Source : Consortium News, le 30/12/2016

Le 30 décembre 2016

Pendant que les fonctionnaires de Washington enragent sur un prétendu piratage russe des courriels du Parti démocrate, on a oublié la façon dont le gouvernement des États-Unis a initié les tactiques de cyberguerre et attaqué des pays sans méfiance, rappelle Michael Brenner.

Par Michael Brenner

Le psychodrame sur le prétendu mais non étayé piratage russe des courriels du Parti démocrate pour influencer les élections présidentielles américaines n’a pas encore atteint son paroxysme. Cependant, il a déjà été désigné comme le travail de fiction le plus surréaliste et passionné du XXIe siècle.

Dans toute l’excitation, il est facile de perdre toute mesure. Peut-être le plus grand morceau de l’histoire cachée est le rôle pionnier du gouvernement des États-Unis dans la surveillance électronique et le piratage. Il semble que nous ayons oublié que l’Agence de Sécurité Nationale (NSA) et l’Agence Centrale du Renseignement (CIA) écoutaient des chefs d’État en Allemagne, au Brésil, en Argentine, en Irak, au Venezuela – et, pour finir, plusieurs autres capitales. En outre, le Secrétaire général des Nations Unies, le Président de la Commission de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et Dieu sait qui d’autre.

Le président Barack Obama et l’ancien président George W. Bush (avec la première dame Michelle Obama et l’ancienne première dame Laura Bush) se rendent à un événement de la Maison-Blanche le 31 mai 2012. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Chuck Kennedy)

Ce n’était pas une coïncidence. Cela faisait partie d’une stratégie calculée, approuvée par deux présidents successifs pour surveiller toutes les communications électroniques à travers le monde. L’auteur James Bamford et d’autres experts bien informés nous ont fourni un historique détaillé du programme.

Pourtant, les États-Unis – tels que nous les ont présentés les médias dominants et la plupart des commentateurs reflétant la version officielle de Washington – nous sont présentés innocents au milieu des principaux protagonistes. Le scénario présente l’Amérique comme la victime d’une cyber-agression non provoquée par les Russes et, dans d’autres circonstances, par les Chinois – ces attaques sortant de nulle part, une attaque dans une compétition présumée pour la domination mondiale entre les puissances.

Est-ce que tout cela est vrai ? Franchement, nous n’en avons même pas vu la preuve. Mais supposons qu’il y ait un élément de vérité (en laissant de côté l’absurdité d’un complot du Kremlin pour manipuler puis détruire la démocratie américaine).

Sur l’offensive

Rappelons-nous que ce sont les États-Unis qui ont lancé les premières cyber-attaques – il y a quelques années par la NSA. Cette histoire est détaillée dans les documents de Snowden dont l’authenticité n’a jamais été mise en doute. Nous avons réussi à infiltrer les réseaux informatiques de plusieurs organismes gouvernementaux chinois et de particuliers. Nous nous sommes vantés de notre succès dans les communications intra-gouvernementales. Ces événements se sont produits à une époque où les documents connexes maintenant dans le domaine public révélaient l’ambition de la NSA de puiser dans tous les réseaux de communications électroniques dans le monde, et a établi un programme pour atteindre cet objectif.

Le lanceur d’alertes de la NSA Edward Snowden parlant à Moscou le 9 octobre 2013. (D’après une vidéo publiée par WikiLeaks)

Simultanément, les États-Unis étaient en train de lancer des agressions offensives contre l’Iran. Les cibles comprenaient non seulement leurs installations de recherche nucléaire mais aussi les centres sensibles de l’industrie pétrolière et gazière. Ce sont des actes de guerre. Pourtant, il n’y a jamais eu de mandat d’un organisme international pour cela, pas plus qu’un casus belli. Nous l’avons fait en collaboration avec les Israéliens parce que nous avions décidé unilatéralement que l’agression était dans notre intérêt national. Maintenant, nous sommes indignés que d’autres fassent ce que nous avons fait. C’est de l’hypocrisie répugnante. Ce n’est pas très brillant. Car les premières actions firent penser de manière insouciante que les États-Unis auraient toujours l’avantage ; par conséquent, l’établissement de normes et de règles était inutile et malvenu. La même logique a opéré en ce qui concerne les drones et les assassinats ciblés.

