
      Ils ont remplacé la lutte des classes par le communautarisme.. mise en application du marxisme culturel. Et ça foire.
      La gauche n’a rien à proposer sur le long terme.

        +7

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      • Anfer // 01.05.2021 à 13h13

        Terra nova voulait que le PS abandonne ses derniers restes de gauche un oeu marxisme, et devienne un vrai parti « démocrate », de droite.

        Afin d’avoir la même opposition factice qu’au États-Unis, libéraux-pseudo progressistes contre liberaux-conservateurs/réactionnaires.
        Droite contre extrême droite, Macron Le Pen en gros.

          +6

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    • Gracques // 01.05.2021 à 14h31

      Et qui se moque de Melenchon quand il parle de « peuple » ?

        +1

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  • Darras // 01.05.2021 à 09h59

    Svp, c’est quoi être de gauche aujourd’hui ?
    Avant Mitterrand, être de gauche c’était :
    – la volonté d’accorder plus d’importance (ou au moins autant) à la valeur travail qu’à la valeur capital. Redistribuer par l’impôt et protéger le salarié du contrat par la loi.
    -cultiver la fraternité humaine
    -les refus des guerre d’agressions et des lois de cannoniére tout en accordant toute son importance au patriotisme et à la défense de la nation.
    -considérer certains pans de l’économie comme service public et donc sortis du marché.
    – une exigence de discrétion du fait religieux.
    -un respect total de la loi et du bien d’autrui
    – un refus vicéral du racisme et de son corrolaire le communautarisme .

    C’est quoi aujourd’hui ? Sans rire.

      +15

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    • patoche // 01.05.2021 à 11h38

      Grosso-merdo ce fut aussi sa politique jusqu’en 83.
      En face il y avait du lourd. Beaucoup de forces réactionnaires considérèrent que son élection était illégitime: Philippe de Villiers dès le lendemain du 10 mai, le gendre de Mon Général… le tout orchestré par la presse Hersant dominatrice et intouchable, malgré le passé collabo avéré de son patron métamorphosé en député RPR.

      En 83 « le tournant de la rigueur » Delors vs Chevènement… le début de la fin.

      Mitterrand a assumé: « je suis le dernier grand président. Mes successeurs seront des comptables ».
      L’élection de Hollande n’a pas inquiété les marchés.

        +8

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      • Darras // 01.05.2021 à 13h34

        Non, non, non, SA politique commence en 83 et est tout à fait conforme à toute son histoire d’homme de droite.
        Quant au patron collabo du groupe Hersant, c’était avec Bousquet et Pelat le premier cercle d’amis de Mitterrand.
        C’est incroyable de voir qu’il y a encore des gens pour croire à la légende de Mitterrand homme de gauche.
        Et NON, définitivement non, Mitterrand ne fut pas un grand président, mais qu’il l’ai prétendu n’est pas étonnant de l’homme à la francisque.
        Sinon, vous ne répondez pas à ce qu’est être de gauche aujourd’hui.

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        • BOURDEAUX // 01.05.2021 à 16h35

          Je crois que c’est rester fidèle au BUTS que vous énumérez dans votre commentaire précédent, et en cela je pense qu’il y a beaucoup plus de gens de gauche que par le passé. C’est sur les moyens d’y parvenir que les abimes se creusent.

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    • pseudo // 01.05.2021 à 12h18

      > Svp, c’est quoi être de gauche aujourd’hui ?

      c’est assumer d’être trahi. Je n’aurais pas dis cela 5 ou dis ans auparavant, mais aujourd’hui, le mot à un signifiant porteur d’histoire et d’expériences. En tirer la conclusion est amer.

        +0

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    • Fpole // 01.05.2021 à 14h52

      C’est la même chose maintenant, avec la question écologique en plus.
      C’est simplement devenu une position très minoritaire.
      Il suffit pour s’en convaincre de regarder les % de chaque candidat en 2017. Les libéraux sont en position ultra dominante.

      Le libéralisme, en marche, républicain, national ou socialiste, ce n’est jamais la gauche telle que vous la définissez, avec justesse d’ailleurs.

        +1

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  • Orhan // 01.05.2021 à 10h28

    Les gens qui parlent de gauche quand ils lisent parti socialiste doivent sûrement penser que la république populaire et démocratique de Corée est une…république populaire et démocratique?

    Les mots n’ont plus de sens, ou plutôt ils ont été vidés de leur substance, ce qui est l’oeuvre de la classe dominante pour brouiller la pensée et la structuration d’une pensée.

    Bref, la seule chose que je partage avec macron c’est d’être ni de droite ni de gauche. Par contre lui il ment, il est à la fois de droite et de gauche.

      +3

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    • Fpole // 01.05.2021 à 11h13

      Non Macron ne ment qu’à moitié, il n’est effectivement pas de gauche.
      Liste des mesures de gauche :
      PMA, de gauche ou libérale ?
      ….
      ….

      Par contre, les lois qu’on peut classer à droite :
      ISF
      APL
      CSG
      CICE sans contrepartie
      Loi travail,
      Retraites,
      Continuation des accords de libre-échange
      Loi sécurité globale
      Loi sur le renforcement des valeurs républicaines, mais pas toucher au concordat, la loi de 1905 était vieille, il fallait la modifier.

        +9

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      • Patrick // 01.05.2021 à 13h18

        ISF ? Bof , remplacé par l’IFI , ça rapporte juste un peu moins.
        APL ? le truc qui n’aurait jamais dû exister , ça a surtout permis d’augmenter les loyers.
        CICE ? Un emplâtre sur une jambe de bois , c’est pas avec une aumône que l’on fera revenir ou rester les entreprises. Point positif , les entreprises qui coulent ou qui s’en vont n’exploitent plus les travailleurs français.

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        • step // 02.05.2021 à 12h24

          Oui mais l’emplâtre sur la jambe de bois, payé avec nos sous, ils l’acceptent avec plaisir. A défaut effectivement de développer l’emploi sur notre territoire, ça permet de gaver les actionnaires. L’activité économique « privée » est en grande partie le suçage de l’argent public. Une grande partie du lobbying des structures « représentant » les entrepris n’ont d’ailleurs comme seule vocation que de maintenir le robinet ouvert.
          En effet question rentabilité (le but de la « libre entreprise ») se faire gaver de pognon en ne faisant semblant de taffer, c’est bien la marge maximum garantie.

            +2

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          • Patrick // 02.05.2021 à 12h56

            Oui, et on se demande pourquoi les entreprises quittent un tel paradis.
            Pour ma petite boîte, le CICE ne représente qu’une petite somme , bien inférieure à ce que nous payons.
            C’est pas grave , on se débrouille autrement.😁

            Les plus gros chèques de CICE sont versés à des entreprises appartenant à l’état.. le pire des actionnaires..

              +2

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            • Anfer // 02.05.2021 à 15h41

              Payer sa contribution au fonctionnement de la société, c’est normal.
              La sécurité des biens et des personnes, c’est pas gratuit, les infrastructures non plus.

              Si vous n’aimez pas l’état, allez en Somalie ou en Afghanistan, il n’y en a plus la bas, et quand des bandes armées vous racketterons, vous les arrêterez avec votre droit naturel sacré de la propriété…

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              Alerter
            • step // 02.05.2021 à 15h47

              ouh l’état possède de moins en moins de chose, et quand il est actionnaire d’une boite anciennement publique, il fait le mort. Oui le CICE est une arnaque, parmi les autres prétextant des petites entreprises pour engraisser les grosses (normal, les petites boites n’ont pas d’actionnaire (autre que le patron), donc personne à engraisser). D’ici à dire qu’elle sont (encore ou pour longtemps) propriété de l’état…

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            • Paul // 02.05.2021 à 20h57

              pour votre entreprise , peut etre Patrick, peut etre, mais pour les copains ? carrefour par exemple aavait reçu environ 2M9 par emploi créé. 755 millions pour créer 259 emplois
              moi avec 2914000 euros , j’emmerde plus personne jusqu’à ma mort !
              et pour quel type d’emploi ? caissière à 20h ?
              elle est bien là l’arnaque, ça n’en a pas été une, c’est juste du détournement de fonts publics

              « CICE Carrefour aurait en fait économisé 2 milliards d’euros en 5 ans grace aux aides publiques, dont 744 millions d’euros grâce au CICE. »

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              Alerter
            • Patrick // 04.05.2021 à 13h31

              Le CICE n’est pas une « aide publique » , c’est une petite ristourne sur de très gros prélèvements.
              En fait c’est une fois de plus une usine à gaz montée par nos chers énarques , plutôt que de simplifier et diminuer les charges qui pèsent sur les entreprises.
              Mais c’est peanuts , nettement insuffisant pour que les entreprises restaurent les marges nécessaires qui justifient de rester en France ( ou simplement de rester en vie ).
              C’est un choix .. on va ponctionner de plus en plus ceux qui restent , et on va les voir disparaître un à un.

