Les Crises Les Crises
1.octobre.20201.10.2020 // Les Crises

Haut-Karabakh : l’ONU demande un cessez-le-feu alors que l’Azerbaïdjan et l’Arménie rejettent les pourparlers

Merci 44
J'envoie

Source : The Guardian – 30/09/2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le Premier ministre arménien a déclaré qu’il considèrait l’agression de l’Azerbaïdjan comme une « menace existentielle ».

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé l’Arménie et l’Azerbaïdjan à mettre immédiatement fin aux combats dans le Haut-Karabakh et à reprendre d’urgence les pourparlers sans conditions préalables, le conflit menaçant de s’étendre au-delà de la région.

Mardi soir, l’organe le plus puissant des Nations unies a fermement condamné l’usage de la force et a soutenu l’appel du secrétaire général Antonio Guterres à arrêter les combats, à apaiser les tensions et à reprendre les pourparlers « sans délai ».

Auparavant, les dirigeants des deux pays avaient écarté la suggestion de pourparlers de paix, s’accusant mutuellement d’entraver les négociations sur le territoire séparatiste, des dizaines de personnes ayant été tuées et blessées au cours de trois jours de violents combats.

Lors du dernier incident, l’Arménie a déclaré qu’un de ses avions de guerre avait été abattu par un avion de chasse de la Turquie, alliée de l’Azerbaïdjan, tuant le pilote, ce qui constituerait une escalade majeure de la violence. La Turquie et l’Azerbaïdjan l’ont tous deux nié.

La communauté internationale appelle à des pourparlers pour mettre fin au conflit vieux de plusieurs décennies entre les deux anciennes républiques soviétiques dans la région des montagnes du Caucase. Il se concentre sur le Haut-Karabakh, une région qui se trouve à l’intérieur de l’Azerbaïdjan mais qui est sous le contrôle des forces ethniques arméniennes soutenues par le gouvernement arménien depuis 1994 à la fin d’une guerre séparatiste.

Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a déclaré à la chaîne de télévision publique russe Rossia 1 que Bakou s’était engagée à négocier une résolution mais a accusé l’Arménie d’entraver le processus. « Le premier ministre arménien a déclaré publiquement que le Karabakh faisait partie de l’Arménie, point final. Dans ce cas, de quel genre de processus de négociation peut-on parler ? » a déclaré M. Aliyev.

Il a ajouté que selon les principes négociés par le groupe de Minsk, qui a été créé en 1992 par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour résoudre le conflit, « les territoires autour de l’ancienne région autonome du Haut-Karabakh devraient être transférés à l’Azerbaïdjan« .

Aliyev a déclaré que lorsque le premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, affirme « que le Karabakh est l’Arménie et que nous devrions négocier avec le soi-disant régime fantoche du Haut-Karabakh, [il] essaie de briser le format des négociations qui existe depuis 20 ans« .

Pashinyan, à son tour, a déclaré : « Il est très difficile de parler de négociations … quand des opérations militaires spécifiques sont en cours. » Selon lui, il n’y a pas de solution militaire au conflit et il est nécessaire de trouver un compromis.

Mais d’abord, l’Azerbaïdjan doit « immédiatement mettre fin à l’agression contre le Haut-Karabakh et l’Arménie« , a déclaré M. Pashinyan. « Nous percevons tous cela comme une menace existentielle pour notre nation, nous le percevons essentiellement comme une guerre qui a été déclarée au peuple arménien, et notre peuple est maintenant simplement forcé d’utiliser ce droit pour se défendre« .

Depuis dimanche, le ministère de la défense du Haut-Karabakh a rapporté que 84 militaires avaient été tués. Aliyev a déclaré que 11 civils ont été tués de son côté, bien qu’il n’ait pas détaillé les pertes militaires du pays.

Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir tiré sur leur territoire en dehors de la zone du Haut-Karabakh.

La région séparatiste d’environ 4 400 km2, est située à 50 km de la frontière arménienne. Les soldats soutenus par l’Arménie occupent également une partie du territoire azerbaïdjanais en dehors de la région.

