Le journalisme made in CIA, aujourd’hui et hier

Au tout début octobre, le livre Journalistes achetés de Udo Ulfkotte, ancien journaliste de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (la prestigieuse FAZ de Francfort), s’est aussitôt présenté comme un best-seller. A côté de cela, la presse allemande pour l’essentiel a conservé une discrétion, voire un mutisme significatif à l’égard de ce livre. Le succès de Ulfkotte-auteur en est d’autant plus remarquable, sinon très significatif du divorce chaque jour confirmé entre les populations et opinions publique d’une part, les élites-Systèmes et la presse-Système d’autre part.

Le 3 octobre 2014, le site Russia Insider (RI) consacrait un premier article à Ulfkotte et à son livre. On y lisait notamment ceci, qui marquait non pas la thèse de l’auteur, mais son constat née d’une expérience à la fois professionnelle et personnelle. «Members of the German media are paid by the CIA in return for spinning the news in a way that supports US interests, and some German outlets are nothing more than PR appendages of NATO, according to a new book by Udo Ulfkotte, a former editor of Frankfurter Allgemeine Zeitung, one of Germany’s largest newspapers. Ulfkotte is a serious mainstream journalist. Here he is on Germany’s leading political talk show a couple of years ago. The book is a sensation in Germany, [seventh] on the bestseller list. Its political dynamite, coming on the heels of German outrage of NSA tapping of their phones. [ …]

»Here at Russia Insider, it has long been apparent to us that there is something distinctly odd about the German media regarding Russia. We follow it, and it is much more strident than even the anglo-saxon media regarding Russia, while German public opinion is much more positive towards Russia than in other countries. Another interesting thing about it is that it is very disparate. Some major voices are very reasonable about Russia, but most are negative, and some are comically apocalyptic. This is what one would expect if there was some financial influence ginning the system.»

Le 17 octobre 2014, IR poursuivait et approfondissait l’affaire en publiant une interview très approfondie de Ulfkotte. On y lisait notamment ceci, avec des précisions sélectionnées de l’interview (qui est plus loin, dans l’article de IR, présenté dans son intégralité)… «In his latest interview, Ulfkotte alleges that some media are nothing more than propaganda outlets of political parties, secret services, international think tanks and high finance entities. Repenting for collaborating with various agencies and organisations to manipulate the news, Ulkotte laments, “I’m ashamed I was part of it. Unfortunately I cannot reverse this.” Some highlights from the interview:

»“I ended up publishing articles under my own name written by agents of the CIA and other intelligence services, especially the German secret service.” […] “Most journalists from respected and big media organisations are closely connected to the German Marshall Fund, the Atlantik-Brücke or other so-called transatlantic organisations…once you’re connected, you make friends with selected Americans. You think they are your friends and you start cooperating. They work on your ego, make you feel like you’re important. And one day one of them will ask you ‘Will you do me this favor’…” […] “When I told the Frankfurter Allgemeine that I would publish the book, their lawyers sent me a letter threatening with all legal consequences if I would publish any names or secrets – but I don’t mind.” […] [The FAZ] hasn’t sued me. They know that I have evidence on everything.” […] “No German mainstream journalist is allowed to report about [my] book. Otherwise he or she will be sacked. So we have a bestseller now that no German journalist is allowed to write or talk about.”»

Le 18 octobre 2014, Russia Today (RT) reprenait l’affaire et en donnait son compte-rendu, à partir de l’interview de IR et après une première interview (de RT) de Ulfkotte. On retient ici un passage très spécifique, qui est symbolique de l’intérêt analytique que nous portons à cette affaire … «“I ended up publishing articles under my own name written by agents of the CIA and other intelligence services, especially the German secret service,” Ulfkotte told Russia Insider. He made similar comments to RT in an exclusive interview at the beginning of October. “One day the BND [German foreign intelligence agency] came to my office at the Frankfurter Allgemeine in Frankfurt. They wanted me to write an article about Libya and Colonel Muammar Gaddafi…They gave me all this secret information and they just wanted me to sign the article with my name,” Ulfkotte told RT. “That article was how Gaddafi tried to secretly build a poison gas factory. It was a story that was printed worldwide two days later.”»

Deux passages précisément sont à citer à nouveau, pour orienter et développer le commentaire… Celui où il est dit que la pénétration du milieu journalistique allemand est tel que le résultat obtenu est souvent bizarre, presque comique à force d’excès (cela, qu’on ressent sans aucun doute dans la façon complètement désordonnée, chaotique même si antirusse, rocambolesque et presque comique dont la crise ukrainienne est couverte..) : «Another interesting thing about it is that it is very disparate. Some major voices are very reasonable about Russia, but most are negative, and some are comically apocalyptic.» Le second passage concerne les circonstances précises, extrêmement détaillées pour un article précis (celui où il est dit que Kadhafi fait développer une usine de production de gaz mortel), aboutissant à une nouvelle inventée de toutes pièces qui fut largement reprise dans le monde entier :

«One day the BND [German foreign intelligence agency] came to my office at the Frankfurter Allgemeine in Frankfurt. They wanted me to write an article about Libya and Colonel Muammar Gaddafi…They gave me all this secret information and they just wanted me to sign the article with my name… That article was how Gaddafi tried to secretly build a poison gas factory. It was a story that was printed worldwide two days later.”»

Ces divers détails donné par Ulfkotte ont inspiré à notre vénérable ancien Philippe Grasset quelques réflexions sur la façon dont la pénétration des milieux journalistiques européens se fait aujourd’hui par la CIA, ou plutôt par le système de l’américanisme, par rapport à la façon du temps de la Guerre froide. Cette comparaison est extrêmement éclairante, en nous donnant des indications précises sur l’évolution des méthodes américanistes, sur leur efficacité, sur ce que cette évolution nous dit de l’évolution de la politique US elle-même, par conséquent de sa transmutation en politique-Système. C’est donc à la première personne, PhG figurant comme témoin principal, que le reste de ce commentaire sera rédigé.

PhG et les “années-CIA” 1970-1990…

Je prends la plume à ce point en tant que journaliste déjà largement impliqué dans le travail de la politique extérieure et de sécurité nationale, à partir de 1973-1974 à Bruxelles, qui était déjà et qui reste, avec Washington, pour ce qui deviendrait le bloc BAO, l’un des deux centres de l’information pour ces matières avec la présence de l’OTAN et de l’UE. Auparavant (étant journaliste en Belgique, à Liège depuis 1967), j’étais peu “sorti” vers Bruxelles, pour établir un réseau de contacts et suivre l’information sur place, cantonné à un travail de rédaction sur dépêches de nouvelles venues de l’extérieur, – mais déjà, dès l’origine, sur ces mêmes matières de politique extérieure et de sécurité nationale. A partir de 1976-1977 (“seconde Guerre froide”) et jusqu’en 1989-1991 (chute de l’URSS/du communisme) l’activité de politique extérieure et de sécurité nationale essentiellement sur la question des relations avec l’URSS, et donc l’activité de communication à cet égard, furent particulièrement intenses, souvent polémiques, extrêmement “chaudes” en un mot.

Je vais surtout parler de la Belgique, mais en un lieu (Bruxelles) où des journalistes internationaux, surtout européens, se trouvaient déjà souvent présents en grand nombre, et donc avec à l’esprit que les méthodes de pénétration et de manipulation de l’américanisme en Belgique sur ces matières devaient se trouver assez proches de celles qui étaient utilisées dans les pays de l’OTAN avoisinants notamment (Hollande, Luxembourg, Italie, Allemagne, France, etc., en mettant UK à part pour des raisons évidentes, – pour ne pas mélanger une succursale à ciel ouvert avec des entreprises apparemment indépendantes…) (D’après ce que j’ai pu en savoir de source très sûre, le contingent des agents de renseignement, des agents traitants et des correspondants dépendant de la CIA à Bruxelles, atteignit jusqu’à 800 personnes à l’extrême de leurs effectifs dans cette période de tension, soit le double du personnel du SGR et de la Sûreté de l’État réunis, les deux services belges de renseignement et de contre-espionnage.) Je vais exposer les méthodes US en précisant que j’en fus non seulement le témoin direct, mais à plusieurs reprises la cible directe, – inconsciente et régulièrement ratée, – notamment en tant que principal journaliste spécialisé dans les questions de politique extérieure/de sécurité nationale du deuxième quotidien francophone de Belgique (de 1967 à 1985 à La Meuse-La Lanterne, 197 000 exemplaires en 1970-1972), collaborateur de l’hebdomadaire L’Evénement de 1980 à 1984, éditeur des Lettres d’Analyse Definter (1978-1980) et dedefensa & eurostratégie (1985-2012).

Ce qui m’intéresse ici est de comparer ces méthodes à celles d’aujourd’hui telles que les rapporte Ulfkotte. Je vais m’abstenir de donner des détails de lieux et de personnes et autres précisions opérationnelles qui nous entraîneraient trop loin. (L’affaire m’ayant alerté à cet égard, il serait logique et devrait être envisagé de mettre en ligne, prochainement, un passage des Mémoires du dehors concernant cette période et ces situations. [Concernant les Mémoires du dehors, deux textes ont déjà été mis en ligne les 5 novembre 2005 et 6 novembre 2006.])

Dans la période considérée, l’“approche” des journalistes par les “services US” se faisait de manière très classique et très soft, par des moyens initiaux tels que les décrit Ulfkotte (voyages, séminaires, réunions, etc.), mais d’une manière beaucoup plus policée et habile. En fait, au départ, il s’agissait d’un pur travail, normal et courant, de relations publiques et de relations avec la presse professionnelle, où intervenaient essentiellement sinon exclusivement les services adéquats US, dépendant du département d’État, essentiellement USIS (US Information Service), ou dépendant du département de la défense (services d’information des forces). La présence de la CIA ou d’autres services de renseignement, malgré l’énormité de leurs effectifs, était proscrite, même dissimulée, et restait absolument clandestine. Il existait à cet égard une rigoureuse surveillance et une jalousie bureaucratique extrêmement ferme des services impliqués, et USIS n’aimait guère coopérer avec la CIA. La seule fois où j’ai rencontré un officier de la CIA sous sa couverture d’“attaché culturel” (je n’ai su qu’après la rencontre que l’“attaché culturel” était la couverture du chef d’antenne de la CIA) l’a été par l’intermédiaire du chef de USIS à Bruxelles, Jim Hogan, lors d’un déjeuner suscité par Hogan à la demande de l’“attaché culturel”, en présence et sous le contrôle de Hogan, et aucune suite ne fut donnée ni aucune tentative effectuée par la CIA à mon égard. En fait, la CIA travaillait de manière très isolée dans les ambassades, et les antennes locales étaient elles-mêmes le plus souvent ignorées du centre de Langley. J’ai eu souvent des échos précis de la part de sources officielles non-US de la frustration des officiers de la CIA en poste à Bruxelles, devant le désintérêt que la centrale de Langley portait à leurs activités. (De façon très symptomatique de l’esprit de l’américanisme, la même tension existait entre le Pentagone et le commandant en chef suprême [un officier général US] de l’OTAN, le SACEUR, “exilé” en Europe, sur des terres lointaines, hostiles et inconnues…) Enfin et pour résumer, la CIA travaillait sur ses informations propres, sans guère de coopération de USIS et largement ostracisée au sein de l’ambassade.

Les opérations de tentative de recrutement étaient donc extrêmement discrètes et d’une forme très passive, et j’ai pu évoluer pendant des années, en tant que journaliste, dans les diverses manifestations classiques de relations publiques US avec la presse sans avoir le moindre signe qui ressemblât à une pression ou une offre quelconque. Il semble plutôt que la méthode US à cet égard, à cette époque en Europe, était fondée sur une méthodologie d’une suffisance extraordinaire : les journalistes non-US seraient nécessairement impressionnés, fascinés et conquis par ces manifestations de communication US, et demanderaient eux-mêmes à “travailler” avec et pour les USA, sous une forme ou l’autre de coopération, – moment à partir duquel des aspects de rémunération ou autres, sous forme de “privilèges” divers, pouvaient être envisagés mais pas nécessairement… Néanmoins, cette attitude était limitée dans le temps : si le journaliste restait ce qu’il était à l’origine, s’il ne demandait pas à coopérer d’une façon ou l’autre, s’il n’effectuait pas une évolution éditoriale satisfaisante et s’il évoluait au contraire d’une façon indépendante, éventuellement en se montrant critique (plus critique) des USA, il devenait suspect et la rupture devenait inévitable. Ainsi, en mars 1985, à une époque cruciale pour moi (je quittais mon poste dans le quotidien La Meuse-La Lanterne et m’apprêtait à lancer dd&e) mon avocat, Me Aronstein, me déclara : «J’ai demandé à mes contacts à la Sûreté [de l’État] s’ils avaient un dossier sur vous. Ils m’ont dit ce que les Américains pensaient de vous. Pour la CIA, vous êtes un agent du KGB. Pour le State Department, vous êtes un naïf.» (“Agent du KGB” puisque je n’étais pas devenu agent de la CIA, “naïf” puisque je n’avais pas demandé tel ou tel avantage, telle ou telle voie de coopération, – bref, “agent du KGB” et “naïf“ parce que je semblais décidément n’avoir pas compris l’avantage incomparable de coopérer de façon volontaire avec les USA.)

