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15.avril.202115.4.2021 // Les Crises

Noam Chomsky : « La pression des activistes sur l’administration Biden ne doit pas cesser »

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Source : Truthout, C.J. Polychroniou

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le président Biden se dirige vers l’hélicoptère présidentiel Marine One sur la pelouse de la Maison Blanche le 19 mars 2021 à Washington.
DREW ANGERER / GETTY IMAGES

Les premiers mois de Joe Biden ont amené une intense activité à l’échelle nationale, y compris un projet de loi de relance économique. Au cours de cet entretien exclusif, le célèbre intellectuel Noam Chomsky partage ses réflexions sur certaines politiques clefs adoptées par l’administration Biden. Noam Chomsky est professeur émerite au MIT et professeur de linguistique à l’université d’Arizona. Ses derniers ouvrages sont Climate Crisis and the Global Green New Deal : The Political Economy of Saving the Planet (en collaboration avec Robert Pollin et C. J. Polychroniou ; Verso, 2020), Chomsky for Activists (Routledge, 2020) et Consequences of Capitalism: Manufacturing Discontent and Resistance (Haymarket Books, 2020).

J. Polychroniou : Le président Joe Biden est en fonction depuis quasiment deux mois, période au cours de laquelle il a signé de nombreux décrets censés corriger les politiques de Donald Trump. Mais il a également réussi à faire voter une grande et ambitieuse loi de relance sans équivalent en temps de paix. Quelle est votre évaluation de l’action de Joe Biden jusqu’à présent afin de gérer les questions les plus urgentes auxquelles fait face la société américaine : à savoir la pandémie de coronavirus et les souffrances de millions d’Américains liées à la pandémie ?

Noam Chomsky : Mieux que ce que je prévoyais. Bien mieux. La loi de relance a ses défauts, mais considérant les circonstances c’est une réussite impressionnante. Les circonstances consistent en un parti d’opposition très discipliné et se consacrant au principe édicté il y a des années par son leader suprême, Mitch MacConnel : si nous ne sommes pas au pouvoir, nous devons rendre le pays ingouvernable et bloquer les mesures législatives gouvernementales, quand bien même elles seraient bénéfiques.

Dès lors les conséquences pourront retomber sur le parti au pouvoir et nous reprendrons la main. Ça a bien marché pour les Républicains en 2009, grâce à Obama. En 2010 les Démocrates perdaient le Congrès et le chemin était libre pour la débâcle de 2016.

Il y a toutes les raisons de supposer que la stratégie sera renouvelée, cette fois dans des circonstances plus complexes. L’électorat de base aux mains de Trump, qui partage le même but mais se distingue de McConnell sur qui va ramasser les morceaux : McConnell et les donateurs ou Trump et la base électorale qu’il a mobilisé, dont près de la moitié l’idolatre comme le messager de Dieu envoyé sur terre pour sauver le pays. Nous pouvons fantasmer à loisir mais ne devons pas perdre de vue le fait que ce qui peut sembler ridicule tire ses racines dans la vie des victimes de la mondialisation néolibérale des 40 dernières années, prolongée par Trump, hormis quelques fioritures rhétoriques.

Dans ces circonstances le vote d’une loi de relance est une avancée majeure. Les Républicains qui l’ont favorisée, et savent que leurs électeurs également, ont néanmoins voté contre, en parfaite obéissance avec ce que le Comité central décide. Certains Démocrates ont réclamé un affaiblissement. Mais ce qui a été finalement voté contient des éléments importants qui peuvent constituer une base pour aller de l’avant.

Il y a des écarts considérables. La loi aurait certainement dû inclure une augmentation du lamentable salaire mininum, un véritable scandale. Mais cela aurait été difficile au vu de l’opposition générale des Républicains et de quelques Démocrates. Et d’autres éléments cruciaux manquent à l’appel. Néanmoins si les mesures à court terme sur la pauvreté des enfants, le soutien au revenu, l’assurance maladie et sur d’autres besoins fondamentaux peuvent être étendues, cela constituerait un considérable pas en avant vers la réalisation de la promesse imaginée par des observateurs aussi attentifs que la présidente de l’institut Roosevelt, Felicia Wong qui a dit la chose suivante : « Selon moi, tant l’échelle que la direction du plan de sauvetage américain brisent le moule néolibéral où les-déficits-et-l’inflation-d’abord qui a épuisé notre économie depuis une génération. » Nous n’avons rien vu depuis longtemps qui puisse susciter de tels espoirs.