Les conditions ont maintenant changé et les États-Unis sont maintenant vulnérables aux attaques. L’option de négocier des règles internationales et peut-être des règlements formels est en train de disparaître. Nous devrons vivre avec le désordre chaotique que nous avons créé.

Quelle que soit la réflexion que la NSA a menée sur le sujet (et peut-être d’autres agences), celle-ci affiche une mystérieuse ressemblance avec l’attitude du général Curtis LeMay de l’armée de l’air à l’égard de la stratégie nucléaire : l’accentuation de la provocation parce qu’elle jouait à notre avantage ; défense uniquement sous la forme de “représailles massives” ce qui – pour Lemay – a été la couverture stratégique pour la première frappe massive ; et la conviction qu’il s’agissait d’un jeu inévitable à somme nulle joué pour les plus hauts enjeux. En d’autres termes, la stratégie du cowboy. Et c’est la pensée stratégique du cowboy qui a régné dans la NSA.

Armée cybernétique

L’article le plus révélateur à ce sujet est apparu dans WIRED en juillet 2014 par James Bamford. Le général de l’armée Keith Alexander, qui a été directeur de la NSA de 2005 à 2014, a révélé toute la portée de son ambition. Voici quelques-unes des citations les plus remarquables de l’article : « Pendant des années, le général américain Keith Alexander a amassé une cyber-armée secrète. Maintenant, il est prêt à attaquer. … Les forces d’Alexandre sont formidables – des milliers d’espions NSA, plus 14 000 cyber-soldats. … Une chasse décisive pour déceler les failles cachées de sécurité mûres pour l’exploitation.

Le général Keith Alexander, ancien directeur de l’Agence de sécurité nationale.

Les plans comprenaient une doctrine “d’alerte d’attaque” appelant à des cyber-représailles massives contre quiconque lancerait une attaque stratégique sur des ordinateurs US sensibles. Son nom de code était « MonsterMind ». Mais les préparatifs de la Grande Cyber Guerre ne laissaient évidemment pas le temps de tracer les plus petites attaques (comme le prétendu piratage des courriels du Parti démocrate) ou bien son radar était très défectueux.

[Voir également THE INTERCEPT du 10 octobre 2014, “Secrets d’État: Saboteurs de la NSA en Chine et en Allemagne” par Peter Maass et Laura Poitras.]

Michael Brenner est professeur de relations internationales à l’Université de Pittsburgh.

Source : Consortium News, le 30/12/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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32 réponses à Hypocrisie sur le prétendu “piratage” russe, par Michael Brenner

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 12 mars 2017 à 02h10

Ils ne résident pas tous à l’ouest : Snowden est en Russie et Assange est en territoire équatorien. Que des dissidents doivent se réfugier dans des ambassades ou dans d’autres pays devraient vous interpeller sur la « liberté » toute relative dans laquelle nous vivons. Que vous faut-il pour déciller les yeux? Berruyer réfugié à l’ambassade de Corée du Nord parce le Decodex-officiel est devenu Decodex-tribunal? Ou bien la misère baignant enfin vos propres genoux?

  1. Silk Le 12 mars 2017 à 01h32
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    À mettre en rapport avec l’article (très court évidement) de MDP indiquant que la CIA a des outils spéciaux dédié à imputer leurs piratages à d’autres états dont la Russie en particulier …


  2. julya Le 12 mars 2017 à 01h40
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    Les sources citées dans “les crises” proviennent toujours des gens résidant à l’ouest qui ont la liberté de critiquer, sans reserves, et sans risques, leurs gouvernements.
    Tout est il donc si parfait en Chine,en Russie ou dans bien d’autres pays?
    Il n’y existe aucune opposition?
    Je m’étonne de n’en lire, sur ce site, aucune source.


    • Fritz Le 12 mars 2017 à 01h55
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      Pour vous renseigner sur les abus en Chine, en Russie ou dans bien d’autres pays, écoutez France Inter, Europe 1, RTL, regardez France 2, lisez Le Monde, Libération, L’Obs, Courrier international, consultez le rapport annuel de Reporters sans Frontières, etc.


    • Vladimir K Le 12 mars 2017 à 02h04
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      La plupart des sites d’info s’en chargent largement, pas besoin d’en rajouter.