L’Arménie a également allégué que la Turquie, qui soutient l’Azerbaïdjan, était impliquée. « La Turquie, selon nos informations, cherche une excuse pour une implication plus large dans ce conflit« , a déclaré M. Pashinyan.

L’armée arménienne a affirmé qu’un SU-25 de son armée de l’air avait été abattu dans l’espace aérien arménien par un avion de chasse F-16 turc qui avait décollé d’Azerbaïdjan, et que le pilote avait été tué.

L’allégation est « absolument fausse« , a déclaré Fahrettin Altun, un porte-parole du président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Les responsables azerbaïdjanais ont même qualifié cette allégation d' »autre fantasme de la machine de propagande militaire arménienne« .

Erdoğan a exhorté l’Arménie à se retirer immédiatement de la région séparatiste, et le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que la Turquie était « aux côtés de l’Azerbaïdjan sur le terrain et à la table des négociations« .

Les responsables arméniens ont déclaré que la Turquie, membre de l’OTAN, fournissait à l’Azerbaïdjan des combattants syriens et des armes, notamment des avions de chasse F-16. L’Azerbaïdjan et la Turquie le nient tous deux.

Plus tôt dans la journée, le ministère azerbaïdjanais de la défense a déclaré que les forces arméniennes avaient bombardé la région de Dachkesan en Azerbaïdjan. Le ministère des affaires étrangères arménien a nié ces rapports. Les responsables arméniens ont affirmé que les forces azerbaïdjanaises ont ouvert le feu sur une unité militaire dans la ville arménienne de Vardenis, mettant le feu à un bus et tuant un civil.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait pression pour un cessez-le-feu immédiat et un retour à la table des négociations lors d’appels téléphoniques avec les dirigeants des deux pays.

Elle leur a dit que les voisins des deux pays « devraient contribuer à la solution pacifique« , a déclaré son porte-parole, Steffen Seibert.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré quant à lui que « les deux parties doivent mettre fin à la violence » et travailler « pour revenir à des négociations de fond aussi rapidement que possible« .

La Russie, qui avec la France et les États-Unis co-président le groupe de Minsk, a exhorté chaque pays à faciliter une résolution pacifique.

« Nous appelons tous les pays, en particulier nos partenaires tels que la Turquie, à tout faire pour convaincre les parties adverses de cesser le feu et de revenir à une résolution pacifique du conflit par des moyens politico-diplomatiques« , a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Source : The Guardian – 30/09/2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Commentaire recommandé

Alfred // 01.10.2020 à 07h58

1- « Les responsables arméniens ont déclaré que la Turquie, membre de l’OTAN, fournissait à l’Azerbaïdjan des chasseurs de la Syrie » Erreur de traduction (fighters).
Il s’agit de combattants syriens issus des régions de Syrie contrôlées par la Turquie. Certains ayant transité par la Lybie où ils avaient combattu. Cela est documenté.
2- il est fait mention d’accusations concernant l’implantation turque mais personne ne reproche à Israël son implication côté Azerbaïdjanais? (Drones contre « accès » à l’Iran).
3- la Géorgie a fermé son espace aérien aux Russes qui doivent passer par l’Iran pour ravitailler les Arméniens mais pas aux Turcs qui peuvent ravitailler les azeris en passa t au dessus de la Géorgie (sur flightradar (qui oh surprise a subi une cyber attaque) on avait pu voir un vol Tripoli-azerbaidjan survolant la Géorgie). Les géorgiens ont choisi un camp (tonton sam).

