Source : Truthdig, Chris Hedges, 07-04-2017

La guerre ouvre la boîte de Pandore de maux qui, une fois lâchés, échappent à tout contrôle. L’invasion de l’Afghanistan fut entreprise pour vaincre al-Qaïda, et près de seize ans plus tard, nous sommes toujours embourbés dans une bataille perdue d’avance contre les Talibans. Nous avons cru que nous pouvions envahir l’Irak, y créer une démocratie à l’occidentale, et affaiblir le pouvoir de l’Iran dans la région. La fragmentation de l’Irak entre factions rivales a fait de l’Iran la nation musulmane dominante du Moyen-Orient, et a détruit l’unité de la nation irakienne. Nous avons cherché à faire tomber le président syrien Bachar El Assad et puis, nous avons commencé à bombarder les insurgés islamiques essayant de le renverser. Nous avons étendu la « guerre contre la terreur » au Yémen, à la Libye et à la Syrie dans un élan désespéré pour détruire les résistances régionales. Nous avons créé au contraire de nouveaux États faillis et des enclaves hors-la-loi où les vides ont été comblés par les forces djihadistes que nous cherchions à combattre. Nous avons gaspillé la somme sidérante de 4 790 milliards de dollars pour semer mort, destruction et folie alors que notre nation s’appauvrit de plus en plus et que le changement climatique nous menace d’extinction. Les marchands de canons, qui ont un intérêt particulier à ce que ces débâcles se perpétuent, travailleront pour gagner quelques milliers de milliards de plus avant que cet acte de suicide collectif impérial ne parvienne à son humiliante fin.

En guerre, attaquer un camp, c’est implicitement en aider un autre. Et le camp que nous aidons en frappant le régime d’Assad est ironiquement celui que nous sommes déterminé à éradiquer – le front al-Nosra, al-Qaida et d’autres groupes islamistes radicaux. Ce sont les même forces islamiques que nous avons grandement contribué à créer, armer et financer au début de la guerre civile syrienne avec l’aide de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie et du Koweït. Ce sont les forces qui sont nées du chaos causé par nos interventions militaires malencontreuses en Afghanistan, Irak, Libye Yémen, Somalie et au Pakistan. Ce sont les forces qui exécutent les otages occidentaux, massacrent les minorités religieuses, exportent le terrorisme en Europe et aux États-Unis, et récoltent des milliards de dollars en faisant passer illégalement des réfugiés en Europe. Ce sont parfois nos ennemis, et parfois nos alliés.

La sauvagerie des djihadistes nous renvoie la nôtre en miroir. Ces derniers répondent à nos frappes aériennes et à nos attaques de drones en utilisant des gilets d’explosifs ainsi que des engins explosifs improvisés. Ils répondent à nos « sites noirs » (lieux de détention secrets) et prisons comme Abu Ghraib et Guantanamo par des cellules souterraines où sont torturés les prisonniers capturés. Ils répondent à l’idée occidentale de laïcité par l’État islamique. Ils répondent à la violence par la violence.

Après l’intervention de la Russie contre eux, en septembre 2015, les militants islamiques en Syrie perdaient du terrain, des revenus financiers et des soutiens dans cette guerre qui durait depuis six ans. Et ce sont eux qui se sont réjouis cette semaine lorsque les États-Unis ont tiré cinquante-neuf missiles de croisière Tomahawk sur la base aérienne syrienne de Shayrat, signalée comme étant le site de lancement selon certains de l’attaque aux armes chimiques qui a tué quatre-vingt six personnes, dont au moins trente enfants, mardi dernier dans la ville de Khan Cheikhoun tenue par les rebelles. Le gouvernement syrien a déclaré que six personnes étaient mortes lors du bombardement américain.

L’indignation morale sélective des États-Unis, tant parmi les Démocrates que les Républicains, au sujet de l’attaque chimique présumée – je sais, après avoir couvert la guerre pendant deux décennies, que la vérité est très trouble et facilement manipulée en temps de guerre – cette indignation ignore la responsabilité première de l’Amérique dans l’ensemble du carnage qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés, dont quatre millions d’irakiens et cinq millions de syriens. Elle ignore les 12 197 bombes que nous avons larguées en Syrie l’an dernier. Elle ignore notre rôle dans la création de l’État islamique en Irak et en Syrie et notre rôle dans l’armement et le financement de ces djihadistes en Syrie. Nous nous sommes assuré que les syriens – dont 400 000 sont morts et dont la moitié ont dû quitter leur foyer pendant la guerre – aient une large gamme de choix quant à leur mort.