      Maintenant au sujet de l’article, dommage qu’il ait oublié les fameuses attaques des hackers Nord-Coréens (sérieux, elle était très drôle celle-là)


    • Kiwixar Le 12 mars 2017 à 02h10
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      Ils ne résident pas tous à l’ouest : Snowden est en Russie et Assange est en territoire équatorien. Que des dissidents doivent se réfugier dans des ambassades ou dans d’autres pays devraient vous interpeller sur la « liberté » toute relative dans laquelle nous vivons. Que vous faut-il pour déciller les yeux? Berruyer réfugié à l’ambassade de Corée du Nord parce le Decodex-officiel est devenu Decodex-tribunal? Ou bien la misère baignant enfin vos propres genoux?


    • Sion Le 12 mars 2017 à 06h49
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      Residant à l ‘ ouest ? Est/Ouest, vous vivez toujours à l heure de la guerre froide on dirait. Quant à la liberté de critiquer, sans restriction, que vous affirmez exister à “l’ouest”, un certain nombre de lanceurs d’alerte vous contrdiront sur ce sujet.


    • Moi , BHL , intello Le 12 mars 2017 à 07h32
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      Vous avez bien raison !
      Et j’en veux pour preuve Snowden et Assange qui coulent des jours tranquilles dans leur pays respectif !
      Pour le reste je ne vis ni en Russie , ni en Chine et j’avoue ne pas me sentir concerné !
      Quand a leur opposition ou la notre je ne vois pas ce qu’elle viennent faire la dedans !
      Je m’étonne dés lors que vous vous étonniez !
      Est ce la Chine ou la Russie qui m’espionnent par l’entremise de mon GSM et de ma télévision ?


    • Surya Le 12 mars 2017 à 09h38
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      On ne doute pas que vous proposiez sous peu vos brillants talents de traducteur/trice en russe et en chinois.


    • Louis Robert Le 12 mars 2017 à 10h08
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      @ julya

      En exergue de ce site:

      « Je suis citoyen des États-Unis et j’ai une part de responsabilité dans ce que fait mon pays. J’aimerais le voir agir selon des critères moraux respectables. Cela n’a pas grande valeur morale de critiquer les crimes de quelqu’un d’autre – même s’il est nécessaire de le faire, et de dire la vérité. Je n’ai aucune influence sur la politique du Soudan, mais j’en ai, jusqu’à un certain point, sur la politique des États-Unis. » [Noam Chomsky, The Guardian, 20 janvier 2001.]

      Nul ne critique “sans risques” “l’Occident terroriste” (voir Chomsky /Vltchek). Si vous le faisiez, vous le sauriez.


    • Sébastien Le 12 mars 2017 à 20h15
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      C’est marrant, quand on pointe les dérives de l’occident donneur de leçons, vous répondez: circulez y’a rien à voir, ou mieux, allez voir ailleurs si j’y suis.
      2) Qui a dit que la situation était parfaite en Chine ou en Russie? Personne, donc là, on entre dans le domaine de l’imaginaire.
      3) Pourquoi ne prenez-vous que l’exemple des adversaires politique des Etats-Unis? Les “amis” américains sont donc tout aussi irréprochables qu’eux?
      4) Si vous posez la question, c’est que vous n’en savez rien. Qu’attendez-vous pour allez vous renseigner directement, et savoir justement ce qu’en disent les médias occidentaux, après vérification cela va de soit?
      Hum?


    • Alabama Le 12 mars 2017 à 23h10
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      En France les journalistes aussi peuvent etre assassines, Julia, vous oubliez Charlie Hebdo! Personne ( ni en Chine , ni en Russie) ne pointe le doigt en direction d’Hollande- le President, comme l’assassin de ces derniers!


    • popov18 Le 13 mars 2017 à 09h21
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      argument tel un employeur repliquant a son employé, ” si tu n’es pas content, tu peux toujours aller voir ailleur…”
      une certaine vision de la democratie comme nous dirons, celle ou le puissant ne ce rend meme pas compte de son oppression et penses a tord qu’il est forcement bienfaiteur pour ses gueux…


  3. Vladimir K Le 12 mars 2017 à 02h32
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    Ça me rappelle l’histoire du Harrier Britannique. À la fin des années Hawker développe son appareil à décollage vertical, et c’est plutôt un succès. Mais bon… des sous-sous, il en faut toujours, et il n’est pas toujours facile de convaincre les ministères, et c’est là que nos amis anglais sont brillants : ils invitent des ingénieurs soviétiques qui sont en train de développer leur réponse au Harrier, le Yak 38… et voilà…

    On crie que les soviétiques développent leur avion à décollage vertical, il faut moderniser le Harrier.


