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24.novembre.201424.11.2014 // Les Crises

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed

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Depuis la fin du mois d’août 2014, les événements en Ukraine sont chaque jour de plus en plus imprévisibles : alors que les « séparatistes pro-russes » – ainsi qu’ils sont nommés dans les médias français – perdaient du terrain, des renforts, peut-être en provenance de Russie, ont permis de mettre en défaut l’armée ukrainienne. Pour les médias français, cet interventionnisme supposé de Vladimir Poutine est inacceptable. Le président russe serait même en train de déclarer la guerre à l’Europe et de violer le droit international. Retour sur un traitement médiatique unilatéral et biaisé.

À situation complexe, commentaires simplistes : telle semble être la dure loi à laquelle se soumettent quelques diseurs de bonne aventure. Si Acrimed n’entend pas prescrire ce qu’il faut penser de la situation en Ukraine, du moins pouvons-nous débusquer les parti-pris falsificateurs qui ont tendance à inonder une grande partie de la presse française, bien que quelques médias ne sombrent pas dans la caricature (notamment Le Figaro) [1]. Absence de recul sur les événements (en particulier à Libération et au Monde) et pis, oublis, voire réécriture de l’histoire : tels sont les principaux biais de la couverture médiatique du début du mois de septembre 2014. Rien ne semble avoir évolué depuis novembre 2013… Passage en revue de quelques libertés, parmi d’autres, prises avec les faits.

Gouvernement légitime et référendums illégitimes

Bernard Guetta sur France Inter (25 août 2014) en est certain : « l’Ukraine quant à elle, l’écrasante majorité de sa population en tout cas, refuse de revenir à son asservissement passé, défend son indépendance et voudrait pouvoir vite intégrer non pas l’Otan mais l’Union européenne. » C’est pourtant oublier une partie des faits politiques récents de ce pays. Président en place et démocratiquement élu en 2010, Viktor Ianoukovitch – certes corrompu comme ses prédécesseurs – demeurait en tête des sondages d’opinion jusqu’à son départ forcé en février 2014 [2]. Étonnant d’ailleurs que les médias français – pourtant toujours très friands de ce type d’enquête – n’en aient pas révélé l’existence.

En 2012, le parti de M. Ianoukovitch (le Parti des Régions) avait également remporté les élections législatives. Et une élection présidentielle était prévue en 2015… Impatients, les militants de Kiev, tournés vers l’Europe, et soutenus par les États-Unis et l’Union Européenne, n’ont pas souhaité attendre, mettant ainsi en place un gouvernement provisoire essentiellement composé d’indépendants et de membres de partis de centre-droit, de droite et d’extrême-droite [3], pas forcément représentatif de la diversité des manifestants de la place Maïdan.

Ce gouvernement est-il pour autant légitime ? Oui, expliquèrent en substance les commentateurs avisés, car Maïdan était légitime. Il ne s’agit pas ici pour nous de contester le droit de populations à se soulever contre leurs dirigeants, mais bel et bien de relever le « deux poids deux mesures » particulièrement marqué dans la couverture médiatique des différents événements en Ukraine, qui traduit un point de vue partisan rarement assumé par celles et ceux qui l’ont adopté. Libération souligne ainsi que « l’Ukraine est un pays souverain avec des institutions légitimes et démocratiques » (1er septembre) tout en s’enthousiasmant devant le « renversement du régime prorusse et corrompu de Viktor Ianoukovitch par la révolte de Maïdan. » Le fait que l’est du pays ait massivement voté pour lui trois années plus tôt ne semble pas préoccuper les médias français. En effet, M. Ianoukovitch l’avait emporté en 2010, haut la main, à l’est et au sud de l’Ukraine, avec des pics de popularité dans les régions de Donetsk (90,4%), Lougansk (88,8%), ou encore au sein de la République autonome de Crimée (78,3%). Son adversaire, Ioulia Timochenko avait fait le plein à l’ouest, au centre et à Kiev qui avait voté à 69,7% pour l’égérie des Occidentaux [4].

Il n’empêche : sur Arte, le 1er septembre 2014 [5], on présente, sans le moindre recul, les événements de la place Maïdan comme un grand mouvement exclusivement démocratique. Avant de diffuser un véritable clip de propagande (avec musique rythmée et images saccadée) à la gloire des manifestants de la place Maïdan, Élisabeth Quin annonce : « Retour sur Maïdan à l’époque où c’était l’euphorie, destitution d’un autocrate qui a mis le feu aux poudres et précipitation de milliers d’ukrainiens sur le fameux Maïdan en février dernier. » Dans ce même sujet, on affirme que Ioulia Timoshenko aurait reçu « un accueil triomphal » en février 2014 sur cette place… alors qu’elle ne fera que 9% des votes à Kiev lors de l’élection présidentielle, trois mois plus tard.

Pour Bernard-Henri Lévy, dans Le Point (4 septembre 2014), le renversement de M. Ianoukovitch était évidemment le résultat d’une « grande insurrection démocratique et européenne ». Puis, pour la plupart des commentateurs, l’élection présidentielle qui, organisée en mai 2014 par le gouvernement provisoire, a installé aisément Petro Porochenko au pouvoir a été (c’est certain) tout à la fois légale et légitime. Marc Sémo dans Libération (1er septembre 2014) le souligne : « les autorités de Kiev [ont été] légitimement élues ». Il insiste même : « le nouveau président Petro Porochenko a été élu en mai à l’issue d’un scrutin reconnu comme incontestable par la communauté internationale. Le vote a pu se dérouler dans 90% du pays, y compris dans la plus grande partie de l’Est. » François Sergent, dans le même journal parle d’un « gouvernement souverain et régulièrement élu » (3 septembre). Pourtant, une partie du pays n’a pas pu se déplacer pour aller voter à cause des conflits armés dans l’est. Bien qu’élu dès le premier tour, Petro Porochenko ne l’a donc été qu’avec une participation modérée (60%). Légale et légitime ?