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            • Patrick // 04.05.2021 à 13h35

              « Payer sa contribution au fonctionnement de la société, c’est normal. »
              oui , c’est normal.
              Mais quand on est le pays avec les plus forts taux de « contribution » au monde , le pays qui a certainement empilé le plus de lois, normes et réglementation, le pays où l’état veut s’occuper de tout et de n’importe quoi … et en même temps un pays ou plus rien ne marche.
              On est quand même en droit de demander ou va le pognon et commencer à ne plus vouloir financer cette vaste gabégie appeler état français.

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    • Actustragicus // 01.05.2021 à 11h23

      Macron n’est pas « ni de droite, ni de gauche », il est d’extrême-droite. Quand va-t-on enfin ouvrir les yeux ?
      Extrême-droite ne signifie pas nécessairement « nationaliste », n’importe quelle frontière de mépris entre « eux » et « nous » fait aussi bien l’affaire.

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      • Paul // 02.05.2021 à 21h05

        le monde de par sa couverture controversé l’avait signalé dès le départ

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    • pseudo // 01.05.2021 à 12h22

      > Les mots n’ont plus de sens, ou plutôt ils ont été vidés de leur substance, ce qui est l’oeuvre de la classe dominante pour brouiller la pensée et la structuration d’une pensée.

      J’ai l’impression qu c’est de la veulerie politicienne pour plaire à tous les râteliers. Ce que ça démontre surtout c’est l’inanité du projet capitaliste avec pour objectif la performance dans un monde démocratique, ça exacerbe les mauvaises pratiques de faux semblant de la part des prétendants pour répondre aux demandes contradictoires, on obtient de la soupe intellectuelle dans laquelle la nation se perd en conjecture pour tenter de remettre du sens.

        +1

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    • john // 01.05.2021 à 13h10

      Lorsque l’on est ni à gauche, ni à droite c’est que l’on est à droite. Les actions du président « ni, ni » en témoignent !

        +10

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  • JACK // 01.05.2021 à 11h04

    C’est drôle ces échanges voulant défendre ou discriminer une gauche dont le programme semble des plus confus aux yeux du novice.
    Les egos ne se situent pas qu’au niveau politique, ils sont une entrave pure et simple à tout débat ou le bien commun aurait une chance de sortir restauré d’un long éclatement.
    Depuis que l’industrialisation s’est mise en place, avec un écrasement social en 1871 nous savons que toute forme de pouvoir est bourgeois avant tout, les peuples ont toujours eu un seul droit celui de se taire.
    Ou pire se faire anéantir dans le sang au nom d’une patrie le concernant si peu, hormis le fait de l’exploitation de sa force de travail intellectuelle ou physique.
    Être de gauche c’est sentir cette exploitation et la rejeter par n’importe quel moyen existentiel.
    J’ai toujours rigolé en voyant des gens tout au long de ma vie professionnelle avoir un discours presque révolutionnaire tout en achetant des actions à bas prix proposées par l’entreprise employeur.
    Les convictions politiques se forgent tout au long de l’existence, il suffit avec honnêteté intellectuelle d’être conscient de sa classe sociale en ouvrant grand les yeux pour savoir pour qui voter,.
    Pas besoin d’écouter des discours ou écrits stériles, je profite ou je souffre, à ce moment je me situe à droite ou à gauche.
    Le centre sont ces indécis n’appartenant à rien, sans réelle conviction, venant préparer par leur incompétence le terrain de l’extrême droite.
    Voter selon sa réalité suffit, pour cela il faut avoir une conscience.

      +5

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  • Antoine // 01.05.2021 à 11h07

    Je vois énormément de commentaires s’insurger du fait que les hommes et partis cités dans l’article soient qualifiés « de gauche » et que la « gauche » (sous entendu la vraie gauche) n’est pas le PS, Hidalgo, et tous les autres exemples de l’article, A ces récriminations, dont je ne nie pas les fondements, j’aurais quelques questions.

    C’est bien beau de dire « ça c’est pas la gauche » mais du coup c’est quoi, LA gauche, la vraie ?
    Où est elle, cette gauche ? Politiquement, dans le débat public, où est elle, qui la défend ?
    (Accessoirement, Que vaut elle électoralement ?)

    Et surtout, tous ces gens que vous conspuez, que vous refusez de considérer comme de gauche, tous ces gens, comment se définissent ils ? De gauche ! Eux mêmes se présentent comme la gauche, et donc doivent être considérés comme tel, on ne peut pas laisser tout un chacun décider dans son coin de l’étiquette politique de tel ou tel personne, sinon c’est la cacophonie, et on s’embrouille en débats stériles pour décider arbitrairement des accointances supposées des uns et des autres. Autant admettre qu’ils sont de gauche, mais de gauche libérale, ou que sais-je, rajouter un épithète me parait plus judicieux que nier catégoriquement qu’ils sont ce qu’ils prétendent être, de gauche.

      +4

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    • Anfer // 01.05.2021 à 12h47

      Gauche libérale, c’est un oxymore…
      C’est pour ne pas admettre être de droite, être un conservateur.

      C’est ça qui défini de façon claire le clivage gauche/droite.

      Être de droite, c’est être satisfait du monde actuel, et ne pas vouloir le changer.
      Être de gauche, c’est ne pas en être satisfait et vouloir l’améliorer en appliquant des idées qui n’ont encore jamais été tentés.

      Par contre, la ou ça devient subtil, c’est avec l’extrême droite, vouloir changer le monde actuel, mais pour le faire revenir dans un état passé, souvent fantasmé, voir imaginaire.

      D’où l’alliance très peu surprenante entre les liberaux et l’extrême droite, les 2 pouvant s’accorder sur le retour dans le passé, du moment que les réactionnaires ne veulent pas revenir aux corporations de l’ancien régime, en fait ils s’accommodent très bien du liberalisme, avec sa notion de droit naturels lessencialiste.

        +6

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      • Antoine // 01.05.2021 à 13h55

        J’aime bien l’idée mais ça me parait un peu flou.

        Notamment la différentiation faite entre « des idées qui n’ont encore jamais été tentés. » et « vouloir changer le monde actuel, mais pour le faire revenir dans un état passé, souvent fantasmé, voir imaginaire. »

        Pourquoi une idée jamais tentée (cela existe-t-il encore, d’ailleurs ? Après plus de 2000 d’histoire politique, pour ne remonter qu’à Rome et la Grèce, sans s’occuper de la Mésopotamie et de l’Egypte, qu’est ce qui n’a pas encore été tenté ?) serait forcément positif ? Pourquoi de nouvelles méthodes amélioreraient le monde, plutôt que d’empirer les choses ? La modernité au sens nouveauté a apporté le pire comme le meilleur dans l’histoire, l’innovation n’a rien de positif en soit.

        Et le jugement de valeur sur le passé « souvent fantasmé, voir imaginaire » me parait un peu douteux.

        En quoi vouloir réutiliser des méthodes existantes, qui auraient (supposons le) prouvé leur efficacité serait de droite, mais inventer totalement une méthode et l’essayer c’est de gauche ?

        Enfin, je reformule un peu votre proposition, arrêtez moi si je me trompe mais :
        Tout ce qui est nouveau, c’est de gauche, tout ce qui est ancien ou établi de droite. Donc une idée nouvelle (donc de gauche) qui est appliquée et améliore le monde devient au bout de de X temps une idée de droite, puisqu’elle a fonctionnée et qu’on veut la garder, ce qui est du conservatisme, et donc de droite ?

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        • Anfer // 01.05.2021 à 15h28

          Exactement, la gauche devient de droite quand ses idées sont complètement appliquées.

          Les liberaux étaient de gauche en 1789, et sont passé quasi immédiatement à droite quand ils ont obtenu ce qu’ils demandaient, la fin du corporatisme, et une oligarchie élue au suffrage censitaire.