Dans cette logique de “recrutement d’influence” qui était en fait une approche très soft et assez habile, mais aussi avec cette suffisance qui conduit parfois sinon souvent à des déconvenues de taille, une approche fondée au fond sur les principes de la libre-entreprise et de l’exceptionnalisme américaniste, – la “loi du marché” vous amènera un jour ou l’autre à vous tourner vers le meilleur, c’est-à-dire les USA, – l’idée qu’on put suggérer sinon presser un journaliste même coopérant de publier un article rédigé par tel ou tel service US (la CIA ou USIS) sous sa propre signature était insensée. Il y avait même certaines réticences du côté US (USIS, certes) à ce qu’on reprenne sous leur forme originale, – en tout bien tout honneur, simplement pour l’information contenue, – des articles contenus dans des publications officielles, d’un auteur académique, d’un expert, etc. Ce qui était attendu, c’était vraiment que le journaliste passé “sous influence” se transmutât lui-même en porte-voix de l’américanisme, et produisît, avec son talent, avec son style, avec ses informations, des textes allant dans ce sens, – bref qu’il agît en toute liberté, comme La Boétie décrivait La servitude volontaire.

C’est pourquoi les méthodes actuelles, telles que les présente Ulfkotte, me paraissent stupéfiantes de grossièreté, d’impudence maladroite, finalement extrêmement contre-productives. Il me semble insensé d’imaginer, en 1978 ou en 1982, un homme d’USIS, ou même de la CIA si et quand le contact était établi, glissant à un journaliste soi-disant “recruté” un texte rédigé par ses services et lui disant : “mettez votre signature ici et publiez !” La seule vertu qui survécut intacte alors dans mon jugement sur les activités US une fois que se fut affirmé complètement mon anti-américanisme, c’était leur brio dans les relations publiques, pour ne par faire sentir une trop grande contrainte sur les personnes visées ; et un brio qui était même décoré par une certaine référence au professionnalisme et à l’indépendance de la presse US (on pouvait alors y croire encore), ce qui revenait à vous dire effectivement que c’est en toute indépendance que vous en viendriez à coopérer avec les USA (La Boétie, toujours) … Quand je rapproche cela de l’esprit du “marché libre”, de l’absence d’“interventionnisme”, du “statisme”, je crois ne pas être trop loin de la vérité. La limite est que cela doit aboutir à un moment ou à un autre, sinon, si vous ne vous décidez pas, si le point de non-retour est dépassé sans que rien ne se soit passé, si enfin vous ne comprenez pas le diktat du “marché libre” (ou du Système), le masque tombe brutalement et vous voilà devenu “un mauvais”, un “bad guy”, un agent du KGB, un demeuré… (Effectivement, à partir de 1985, cela correspondant à mon départ du quotidien où je travaillais, je ne reçus plus jamais d’invitation de l’ambassade US, comme il en était régulièrement adressé à la presse.)

La description que donne Ulfkotte des méthodes de recrutement et de manipulation des journalistes professionnels de la grande presse par les USA en Europe aujourd’hui est complètement surréaliste par rapport à ce que j’en ai connu ; elle est aussi complètement stupide et absurde, attendu que cette “grande presse” a évolué de son côté en presse-Système et se trouve elle-même continuellement sur la voie de la conformité… Mais il n’y a aucune raison de douter de sa description, et cela permet alors de mesurer le chemin de décadence, sinon de chute, parcouru par l’appareil d’influence et de sécurité nationale de l’américanisme. L’orientation prise est en effet caractéristique du développement de la politique-Système, de la surpuissance de tous les aspects de cette politique, de sa “brutalisation” à outrance, de la plongée de la perception du monde dans des narrative invraisemblables. La CIA (ou le BND, ou n’importe quoi) opère à visage découvert, sans souci ni d’apparence convenable, ni de formalisme professionnel, ni de vraisemblance des informations, exerçant des pressions même sur ceux qui leur sont acquis, qui sont déjà dans le cours de la presse-Système. L’information “sous influence” (sous influence de la CIA ou sous influence du BND, – ou sous influence du Système, pour mettre tout le monde d’accord) devient chaotique comme la décrit Ulfkotte («Some major voices are very reasonable about Russia, but most are negative, and some are comically apocalyptic»), et le résultat est une communication de plus en plus extrême, de plus en plus désordonnée, de plus en plus invraisemblable, c’est-à-dire au bout du compte de plus en plus fragile, de moins en moins substantivée, flottant dans une sorte d’éther où chaque chose semble isolée de ses causes et de ses conséquences, et où son crédit, sa vraisemblance, ne résisteraient pas une seconde à une simple mise en perspective.

Ce phénomène de l’information sous influence grossière, sous manipulation brutale, transmet sa vulnérabilité et sa fragilité à ceux qui s’appuient sur lui pour renforcer leur action, ce qui conduit au contraire à fragiliser cette action. Le paysage d’aujourd’hui, au contraire de celui d’hier qui était rationnellement et assez habilement contrôlé, est la transcription dans le monde de l’influence de l’hyper-désordre qui caractérise la vérité de notre monde. Les effets vont des nouvelles “comiquement apocalyptiques” sur la Russie au passage à l’antiSystème de “lanceurs d’alerte” journalistique type-Ulfkotte. La surpuissance est continuellement grosse de son autodestruction.

P Grasset

 


Suite : le journalisme made in CIA… (II)

Comme un brave pèlerin ployant sous le poids des ans au vu de cette carrière caractérisée au moins par sa longueur, je reprends la plume … Quelques précisions de plus parce que le sujet m’apparaît absolument vital, dans notre milieu et selon nos activités, parce qu’il s’agit du système de la communication qui est aujourd’hui la première force déterminante de la politique, parce que nous sommes dans cette époque extraordinaire où nous ne pouvons pas ne pas nous engager. Cette suite fait elle-même suite à la réaction d’un de nos lecteurs et amis, par ailleurs présents parmi les rares intervenants d’Ouverture libre, Jean-Paul Baquiast, sous le titre «Quid de la presse US que nous pensons non-alignée?», ce 21 octobre 2014, en commentaire du texte sur “le journalisme Made in CIA” du 20 octobre 2014, qui trouve ici son complément.

«Je pense à divers journaux que vous citez souvent vous-même, comme WSWS auquel je me réfère fréquemment. Sont-ils des faux nez de la CIA et autres?

»Je pense aussi aux sites “alternatifs” auxquels là aussi nous nous référons souvent, ZeroHedge ou The Saker. Je ne vois pas comment, en suivant l’analyse que vous faites, ils pourraient survivre sans être manipulés, ne fut-ce que dans la fonction de contestation-système officielle.

»Je pense qu’avec votre expérience, vous devriez donner votre avis sur ces points…»

Je vais me permettre de répondre indirectement parce que je ne distingue pas vraiment ce qui, dans mes propos, pourrait faire croire que cette presse alternative US soit plus manipulé que d’autres par la CIA, tout comme toutes les autres presses alternatives d’ailleurs… Donc, je réponds indirectement, en précisant mon propos, et vous verrez que ma conclusion tend à l’inverse de ce que craint notre intervenant JPB.

D’abord, les dates sont claires … J’ai bien écrit qu’à partir de 1985, année où j’ai lancé dd&e, ancêtre de dedefensa.org, les US avaient coupé les ponts avec moi, de leur propre initiative d’ailleurs. («Effectivement, à partir de 1985, cela correspondant à mon départ du quotidien où je travaillais, je ne reçus plus jamais d’invitation de l’ambassade US, comme il en était régulièrement adressé à la presse.») Cela fait que la période dont j’ai parlé est bien une période où n’existait pas la presse alternative que l’on connaît aujourd’hui, où n’importe qui peut monter un blog pour une somme abordable, et jeter ses commentaires à la face du monde. Avant, à part l’exception de la “Lettre d’information” (d’“Analyse”), très peu coûteuse à produire mais extrêmement difficile à imposer par la notoriété, ce qui se passe aujourd’hui était impossible … Trop cher, trop dépendant d’un financier, de la publicité, ou bien d’un carnet d’abonné qu’il fallait des années, voire des décennies pour constituer. Ce que je décris des procédés US d’influence et de recrutement porte donc sur la période où la presse “alternative” dont parle JPB n’existait pas et ne pouvait économiquement pas exister.

D’autre part, le climat politique était extrêmement nuancé, beaucoup plus divers qu’il n’est aujourd’hui. Du côté de l’Ouest, il y avait les “libéraux” (politiques), partisans d’un rapprochement avec l’URSS et du “convergisme” (les deux régimes, Est et Ouest, devant finir par se confondre), il y avait les “réalistes” ou “détentistes”, partisans de la détente passant par l’intensification des échanges commerciaux et culturels entre Est et Ouest, et puis toutes les factions des durs, des “faucons”, etc., impitoyablement antisoviétiques. Cela faisait des nuances considérables qui permettaient à un journaliste passé sous l’influence US d’évoluer sans à-coups, habilement, sans qu’on puisse identifier cette influence. Les faux-nez de la CIA, ou d’USIS pour les cas envisagés, pouvaient apparaître avec un superbe profil grec semblant tout à fait naturel. Même chose d’ailleurs, selon les “faucons”, des agents d’influence du KGB, qu’il était très difficile d’identifier, – comme voulut le montrer le roman à clef L’Iceberg (traduction très libre de The Spike), écrit par Arnaud de Borchgrave et Robert Moss. Ce livre, publié en 1980, constitua l’archétype anglo-saxon de la dénonciation des manœuvres de retournement du KGB. (Vladimir Volkoff publiait en France, avec infiniment plus de nuances, des ouvrages sur le même thème, comme Le retournement.) Ce que je veux dire par ces divers rappels, c’est que la situation de la communication était alors infiniment complexe et nuancée, et elle ne le fut jamais plus que dans les années 1980, entre les tensions de la crise des euromissiles jusqu’en 1983 et le gorbatchévisme à partir de 1985, où s’activaient, à côté des faucons antisoviétiques un formidable parti pacifiste et détentiste, tandis qu’on retrouvait les mêmes nuances considérables à l’Est et en URSS.

Je me souviens fort bien de cette atmosphère des années 1980, incertaine, insaisissable, pleine de tensions dramatiques mais aussi d’espoirs enthousiastes, avec des failles béantes entre alliés de l’Ouest (bloc BAO) dans les rapports avec l’URSS. A cette époque, tout le monde soupçonnait tout le monde dans tous les sens, justement à cause de cette confusion dont les services de renseignement et d’influence usaient avec habileté, alors qu’eux-mêmes (ces SR) étaient soumis à des différences de tendance qui se marquaient dans des actes concrets. Dans ce climat, les manœuvres étaient faciles, même sans construction élaborée. Je me rappelle avoir été l’objet, en 1988 cette fois [1], d’un soupçon non plus passif mais activement diffusé dans les milieux de sécurité nationale et de communication à Bruxelles, d’être un agent du KGB. Un ami, colonel belge de réserve m’en avait averti, lui-même alerté par le SGR (renseignement belge). Il m’avait précisé que l’“information” venait de la DIA et non de la CIA et avait transité par la DST française avant d’arriver au SGR. Je lui avais demandé sur quelle base reposait cette accusation puisque je n’avais jamais rien écrit de procommuniste ou approchant ; mon ami répondit, avec un sourire ironique : «Justement…», ce qui donnait une mesure de la paranoïa dont bénéficiaient les instigateurs du canard, ma non-activité prosoviétique étant la preuve a contrario de mon rôle d’“agent dormant” … Finalement le SGR rejeta l’accusation selon la conclusion et la décision de l’état-major général (belge), et cet état-major général qui me considérait comme un complet indépendant voulut faire connaître sa position publiquement, dans les milieux concernés, en me proposant une interview du chef d’état-major général, le général Gysemberg, pour ma publication. Cela devait constituer, selon les codes en vigueur, le signe indubitable de cette position de confiance. J’acceptai, certes, pour me débarrasser de ce canard qui pouvait me faire un tort considérable du point de vue de mon statut d’indépendant. Pour le reste, le coup fut aisé à démonter, notamment par des recoupements extrêmement précis et selon des identifications de personnes, de lieux et de dates, qui étaient impliquées dans l’affaire qu’on signale ci-après : à cette époque, la France proposait une coopération Rafale à la Belgique, que je soutenais à fond, et le Pentagone tentait de contrer l’offre avec un projet F-16 Agile Falcon ; comme le coup venait de la DIA, le SR du Pentagone, concluez… Quant à la DST, d’une stupidité sans bornes (et d’ailleurs en désaccord avec la DGSE), elle avait relayé le canard sans en chercher plus loin les causes possibles… Voilà comment était le climat, et vous comprendrez que, dans ces conditions, tout pouvait être imaginé de tout le monde dans la sphère de la communication, sans que rien ne soit tranché. C’était bien une époque où, non seulement il était difficile d’identifier les faux-nez de la CIA, mais où, et c’est la remarque essentielle pour mon propos, cette difficulté pouvait causer des problèmes sérieux si l’on suivait les commentaires et informations d’une source-faux-nez mais non identifiée comme telle ; parce que les nuances infinies des informations pouvaient conduire à de telles erreurs de parcours…

Aujourd’hui, la situation est complètement différente, radicalement modifiée, et elle est à mon avis bien meilleure du point de vue des journalistes, commentateurs, chroniqueurs, notamment et essentiellement pour nous les indépendants et les antiSystème. Je vais énoncer quelques points en faveur de cette appréciation.

