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21.décembre.201221.12.2012 // Les Crises

[Débat Réforme bancaire] Karine Berger / Jérôme Cazes

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Je reprends ici deux billets de Karine Berger, future rapporteur du projet de loi bancaire à l’Assemblée et de Jérôme Cazes, président du Club des Vigilants.

Karine Berger : « Messieurs les banquiers, à vous de couper les premiers » [Sic]

NB. Amusante cette promesse affichée entre les lignes de nous sacrifier, comme l’ont été les premières lignes à Fontenoy – merci de la franchise… À l’occasion, nous aimerions bien avoir des politiques qui “coupent les premiers”, surtout face à un “adversaire” surarmé et dangereux…

Les ciseaux de la séparation bancaire sont désormais sur la table de Bercy et de Matignon. Au sens propre. Car, n’en déplaise aux esprits chagrins ou aux grognons qui n’ont pas lu le texte, la loi de séparation bancaire va bel et bien permettre de faire ce que jamais personne n’avait fait jusqu’à présent : séparer structurellement les activités plus ou moins rocambolesques des banquiers.

La première découpe avec la nouvelle paire de ciseaux viendra de la loi. Les suivantes seront laissées aux banquiers eux-mêmes qui seront obligés de s’y plier…. Et bien sûr la paire de ciseaux ainsi créée pourra être maniée autant que de besoin dans le futur par le Ministre de l’économie, le Premier Ministre ou les parlementaires.En d’autres termes l’un des engagements les plus forts de la campagne présidentielle de François Hollande, celui de la séparation des activités des banques, celui du discours du Bourget, va être réalisé dans quelques semaines… et même un peu plus que prévu.

Je vais beaucoup m’exprimer politiquement sur cette loi de régulation bancaire que Pierre Moscovici présentera mercredi 19 décembre en Conseil des Ministres, puisque j’en serai rapporteure (le texte sera débattu en hémicycle en février). Vous pouvez déjà retrouver quelques éléments sur le Nouvel observateur (n° 2510 du 13 décembre, page 90) ou sur France Info (http://www.franceinfo.fr/economie/les-invites-de-france-info/karine-berger-la-gauche-peut-faire-bouger-les-lignes-economiques-832841-2012-12-14 ).

Ce texte me tient à cœur car j’en ai suivi les moindres rebondissements de la naissance à la réalisation, aussi parce que j’ai assisté à ses plus discrètes négociations, et que je suis convaincue d’en connaître presque tous les acteurs. Mais la politique ne commence que mercredi. Avant cela je voudrais revenir à l’économie, à la politique économique de notre pays qui va être modifiée – profondément – par cette loi.

Le système bancaire n’a pas connu de suite au choc de 2008. Il n’y a pas eu d’autorégulation du secteur depuis 2008 : volatilité accrue ; bonus non limités ; raréfaction du financement au PME ; et nouvelle crise de liquidité à l’été 2011. Le temps de la régulation est venue. Pas pour punir ; mais pour que jamais nous ne revivions la prise d’otages de l’argent public organisée par quelques traders fous et cupides à l’automne 2008.

  1. Pourquoi la seule vraie régulation repose sur la séparation des activités ?

Les banques françaises, comme toutes les banques d’Europe continentale, fonctionnent sur un modèle dit de « banque universelle », c’est à dire qu’elles financent l’économie réelle d’une part (prêts aux ménages et aux entreprises), et qu’elles mènent d’autre part des activités de marché (achat et vente de titres sur les marchés financiers). Pour mener ces activités, les banques disposent de fonds propres dont l’allocation entre les différentes activités est décidée par leur management. En d’autres termes, les fonds propres servent aussi bien à « éponger » les pertes financières qui surviendraient tant sur les activités spéculatives que sur celles de financement (survenant lorsqu’une entreprise ne rembourse pas son prêt par exemple).

Comme la crise financière de 2008 a résulté d’activités spéculatives, les Etats n’auraient en toute logique pas eu à intervenir. En pure logique économique, ils auraient dû laisser ces activités faire faillite. Mais du fait du modèle universel des banques, une faillite de leurs activités « spéculatives » aurait eu un impact catastrophique sur le financement de l’économie réelle. C’est pour éviter cette situation qu’un plan massif de sauvetage public a été mis en œuvre.

Les quatre objectifs à se fixer :

– éviter de se retrouver dans la situation de 2008, c’est à dire dans une situation où le paysage n’est composé que de banques systémiques, c’est à dire de banques dont la faillite entraînerait une crise majeure voire une récession pour l’économie toute entière ;

– éviter que de l’argent public ne soit mobilisé pour sauver des activités qui n’ont rien à voir avec le financement de l’économie réelle (car en sauvant une banque dans son ensemble, on en sauve toutes les activités, y compris celles qui ne servent qu’à faire de la spéculation).

– préserver l’argent des épargnants

– financer l’économie réelle

 

  1. Ni Vickers ni Volcker : le rapport Liikanen a trouvé la troisième solution « à l’européenne »

Rappelons tout d’abord que cette séparation a été instaurée en 1933 aux Etats-Unis, en réponse à la crise de 1929 (Glass-Steagall Act) ; puis supprimée en 1999 ce qui est assez récent.

Après la crise de 2008, deux réformes ont été dessinées qui venaient du milieu anglo-saxon… et qui donc étaient surtout compatibles avec le modèle financier anglo-saxon :

– le projet Volker aux Etats-Unis propose de limiter l’utilisation des fonds propres de la banque de dépôts dans les activités de trading. L’esprit de la loi d’un point de vue américain vient d’une frustration majeure qui a émergé pendant la gestion de la crise : les autorités n’étaient pas en mesure de laisser faire faillite aux sociétés qui devaient faire faillite. D’où la volonté de mettre fin au too big to fail, l’aléa moral (phénomène qui conduit un individu ou une institution à se comporter de façon sous optimale collectivement car il sait qu’il jouit d’une assurance ) qui abstrait les acteurs financiers de leur responsabilité et conduit finalement aux sauvetages avec l’argent du contribuable.