Il y a également de l’espoir dans les nominations sur les questions économiques. Qui aurait pu imaginer que Heather Boushey, collaboratrice régulière dans des revues de sciences économiques radicales, puisse être nommée au Council of Economic Advisers (Comité des conseillers économiques), rejointe par Jared Bernstein, conseiller économique en chef de l’Economic Policy Institute, plutôt axé sur la classe ouvrière.

Le franc soutien de Joe Biden aux travailleurs d’Amazon, et aux syndicats en général, est un changement bienvenu. Rien qui ressemble à ce qu’on a pu entendre dans les centres de pouvoir depuis bien des années. Dans un changement total par rapport aux lois sous Trump, les modifications de la fiscalité vont principalement augmenter les revenus des pauvres, pas des riches. Thea Lee, présidente de l’Economic Policy Institute, résume le dispositif en disant que cela « fournira un soutien crucial à des millions de familles de travailleurs, réduira radicalement les inégalités de race, de genre et de revenus exacerbées par la crise et créera les conditions d’une reprise véritablement solide une fois que le virus sera sous contrôle et les gens pourront reprendre une activité éconoique normale. » Optimiste, mais à notre portée.

Les Représentants démocrates ont voté d’autres lois importantes. Le texte H.R.1 (For the People Act) protège le droit de vote, un dossier crucial actuellement, alors que les Républicains travaillent sans relâche dans le but de tenter d’empêcher le vote des (gens de couleur) et des pauvres, reconnaissant ainsi que c’est la seule façon pour un parti minoritaire dévoué au pouvoir des riches et des entreprises de rester visibles.

Sur le front du travail, la Chambre des Représentants a voté le PRO (Protecting the Right to Organize, protéger le droit de s’organiser) Act, « une étape essentielle vers le rétablissemnt du droit des travailleurs à se syndiquer et à négocier collectivement », signale l’Economic Policy Institute, un droit fondamental qui « a été erodé depuis des décennies alors que les employeurs exploitaient les failles de la loi en vigueur. » Il sera certainement annué par le Sénat. Sans même parler de loyauté envers le parti, il y a peu de sympathie pour les travailleurs dans les rangs républicains.

Mais néanmoins c’est une base pour l’organisation et l’éducation. Cela peut être un pas vers la revitalisation du mouvement ouvrier, cible principale du projet néolibéral depuis Reagan et Thatcher, qui avaient bien compris que les ouvriers devaient être privés des moyens de se défendre des attaques.

La baisse des adhésions syndicales est maintenant reconnue, même parmi l’opinion dominante, comme étant un facteur de hausse des inégalités ; une expression qu’on peut traduire par « vol du grand public par une minuscule faction de super riches. » L’Economic Policy Institute passe en revue régulièrement les faits, récemment dans un graphique démontrant la corrélation spectaculaire entre le nombre d’adhérents syndicalistes en hausse ou en baisse et les inégalités en baisse ou en hausse.

Plus généralement c’est une excellente occasion pour surmonter le sinistre héritage du ministère du Travail de Trump implacablement opposé aux intérêts des travailleurs et à la tête duquel on trouvait Eugene Scalia, avocat de société qui s’est servi de son mandat pour vider les droits des travailleurs, notamment pendant la pandémie. Eugene Scalia a été choisi idéalement pour effectuer la transformation des Républicains en un « parti de la classe ouvrière », comme l’ont salué Marco Rubio et Josep Hawley dans un moment de propagande triomphante, ou de pur culot.

Les mesures temporaires de relance sur la pauvreté des enfants et sur d’autres questions doivent être pérénnisées et améliorées.

La nomination de Michale Regan en tant que directeur de l’EPA (Environmental Protection Agency, Agence américaine de protection de l’environnement) devrait remplacer la cupidité des entreprises par la science et le bien-être humain dans cette agence essentielle, un pas vers la décence humaine qui, dans ce cas précis, est une condition préalable à la survie.

Il est aisé de trouver des omissions et des insuffisances dans les programmes de Joe Biden à l’échelle nationale mais il n’en demeure pas moins des signes d’espoir de sortir du cauchemar de Trump et d’aller vers ce qui devrait et ce qui doit être fait. L’espoir est néanmoins conditionnel. Les mesures temporaires de relance sur la pauvreté des enfants et sur d’autres questions doivent être pérénnisées et améliorées. Il est impératif que la pression des militants ne cesse. Les maîtres de l’univers continuent sans relâche leur lutte des classes et ne peuvent être contrés que par une opposition publique acharnée qui n’en est pas moins dédiée au bien commun.

Que pensez-vous du refus de Joe Biden d’annuler les prêts étudiants de 50 000 dollars ?