• D’abord, l’aspect économique, déjà vu plus haut. Il n’est besoin d’aucun soutien suspect (sponsor, publicité) pour exister dans le système de la communication. Les soutiens par abonnements, et surtout par donation des lecteurs, existent et ils peuvent permettre à un site de lui-même exister, vivre et faire son travail. Nous, à dedefensa.org, nous en savons quelque chose : nous pratiquons la chose depuis l’origine et pratiquement depuis 2008-2009 et l’intégration dans dedefensa.org de la Lettre d’Analyse dd&e devenue dde.crisis (cessation de parution en avril 2012 en tant que telle), nous vivons uniquement grâce aux donations de nos lecteurs, – parfaite et superbe garantie de notre indépendance. La vie n’est pas toujours facile, elle est même souvent angoissante, mais elle se poursuit, – et pourvu que ça dure, hein… Dans la période précédente (jusqu’aux années 1990), une telle situation était impensable parce que vous ne pouviez raisonnablement pas espérer publier (publication-papier, avec tirage imprimerie, distribution, etc.) avec les seules donations de lecteurs, – à moins, encore une fois, du cas d’exception des “Lettres d’information” et d’analyse (abonnements) qui constituaient un coup de dès incroyablement incertain, – et qui demandaient, de toutes les façons, une infrastructure technique et commerciale conséquente.

• Ensuite la situation institutionnelle. Ma religion est faite depuis 9/11, selon le principe imité en l’inversant de la formule juridique bien connue que toute information officielle venant du bloc BAO dans les domaines qui m’importent “est présumée mensongère” à moins que sa véracité puisse être établie (par mes soins). (Voir le texte «Je doute donc je suis», du 13 mars 2003.) Ce mensonge permanent développé en mode-pavlovien, passant du virtualisme à la narrative (voir le 27 octobre 2014), nous donne une paradoxale liberté. (Dieu sait que ce n’était pas le cas dans la période d’avant, jusqu’en 1985-1990, où l’information officielle gardait un certain crédit référentiel, ce qui constituait une difficulté même inconsciente dans le travail d’une éventuelle contestation de cette information.) Cette liberté se trouve dans le fait que nous ne sommes plus contraints sinon prisonniers du prestige impératif de l’institutionnalisation de la source parce que l’institutionnalisation n’est plus en quoi que ce soit une garantie de la validité de la source.

• Cette évolution visible et non dissimulée (voir à nouveau le 13 mars 2003) vers la culture du mensonge de toutes les sources institutionnalisées ne signifie pas une plus grande habileté de ces sources, mais un extrême appauvrissement. Le mensonge type-virtualisme puis type-narrative n’est en rien un sommet de machiavélisme, qui témoigne de la souplesse et de l’habileté de l’esprit, mais tout au contraire le produit de l’effondrement dans le conformisme pavlovien. La culture et l’expérience suivent, dans cette chute vers les abysses. Le niveau des services de renseignement, du point de vue de l’analyse et de l’observation, s’est absolument effondré en vingt ans, et avec eux, la validité et la qualité des opérations qu’ils produisent, y compris la désinformation et la mésinformation. Là-dessus, à cause de l’emploi excessif et exclusif de la méthode virtualisme-puis-narrative, les opinions et les perceptions n’ont cessé de s’exacerber vers les extrêmes, rendant bien plus facile pour ceux qui se trouvent en-dehors du circuit-Système que ces gens représentent, l’identification des montages de narrative par rapport aux vérités de situation qui importent. Y a-t-il un exemple plus flagrant de cette extraordinaire disparité que la crise ukrainienne où, au même instant, dans un même lieu, un côté vous dit “il fait grand soleil” et l’autre “il pleut à verse” ? Si vous avez une position politique, si vous avez de l’expérience, notamment depuis 9/11, si vous suivez l’évolution du Système, quelle difficulté y a-t-il à distinguer ce qui vient du Système ? Aucune… Vous pouvez ainsi déterminer une position de principe vis-à-vis de l’information et, là, commencer un travail de raffinement, d’enquête, qui est l’aspect le plus passionnant de la chose.

• C’est là où je veux en venir, pour répondre directement à la préoccupation (qui est un faux-nez de la CIA, qui ne l’est pas ?). Ma réponse est : aucun intérêt, bottez en touche cette question du faux-nez vers l’inconnaissance. Ce qui importe, c’est la valeur de l’information elle-même, pas la vertu de l’informateur : que m’importe au départ qui se cache derrière le Saker ou ZeroHedge.com dès lors que les informations qu’ils publient me satisfont d’une façon ou l’autre, – après enquête sur la valeur et la validité des informations, certes… L’enquête dont je parle (“commencer un travail de raffinement, d’enquête”) consiste à déterminer le crédit de l’information, et ce travail quelle que soit la source (Système ou antiSystème, – car toutes les sources sont susceptibles de céder plus ou moins à la tentation d’en rajouter ou bien s’en tiennent à la rigueur du propos, – à déterminer). Cette enquête demande de l’expérience, de la connaissance, du bon sens, l’art de la confrontation entre des domaines différents et enfin de l’intuition en fonction de positions fermement arrêtées selon des références principielles que vous vous êtes données. C’est alors, justement, à partir de ces enquêtes, qu’on “remonte à la source” et qu’on peut qualifier la source de “crédible” ou non en général, et la juger estimable, courageuse, etc. Il est beaucoup plus nécessaire de donner un label de qualité intellectuelle à une source que de déterminer si elle est faux-nez de la CIA ou pas (Système ou antiSystème). Par exemple, si vous prenez le cas de DEBKAFiles (à propos, – à condition que le site redémarre), vous savez que c’est plus ou moins un relais du Mossad mais vous devez savoir aussi que dans les informations diffusées, à côté des déchets de désinformation/mésinformation, se nichent quelques éléments qui peuvent être très intéressants pour la vérité de la situation. (Et même … Leurs nouvelles de désinformation/mésinformation ont de l’intérêt pour savoir ce qu’ils voudraient que vous croyiez.)

• La conclusion de tout cela, pour moi, pour mon compte et pour la philosophie du site dedefensa.org, se trouve dans le plus grand avantage qu’il y a à naviguer à ciel ouvert, à se présenter tel qu’on est, à clarifier sans la moindre ambiguïté l’engagement qu’on suit, à refuser le vrai faux-nez de la “vertu” de l’objectivité, qui s’apparente vite à une vertu-Système. Je considère comme absolument trompeur de se prétendre “objectif” et affirmer donner l’information juste et objective dans une époque qui répudie évidemment l’objectivité par absence de références. Au contraire, il faut affirmer son engagement qui est dans un champ autre que celui de l’objectivité, – dès lors qu’on sait bien que l’objectivité sera l’objectivité-Système institutionnalisée, c’est dire… Par les temps qui courent, dans une époque aussi extraordinaire, une telle attitude est évidente, les enjeux étant à la fois clairement identifiables et d’une puissance considérable. Il faut savoir ce que l’on est et ce que l’on veut, et il faut le dire. Je suis sûr qu’on vous en sera reconnaissant.

 

Note :

[1] … Et non 1987 comme indiqué primitivement dans ce même texte. (Note incluse le 23 octobre 2014 à 15H30.)

Source : P Grasset

Et si la CIA achetait directement les lecteurs de la presse allemande ?

Daniele Pozzati, spécialiste des médias, notamment allemands, du site Russia Insider, développe quelques observations festives concernant l’évolution du succès d’influence (et donc commercial), ou plutôt de l’insuccés grandissant de la presse-Système, en Allemagne, depuis la sortie du livre de Udo Ulfkotte, Gekaufte Journalisten (pour une fois, donnons le titre en allemand, après l’avoir évoqué en français, notamment le 20 novembre 2014). On rappelle que Ulfkotte détaillait la façon dont la CIA avait purement et simplement acheté une part importante du corps des journalistes allemands, exactement comme le maquignon, à la foire aux bestiaux, enrichit son patrimoine d’une espèce particulièrement succulente et efficace, – type charolais, si l’on veut…

La nouvelle que nous apporte Pozzati est que la publication du livre de Ulfkotte, dont le succès ne se dément pas malgré le blackout de la presse-Système, a eu un effet dévastateur sur l’audience et la fréquentation des sites de la grande presse-Système allemande. Un tel effet commençait déjà au mois de septembre, suite aux excès antirusse de la presse allemande (l’affaire de la destruction du vol MH17) mais la courbe devient un effondrement en octobre. Pozzati fournit un ensemble de graphiques de l’analyse d’audience par le système Alexa, une société de comptage de fréquentation travaillant pour Google, montrant cet effondrement d’octobre 2014, de six publications maîtresse de la presse-Système : Stern, FAZ, Focus, Spiegel, Die Welt, Zeit.

«They call it the Ulfkotte-effect. And it’s beginning to resemble an avalanche. Since the publication of Udo Ulfkotte’s “Gekaufte Journalisten“in September – now a n°1 Amazon bestseller, in which he charges that the CIA regularly bribes top German journalists, himself included, – German readers’ disaffection towards their mainstream media appears to have crossed a point of no return.

»Granted, sales of newspapers and magazines have fallen everywhere, not just in Germany. But this is different. This is a boycott that is affecting web traffic. Germans are steering clear of mainstream media websites. Many Germans have not been too shy to announce their intention on social networks. Some have uploaded videos calling for a boycott on YouTube. Others have created groups calling for the same on Facebook. The other visible result of reader disaffection has been that throughout September the number of unique visitors to six major German newspapers and magazines was falling steadily. In October, it simply sank.

»Yet up until early summer these same websites had been generating a large and stable amount of traffic. This is an unprecedented trend, and one that is wholly distinct from the fall in newspaper sales generally. […] The Spiegel’s infamous “Stoppt Putin Jetzt” July 29 cover apparently played a key role in incensing public opinion. An official readers’ complaint against Der Spiegel’s cover was upheld in August by the German Press Council. The latter ruled that the pictures of MH17 victims on the cover had been “instrumentalized in the context of a political statement.”

»Germany’s print media was warned even before that, on April 28, when Cicero, a leading German monthly, published a column titled: “Pride after the Fall”. The captions read: “Newspapers die. The reason: they go against their readers. The current Russia reporting is an example. That’s not the way to engage with readers.” The author, Alexander Kissler wrote: “Every quarter the newspapers sector grieves. This is when plummeting circulation figures are released. The curve travels from top left to bottom right, in fact it is not a curve anymore, but a straight line, unstoppable on its way to Zero.”»

Il s’agit d’une analyse particulièrement impressionnante, qui constitue une première dans le monde de la communication, par sa brutalité, par sa rapidité, par sa connectivité entre une tendance si marquée et des événements clairement identifiés. L’avantage de l’internet à cet égard, par rapport aux sites de la presse-Système, c’est qu’il permet des actes instantanés, immédiatement comptabilisables, qui constituent des manifestations concrètes d’opinion. Il y a dans ce cas bien plus qu’une mesure quantitative d’audience, mais bien une mesure quantitative d’audience par rapport à la qualité du travail fournie.