– le projet Vickers au Royaume-Uni propose une séparation totale des activités de banque de détail et de banque d’investissement (cette dernière comprend des activités de marché pour clients et pour compte propre, et aussi des activités de financement aux très grandes entreprises). Concrètement, cela signifie une séparation des fonds propres et de la gouvernance. Concrètement surtout rien n’est mis en œuvre actuellement puisque la réforme si elle devait voir le jour ne toucherait la city qu’en… 2018 !

Volker n’est pas la solution pour l’Europe. Pourquoi ? parce que par exemple, en France, il y a essentiellement 4 banques (toutes les quatre désormais considérées comme systémiques par le G20) alors qu’il y a près de 7 500 banques aux US. Aux US une banque fait faillite chaque mois. Elle est ensuite pour partie rachetée par des concurrentes, pour partie liquidée par l’organisme américain de garantie des dépôts et de liquidation des faillites bancaires, la FDIC. Le même type de procédure chez nous n’a de sens qu’à un niveau européen, vu la concentration du secteur bancaire. Mais dans ces conditions, il faut un mécanisme –européen – de garantie des dépôts et de résolution des institutions bancaires. Cela signifie une solidarité budgétaire adéquate et une supervision unifiée. D’où l’Union bancaire arrachée cette semaine par la France et notamment le Ministre de l’économie et des finances Pierre Moscovici.

Le génial rapport Liikanen qui a été remis le 2 octobre 2012 au Commissaire Barnier (http://ec.europa.eu/internal_market/bank/docs/high-level_expert_group/report_en.pdf ) est parvenu à proposer la « troisième » voie, la solution nécessaire à l’Europe, compatible avec la situation particulière des banques d’Europe continentale… mais premier outil de régulation financière sérieux depuis la fin des années 80.

Que dit le rapport Liikanen ? qu’il faut créer une paire ciseaux pour réformer la structure des banques

– la banque universelle est préservée

– les banques doivent créer une filiale pour cantonner certaines activités ; et les fonds propres seront scindés entre ceux affectés aux activités de crédit et ceux affectés aux activités spéculatives. C’est ce que j’appelle la paire de ciseaux. La liste des activités devant être filialisées est renvoyée au régulateur national, sachant que le rapport recommande que ce soit le cas quand les activités dépassent un certain pourcentage du bilan des banques.

– l’utilisation des fonds propres de la maison mère pour la filiale est extrêmement sévèrement limitée.

– seules la partie « banques de crédit » sera sauvée en cas de crise systémique, pour les autres, elles feront faillite. C’est l’aiguiseur de la paire de ciseaux : on sait par avance les activités/filiales qui feront l’objet d’une intervention. Pour cela qu’il faut une réglementation européenne

« le trading devra avoir son propre capital, ce qui signifie qu’il prospèrera ou échouera par ses propres moyens, et que [sa faillite éventuelle] ne pourra pas, du moins en théorie, faire sombrer les opérations classiques de banque de détail. L’idée étant de sanctuariser l’argent des contribuables et des épargnants en évitant d’avoir recours à l’avenir aux ressources publiques pour renflouer les éventuels ‘trous’ dans le bilan comptable des traders »

  1. La France est le premier pays européen à mettre en place cette réforme structurelle : elle crée la paire de ciseaux

Que retenir du texte de loi présenté cette semaine ? que c’est le premier texte européen qui crée la paire de ciseaux au niveau national.

La partie 1 de la loi oblige à la création de la filiale où seront cantonnées les activités qui n’auront pas accès aux fonds propres de la maison mère . c’est ce que les banques ne voulaient pas : la réforme structurelle, organisationnelle. Certes la liste des activités cantonnées à ce stade par le texte est limitée. Mais je veux dire à ceux qui s’inquiéteraient de la portée de la loi : il suffit de changer un tiret dans la loi pour faire passer une activité de la maison mère vers la filiale… et vice versa. Si certains parlementaires souhaitent par exemple se plonger sur la délimitation des activités dites de « tenue de marché », ce sera très simple : un amendement d’une ligne…

La partie 2 organise la résolution en cas de faillite des banques : c’est aux banques de s’auto découper. Elles doivent fournir le plan de vente à la découpe en cas de faillite. Quels morceaux seront « sauvés » et quels morceaux feront faillite. Comme l’objectif est de protéger l’argent des déposants, il va de soit que la procédure de résolution doit démontrer que les fonds propres seront affectés tous en priorité aux déposants de la banque commerciale. D’ailleurs cela s’accompagne de la création d’un fond de garantie qui sera financé par les banques elles-mêmes.

Enfin, la partie 3 portera sur un sujet très important mais moins « régulationniste » : la protection des clients des banques commerciales contres les abus, et notamment les frais financiers. J’y reviendrai plus tard.

Au final, nous avons une réforme qui réalise bien son objectif (écarter l’aléa moral et le risque systémique) en mettant en œuvre une promesse phare de la campagne électorale. Dans le détail, le débat sur la délimitation des activités cantonnées ou pas ne fait que commencer. Tous ceux qui ont envie de donner un avis étayé sont les bienvenus sur ce blog….

 

Bataille de Fontenoy, « L’attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, mais celles-ci finirent par reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Mais la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains des Français. »

Source : http://alternatives-economiques.fr/blogs/berger


Jérôme Cazes : Réponse à Karine Berger sur le projet de loi Moscovici

LE CERCLE. La défense fracassante du projet de loi Moscovici sur les banques par sa rapporteure, Karine Berger, nous apprend beaucoup de choses sur le non-dit de cette non-réforme. Y compris qu’il suffirait de peu de choses pour redresser la barre. À elle de prendre ses responsabilités.

Un point de méthode d’abord : vous nous dites que ce projet est le vôtre (dont acte, appelons-le Moscovici-Berger), vous expliquez que vous avez assisté “aux plus discrètes négociations (du projet)” et que vous êtes convaincue “d’en connaître presque tous les acteurs“. Vous vous sous-estimez Karine Berger : vous les connaissez tous, vous êtes devenue membre de ce monde minuscule des élites financières françaises qui décident entre elles. Et c’est un premier problème. La garantie que les contribuables apportent aux banques concerne tous les contribuables, particuliers ou entreprises. Les Anglais l’ont bien compris, qui ont ouvert le débat avant nous et l’ont confié à une commission sans banquiers ni régulateurs en activité. Pierre Moscovici a limité le débat à une commission où il n’y a que des régulateurs et des banquiers en activité et qui a procédé à des auditions secrètes dont on ne connait que ceux qui n’ont pas été auditionnés (comme Thierry Philipponnat de Finance Watch).