36 réactions et commentaires

  • Alfred // 01.10.2020 à 07h58

    1- « Les responsables arméniens ont déclaré que la Turquie, membre de l’OTAN, fournissait à l’Azerbaïdjan des chasseurs de la Syrie » Erreur de traduction (fighters).
    Il s’agit de combattants syriens issus des régions de Syrie contrôlées par la Turquie. Certains ayant transité par la Lybie où ils avaient combattu. Cela est documenté.
    2- il est fait mention d’accusations concernant l’implantation turque mais personne ne reproche à Israël son implication côté Azerbaïdjanais? (Drones contre « accès » à l’Iran).
    3- la Géorgie a fermé son espace aérien aux Russes qui doivent passer par l’Iran pour ravitailler les Arméniens mais pas aux Turcs qui peuvent ravitailler les azeris en passa t au dessus de la Géorgie (sur flightradar (qui oh surprise a subi une cyber attaque) on avait pu voir un vol Tripoli-azerbaidjan survolant la Géorgie). Les géorgiens ont choisi un camp (tonton sam).

      +23

    Alerter
    • Darras // 01.10.2020 à 09h07

      Quand on pense que cette même Géorgie, tout comme la Roumanie et la Bulgarie d’ailleurs, venaient mendier à la Russie de les libérer du joug Ottoman…
      Et dire que la Géorgie était tellement discriminée par les Russes qu’elle leur a fourni leur plus sanglant dictateur…

        +11

      Alerter
      • linder // 01.10.2020 à 12h46

        Un président Géorgien ami d’un Bernard Henry je ne sais qui se plaignait que la Géorgie avait été victime de la Russie pendant la période soviétique. Il me semble que, Staline et Beria étant géorgien, c’est exactement le contraire.

          +9

        Alerter
    • LibEgaFra // 01.10.2020 à 13h30

      « Il s’agit de combattants syriens issus des régions de Syrie contrôlées par la Turquie. Certains ayant transité par la Lybie où ils avaient combattu. Cela est documenté. »

      Donc des terroristes d’Al Nosra… Si c’est documenté… on devrait savoir s’il figure des Ouïghours parmi ces djihadistes.

        +3

      Alerter
      • Lole // 01.10.2020 à 23h59

        Normalement ils doivent faire du bon boulot non ?

          +4

        Alerter
      • Alfred // 02.10.2020 à 09h21

        Il me semble que les combattants Ouighours sont restés à Ildib. Il s’agit plutot de turkmenes de syrie de la « divison sultan al-mourad » (qui ont auparavant combatu en syrie et en lybie) mais pas qu’eux. On parle de plusieurs centaines en azerbaidjan pour l’instant (plusieurs milliers avaient été transférés dans le cas de la lybie). Deja plusieurs dizaines de tués (un cinquantaine) et blessés.
        Du bon boulot au sens fabiusien très certainement.

          +1

        Alerter
  • Darras // 01.10.2020 à 08h04

    Vers l’Orient compliqué…. Ça devient dur de voler avec des idées simples.
    En attendant même si Erdogan commence à agacer tout le monde, il faut avouer que ses positions sont légalistes et oserais-je dire, légitime.
    Azerbaïdjan : là, légalement, on peut dire ce qu’on veut, c’est l’Arménie l’envahisseur, et notre sympathie séculaire pour ce pays ne doit pas cacher ce fait élémentaire.
    Libye: Erdogan y intervient à la demande du gouvernement officiel, comme les Russes en Syrie ou les Saoudiens au Yémen.
    Chypre : la Turquie n’a jamais signé la charte des droits de la mer et un simple coup d’oeil sur une carte démontre la justification des demandes Turques. Franchement, s’il y avait un chapelet de minuscules îlots Espagnols tout le long de notre façade atlantique à moins de dix kilomètres de nos côtes et que ces îles avaient été cédées à l’Espagne suite à un guerre perdue contre, par exemple, des Allemands, et qu’on vienne à trouver du pétrole et du gaz au large de Saint Nazaire, accepetrait-on d’être privé de la manne?
    C’est facile d’accabler le Turc, on le fait depuis 800 ans.
    Mais s’aveugler peut nous jouer des tours.