          Les radicaux, pareil, une fois la IIIeme République obtenu, les monarchistes minoritaires et l’église catholique affaible, ils ont progressivement glissés à droite.

          Le PS pareil.

          Je me souviens de Sarkozy, et d’autres politiciens de droite citant pour se l’approprier Jean Jaures, en même temps, difficile de se revendiquer des gens de droite de l’époque de Jaures, même Le Pen n’oserait pas les citer…

          Pour le fait de ne pas réutiliser ce qui a été fait dans le passé, c’est en apparence une contradiction, sauf que non, quand je dis qu’une politique protectionniste a bien fonctionné dans l’après guerre par exemple, je ne propose pas de revenir dans les années 60, de supprimer une semaine de congé payé, d’interdire l’avortement ou de revenir aux 40 heures de travail.

          Pour les réactionnaires, le passé fantasmé, c’est l’idée que tout ce qui a changé est une dégénérescence d’un ordre naturel perverti par un élément extérieur aidé d’un ennemi intérieur (juif, franc-maçon, communiste, arabe, etc…)
          L’extrême droite est à l’origine des théories du complot.

          Les liberaux qui veulent détruire les acquis sociaux, sont des réactionnaires, leur idéal c’est le libéralisme décomplexé du 19ème siècle et le suffrage censitaire.

            +6

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    • Patrick // 01.05.2021 à 13h37

      C’est pour cela que je ne suis ni de droite ni de gauche.
      Juste libéral ( canal historique)

        +0

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    • Koui // 01.05.2021 à 15h38

      C’est la droite de la gauche. On dit aussi centre gauche. Ils se disent de gauche parce que dans leur tête, la droite, c’est mal. Être réactionnaire ou conservateur, c’est mal, il faut être progressiste. Tout le monde a évolué vers la droite en matière économique depuis les années 70. Les cocos sont devenus réformistes. Les réformistes sont devenus capitalistes compatissant et les capitalistes aussi. Donc, il y a embouteillage au centre.

        +5

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  • Nicolas // 01.05.2021 à 11h10

    j’invite à lire la BD le choix du chômage (https://www.bdfugue.com/le-choix-du-chomage).
    On y comprends tout de suite que la rigueur c’est dés 81 avec un Mauroy défenseur du franc fort dés 81.

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    • Fpole // 01.05.2021 à 11h29

      Que la politique du franc fort ait favorisé le chômage de masse, c’est fort probable. Mais l’idée d’un franc fort et le chômage de masse sont bien antérieurs.
      Pour éviter les dévaluations on a trouvé judicieux de ne plus emprunter directement à la banque de France. Le franc a cessé sa dévaluation, le chômage a pris son envol ainsi que les dettes publiques et privées.

        +1

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      • Patrick // 01.05.2021 à 13h21

        Et nous avons remplacé le franc fort par l’euro.
        Avec les mêmes résultats et pas de possibilité de dévaluation.. il faut juste assumer nos choix

          +4

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  • Anfer // 01.05.2021 à 11h29

    Tout ça pour dire quoi ?

    N’allez pas voter ? Voter pour la candidature de témoignage de groupuscules ?

    En fait, il n’y a pas de choix, soit vous acceptez les liberaux avec Macron ou le Pen, soit vous les rejetez, et vous votez Mélenchon.

    La 5ème « république » est un régime bonapartiste, avec une personnalisation extrême des candidats au plébiscite pour devenir monarque.
    Choisir une endive comme candidat, c’est la certitude de perdre.

      +14

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    • Patrick // 01.05.2021 à 13h39

      Si vous considérez que Macron et LePen sont libéraux, alors vous avez de gros problèmes de compréhension.
      Les deux sont de purs étatistes, comme le reste de la classe politique française.

        +5

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      • Anfer // 01.05.2021 à 14h26

        Le liberalisme comme utopie, ça n’a jamais existé, et ça n’existera jamais.

        Le liberalisme dans la réalité, c’est comment justifier un ordre établi sur des bases méritocratique (l’argent étant le signe de la réussite, et donc du mérite), alors que les bases de départ ne sont pas égalitaires, donc perpétue une classe dirigeante héréditaire, une noblesse…

        Un « vrai » libéral, devrait défendre une confiscation de l’héritage pour être cohérent.
        Sauf que pour le faire, il faut une entité suffisamment forte et légitime pour l’imposer, donc un état…

        Je préfère être de gauche, pour ma cohérence personnel c’est moins désagréable.

          +12

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        • Patrick // 01.05.2021 à 14h35

          Les libéraux sont pour qu’il y ait un état, mais un état qui assume correctement ses missions régaliennes et ne s’occupe pas de tout et de n’importe quoi ( et surtout ne s’occupe pas de votre vie privée).
          Et bien sûr , ils sont pour l’héritage puisqu’ils sont pour le respect de la propriété privée.
          et en général, ils ne sont pas jaloux , c’est ce qui assure leur cohérence.

            +3

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          • Anfer // 01.05.2021 à 15h34

            Oui, la notion de liberté est variable, pour les liberaux, la liberté c’est la propriété, la liberté de Bernard Arnault est proportionnelle à sa propriété, pareil pour le SDF…

            En politique, c’est le suffrage censitaire.

            Votre modèle c’est le 19ème siècle non ?

              +19

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      • Cyrano 78 // 01.05.2021 à 20h29

        Dans les faits :
        le libéralisme consiste à faire ce que veut l’actionnaire avec les subventions étatiques !!
        Si on était vraiment libéral :
        D’abord on supprime les subventions, on peut commence par celles de la presse libérale, et après je soutiendrai le libéralisme !!

        On arrête le CICE, les abattements de charges, les subventions les achats d’actifs pourris des banques !
        Et on laisse les banques sauter sans subvention !! Chiche ? Même pas cap’ les libéraux !
        En URSS, tout le monde était égaux mais certains étaient plus égaux que d’autres !!
        En occident, on pratique le keynésianisme mais que pour les très riches !!!
        On fait tout pour les sauver, voir en 2008/2009 où les états des salauds de pauvres ont sauvés la finances après leurs pertes aux casinos !!
        Pile les très riches gagnent; face les pauvres doivent payer des subventions pour sauver les riches !!

          +3

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        • Patrick // 01.05.2021 à 20h58

          Suppression des subventions ? Oui , de toutes les subventions , pas seulement celles à la presse ( la presse libérale n’existe pratiquement pas en France , celle que je consulte n’a aucune subvention ).
          Le CICE ? Aucune importance, les plus gros chèques de CICE sont versés à la SNCF et LaPoste , commençons aussi par leur supprimer les subventions.
          Les achats d’actifs pourris ? Trop tard , les états sont trop endettés, ils ont trop besoin de pognon et la banque centrale a trop imprimé .. ça va se résoudre tout seul et ça va être violent. Le keynesianisme conduit au surendettement.

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          • Anfer // 01.05.2021 à 21h49

            Un état ne fait pas faillite, il fait défaut.

            La Russie l’a fait en 1998, et pas de pluie de sauterelles…

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            • Patrick // 01.05.2021 à 22h11

              Beaucoup d’états ont fait défaut au cours de leur histoire.
              Le plus souvent ça s’accompagne aussi de la destruction de la monnaie
              Ça ruine un peu tout le monde, les missions de base de l’état ne sont plus assurés, les mafias s’installent … tout va bien

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            • Anfer // 01.05.2021 à 23h19

              En Russie, la mafia était déjà la.

              La dette est une convention sociale, sa suppression dans l’intérêt général est normal.

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    • Descartes // 01.05.2021 à 14h21

      @ Anfer

      [N’allez pas voter ? Voter pour la candidature de témoignage de groupuscules ? En fait, il n’y a pas de choix, soit vous acceptez les liberaux avec Macron ou le Pen, soit vous les rejetez, et vous votez Mélenchon.]

      Je vois que le TINA thatchérien a encore ses adeptes…

      Moi, ça ne me pose aucun problème de voter pour des candidatures de témoignage. L’élection présidentielle cela sert aussi à ça: à ce que des opinions minoritaires puissent s’exprimer et compter leurs soutiens. Il y a même des partis politiques qui n’ont jamais gagné une élection présidentielle (le FN, le PCF) et cela ne les a pas empêché d’exercer une influence forte sur le débat politique français.