Sur le fond maintenant, vous affirmez “qu’un des engagements les plus forts de la campagne présidentielle de François Hollande, celui de la séparation des activités des banques, celui du discours du Bourget, va être réalisé dans quelques semaines… et même un peu plus que prévu”. Et pourtant il y a déjà 15 jours les grandes banques françaises (qui avaient eu le projet avant les parlementaires) ont affirmé en réunion d’analystes : cela ne change rien pour nous. On va seulement mettre dans une filiale 2 % de notre activité, a même précisé la direction de BNP Paribas.

Votre projet ne change effectivement rien, si l’on examine les 4 objectifs que vous fixez à la réforme :

– “éviter de se retrouver dans la situation de 2008 (…) où le paysage n’est composé que de banques systémiques dont la faillite entrainerait une crise majeure” : la France est aujourd’hui vice-championne du monde des banques systémiques (derrière les États-Unis) avec 5 banques systémiques (n’oublions pas Dexia, une faillite bien française, indemnisée par le contribuable, et qui n’a même pas donné lieu à une commission d’enquête parlementaire). Combien y aurait-il de banques systémiques après la loi, Karine Berger ? Toujours 5, n’est-ce pas ?

– “éviter que de l’argent public ne soit mobilisé pour sauver des activités qui n’ont rien à voir avec le financement de l’économie réelle” : mais le projet de loi valide 98 % de l’activité actuelle des banques. Les contribuables seraient donc aussi engagés après François Hollande qu’avant. C’est même pire, car la garantie du contribuable n’est pas écrite et il reste toujours un doute à la banque : est-ce que l’État interviendra vraiment pour sauver mes activités de marché ? Avec la loi Moscovici-Berger, ce doute disparaît : la protection du contribuable est bien là, bonne et gratuite.

– Les objectifs “préserver l’argent des épargnants” et “financer l’économie réelle” n’ont aucune raison d’être mieux garantis après avoir mis 2 % de l’activité des grandes banques dans une filiale. Comme vous l’expliquez, sur 98 % de l’activité “l’allocation des fonds propres (…) est décidée par (le) management (de la banque)”.

Vos objectifs sont d’ailleurs incomplets et je vous encourage à examiner ceux des réformes anglaise, américaine et européenne, autrement ambitieuses. Notamment :

– éviter les conflits d’intérêts : votre oubli de ce problème est naturel, car il est systématiquement caché par les banquiers français. Ces conflits condamnent la banque universelle (qui devrait être appelée “la banque qui gère à la fois les intérêts de ses clients et les siens”). Du coup, vous commettez un contresens sur la réforme américaine, dont le principal objectif est de mettre fin aux conflits d’intérêts ;

– rendre confiance dans les banques : le projet ne changera rien à la méfiance profonde actuelle et cette méfiance casse l’emploi en France ;

– augmenter la concurrence dans le secteur financier : vous rappelez qu’”en France, il y a essentiellement 4 banques, alors qu’il y a près de 7500 banques aux US” et vous auriez pu ajouter, des milliers d’établissements financiers non bancaires ; si une banque décide de spéculer plutôt que de faire du crédit, ce n’est pas très gênant aux US, c’est catastrophique en France, où les 4 ont toutes fait ce choix ;

-coordonner les États face aux banques : les États face aux grandes banques sont des nains. BNP Paribas a un bilan plus gros que le PNB français. D’où le besoin d’une approche européenne.

C’est dans ce dernier domaine de l’indispensable coordination européenne que le projet Moscovici-Berger nous fait reculer. Vous qualifiez le projet européen Liikanen de “génial rapport” et vous affirmez que Moscovici-Berger est “le premier texte européen qui crée la paire de ciseaux (du rapport Liikanen) au niveau national”.

Formellement, c’est exact, c’est le premier texte à sortir après la publication du rapport. Mais Moscovici-Berger dans sa forme actuelle serait un coup terrible au projet Liikanen. Pourquoi ? En résumé, Liikanen est un compromis laborieux pour obtenir l’unanimité, avec un pas en arrière : pas de scission des banques, une simple filiale, comme pour la réforme anglaise ; et un pas en avant : une définition assez large de l’activité de marché des banques à mettre dans cette filiale. Le projet Moscovici-Berger engrange le pas en arrière (une simple filiale) mais fait un second pas en arrière (on ne met plus rien ou presque dans la filiale). Bonne chance à Bruxelles pour se relever de ce coup si le projet passait !

Alors vous dites “à ceux qui s’inquiéteraient de la portée de la loi : il suffit de changer un tiret dans la loi pour” la changer. Mais Karine Berger, c’est le cas de tous les projets de loi ! Et c’est bien parce que le lobby bancaire est passé par là que votre proposition a été vidée de tout contenu. Nous ne pouvons juger ce que le projet aurait pu être, seulement ce qu’il est.

Vous avez donc une lourde responsabilité dans les semaines qui viennent : honorer l’engagement de François Hollande et lancer un mouvement européen. Il vous suffit de “changer un tiret” et de mettre dans la filiale toutes les activités de marché des banques. Je ne jette pas la pierre aux banquiers de marché : ils défendent leur (gros) bout de gras. Mais il serait dramatique qu’ils ne trouvent rien en face pour leur résister. Quelle image donne-t-on de la politique aux jeunes, si on en reste à ces échanges de bons procédés dans le silence des cabinets ? Comment empêcher qu’ils se désintéressent complètement de ces jeux, ou alors apportent leur voix aux extrêmes et à leur cri : “tous pourris !” ?