      +10

    Alerter
    • Cyd // 01.10.2020 à 11h39

      Azerbaïdjan ; entre le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, et les précédents RDA, kosovars et Crimée voire kurde que faire d’une région limitrophe à l’Arménie peuplée à 95% d’Armenien ? [modéré]
      Chypre : il y a les îles anglo-normandes dans ce cad

        +3

      Alerter
      • Darras // 01.10.2020 à 18h10

        J’étais viceralement contre une réunification Allemande. J’étais contre les prétentions Kosovares et l’agression inique sur la Serbie, quant à la Crimée, vous savez bien que ça n’a rien à voir avec de l’autodétermination et tout avec la conservation vitale de la base de Sebastopol.
        L’Armenie a violé la frontière Azerie dans les 90’s en profitant d’une période troublée et d’une faiblesse générale.

          +1

        Alerter
        • moshedayan // 01.10.2020 à 20h57

          Géopolitiquement vous avez raison sur l’enjeu de la Crimée, il n’en reste pas moins que majoritairement la Crimée avait réclamé après 1991 un statut à part d’autonomie… à Kiev que les Ukrainiens  » à la Koushma  » déjà ont refusé… et que les Criméens se sont toujours senti Russes majoritairement – il suffit de faire une enquête in situ, même sur le nombre de militaires « ukrainiens » qui en 2014 ont demandé leur intégration à l’Armée russe en Crimée, pour y rester mais pas seulement (parce que certains ont déjà une autre affectation géographique pour leur carrière et rares sont-ils à regretter ce choix national – la Crimée a toujours été russe (et ce n’est pas la décision stupide de Krouchtchev d’en faire cadeau à l’Ukraine qui y changeait quelque chose) comme le Kosovo est historiquement serbe (mais là malheureusement il y eut bascule démographique albanaise – accélérée par les « bienfaits » du socialisme hélas c’est vrai -politique de protection familiale de Tito..) Sachez tant qu’à y faire que les putchistes ukrainiens réclament parfois dans leur délire le Kuban parce qu’il y a beaucoup d’Ukrainiens d’origine…rien que ça.!!!.. Le hic est que ce sont les Cosaques du Kuban qui zn 2014 furent les premiers à se rendre en face de Kherson pour sécuriser la frontière et Kertch et empêcher les nationalistes ukrainiens de Svoboda et Praviy Sektor de « mettre le bazar » en Crimée…

            +7

          Alerter
    • NicoB // 01.10.2020 à 11h53

      Le Karabagh, c’est des populations arméniennes, arménophones avec des sites séculaires chrétien. pas beaucoup d’azéris dans l’histoire.
      Libye: la Libye est une nation divisée, donc il n’y a pas de gouvernement officiel de toute la Libye. Haftar est aussi légitime que les soutien turcs ou que n’importe quel envahisseur soutenu par une faction.
      Chypre: un état de l’OTAN a envahi un état européen et membre de l’OTAN.
      Accabler le turc, le pauvre, c’est simplement lui rappeler les montagnes de crânes qu’il a érigé dans les pays sous la domination ottomane, les janissaires, le génocide arménien, la colonisation de Chypre, ou plus récemment les assassinats et morts de journalistes avec la complicité des autorités: Hrant DINK, Ebru TIMTIK.

        +13

      Alerter
    • Linder // 01.10.2020 à 12h54

      @Darras
      Sur le plan du droit international, il y a clairement des éléments allant dans votre sens au Haut-Karabakh.
      Pour la légitimité, c’est un autre problème, mais qui peut se discuter à l’infini, quand on part de critères différents.
      Pour la comparaison avec l’Espagne, je ne peux vous suivre. Des populations grecques occupent la plus part de ces îles depuis plus de 2 500 ans, voir 3000 ans. C’est bien les populations turcs qui sont arrivées tardivement dans ce qui est aujourd’hui la Turquie.