Une mauvaise décision. En quoi consistaient les options réalistes, je n’en sais franchement rien. Les études supérieures devraient être reconnues comme un droit basique, accessible gratuitement, comme ça l’est ailleurs : chez notre voisin mexicain, dans des pays développés riches comme l’Allemangne, la France, les pays nordiques, et bien d’autres, avec au maximum une cotisation minime.

Comme ça l’était aux Etats-Unis quand nous étions un pays bien moins riche que nous le sommes aujourd’hui. La loi d’après-guerre GI Bill of Rights [finançant les études supérieures des anciens combattants de la seconde guerre mondiale démobilisés, NdT] a assuré la scolarité gratuite pour un grand nombre de jeunes hommes blancs qui sans elle ne seraient jamais allés à l’université. Il n’y a aucune raison pour que les jeunes de toutes les races soient privés de ce privilège de nos jours.

A la lumière de l’attaque du 6 janvier sur le Capitole, Joe Biden s’est engagé à lutter contre le terrorisme intérieur par le vote d’une nouvelle loi « qui respecte la liberté d’expression et les libertés publiques ». Les Etats-Unis ont-ils besoin d’un nouveau programme contre le terrorisme intérieur ?

On peut auparavant se poser la question de savoir si nous devrions maintenir le programme actuel contre le terrorisme intérieur. De fortes raisons existent d’en douter. Et toute hausse devrait être un sujet sérieux de préoccupation. Quoi qu’il en soit la violence suprémaciste blanche n’est pas sujet à plaisanterie.

Au cours des années Trump, le FBI et d’autres agences ont signalé une hausse constante du terrorisme suprémaciste blanc, représente désormais la quasi-totalité actes de terrorisme enregistrés. Les milices armées se généralisent : les « Tough Boys » (les durs à cuire) de Trump ainsi qu’il les appelait avec admiration. On ne peut négliger ce problème qui doit être traité avec beauoup de précautions et une grande attention afin d’éviter tout abus.

Joe Biden a proposé un plan afin de renforcer la classe moyenne en encourageant le syndicalisme et la négociation collective ; sa récente déclaration sur le droit des travailleurs à se syndiquer, qui a été interprétée comme un soutien aux travailleurs d’Amazon à s’organiser en Alabama, a déclenché un grand enthousiasme dans les rangs progressistes. En effet le soutien de Joe Biden aux syndicats est en adéquation avec la très bonne appréciation des syndicats au cours des dernières années. Qu’y a-t il derrière ce soutien aux syndicats actuellement ?

Les graves défis que nous affrontons ne connaissent pas de frontières. Le changement climatique, les pandémies, le désarmement ne seront traités qu’au niveau international, s’ils sont traités.

Une des raisons est la réalité objective. La forte hausse des inégalités est une malédiction croissante ayant des effets extrêmement nocifs sur l’ensemble de la société. Comme dit précédemment, elle suit de près le déclin syndicaliste pour des raison évidentes. Les syndicats ont été historiquement à l’avant-poste des luttes pour la justice et les droits. Ils ont également été précurseurs dans le mouvement écologiste, comme nous en avons déjà discuté. Les organisations ouvrières sont actuellement en pleine mutation avec l’essor de l’économie des services et du savoir.

Elles ont des intérêts communs et encouragent les valeurs de solidarité et d’entraide sur lesquelles l’espoir d’un futur décent repose. De nombreux syndicats conservent le mot international dans leurs noms. Ce ne devrait pas être qu’un symbole ou un rêve. Les graves défis que nous affrontons ne connaissent pas de frontières. Le changement climatique, les pandémies, le désarmement ne seront traités qu’au niveau international, s’ils sont traités. C’est également vrai en ce qui concerne le droit du travail et les droits de l’Homme plus généralement. A tous les niveaux, les associations de travailleurs devraient à nouveau être primordiales, voire ouvrir la voie vers un monde meilleur.

*

Cet entretien a été légèrement modifiée pour plus de clarté.

C.J. Polychroniou est un économiste politique et un politologue qui a enseigné et travaillé dans des universités et des centres de recherches en Europe et aux Etats-Unis. Ses principaux thèmes de recherche sont l’intégration économique européenne, la mondialisation, la politique économique des Etats-Unis et la déconstruction du projet politico-économique du néolibéralisme. C’est un contributeur régulier de Truthout et également un membre du Public Intellectual Project de Thruthout. Il a publié plusieurs livres et ses articles ont parus dans divers revues, magazines, journaux, et sites web connus.