    • Scytales Le 12 mars 2017 à 12h02
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      Quelle est la source de cette histoire, qui paraît très peu crédible ?


  4. RGT Le 12 mars 2017 à 09h16
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    Le jour où un quelconque gouvernement ne lancera pas des opérations de barbouzes tous azimuts n’est pas encore arrivé.

    C’est hélas la réalité de la situation et il faut vivre avec.
    Ce qui est par contre scandaleux, c’est quand le plus gros barbouze de la terre se met à jouer les vierges effarouchées et crie au scandale quand il “prétend” avoir pris un de ses adversaires le doigt dans le pot de confiture.

    Vous me direz que c’est tout à fait normal : Il faut toujours dénoncer la paille qui est dans l’œil du voisin pour détourner l’attention de la poutre qui est dans le notre.

    J’habite en France et ça me “chagrine” fortement que notre gouvernement “si démocratique” ait légiféré pour légaliser l’espionnage de TOUS les résidents de notre pays.

    Et pour en rajouter une couche, avec l’obligation de bientôt devoir remplir tous les documents administratifs par Internet c’est l’obligation qui est faite à tous les citoyens de posséder chez eux l’instrument nécessaire à ce flicage de masse.

    Rien que pour ça j’ai envie de résilier mon abonnement à Internet.

    En Russie, en Chine ou en Corée du nord la loi n’oblige pas les résidents à acheter les dispositifs d’espionnage qui permettent de connaître leurs faits et gestes, leurs pensées etc…

    1984 2.0


  5. Raoul Le 12 mars 2017 à 09h34
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    L’espionnage par les États-Unis n’est pas nouveau, mais, voilà, on ne peut rien faire contre cela.

    Voici le lien sur un document édifiant émis par le Parlement européen sur le projet Échelon :

    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A5-2001-0264+0+DOC+XML+V0//FR

    Ce document a l’avantage de montrer qu’on ne peut pas dire qu’on ne savait pas que les États-Unis espionnent depuis longtemps les pays européens. Et il ne s’agissait alors que de l’espionnage des communications par satellite. La situation est bien pire maintenant et ILS LE SAVENT.

    Quant à la Russie, il serait naïf de penser qu’elle ne fait rien, mais ses moyens sont bien en deçà de ceux des États-Unis. Qui peut se permettre de définir des protocoles validés par le NIST et comportant une porte dérobée ? Pas les russes que je sache.

    Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Dual_EC_DRBG


    • Kiwixar Le 12 mars 2017 à 10h08
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      On ne peut rien faire contre l’espionnage d’un pays étranger? Si, on peut AGIR.
      Avec des sanctions :
      – diplomatiques
      – économiques (taxes d’importation)
      – culturelles (interdire la diffusion des films/série de ce pays)


      • Raoul Le 12 mars 2017 à 10h56
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        Vous avez raison, dans une certaine mesure. Mais, dans le cadre de l’UE et de l’OTAN, on a vu clairement l’impuissance de nos pays, la France étant même espionnée par l’Allemagne au profit des États-Unis sans que cela entraîne aucune réaction de nos « dirigeants » !

        Difficile d’agir dans ces conditions et, de toute façon, compte tenu du rapport de forces, ce n’est pas demain la veille qu’on prendra de telles mesures contre les États-Unis. Contre la Russie, en revanche, de telles mesures sont effectivement possibles.


      • Fritz Le 12 mars 2017 à 12h14
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        Michel Bugnon-Mordant avait proposé un boycott des produits américains :
        « réagissons, par exemple en nous servant d’une arme que nous possédons tous : le boycottage systématique des produits made in America ». C’était en 1997.

        http://www.bons-livres.fr/livre/michel-bugnon-mordant/566-l-amerique-totalitaire-les-etats-unis-et-la-maitrise-du-monde

        L’auteur pense notamment aux produits culturels évoqués par @Kiwixar. En ce domaine, nous pouvons au moins boycotter la langue de l’Empire, en évitant le franglais (le sabir atlantique, comme disait Etiemble) et en le dénonçant sans relâche.