        +7

      Alerter
      • LibEgaFra // 01.10.2020 à 13h24

        Sans compter que la côte occidentale de la Turquie était grecque (Ionie). Et a donné quelques uns des grands savants de l’époque comme Thalès de Milet et Anaximandre.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Ionie

          +6

        Alerter
      • Darras // 01.10.2020 à 13h38

        Ben voui mais ces îles sont restées Turques pendant plus de cinq siècles, et ne sont devenues Grecques que par la grâce des anglo-français. Ces îles ont été plus longtemps Turques que la Corse, les Savoie, Nice, la Franche Comté, le Roussillon ou l’Alsace et la Lorraine ne sont Français. Je me mets à la place des Turcs là.

          +2

        Alerter
        • koui // 01.10.2020 à 22h06

          Ces îles sont grecques parce que les habitants sont Grecs. D’autres zones de la Turquie actuelle étaient peuplées de chrétiens Grecs, Arméniens ou chaldéens mais ils les ont tués ou chassés.

            +8

          Alerter
    • cedivan // 01.10.2020 à 13h12

      L’Arménie n’est l’envahisseur que si vous prenez comme point de départ le découpage soviétique. Historiquement cette région est chrétienne et arménienne depuis 2000 ans… bien avant les azéris donc

        +11

      Alerter
      • LibEgaFra // 01.10.2020 à 13h27

        C’est comme pour la Crimée: droit à l’autodétermination. La zone envahie est le couloir entre l’Arménie et le Haut Karabakh. C’est le seul territoire qui peut ou doit être retourné à l’Azerbaïdjan.

          +1

        Alerter
        • Alfred // 02.10.2020 à 07h45

          C’est facile à dire vu d’ici mais vu de la bas c’est impossible. C’est un territoire que les Arméniens auraient bien tord de rendre pour assurer la sécurité du haut karabagh. Ce n’est pas comme si les Arméniens d’Azerbaïdjan n’avaient pas subit de pogroms (Bakou etc). C’est ce qui avait déclenché la guerre initialement. Les acteurs initiaux du nettoyage ethnique sont à l’est. Motivé par rien que la haine et la religion. Ils en ont subit un en retour motivé par des principes « israéliens » de continuité territoriale et de sécurité.

            +3

          Alerter
      • Darras // 01.10.2020 à 13h41

        Certes, certes, mais ce pays a été sous domination Ottomane pendant des siècles puis Russe et n’a existée comme entité étatique que par l’URSS.

          +1

        Alerter
    • LibEgaFra // 01.10.2020 à 13h16

      « C’est facile d’accabler le Turc, on le fait depuis 800 ans. »

      Incroyable!
      Donc si je suis ce raisonnement les Turcs ne sont pas les agresseurs et les envahisseurs! Pour mémoire, la Grèce, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie qui ont toujours refusé de se soumettre au joug ottoman et qui ont payé le prix fort pour leur indépendance.

      Gouvernement officiel en Libye?! bhl, sors de ce corps!

      La Turquie légaliste? Comme lors du génocide des Arméniens? Comme actuellement avec sa présence en Syrie et son soutien aux terroristes? Comme pour le pillage du pétrole syrien avant que la Russie y mette fin?

      Parce que vous croyez que la France ne fait pas respecter au même titre que la Grèce ses droits à Mayotte et dans les Antilles?

        +6

      Alerter
      • Darras // 01.10.2020 à 17h58

        Vous comptez remonter à la prise de Jéricho par Josué? Et que vient faire la France là dedans? Justement, je puis vous garantir que s’il y avait un archipel d’îlots étrangers sur notre façade atlantique, nous serions les premiers à revendiquer du pétrole s’il en était découvert à cet endroit.

          +1

        Alerter
        • Linder // 02.10.2020 à 06h07

          Il n’y a pas un archipel d’îlots étrangers sur notre façade atlantique mais dans la Manche, et même quand Victor Hugo, « le principal opposant au régime » de Napoléon III est aller se réfugier sur une île anglo-normande, la France n’a pas songé à l’envahir. Encore une fois, certaines comparaisons ne font pas raisons.