Aux yeux des journalistes français, le mouvement de Maïdan était justifié car tourné vers l’Europe. En revanche, les manifestations et les référendums en Crimée et dans l’est du pays (qui rejetaient les mobilisations de Kiev, le gouvernement provisoire, puis le nouveau président) trouvaient peu de soutiens chez nos commentateurs omniscients. Dans Le Monde (31 août 2014), on tord encore la réalité en accusant « le régime du président Poutine » « d’avoir illégalement occupé puis [de] s’être approprié la Crimée au printemps ». Pour François Sergent, dans Libération (3 septembre), « Vladimir Poutine ne s’est pas contenté de la Crimée annexée après un référendum bidon. »

Heureusement, tous les commentateurs ne partagent pas ce parti-pris. Au moment du référendum, des voix médiatiques connues – et très présentes – s’étaient exprimées pour faire part de leur stupéfaction face à la russophobie ambiante, que l’on ne manquera pas de relever ici tant elles ne sont pas, d’habitude, citées en exemple par Acrimed. Ainsi Jacques Attali s’était interrogé : « Pourquoi refuserait-on aux habitants de la Crimée de choisir leur destin ? » (L’Express, 26 mars 2014). Puis, pour l’ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry, « dire que l’armée russe envahit la Crimée est tout simplement grotesque. Il faut n’être jamais allé à Sébastopol pour ignorer la présence massive, mais parfaitement légale, puisque ayant fait l’objet d’un accord préalable depuis des années, de l’armée russe. » (Le Figaro, 20 mars 2014)… La Russie de Poutine avait-elle des vues sur la Crimée ? Peut-être. Il est toutefois navrant de constater que la majorité des journalistes français, aveuglés par leur hostilité à Poutine, aient adopté un point de vue aussi unilatéral et partisan, quitte à tricher avec la réalité, parfois par ignorance, souvent par mauvaise foi.

« Sanctionner Poutine » (encore et toujours)

Cela sonne comme un leitmotiv : « Il faut sanctionner la Russie ». À Libération, on en est certain, « la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. » La preuve : « des milliers de soldats russes se battent à Donetsk et Lougansk, venus au secours des milices prorusses en difficulté. » D’ailleurs, François Sergent a ses propres sources puisqu’il sait déjà que ce sont « les hommes de Moscou [qui ont] abattu l’avion de Malaysian Airlines. » Rude accusation que même Le Monde ne s’est pas permis de porter…

 

 

 

 

 

 

 

 

Loin de nous, à Acrimed, de prendre parti dans un tel conflit, mais étonnons-nous quand même d’un fait : la supposée intervention de la Russie serait illégale, mais tous les événements qui ont mené à celle-ci – avec le soutien réel de l’Union Européenne et des États-Unis – ne le seraient pas ? Le « deux poids, deux mesures » est vraiment une doctrine très présente dans les médias atlantistes. Le Monde, par exemple, a fait sien le propos de Laurent Fabius : « le ministre des affaires étrangères, a eu le mérite de la clarté, vendredi soir : « Lorsqu’un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l’accord et contre l’accord de cet autre pays, ça s’appelle une intervention, et évidemment c’est inacceptable », a-t-il déclaré. » Un peu comme la France en Libye ou les États-Unis en Irak ? Le moins que l’on puisse dire est que Le Monden’a pas eu le mérite d’une telle clarté lorsqu’il s’est agi de traiter de l’intervention militaire israélienne contre Gaza.

Pour Bernard Guetta, sur France Inter (25 août 2014), l’intervention de la Russie serait « en train d’enterrer, en Europe qui plus est, deux des plus grands principes sur lesquels les relations internationales étaient fondée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale – l’absolue prohibition des annexions territoriales et l’intangibilité des frontières. » Comme si aucune frontière n’avait été modifiée (la Yougoslavie, la Serbie…) ou comme si aucune annexion territoriale (le Timor Oriental, les territoires palestiniens…) n’avait eu lieu depuis 1945. Bernard-Henri Lévy dans Le Point (4 septembre 2014) ne dit pas autre chose : c’est « la première vraie guerre, depuis des décennies, en Europe ; la première agression d’un État souverain contre un autre État souverain qu’il entend démembrer et vassaliser. » On est gêné par tant de morgue et d’ignorance. Comme s’il suffisait de mentionner l’Europe (sans préciser ses frontières) pour honorer les « grands principes »…

En quelques jours, dans Le Monde, les tribunes de soutien aux gouvernement ukrainien pullulent : « De Dantzig à Donetsk, 1939-2014 » (1er septembre) ; « L’occident inepte face à la crise ukrainienne » (2 septembre) ; « Accueillons l’Ukraine dans l’OTAN » (3 septembre) ; « « Dossier Mistral » : de la cohérence, de grâce ! » (3 septembre)… Sans oublier l’article cocasse de Sylvie Kauffmann intitulé « Mistral perdant » (1er septembre), en référence aux navires que la France doit livrer à la Russie.

Plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées ont fait une véritable propagande au service d’une opposition simpliste : légitimité du mouvement de Maïdan, illégitimité de l’insurrection à l’est. C’est le cas, par exemple, de l’émission « 28 minutes » présentée par Elisabeth Quin sur Arte, déjà citée. Parmi les intervenants, Raphaël Glucksmann, fondateur de l’ONG Centre Européen pour la Démocratie à Kiev, se présente d’emblée comme un « activiste anti-Poutine ». Alexandre Goujon, politologue, explique que « les Ukrainiens savent que sans soutien des Russes, il n’y a pas de séparatistes. […] Il n’y a pas de guerre civile. » Le commentateur semble ici oublier que la guerre civile avait bien lieu déjà à Kiev avant que les Russes ne s’invitent dans le conflit, et surtout il n’évoque pas le fait que la plupart des morts civils sont le fait de bombardements… de l’armée ukrainienne. À l’instar de nombreux médias, Glucksmann se plaint que l’Europe ne veuille pas donner des armes à l’Ukraine [6], ce qui permet à l’animatrice d’enchérir : « C’est mettre l’Ukraine dans les mains de la Russie ! »