      J’aimerais attirer votre attention sur un point important: si vous voulez gagner des voix pour Mélenchon, il faut convaincre les gens qui ne votent pas pour lui – comme moi, par exemple – que ce vote permettra de faire avancer les idées et les projets qui me tiennent à coeur. Répéter « vous n’avez pas le choix » a plutôt un effet repoussoir.

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      • Anfer // 01.05.2021 à 19h00

        Je ne milite pour personne, je fais un constat.

        Voter NPA, LO, POI, ou d’autres groupuscules trotskistes est inutile.
        Ils n’arrivent à obtenir leurs 500 signatures que parce que des maires de droite leurs donnent pour affaiblir la gauche.

        Si vous pensez que voter ne sert à rien, alors autant ne pas voter.

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      • Paul // 02.05.2021 à 21h24

        vous êtes l’auteur ?
        vous avez le sens de la reflexion ?
        nous sommes un pays de moutons.
        Si vous voulez un tant soi peu une possibilité de changer l’ordre des choses, quel choix avons-nous ?
        Tous les autres votes autres que Mélaonchon dans la prochaine election n’amèneront qu’un Fillon ou un Hollande ou Sarko à la tête du pays
        (je mets les anciens car ce sont bien les mêmes)
        seule la « possibilité » d’une sixième république si elle évoluait sans êtrecontrariée pourait faire tout simplement appliquer notre constitution et son préambule qui sont bafoués à longueur d’année.

        c’est pas du TINA, c’est juste la réalité. Trouvez moi un seul autre sénariot qui n’aboutisse pas à l’election d’un futur pantin ? (et veuillez noter que je ne suis aucunement sur de Melanchon ou du resultat, mais actuellement c’est la seule possibilité qui puisse émerger)

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        • Descartes // 05.05.2021 à 13h05

          Mais justement, si tous les scénarios aboutissent à élire un pantin, il faut arrêter de se préoccuper de savoir quel pantin sera élu, et utiliser l’élection pour s’organiser, pour faire passer des idées, pour créer des rapports de force.

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          • Anfer // 05.05.2021 à 17h26

            Créer un rapport de force en commençant par donner la validation des urnes à vos adversaires, c’est se tirer une balle dans le pied.

            À moins que vous n’attendiez le grand soir, ou l’auto organisation venu d’en bas.
            Donc parfait que des Macron continuent à saccager le pays, ça finira par causer une révolution.
            Saif que… il y a une autre solution pour le capital, c’est le fascisme.

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          • Paul // 06.05.2021 à 12h42

            « utiliser l’élection pour s’organiser, pour faire passer des idées, pour créer des rapports de force. »

            ah bon, et comment ? en gesticulant bien haut sous des lbd pour 2% et que la plupart des gens vous prennent pour des X ?

            sur le plateau actuel, seule une 6ème rep pourrait faire l’affaire pour rebattre des cartes ? oui/non ?
            en dehors de ça et de gesticulation, vous avez quoi de concret ?

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  • pseudo // 01.05.2021 à 12h32

    c’est un peu abjecte d’étudier un tel sujet tellement c’est sale, mais l’auteur le fait avec une grande expérience et perspicacité. Bonne sélection pour entrer dans la séquence qui s’annonce, je pense qu’il met le doigt là où le problème est révélateur dans ce pays. La veulerie des politiciens de tous bords à gravement dénaturé la paysage politique au point qu’une partie des français éprouve un désarroi certain à nommer la chose comme elle se prétend. Il faut les commentaires, de ceux qui s’interroge au signifiant de la gauche, à ceux qui étayent les arguments factuels, et ceux qui s’offusquent de ce que l’on mélange des choux et des carottes pour comprendre que la grande réussite de la gauche incarnée en france s’est d’avoir perdu son signifiant. En effet, bien malin celui qui saurait nous dire comment sa s’articule une politique de gauche dans un monde de droite-extreme. On me dit dans l’oreillette que le génie français n’est pas en reste avec friot ou lordon pour ne citer qu’eux ; )

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    • john // 01.05.2021 à 13h15

      Tout comme le fût Assange, curieux non ?!

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    • Paul // 02.05.2021 à 22h01

      …tous ces rteportages Tv sur le pauvre navalny alors qu’Assange est aux abonnés absent des médias….

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  • Patrick // 01.05.2021 à 13h12

    Politique de gauche ou de droite ?
    Il n’y a pas de différence fondamentale entre gauche et droite françaises, les deux sont purement étatistes .. de l’état , encore de l’état , toujours de l’état , ce qui était un des principes de base énoncés par Mussolini qui venait du PS Italien.

    Donc vous aurez toujours les mêmes résultats , et quand ça foire , c’est simple , il n’y avait pas assez d’état , de bureaucratie, de lois , d’impôts ….

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    • Anfer // 01.05.2021 à 14h15

      Sans état, c’est le règne de la force.

      Feodalisme/mafia au pouvoir, et votre « droit de propriété » de petit faible, vous pouvez vous asseoir dessus…

      Mais, marcher sur la gueule des autres, c’est valorisé à droite, ça ne vous gênera donc pas.

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      • Patrick // 01.05.2021 à 14h25

        L’état doit se concentrer d’abord sur ses missions régaliennes, c’est justement ce que ne fait plus l’état français. Les citoyens ne sont donc plus protégés.
        Par contre , l’état français est champion pour imposer des tas de trucs aux citoyens qui n’en veulent pas, et en particulier il ne fait plus respecter le droit de propriété.. et on ne parle même pas de nos libertés.
        Donc il n’y a pas de contradiction entre l’état et le féodalisme ou la mafia , bien au contraire.

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        • Anfer // 01.05.2021 à 14h42

          C’est quoi le regalien ?
          Quand ce concept a émergé, est ce que la notion d’énergie existait seulement ?
          Est-ce que l’intervention de l’armée pour sécuriser les approvisionnements, c’est du regalien ?

          En plus, vous parlez d’étatisation, ce que la gauche ne propose pas toujours, la sécurité sociale par exemple, ce sont les liberaux qui cherchent à l’etatiser, quand elle a été créé par des communistes, elle était indépendante autogéré par ses cotisants.

          Un état privatisé, avec une police qui sert de milice privée, c’est ce que nous prépare les liberaux, sauf qu’ils ne comprennent pas que la légitimité de l’état et de la police viennent justement du fait qu’ils sont censé servir l’intérêt général, défini collectivement.

          D’où la delegitimisation de l’état et de la police.

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          • Patrick // 01.05.2021 à 14h50

            Régalien : police, justice, diplomatie, armée … uniquement par l’état.
            Infrastructures : supervision par l’état, réalisation pas forcément par l’état.
            Énergie : voir infrastructures, le nucléaire étant un cas à part .. mais fallait-il s’engager dans cette voie ?

            Sécurité Sociale : tout à fait d’accord ´ , l’état n’a rien à faire là dedans , mais ça a permis aux communistes de se créer quelques rentes de situation ( combien de pognon détourné ? )

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            • Fpole // 01.05.2021 à 15h03

              Vous avez raison, les fortunes communistes issues des détournements des fonds de la Sécu, on en parle pas assez, pas étonnant, la presse et les journalistes sont tous des gauchistes.
              Signé Bolloré.

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            • Anfer // 01.05.2021 à 15h46

              Énergie, transport, télécommunications, santé, éducation, crédit, assurances, industrie militaire.

              Tout ça devrait être sous contrôle publique, pas forcément étatique, ça pourrait être assuré par des entreprises avec des statuts particuliers, administré en cogestion, avec pour mission, non pas la rentabilité, mais d’assurer un service publique.

              Si l’accès à tout ces services est fait correctement, cela permettrait à plein de PME locales d’exister, sans être réduit à être des sous traitant esclavagisé de multinationales.

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    • Kasper // 02.05.2021 à 01h17

      C’est toujours mieux que le féodalisme de fait qu’entraîne toujours le laissez faire des utopistes libéraux.

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  • Descartes // 01.05.2021 à 14h13

    @ JEAN DUCHENE

    « article d’un déçu du socialisme (ou du communisme), et donc article démobilisateur, qui ne sert à rien et surtout pas à clarifier les idées. »

    Une attaque ad hominem et un procès d’intention, le tout en une seule phrase ? Chapeau!
    Désolé de vous décevoir, mais je ne suis nullement « déçu du socialisme (ou du communisme) », au contraire. Mais j’ai une mémoire, une loooongue mémoire. Je ne sais si le programme de Mélenchon (parler de « programme de LFI » supposerait qu’il existe dans LFI une instance indépendante de Mélenchon pour l’adopter) est « ancré à gauche ». Mais je me souviens que celui de Mitterrand en 1981 était largement plus radical. Si la question était de voter pour le programme le plus « ancré à gauche », cela ferait longtemps qu’on vivrait au paradis.