Cela nous conforte dans l’appréciation que nous donnions dans le texte du 20 novembre 2014, dans le chef de Philippe Grasset, sur la qualité (justement) de l’action de la CIA avec ses annexes du BND allemand vis-à-vis de la presse, – telles que rapportées par Ulfkotte dans son livre. Il nous paraît de plus en plus évident que ces méthodes, et leurs effets qui sont à mesure dans les domaines de la grossièreté et de la crédibilité, sont bien entendu la cause essentielle de la désaffection du public à cause de ces caractères d’une telle médiocrité brutale ; tout cela forme un véritable événement qui devrait se traduire par un impact important au niveau commercial des ventes de la presse allemande sous contrôle de la CIA… PhG écrivait ceci concernant les méthodes que décrit Ulfkotte, notamment par rapport aux “anciennes“ méthodes des années1970-1980 qu’il avait connues :

«C’est pourquoi les méthodes actuelles, telles que les présente Ulfkotte, me paraissent stupéfiantes de grossièreté, d’impudence maladroite, finalement extrêmement contre-productives. Il me semble insensé d’imaginer, en 1978 ou en 1982, un homme d’USIS, ou même de la CIA si et quand le contact était établi, glissant à un journaliste soi-disant “recruté” un texte rédigé par ses services et lui disant : “mettez votre signature ici et publiez !” […]

»La description que donne Ulfkotte des méthodes de recrutement et de manipulation des journalistes professionnels de la grande presse par les USA en Europe aujourd’hui est complètement surréaliste par rapport à ce que j’en ai connu ; elle est aussi complètement stupide et absurde, attendu que cette “grande presse” a évolué de son côté en presse-Système et se trouve elle-même continuellement sur la voie de la conformité… Mais il n’y a aucune raison de douter de sa description, et cela permet alors de mesurer le chemin de décadence, sinon de la chute, parcouru par l’appareil d’influence et de sécurité nationale de l’américanisme. L’orientation prise est en effet caractéristique du développement de la politique-Système, de la surpuissance de tous les aspects de cette politique, de sa “brutalisation” à outrance, de la plongée de la perception du monde dans des narrative invraisemblables. La CIA (ou le BND, ou n’importe quoi) opère à visage découvert, sans souci ni d’apparence convenable, ni de formalisme professionnel, ni de vraisemblance des informations, exerçant des pressions même sur ceux qui leur sont acquis, qui sont déjà dans le cours de la presse-Système. L’information “sous influence” (sous influence de la CIA ou sous influence du BND, – ou sous influence du Système, pour mettre tout le monde d’accord) devient chaotique comme la décrit Ulfkotte (“Some major voices are very reasonable about Russia, but most are negative, and some are comically apocalyptic”), et le résultat est une communication de plus en plus extrême, de plus en plus désordonnée, de plus en plus invraisemblable, c’est-à-dire au bout du compte de plus en plus fragile, de moins en moins substantivée, flottant dans une sorte d’éther où chaque chose semble isolée de ses causes et de ses conséquences, et où son crédit, sa vraisemblance, ne résisteraient pas une seconde à une simple mise en perspective.»

… Effectivement, dans de telles conditions et pour faire cesser ce mouvement inacceptable de non-consultation des nouvelles dispensées par la presse-Système, la seule solution raisonnable semble être, pour la CIA, d’acheter les lecteurs de la presse-Système allemande pour qu’ils poursuivent héroïquement leurs lectures selon les consignes données. A part cette solution radicale, qui serait pourtant bien dans les manières du Système, les perspectives sont extrêmement sombres pour la presse-Système, en Allemagne bien entendu, mais en Europe en général. (On place les USA à part, où l’identification de l’Ukraine et sa position géographiques reste une pré-condition assez peu souvent rencontrée à une lecture des nouvelles à cet égard.) L’affaire ukrainienne et l’hostilité vis-à-vis de la Russie devant se poursuivre à très grande vitesse, et même selon un rythme accéléré à notre estime, bien entendu sans aucun espoir de changement de la part du bloc BAO, et cela dans l’atmosphère d’affirmation et de réaffirmation surréaliste de la narrative qu’on connaît, il apparaît désormais très possible que la presse-Système en tant qu’institution rencontre des conditions d’effondrement, et de son crédit, et éventuellement de son existence … Pozzati termine son article de cette façon : «And it still looks like just the beginning. Has the time come to print a book titled: “2019: The Last Copy of Der Spiegel?” – if the German print media will survive even until then, that is.»

Source : P Grasset

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93 réponses à [Reprise] Le journalisme made in CIA, aujourd’hui et hier (1/2)

Commentaires recommandés

Chaban Le 25 novembre 2014 à 13h45

Moi je lis ça autrement: la France refusera de payer des indemnités par pure provocation, la France n’étant qu’une composante de l’empire (et oui, la France en tant que nation, c’est fini).

C’est également mon analyse depuis le début.

N’oublions pas que le but est de pousser la Russie à la faute pour officiellement commencer la troisième guerre mondiale.

Les États-Unis en ont déjà monté deux de toute pièce pour imposer leur système monétaire à la planète (et oui, il faudrait peut-être commencé à fouiller dans l’histoire vraie, non pas celle enseignée officiellement…vous croyez que toutes ces manipulations médiatiques ont commencé il y a quelques mois peut-être? Ça a toujours été comme ça…), alors ils ne vont pas laisser la Russie essayer de mettre en place la dédollarisation des échanges sans lutter à mort.

Un parrain mafieu qui se voit défié dans les magouilles qu’il a en place ne tombe pas silencieusement. À la fin il perdra peut-être, mais il emportera beaucoup de monde avec lui.

  1. Chaban Le 25 novembre 2014 à 13h07
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    Comme prévu, la France ne livre pas le mistral. Je vais poster la meilleure analyse que j’ai pu lire à ce sujet dans un autre commentaire.

    Il faudrait vraiment la traduire celle-ci…


    • Léa Le 25 novembre 2014 à 13h32
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      Ca se lit assez bien avec la traduction Google.

      L ‘auteur insiste sur le fait que la France veut essayer d’échapper aux indemnités, en invoquant un cas de force majeure, qui serait ressenti par les russes comme une grande humiliation, avec les conséquences qu’on peut imaginer.

      Il n’ y a que Hollande qui est assez … pour faire ça.

      Comme le disait mon humoriste préféré, c’est un peu comme aller mettre du gros sel dans le Q d’un ours en train de roupiller, juste pour rigoler..


      • Chaban Le 25 novembre 2014 à 13h45
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        Moi je lis ça autrement: la France refusera de payer des indemnités par pure provocation, la France n’étant qu’une composante de l’empire (et oui, la France en tant que nation, c’est fini).

        C’est également mon analyse depuis le début.

        N’oublions pas que le but est de pousser la Russie à la faute pour officiellement commencer la troisième guerre mondiale.

        Les États-Unis en ont déjà monté deux de toute pièce pour imposer leur système monétaire à la planète (et oui, il faudrait peut-être commencé à fouiller dans l’histoire vraie, non pas celle enseignée officiellement…vous croyez que toutes ces manipulations médiatiques ont commencé il y a quelques mois peut-être? Ça a toujours été comme ça…), alors ils ne vont pas laisser la Russie essayer de mettre en place la dédollarisation des échanges sans lutter à mort.

        Un parrain mafieu qui se voit défié dans les magouilles qu’il a en place ne tombe pas silencieusement. À la fin il perdra peut-être, mais il emportera beaucoup de monde avec lui.


        • Parousnik Le 25 novembre 2014 à 14h56
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          Certe mais c’est la première économie du monde qui veut dé-dollarisé. La Chine la Russie suit avec quelques autres grandes nations. D’ailleurs des échanges se font déjà en Yuan depuis 2012… mais surtout la Chine veut baser sa monnaie sur l’or… comme la Russie avec le Rouble… ce qui ferait du dollar une feuille de pq. comme l’euro. J’aurai bien aimé que l’occident assure son leadership par la démocratie etc… mais depuis l’assassinat de Kennedy les EU et l’Europe sombre dans un totalitarisme sanguinaire…d’ou des médias de masse serviles.


          • Chaban Le 25 novembre 2014 à 15h38
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            La Russie est la clé de voûte. Si la Russie tombe (leur puissance militaire est bien inférieure à celle des Etats-Unis, mais reste assez dangereuse), le reste (Chine, Brésil, Inde, etc.) n’est qu’une formalité.

            Voilà pourquoi l’empire concentre toutes ses forces sur la Russie.


            • Léa Le 25 novembre 2014 à 17h16
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              Il est faux de penser que l’armée US est plus puissante que l’armée russe parce qu’elle a un budget plus important.. Les USA ne savent pas faire du pas cher et performant et ont englouti beaucoup d’argent dans leur bouclier anti missile, dont les capacités se limitent aux missiles de théâtre.

              Ni même à cause du nombre d’armes de chaque type, car les US n’ont pas rénové leur armement depuis fort longtemps, alors que les russes ont misé sur la performance de leur nouvel armement.

              C’est le cri d’alarme de responsables du pentagone ; iIs reconnaissent également avoir perdu la partie sur l’électronique de guerre.

              Enfin à voir leurs difficultés à mater les talibans, l’état psychologique de leurs vétérans de la guerre du golfe I et II, leur appréhension à envoyer des troupes au sol, je ne donne pas cher des USA dans une confrontation directe avec la Russie. Ils ont déjà reculé en Syrie.

              Au niveau des effectifs, la Russie recrute , alors que les US réduisent et la Russie a une super armée de réservistes aptes au combat et d’autres plus âgés pour la logistique, prêts à défendre leur pays.

              Quand à l’ OTAN, en Europe c’est le même délitement, l’ Allemagne et la France ( hormis une poignée de Rafales et de chars Leclerc ) sont à la tête d’un parc à ferraille. Les USA voudraient leur imposer de dépenser 2% de leur PIB pour la défense européenne qui n’existe pas.

              Pour les BRICS , s’attaquer à la Chine ou à l’ Inde , pays surpeuplés ; s’il tombe un million de soldats , le lendemain ils sont remplacés…et ça peut durer quelques semaines. Au niveau armement nucléaire, missiles, sous marins, la Chine a brûlé les étapes et devant une menace imminente, je ne pense pas qu’ils tergiversaient longtemps, comme ils le font en affaires.

              Les USA ont allumé le feu partout : Moyen Orient, Afrique du Nord, Ukraine, bientôt la Chine , ça les démange, en espérant qu’on les soutienne. Ca fait beaucoup. Hollande ou Merkel ou Cameron peuvent bien lancer une mobilisation générale.. LOL ! Nos jeunes vont rester assis le Q par terre.

              Enfin Chine , Inde et Russie détiennent presque tout le stock d’or mondial, de quoi mettre le dollar plus bas que terre. (voir “le contrarien” d’aujourd’hui )

              Quand à l’armée brésilienne ??? Elle est redoutable. Demandez à nos militaires, légionnaires français qui vont suivre des stages chez elle.


            • Alae Le 25 novembre 2014 à 17h56
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              J’ajoute à ce que dit Léa que le Pentagone, face à des difficultés croissantes à suivre le rythme des Russes, des Chinois, des Indiens, etc, demande en ce moment encore plus plus de financements.
              Sachant que les USA dépensent, à eux tous seuls, presque 40% du budget mondial de l’armement, et que tout ça part en babioles aussi chères qu’inutiles (le F35, avion au coût astronomique et ratage intégral, en est un bon exemple), inutile de dire que plus d’argent ne ferait que décupler le problème, qui tient à la corruption de leur système et à une gestion exécrable.
              Sans aller jusqu’à dire que l’Amérique, militairement, ne représente plus rien, elle n’est en aucune façon capable de tenir face à la Russie ou à la Chine avec ce qu’elle a actuellement en magasin.
              Quant à l’Otan, Léa a tout dit.
              C’est pour ça qu’il n’y aura pas de guerre.


            • Chaban Le 25 novembre 2014 à 18h22
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              @Léa:

              Vous pouvez continuer à vous raccrocher aux branches si vous le souhaiter; pour ma part j’essaie de regarder tout ça avec objectivité et je suis de plus en plus pessimiste.

              La Russie est manifestement coincée à tous les niveaux et a fait preuve d’une incapacité à anticiper absolument pathétique depuis un an (pour de soi-disant “joueurs d’échecs”… ils sont toujours un coup en retard).

              La manipulation des cours du pétrole à la baisse est un exemple flagrant. Je me rappelle très bien des commentaires de Poutine à ce sujet quelques semaines après “Maidan”: ce dernier affirmait, en gros, que les Etats-Unis ne scieraient pas la branche sur laquelle ils sont assis (référence gaz de schiste) et qu’il ne voyait absolument pas les cours descendre sous les $80.

              Je veux dire, à un moment donné il faut regarder la réalité en face.

              Depuis des mois ils se font humilier et ne réagissent absolument pas, ce qui pour moi est une indication qu’ils sont tout simplement coincés.


            • Léa Le 25 novembre 2014 à 19h20
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              A partir du moment ils ont dit qu’ils ne voulaient tomber dans le piège tendu par les USA d’être les agresseurs, il est difficile de savoir si leur retard ou leur recul est un signe de faiblesse, ou une véritable stratégie..