Libération avance même des propos tronqués et non vérifiés qu’aurait lâché Vladimir Poutine à José Manuel Barroso. Le 1er septembre d’abord : « Poutine le sait et il en joue, répondant par la menace aux timides admonestations téléphoniques du président sortant de la commission José Manuel Barroso : « Si je le veux, nous sommes à Kiev en quinze jours. » » Puis le 3 septembre : « Poutine a menacé Manuel Barroso de « pouvoir prendre Kiev en deux semaines ». » Premièrement, ces propos sont rapportés par un tiers. Deuxièmement, ils proviennent d’une traduction. Enfin, ils sont sortis de leur contexte. De plus, ils ont été tempérés par le Kremlin (comme le rappelle lefigaro.fr). Il n’y a bien qu’un journal au bout du rouleau, dénué de toute déontologie, qui peut vouloir faire ses choux gras d’une telle phrase…

***
Bien que la situation en Ukraine soit complexe, certains médias n’hésitent pas à simplifier à outrance les faits, opposant systématiquement « gentils » ukrainiens pro-européens et « méchants » ukrainiens pro-russes. D’autres médias tombent moins dans la caricature préférant offrir à leurs lecteurs et auditeurs un point de vue plus distancié (c’est le cas du Figaro, de Paris Matchou de certains reportages dans l’est ukrainien glanés sur des chaînes d’information continue). Mais les plus obtus restent obnubilés par les hoquets de Vladimir Poutine, leur nouveau Père Fouettard, s’indignent encore et toujours et glosent sur son autoritarisme et son désir expansionniste. Autoritarisme ? Sans nul doute. Volonté de préserver sa sphère d’influence ? Certainement. Mais, contrairement aux prédictions de la majorité des commentateurs, la Russie n’a toujours pas envahi l’est de l’Ukraine. Le moins que l’on puisse dire est que les expéditions militaires israéliennes ou américaines, bien réelles celles-ci, ne bénéficient pas du même traitement de (dé-)faveur…

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Source : Mathias Reymond pour Acrimed, 15/09/2014

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Notes

[1] À ce sujet, lire « Médias français en campagne ukrainienne », Le Monde Diplomatique, août 2014.

[2] Voir par exemple ce sondage en ukrainien dont les résultats sont traduits dans un tableau de la page Wikipedia des élections ukrainiennes de 2014.

[3] Voir sur le portail du gouvernement ukrainien, la liste des ministres qui ont gouverné le pays du 27 février au 25 mai 2014. Aucun membre du Parti des régions n’en faisait partie.

[4] « Viktor Ianoukovitch, vainqueur de l’élection présidentielle en Ukraine », Fondation Robert Schuman, 7 février 2010.

[5] Emission « 28 minutes » animée par Elisabeth Quin.

[6] Libération par exemple titre ainsi l’un de ses articles : « Il faut donner des armes à l’Ukraine », 1er septembre 2014.

 

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Commentaire recommandé

Jacques F. // 24.11.2014 à 10h07

Quand on voit comment l’Histoire est (re)écrite en temps quasi réel par les média, comment peut-on être sûr que tout ce qu’on a appris ces 10, 20, 100 dernières années est la vérité ?

Personnellement, je suis en phase de grande remise en question de beaucoup d’événements historiques. Bien sur, si j’en parle autour de moi, je suis pris pour un fou paranoïaque.

57 réactions et commentaires

  • vérité2014 // 24.11.2014 à 00h05
  • Perekop // 24.11.2014 à 00h21

    Pas caricatural, le Figaro ??? Ouille, ça jette un gros doute sur le reste de l’article, pourtant bien meilleur que ce qu’on lit habituellement. Ce monsieur n’a pas dû lire les articles de Laure Mandeville, Pierre Avril, et autres Isabelle Lasserre. Seul Adrien Jaulmes préserve quelques traces d’honneur journalistique (notamment son dernier « reportage à Donetsk »), mais les autres écrivent beaucoup plus souvent !

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    • vérité2014 // 24.11.2014 à 01h19

      Qui bombarde les villes du Donbass? La vérité sur « l’opération anti-terroriste » de Kiev

      Vidéo avec ST en Français pour une fois

      https://www.youtube.com/watch?v=Z9qtgiYZVdg

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    • miclav // 24.11.2014 à 07h40

      Je ne sache pas qu’à Acrimed on défende le figaro
      Mais si on le compare au Monde et à libération sur le thème ukrainien, on peut dire sans rougir qu’il sauve l’honneur. C’est dire le niveau de la presse Françoise dans le traitement de cette guerre…

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    • Paolo // 24.11.2014 à 08h28

      C’était mal formulé. Disons plutôt qu’on y trouve de temps en temps un article qui ne sombre pas dans la caricature, et c’est déjà beaucoup.

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  • fanfan // 24.11.2014 à 00h48

    USA California San Diego military Swastika building 32°40’34.00 » N, 117°09’27.86 W

    http://www.panoramio.com/photo/81768380
    https://www.flickr.com/photos/silvery/143053448/

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  • Louve Bleue // 24.11.2014 à 01h50

    C’est acquis maintenant non ? Les médias occidentaux manquent cruellement d’impartialité et de culture historique. Alors j’attends RT news en langue française. Et quand nos médias se taisent sur un sujet, je sais qu’ils veulent cacher des faits gênants pour leurs patrons, banksters et autres mafiosi au pouvoir réel.

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    • vladimirK // 24.11.2014 à 02h55

      l’avantage de RT, c’est qu’ils sont partiaux certes (ils sont financés par le gouvernement russe), mais ils ne s’en cachent pas et tout le monde le sait… c’est la grande différence avec CNN, BBC, Sky, France24 etc.

      Les gens apprécient la franchise, et c’est un des ingrédients du succès de RT.

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  • Philippe // 24.11.2014 à 02h14

    J’ai entendu sur France inter ou France info il y a quelques jours que les personnes qui défendaient le point de vue russe sur internet étaient payés 100$ par le gouvernement russe.

    A 99% c’est de la daube comme d’habitude, une question pour le 1% de probabilité qui reste, sur la déclaration d’impôts dans quelle case il faut le déclarer?

    Diriger un projecteur sur certains mensonges de l’autre coté peut y être assimilé, c’est un peu ce qui est fait sur ce site, si on est dans le 1% probabilité les mandats de 100$ vont pleuvoir, d’où ma question.