    Je suis par contre intrigué par votre idée que Mélenchon « a su créer autour de sa personne un collectif de personnalités intelligentes et efficaces ». Vous pensez à qui ? Mathilde Panot ? Danielle Obono ? Bompard ? A quelle occasion ont elles montré leur « efficacité » ou leur « intelligence » ?

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  • Cyrano 78 // 01.05.2021 à 19h29

    « Jean-Claude Gayssot, qui conduisit la privatisation d’Air France. Sous le regard attendri de son collègue ministre Jean-Luc Mélenchon, »

    Faux !! par omission !!
    Gayssot a tout privatise Air France mais surtout a scindé la SNCF !!

    « Jean-Claude Gayssot, » ben CartesBizeautées oublie de dire que Gayssot avant d’être vu par JLM, était au PCF !!!!!
    Comme lui d’ailleurs….
    Au le beau bobard par omission !!
    Au fait Hue et Braouzec ont appellé à voter Macron au premier tour en 2017 pour faire barrage à JLM!!
    Encore un oublie du camarade !!
    Bon EELV, le PS, le PCF jouent Macron gagnant : plutôt Macron que la 6 République .
    Ils ont comme projet de faire un parti démocrate comme en Italie et de laisser tomber toute référence sociale.
    Notez comme le problème SOCIAL est absent du texte comme des discours de Jadot, Hidalgo. Alors que la pauvreté n’a QUE doublé !!

    Cachez ces problèmes sociaux que je ne saurai voir !!!!

      +7

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    • Descartes // 05.05.2021 à 13h16

      Vous me reprochez de ne pas avoir rappelé que Gayssot était au PCF, mais curieusement vous ne relevez pas le fait que je n’aie pas rappelé que Jean-Luc Mélenchon était encarté au PS. Certains « rappels » seraient-ils nécessaires, et d’autres pas ?

      De même, en 2017 Hue et Braouezec avaient depuis longtemps quitté le PCF. Tirer de leur geste une conclusion sur les engagements du PCF, c’est un peu comme tirer des discours actuels de Mélenchon une conclusion sur les engagements du PS…

      Je n’ai fait que souligner que Mélenchon tout comme Gayssot ont participé au gouvernement qui détient encore aujourd’hui le gouvernement qui a le plus privatisé (en valeur) depuis la Libération. Et que cette coexistence explique peut-être pourquoi l’on doit traiter les déclarations programmatiques, aussi belles et attractives soient-elles, avec une certaine prudence…

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      • Anfer // 05.05.2021 à 17h36

        Oui, il faut être prudent.
        Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

        Mais comme indiqué plus haut, avec Mélenchon on prend le risque que rien ne change, avec tous les autres, on a la certitude que ça sera pire.

        En plus, la détestation dont fait l’objet Mélenchon dans la plupart des médias est plutôt un signe encourageant.

        Je me souviens en 2017 quand un second tour Mélenchon/ le pen commençait à être sérieusement envisagé, la réaction de panique haineuse de la plupart des médias, la palme revenant au Figaro, et que dire de l’intervention de Hollande pour mettre en garde contre Mélenchon, pas contre le pen…

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        • Descartes // 06.05.2021 à 19h01

          Avec Mélenchon, on prend exactement le même risque qu’avec les autres. Encore une fois, souvenez-vous de Mitterrand, de Hollande ou de Jospin.

          Par ailleurs, si vous trouvez « encourageante » la détestation dont fait l’objet Melenchon dans les médias, vous devriez alors être encore plus « encouragé » à voter Le Pen…

          Enfin, je ne me souviens pas qu’en 2017 il y ait eu quelqu’un pour « envisager sérieusement » un deuxième tour entre Mélenchon et Le Pen. Que certains journaux aient joué à « chéri, fais moi peur » pour vendre du papier, oui. Mais aucun commentateur sérieux n’a jamais vu Mélenchon au deuxième tour. Aucun sondage ne l’a jamais placé dans cette position.

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  • Ernesto // 01.05.2021 à 22h27

    Sur toutes les problématiques que pose cet article, je renvoie (pour des raisons de longueur) ceux qui sont intéressés à trois de mes commentaires que Frédéric Lordon a eu la gentillesse de publier en novembre 2020  sur son blog : blog.mondediplo.net/cap au pire ;ils sont titrés respectivement : stratégie du choc/ pour gagner / l’union est un combat.

    Je confirme qu’il existe bien une gauche de droite (une deuxième droite), complexée (qui n’ose pas dire qu’elle est de droite), convertie depuis belle lurette aux vertus du divin marché, convaincue que le capitalisme est l’horizon indépassable de l’humanité et qu’on ne peut que se contenter d’essayer de corriger ses excès à la marge.

    En conséquence, qu’est-ce qu’être de gauche ? C’est vouloir sortir du cadre contraint (institutionnel, politique, économique, social…) que nous impose ce système mortifère, afin de défricher un chemin nouveau, inédit (il n’a jamais existé nulle part), construit pas à pas par les intéressés, vers l’émancipation.

    Utopie ? Chimère ? Rêve inaccessible ? Peut-être mais c’est ça ou TINA, le fatalisme, la résignation, l’impuissance, le laisser faire, et la possibilité de l’abîme au bout de la route…

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  • Ernesto // 01.05.2021 à 23h16

    Il y a un absent de marque dans l’article de Descartes, un acteur dont l’intervention (ou non!) peut être décisive pour décider d’orientations dans un sens ou l’autre.

    Puisque Descartes se targue d’avoir une très longue mémoire, il doit se souvenir de 1936 : la SFIO au pouvoir, les communistes soutiennent sans participation ; la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés ne font pas partie du programme du front populaire, mais le peuple travailleur fait irruption avec fracas dans l’arène politique, avec des millions de grévistes, les usines occupées, la paralysie économique du pays ; le patronat et la bourgeoisie effrayés cèdent sur les exigences sociales pour ne pas tout perdre. Leçon à retenir : sans mobilisation active des salariés (la délégation de pouvoir rangée au musée des antiquités), pas d’avancées sociales.

    1983 : tournant de la rigueur, au nom du  « réalisme économique » la gauche sous hégémonie PS tourne le dos à son ambition de vouloir « changer la vie » au profit d’un nouveau projet européen, d’essence libéral, atlantiste, sous domination allemande. Perte de souveraineté, austérité, financiarisation, libre-échange… sont au programme. Le peuple de gauche reste passif, accepte des régressions pour ne pas »gêner » un pouvoir dont il pense qu’il est en principe acquis à sa cause.

    Toute critique même fondée sur des insuffisances, des manquements, des renoncements, des reniements est inaudible et assimilée à une trahison de son propre camp. Bref, l’inverse de 1936 et l’illustration tragique des conséquences ravageuses de la délégation de pouvoir.

      +7

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    • Descartes // 05.05.2021 à 13h34

      « Leçon à retenir : sans mobilisation active des salariés (la délégation de pouvoir rangée au musée des antiquités), pas d’avancées sociales. »

      Si la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés ne font pas partie du programme du Front Populaire, ces revendications sont puissamment portées par les syndicats et par le PCF – et en moindre mesure la SFIO. Loin d’être spontanées, les grèves de 1936 ont été largement encadrées par les communistes et les syndicats pour faire pression sur la composante « radicale » et les conservateurs de la SFIO. Y voir un mouvement « spontané » me semble pour le moins osé…

      Mais on ne peut pas parler d’une « mobilisation active des salariés » en ignorant la réalité des rapports de force. En 1936, nous sommes dans une économie qui repart enfin après la crise de 1929, et qui commence à se préparer à une guerre européenne. Autant dire que la demande de main d’œuvre est massive, et que cette demande donne aux salariés un pouvoir de négociation collectif considérable. A l’inverse, en 1983 la France est engagée dans une longue phase de désindustrialisation, avec un chômage de masse qui ne cesse d’augmenter. Le rapport de forces, qui en 1936 était favorable au travail – il le restera jusqu’au milieu des années 1970, même si le rééquilibrage commence à la fin des années 1960 – devient carrément défavorable au début des années 1980. Une mobilisation comme celle de 1936 en 1981 est donc impossible. On ne fait pas de grèves massives quand il y a trois millions de chômeurs. Et la « délégation de pouvoir » n’a rien à faire là dedans.