            +3

          Alerter
        • Alfred // 02.10.2020 à 07h57

          La Megisti française s’appelle les Minquiers et on y trouverait du pétrole que rien mais absolument rien ne justifierait que la France ne « récupère » ce lieu. Aucune raison non plus que la Turquie n’aie de droit quelconque sur Megisti. A part des arguments relatifs à l’espace vital turc ou la nécessité impérieuse d’assurer la prééminence de ce peuple élu. Voyez le genre.

            +0

          Alerter
        • dl // 02.10.2020 à 17h43

          Tres bien de se mettre a la place des autres. Commencez par regarder a vos pieds :
          – La France a la plus grande ZEE du monde du fait de ses iles dans le monde entier. Ainsi la plus grande mine de Nickel en Nouvelle Caledonie.
          – Les iles anglo normandes sont UK ( pas anglais et hors EU ) depuis les invasions viking.
          – Les ilots des Minquiers inhabites ont meme agrandi la ZEE de Jersey. Il y a eu un recours francais en 1953, toutes les pretentions francaises ont ete rejetees sur base de traites de « Jericho ». Il y a des blogs la dessus.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Minquiers

          Le Brexit en cours a un enjeu : la peche. UK peut interdire aux bateaux etrangers de pecher dans la ZEE des iles anglo normandes.

            +0

          Alerter
  • RGT // 01.10.2020 à 09h53

    De toute façons le moyen-orient est et restera longtemps une poudrière car les frontières de ces états ont été décidées non pas en fonction des ethnies qui les composent mais sur de simples considérations géopolitiques par leurs « protecteurs ».

    Et s’il n’y avait QUE le moyen-orient…

    TOUTE l’Afrique est concernée, ne l’oublions pas.

    Il faudrait réunir en urgence une commission internationale indépendante (des « protecteurs » et des dirigeants de ces pays) pour redéfinir la notion d’état (qui pour l’instant est UNIQUEMENT occidentale) et éventuellement les frontières si nécessaire.

    Pour l’instant, c’est un cirque innommable sur un grande partie de cette planète avec de nombreux états artificiels composés de populations qui n’ont PAS à être réunies de force sous des gouvernements qui favorisent telle ou telle ethnie pour le plus grand profit de la « communauté internationale ».

    Un beau bordel bien sanglant qui risque fort de durer encore des siècles, voire l’éternité.

    Surtout quand les « protecteurs » de certaines ethnies s’en mêlent et viennent foutre le bordel pour favoriser leurs propres intérêts en « piquant » des zones d’influence à leurs « amis ».

      +2

    Alerter
    • koui // 02.10.2020 à 08h19

      En Europe, c’est l’assimilation forcée et le nettoyage ethnique qui ont homogénéisé la composition ethnique des Etats. Mais avec l’ouverture des frontières, le mélange a recommencé. Les conflits ethniques ne sont pas l’apanage de certains pays. Demandez a Zemmour le gaulois.

        +0

      Alerter
      • RGT // 02.10.2020 à 10h38

        Je ne vous le fais pas dire.

        Souvenez-vous des affichettes qui spécifiaient « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton »…

        Et ça remonte à la fin du moyen-âge quand la définition du « françois officiel » fût faite en instituant le patois parlé du côté d’Orléans.

        Ensuite, tout doucement (et dans la douleur) la langue, les traditions, le mode de vie « français » ont été imposés à toute la population qui n’avait rien demandé.

        Particulièrement après la « révolution » d’ailleurs, à partir du XIXème siècle, pour qu’il n’y ait plus une seule oreille qui dépasse de l’alignement parfait décrété par les « élites ».

        Ensuite on vient se plaindre du fait que les bretons, les basques, les occitans et les autres dans une moindre mesure (les corses étant un peu à part, étant surtout motivés par leurs traditions mafieuses) se réveillent de temps en temps pour rappeler aux « élites » qu’ils existent encore et qu’ils souhaitent préserver leur identité.

        Par contre, cette homogénéisation ne se fera pas par la loi, elle est actuellement en train de se faire par les médias poubelles qui procèdent à un nivellement par le bas (on creuse même, ayant atteint le fond) avec bien sûr l’idéalisation de l’individualisme égoïste, de la compétition (au lieu de la collaboration), de la servilité aux « élites » etc, etc.