              Reculer face à l’adversaire, c’est une technique qui s’apparenterait plus au judo et qui en général se termine par une planchette japonaise :

              http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/49/130px-Tomoe-nage_cropped.jpg

              Si Obama pensait qu’il s’agit de véritable faiblesse, il y a longtemps que ce serait plié. Or ils pensent laisser tomber l’ Ukraine, car l’argent qu’ils leur donnent, va dans les poches des oligarques.

              http://gaideclin.blogspot.fr/2014/11/le-congres-americain-pourrait-suspendre.html

              La baisse du prix du pétrole fera certainement plus mal aux USA et au canada, qu’aux russes, avec l’éclatement de la bulle du gaz de schiste. Pour les russes, c’est juste un mauvais moment à passer.

              Russes et chinois sont en train de flinguer le dollar, encore quelques mois, ça vaut bien plus que de gagner la bataille de l’ ukraine.


            • Archanonyme Le 25 novembre 2014 à 20h00
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              Nous sommes dans une confrontation sur le long-terme. Si la Russie arrive à résister longtemps comme cela c’est l’occident qui va s’écrouler et pas la Russie (qui à retourner ça veste pour investir massivement avec la chine et les Brics)


            • boduos Le 25 novembre 2014 à 21h43
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              l’empire concentre ses forces sur la Russie et espère un conflit avec L’OTAN multipolaire difficile à cibler.
              je pense que Poutine vient d’être clair en évoquant un conflit nucléaire .
              la Russie doit résolument rester un sanctuaire et s’il est franchi ,la réplique se fera sur l’autre sanctuaire ,les commanditaires d’outre atlantique.
              a ce stade ,il n’y aura pas de gagnant mais un perdant dont l’invincibilité et la vulnérabilité aura été démontrée a tous.
              évidemment ,chaque adversaire en est conscient et c’est la raison pour laquelle les manœuvres de plus en plus délicates vont se concentrer sur la Syrie et l’Ukraine.Or ceux qui défendent (le droit) sont constants et logiques,ceux qui conspirent et agressent prennent le risque de se prendre les pieds dans le tapis.
              je vous joins la carte de la Russie d’Europe qui pourrait bien être celle des prochains mois.
              20141125154824119.pdf


            • Alae Le 25 novembre 2014 à 23h42
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              @Chaban

              Voir la Russie comme “coincée”, c’est adopter la lecture américaine. La Russie continue de dialoguer avec les Américains quand elle le doit (sur l’Iran, par exemple) et pour le reste, elle est en position de force en les ignorant.
              Pendant que les USA se prennent les pieds dans le tapis sur l’Ukraine (qui est en train de virer au cauchemar pour eux), le Daesh, la Syrie, le TPP et j’en passe, la Russie signe des contrats phénoménaux avec la Chine (dont la nouvelle route de la soie), travaillle en continu avec les BRICS, engrange des réserves d’or monumentales et sape le dollar… pour résumer, elle continue un excellent chemin de développement, à moyen et long terme, qui contourne les USA, et elle fait même mieux : elle avance exactement comme si les USA n’existaient pas, prouvant ainsi au monde entier que l’Amérique n’a rien d’indispensable. Et les USA n’y peuvent strictement rien.


          • benoit Le 25 novembre 2014 à 22h07
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            et nous, que pouvons nous faire à titre individuel, monétairement parlant, pour marquer notre désapprobation du système ?


      • Louis Malle Le 25 novembre 2014 à 14h23
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        J’ai passé environ une heure et demie hier à réviser les 7 traductions françaises des 7 textes anglais proposés à la collaboration. J’en ai revu les versions françaises. Je n’ai pas vu les morceaux en anglais de cet article parmi les 7 textes à traduire, par contre aucune des 7 traductions revues n’a été reprise ici si je ne me trompe. Le problème n’en est pas seulement un de manque de temps, mais aussi d’organisation, il me semble.

        Sinon, je vais essayer de lire Dedefensa si j’ai le temps, mais d’habitude je trouve sa prose assez indigeste avec ses néologismes à lui et ses extraits en anglais.


        • miclav Le 25 novembre 2014 à 18h08
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          J’avoue que je n’arrive pas à finir ses textes en général.
          Est-il francophone?
          Si oui, j’ai du mal à croire qu’il ait pu être journaliste tant son style est lourd…
          Et les acronymes maison genre “BAO” avec le relourd “bloc BAO” = “bloc bloc occidentalo americain”?, me laissent au pas de la porte.


          • Caramba! Le 25 novembre 2014 à 19h29
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            Chaban Le 25 novembre 2014 à 18h22
            Je ne partage pas votre avis, ils ne sont pas coincés mais peut-être contrairement aux USA pour qui flinguer de l’humain est devenu un sport, La Russie se refuse à entraîner le monde dans une 3ème guerre mondiale, rien de plus normal, le plus lourd tribut, c’est eux qui l’ont payé.
            Il faut être fous comme les USA pour sans cesse provoquer avec comme but ultime des milliers de morts.Y savent pas faire autrement, sont trop cons et trop dégénérés.


            • Chaban Le 25 novembre 2014 à 22h37
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              Ils peuvent s’y refuser, mais il n’y échapperont pas.


          • Alae Le 25 novembre 2014 à 21h23
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            Philippe Grasset a une prose assez alambiquée et des références obscures que seuls quelques-uns de ses lecteurs partagent, mais personnement, j’aime beaucoup.
            Si on fait l’effort de suivre ses méandres pour comprendre son propos, au bout du compte, il est clair comme de l’eau de roche.
            En revanche, je comprends qu’il agace les non-anglophones.


          • fanfan Le 25 novembre 2014 à 22h04
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            @miclav
            Il existe une rubrique glossaire

            Bloc BAO : lien http://www.dedefensa.org/article-glossairedde_bloc_bao_10_12_2012.html


          • benoit Le 25 novembre 2014 à 22h17
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            Non, “bloc américaniste-occidentaliste” ! Lol


            • miclav Le 25 novembre 2014 à 23h47
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              Oui pardon, ça ne correspondait même pas…
              Donc “bloc bloc americaniste occidentaliste”.

              J’ai fait un tour rapide sur le site, ça laisse une impression pour le moins étrange (pour ne pas froisser les amateurs)…

              Ce “nous” au service de Philippe Grasset, ça me fout un peu les chocottes…

              Je passe


          • Chris Le 26 novembre 2014 à 01h47
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            Grasset est difficile à lire, mais toujours intéressant. Sa prose ne peut pas être lue en diagonale sous peine d’avoir raté l’essentiel.


    • vladimirK Le 25 novembre 2014 à 13h36
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      C’est bien, comme ça l’Inde va suspendre la commande des 126 Rafales (12 milliards d’Euros)


      • K Le 25 novembre 2014 à 20h14
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        “C’est bien” ?
        Votre commentaire est ironique ?
        Ou bien vous participez à ce jeu masochiste? Ce jeu où après s’être fait cracher dessus par sa classe politique, certain tiennent à se cracher dessus eux-même une 2eme fois pour s’auto-punir de s’être laisser cracher dessus la 1ere fois.

        En ce qui concerne le 1er Mistral, contractuellement, il devait être livré avant le 1er novembre. Les pénalités de retard commencent 30 jours après la date limite, soit le 1er décembre.

        C’est surement la raison pour laquelle la Russie ne poursuit pas la France pour l’instant.
        C’est aussi la raison pour laquelle la Russie se laisse “un délais de réflexion” d’une semaine avant de décider si elle rapatrie ou non ses marins actuellement à St Nazaire.


        • Léa Le 25 novembre 2014 à 21h00
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          Je suis du même avis que Vladimir.

          J’espère que toute la classe politique française ( UMP et PS ) qui s’oppose à cette livraison va payer cher son arrogance envers Poutine , son allégeance aux USA (qui vont les étriller à la première occasion) et pour ceux de l’opposition leur inconsistance politique à soutenir le “ravi de la crèche”.

          Ca devrait nous aider à nous en débarrasser.


          • K Le 25 novembre 2014 à 21h07
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            L’arrogance envers Poutine, c’est le contribuable qui va la payer, pas la classe politique.


            • languedoc 30 Le 26 novembre 2014 à 00h59
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              Mais enfin ces bateaux, les russes, ils les ont payé oui où non? Il est très dommageable que les contribuables français paient les idioties de leur président, mais quand on est pas foutu de respecter sa signature au bas d’un contrat et bien on banque. Et je souhaite que les russes soient intransigeants dans cette affaire;


          • Caramba! Le 25 novembre 2014 à 21h08
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            Mais nous n’en saurons rien, Léa, de l’avenir du commerce international, nos chiens de gardes n’ébruiteront rien, comme vous savez.Ou des mensonges, on a l’habitude.
            Si ces mêmes merdias l’avaient voulu, personne n’aurait entendu parler de Mistral….
            K
            je suis d’accord avec vous et je pense qu’il paie déjà bien assez cher.


            • Léa Le 25 novembre 2014 à 21h21
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              Les chômeurs de STX vous rafraichiront la mémoire.

              On se souvient encore des fameuses vedettes, et du rainbow warrior


            • Caramba! Le 25 novembre 2014 à 21h48
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              Savez-vous que les pensions alimentaires sont imposables?
              Savez-vous que les collabos à Strasbourg et à Bruxelles sont exonérés pour tout ou partie des impôts?
              Et qu’ils ont deux salaires, un parce que c’est comme ça, l’autre quand ils vont travailler…sans parler de leurs dé”pnses personnelles prise en charge par chaque contribuable.
              Moi, je sais pas vous mais j’ai jamais eu une somme d’argent de poche qui fait


            • boduos Le 25 novembre 2014 à 22h13
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              il y a aussi les chantiers naval,les charpentiers,les syndicats et les bretons.difficile de passer sous silence la non livraison des mistral.
              flamby joue la montre ,persuadé qu’il va se passer des événements suffisamment énormes pour faire oublier tout cela.
              il risque encore cette fois ci de se retrouver seul sur son pédalo en mer noire comme il se trouva seul en méditerranée contre la Syrie en 2013.


      • Caramba! Le 25 novembre 2014 à 21h55
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        Léa, je parlais des rafales.


    • l'Olive Le 25 novembre 2014 à 16h54
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      Je n’ai pas vu d’articles qui traitent du contrat d’armement avec la Pologne. Elle conditionnerait l’achat d’hélicoptères à la France à l’abandon de la vente des Mistral.

      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140831trib54b823497/armement-la-pologne-va-t-elle-faire-payer-a-la-france-les-livraisons-des-mistral-a-la-russie.html?viewType=Print&viewClass=Print

      C ‘est un contrat de 3 milliards tout de même qui profite à Eurocopter qui se porte mal. Si le contrat n’est pas passé, il y aura plan social.

      Si l’info est déjà connue, dsl de la redondance.


    • Le Sudiste Le 26 novembre 2014 à 01h37
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      Oui, je confirme. Pas de mistral.
      C’est pour ça que chez moi il pleut!


  2. Chaban Le 25 novembre 2014 à 13h11
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    The Mistral Affair: Breach of Contract or Hostile Act?

    Christopher Black (NEO) : On November 18th 2014 Sputnik news reported that the French government has denied access to the Russian training crew for the Mistral ship Vladivostok docked at St. Nazaire. The French Ministry of Defence denied knowledge of the action but their denial is in line with the French President’s continual habit of saying one thing and meaning another. The alarming question now has to be asked whether this is just a commercial breach of contract or a hostile act, because the French government has not just “failed” to deliver the first of the two Mistral ships contracted and paid for as the press reports state, it has refused to deliver them and will not unless certain conditions are met, political conditions, which have strategic importance for Russia and conditions that can never be met unless Russia surrenders its strategic position and its defence of the Ukrainians of the Donbass.

    The announcement of the Mistral deal by President Sarkozy was made on December 24th, 2010. Russian Deputy Prime Minister Igor Sechin and French Foreign Minister Alain Juppe signed the contracts, on January 25, 2011. In retrospect, alarms about the deal should have gone off even before the ink was dry, as the signing came not long after France re-joined Nato in March 2009. This major change in French foreign policy sent the clear message that France was now strategically aligned with the United States, abandoning over 40 years of French independence from US military command. France’s re-entry into Nato was the logical culmination of a long history of French cooperation with Nato. Since France, as a member of Nato, has to act in the interests of its master, it should come as no surprise that the French have taken another hostile action against Russia by taking part in the illegal economic embargo instituted by the Americans. France has taken actions against Russian interests for years.