La Syrie avait, et il se peut qu’elle ait encore, des armes chimiques. Il semble qu’elle les ait utilisées en 2013 à Ghouta, dans la banlieue de Damas, laissant pour mortes entre 281 et 1 729 personnes. Mais les Syriens, dans un accord international conclu par le secrétaire d’État de l’époque John Kerry avec le gouvernement russe, ont accepté de remettre leurs stock d’armes chimiques aux Russes à la suite de l’attaque. Et l’on doit se demander pourquoi la Syrie, qui est finalement en train de gagner la guerre, utiliserait des armes chimiques maintenant, risquant ainsi des représailles américaines. La Syrie a déclaré que l’agent innervant mortel sarin et probablement le gaz de chlore ont été relâchés lorsqu’un entrepôt rebelle contenant ces produits chimiques a été touché par une frappe aérienne.

Pourquoi cette soudaine indignation morale chez les Américains ? Pourquoi sommes-nous restés là sans rien faire pendant que les Syriens mouraient tous les jours sous les bombes barils, les balles, la famine, la maladie et noyés au large des côtes grecques? Pourquoi sommes-nous restés muets alors que les écoles, les pâtés de maisons, les mosquées et les hôpitaux ont été bombardés et réduits à des tas de gravats ? Où est l’indignation concernant la mort des autres milliers d’enfants, comme ceux qui ont été tués récemment à Mossoul quand le 17 Mars, une frappe aérienne de la coalition a ôté la vie à pas moins de 200 civils? Pourquoi ne sommes-nous pas furieux devant cette violation flagrante de nos lois fondamentales par l’administration Trump, qui a perpétré un acte de guerre sans approbation du Congrès ou des Nations Unies ? Pourquoi déplorons-nous ces morts et empêchons-nous cependant les réfugiés de guerre syriens d’entrer aux États-Unis ? Est-ce que la politique étrangère américaine doit être dictée par les émotions capricieuses de Donald Trump dont la perception de la réalité ne se fait qu’au travers d’un écran de télévision ?

Les islamistes radicaux peuvent toujours compter sur l’Occident pour intervenir et les ressusciter. Abu Musab al-Zarqawi, un Jordanien radicalisé, a fondé en Irak al-Tawhid al Jihad (l’unicité du Jihad) avec environ une centaine d’ancien combattants d’al-Qaida en Afghanistan. Son but était un conflit sectaire avec les Chiites. Un état rassemblant Chiites et Sunnites en Irak, était un anathème pour les djihadistes sunnites. Le groupe de Zarqawi est devenu al-Qaida en Irak en 2004. Il a fait allégeance à Oussama Ben Laden, qui au départ s’était opposé à l’appel de Zarqawi prônant une guerre contre les Chiites. Zarqawi a été tué en 2006.

En 2010, Al-Qaïda en Irak était une force à bout de souffle. Puis la guerre civile a commencé en Syrie. Les États-Unis, le Koweït, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie ont fourni des armes, de l’argent et des moyens à des factions rebelles variées se trouvant en Syrie, dans le but de renverser le régime syrien. Abu Bakr al-Baghdadi, qui avait pris la tête de l’organisation de Zarqawi, l’avait rebaptisé « groupe de État Islamique d’Irak ». Il a vite rejoint la Syrie. Son groupe, comme toutes les organisations djihadistes de Syrie, a été arrosé d’armes et d’argent. Baghdadi a consacré son énergie à attaquer d’autres djihadistes et d’autres groupes rebelles. Il a progressivement pris le contrôle d’un territoire de la taille du Texas, à cheval sur la Syrie et l’Irak. Al-Nosra, le groupe affilié à Al-Qaïda en Syrie, a fusionné avec l’État Islamique d’Irak. Le nouveau groupe est devenu l’État Islamique d’Irak et de Syrie, ou ISIS. Il a attiré, selon les estimations, 20 000 combattants étrangers, dont quelques 4000 détenteurs de passeports européens. Selon les estimations du Wall Street Journal, le groupe gagne 2 millions de $ par jour grâce à la seule exportation de pétrole. Le trafic d’êtres humains lui a rapporté des milliards grâce aux réfugiés désespérés cherchant à fuir en Europe. Il a exécuté les membres des minorités religieuses ou les a chassés de leurs territoires. Le nouveau califat auto-proclamé a également terrorisé les Sunnites au nom de la pureté religieuse, comme Max Blumenthal et Ben Norton l’ont souligné dans l’article d’AlterNet : « Trump est il en train de sauver le bastion d’Al-Qaïda en Syrie ? »