De nombreuses publications ont été traduites dans plusieurs langues étrangères dont le Croate, le Français, le Grec, l’Italien, le Portugais, l’Espagnol et le Turc. Il est l’auteur de Optimism Over Despair: Noam Chomsky On Capitalism (l’optimisme plutôt que le désespoir : Noam Chomsky sur le Capitalisme), Empire, and Social Change, an anthology of interviews with Chomsky (Empire et changemet social, une anthologie des interviews de Chomsky) publié à l’origine chez Truthout et rassemblé par Haymarket Books.

Source : Truthout, C.J. Polychroniou, 20-03-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Paul // 15.04.2021 à 14h21

j’adore toujours cet argumentaire du déménagement.

jamais il n’a dit que c’était mieux là-bas.
Et ça n’est jamais parce qu’il y a pire ailleurs que ça excuse tout.

nous ne sommes plus en démocatie. il existe une monarchie parlementaire. Certes, les maîtres sont éjus, mais vous pouvez convenir que tout est tellement bien organisé qu’il faudrait vraiment un énorme mouvement pour que ça change.
Les curseur en se moment qui replacent déjà l’election présidentiel avec une bataille finiale M / MP
Si lamayonnaise ne prend pas dans le sens là, ça sera retourné autrement. On l’a vu en 2017.
Ça ne sera jamais les gens qui décideront.
En corée, c’est plus clair, sans hypocrisie

11 réactions et commentaires

  • Yann // 15.04.2021 à 08h10

    « Le changement climatique, les pandémies, le désarmement ne seront traités qu’au niveau international, s’ils sont traités. »

    Pas faux.

      +3

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  • Darras // 15.04.2021 à 08h54

    En même temps Chomsky est le gars qui en pinçait pour les Khmers rouges.
    Fascisme.

      +7

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  • RGT // 15.04.2021 à 10h25

    « La pression des activistes sur l’administration Biden ne doit pas cesser »…

    Pourquoi faire ?
    De toutes façons Joe Biden et son administration s’en foutent, comme tous ceux qui les ont précédés et ne sont là que pour faire fructifier leurs carrières et les revenus associés.

    Connaissez vous UN SEUL membre d’un gouvernement ou d’une administration de la « communauté internationale » qui se préoccupe réellement du sort de la population vous ?

    Les seules « grandes avancées » obtenues par la pression populaire (des idiots utiles manipulables à souhait) sont celles qui permettent à un membre de « l’élite » plus influent que les autres d’en retirer un avantage décisif concernant sa carrière ou ses revenus.

    Et si ça ne fonctionne pas, ils ne prennent aucun risque, les couillons les ayant pris à leur place en se prenant des tirs de LBD en pleine poire.

    C’est bien là la grande subtilité des « démocrassies » : On a une foultitude de gueux prêts à se sacrifier pour que leurs « mentors » en retirent des avantages personnels.

    Le premier coup de butoir EFFICACE consiste simplement à ne plus se rendre aux « grand-messes » des meetings politiques ni aux « élections démocratiques » afin de délégitimer totalement cette escroquerie.

    Et ne vous en faites pas, entre la Corée du Nord et les « grandes démocrassies » la seule différence ne tient que dans le langage employé par les « élites » : Au moins, les premiers ont l’honnêteté de reconnaître officiellement que leur gouvernement se fout totalement de l’opinion de la population et ne vient pas lui caresser le cul pendant les campagnes électorales.

      +6

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    • Philippe T. // 15.04.2021 à 13h50

      C’est vrai que la Corée du nord c’est bien mieux que nos pays. D’ailleurs si j’ai tout compris vous partez bientôt vous y installer.

        +5

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      • Paul // 15.04.2021 à 14h21

        j’adore toujours cet argumentaire du déménagement.

        jamais il n’a dit que c’était mieux là-bas.
        Et ça n’est jamais parce qu’il y a pire ailleurs que ça excuse tout.

        nous ne sommes plus en démocatie. il existe une monarchie parlementaire. Certes, les maîtres sont éjus, mais vous pouvez convenir que tout est tellement bien organisé qu’il faudrait vraiment un énorme mouvement pour que ça change.
        Les curseur en se moment qui replacent déjà l’election présidentiel avec une bataille finiale M / MP
        Si lamayonnaise ne prend pas dans le sens là, ça sera retourné autrement. On l’a vu en 2017.
        Ça ne sera jamais les gens qui décideront.
        En corée, c’est plus clair, sans hypocrisie

          +13

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        • christian gedeon // 15.04.2021 à 15h45

          Alors si c’est sans hypocrisie,vivement les camps de travail nord coréens! Nous sommes sauvés. Et puisque vous parlez d’élections,çà va les abstentionnistes?