    In 1999, France took part in the Nato aggression against and occupation of Yugoslavia that succeeded in placing American bases in the Balkans directly threatening Russia’s southwest flank. Just a few months after announcing the Mistral deal, Sarkozy was one of the most rabid of the dogs of war who betrayed Russia’s trust in a UN no-fly zone resolution by using it as a trick to attack, and destroy Libya and murder Muammar Gadhafi, eliminating a Russian ally in the Mediterranean and North Africa. Since then, France has assisted the financing and training of anti-Assad forces in order to overthrow the government of Syria and force Russia out of its base at Tartus and the Mediterranean Sea.

    Yet it is during these events that the contract for the ships went forward despite criticism in Russia about the ability of the ships to cope with a cold climate because of fuel problems, the refusal by Nato to hand over necessary military and electronic technology so the ships could function effectively, concerns about its high vulnerability to anti-ship missile attack requiring the assistance of several escort vessels in order to operate in hostile waters, and criticism about becoming reliant on other nations for defence requirements.

    The French support for the overthrow of the elected government in Ukraine, its support for the Kiev regime’s attacks on the civilian population of the Donbass and French participation in the economic warfare against Russia being conducted by the Nato allies, taken in the historical context, means that the refusal to hand over the ships due under the contracts is meant to weaken Russia militarily and politically.

    The military effects are several. One of the ships was to be stationed on the Pacific Coast for operations to protect the Kuril Islands in particular, and one of them was to be used as the flagship of the Russian navy in the Mediterranean. Their ability to move a reinforced battalion of troops along with the capacity to launch multiple helicopters, transport landing craft and act as a command and control centre had both strategic and tactical importance. Further, Russia hoped to obtain advanced technology and the ability to build other Mistrals in Russia.

    Politically the French refusal is meant to humiliate Russia on the world stage in order to weaken its prestige and support in the world, a refusal compounded by the insulting cat and mouse game being played by the French, first promising to deliver the ships, then hesitating, then promising again, but in the end never delivering. A cynical person could even wonder whether Russia was tricked all along and paid almost 1.2 billion euros in advance in early 2011 for ships it was never intended to get and was lured into wasting three years that could have been spent on developing similar vessels to be built in Russia.

    The simple fact is Russia has handed over the money but France now has the ships and the money. Even if the French repaid the money plus penalties Russia’s interests will have been damaged but the idea that France will willingly give back the money already paid plus penalties is naïve. France wants to hurt Russia and France cannot hurt Russia and then cover Russia’s losses and any talk of France honouring the penalty clauses in the contract for failure to deliver when it has refused to honour the contract in the first place is just whistling in the dark.

    Already there is talk in the French press about relying on the force majeure clauses in the contracts to avoid any Russian legal action to recover the money. President Putin reacted by stating that the French cannot rely on force majeure, as the contracts are very specific and not in favour of France. The positions of the parties are already being drawn and long years of arguing before courts and trade tribunals will not change the situation.

    It is not just Russia that will suffer a loss. The repercussions are very serious for both countries. In France the union that represents the workers at St. Nazaire where the ships are built expressed “shock and outrage” Le Figaro reported, after Paris delayed delivery due to pressure from the US and EU and stated that the decision risked the loss of 2500 jobs in a country on the verge of recession or worse. It has given the far right party ammunition to attack President Hollande. Marie LePen demanded the ships be delivered or else risk undermining French credibility, its reliability in arms sales and its national honour.

    Hollande’s response is to play the game of denying the contract has been rescinded or breached by stating that it is still in effect and delivery will be made but then contradicts himself and states that “I will take my decision without any pressure, wherever it may come from, and based on two criteria; the interests of France and the appreciation I have of the situation.” He also stated that the delivery of the ships is contingent on two conditions being met: a ceasefire in Ukraine and a peace deal between the Kiev regime and Moscow.

    He said this when he knew that the Kiev regime is deliberately breaking the ceasefire on a daily basis and has no intention of abiding by it and that Poroshenko and the Americans have no intention of allowing peace in Ukraine. The fact is that France is locked into the American war logic and Hollande’s statement that he is subject to no pressure is as laughable as his popularity ratings in France. The statements by President Obama at the G20 meeting Australia that Russia will be economically “isolated” unless it bows to US diktats and the deliberately insulting behaviour towards the Russian head of state by Nato leaders at the meeting and the current oil price war are glaring evidence that Nato’s hostile intentions against Russia are becoming more acute with every day.

    The fact is that France has acted to wound Russia and is acting in accord with the United States and its other Nato allies and is willing to do so because it has greater interests in mind which pale beside the predictable job losses, lawsuits and loss of reputation. Those interests are the interests of the Nato alliance as a whole that is preparing for war against Russia.

    Russia has stated it will respond to the French refusal to deliver the Russian ships at the end of November. The Russian Upper House has suggested cancelling the contract. But this also has serious implications and will not make Russia whole as the French are unlikely to pay back the money. Poroshenko has threatened all out war against the Donbas and the fact that Ukraine cannot obtain coal supplies for the winter from other sources at a price it can afford suggests that an offensive to seize the Donbas coal mines is being considered and this will once again bring Nato and Russia in direct confrontation.

    The countries of Nato and its allies in Japan and Australia are suffering serious problems as their economies sink into recession and fade into the shadows of the BRIC economies that are shaking off US dollar hegemony. Their leaders are mediocrities who think like gangsters. Their democracies have ceased to function in any real sense. They have painted themselves into a corner and see war as the only way out. Russia’s response to the Mistral Affair will be interesting to see but whatever the response is it will be made in a world context and in the search for a peaceful resolution of the war that threatens us all.

    Christopher Black is an international criminal lawyer based in Toronto, he is a member of the Law Society of Upper Canada and he is known for a number of high-profile cases involving human rights and war crimes, especially for the online magazine “New Eastern Outlook”.


  3. Pastèque Le 25 novembre 2014 à 13h33
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    Et en France, quels journaleux chiens de garde sont agents d’une puissance étrangère?
    Mitt’rrand avait balancé un nom, qui se proclame le meilleur des meilleurs…


    • miclav Le 25 novembre 2014 à 18h10
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      Qui?


      • boduos Le 25 novembre 2014 à 22h36
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        un petit moustachu ancien trotskiste qui a du se faire piéger par la CIA dans les années 70-80 et qui travaille dans un média très à part.


        • le prolo du biolo Le 25 novembre 2014 à 23h19
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          Si vous ne souhaitez pas qu’on vous prenne pour un farfelu, précisez et argumentez …


          • miclav Le 25 novembre 2014 à 23h21
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            Plenel.
            Mais je ne vois pas à quoi il est fait référence…
            Pourquoi ce mode mystérieux?


  4. Alae Le 25 novembre 2014 à 13h42
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    @Chaban
    Sur le Mistral, on a à peu près tout, n’importe quoi et son contraire.

    Ici, une vidéo des Russes à Saint-Nazaire s’embarquant sur le Vladivostok. Elle date d’hier.
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6_ppaaMjFss

    Et une info d’Itar-Tass, en date du 21, selon laquelle la construction du Sébastopol (le second Mistral) suit son cours normal et respecte ses délais, comme si de rien n’était.
    http://en.itar-tass.com/world/761036

    Tout ça laisse à penser qu’entre Saint-Nazaire et François Hollande, il y a un bras de fer épique !

    Sur un autre sujet,
    “Il semble plutôt que la méthode US à cet égard, à cette époque en Europe, était fondée sur une méthodologie d’une suffisance extraordinaire : les journalistes non-US seraient nécessairement impressionnés, fascinés et conquis par ces manifestations de communication US, et demanderaient eux-mêmes à “travailler” avec et pour les USA, sous une forme ou l’autre de coopération.”

    Le pire étant que ça marche. J’en connais personnellement, des gens qui sont allés vers les USA par pure admiration envers Hollywood, le Far-West, “l’American dream” et l’atmosphère des séries télé dans lesquelles ils baignent depuis l’enfance.
    Ne pas sous-estimer le rôle de Hollywood, dont les méga-productions à jets continus ont été primordiales pour façonner une image positive des USA et endoctriner depuis l’enfance.


    • Archanonyme Le 25 novembre 2014 à 14h48
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      Vous avez raison et je vous rejoint entièrement. Je me questionne sur le faite, que doivent penser ces marins russes sur le faite de monter dans un navire militaire pour défendre leur pays et construit par un pays non allié à la Russie, alors même que la Russie est en mesure de construire ce même type de bateau. Je me permet aussi de penser que ce navire, si il serait livrer, serait purement et simplement remplit de mouchard de l’OTAN et finirait par ne pas être utiliser par la flotte Russe


    • harvest Le 25 novembre 2014 à 15h07
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      ALae, à l’industrie d’Hollywood vous pouvez ajouter celle du jeu video dans le rôle de formatage des cerveaux disponibles (cf. la polémique sur l’image de la Révolution Française donnée dans une récent jeu vidéo américain).


      • le prolo du biolo Le 25 novembre 2014 à 23h26
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        Sans parler des jeux où le vaillant GI s’en va tuer du Russe ou du Cubain pour sauver la civilisation …


    • Ardèchoix Le 25 novembre 2014 à 15h33
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      @Ales.
      Concernant la construction des mistral, la Russie a payé toutes ses échéances à ce jour. Une entreprise ne peut pas faire une avance de1 milliard 2 pour la construction des deux navires soit trois fois son CA 2013 et avec un résultat de 3 millions 2 .
      Mais bon les politiques n’en sont pas à cela, vu qu’il y a les sans dents.


    • adrien Le 25 novembre 2014 à 17h02
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      L’americain way of life a été diffusé fortement en France à partir de 1946, entre autres avec les accords Blum-Byrnes, en échange de l’aide américaine pour la reconstruction . Hollywood n’est pas qu’une usine à rêves …

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Blum-Byrnes


      • Andrea Le 25 novembre 2014 à 20h30
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        Oui… En plus, amha…

        Dans un magasin ‘ordinaire et petit’ de tabac-journaux en Suisse francophone. Les magazines. L’anglais est bien representé, Home and Garden, Vogue, etc. Notons que ces magasins vendent des livres, ils ne sont qu’en francais, et que d’éditeurs francais, type bestsellers, qqes classiques, sélection mini. Trieweiler, etc.

        Les magazines mainstream (sans les ciblés, comme, la voile, les voitures de sport, Historia, Science et Vie, etc.) pour femmes tapent très fort vers une culture USA.

        Un article demande aux femmes de se tester pour des pathologies (inventées par la Pharma US pour vendre des drogues), un autre demande si ‘les proches’ (famille) ne sont pas atteints de pathologies graves, il y a le syndrome narcissique, et le ADHD (syndrome de déficit d’attention et de l’ hyperactivité), ainsi que le oppositonal defiant disorder – le fait que les enfants ou les jeunes exhibent une opposition aux ordres des autorités, école, etc. / le poliquement correct.

        Il est recommandé d’être — très, extrèment, ferme. Et de consulter pour obtenir les ‘bons médicaments’ !

        Plusieurs articles soulignent que les femmes francaises ont bcp à apprendre de leurs conseurs américaines – p. ex. les Américaines sont plus déterminées, plus combatives, mais le contraire joue également, car les femmes francaises savent séduire, et restent ‘sexy’ et ‘féminines.’ (!!)

        Il semble que les articles sur l’oppression des femmes en Arabie Saoudite (etc.) ont disparu complètement – pas vu un seul titre, article.. Bien sur, les recettes cuisines sont aussi partiellemt. dans ce sens (dinde, brownies..), ainsi que les ‘couturiers’ – Michelle Obama est le top du top (couturiers US, elle est obligée), ses habits sont fantastiques.

        Les stars mis en avant sont pour 80% – 95% ou plus Américains.

        Ex. Actuellement, le site de Elle a une rubrique, Star quand ils/elles étaient jeunes. On y trouve que des figures US avec qqes petits exceptions. 1

        Le diaporama : les hommes les plus sexy de tous les temps ne comprend que des hommes stars vivants, Américains (qqes exceptions GB ou type double nationaux, Sean Connery, par ex.)

        — le site est envahi de pub, je ne recommande pas.

        http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Stars-jeunes/Bruce-Willis-en-1986

        Cela peut sembler tout à fait trivial, hors propos.

        Non. Les magazines pour femmes et surtout jeunes filles, c’est une autre histoire, pire encore, pratique un matraquage qui est identique à les nouvelles de Libé.

        Les quelques maigres revues de livres sont du même accabit – ne traitent que de livres Anglos traduits.

        1. Sarah Parker, Georges Clooney, Kerry Washinton, Victoria Beckham (GB, épouse de footballeur, une exception) Cameron Diaz, Jenifer Aniston, Tom Cruise, Angela Jolie, Pamela Anderson, Bradley Cooper, Brad Pitt, Madonna, L. DiCaprio, Katie Holmes, Scarlett Johansson, Bruce Willis….