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  • Jean l’Anar // 01.05.2021 à 23h36

    « Franchement, lecteur de gauche, est-ce que cela changera quelque chose de remplacer Macron par Hidalgo, Jadot ou Mélenchon ?  »
    Vous rigolez ou quoi, remplacer Macron par Mélenchon changera les choses ! Par Hidalgo et Jadot ce serait autre chose.
    J’en ai marre de ces défaitistes congénitales, en creux ça veut dire pourquoi aller voter, Macron n’a plus d’électeurs, si un candidat de droite potable se présente. Mélenchon a toutes ces chances. L’extrême droite se centralise et va repousser les « en colère », à Mélenchon de les convaincre.

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    • Anfer // 02.05.2021 à 12h57

      Il faut militer pour la candidature de Xavier Bertrand, Valérie Pecresse, Édouard Philippe, Alain Juppé, Éric Zemmour.

      Qu’il y ai enfin du choix à droite…

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  • Ernesto // 02.05.2021 à 00h22

    Leçon numéro 2 : quand le peuple n’est pas le propre acteur de son destin, il est toujours perdant.

    2021 : dans un an les prochaines présidentielles, tous les sondages (même à prendre avec des pincettes), le prédisent, nous aurons un remake de 2017 : le pire contre le moins pire et les électeurs « castors » appelés à faire « barrage ».

    La gauche globale (y compris la fausse) est à ras des pâquerettes, à peine 25% des intentions de vote. Mais peu importe ! Tout le monde est candidat (pour se compter, pour témoigner, surtout pas pour se faire élire); chacun est pour le plus large rassemblement, à condition qu’il s’opère derrière sa propre bannière.

    Spectacle affligeant d’affichage d’égos démesurés, de tentations hégémoniques, d’appels au ralliement inconditionnel, de cavalier seul, de mépris de l’autre ; irresponsabilité crasse des dirigeants politiques, compte-tenu du contexte, de l’histoire, des menaces ; même adhérents et militants cautionnent majoritairement.

    Comment en est-on arrivé là ? La pandémie et ses conséquences polarisent les préoccupations des citoyens et malgré des luttes ponctuelles pour défendre l’emploi et les conditions de travail, le niveau des mobilisations n’est pas à la hauteur des exigences pour faire pression sur les politiques et les amener à s’unir sur la base d’un projet répondant à leurs aspirations.

      +2

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  • Ernesto // 02.05.2021 à 00h52

    Il reste tout juste un an pour tenter d’enclencher une dynamique populaire,un grand mouvement social revendicatif et exigeant, visant à ramener aux urnes l’électorat des classes populaires et moyennes, ceux qui ont le plus intérêt au changement, seul à même de ramener à la raison les « melons » rouges, roses, verts et autres, afin d’éviter que le pire n’advienne.

    Non la politique ce n’est pas « tous pourris », on peut faire autrement en se mêlant de ses affaires, en exerçant son contrôle citoyen, en étant acteur (et non plus spectateur) de la construction de son avenir.

    Leçon numéro 3 : si vous ne vous occupez pas de politique, d’autres s’en occuperont à votre place.
    Il ne faudra pas venir pleurer si des décisions qui vous concernent s’avèrent contraires à vos intérêts.

      +3

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  • Ribouldingue // 02.05.2021 à 04h23

    Article qui me semble vraiment représentatif de la politique spectacle, tout est personnalisé, c’est « people ». Au final il n’y a aucune différence entre tous ces arrivistes, cet article est un peu à la politique ce qu’une intervention de Stéphane Bern est à l’histoire.
    Peut être qu’il suffirait de voter pour un programme politique et pas pour un sauveur, et donc de déjà les lires et les analyser ces programmes pour ce faire une idée de pour qui voter non?
    C’est ce qui moi me décide, y compris à voter pour des gens qui ne me sont pas sympathiques de prime abord. Mais bon je dois être visiblement un marginal.

    J’avoue que les gens qui rabachent depuis trente ans que voter ne sert à rien puisque les politiques sont tous les même non seulement j’en ai soupé mais en plus pour moi ce sont les principaux responsables de types incapables et irresponsables comme Macron au pouvoir.

      +9

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    • Anfer // 02.05.2021 à 14h45

      Oui, je suis d’accord.

      Ça pousse à l’inaction, au fatalisme, à la résignation.

        +3

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  • cépajuste // 02.05.2021 à 07h03

    « Franchement, lecteur de gauche, est-ce que cela changera quelque chose de remplacer Macron par Hidalgo, Jadot ou Mélenchon ? »

    Ma réponse : ça ne servirait à rien de remplacer Macron par Jadot ou Hidalgo, mais ça serait différent avec Mélenchon.

    Bien sûr, Mélenchon est un ancien du PS, mais depuis le référendum du TCE en 2005, ses positions ont évolué. Et son programme « l’avenir en commun » est très différent des politiques suivies par la prétendue gauche au pouvoir.

    Ce qui manque dans cet article, c’est l’explication du pourquoi il y a eu ce tournant en 1983, et pourquoi la gauche, non seulement en France mais dans tous les pays européens, a trahi ses engagements une fois au pouvoir.

    La raison, nous la connaissons : c’est l’UE dont les traités interdisent une politique non libérale. Et la différence entre Mélenchon et les autres, c’est justement qu’il promet de sortir des traités européens. Je ne sais pas s’il le fera vraiment, mais si l’on examine son projet et ceux des autres, c’est la vraie différence.

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    • Anfer // 02.05.2021 à 13h16

      On peut se dire que Mélenchon ne fera pas ce qu’il a promis.
      C’est un risque à prendre, mais avec la possibilité qu’il le fasse tout de même, il a assez d’orgueil et d’ego pour se dire qu’à 70 ans, il aurait une occasion unique d’entrer dans l’histoire.

      De toute façon, on a d’un côté avec Mélenchon, le risque que rien ne change, et avec les autres, la certitude que non seulement rien ne changera, mais que ça sera pire.

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  • Louis // 02.05.2021 à 08h23

    Désormais, la ligne de rupture se situe plus entre mondialisation et souveraineté que la gauche ou la droite qui depuis longtemps font la même politique, il serait sage de redécouvrir les idées de Maurice Allais qui défendait un souverainisme raisonné (ouvrir les frontières qu’avec les pays socialement comparables)

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    • Anfer // 02.05.2021 à 14h27

      Ce pseudo clivage n’a aucun sens, la Souveraineté ne veut rien dire, si on ne précise pas qui est souverain.

      Si le peuple est souverain, alors Souveraineté signifie démocratie.

      Si c’est autre chose, il faut alors définir cette autre chose, état, nation, ethnie, individu, etc…

      Le « souverainisme », c’est un confusionnisme qui profite uniquement à l’extrême droite.

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  • bgeo // 02.05.2021 à 08h31

    L’erreur d’analyse est de considérer encore le PS comme un parti de gauche. Pour moi, les batailles politiques pour sortir du modèle libéral atlantiste et mondialiste (capitalisme du XXIe siècle) ne peuvent pas se mener avec des citoyens qui ne rejettent pas totalement l’idéologie libérale actuelle. La tache est d’autant plus compliquée que 2 seuls partis, le PC et la FI peuvent la mener. Le PC n’arrive plus à mobiliser, score entre 2 et 3% et la FI avec Mélenchon qui a perdu 4 ans d’erreurs stratégiques et de comportement égocentrique. Tous les autres prétendument de gauche (EELV, PS, Génération exc….) ne sont que des attrapes couillons pour un électorat de gauche. Quand à Macron (ex banquier d’affaire), toute sa politique depuis 4 ans le situe parmi les meilleurs serviteurs du système capitaliste. Alors de gauche ? Ne créons pas la confusion en faisant croire qu’en prenant des PS et des EELV il serait un peu de gauche, car ces partis entretiennent la confusion. Etre de gauche en France, c’est proposer une alternative sociale au système cité plus haut. 2022 risque malheureusement de voir se répéter 2017 et en plus une victoire grâce à la politique calamiteuse de Macron de M Le Pen. La suite, comme en 40 pleine d’incertitudes et de chaos.