  6. tchooo Le 12 mars 2017 à 12h17
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    L’absence de réactions de nos dirigeants espionnés par les américains est plus que troublante. Soit ils sont paralysé par un moyen de pression qui leur interdit de réagi sous peine de révélations, et soit c’est de la lâcheté et la peur de me contenter leur maître. Dans tous les cas cela decridibilse à jamais leur existence de dirigeant


    • Gwingwenn Le 12 mars 2017 à 18h28
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      YoungLeaders … ça vous dit ?
      Cette honorable appartenance doit bien faire l’objet de la signature d’une convention à l’entrée. Ils en sont fous les américains de ces engagements “conventionnels”.


  7. Pegaz Le 12 mars 2017 à 18h06
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    Concernant les dernières révélation de Wikileaks, deviendraient-ils raisonnables dans leurs spéculations et enquêtes ?
    Fuites Wikileaks La CIA roulée par des sous-traitants vexés?
    http://www.lematin.ch/monde/cia-roulee-soustraitants-vexes/story/18689062


  8. Pinouille Le 13 mars 2017 à 14h28
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    En fait on s’aperçoit que la France n’est jamais montrée du doigt pour ses affaires d’espionnage.
    Est-ce à dire que nous n’espionnons personne? Ou que nous le faisons mieux que les autres pour ne pas nous faire prendre?


    • Haricophile Le 13 mars 2017 à 14h56
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      Sisi, on a vendu un logiciel d’espionnage pour dézinguer les opposant Lybiens, produit par un marchand d’arme bien de chez nous. On en a causé relativement largement à l’époque. Un peu plus que ce qu’il s’est passé ensuite avec l’assassinat précipité du président-dictateur passé soudainement du statut de rempart de protection pour nos intérêts dans la région au statut de dictateur infréquentable à éliminer, on n’a toujours pas tous les tenants et aboutissants en dehors de quelques mallettes d’argent électoral. Le problèmes des armes, électroniques ou pas, c’est elles sont réversibles quand on n’a pas les moyens d’en avoir la maitrise d’œuvre comme c’est le cas des “petits” dictateurs.


      • BEOTIEN Le 14 mars 2017 à 00h03
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        Et même que notre gouvernement la trouve si performante qu’il nous fait le bonheur de la faire se mêler de l’effrayant fichier TES*.

        * Le truc qui va permettre d’automatiser l’identification de tous les Francais par reconnaissance faciale dès qu’il passeront devant une caméra connectée et par leurs empruntes digitales s’ils ont eu la mauvaise idée de passer sur une scène de crimes.


  9. Koui Le 13 mars 2017 à 22h03
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    Les USA ont une logique de maître: si vous refusez qu’ils vous espionne , c’est que vous avez un secret louche a dissimuler, par contre, faire la même chose vers eux est un crime. Nos dirigeants sont des serviteurs zélés qui acceptent cette infamie. Même nos journalistes reprennent ce discours alor qu’ils ne sont pas américains et ne risqueraient rien a lancer quelques éditoriaux ironiques envers nos alliés. Les français n’ont ils plus aucun honneur a défendre? C’est toujours aux USA que nous allons pour trouver une pensée critique, le filon semble tari chez nous. La médiocrité semble avoir anesthésié nos intellectuels.


  10. christian gedeon Le 15 mars 2017 à 15h11
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    En réalité ,ces histoires de hacking et autres écoutes plus ou moins sophistiquées laissent les gens plutôt indifférents…parce que les gens ne sont pas forcément cons,comme semblent le croire,journaleux et autres “révélateurs ” de scandales,de préférence scandales russes,bien sûr…ils savent bien,les gens,que tout le monde écoute plus ou moins(certains plus) tout le monde,et essaye de manipuler ce qui peut l’être.Alors,et en dépit des hurlements médiatiques contre les grands méchants ours,l’affaire fait globalement pchiiiiiit,et n’intéresse pas grand monde,sauf par curiosité. Ces messieurs les singes hurleurs devraient comprendre,une fois pour toutes,que “les gens” ne se laissent plus prendre ,ou presque.Eh oui,”les gens ” ont un cerveau…et font confiance à Wikileaks ou Snowden plutôt qu’aux carpettes médiatiques très à l’aise dans le rôle de la voix de leur maître.


  11. Samuel Le 16 mars 2017 à 05h48
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    Lorsque, j’étais au collège les professeurs nous enseignaient déjà d’être vigilant à propos de l’information. Aujourd’hui, dans un monde où tout va plus vite, forcément il y a encore plus de dérapages médiatisés.
    Samuel rédacteur sur le blogue http://monderniersiteinternet.fr


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