        • Caramba! Le 25 novembre 2014 à 22h03
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          Je viens de jeter ma télé et en dernier j’y ai vu des pubs parlées anglais et sous-titrées en français.
          On y vient..
          Avec la complicité affichée maintenant, de nos, comment dire, euh…
          Une idée?
          😉


        • Le Sudiste Le 26 novembre 2014 à 01h32
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          Bonjour Andrea
          Concernant ce que vous dites sur l’invention de maladie il y a ces deux docs sympathiques:
          “Maladies à vendre”: https://www.youtube.com/watch?v=HXJlB7WESmw
          “Le marketing de la folie – Sommes-nous tous fous ?”: https://www.youtube.com/watch?v=UYRUi108UC4


        • Monika H Le 26 novembre 2014 à 13h14
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          Effectivement, cela n’est pas trivial du tout. Les magazines féminins sont un outil important très important de la propagande. comme la publicité. A cet égard on a vécu cela dans les pays de l’Est dans les années 89-92 quand la presse, tout juste libérée de la censure communiste, commençait à peine à renaitre. En Pologne c’est en 1992 qu’on a eu droit au déferlement de: Berlesmann, Springer, Murdoch, pappy Hersant, sans oublier Berlusconi et la pornographie suédoise hard (présentée comme le must de libération individuelle). En 2 ans TOUTE la presse polonaise est passée sous la coupe de ces destructeurs: la plupart des titres même ont disparu remplacé par des titres américains, allemands ou français avec un niveau d’info 5 fois plus bas que dans leur original.
          Cela a été tellement rapide que personne n’a pu comprendre ce qui se passe. On s’est retrouvé avec les stars américaines, les dindes et les brownies, les cellulites et l’épilation obligatoire – et plus aucune information sociale, économiques et politiques utile aux femmes. Et même rien qui correspondre à notre culture!
          Pourquoi cela marche? Comme je l’ai expliqué dans mon article, parce que les gens se sont identifié aux pubs et images comme à une métaréalité et ont cessé de regarder leur propre vie. Leur propre société, leur propre culture. C’est une forme d’expropriation de votre culture, vous êtes comme un exilé au sein de votre propre pays, et vous développez un sauf-self aliéné qui ne peut que continuer à consommer la merde servie.

          En fait, les pressions outrancière de la CIA sur les journalistes européens participent pleinement à la stratégie de choc à laquelle nous sommes tous soumis: si c’est énorme et que personne ne se rebelle du fait de la sidération, alors ils ont gagné. Parce que celui qui s’est vendu une fois continuera de se vendre. C’est aussi une façon que la CIA a de dire à nous, citoyens européens: vous voyez, vous êtes tous seuls et impuissants, vous ne pouvez qu’obéir.

          http://voixnouvelle.wordpress.com/2014/02/01/comment-la-publicite-a-mondialise-la-pologne/


          • Monika H Le 26 novembre 2014 à 13h22
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            Je voulais dire faux-moi (ou faux self – merci les psychologues américains!):)


          • Andrea Le 26 novembre 2014 à 16h19
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            Bien dit Monika. Heh. Que stars / jeunes > vieux / sur le no 1. de la presse féminine, ELLE, ne comprend pas Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Anouk Aimée, etc. (toutes pouvant mener à des commentaires croustillants, sympas, ‘light’ ..) sont absents dit amha tout.

            Cela ne métonne pas, malgré le fait que j’étais quand même surprise en voyant le matraquage outré, je pensais découvrir une propagande plus ‘soft’, mélangée. (Les magazines pour jeunes filles sont une autre histoire, que je connais même bien, c’est hallucinant, mais le blog d’Olivier n’est pas l’endroit pour cela..)

            On voit que la politique de la France, concernant son exception culturelle, pour laquelle elle lutte fort et a gagné des matches (au sein de l’UE et même l’OMC – financement par l’état du cinéma francais p. ex.) est complètement factice et n’existe que pour protéger des prés-carrés ‘culturels’, certains réalisateurs, acteurs, qui font partie du cercle de pouvoir.


    • fanfan Le 25 novembre 2014 à 22h42
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      PARIS, November 25., 16:06 /TASS/. French President Francois Hollande believes the current situation in Ukraine does not allow Paris to hand over the first Mistral helicopter carrier to Russia, the French government said in a statement on Tuesday.

      “Therefore, he has recommended postponing the issue of studying the request for the needed permission for the export of the first helicopter carrier ship of the Russian Federation until new orders are given,” according to the statement.

      Russia is currently expecting the decision of Paris on the transfer of the first Mistral ship, the Vladivostok. If France fails to honor the contract due to West’s pressure, Paris will owe Moscow millions of euros in penalties
      (…)
      Source : http://en.itar-tass.com/world/763596


    • Alain Le 26 novembre 2014 à 01h14
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      Cette radicalisation des méthodes d’influence sur la presse (si elle est confirmée) s’explique peut-être par l’écart croissant entre l’image hollywoodienne du bienfaiteur qui s’effrite et l’augmentation de leurs agressions envers les autres nations. Mentir de plus en plus n’est pas soutenable à long terme, mais il faut bien parer au plus pressé.
      L’élection d’un black cool 45 ans après “I have a dream” leur a fait gagner un peu de temps, et puis le compte à rebours a repris.
      Leur prochaine pirouette se devra d’être encore plus spectaculaire, et creusera davantage l’écart…


  5. Benjamin Le 25 novembre 2014 à 13h47
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    Monsieur Berruyer,

    J’ai trois questions qui mériteraient un billet sur ce blog pour avoir des explications venant d’un brillant économiste comme vous. J’ai lu des choses intéressantes sur Internet mais je ne suis pas assez bon en économie pour savoir si cela est possible.

    – Est-il vrai que la Russie convertit tous ses dollars en or actuellement, ce qui embête énormément les occidentaux (dont les réserves vont s’épuiser sur le long terme)?
    – Les réserves d’or en Ukraine se sont volatilisées, qu’en pensez-vous?
    – Est-il vrai que la chute du prix du pétrole et du gaz depuis quelques mois est mis en place par les occidentaux et les USA afin de mettre à genou la Russie?

    J’espère que vous pourrez me répondre.


    • Renaud 2 Le 25 novembre 2014 à 14h06
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      Je suis loin d’être spécialiste, mais le deuxième point me semble clair : l’Ukraine admet que son or a disparu http://www.zerohedge.com/news/2014-11-18/ukraine-admits-its-gold-gone.
      Le troisième point est très complexe. Le pétrole est le sang de notre économie, son prix touche donc tout le monde, à commencer par les entreprises américaines de fracturation hydraulique, à moins de 100 dollars le baril, l’extraction n’est plus rentable. Il me semble également que le rouble étant dévalué, la perte pour la Russie est certes importante, mais non dramatique.
      J’attends également des commentaires plus étayés.


    • Ras Le 25 novembre 2014 à 14h11
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      Concernant le chute des prix du pétrole, une autre hypothèse existe, une manoeuvre unilatérale de l’Arabie Saoudite pour couler le gaz de schiste US et ainsi garder son statut de 1er producteur mondial.


    • Archanonyme Le 25 novembre 2014 à 14h51
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      Je vous poste un très bonne articles à propos du pétrole et de son cours actuel
      http://www.usinenouvelle.com/editorial/prix-du-petrole-quatre-facteurs-derriere-le-baril-a-75-dollars.N297726


    • Laurent Le 25 novembre 2014 à 17h11
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      la Banque Centrale Russe a annoncé avoir acheter 150 tonnes cette année.

      http://www.zerohedge.com/news/2014-11-19/gold-rises-after-unusual-russian-central-bank-gold-buying-announcement


    • fanfan Le 25 novembre 2014 à 22h21
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      A propos de la chute des prix du pétrole :

      VIENNA, November 25. /TASS/. Oil prices of about $80 per barrel will not require urgent measures, Bloomberg cited Russian Energy Minister Alexander Novak on Tuesday.
      Novak said representatives of Saudi Arabia, Mexico and Venezuela at a meeting in Vienna never said it was a critical price.
      Participants in an oil conference in Vienna have decided to monitor oil prices for a term of one year with possible quarterly consultations, Russia’s oil major Rosneft quoted its CEO, Igor Sechin, said on Tuesday after four-party talks involving Russia, Saudi Arabia, Venezuela and Mexico.

      Venezuelan Foreign Minister Rafael Ramirez said after the talks that participants in the meeting had agreed that the current oil prices were too low. In his words, oil prices should be at the level of $100. “It is a fair price,” he said, adding that Saudi Arabia and Venezuela, both members of the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC), had discussed possible production reduction with Russia and Mexico that are not members of that organization. “We agreed to maintain contacts and meet against in three months. The most important thing is what we say,” Ramirez said.

      Source : http://en.itar-tass.com/economy/763694


    • R.-M. Mukarutabana Le 26 novembre 2014 à 03h33
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      Merci pour ce lien. Fascinant.
      Mais je ne vois pas pourquoi attribuer cette idée a un autre, alors que Poutine s’était appliqué a creuser de telles idées, justement, dans sa these de doctorat – sur l’usage stratégique du pétrole, du gaz et des métaux…


    • VVR Le 26 novembre 2014 à 15h04
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      Concernant le pétrole: ça doit faire 20 ans qu’on a pas trouver de pétrole exploitable (en quantités raisonnable) à moins de $75 le baril. Les cours actuels sont donc artificiels, qu’il s’agisse de spéculation ou de complot. Une autre hypothèse serait une chute très importante de la demande, mais rien ne laisse penser que quelque chose ait changé ces derniers mois.

      Et les plus durement touchés ne sont pas les russes: les saoudiens (ou les algériens) seront économiquement morts bien avant que les russes, qui ont une vrais économie, ne commencent à tirer la langue. Sans parler de la bulle des pétroles de schistes, qui risque fort de d’exploser alors qu’on pouvait espérer encore quelques belles années de surenchéres (le temps de refiller le ‘miracle’ à des fonds de pension ou des banques françaises, par exemple). Les USA sont ils suffisamment inconscient pour prendre ce risque afin de tarauder les russes ? Peut-être, la pensée politique US ressemblant à celle d’un psychotique, tout est possible.


  6. MICHEL R Le 25 novembre 2014 à 15h00
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    bonjour,
    dans le méme ordre d ‘idée, j’ai regardé F PHILIPOT SUR I TELE apostrophé par la journaliste(sic) blonde sur la RUSSIE et les MISTRAUX!! intéressant à tous points de vue..
    Florian Philippot sur i>Télé
    Médias / 25 novembre 2014 / Mots-clés : Russie /


  7. Caramba! Le 25 novembre 2014 à 15h55
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    • Le Sudiste Le 26 novembre 2014 à 01h47
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      Si celui-ci vous a plu, celui-là vous plaira aussi!
      Infiltration de la culture, de la presse, de l’éducation, de la politique… de tout.
      Je l’ai déjà posté hier mais quand on aime on ne compte pas: l’explication en 1983 de ce qu’est la subversion par un ancien du KGB. Youri Bezmenov alias Tomas Shuman.
      http://www.dailymotion.com/video/xjlrac_destabilisation-d-un-pays-1-4-youri-bezmenov-1983_lifestyle


      • Alain Le 27 novembre 2014 à 20h01
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        Je sais pas vous, mais je trouve que ça a mal vieilli. Cette façon de tout expliquer par une cause unique (ici le KGB) montre rapidement ses limites, même si elle a des vertus anxiolytiques intéressantes.
        C’est un peu la même chose avec celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom-ici, tout n’est pas à jeter mais il faut l’écouter avec un minimum de recul.


        • Le Sudiste Le 27 novembre 2014 à 23h01
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          Pour en revenir à Bezmenov, ce qui est intéressant, ce sont toutes ces mécaniques qu’il décrit et elles ne sont pas valables seulement pour le KGB. Il y a un côté universel, intemporel et la référence à Sun Tzu ne m’étonne pas du tout. C’est une base dans les stratégies de combat.
          Sun Tzu – “L’art de la guerre”, le pdf est ici: http://www.astrosurf.com/luxorion/Illustrations/suntzu-art-de-la-guerre.pdf

          J’avais eu un peu la même impression que vous la première fois que je l’avais vu mais je m’intéressais surtout aux techniques, à leurs buts…
          Je peux me tromper mais après l’avoir revu avec plaisir quelques fois sur plusieurs années, je vous donne le fond de ma pensée: Ce ne serait pas le premier à être passé à l’Ouest en faisant croire à un retournement.
          Je pense qu’il se fout du monde! Et qu’il fait très subtilement la démonstration de ce dont il les met en garde.
          Je pense qu’il est au sommet de son art.

          A l’occasion, regardez-le de nouveau sous cet angle.