      +5

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    • fatalerror // 24.11.2014 à 04h51

      Salut Philipe !
      Pense tu qu’il serais possible d’être payé en €, en rouble ou en Yuan en lieu de $ ?
      Ça commence à plus valoir grand chose comparé au prix au kilo du papier 🙂

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    • pierre9459 // 24.11.2014 à 10h28

      Damned…moi qui fait ça gratos …suis-je bête !!!
      Quelqu’un me donne l’adresse ou le téléphone d’un type qui puisse me refiler 100$ (j’espère par jour) …?
      J’espère qu’il y a un effet rétroactif parce que je me suis mouillé depuis le départ 🙂 🙂
      Et pendant qu’on y est….plutôt que des dollars, je préfère des roubles ou du vrai argent, voire de l’or…..
      …un peu ras le bol de la monnaie des singes …

        +17

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      • Jacques F. // 24.11.2014 à 11h22

        Pour être plus précis, c’est « $36 pour 100 commentaires par jour ».
        http://www.franceinter.fr/emission-un-monde-de-rumeurs-un-monde-de-rumeurs-0

          +3

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      • chios // 25.11.2014 à 14h12

        « les mandats de 100$ vont pleuvoir, d’où ma question. »

        Comment s’y prendre?
        http://www.sptimes.ru/index.php?action_id=100&story_id=38052

        Ils se basent sur un article qui date du 18 septembre2013(14 mois avant) du « st Petersburg times » en anglais
        Des noms de rue des noms de personnes, des noms de firmes qui ont été effacées depuis, bien heureusement, pour que rien ne puisse être vérifié, du moins il me semble.
        Le trolling était intranational, concernant un opposant appelé Navalny.
        Toutes les citations proviennent bien sûr de medias « de l’opposition ».
        Ce qui permet de tourner en rond.

        Ou, si un russophone peut démêler l’écheveau,et trouver l’adresse?

        J’ai lu ce matin un article du spiegel avec 80 pages de commentaires, presque tous « troll ».
        Mais c’ était « original »? Pas de copié collé.
        Tous différents.
        Troller en allemand, c’est de la haute voltige…et en français?

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    • lvzor // 24.11.2014 à 10h29

      A Radio-Paris c’est vrai qu’ils ne sont pas stipendiés, ils délivrent la propagande de leurs maîtres par pure servilité.

        +14

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    • Monika H // 24.11.2014 à 13h01

      Si des milliers de structures, d’associations prennent l’argent des fondations allemandes et américaines, en quoi serait-ce différent de prendre l’argent des Russes? Dans le bilan financier de l’association cela s’appelle « dons privés » ou « subventions privées » et cela est parfaitement légal! On pourrait dire légal hélas, mais c’est bien cela la mondialisation. Le plus fort a le droit de financer sa milice de pensée privée sur le territoire d’un Etat prétendument souverain.

        +7

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  • douarn // 24.11.2014 à 04h54

    Le gentil BHL est président du conseil de surveillance d’ARTE depuis juillet 1993. Il a peut être oeuvré à la propagande d’ARTE vis à vis des évènements de Maïdan.
    http://www.lopinion.fr/2-juillet-2014/bernard-henri-levy-arte-est-rares-choses-qui-fonctionnent-en-europe-14021
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Arte_France

      +13

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    • fanfan // 24.11.2014 à 07h48

      On est vraiment colonisé !

        +5

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  • miclav // 24.11.2014 à 07h36

    J’ai cru, mais c’est un vieil article…

      +2

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  • CLAUDE // 24.11.2014 à 07h53

    avec toute cette propagande, la montée des populismes en Europe où on n’hésite plus à exhiber les signes nazis et a trouver des ennemis imaginaires, la situation est plutôt mal engagée.

    Cela fait des décennies que l’on nous dit  » l’Europe c’est la paix » … on nous aurait donc trompés?

      +7

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    • Yannick // 24.11.2014 à 18h55

      « Cela fait des décennies que l’on nous dit ” l’Europe c’est la paix” … on nous aurait donc trompés? »

      On ne vous a donné qu’une partie de l’énoncé (L’Europe c’est la paix). La deuxième partie nous vient d’Orwell: La guerre c’est la paix.

      Nous avons donc le système de deux équations suivant:
      l’Europe = la paix
      la guerre = la paix

      En résolvant ce système par comparaison, on obtient:
      l’Europe = la guerre

      CQFD

        +12

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  • Aspitoyen // 24.11.2014 à 08h11

    Je n’écoute pas France-inter,par contre maman gobe tout ce qu »on dit contre Poutine.

    C’est ce genre de naïveté que je n’aime pas.Le même genre que BHL et cie nous ressort.

      +10

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  • Georges // 24.11.2014 à 09h36

    Sur toute cette affaire, le basculement intéressant pour nous occidentaux qui désirons comprendre, c’est la mise à découvert désormais évidente du fonctionnement du système. C’était en germe auparavant, mais désormais, c’est énorme.

    La presse « historique » « assurant un contre-pouvoir » c’est devenu une image d’Epinal.

    En fait, imaginer qu’il puisse y avoir une connivence directe (et pas seulement indirecte par intérêt commun), avec une stratégie, entre cette presse et le pouvoir politique pour « fabriquer » une opinion ne tient vraiment plus du tout du délire. Les pouvoirs ne sont pas indépendants.

    C’est la « populace » à gérer pour son bien, peu importe les moyens.

    Gandhi disait : « le but est dans les moyens ».

    On en est très très loin, c’est pour cela qu’il y a une fascisation rampante.

      +10

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  • Astrolabe // 24.11.2014 à 09h59

    C’est une bonne mise au point. Mais le plus triste est quand même que des journaux qui se disent engagés, comme l’Humanité ou le Monde diplomatique, restent soigneusement dans les tranchées en attendant que ça passe. Certains critiquent allègrement la propagande russe en Russie, oubliant, pour paraphraser Chomsky, que vous et moi n’avons pas voté en Russie et n’avons pas d’influence en Russie, alors qu’en France nous devrions !!! Dans ces journaux, aucun article de fond sur ce qui s’est passé sur Maïdan, des articles fuyants sur l’attitude de la Russie.
    En revanche des articles se lamentant sur les dangers que représenteraient la disparition de titres de la presse écrite, tellement indispensable à la liberté de penser, à la diversité des opinions, au débat démocratique, etc, etc. Pardon, quelle diversité des points de vue avons nous ? Quel débat, si même ceux sont censés penser plus fort que les autres ont décidé d’attendre la fin de la partie pour mieux l’analyser. Certes, quelle puissance d’analyse sur 36 en Espagne, les années 40 et les horreurset la collaboration, 73 au Chili, etc, etc. Bien sûr, d’accord, mais sur ce qui se passe sous notre nez ???
    Rien ?