Source : Les Echos

presse unanime réforme loi bancaire banques

51 réactions et commentaires

  • Vénus-Etoile du Berger // 21.12.2012 à 06h40

    Bonjour,

    Afin de justifier son choix, Pierre Moscovici s’est appuyé sur une argumentation peu cohérente à savoir,
    il ne sépare pas les banques universelles en deux pour protéger les 400 000 emplois du secteur bancaire et les intérêts de la place de Paris.

    Il déclare
    “Nous sommes allés aussi loin que possible”.
    “Pas question pour autant de cesser de spéculer ou de ne pas continuer à employer des traders.
    « Nous aurions pris un risque majeur en faisant un cadeau aux banques anglo-saxonnes », avance Pierre Moscovici, estimant qu’il faut « protéger les intérêts de la place de Paris ». Ce secteur, rappelle-t-il, compte tout de même « 400 000 » emplois…”Pierre Moscovici.
    (source, http://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/nous-sommes-alles-aussi-loin-que-possible-19-12-2012-2420043.php)

    Cependant, il faut bien expliquer que les 400 000 emplois avec cette réforme bancaire “minimoys” ne sont pas du tout protégés, c’est complètement le contraire.
    Pour les protéger, il faudrait justement correctement séparer la banque universelle en deux et ne pas isoler uniquement 2% au lieu de 100% des activités “volcaniques”.
    Il est urgent de mettre en place une vraie séparation.

    En résultat, qu’est-ce qui nous attend en janvier 2013?
    les banques vont supprimer des postes, et ne recruteront pas.

    Selon le baromètre des banques européennes de Ernst & Young, 45% des banques européennes prévoient de réduire leurs effectifs dans les six prochains mois.
    Le nombre de banques va diminuer en Europe.

    A lire
    Banques : les suppressions de postes vont s’accélérer en 2013
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20121210trib000736259/banques-les-suppressions-de-postes-vont-s-accelerer-en-2013.html

    Cordialement.

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  • Mathieu // 21.12.2012 à 06h42

    L’histoire des 7500 banques US vs. 4 Française, ce n’est pas un peu de la blague?
    Il y a me semble-t’il près de 400 banques en France.
    Ca reste loin des 7500, mais ça rapproche un peu les ordres de grandeurs.

    “D’où la volonté de mettre fin au too big to fail”
    J’imagine que les 7500 banques US ne sont pas “too big to fail” mais que cela concerne plutôt les 8 banques systémiques et peut être quelques autres.

    J’aurai aimé une vrai comparaison des système bancaires aux USA et en France, plutôt que ce nuage de fumée (7500 vs. 4… pas besoin de plus d’explication).

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    • Jacques Cubaynes // 21.12.2012 à 18h26

      Sur ce point, la comparaison est pertinente. Il y a certes quelque 400 banques en France…mais en fait elles sont toutes intégrées dans quelques grands groupes, BNP-Paribas/Société Générale-Crédit du Nord/ BPCE (Banques Populaires + Caisses d’Epargne)/Crédit Agricole-LCL/Crédit Mutuel-CIC…soit 5 Banques avec de nombreuses filiales, auxquelles s’ajoute La Banque Postale.

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      • Surya // 21.12.2012 à 22h29

        La liste des “établissements de crédits” (banques quoi) adhérentes :

        http://www.garantiedesdepots.fr/spip/spip.php?rubrique7

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        • Vénus-Etoile du Berger // 23.12.2012 à 08h38

          Bonjour,

          Excusez-moi,

          Bull finance est une banque?
          Carax est une banque?
          Cholet Dupont est une banque?
          etc.

          Cordialement.

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          • Incognitototo // 23.12.2012 à 12h34

            @ Vénus-Etoile du Berger,

            Bonjour,

            Pas des banques au sens commun, où on l’entend habituellement, mais des établissements financiers qui font notamment du crédit (pour financer leurs clients ou autres), assurément.

            Toutes ces structures sont issues de la financiarisation des entreprises des années 80. Sauf que pour des raisons fiscales (pour ne pas perdre le bénéfice de certains dispositifs fiscaux dont sont exclus les établissements financiers) et règlementaires (le métier de “prêteur” est règlementé), il a fallu qu’ils externalisent ce secteur dans des structures juridiques séparées.

            Toutes les entreprises qui bénéficiaient de liquidités ont suivi ce type de développement. Certaines ne font que du financement de leur clientèle directe, mais d’autres, comme Carrefour Banque, proposent tous les produits que n’importe quelle banque commercialise…

            Cordialement.

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          • Vénus-Etoile du Berger // 23.12.2012 à 14h12

            Bonjour,

            Avec ma question je voulais préciser que la liste donnée comprend les entreprises financières qui accordent une garantie des dépôts.

            Cette liste ne se limite donc pas “aux établissements de crédit (banque)” comme surya explique.

            Je n’ai pas cité carrefour banque.

            Cordialement.

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          • Surya // 23.12.2012 à 15h25

            Seuls les “établissements de crédit” adhèrent au fonds de garantie.

            http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=4A1599ACF1B2119D3C9DAA5613CA396C.tpdjo10v_2?idArticle=LEGIARTI000020866587&cidTexte=LEGITEXT000006072026&dateTexte=20121223

            Tous les établissements mentionnés sur la liste postée plus haut sont habilités à réaliser les opérations de banque au sens de l’article L511-1

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          • Surya // 23.12.2012 à 15h33

            Pour la garantie des dépôts ce sont bien des établissements de crédit; sinon il s’agit de garantie des titres ou garantie des cautions.