            +0

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          • Paul // 16.04.2021 à 09h10

            ahhh,les elections et les abstentionnistes.
            Juste un des effet de la division. Maître mot du maintien de l’ordre.
            Ce qui dirige la France, c’est un peu le pognon quand même, le copinage/la corruption.
            Est-ce mieux qu’en Corée du Nord : oui
            Mais c’est bien ici qu’il faut regarder, pas chercher pire pour justifier qu’on est au top.

            abstention : il y a ceux qui s’en foute, il y a ceux qui s’abstiennent pour ne pas participer à la mascarade, souvent en pensant que tout le monde devrait s’abstenir pour invalider la mascarade. Maintenant les blancs sont comptés.
            le seul truc qui les gène c’est que bientôt ils seront élus par 10% des electeurs, sinon tout va bien.

            sinon, vous pensez sérieusement que vous avez un choix ? et que votre vote servira à quelque chose ?
            nouveau parti « Joffrin » / LePen / sarko/ marcron / hollande/Sego même combat. Même business. Tout se voit dans les nominations que font les présidents. Une pieuvre. On traduit comment en italien. Faut juste faire avaler les pilules ( Frabrique du con sentement)
            oui démo crassie, c’est assez représentatif. ça ne reste que l’avis de RGT que je partage totalement

              +4

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    • Grd-mère Michelle // 16.04.2021 à 14h44

      Considérer les activistes (« la pression populaire ») comme « des idiots utiles manipulables à souhait », c’est se dédouaner de son sentiment d’impuissance et de sa paresse (intellectuelle et physique), tout en s’offrant le plaisir de se croire important.
      C’est trop facile, RGT, de démobiliser systématiquement la moindre tentative, la moindre initiative d’influer sur le cours des choses, en usant de sa plume fataliste dans son petit confort bourgeois!
      Et traiter de « couillons » ceux et celles qui se prennent « des tirs de LBD en pleine poire » est une des pires crasses que j’ai jamais lues dans ces pages.
      Sachez que chaque mot publié, chaque cri enregistré, chaque action filmée (susceptibles d’être lu, entendu, regardée) participe de la transformation continuelle, de l’évolution irréversible d’une communauté humaine qui avance, de toute façon, cahin-caha, vers sa disparition(comme de celle de tout autre phénomène)… si possible en la retardant le plus possible et en évitant au maximum les souffrances inhérentes aux conditions de son existence éphémère.
      Votre responsabilité est ici engagée, et votre lâcheté vaut celle des élu-e-s et des malheureux-ses « lobotomisé-e-s ».

        +1

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  • christian gedeon // 15.04.2021 à 15h22

    J’adore les interviews de Chomsky par Polychroniou.Elles ont un côté idôlatre. Il ne dit pas Oui Maître,mais le coeur y est.Ceci étant dit,on mesure à quel point Chomsky est loin,très loin de l’Amérique qui n’est pas sur les côtes ou les Grands Lacs.je sais que sur les Crises on « vénère  » Chomsky. Pour ce qui me concerne,je pense que sous ses airs de « sage »,c’est un catalyseur de guerre civile. J’espère que la catalyse ne prendra pas. Ce monsieur soutient les groupes de pression. le problème est que les groupes de pression ne soint pas que de soncôté. Ils finiront par s’affronter si le hola n’est pas mis à la surenchère sociétalisto-fémisto-racisée. Il joue avec le feu,le grand sachem,et ce n’est pas pour allumer le calumet de la paix.

      +2

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    • Octave-Key // 16.04.2021 à 14h24

      Chomsky est peut-être un catalyseur de guerre civile. Et alors ? N’est-ce pas, d’une manière systématique, la crainte de la guerre civile qui a provoqué l’amélioration du sort des prolétaires ? En France, par exemple, tous les progrès sociaux se sont produits à l’époque où le parti communiste était puissant, même lorsqu’il ne participait pas au pouvoir.
      Le pouvoir capitaliste ne cède rien s’il n’est pas contraint par la menace

        +2

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  • observations // 15.04.2021 à 15h37

    L’administration Biden a annoncé officiellement hier le départ définitif des troupes américaines en Afghanistan, pour le 1 er Septembre 2021, une date pas choisie au hasard, il en restait 2500. Les autres troupes étrangères vont suivre ou les précéder. Restera les militaires cgargés de protéger l’ambassade US.

    Nos amis les talibans vont être de retour.

    Ce qui est intéressant dans le communiqué de la Maison Blanche c’est la raison principale, je cite – Il est contre -productif de s’occuper des conflits du passé mais essentiel de se préoccuper des conflits du futur – les activistes ont de beaux jours devant eux.

      +2

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