      +24

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    • anne jordan // 24.11.2014 à 16h28

      bravo , @astrolabe !
      avez vous écrit au Diplo ?
      je vais le faire , et ce serait bien qu’on soit plusieurs .
      certes , le diplo ne répand pas de mensonges éhontés , mais garde prudemment le silence les symboles néo nazis et sur les bombardements de civils dans le Donbass , je l’ai connu plus réactif au sujet des révoltes en Amérique latine et au Moyen Orient !
      La meilleure illustration de ce regard acéré sur le passé , aveugle – ou borgne – sur le présent , c’est l’attitude des  » anarchistes libertaires  » , prompts à dénoncer la GUERRE ( passée ) , à célébrer Makhno , et à détourner les yeux quand on leur parle des 4000 morts de 2014 !

        +9

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      • Astrolabe // 24.11.2014 à 17h59

        Très juste. J’ai écrit au diplo que je lis et respectais beaucoup, pour leur faire remarquer tout ça. Et je partais du même constat que vous: beaucoup de choses sur certains sujets, dont l’Amerique latine et le moyen-Orient. Rien sur le Congo notamment, rien sur la Russie.
        Malheureusement, il me vient un doute (que je ressens en lisant aussi les newsletters de la Tribune ou les Echos): si, sur des pays et des sujets que je connais, je trouve de telles âneries, quid des articles écrits sur des sujets que je connais mal.
        Et j’en appelle à Olivier Berruyer: quand lors d’une rencontre Yves Bourdillon dit (devant vous) de tels mensonges sur l’Ukraine, comment le croire lorsqu’il parle de sujets économiques ?

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      • Charles Michael // 24.11.2014 à 20h21

        Ah, pardon

        En tant qu’anarchiste forcément libertaire, anti-trotskars, anti-guerre, pro-autogestion, à la fois localiste (régionaliste pour commencer), nationaliste cosmpolite mais surtout internationaliste (tiers mondiste), je ne reconnais aucune autorité morale à une quelconque cosmologie « anarchiste libertaire » dont je dois dire j’ignore l’existence.

        Je suis seul, pas grave.

          +3

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    • languedoc 30 // 25.11.2014 à 00h59

      Connaissez-vous la position de Besancenot sur l’Ukraine? Je l’ai entendu dernièrement, tout y est passé, sauf l’Ukraine.

        +0

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    • Subotai // 25.11.2014 à 05h55

      Rester dans la tranchée quand la merde voltige tout autour du ventilateur est la seule chose sensée à faire.
      Quand les temps sont à l’obscurité, le Sage cache sa lumière.

        +0

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  • Jacques F. // 24.11.2014 à 10h07

    Quand on voit comment l’Histoire est (re)écrite en temps quasi réel par les média, comment peut-on être sûr que tout ce qu’on a appris ces 10, 20, 100 dernières années est la vérité ?

    Personnellement, je suis en phase de grande remise en question de beaucoup d’événements historiques. Bien sur, si j’en parle autour de moi, je suis pris pour un fou paranoïaque.

      +35

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    • pierre9459 // 24.11.2014 à 10h32

      La pilule rouge….
      Tu l’as prise et maintenant, tu te rends compte que tout le monde autour de toi mâchonne la bleue en permanence ….
      Bienvenue au club ….

        +28

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      • Ardéchoix // 24.11.2014 à 11h12

        La pilule rouge foutaise , alors qu’avec la bleue tu peux regarder des joueurs de tennis Français qui vivent en Suisse , et en plus tu bandes . 🙂

          +9

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      • FileDansLeVent // 24.11.2014 à 12h00

        J’ai avalé la rouge deux ans après le 11 septembre.

        L’autre jour j’annonçais à quelqu’un qu’a mon avis Poutine méritais le pris nobel de la paix et j’ai eu en retour des yeux ronds comme des billes de loto.
        C’est désespérant.
        Histoire de rassurer la personne sur ma santé mentale, je lui ait donné quelques explications en rapport et lui ait conseillé de diversifier ses sources d’informations en commencant par les-crises.
        La lecture des articles et des commentaires sur les-crises (entres autres) est hautement nécéssaire pour le moral surtout lorsqu’on sort d’une session de lecture de commentaires le figaro ou le monde. (encore qu’il y ait souvent des commentaires avisés sur les journaux MainStream)

          +16

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        • Yannick // 24.11.2014 à 12h39

          « L’autre jour j’annonçais à quelqu’un qu’a mon avis Poutine méritais le pris nobel de la paix et j’ai eu en retour des yeux ronds comme des billes de loto. »

          Poutine n’a pas assez de sang sur les mains pour obtenir le prix Nobel de la paix…

            +24

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    • Perekop // 24.11.2014 à 11h06

      Je ne sais pas si nous partageons les mêmes « événements historiques », ni le même point de vue (pilule rouge ou bleue), mais je souscris entièrement à ce que vous décrivez. Pour moi aussi, c’est le grand remue-ménage de cervelle… j’entends presque le bruit des écailles qui me tombent des yeux en paquets !

        +13

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      • Jacques F. // 24.11.2014 à 13h59

        Perekop :
        « Je ne sais pas si nous partageons les mêmes « événements historiques » »

        Quelques exemples de parano :

        2011 : la personne la plus recherchée du monde est annoncée décédée et son corps a été balancé en pleine mer, à la va-vite. La seule preuve de son assassinat ce jour là par les SEALs est… heu…

        2001 : 1 version officielle et interdiction de faire des enquêtes indépendantes. Éléments de preuves envoyés en urgence au « recyclage ».

        1969 : tous les originaux de films / photos qui ont été faits ont bizarrement disparu, ce qui fait qu’il n’y a aucun moyen de remettre en cause l’authenticité des documents présentés à l’époque.

        1939-45 : le gentil De Gaulle d’un coté et le méchant Pétain de l’autre.

          +7

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  • skio // 24.11.2014 à 10h18

    suite à l’hystérie américaine en ukraine , l’europe prends peur pour ses intérêts ,

    il leur a fallut , un coup d’étât nazi , des milliers de morts civils, des crimes de guerres avérés,

    pour prendre conscience qu’ils allaient dans le gouffre creusé par les multinationales américaines,

    qui détiennent dans leur main le congrés us.qu’elles manipulent au gré de leurs intérêts, et uniquement leurs intérêts.
    les médias aux mains des oligarques européistes , ne suivent que leurs maitres qui leur dictent leur première page .
    ces mêmes medias n’ont pas eus de compassions où de honte , à soutenir un régime mélé de fascistes, de nazis, fiers de leurs crimes de guerres , a quelques heures de paris !
    le gouvernement de LAVAL sous l’occupation n’a pas fait mieux ! une honte nationale!

      +16

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  • Franck // 24.11.2014 à 12h05

    Tout comme ils l’ont fait pour Nicolas SARKOZY, devenu le souffre douleur de tous les français, ils sont en train de remettre le couvert avec Vladimir POUTINE. Qui peut croire un seul instant qu’un président de la république peut être élu seul, et qu’il n’a pas clairement beaucoup de monde derrière lui pour y arriver ?

    Cette technique, qui fonctionne particulièrement avec les esprits irresponsables, qui passent leur temps à ne chercher que des excuses ou des boucs émissaires à leurs propres frustrations ou échecs, preuve s’il en est que notre pays val mal uniquement parce qu’il est totalement déresponsabilisé sur son seul destin, est tout simplement déloyale.

    Non, ni Nicolas SARKOZY, ni Vladimir POUTINE ne sont personnellement responsables de cette crise. Qu’elle soit politique ou financière. Tout vient toujours du même endroit, et la technique employée pour que l’on ne regarde jamais ou il faut montre a quel point notre civilisation de moutons serviles est corrompue jusqu’aux tréfonds…

    Comme dit l’adage, « Si tu veux tuer ton chien, dit qu’il a la rage ». Ainsi, les meutes de mouton prennent alors les armes, et tuent le chien à votre place, et alors même que le coupable de ce crime odieux, n’est rien d’autre que son propriétaire.

    En France, et alors que les communes, départements et régions, toutes socialistes, augmentaient sans cesse les effectifs de la fonction publique et territoriale, annulant le 1/2, les mêmes qui sont responsables de l’augmentation massive de la dette, ont reproché à Nicolas SARKOZY de l’avoir considérablement augmentée. Ceux là mêmes qui ont donné un pouvoir incommensurable aux mêmes banquiers américains, qui les tiennent maintenant par les couilles de leurs dettes, en font absolument tout ce qu’ils en veulent, se sont attaqué au seul qui a essayé justement de minimiser cet domination. Mais non, pour les français moyens, Nicolas SARKOZY est le méchant. C’est lui qui est responsable de tout…Résultat, matraquage fiscal, car quand on embauche des fonctionnaires à crédit pendant 35 ans, bah il faut aussi prévoir leur retraite à crédit. Et comme ce n’est plus possible, on augmente massivement les impôts. Ce serait donc de la faute de Nicolas SARKOZY, qui a pourtant essayé d’endiguer l’hémorragie ?

    Comprenez moi bien. Nicolas SARKOZY, pas plus que POUTINE, ne sont des hommes parfaits. Nicolas SARKOZY est parfois arrogant, vindicatif, et certainement pas dans ce cas dans son meilleur rôle. Mais l’un a réellement essayé de réformer ce pays, et s’est vu opposer farouchement aux socialistes, qui aujourd’hui, comme par hasard, font exactement le contraire de ce qu’ils avaient dit :

    – Ils ont lutté contre les réformes de l’éducation nationale, et maintenant ils font la réforme des rythmes scolaires, qui va creuser encore plus la dette.

    – Ils ont lutté contre la réforme des retraites, puis ont fait exactement l’inverse à leur arrivée au pouvoir, sont maintenant sommés de la faire avant la fin de ce mandat par l’Union Européenne.

    – Ils ont lutté contre la réforme de la TVA en vue d’alléger les charges des entreprises, et qu’est ce qu’il ont fait ? Ils ont augmenté la TVA, mis en place le CICE (qui au passage ne fonctionne pas), et sont maintenant sommés par l’UE de procéder à l’allègement des charges et la libéralisation du marché du travail.

    – Ils ont lutté contre la défiscalisation des heures supplémentaires, qui apportait par le travail des revenus supplémentaires aux plus démunis. Résultat, non seulement le pouvoir d’achat a fortement chuté entre temps, des centaines de milliers d’emplois ont été détruits, mais ils sont maintenant contraints d’abaisser les plafonds fiscaux, ce qui revient exactement au même.

    – Ils ont attaqué l’homme personnellement, sur son comportement, le présentant comme le cliveur du pays, et alors que c’est le principe même de la démocratie. Mais qu’ont t-il donc fait depuis qu’ils sont au pouvoir, ou ils sont même allé jusqu’à cliver dans leur propre camp, avec des couacs incessants, dans le seul but de neutraliser l’opinion, avec la bonne vielle méthode du couac, ou plus personne ne sait pour quoi il doit se battre, ce qu’il doit défendre ou combattre.

    – Ils se sont ensuite attaqué à la fonction présidentielle, à l’hyper présidence. Et qu’avons nous eu ? Un président normal qui n’a de cesse de se contredire, de faire l’inverse de ce qu’il avait promis, qui en gros n’est même pas mieux, voire bien pire. N’y a t-il pas un adage qui dit, ne fais donc pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse à toi même ? Alors pourquoi s’étonnent ils, après avoir détruit la fonction présidentielle, que ce Président aux petites épaules, ne soit pas si normal qu’il l’a prétendu, et soit aussi attaqué ?

    – Ils se sont opposés à l’Union Européenne et à la politique de SARKOZY, pourtant reconnue comme efficace et progressiste par le monde entier. Comme ayant permise des avancées notoires, comme par exemple avec le traité de BALE III, que les socialistes refusent curieusement et toujours d’appliquer en France. Et oui, à l’Élysée, il ne reste quasiment plus que des banquiers.

    – Etc, etc… La liste des reniements est bien trop.

    Et pour Vladimir POUTINE, il en va de même :

    – En 1997, c’est lui qui a remboursé les emprunts Russes et passé un accord avec Lionel JOSPIN. Curieusement, les socialistes l’ont oublié, au point qu’ils soutiennent l’association qui demande la révision de cet accord aujourd’hui.

    – Partant d’un pays en quasi faillite et surendetté, il arrive à le remettre sur le chemin de la croissance, et atteint aujourd’hui le plein emploi avec moins de 13% de dette nationale. Une telle réussite était si insupportable pour les USA et les Européens, qu’il fallait absolument y mettre un terme, pensez vous !

    – Il a accepté à deux reprises l’expansion de l’OTAN dans les pays baltes, pensant qu’il ne devait pas s’y opposer, pour préserver les peuples. Mais tout ces pays n’ont pas connu la croissance promise, et il le savait. Car de mémoire d’homme, quand les occidentaux arrivent, c’est pour d’abord se remplir les poches eux mêmes, certainement pas celle de ceux qu’ils viennent d’annexer, parfois au travers de coups d’État qu’ils auront au préalable financé, comme en Ukraine actuellement.

    – Il a redressé sont industrie, l’a considérablement améliorée, et a entièrement modernisé son industrie chimique et énergétique. La Russie est le seul pays à maintenir son cap en terme de réduction de CO2, et contrairement à son voisin la Chine.

    – Il a mis en place un système démocratique et fédéral. Et même si ce système n’est pas encore parfait, il n’en reste pas moins que le plus grand changement démocratique Russe reste une véritable volonté d’indépendance de la Justice. Mais bien sûr, lorsque l’on s’attaque à des gens qui veulent faire comme en France, c’est à dire prendre le contrôle de nos industries en les rachetant par de la planche et des connivences financières, on dira alors que cette justice est partiale, alors qu’elle n’est que patriote. que font donc les socialistes pour empêcher les américains de racheter nos fleurons industriels de l’énergie ? Rien…

    Donc vous voyez, il y a de fortes similitudes entre les méthodes employées chez nous, et les méthodes employées ailleurs. Mais ce qui différencie la France de la Russie, c’est que la Russie ne se laisse pas faire, alors que nos chers socialistes au pouvoir eux, ont déjà vendu nos âmes, pour sauver leur peau et leurs privilèges…

      +8

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    • Chris // 24.11.2014 à 12h36

      Hollande, Sarkosy : bonnet blanc et blanc bonnet.

        +12

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    • jean // 24.11.2014 à 13h27

      le storytelling pro sarko, …..est à l’image du storytelling anti Poutine:

      incroyable! ça marche aussi !!!

      -:((((((

        +18

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    • Caramba! // 24.11.2014 à 15h19

      faudra pas les laisser partir se planquer, j’espère qu’il y aura des gens honnêtes pour les choper et les foutre en taule en attendant leur procés.
      Va falloir construire une prison pour nos corrompus et le autres….(journalopes)..ils sont nombreux
      Il faut être vigilant:ils vont se débiner vite fait, ce sera le signe qu’il faut les choper, surveillons -les afin qu’ils ne puissent pas fuir…….
      Moi, j’ai un oeil grand ouvert sur les vendeurs de scooter.
      🙂

        +1

      Alerter
    • Charles Michael // 24.11.2014 à 20h31

      Soyez assez aimable de ne pas essayer de nous refiler votre déchet avarié.

      Sarko, en Tshirt NYPD, bouffant un hamburger avec Busch, et nous remettant dans l’OTAN à temps plein.

        +19

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      • Caramba! // 24.11.2014 à 22h52

        Merci Charles, vous m’enlevez les mots de la bouche!!
        J’espère que les veaux français ne vont pas revoter pour cet excité…mais, bon, plus rien ne peux m’étonner, je crois.

          +6

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    • Homère d’Allore // 25.11.2014 à 15h28

      C’est vraiment pénible de voir Sarkozy encensé dans un commentaire sur ce blog.
      Je pense, Franck, que vous êtes de droite. Ce n’est pas mon cas. Mais j’ai justement, pour rester dans votre problématique, un lien d’un chroniqueur de droite qui explique que le retour dans l’OTAN instauré par ce « riche con » est la soumission absolue de la France à Washington.
      Arrêtez de nous parler de ce guignol comme de Juppé, le young leader.

      http://www.geostrategie.com/1415/le-retour-de-la-france-dans-lotan-une-analyse/

        +5

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  • adrien // 24.11.2014 à 13h38

    Ojim, observatoire des journalistes et des médias, s’est également penché sur le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal . Voila une chaine publique – parait il – qui ne fait pas mieux que BFM ou Itélé : Information à sens unique particulièrement flagrante, c’est le constat d’Ojim qui confirme le diagnostic d’Acrimed . C’est comme cela que nous allons à grands pas vers un risque de guerre . L’émission 28 minutes de cette chaine est également bien verrouillée. Merci Botul ?

    http://www.ojim.fr/dossier-le-traitement-du-conflit-russo-ukrainien-par-arte-journal/

      +12

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  • Caramba! // 24.11.2014 à 15h14

    la guerre, ils l’ont déjà décidée puisqu’elle est source de croissance.Ils s’y emploient de mensonges en mensonges, de provoc en provoc.
    Dommage que le peuple soit sourd et aveugle, et va à la messe de la TNT chaque jour! il va le payer très cher.
    C’est con ça, on avait le confort d’anticiper et donc peut-être d’éviter cette nouvelle guerre de l’impérialisme.
    Bon, faut tout prendre aux moutons pour qu’ils se bougent, et d’ailleurs parfois, ils ne bougent pas!
    On verra!

      +5

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    • LPP // 24.11.2014 à 23h28

      L’Histoire nous apprend malheureusement que la révolte ne vient jamais du peuple. Surtout lorsqu’on lui a tout pris ! Plus les classes pauvres sont pauvres moins elles ont la capacité de réagir.
      Ce sont les classes aisées et la grande bourgeoisie qui font les révolutions lorsqu’elles y ont intérêt (cf la révolution de 1789 en France). C’est à dire lorsqu’elles veulent évincer la classe au pouvoir.
      Ce sont elles aussi qui provoquent les guerres et y envoient les pauvres.
      Regardez ce qui se passe en Ukraine.