        Homogénéisation qui se fat au niveau mondial d’ailleurs et qui remplace les langues nationales imposées dans le passé par un « globish » dégénéré totalement hors sol.

        Le combat des « nationalistes » est perdu d’avance, tout comme le fut celui de la préservation des identités locales.

          +0

        Alerter
  • Obermeyer // 01.10.2020 à 10h47

    Bon , alors ils se battent , et vont encore continuer un moment , surtout su des ingérences étrangères s’en mêlent .
    Cela fera des morts , des blessés et des drames en tous genres , et puis un beau jour ils feront la paix .
    Ceux qui trinqueront le plus sont bien sûr ceux  » d’en bas  » , alors que les décideurs et leurs amis ne risquent rien .
    En ce cas , pourquoi ne pas faire la paix pour commencer , quitte à mettre les dirigeants dans un ring pour qu’ils règlent leurs différents entre eux ?

      +1

    Alerter
  • Grd-mère Michelle // 01.10.2020 à 14h14

    Les uns(les autres) accusent, les autres(les uns) nient…
    Dans ce ping-pong médiatique, qui sait vraiment quoi?
    Sauf les morts, qui ne parlent pas….
    Certes, des années plus tard, des « experts » viendront nous exposer des certitudes basées sur l’examen de bouts de métal et de chairs éparpillés dans la nature, récoltés dans des conditions douteuses, comme au Rwanda ou en Ukraine.

    En attendant, quand on voit cette région du monde coincée entre des empires nostalgiques d’une « grandeur » perdue, et confrontés aux avancées compétitives du « Grand Marché »(des armes, ainsi que des ressources énergétiques et alimentaires), on ne peut que se dire que « c’est todi li pti qu’on spotche » (proverbe wallon: « c’est toujours le petit qu’on écrase »)

    Sauf que… si tous les petits de toutes sortes décidaient de ne plus s’en laisser conter, et refusaient de se laisser embarquer dans ces conflits concoctés pour détruire la nécessaire, vitale, solidarité humaine, les « Grands » de ce monde pourri par leur folie mégalomane se retrouveraient dépourvus de toute « Puissance »…

      +1

    Alerter
  • koui // 01.10.2020 à 21h43

    Le problème vient de ce que le droit des peuples à disposer d’eux mêmes n’est pas reconnu. Sinon la question du karabagh est simple : ils ont le droit de rejoindre l’Arménie. Mais comme l’Azerbaïdjan a refusé de leur accorder le droit a la sécession, ils ont fait la guerre il y a 30 ans et l’ont gagné. Si bien qu’ils ont annexé des territoires peuplés d’azeris qu’ils ont chassé. Le compromis juste est évident, indépendance du karabagh ou union avec l’Arménie et restitution des territoires occupés dans les zones peuplés d’azeris. l’Azerbaïdjan ne peut pas accepter le nettoyage ethnique dans les zones peuplés d’azeris. l’Arménie ne peut pas accepter que le karabagh revienne a l’Azerbaïdjan.

      +2

    Alerter
  • daniel // 02.10.2020 à 09h55

    « The Gardian »
    Encore un article intéressant qu’il a fallu aller chercher chez nos voisins.
    Ça a en dit long sur l’inaptitude journalistique française, surtout du « quotidien de révérence ».

      +0

    Alerter
  • serge // 02.10.2020 à 15h35

    Bon, Erdogan ouvre un nouveau front après la Syrie, la Libye, les gisements gaziers, la promotion de l’empire ottoman… pour éviter de se prendre une veste en politique interne ou de s’occuper du plantage de son économie. Un peu comme Macron avec le Liban, la Biélorussie, l’Ukraine, le Venezuela ou accessoirement la Libye ou la Grèce. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils se détestent parce que chacun essaie de s’installer sur les plate-bandes du voisin dans l’angoisse d’élections.

      +0

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications