Source : Iveris, Leslie Varenne, 17-03-2017

Pendant toute la durée du conflit à Alep, les hôpitaux de cette ville ont été au cœur de « l’information de guerre ». Les médias occidentaux et les ONG ont déploré tant de bombardements sur les structures de santé situées dans les quartiers Est, que cette partie de la ville aurait pu passer pour la zone la plus médicalisée au monde. Tant de nouvelles, fausses ou approximatives, ont été relayées qu’il a été difficile de démêler l’écheveau. Cependant, après la libération d’Alep, grâce à l’aide de médecins Aleppins rencontrés lors de la mission humanitaire à laquelle l’IVERIS a pu participer, il est désormais possible de dénouer les fils [1].

Une colombe de la paix réalisée par une des sœurs de l’hôpital Saint-Louis d’Alep, avec des balles ramassées dans l’établissement.

Dans la partie nommée « Alep Ouest », restée sous contrôle gouvernemental, les deux hôpitaux publics et les nombreuses cliniques privées ont gardé leurs bâtiments en état fonctionnel tout au long de cette période, même si toutes sortes d’engins explosifs sont tombés dans leurs enceintes. Les problèmes majeurs auxquels ces établissements ont été, et sont toujours confrontés, sont liés à la pénurie de médicaments due aux sanctions imposées par l’Union européenne et les Etats-Unis, à l’afflux de patients, au manque d’eau et d’électricité.

Hôpital al-Kindi

L’hôpital al-Kindi a un statut particulier puisqu’il se trouvait au Nord-Est d’Alep, dans une zone temporairement occupée par les djihadistes. C’était le plus grand établissement public de cette ville, il disposait de 800 lits et du plateau technique le plus performant du Moyen-Orient. Il a été entièrement détruit en janvier en 2013 lors d’une attaque au camion suicide, revendiquée par trois groupes djihadistes : Jabha al- Islamiya, al-Nosra et Fair al-Sham Islamiya. Cet attentat a été filmé et posté sur la plateforme Youtube [2].

 

Dans la partie, appelée « Alep Est », contrôlée pendant tout le conflit, de juillet 2012 à décembre 2016, par les divers groupes armés comme : l’ASL, l’Organisation de l’Etat Islamique (EI) et al-Nosra, la situation a été des plus confuses.

Avant-guerre, dans ces quartiers de la ville, il y avait trois hôpitaux publics et sept cliniques privées, nommées également « hôpital ». Les trois établissements publics : ophtalmologique, pédiatrique et Watani ont été occupés par les djihadistes dès le début des combats [3]. Dès lors, ces trois hôpitaux ont cessé de fonctionner. Le premier a été transformé en quartier général d’al-Nosra, le second en prison et le troisième en siège du tribunal islamique. Ces trois établissements étaient situés sur un même campus. Ils ont été détruits partiellement ou totalement par des raids aériens durant le conflit.

Hôpital Sakhour/ M10

Quant aux cliniques privées, leur situation a été rendue inextricable car les ONG, qui les soutenaient, les ont parfois rebaptisées en leur attribuant des noms de code. – Le gouvernement syrien n’a pas accordé aux ONG le droit de travailler sur son territoire. Seule la Croix Rouge internationale (CICR) a obtenu cette autorisation. Les autres organisations humanitaires, comme Médecins sans Frontières (MSF), Médecins du Monde (MDM) ou la Syrian American Medical Society (SAMS) œuvrent donc en territoire occupés par les divers groupes armés. Elles soutiennent les structures de santé en leur prodiguant des médicaments, du matériel, des fonds pour les salaires et du cash. – Ainsi l’hôpital Sakhour a été appelé M10 pendant toute la guerre. Les Syriens, eux-mêmes, ne savaient pas à quelle structure M10 faisait référence et pourtant son histoire a été la plus médiatisée et la plus extravagante. Le 3 octobre 2016, une dépêche AFP annonce sa destruction par des bombardements des armées syrienne et/ou russe [4]. Ce communiqué crée un tsunami médiatique et diplomatique. Dès le lendemain, Washington dénonce les raids contre « le plus grand hôpital d’Alep », et rompt les pourparlers de paix en cours avec Moscou [5]. De son côté, l’ONU évoque « la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie » [6]. La France condamne les « crimes de guerre » [7]. En réalité, l’hôpital est toujours là ! L’établissement, n’est certes pas en bon état, mais il n’a pas subi de raids aériens. En outre, cette clinique, spécialisée en traumatologie disposait de 31 lits, ce n’était donc pas « le plus grand hôpital d’Alep Est ». Enfin, sans entrer dans un décompte macabre, un mort est toujours un mort de trop, pendant les six années de guerre, les Syriens ont vu des « catastrophes humanitaires plus graves ». La source qui a donné l’information à l’AFP selon laquelle « l’hôpital a été visé directement par des raids aériens » est l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une organisation connue pour ses liens avec l’opposition. Ces faits ont ensuite été validés par la Syrian American Medical Society (SAMS), qui soutenait l’Hôpital Sakhour/M10. En décembre 2016, Adham Sahloul, un membre de cette organisation humanitaire levait le secret en déclarant dans un article « M10 était le nom de guerre de l’hôpital Sakhour » [8]. Pierre Le Corf, un Français, installé à Alep depuis plus d’un an, a visité les lieux très récemment. Il a découvert qu’al-Nosra avait établi un de ses sièges dans la ville à quelques mètres de cet établissement, un fait que SAMS ne pouvait pas ignorer. Le jeune homme a tourné une vidéo de cet étrange « campus » où se cotoient, le groupe terroriste, les célèbres Casques Blancs et cette organisation humanitaire basée aux Etats-Unis [9]. Par ailleurs, ce film confirme l’impressionnant stocks de médicaments dont bénéficiaient ces structures, ce qui laisserait à penser que contrairement à « Alep Ouest », « Alep Est » n’a pas été soumise à l’embargo.

Hôpital Omar bin Abdel Aziz

L’hôpital privé Omar bin Abdel Aziz, soutenu par Médecins du Monde, a, lui, été détruit par les forces syrienne et/ou russe [10]. Il a été endommagé une première fois en juin 2016 par une frappe aérienne visant un immeuble voisin, mais a néanmoins continué à soigner des patients jusqu’en novembre 2016 [11]. A cette date, il a subi d’autres dommages, attaques à l’explosif, bombardements, sur ce point les dépêches divergent. Il a été signalé comme « le dernier » ou « l’un des derniers » hôpital d’Alep. Reste que cet établissement a bien été dévasté.

Hôpital al-Quds

L’histoire de l’hôpital al-Quds, soutenu par Médecins sans Frontières (MSF), a également donné lieu à un véritable embrouillamini. Le 28 avril 2016, MSF publie une dépêche dans laquelle, il signale que « d’après le personnel soignant sur place, l’hôpital a été détruit par au moins un bombardement aérien qui a directement frappé le bâtiment, le réduisant en ruines.» [12] Comme pour M10, ce communiqué déclenche les foudres de l’ONU, de la France, des médias et des autres ONG [13]. Pourtant cet établissement est, lui aussi, encore debout. L’analyse de la photo montre que toutes les fenêtres ont été soufflées et que cette structure de santé, qui disposait de 34 lits, n’est pas en ruine ; par conséquent, elle n’a pas été visée directement par des bombardements mais a subi les dommages collatéraux de frappes aériennes dans la zone. Selon le témoignage d’un des médecins rencontrés pendant la mission, il y aurait eu un dépôt de munitions d’al-Nosra dans un immeuble contigu. Cette information ne paraît pas absurde, car en temps de guerre, il est fréquent que les groupes armés sécurisent leurs matériels stratégiques près des immeubles réputés « intouchables ». Quelques jours plus tard, le plateau technique d’al-Quds a déménagé 500 mètres plus loin et a pu continuer de fonctionner jusqu’à la fin des combats.

C’est ce que confirme MSF qui le 3 mai 2016, soit cinq jours après son premier communiqué, publiait une mise à jour : « Les frappes aériennes ont d’abord touché les bâtiments voisins, puis l’hôpital Al Quds, principale structure pédiatrique de référence de la ville d’Alep, où des blessés avaient commencé à être transférés. – Il faudra au moins deux semaines avant que l’hôpital ne soit en mesure de rouvrir ; les efforts sont portés sur la réparation et la remise en état de ce qui peut l’être.» [14] Avec ces précisions, l’organisation humanitaire admet, d’une certaine manière, qu’al-Quds n’a pas été totalement détruit. Mais, comme toujours en de telles circonstances, c’est la première dépêche qui est reprise en boucle dans les médias et les mises à jour sont passées sous silence. [14]

De gauche à droite, les cliniques de Zarzour, Zahraa, Machhsad, Daqqaq

Les quatre autres cliniques privées, Zarzour, Machhsad, Daqqaq, Zahraa ont pu continuer à travailler pendant tout le conflit, malgré les conditions extrêmement difficiles comme partout dans Alep, que ce soit à l’Ouest ou à l’Est.

Il n’y a donc pas eu de « dernier hôpital à Alep Est » comme la presse l’a si souvent rapporté, et le « plus grand hôpital d’Alep Est » al-Kindi avait déjà été détruit bien avant de faire la Une des journaux. Un seul hôpital a été touché par un bombardement, tous les autres ont subi les dommages collatéraux liés au conflit. Aux horreurs de la guerre urbaine, où les civils payent toujours un lourd tribut, s’est ajoutée une sale guerre de l’information. En dénonçant dans l’urgence médiatique et en s’empressant de prendre des décisions politiques lourdes de conséquences sans avoir vérifié les faits, les Etats et les Nations Unies font preuve d’un aveuglement volontaire. Dès lors, ils font porter aux ONG et aux agences de presse qui diffusent ces informations une responsabilité immense, elles deviennent, de fait, des acteurs du conflit.

 

Leslie Varenne
Directrice de l’IVERIS

[1] L’auteur de ces lignes, s’est rendue à Alep pour accompagner une mission humanitaire composée de quatre chirurgiens en cardiologie : Victor Fallouh, Antoine Salloum, Daniel Roux et le député Gérard Bapt, qui était présent en tant que cardiologue et non en tant que parlementaire.
Voir également la note de voyage publiée au retour de cette mission https://www.iveris.eu/list/notes_de_voyage/249-alep_la_douleur_et_la_honte

[2] https://www.youtube.com/watch?v=oHOCfJP3wAM

[3] Pour être très précis, l’hôpital ophtalmologique a continuer à fonctionner pendant deux mois après l’occupation des groupes armés, avant de servir de QG à d’al-Nosra. Par ailleurs, le Front al-Nosra, filiale d’al-Quaeda, a changé de nom, il se fait appeller désormais Fatah el Chaam. Pour ne pas prêter à confusion et comme c’était sous cette appellation qu’il a combattu pendant la guerre à Alep, l’IVERIS continue d’utiliser son ancien nom.

[4] http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20161003.AFP8835/syrie-le-plus-grand-hopital-d-alep-est-detruit-par-des-raids.html

[5] http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/806673/suspension-pourparlers-etats-unis-russie-syrie-alep-onu-bombardement-hopital

[6] http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/806673/suspension-pourparlers-etats-unis-russie-syrie-alep-onu-bombardement-hopital

[7]http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/jean-marc-ayrault-condamne-fermement-le-bombardement-d-un-hopital-a-alep_1851185.html

[8] http://time.com/4599498/aleppo-hospital-obituary/

[9] https://gaideclin.blogspot.fr/

[10] http://www.diplomatie.gouv.fr/en/country-files/syria/events/article/syria-bombing-of-the-omar-bin-abdulaziz-

[11] http://www.la-croix.com/Monde/Un-nouvel-hopital-Syrie-detruit-bombardement-2016-06-15-1300768968

[12] http://www.msf.fr/presse/communiques/syrie-destruction-hopital-al-quds-alep-bombardements-aeriens

[13] https://www.un.org/press/fr/2016/cs12347.doc.htm

[14] En septembre 2016, MSF a publié un rapport sur l’hôpital al-Quds

Source : Iveris, Leslie Varenne, 17-03-2017

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J’en profite pour signaler que j’ai exercé mon Droit de Réponse – comme je le ferai désormais systématiquement – sur l’article des Décodeurs du Monde sur ce sujet :

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

23 réponses à Hôpitaux d’Alep : la sale guerre… par Leslie Varenne

Commentaires recommandés

Caliban Le 24 mars 2017 à 01h40

Merci pour cet article, ce flash-back.

Le pipeau était tellement énorme à l’époque des faits (octobre 2016) que j’avais eu un peu de mal à croire que c’était du pipeau. Et puis me rappelant Goebbels, “Plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient”, je me suis mis à faire moi-même quelques recherches. Au final il m’a bien fallu admettre que l’ONU nous racontait des salades à propos de l’hôpital d’Alep.

J’aimerais bien savoir si les lecteurs du Monde sont aussi précautionneux que moi sur ce coup-là. Ont-ils fait des recherches de leur côté ? Je crois malheureusement que non et que rien ne les empêchera de dormir, pas plus que les journalistes qui se sont “vautrés” dans cette mystification.

Il est plus sain pour développer son esprit critique de lire un blog amateur qu’un quotidien rédigé par des professionnels. Il y a vraiment quelque chose qui cloche.

  1. Caliban Le 24 mars 2017 à 01h40
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    Merci pour cet article, ce flash-back.

    Le pipeau était tellement énorme à l’époque des faits (octobre 2016) que j’avais eu un peu de mal à croire que c’était du pipeau. Et puis me rappelant Goebbels, “Plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient”, je me suis mis à faire moi-même quelques recherches. Au final il m’a bien fallu admettre que l’ONU nous racontait des salades à propos de l’hôpital d’Alep.

    J’aimerais bien savoir si les lecteurs du Monde sont aussi précautionneux que moi sur ce coup-là. Ont-ils fait des recherches de leur côté ? Je crois malheureusement que non et que rien ne les empêchera de dormir, pas plus que les journalistes qui se sont “vautrés” dans cette mystification.

    Il est plus sain pour développer son esprit critique de lire un blog amateur qu’un quotidien rédigé par des professionnels. Il y a vraiment quelque chose qui cloche.


    • Le Rouméliote Le 24 mars 2017 à 10h42
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      Goebbels avait dit :”Un mensonge répété un million de fois devient une vérité.” Je ne pense pas qu’un si triste sire ait pu inspirer maints rédacteurs du Monde…


      • RGT Le 24 mars 2017 à 19h05
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        En tout cas il a inspiré “Chier dans l’air”, c’est certain…

        Sur la Syrie et les massacres de “Bachar, le Boucher de Damas” et des “Saints Rebelles Modérés bisounours qui distribuent des cadeaux aux petits enfants”.

        Tout à l’heure, en rentrant du boulot, j’ai trouvé “mémère” en train de se faire bourrer le mou en regardant cette émission.

        Et que vois-je ? Je vous le donne en mille : Saint Emmanuel dans son costume luisant d’une Divine Aura !!!

        Je commence à faire quelques remarques et elle me dit que l’émission concerne …
        Fillon (ignoble, il prétend que c’est Flamby qui le torpille, une honte) !!!

        Je lui juste ai demandé ce que faisait une publicité pour le Sauveur de l’humanité dans une émission qui ne parlait pas de lui.

        “Mémère” s’est mise en colère et m’a invité à rejoindre les autres “complotistes” sur Internet.

        Dont fait, vous devrez supporter mes commentaires affligeants ce soir.

        Si l’un d’entre vous est avocat :
        Le fait d’avoir un conjoint abruti par cette émission est-il un motif de divorce ?


  2. Francois Legault Le 24 mars 2017 à 01h41
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    Juste mise au point, je suis ce dossier depuis quelques années et vous avez parfaitement raison M. Berruyier.
    La population occidentale subit une propagande digne du temps des grandes guerres.
    Vous faites partie de la courte liste des sites sérieux que je consulte régulièrement.
    Après s’être fait empoisonné l’esprit par les masses média, cela est bon de respirer un peut de vérité. La liberté, l’expression du choix éclairé et du libre arbitre ne sont possible autrement.


  3. Crapaud Rouge Le 24 mars 2017 à 01h46
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    “Aux horreurs de la guerre urbaine, où les civils payent toujours un lourd tribut, s’est ajoutée une sale guerre de l’information.” : une très sale guerre, en effet, d’un cynisme qui n’a rien à envier à la supposée barbarie de l’adversaire. Franchement, le plus “dégueu” des deux camps n’est pas celui qu’on pense.


  4. Manu Le 24 mars 2017 à 02h14
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    C’est toujours le même problème. On parle des destructions de guerre du camp considéré “ennemi”, mais jamais du “bon camp” :
    http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/s-coalition-syria-air-strike-raqq-isis-school-killed-al-mansoura-human-rights-observatory-a7642781.html
    Cette guerre est trop complexe pour s’arrêter à cette vision manichéenne.
    Cette presse fait partie d’un système qui s’est coupée de la réalité, de ce qui se passe sur le terrain dans le but de vouloir faire partie des “bons”, pour un souci humaniste, mais qui ne sert en fait que les intérêts de l’oligarchie occidentale à travers une propagande dont les règles sont très bien connues depuis trop longtemps: relancer l’économie par la guerre, le vol des ressources primaires pour assurer la suprématie de nos sociétés.

    Dans tous les cas, ce sont toujours les mêmes qui meurent. Une grande pensée à toutes ces victimes : ici, là-bas ou ailleurs… Qu’avons-nous comme moyen d’action pour changer les choses ?


  5. James Bernard Le 24 mars 2017 à 02h41
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    Révoltant. Et ils croient que l’on va encore voter pour eux, et ils continuent de faire la morale dans leurs discours de la bien-pensance qui envahit tous les espaces. La vérité finit toujours par gagner, même si elle met du temps à être acceptée par ceux qu’elle gêne, si nombreux dans l’establishment, jusqu’au jour où il devient impossible de travestir le réel.


  6. Gilles bernadou Le 24 mars 2017 à 05h54
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    Conclusion de l’histoire:
    -Olivier, vous avez raison d’enfoncer le clou, tous autant que nous sommes devons continuer sans relâche
    -la presse aux ordres des politiques eux mêmes asservis a l’oligarchie financière fait sa propagande, ce qui témoigne d’une guerre qui bat son plein, laquelle guerre est tournée contre les peuples, dont nous faisons partie
    -le monde est complètement disqualifie et est classe désormais comme non crédible.
    -la démocratie a été confisquée par ceux même qui ont déjà confisque le pouvoir économique et le pouvoir politique.
    Pour rétablir la démocratie par le peuple et pour le peuple, il va falloir nous réapproprier la presse, le pouvoir politique qui lui même devra réorienter l’économique pour celui ci soit au service de l’homme et non l’inverse.
    Le travail que nous faisons a chaque minute pour lutter contre la propagande est donc absolument fondamental, car le moyen de se réapproprier le politique, surtout 4 semaines avant un choix qui n’a jamais été aussi important que depuis 1958, car il s’agit ni plus ni moins de la suivie de notre constitution et donc de notre pays et de notre devenir en tant que français.
    Il va falloir faire preuve de discernement et ne pas se laisser enfumer: qui le meilleur candidat pour défendre notre constitution?


  7. Alfred Le 24 mars 2017 à 07h20
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    On peut ajouter que l’hôpital al-kindi à fait l’objet d’un très long siège de la part des rebelles de la même manière que la prison d’Alep ou la base aérienne de kwereis. Si les sièges de ces deux derniers on été levees par l’armee nationale (ici sous les ordres de suheil elle Hassan dont c’est le début du statut de héros national), les defenseurs d’al-kindi o t tous été exécutés sous l’oeil des caméra peu après que le camion suicide est fait écrouler l’immeuble. Ces un des crimes de guerre les plus documentés et les plus faciles à prouver de toute la guerre. Même un journaliste pourrait tomber dessus par erreur.


  8. deres Le 24 mars 2017 à 09h39
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    Le gros problème avec ce genre de mensonge est qu’une fois qu’un des belligérants a été puni pour un crime imaginaire, rien ne le retient plus de le commettre vraiment …

    On voit cela actuellement avec les sanctions économiques complètes contre la Russie. Il n’y a plus aucun moyen de pression sur ce pays. C’est d’ailleurs une de ses raisons de son intervention en Syrie, plus rien ne les dissuadant d’agir à leur guise.


    • Eric10 Le 24 mars 2017 à 13h59
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      n’importe quoi, la Russie et la Syrie sont alliées depuis longtemps, et les intérêts de la Russie passent par une Syrie en paix. Les sanctions n’ont rien changé à cela et quand on regarde la Libye, on comprend bien pourquoi la Douma a accepté la demande de la Syrie d’avoir un partenariat avec la Russie: éviter la la Syrie la gabégie barbare imposée à la Libye par les puissances porteuses de “des-maux-cratie”


  9. christian gedeon Le 24 mars 2017 à 10h36
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    Le “dernier “hôpital d’Alep,c’est comme Timisoara,c’est comme le marché de Sarajevo, c’est comme les bébés(prématurés,évidemment,çà fait mieux dans le tableau) massacrés dans leurs couveuses au Koweit,c’est comme le “génocide” du Kosovo,c’est comme les WMD d’Irak,et comme le soulèvement “pacifique ” de Deraa…et un jour,on saura ce qui s’est réellement passé à Srebrenica,un jour,très très lointain(oula,je prends des risques en écrivant çà,mais est on bien sûr que tous les cadavres déterrés étaient bien uniquement ceux des “musulmans”?) la passivité des “hollandais ” est elle bien normale?…en effet,plus c’est gros,plus çà passe…Alep,opération de communication finalement complètement avortée. Pour info,il n’y avait pratiquement pas d’alépins dans les rangs des “insurgés”…sinon,Alep serait tombée comme un fruit mûr…pour autre info,la grande zone industrielle d’Alep a été vidée en totalité des machines et des usines,qui ont pris la direction de la Turquie…une gigantesque razzia économique,totalement passée sous silence,et qui montre une fois de plus que le but ultime de ce “soulèvement pacifique “était bel et bien de détruire la Syrie,tout simplement…


  10. Kami74 Le 24 mars 2017 à 11h58
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    Merci pour cet excellent article, dont on aurait aimé qu’il soit publié dans un grand journal pour être lu par le plus grand nombre. Malheureusement la France n’a plus de grands journaux.

    Une question aux Décodeurs, puisqu’ils passent ici régulièrement : le Monde a-t-il couvert la destruction de l’hôpital Kindi par les terroristes, et, si non, pourquoi ? Je lisais encore le Monde à l’époque (c’était avant qu’ils deviennent un organe de propagande vulgaire) et je n’ai pas le souvenir d’avoir lu quoi que ce soit sur le sujet.


  11. toto17 Le 24 mars 2017 à 13h56
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    De la même façon, on notera qu’entre les batailles d’Alep et de Mossoul, très curieusement, les dégâts collatéraux ont disparu…dans les médias en tout cas.
    Les bombes américono-irakiennes semblent plus efficaces pour éviter les civils que les bombes russo-syriennes.


  12. moshedayan Le 24 mars 2017 à 14h53
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    Plusieurs spécialistes s’accordent pour dire que, maintenant, la France du Président Hollande retient ses coups sur Mossoul et surtout Raqqah siège des terroristes, pour ne pas donner une victoire trop facile à Assad et Poutine…( voir les “grands voix d’Europe1, la semaine dernière…)

    Le Parlement britannique en est très reconnaissant…. Il a apprécié la”sincérité” de la compassion de l’Elysée face à l’attentat d’un “islamiste”.


  13. Arcousan09 Le 24 mars 2017 à 15h59
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    Mais c’est d’un classique navrant.
    Conflit en Syrie: “ON” bombarde les hôpitaux à Alep … et ailleurs
    Conflit en Irak: “ON” bombarde les hôpitaux à Mossoul et ailleurs
    Conflit à Gaza: “ON” bombarde les hôpitaux …
    Quand les américains détruisent un hôpital de MSF en Afghanistan … il ne s’agit que d’une banale erreur !!! plates excuses à la clé …
    Quand les russes bombardent les hôpitaux à Alep … c’est un crime contre l’humanité … tiens donc !!!
    Quand les coalisés bombardent les hôpitaux de Mossoul … c’est un acte libérateur “humanitaire” !!!

    De toute façon rien, jamais rien, ne peut justifier ces comportements d’un autre âge et les guignols qui tentent de justifier ces hauts faits humanitaires quels qu’ils soient ne font jamais que de la manipulation de cervelles … y compris “le monde” avec son soit-disant “décodex”


  14. Julie Le 24 mars 2017 à 16h40
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    Combien de fois ces derniers temps a-t-on entendu parler de la Syrie “alors que la guerre entre dans sa 6è année”. Et combien de fois a-t-on entendu la même chose au sujet de la Libye?


    • RGT Le 24 mars 2017 à 19h45
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      Attentats de janvier 2015, 17 morts.

      Soit moins que la moyenne de deux jours de circulation routière en France.