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  • nanann // 02.05.2021 à 08h56

    Excellent article qui remet bien les pendules à l’ heure. Que la gauche fasse croire que, quand elle s’ oppose à Macron , elle s’ oppose à une politique de droite est une escroquerie. Macron est un démocrate américain partisan de l’ ultra-libéralisme et de la cancel culture. D’ ailleurs, depuis qu’ il est président, cette dernière fleurit sur notre sol en terreau favorable.

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  • cépajuste // 02.05.2021 à 10h49

    Il faudrait peut-être arrêter de parler de LA gauche comme s’il n’y en avait qu’une seule. Il y a plusieurs gauches depuis toujours : les jacobins, les girondins, les hébertistes… Il y a une gauche libérale pro-UE, et une gauche anti-libérale et anti-UE.

    Mettre sous la même étiquette LREM, PS, EELV, PCF, LFI, NPA et LO, c’est une escroquerie intellectuelle. On pourrait d’ailleurs à ce compte y ajouter l’UDI, le Modem et même LR. Car Macron est plus proche de LR que de LFI, c’est absolument évident, sauf peut-être pour celui qui se fait appeler Descartes mais qui n’est pas aussi cartésien que ça.

    Il n’y aura pas de candidat unique de la gauche parce que le temps des partis, des alliances d’appareils, des programmes communs, est terminé. Si la gauche doit se relever, ce sera en créant une nouvelle dynamique autour d’un nouveau projet, pas par l’addition de groupuscules discrédités qui sont en désaccord sur tout mais qui se retrouvent miraculeusement à la veille d’un scrutin.

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  • step // 02.05.2021 à 12h33

    « La « gauche non-macroniste » se trouve dans un intéressant paradoxe : elle essaye de former un front anti-Macron en s’appuyant sur une base sociologique dont les intérêts coïncident avec les politiques que Macron représente. »
    ça c’est uniquement vrai car les français sont des veaux. Macron ne défend pas l’intérêt des classes moyennes ni « basse moyenne », ni « haute moyenne » diront nous. Ces 2 populations ont comme caractéristique de tirer l’essentiel de leur richesse de leur travail et pas de leur capital. Or Macron a toujours privilégié la rémunération des actifs et non de l’activité. Si les gens votaient en fonction de leur intérêt, Macron serait à 5% max, guère plus, car cela correspond à la population que sa politique avantage réellement.

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    • cépajuste // 02.05.2021 à 13h09

      En plus c’est faux car l’électorat de LFI ne correspond pas du tout à la base sociologique de l’électorat de LREM.

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      • step // 02.05.2021 à 15h49

        faut pas trop spéculer sur les racines ouvrières de LFI. Les racines de LFI, c’est les fonctionnaires modestes. La base de LREM, c’est la haute fonction publique, et les retraités. Aucun des deux n’a trempé dans les mines de charbon…

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  • paulo // 02.05.2021 à 13h51

    A peine un an jusqu’à la présidentielle et la gauche française en est encore à s’interroger sur son identité , chose où elle excelle , car « être de gauche » en France c’est d’abord soigner son positionnement religieux, pardon, idéologique et excommunier les autres

    Cela dit assez d’ironie facile, ce billet est excellent même si je ne suis pas d’accord avec le point Mélenchon , et la qualité des commentaires me redonne foi en la mission de ce site .

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    • Anfer // 02.05.2021 à 14h37

      Le propre de la gauche, c’est de se remettre en question, de s’autocritiquer, d’être cohérent avec son époque, la science, les évolutions du monde physique et de la société.
      C’est pour ça que la gauche semble toujours se chercher, ne pas être sur d’elle.

      À droite, comme ils sont conservateurs ou réactionnaires, la base est justement de ne pas se remettre en question, ce qui est cohérent avec le fait de ne pas vouloir changer.
      Par contre, la droite est tout le temps dans l’incohérence , les paradoxes et essaye se trouver des justifications plutôt que des explications.
      Donc, ils semblent sûr d’eux, et savoir clairement ce qu’ils veulent.

      C’est la mentalité Sarkozy/Valls, « expliquer c’est déjà excuser », idée profondément stupide qui permet de comprendre pourquoi les politiques menés échouent, vu que ne pas vouloir comprendre les causes d’un problème, ne permet pas de le résoudre.

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  • Jérôme // 02.05.2021 à 19h40

    Il y a 120 ou 130 ans, de tels échanges auraient eu lieu entre monarchistes légitimistes et orléanistes.

    Les légitimistes, les « vrais » monarchistes de droite d’alors selon ses partisans, dénonçaient les faux monarchistes centristes quasi-républicains.

    Ils n’arrivaient pas à accepter que les français se contrefichaient de leurs dynastes et de leurs colifichets.

    Aujourd’hui, la « vraie » gauche en est au même points. Elle est descendue du train de l’Histoire par obsession idéologique et par dérive anti-populaire. La gauche radicale se raidit dans une fuite en avant internationaliste dont les français, à commencer par les catégories populaires, ne veulent pas. Elle a perdu le Peuple français, le méprise, voudrait le dresser, et s’est choisie un autre Peuple de substitution qui l’utilise tactiquement tout en la méprisant.

    Je rappelle que dans les dernières enquêtes d’opinion, en 2021, seuls 14% des français se disent de gauche, 33% du centre et 40% de droite.

    Il n’est pas interdit de regarder ces réalités, d’y réfléchir et de se demander ce que la gauche doit changer en elle, au lieu, comme la moquait Brecht, de vouloir changer le Peuple.

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    • Anfer // 03.05.2021 à 10h19

      Je ne croit absolument pas à une baisse des idées se gauche dans la population.

      Une droitisation décomplexé des médias, oui c’est évident.

      Mais il suffit de voir les principales revendications des gilets jaunes pour voir que le fond est à gauche.
      Égalité et démocratie directe.
      C’est pas la haine de l’étranger et le culte du chef.

      D’ailleurs la droite ne s’y est pas trompé, et a immédiatement vu le danger.

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  • tlm // 03.05.2021 à 08h12

    article ravageur, fulgurant et désespérant
    ceux qui ont dit incarner la gauche l’on trahie (enfin surtout son peuple)
    l’image que donne ce désastre est effrayante car lorsque « la main invisible » qu’ils vénèrent tous nous aura ramené au niveau des chinois, nos dirigeants (tous à l’abris) nous inviteront à regarder vers le sierra leone …..
    après on ne pourra plus creuser !

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  • camille // 03.05.2021 à 11h14

    Bonjour,
    bon… article intéressant, à mon avis, pour ce qui n’est pas compris par l’auteur, (respectable pour autant) :
    MACRON à gauche ? Alors pourquoi l’alliance LAREM MUSELIER et pourquoi des postes clefs à des hommes comme LEMAIRE ?
    MACRON à droite ? Alors pourquoi BONNATERRE candidat LAREM en Normandie et « poulain » de Fabius ? Pourquoi des postes clefs à des hommes comme LEDRIAN ?
    DONC :
    1 l’exaltation de l’inégalité, de la violence et l’essentialisme constitue la base du raisonnement de la nébuleuse MACRON. Cette base constitue le socle commun des différentes extrêmes droites.
    2 L’absence de limites (environnement) constitue le 4ème pilier de ces gens. Cela n’est spécifique ni à droite ni à gauche mais nihiliste.
    3 Un pays qui n’a plus les 4 bases d’un état régalien, plus le contrôle du budget et dont l’économie est en quasi totalité sous dépendance étrangère (importations et capital) est occupé. La question gauche droite est donc évacuée au profit de libération / soumission. Raisonnement que connaissaient les résistants durant la guerre.
    DONC : ce texte n’intègre pas le fait que la nébuleuse MACRON est une variante d’extrême droite pour l’idéologie + nihiliste + parti de l’étranger pour sa pratique.
    DONC : il faut redéfinir la totalité du paysage politique. Puisque par ailleurs il est légitime à dire que partis, (et syndicats) ne sont pas du tout là où ils prétendent être : Verts, LFI, RN etc.
    Jean MOULIN précise dans un échange avec CORDIER (ALIAS caracalla) : « ils ont tous trahi « . Voilà la base de l’analyse. Le clivage traverse toutes les familles politiques et les dérives sont du même ordre que celle de 1931-44.