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          • Incognitototo // 23.12.2012 à 16h19

            @ Vénus-Etoile du Berger,

            Dès lors que vous faites commerce de l’argent, que vous empruntez et que vous prêtez, vous êtes un établissement financier et de crédit. Ce n’est pas parce que les conditions d’accès peuvent être restreintes, ou que vous ne proposez pas tous les produits qu’une banque ouverte à tous offre, ou que vous vous êtes spécialisés sur un type de produits ou d’activités, que cela vous exclut du cadre de la loi sur les établissements de crédit et des garanties que vous devez apporter à vos prêteurs…

            La seule chose qui distingue spécifiquement une banque des autres établissements financiers et de crédit, c’est la mise à disposition, ou non, de moyens de paiements… Surya a donc effectivement fait un abus de langage, mais qui n’est pas un raccourci si abusif que ça. Parce qu’en en réalité ces établissements financiers (qui ne fournissent pas de moyens de paiement), tels que ceux que vous citez, sont adossés à des banques qui fournissent les moyens de paiement pour eux et au final, ça revient au même que s’ils étaient une banque à part entière…

            Si c’est l’emploi “inapproprié ” du mot “banque” que vous releviez, vraiment vous chipotez… notamment parce que vous passez ainsi à côté de ce que révèle ce genre de liste, c’est-à-dire la multiplication des structures financières qui jouent avec l’argent… Il n’existe plus une seule grande entreprise qui ne fasse pas également métier de jouer avec l’argent, et de mémoire, il en existe même de plus en plus nombreuses, où c’est le secteur financier qui est le plus profitable…

            Cordialement.

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          • Incognitototo // 23.12.2012 à 16h43

            P.-S. : pour ce que révèle également cette liste… Vous trouvez ça normal, par exemple, que PSA Finance, soit garanti par le même fond qu’une banque lambda ? Moi pas, parce que l’intérêt de PSA Finance, c’est notamment de refourguer un maximum de crédit à ses clients pour qu’ils puissent acheter des voitures… et je trouve qu’on rentre dans des zones de conflits d’intérêts que n’ont pas à supporter tous les autres…

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          • Vénus-Etoile du Berger // 23.12.2012 à 16h52

            Bonjour Surya,

            c’est plus (banque) me gênait, merci Surya.

            voici toute la liste( “large”) des établissements de crédit à janvier 2012
            (à l’exclusion des établissements relevant de l’article L.518-1 du code monétaire et financier)
            http://www.acp.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/acp/publications/registre-officiel/20120101-ACP-liste-des-etablissements-de-credit.pdf

            bull finance, Cholet Dupont figurent

            Carax S.A Paris non trouvé.

            Cordialement.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 21.12.2012 à 07h02

    Bonjour,

    Fin novembre 2012, Anshu Jain, co-président de la Deutsche Bank, a déclaré
    «Le nombre de banques encore désireux de jouer le rôle d’être un monde multi-localisation banque universelle a diminué.»
    «Le prix de l’être global a augmenté de façon spectaculaire, et le désir d’être une banque mondiale a chuté.»
    «Je pense que le temps que nous aurons terminé, nous aurons cinq ou six banques universelles laissé au repos».
    «De toute évidence, la Deutsche Bank veut être l’un d’eux.»
    «la sur-réglementation du secteur bancaire permettrait de réduire l’offre de crédit, de blesser les petites et moyennes entreprises»
    http://www.bloomberg.com/news/2012-11-21/deutsche-bank-s-jain-sees-significant-banking-consolidation.html

    Cordialement.

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  • Le Yéti // 21.12.2012 à 07h12

    Très bien l’analyse de la situation française par Jérôme Cazes. Mais alors, donner comme modèles les situations américaine et anglaise, trop drôle !

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  • Vénus-Etoile du Berger // 21.12.2012 à 07h28

    Bonjour,

    après le cinéma “ridiculous” de Gérard Depardieu et ses copains pas touch à Gérard,

    Je pars mais en fait les copains je ne vous laisse pas tomber,
    Je reviendrai souvent vous voir les copains on se fera une bouffe tous les jours à Paris,
    j’ai déjà pris mon abonnement “journalier”
    Car bien évidemment comment va-t-il faire?

    Gérard n’est clairement pas fait pour vivre en dehors de la France

    nous avons

    impôts 75%
    Le président de la commission des Finances, Gilles Carrez demande des comptes à Jérôme Cahuzac.

    Gilles Carrez souhaite chiffrer combien de contribuables ont payé sur le revenu 2012
    -plus de 75% d’impôt
    -plus de 85% d’impôt
    -plus de 100% d’impôt

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202462343577-impot-a-75-carrez-demande-des-comptes-a-cahuzac-522789.php

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  • Vénus-Etoile du Berger // 21.12.2012 à 08h19

    Bonjour,

    En cette fin d’année les normes européennes s’attaquent à notre foie gras.

    Le foie gras c’est 20 000 emplois direct dans le Sud-Ouest.

    “Le climat s’est encore tendu avec la décision de la Californie, cet été, d’interdire la vente du foie gras.”

    Quelle hypocrisie, les américains sont les premiers à être heureux de venir en vacances dans le Sud-Ouest ou bien de s’installer définitivement et de manger notre foie gras!

    Les allemands, et autres européens idem!

    C’est honteux!

    Le foie gras à ce train-là sera réduit à du simple pâté!

    Et les emplois? réduit à combien?

    Comment allez-vous faire cher banquier, cher ministre, monsieur le président, lorsque prochainement vous voudrez festoyer et faire goûter notre foie gras à vos convives?

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/aquitaine/0202462650158-contestee-la-filiere-foie-gras-du-sud-ouest-organise-sa-defense-523006.php

    Cordialement.

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  • toxymoron // 21.12.2012 à 08h37

    Bonjour,

    Je conteste juste “la banque qui gère à la fois les intérêts de ses clients et les siens”.
    Les dirigeants des banques “too big too jail” (non, ce n’est pas un typo) ne pensent qu’à leurs propres intérêts.

    A quand une mise en examen des banquiers français pour leur participation dans le trucage du LIBOR?

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  • BA // 21.12.2012 à 11h00

    Karine Berger est-elle aveugle ?

    Karine Berger est-elle lucide ?

    Le 3 mars 2011, Karine Berger a publié un livre dont le titre était :

    “Les Trente Glorieuses sont devant nous”

    Je dis bien la date de parution de son livre : le 3 mars 2011.

    http://www.amazon.fr/Trente-glorieuses-sont-devant-nous/dp/2919547038/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1356083736&sr=1-1

    Karine Berger est-elle une bisounours ?

    Karine Berger croit au petit papa Noël ?

    Karine Berger fume des substances interdites par la loi ?

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    • Dadone // 21.12.2012 à 11h52

      Il y a des charlots partout mais c’est vrai que là c’est le pompon !