      Quand on voit le barouf merdiatique que ça a généré (sans compter les “dommages collatéraux” en terme de libertés individuelles), on peut se poser certaines questions…

      Je ne nie pas le drame des victimes et de leurs proches, loin de là, je me contente simplement d’évoquer celui des 3 500 autre victimes annuelles qui passent totalement sous les “écrans radars” et qui sont déterrées lorsqu’il s’agit d’aller “titiller les sentiments de la populace” afin de faire croître les profits de certaines industries, le business juteux des radars automatiques en étant le plus bel exemple.

      Ne nous attendons donc pas à avoir des manifs officielles monstres pour “quelques petites centaines de milliers ou quelques petits millions de victimes” des guerres par procuration qui sévissent dans certains pays, ça pourrait “indisposer” nos “meilleurs amis”…

      Je n’arrive toujours pas à comprendre l’apathie générale de la population vis à vis des CRIMES DE MASSE commis en NOTRE NOM (mais sans notre accord d’ailleurs) à l’encontre de populations qui ne nous ont STRICTEMENT RIEN FAIT.

      Tant qu’il n’y aura pas de VRAIE guerre sur notre propre territoire, avec le sang de nos compatriotes étalé sur les murs accompagné d’odeurs de charognes en putréfaction personne ne réagira.


      • RGT Le 24 mars 2017 à 20h05
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        La guerre, aujourd’hui, c’est comme un énorme blockbuster hollywoodien.
        On se distrait en regardant les infos, bien installé dans un fauteuil bien confortable, puis on se fait un bon repas avant d’aller faire des petits câlins pour préparer une bonne nuit de sommeil.

        Dans ma jeunesse, mon grand-père, ainsi que d’autres “vieux” qui avaient fait la guerre (les deux pour certains) l’avaient en horreur.

        Parce qu’ils l’avaient vécu dans leur chair, qu’ils en avaient personnellement souffert et qu’ils ne voulaient surtout pas que leurs descendants vivent à nouveau ce cauchemar.

        Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

        Rien, des “pipeausophes” viennent nous vendre les vertus d’une “guerre libératrice des peuples opprimés” alors qu’ils sont bien à l’abri et bien au chaud dans leurs manoirs cossus…

        Les peuples concernés préféreraient sans aucun doute qu’on leur foute la paix.

        Imaginez un seul instant ce qui se passerait si d’un coup les USA décidaient unilatéralement que la France faisait partie de “l’axe du mal” et souhaitaient nous libérer “à l’irakienne”…

        Ne rigolez pas, ça peut très bien arriver un jour, hélas.


        • Le modéré Le 25 mars 2017 à 18h51
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          Le mécontentement fuse de partout. Étrangement, on ne s’intéresse qu’aux mécontents des pays arabes pour lesquels on fournit toute “assistance nécessaire” au besoin par l’intervention armée. Il ne s’agit pas d’une guerre qui se déroule au M.O mais bien une rébellion au sens propre du terme fomentée de l’exterieur


      • lon Le 25 mars 2017 à 11h24
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        La vitesse tue , je suis sur la route tous les jours pour mon job , alors le “business juteux” des radars moi je suis 100 fois pour , et je trouve qu’il n’y en a mille fois pas assez


  15. Bertrand Le 25 mars 2017 à 01h31
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    Le lien complet vers la vidéo de Pierre Le Corf sur le QG des Casques Blancs à Alep citée dans l’article : https://gaideclin.blogspot.fr/2017/03/alep-pierre-le-corf-visite-le-qg-des.html


  16. Le modéré Le 25 mars 2017 à 14h02
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    Pour éliminer un seul homme, ils détruisent toute une population. Je ne suis ni pour les opposants ni pour le régime, mais j’opte pour une analyse objective en tentant de tirer une vérité relative. L’Occident et certains pays arabes veulent la peau de M Assad c’est pourquoi ils ont vite transformé des protestataires en une véritable armée renflouée à partir de la Turquie de mercenaires de tous bords.
    Cette coalition en sus des armes de plus en plus nombreuses qu’elle desserve “aux épris de liberté”, elle combine aussi une arme plus redoutable représentée par la presse à la solde qui incrimine le régime de tous les crimes sans dire mot sur ses adversaires. Les images ainsi montées influencent immanquablement le psychisme du pauvre citoyen. Ainsi la désinformation contribue largement à l’effort de guerre


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