        +5

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  • Galien // 24.11.2014 à 17h34

    Le Monde vous explique ça très bien. Les médias sont à la botte de la Russie:

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/24/les-medias-machine-de-guerre-du-kremlin_4528303_3214.html

      +6

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  • Tolosan // 24.11.2014 à 17h48

    Nous sommes tous ici bien d’accord sur les médias français. Je rappellerai juste pour le plaisir tellement c’est pitoyable cette affaire (il y a quelques semaines) d’une soit disant invasion de l’Ukraine par une colonne militaire russe qui avait franchi la frontière avec plein de chars… colonne ensuite détruite par les forces de Kiev, enfin aux dires de Kiev. Tout cela fut relayé en boucle par tous nos grands média. Que reste-t-il de cette information ? Des photos de la colonne détruite ? Cela doit être facile de prendre en photo des chars ennemis calcinés ! Des prisonniers ? Pas de prisonniers à montrer suite à une telle déroute des forces russes ? On aurait pu les faire parler devant les caméras ! Curieux non ? Pas d’images ni de vidéos ? C’est pourtant tellement simple aujourd’hui de faire des images avec les téléphones portables ! Il ne reste rien de concret, strictement rien. Exemple caractéristique de propagande. Conclusion: « les média ne décrivent pas le conflit ukrainien. Ils font parti du conflit ! ». L’ennui, c’est que trop de propagande tue la propagande. Même un pauvre type comme moi au fond de sa campagne commence à se poser quelques questions !

      +16

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  • Grim // 24.11.2014 à 21h01

    « Accueillons l’Ukraine dans l’OTAN »

    C’est ça et balançons aussi des missiles sur Moscou puisque c’est Poutine en face

    J’espère que s’il y a une guerre un jour c’est ces crétins de journalistes, de BHL et compagnie qui enverra en première ligne

      +3

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  • Grototo // 25.11.2014 à 11h53

    Dans le genre aussi :
    http://www.20minutes.fr/high-tech/1484023-20141119-wikipedia-russe-alternatif-poutine-internet-anarchique-decadent

    On excusera ce chercheur qui à commencé à travaillé en 2009, il ne doit pas avoir beaucoup de connaissance d’internet, mais, derrière ce titre racoleur :

    Ça commence par ça :
    >. Le président russe veut désormais remplacer le Wikipédia russe par une plateforme en ligne donnant aux citoyens un accès «plus détaillé et plus fiable» sur leur pays.
    * Mais on s’aperçoit par la suite qu’il n’est pas question de « remplacer » (qu’est-ce que cela signifie sur internet ?) mais de créer des nouveaux services…

    > Une alternative à la «propagande occidentale» qui sera développée en numérisant des milliers de livres et archives des bibliothèques nationales.
    * Je pense que les éditeurs de Wikipedia seront très heureux d’avoir une nouvelle plate-forme de documentation à disposition, comme il y a déjà l’excellent Gallica de la BNF en France, comme baike.baidu aide en chine, comme il y a books.google, archive.org ou la bibliothèque du congrès aux états unis… Je ne vois vraiment pas la contradiction. Wikipedia n’a pas prétention a être hégémonique et recommande (en fait exige) qu’on se base sur des sources externes « secondaire et de qualité ». Tout le monde est bienvenu pour corriger certains articles sur la crise en Ukraine ou la majorité des sources sont (ou étaient ?) le Figaro (enfin, l’AFP & Associated Press via le Figaro).

    > Mais autant il y a eu des effets d’annonce, comme pour le lancement d’un moteur de recherche national [le moteur Yandex, sorte de Google russe, mais créé avec des capitaux privés],
    * Date de création : Yandex 1997, Google 1998, tous les deux sont crée avec des capitaux privés, pourquoi un « mais » ???

    > La crise ukrainienne a accéléré les choses car l’enjeu est de contrôler le discours – d’où le lancement prochain de la version de Russia Today en allemand et français –

    Diffuser sa vision n’est pas contrôler le discours, seul un anti-démocrate pourrait dire ça, d’ailleurs :
    * http://www.rfi.fr/contenu/12-langues/
    * https://fr.wikipedia.org/wiki/Voice_of_America (24 langues)
    * etc…

    Après RSF (National Endowment for Democracy) est cité comme source pour des infos dans les articles en lien :(.

    >
    https://vk.com/

      +0

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    • Grototo // 25.11.2014 à 11h55

      Oops, sur les moteurs de recherches : Tous les deux sont crées avec des capitaux privés, mais Google à peut être beaucoup d’aide financière de la NSA, qui sait ?

        +0

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  • Michel LONCIN // 25.11.2014 à 12h31

    La Vérité oblige de dire sans ambages que le Figaro est quasi aussi russo-hystéro-poutinophobe que ses confrères/soeurs de Libération ou du Monde (et du « philosophe » BHL, sur le Point) !!! Ce, sous la plume de Pierre Avril , d’Isabelle Lasserre, de Laure Mandeville et d’Emmanuel Gryzspan !!!

    Je me suis frotét les yeux (et ai rendu grâces au Ciel) à la lecture de l’article d’Adrien Jaulmes, « Dans les débris de Donestk, d’une probité EXEMPLAIRES comme on n’en fait plus, intitulé « Le premier hiver de guerre a commencé » et que les commmentateurs de l’espèce russo-hystéro-poutinophobe se sont bienn gardés de commenter !!!

    Une goutte d’eau (mais quel NECTAR !) dans l’océan de MENSONGES, de manipulations et/oude détournements de la Vérité, de désinformation, de manichéisme du « paysage » médiatiques et télévisuel français (signalons à cet égard, en guise de morceau « choisi » l’émission « C dans l’Air » d’Yves Calvi : tout simplement ECOEURANT – pour la troisième fois, sur cinq ou six émissions depuis février, Alexandre Adler y a été de son … « modérantisme » – !).

      +2

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  • hellebora // 25.11.2014 à 20h47

    Un train de retard sans doute, une journée à coup sur : le journaliste britannique que nous suivons depuis le début du conflit en Ukraine, Graham Phillips, a failli laisser sa peau là-bas, hier 🙁 Deux enlèvements, ce qui aurait causé sa mort s’il n’avait pas eu le gilet pare-balles n’entament en rien sa détermination… Respect !

      +2

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