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    • keynes22 // 22.12.2012 à 18h29

      karine berger est une économiste sérieuse

      évidemment que les 30 glorieuses sont devant nous sauf pour les pleureuses comme vous

      à nous de trouver les nouvelles innovations et les configurations institutionnelles qui y méneront

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      • Surya // 23.12.2012 à 09h24

        Si sa vision est du même niveau que le texte de réforme qu’elle défend; au moins on sait qu’avec des gens comme elle on va vraiment dans le mur.

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      • Christophe Vieren // 24.12.2012 à 12h24

        “à nous de trouver les nouvelles innovations et les configurations institutionnelles qui y méneront”
        Bon sang mais c’est bien sûr. Comment se fait-il que personne n’y ait pensé depsui 1973 t l’apparition du chômage de masse parallèlement à l’accroissement des dettes publiques Et privées !!!!!

        Sur ce, je vais chercher de “nouvelles innovations”, car jusqu’à présent je cherchais connement des anciennes innovations. Ensuite je m’attaque au “configurations institutionnelles”. J’vais lancer un message S.O.S vers Mars ou un autre exoplanète pisk’il sont pas venus nous sauver le 21 à Bucarach.

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        • telquel // 30.12.2012 à 21h00

          une intelligence rarement lue

          brillant!

          il est évident qu’avec des gens qui ont votre attitude on est mal partis

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  • medomai // 21.12.2012 à 11h09

    Bonjour Olivier,

    Je voulais saluer votre travail pour la séparation des activités spéculatives des activités de prêt dans les banques.

    Au vu de l’intense résistance que suscite cette réforme de bon sens, on peut se demander s’il ne vaudrait pas mieux que l’année 2013 d’un strict point de vue politique soit vraiment un massacre pour les banques, au moins une ou deux bien choisie (ça a d’ailleurs l’air d’en prendre le chemin, regardez Deutsche Bank). Excusez moi de faire un peu de cynisme hégélien (il y a bien sûr des emplois derrière! Et ce sera peut-être ma banque !) : mais il faut parfois que le négatif dans l’histoire face son travail… Pour que les forces vives de la passion (et de l’intérêt) viennent enfin soutenir le juste combat de la raison.

    Deux ou trois grandes faillites allemandes, françaises, hollandaises, anglaises américaines, ce serait bien. Pas trop quand même, mais juste ce qu’il faut pour que le contribuable devienne totalement fou furieux. A mon avis, ça donnerait un sérieux coup dans l’aile au lobby bancaire… Mais ça les sauverait in fine de leur propre folie. Tout le monde n’est pas Ulysse, tout le monde n’est pas capable de demander qu’on l’attache au mât pour ne pas rejoindre les sirènes au fond des abymes ! Si en plus Ulysse devient Achille et, aveuglé par la folie, farouche, sort son épée, ça ne donne pas envie de l’aider…

    quos vult perdere jovis dementat

    Au plaisir de vous lire.

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  • Jibi // 21.12.2012 à 11h56

    “Ce texte me tient à cœur car j’en ai suivi les moindres rebondissements de la naissance à la réalisation, aussi parce que j’ai assisté à ses plus discrètes négociations, et que je suis convaincue d’en connaître presque tous les acteurs.”

    Quel aveu! Moi qui pensais que la démocratie était l’expression du peuple et non la résultante de négociations avec des intérêts privés…

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  • lee // 21.12.2012 à 12h17

    Pour sa part, l’économiste allemand Hans Werner Sinn reste sceptique quant aux avancées réelles d’une telle séparation en ce qui concerne la participation de l’Etat dans le sauvetage des banques. « Il est douteux que les possibilités de sauvetage du gouvernement soient réellement réduites, dit-il. On voit mal un État refuser de sauver une importante banque d’investissements, en prétextant qu’elle ne gère pas l’épargne des clients. »

    Pour certains, comme Paul Goldschmidt de l’Institut Thomas More, le débat est ailleurs. En effet, le rapport Vickers ne s’attaque pas aux causes réelles de la crise financière de 2011 qui se situent au niveau du financement des Etats. D’après lui, la crise financière «est la conséquence directe de la surexposition des banques aux titres de la dette souveraine dont le caractère « risqué » est au coeur de la crise. Séparer les activités « traditionnelles » des banques de leurs activités de « banque d’affaires » ne changera en rien cette situation car c’est le financement même des Etats qui est devenu le point névralgique de l’activité « spéculative ».

    http://www.lafinancepourtous.com/content/view/pdf/19963

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  • BA // 21.12.2012 à 14h06

    Vendredi 21 décembre 2012 :

    Union Européenne : 1.600 milliards d’euros d’aides d’Etat versées aux banques de 2008 à 2011.

    Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_UE_1600_milliards_d_euros_d_aides_d_Etat_versees_aux_banques_de_2008_a_2011_12211220121339.asp

    La phrase importante, c’est celle-ci :

    “fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.”

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver, et en plus les Etats accordent aux banques des aides qui sont illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence.

    C’est bizarre, hein ?

    Quand les banques privées vont mal, chaque Etat européen réussit à trouver l’argent nécessaire pour sauver ses propres banques privées.

    MAIS POUR LA GRECE ?

    Pour la Grèce, non, on ne peut rien faire, non, on n’a plus d’argent, non, on ne peut pas la sauver, non, ce n’est pas pareil, non.

    Si la Grèce avait été une banque privée, la Grèce aurait été sauvée depuis belle lurette.

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  • Porteu caroline // 21.12.2012 à 15h07

    Les banques ont le pouvoir .. Par définition puisque ce sont elles qui permettent aux Etats de faire leurs fins de mois et ce, depuis le transfert du pouvoir de création monétaire aux banquiers privés pour la zone euro .

    La séparation limitera leur pouvoir de nuisance , comme l’avait fait le Steagall Act en son temps , même si on ne récupère pas le pouvoir de création .