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  • Savonarole // 03.05.2021 à 14h14

    A partir du moment ou il y a eut capitulation sans condition au marché (1983) , la gauche est morte et enterrée , tout ceux qui s’en réclament aujourd’hui sans vouloir abolir totalement les pouvoirs du capital sont soit des escrocs , soit des ignorants. Et j’aurais plus tendance à les ranger dans la première catégorie…

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  • JbGood 29 // 03.05.2021 à 19h18

    Ce pays finira-t-il par se décomposer sur 3 options:
    – continuer l’en même temps que ce soit avec E.Macron ou une autre personnalité de même acabit, une sensibilité libérale droito-gaucho-centro telle que bien définie dans votre analyse ?
    – tenter l’aventure trumpiste d’une Le Pen relookée mais qui restera éternellement prisonnière de tant de vieux démons rances sans pour autant s’assurer de bases locales suffisantes autour de Dupont-Aignan et Éric Ciotti (on ne rit pas) permettant une majorité au parlement et donc l’aventure d’une cohabitation pour le coup bien improbable et chaotique, qui pourrait bien se traduire par l’arrivée de généraux que ça démange ?
    – renverser la table par un taux d’abstention ou votes blancs tels que la Nation achève le délitement de son paysage politique en se réorganisant par une Assemblée Constituante autour d’une proposition fédérale européenne et régionale ?
    Ancien de gauche, (génération Mitterrand), déçu par la blanchisserie macronienne, me surprenant à trouver parfois de la pertinence dans les propos d’un Philippe ou d’un Bertrand, excédé par le centralisme jacobin bonapartiste, dépressif de par le puzzle européen, je tenterai donc une ultime fois d’avoir encore un peu de considération pour ma carte d’électeur en retenant, en l’état, la 3ème option.
    Sans illusion.

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  • Otb_Green // 04.05.2021 à 07h47

    Le problème avec les marxistes est qu’ils ont du mal à comprendre que l’histoire est religieuse avant d’être économique.

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  • Ernesto // 04.05.2021 à 13h26

    Le problème avec les croyants c’est qu’ils ont du mal à comprendre que la lutte des classes est le moteur de l’histoire et que la religion est « l’opium du peuple ».

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  • Ernesto // 05.05.2021 à 18h48

    @Descartes : à aucun moment je n’ai parlé de mouvement spontané, autant je partage votre analyse de 1936 , autant je récuse celle de 1983; pour avoir vécu cette période en tant que membre du PCF et syndicaliste à la FEN (responsabilités départementales dans le 92), je me souviens parfaitement des freins (syndicaux, politiques, y compris au PCF) mis par les directions pour ne pas entraver l’action d’un gouvernement de gauche qui tournait pourtant le dos à ses engagements.

    C’est à cette époque que Delors a décidé la désindexation des salaires sur les prix, que le point d’indice fonction publique n’a plus été réévalué annuellement en fonction de l’inflation, que Lamy a développé le libre-échangisme, que Bérégovoye a financiarisé l’économie, que Mitterrand a abandonné l’objectif de « changer la vie » pour celui d’une Europe atlantiste, austéritaire et néolibérale.

    Oui il y avait là matière à ce qu’un grand mouvement social s’oppose à ces régressions porteuses de reculs sociaux. Mais le peuple de gauche a cru que la victoire électorale suffisait, que la mobilisation sociale n’était plus d’actualité, qu’il fallait faire confiance au gouvernement et aux élus. Une terrible désillusion a sanctionné ce coupable renoncement et je maintiens que la délégation de pouvoir à tout à voir avec cet échec.

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    • Descartes // 06.05.2021 à 19h07

      @ Ernesto

      [Oui il y avait là matière à ce qu’un grand mouvement social s’oppose à ces régressions porteuses de reculs sociaux.]

      Ok, admettons. Mais pourquoi ce « grand mouvement social » n’a pas eu lieu ? Vous dites que les syndicats et les partis ouvriers ont « freiné ». Mais syndicats et partis politiques répondent à leurs militants. Pourquoi les militants du PCF qui étaient prêts à faire pression sur le gouvernement Blum ne se sont pas révoltés contre le gouvernement Mauroy ou Fabius ?

      On ne comprends rien à l’époque si l’on ne tient pas compte du chômage de masse et des nombreuses batailles sociales perdues à la fin des années 1970 et au début des années 1980. La classe ouvrière à parfaitement compris que le rapport de force ne lui permettait plus ce qui était possible en 1936, en 1945 ou en 1968.

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  • Ernesto // 05.05.2021 à 20h06

    2021 s’annonce calamiteux ; la gauche atomisée, incapable de s’unir sur un projet transformateur crédible, en l’état actuel du rapport des forces, sera absente du deuxième tour. On peut d’ailleurs se poser sérieusement la question : a-t-elle seulement envie d’accéder au pouvoir compte-tenu de son extrême faiblesse et des immenses défis qui sont devant nous ?

    Mais rêvons quand même un peu ! Imaginons, comme Lordon dans « vivre sans… », au hasard, Mélenchon et une gauche radicale arrivés au pouvoir ; notre économiste philosophe affirme sans l’ombre d’un doute, qu’ils ne pourraient pas mettre en œuvre le moindre début de commencement de leur programme car la tempête politique, économique, financière, médiatique se déchaînerait avec une violence inouïe avant même l’installation à l’Elysée et aux assemblées (le capital ne rendra pas gentiment les clés du camion).

    Seul le très grand nombre mobilisé serait en mesure de faire contre-poids à la force titanesque du conservatisme prêt à tout pour conserver ses privilèges.

    Reconnaissons avec lucidité et humilité que nous sommes, pour l’instant, à des années lumière d’une telle éventualité. Mais comme l’impossible c’est ce qui n’est pas encore arrivé, gardons espoir, c’est ce qui fait vivre !

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  • Ernesto // 07.05.2021 à 01h41

    « pourquoi les militants du PCF ne se sont pas révoltés contre le gouvernement Mauroy ou Fabius ? ». Justement parce qu’ils n’ont pas été « aiguillonnés » par le peuple de gauche qui a subi passivement les dérives sociales-libérales des gouvernants au lieu d’être un acteur mobilisé et exigeant du changement.

    Au sein des directions la lutte des places s’est substituée à la lutte des classes, Mitterrand a réussi son pari assumé devant l’internationale socialiste réunie à Vienne en 1973, d’affaiblir fortement et durablement son partenaire communiste au plan électoral.

    L’hégémonie du PS a étouffé toute tentative de critiques justifiées dénonçant l’abandon des engagements, ces contestations sont devenues inaudibles et assimilées à une trahison de son propre camp.

    Je rappelle qu’ouvriers et employés représentent encore 52% des citoyens de ce pays, le rapport de force ne leur est donc pas défavorable. Encore faudrait-il leur ouvrir des perspectives émancipatrices plutôt que prôner TINA, le fatalisme , l’impuissance et la résignation.

    Le récent mouvement des gilets jaunes, même s’il n’a pas connu de débouché politique, a apporté la preuve que la mobilisation populaire était capable de faire trembler un pouvoir au service des riches, sourd aux revendications des gens d’en bas .

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  • Yves // 09.05.2021 à 13h19

    Bonjour,
    Si la distinction entre la droite et gauche date des délibérations dans la salle du Manège des Tuileries à partir d’octobre 1789, alors :
    Si on est de droite, on défend plutôt l’ordre et les intérêts économiques déjà en place et/ou dominants (les milieux financiers, la bourgeoisie…)
    Si on est de gauche, on conteste plutôt les intérêts en place et on défend ceux des classes dominées socialement (les milieux ouvriers et populaires, puis après les populations issues de l’immigration)
    Mais sur un autre plan, on pourrait dire que :
    Si on est de droite (ou conservateur), on défend plutôt la liberté (AVEC la responsabilité), mais aussi : la famille, la transmission, le mariage, l’effort par le travail, [modéré] …
    Si on est de gauche (ou progressiste), on défend plutôt la redistribution, la justice sociale, mais aussi l’évolution de certaines mœurs (le divorce, le PACs, le mariage « pour tous », la PMA/GPA, [modéré] …)
    Macron défend les intérêts économiques en place (ceux des milliardaires, des financiers, de l’état profond…), on pourrait donc le considérer comme étant de droite.
    Mais, pour moi, Macron n’est pas de droite.
    Il défend un capitalisme de connivence/irresponsable (privatisation des profits/mutualisation des pertes), des mœurs débridées, [modéré], et méprise les « gens qui ne sont rien », la France et son histoire, et n’a pas d’autorité (faible avec les forts/les racailles, fort avec les faibles).
    Pour moi, ce qui représente la droite, c’est de Gaulle, pas Macron.

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