  8. Cassandre Le 25 novembre 2014 à 17h35
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    Une fois qu’on sera absolument certains d’avoir perdu la vente des rafales à l Inde ou pourra enfin couler les Mistrals. On joue perdant-perdant ou on ne joue pas. Heureusement il nous reste le camembert. Haaaaa le camembert!


  9. Anne Le 25 novembre 2014 à 17h55
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    A propos des Mistrals, de l’Ukraine, des relations avec la Russie, de son aspect physique, de sa vie privée etc etc… ( liste non exhaustive, malheureusement pour nous).
    Hollande est hallucinant.

    Jamais imaginé pareille larve et pareille anguille comme président pour les Français.

    On se pince lorsque l’on voit jusqu’où est capable d’aller ce type en matière d’irresponsabilité et de grand n’importe quoi.

    Les français sont tous atterrés et furieux, et maintenant les médias essaient de nous vendre Juppé…carrément de nous le coller dans les pattes.

    Pauvre France…Juppé Sakozy Hollande : tous valets inféodés aux US, qui trahissent nos intérêts et nous révoltent et nous font honte.

    Nous devrions leur demander des comptes pour avoir transformé notre pays en paillasson.
    Nous perdons toute crédibilité vis à vis du reste du monde.


    • Ardèchoix Le 25 novembre 2014 à 18h19
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      Anne ,
      Genre Les Pieds Nickelés :Croquignol , Ribouldingue et Filochard . Dans une telle situation , y manquait plus que cela .


    • jp Le 25 novembre 2014 à 18h35
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      Hollande est effectivement une catastrophe. Pour le Mistral, j’ai l’impression qu’il attend un deus-ex machina, ou il attend des ordres ?
      J’ai aussi l’impression qu’on nous “refourgue” Juppé, que le scénario est écrit. La corruption est devenu planétaire, que seule l’Islande, bien conseillée (par entre autres Eva Joly qui en a eu marre du climat de la France) arrive à mettre quelques banquiers en prison et refuse encore et toujours de payer LA dette


      • vérité2014 Le 26 novembre 2014 à 01h29
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        Juppé oui mais il devrait éviter les ‘Sofitel’ d’ici 2017..on ne sait jamais.A moins que l’autre se retrouve enfin au trou(peu probable tellement ça traine volontairement).
        A noter que si Juppé et Sarko ont un ‘incident’ d’ici la car trop peu fiables..je vois bien les US nous fourguer la Mère Christine.Plus besoin du FMI,le FMI vient à nous.


    • Astrolabe Le 25 novembre 2014 à 19h38
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      Mais pour les Mistral notre président est dans sa posture habituelle de non-décision et comme il est franc du collier avec tout le monde, il est capable de suggérer aux russes de se barrer sur le Mistral par une nuit sans lune et dans le brouillard. Il dira que c’est pas lui mais STX qui a monté le coup.


      • achriline Le 26 novembre 2014 à 15h15
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        Tout à fait d’accord, je suggérais il y a quelques jours sur ce même site qu’ils pourraient bien nous refaire le coup des vedettes israéliennes (les plus anciens doivent se souvenir).
        Sinon je ne vois pas l’intérêt d’avoir immatriculé le Vladivostok sous pavillon russe le 14 novembre.
        http://www.politicvisio.com/n31-france/article-le-mistral-passe-sous-pavillon-russe.html?id=11976&_ga=1.244757829.151875798.1415983140


        • achriline Le 26 novembre 2014 à 16h09
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          Oups … Je viens de vérifier le lien, il renvoie une erreur 404, bizarre …

          Une recherche sous le MMSI Russe (273549920) affiche un court instant VLADIVOSTOK à la place du numéro puis “Not found In Range ”
          Par contre une recherche sous l’ancien MMSI (227022600) le fait réapparaître sous pavillon français.

          http://www.marinetraffic.com/fr/ais/index/ships/range/shipname_starts:V/shipname:227022600.

          L’organisme gérant ces immatriculations étant suisse, on imagine difficilement qu’il ait pris ces décisions de sa propre initiative.

          Quand Valls et Cambadélis font de grandes déclarations prétendant que “la France est une nation qui compte, qui pèse dans le concert des nations … qui prend ses décisions de manière souveraine, sans que quiconque ne lui dicte sa conduite de [l’extérieur]” cela veut-il dire que les états-unis ont tellement infiltré les partis politiques français qu’ils sont maintenant considérés [de l’intérieur] ou est-ce la méthode Coué pour se persuader qu’il leur reste du pouvoir.


    • vérité2014 Le 26 novembre 2014 à 01h33
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      Finalement il y a deux responsables au fait qu’Hollande est devenu par hasard président:

      DSK,sans ses fantaisies(voire plus?)il aurait été élu.Quant à Sarko c’est aussi à cause de sa personnalité que plus personne ne savait piffer,que l’antisarkozisme à gagné.
      Hollande a eu la ‘chance’ de sa vie,son euro million à lui…tout à fait par hasard.Il est aussi socialiste que moi je suis Japonais.


  10. arthur78 Le 25 novembre 2014 à 19h21
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    les polonais ont change leur appel d offres pour satisfaire aux helicos sikorsky.il faut bien conprendre que les vrais polonais et les vrais baltes n existent plus .dans les elites en tout cas.il n y a plus que des americano polono baltes conpletement maques avec l industrie de defense us.compter sur eux pour construire l europe de la defense est totalement illusoire…


    • fanfan Le 26 novembre 2014 à 00h38
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      C’était du pipo pour faire pression sur la France.
      Se laisse berner qui veut !


  11. NiFuNiFa Le 25 novembre 2014 à 21h19
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    Ils dorment encore nos journaleux français ?

    J’ai du me balader sur Zero Hedge pour découvrir que MLP a demandé, entre autre, l’audit et le rapatriement des réserves d’or français présentes à l’étranger en France.
    J’ai tapé “or” ou “mlp” sur Google Actu, rien !
    Qu’est ce que j’aime être mieux informés par la presse étrangère que par la mienne, pourtant, ils ratent rarement une occasion pour tomber sur MLP.

    “Here Comes France: Right-Wing Leader Marine Le Pen Demands Central Bank Repatriate French Gold”

    “Et voici qu’arrive la France : Le chef de l’aile droite, Marine Le Pen, demande à la Banque Centrale le rapatriement de l’or français”

    http://www.zerohedge.com/news/2014-11-25/here-comes-france-right-wing-leader-marine-le-pen-demands-central-bank-repatriate-fr


  12. fanfan Le 25 novembre 2014 à 21h27
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    Hors sujet mais pas vraiment …

    L’OTAN manipule l’Ukraine à des fins militaires

    Par La Voix de la Russie | “On n’attend l’Ukraine ni à l’OTAN ni dans l’UE, a avoué le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. Entre-temps, Washington continue de promettre à Kiev une adhésion rapide à l’Alliance atlantique. Cependant, même les experts américains déclarent que l’OTAN veut faire de l’Ukraine une immense base militaire.

    Les Etats-Unis se rendent parfaitement compte de l’état déplorable de l’économie et de la politique ukrainienne (il semble que Kiev soit le seul à ne pas le comprendre). Cependant, ils ne s’en soucient pas beaucoup. Pour eux, l’essentiel est de maintenir la certitude des autorités kiéviennes que les Ukrainiens vont accéder au paradis OTAN-UE. Le porte-parole du Département d’Etat, Jeff Rathke, a déclaré vendredi que l’Amérique soutenait les plans de l’Ukraine d’entrer dans l’Alliance atlantique. Pourquoi les Etats-Unis en ont-ils besoin ? Parce que c’est un bon prétexte pour intimider l’Europe et argumenter sur l’élargissement de l’OTAN. Un tel élargissement menace quant à lui directement la sécurité de la Russie, estime l’expert militaire Andreï Klintsevitch.

    Source : http://french.ruvr.ru/2014_11_24/L-OTAN-et-l-UE-ont-pigeonne-l-Ukraine-2241/


  13. fanfan Le 26 novembre 2014 à 00h35
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    Philippe Séguin visionnaire avec 22 ans d’avance !

    A écouter et ré-écouter,à lire et à re-lire… (Transferts de compétences nécessaires à l’établissement de l’Union économique et monétaire européenne (en vue de l’application du traité de Maastricht))
    Exception d’irrecevabilité défendue par M. Philippe Séguin, Mardi  5 Mai 1992.

    * Vidéo (2:25:18) : http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5-seguin.asp

    * Texte : http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5_philippeseguin_Maastricht.asp

    Magnifique.
    On se prend à rêver d’un parlementaire faisant de même pour le CETA et le TAFTA, puis le TISA.
    Bref, Il nous manque !
    =================

    Olivier, serait-il possible, pourrais-tu faire des billets (au moins 25 pages, taille de police 10) de ce texte pour que chacun se le remémore ou le (re-)découvre notamment pour les plus jeunes.
    Merci.


  14. Chris Le 26 novembre 2014 à 00h47
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    Poutine tient sa promesse ! Cette loi devrait aider à lutter contre les ONG de service et autres oligarques en mal du pouvoir comme un Khodorkovsky…
    19 nov. 2014 – La Russie interdit de financer ses partis politiques depuis l’étranger
    http://french.ruvr.ru/news/2014_11_25/La-Russie-interdit-de-financer-ses-partis-politiques-depuis-letranger-9126/
    la loi interdit aux partis politiques d’effectuer des transactions financières avec les Etats, entités et individus étrangers, les apatrides, les organisations et mouvements internationaux, les ONG ayant le statut d’agent étranger, ainsi qu’avec les entités russes dont le capital est détenu à plus de 30% par des étrangers.


    • Jacques Le 26 novembre 2014 à 12h10
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      voilà une excellente loi qui devrait être introduite dans chaque pays!


  15. vérité2014 Le 26 novembre 2014 à 01h14
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    La Pologne va acheter des missiles d’une portée de 900 kms:

    Poland reportedly buying 40 AGM-158B JASSM cruise missiles from the US for around $250 million, with 50 % discount. These missiles have a range of 960 km, and an accuracy of around three meters. Even if you buy into the Polish missile defence is aimed at Iran and North Korea scam, these missiles certainly are not defensive and could reach Moscow.

    Des chars américains en Europe de l’Est:

    L’armée américaine prévoit de positionner environ 150 chars et véhicules blindés dans plusieurs pays membres de l’Otan..
    Les Etats-Unis disposent de 29.000 soldats stationnés en permanence en Allemagne, en Italie et en Belgique, mais Washington a augmenté le nombre de ses soldats déployés temporairement dans la région pour envoyer un signal à la Russie et à ses partenaires de l’Otan

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/25/97001-20141125FILWWW00435-des-chars-americains-en-europe-de-l-est.php

    Après ceci ils viendront encore parler ”d’invasions russes”..
    Si en plus on compte les mercenaires,les experts,agents de la CIA et cie…
    Ca fait du monde..une vraie ”invasion”,bien vraie celle-la.


  16. theuric Le 26 novembre 2014 à 02h06
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    Pourquoi donc chercher si loin, la chute du prix du pétrole ne serait-elle pas simplement le signe du ralentissement de l’économie mondiale, comme en 2007/2008?
    Parce que, à force de fermer les entreprises et de faire enfler le chômage, pas seulement en Occident, il se dit que l’économie chinoise a aussi ses soucis, l’économie-monde doit bien ralentir un jour, non?
    Pourquoi donc personne ne peut voir cette réalité en face: nous faisons face au plus tragique des crashs, et ce crash à depuis longtemps débuté, depuis le début des Q.E.s et de la déliquescence industrielle généralisée.
    Il n’est plus que de patienter pour voir Wall Street plonger et descendre en-dessous de son niveau des années trente.
    Prenez cette idée, faites la centrale de vos réflexions et vous verrez, tout devient compréhensible.
    Que croyez-vous qu’attende Monsieur Poutine et peut-être même Monsieur Hollande?
    Quand aux problèmes posés par les médiats officiels et leurs journalistes, lisez “L’effet Peter” et imaginez ce qu’il advient lorsque toute l’échelle hiérarchique d’une société quelconque devient incompétente…
    Parce que la question centrale est: un incompétent peut-il supporter que son subalterne directe soit compétent et, dès lors, ne fera-t-il pas tout pour que celui-ci soit encore moins compétent que lui ou, ad minima, puisse être manœuvrable?
    Alors, imaginez ce qu’il se passe lorsque c’est en haut de l’échelle hiérarchique que s’installe quelqu’un d’incompétent…
    Il est remarquable que la France, depuis tant de siècles, soit contrainte d’attendre que l’ancienne hiérarchie disparaisse, ou pour le moins, soit gravement affaiblie, pour que ce pays puisse rétablir une situation auparavant déplorable.
    Non?


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