    Le pire qui pourrait arriver aux banques , c’est que les Etats n’aient plus besoin d’elles . Et pour cela, il est possible de restaurer des équilibres budgétaires , en redonnant au politique le pouvoir de décider de la fiscalité et en demandant une harmonisation fiscale Européenne .
    L’électrochoc Depardieu , le cas Arnaud , et dernièrement celui d’Afflelou , devraient faire ouvrir ces dossiers de manière urgente également : non pas par quelques conventions particulières comme ce que veut faire Hollande , mais grâce à un vrai débat , donc la France sortirait sans doute largement gagnante ..

    Pour ceux que cela intéresse un article de fond qui m’a pris plusieurs jours et pas mal de recherches:

    http://fipcarolinep.xooit.fr/t138-Espace-SCHENGEN-et-harmonisation-fiscale.htm

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  • BA // 21.12.2012 à 15h36

    Vendredi 21 décembre 2012 :

    Chypre : “le risque d’un défaut de paiement est important et s’accroît”, a précisé Standard and Poor’s.

    Lisez cet article :

    Zone euro : les Européens n’envisagent pas d’effacement de la dette de Chypre.

    Les instances européennes n’envisagent pas un effacement de la dette de Chypre, qui a vu sa note s’enfoncer encore cette semaine, à “CCC+”, malgré l’adoption d’un budget d’austérité sévère dans l’attente toujours vaine d’un sauvetage financier.

    Le président chypriote, Demetris Christofias, a lui-même exclu l’idée d’un effacement de sa dette : “Chypre n’acceptera pas une chose pareille”, a-t-il déclaré vendredi à des journalistes.

    Jeudi 20 décembre, le quotidien allemand “Süddeutsche Zeitung” avait rapporté que le Fonds monétaire international (FMI) conditionnait sa participation à un plan d’aide à un effacement partiel de la dette chypriote, estimant que la mise en place des réformes exigées ne suffirait pas.

    Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a exclu vendredi de recourir à un effacement de la dette en rappelant que cette mesure avait été prise “de manière exceptionnelle” pour la Grèce.

    “La question ne se pose pas”, a également déclaré Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). “Cependant, il est prévisible que le niveau de l’endettement de Chypre ne sera pas supportable” et “nous devrons regarder toutes les mesures pour le rendre supportable”, a-t-il ajouté.

    Chypre est toujours en négociation avec la troïka – FMI, UE et BCE -, appelée à l’aide en juin. Nicosie estime avoir besoin sur quatre ans de 17 milliards d’euros, l’équivalent du PIB annuel du pays, dont 10 milliards pour renflouer les banques, plombées par la dette grecque.

    Le gouvernement chypriote, qui ne peut plus emprunter sur les marchés internationaux depuis juillet 2011, a dû puiser en début de semaine dans les fonds de pension d’organismes semi-publics pour pouvoir verser les 12e et 13e mois des fonctionnaires.

    Mais le ministère des Finances a assuré depuis que le budget était assuré jusqu’à l’arrivée de la première tranche d’aide, espérée en mars.

    Le FMI a en effet confirmé jeudi que les longues tractations sur le plan d’aide n’aboutiraient pas avant la fin de l’année. Pour MM. Juncker et Asmussen, elles devraient être finies pour l’Eurogroupe du 21 janvier.

    Devant la lenteur des discussions, l’agence de notation Standard and Poor’s (SP) a pour la troisième fois depuis août enfoncé un peu plus la note de la dette de Chypre dans la catégorie spéculative en l’abaissant de deux crans, de “B” à “CCC+”.

    “Alors que les options de financement du gouvernement sont de plus en plus limitées et qu’il nous semble que les partenaires de Chypre dans la zone euro font preuve d’hésitation à partager le coût d’une sévère crise bancaire, nous considérons que le risque d’un défaut de paiement est important et s’accroît”, a précisé Standard and Poor’s.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_les_Europeens_n_envisagent_pas_d_effacement_de_la_dette_de_Chypre46211220121522.asp

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  • tchoo // 21.12.2012 à 17h29

    Vous ne savez qui est Karine Berger?
    écoutez là, vous serez vite édififé!

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    • keynes22 // 22.12.2012 à 18h37

      non pas du tout

      heureusement qu’il existe des personnes comme elle

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  • NiFuNiFa // 21.12.2012 à 18h14

    “Pourquoi la Bourse bat des records” par l’Expansion
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pourquoi-la-bourse-bat-des-records_366238.html

    – Les risques se sont éloignés en zone euro
    “Toutes ces avancées éloignent le risque systémique d’explosion de la zone euro et plaident pour un retour des investisseurs sur le marché des actions européens. Mercredi, le relèvement de la note grecque par Standard & Poors a fini de tranquilliser les investisseurs. ”
    Tiens donc, les agences de notation ont encore de la crédibilité ? ‘^^

    – Meilleures perspectives de croissance en Chine
    – Des résultats d’entreprises moins mauvais qu’escompté

    J’aimerai bien voir la tête de Philippe Béchade en lisant ceci 🙂

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  • BIGGLOP // 21.12.2012 à 18h54

    Reprenons :
    Moscovici a affirmé ”Le modèle français de banque universelle a été plutôt plus résistant pendant la crise que d’autres”. En réalité, nous avons eu beaucoup de chance, en 2008, le boulet est passé très près.

    Dans l’article, Karine Berger dit que ”Mais du fait du modèle universel des banques, une faillite de leurs activités « spéculatives » aurait eu un impact catastrophique sur le financement de l’économie réelle. C’est pour éviter cette situation qu’un plan massif de sauvetage public a été mis en œuvre.”

    Rappel du communiqué de Michel Barnier (Commissaire Européen) :
    ”Entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500 milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l’UE1. Si elles ont permis d’éviter des faillites bancaires et une désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans régler la question de savoir comment gérer les grandes banques transfrontières en difficulté.”

    Beaucoup ont la mémoire courte et ont oublié les scandales du Libor trafiqué par Citigroup, Barclays et UBS et dit-on Société générale, Crédit agricole, HSBC et Deutsche Bank, de l’Euribor, l’Irangate de Standard & Chartered, les blanchiments d’argent par HSBC, l’escroquerie Madoff couverte par UBS, les pertes de trading de JP Morgan, Société Générale, UBS et autres, les pertes des actionnaires de Natixis, le refinancement des subprimes par Crédit Agricole, Société Générale et BNP-Paribas, les mauvais investissements de Dexia, de Natixis et du Crédit Lyonnais et les pertes de leurs actionnaires.

    La séparation (réelle) des activités bancaires n’est qu’une partie de la solution, car la spéculation demeurera dans les paradis fiscaux opaques avec le shadow banking.

    Reste à inscrire au niveau européen et mondial l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. On peut rêver!!!

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  • Dan // 21.12.2012 à 19h51

    Il faut rappeler que Mr Pierre Moscovoci est membre de l’European Young Leader et European Council on Foreign Reations (EFCR) financé par Mr Georges SOROS.En conséquence comment voulez vous
    que dans sa position ce monsieur s’attaque aux banques pour remettre de l’ordre dans les pratiques financières ? Dans sa position , je pense qu’il ferait mieux de démissionner car prendre l’ensemble des citoyens français pour des vaches à traire ce n’est pas glorieux !!!

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  • Jacques Payen // 21.12.2012 à 21h36

    Le papier de Jérôme Cazes : un bonheur de précision , de rigueur, et d’indignation, mais contenue. Quel talent ! Mme la rapporteur(se) s’en remettra-t-elle ?
    Hélas oui, la plupart des “politiques” sont insubmersibles…

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  • JJ // 22.12.2012 à 10h09

    Une banque est ‘Too big to fail’. Mais pas un état ?

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  • totor // 22.12.2012 à 13h03

    Un article intéressant qui détaille le lobbying intense de nos banquiers préférés:

    http://www.francetvinfo.fr/comment-le-lobby-bancaire-a-depouille-la-reforme-hollande_189845.html

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  • Incognitototo // 22.12.2012 à 14h38

    Impeccables, les réponses de Jérôme Cazes, à l’enfumage et au retournement de veste de Karine Berger, donc rien à rajouter…

    Sauf pour faire remarquer que La Fontaine disait : « Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

    Je pense qu’il pourrait ajouter, aujourd’hui « Que vous fassiez partie des instances du pouvoir, ou non, vos jugements seront différents »…

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  • BA // 22.12.2012 à 15h59

    Samedi 22 décembre 2012 :

    En zone euro, les Etats périphériques sont en faillite.

    Dernier exemple en date : l’Etat chypriote ne peut plus payer ses fonctionnaires.

    Cette semaine, le gouvernement s’est tourné vers les organismes semi-publics : l’Autorité des Télécommunications de Chypre, Electricité de Chypre, ainsi que l’Autorité portuaire de Chypre. Le gouvernement a carrément puisé dans les fonds de pension de ces organismes pour payer les fonctionnaires de l’Etat.

    Depuis 2011, Chypre ne peut plus se financer en lançant des emprunts sur les marchés internationaux.

    Si l’Etat obtient enfin un prêt de la Troïka pour recapitaliser les banques chypriotes, la dette publique de Chypre dépassera largement 120 % du PIB en 2013.

    Conclusion : Chypre va devenir le quatrième Etat de la zone euro placé sous perfusion. Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Lisez cet article :

    Toujours pas d’aide pour Chypre, au bord de la faillite.

    Six mois après avoir sollicité le sauvetage financier de l’Union européenne (UE), Chypre est au bord du défaut de paiement.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé vendredi – pour la troisième fois en cinq mois – de deux crans la note souveraine de l’île méditerranéenne, gratifiée d’un « CCC+ ».

    L’incertitude persistante sur le plan de sauvetage du petit État de la zone euro exclu des marchés financiers depuis 2011 rend le risque de défaut «considérable et en hausse», avertit S & P.

    Les ministres de la zone euro auraient dû se mettre d’accord le 13 décembre sur l’assistance à Chypre, dont le secteur bancaire a été très exposé à la dette grecque. Mais les différents bailleurs de la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) divergent sur les instruments à employer. «Le niveau de la dette publique de Chypre sera tellement élevé après un prêt qu’il ne sera plus supportable», a déclaré vendredi Jorg Asmussen, l’Allemand membre du directoire de la BCE, qui redoute pour Chypre un scénario à la grecque, en pleine campagne électorale allemande.

    La question d’effacer la dette chypriote «ne se pose pas», a affirmé Jorg Asmussen. Une position confirmée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, le cénacle des ministres des Finances de la zone euro. En attendant, les premiers créanciers à pâtir d’un effacement de la dette publique chypriote seraient les banques du pays, principales détentrices des bons du trésor de la petite République.

    Nicosie doit encore affiner l’évaluation précise de son besoin de financement, estimé jusqu’ici à 17 milliards d’euros, soit un peu plus qu’un an du PIB du pays. Alors que Bruxelles prévoit une dette publique équivalente à 97% du PIB en 2013, la seule recapitalisation des banques chypriotes (10 milliards d’euros) ferait dépasser largement le seuil de 120% du PIB, au-delà duquel le FMI considère la dette publique comme insupportable.

    Répondant aux exigences de ses futurs bailleurs, Chypre vient d’adopter un budget d’austérité. Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Un moyen de soulager le fardeau serait une aide conjointe de Moscou. «Il me paraît important que les Russes soient à bord», plaidait le ministre français Pierre Moscovici le 4 décembre dernier devant l’Eurogroupe. La Russie, dont des capitaux importants sont placés dans le havre fiscal chypriote, n’a pas répondu à la demande de prêt de Nicosie. «Les Russes n’auraient, entre autres raisons, pas apprécié d’être écartés d’un appel d’offres pour la prospection de gaz», décrypte un diplomate européen en poste à Nicosie. Vendredi à Bruxelles, Vladimir Poutine a soufflé le chaud et le froid sur la question.

    Les tractations vont se poursuivre. Jean-Claude Juncker espère avoir «pratiquement fini» de s’occuper de Chypre pour la réunion de l’Eurogroupe du 21 janvier, avant l’élection présidentielle chypriote du 17 février. Le temps presse. L’État chypriote en est déjà réduit à puiser dans des fonds de pension pour payer ses fonctionnaires.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/21/20002-20121221ARTFIG00625-toujours-pas-d-aide-pour-chypre-au-bord-de-la-faillite.php

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