La montée de l’État Islamique a instillé de la fierté et un sentiment de pouvoir à beaucoup de Sunnites, humiliés par l’occupation américaine. Elle a révélé des élites faibles et corrompues, vendues à Washington. Elle est la preuve que les forces militaires occidentales ne sont pas invincibles. Ces groupes vont connaître des revers mais ils ne vont pas s’en aller.

Il n’y a pas de manière facile ou propre de sortir du bourbier que nous avons créé dans la région. Aucun des insurgés dans la région ne souhaitera déposer les armes tant que l’occupation américaine au Moyen-Orient perdurera. Les guerres que nous avons commencées sont complexes. Il y a une myriade de guerres par procuration qui se mènent en sous-main, incluant notre guerre avec la Russie, la guerre des Turcs avec les Kurdes, et la guerre de l’Arabie Saoudite avec l’Iran. Les civils d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie, de Libye et du Yémen en sont la chair à canon. Ces massacres durent depuis presque 16 ans déjà. Ils ne cesseront que lorsque les États-Unis seront épuisés et retireront leurs forces de la région. Et avant que cela n’arrive, beaucoup, beaucoup d’innocents vont mourir. Alors, gardez vos larmes. Nous ne sommes pas moralement différents des djihadistes ou des Syriens que nous combattons. Ils nous renvoient l’image de notre répugnant visage. Si nous voulons que cela change, nous le pouvons.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 07-04-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

35 réponses à La boîte de Pandore de la guerre, par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 11 août 2017 à 08h01

Cet article est un bon début, mais honnêtement, à ce stade, si ça n’est pas de l’aveuglement, je ne sais plus ce que c’est…

L’auteur décrit bien les effets “reels” de de la désastreuse politique étrangère des Usa au moyen orient, mais les causes profondes, les motivations ainsi que certains faits sont complètement occultés. Prétendre que “cela fait 16 ans que nous faisons la guerre la bas”, que ” les massacres durent depuis 16 ans deja” même si factuellement c’est vrai sur ce seul terrain d’opérations, c’est ignorer tout ce qui s’est fait avant le 9/11,et qui a justement conduit au 9/11.

Enfin quand même, on oublie la première guerre d’Irak ? L’interventionnisme maladif (mais jamais malavisé, car toujours intéressé) des states depuis la fin de la seconde guerre mondiale, du plan Marshall destiné non pas à aider l’Europe mais plutôt à la soustraire aux communistes, en passant par les coups d’état divers et variés (Chili, iran, Salvador, Indonésie etc etc) et j’en oublie des tas je sais… Combien de victimes ?

Tout ce qui a conduit à cette détestation des states et de leurs alliés, et à conduit au 11 septembre, on le passe sous silence dans cet article. Prétendre que certaines interventions avaient pour but “d’apporter la démocratie” c’est se foutre de la gueule du monde.

C’est aussi se dédouaner (je l’espère, inconsciemment ?) de la responsabilité de son pays, de sa volonté pathologique d’en découdre pour tout et pour rien-mais avant tout pour les ressources naturelles et énergétiques des malheureux pays auxquels ils veulent apporter leur “démocratie”.

Leur but n’a jamais été la démocratie, leur but c’est l’hégémonie.

  1. luci2 Le 11 août 2017 à 06h43
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    Mêmes causes ,mêmes effets:
    souvenons nous des mises “en chantier” ,très visibles aujourd’hui par l’étude des archives, de la première guerre de 1914.! ( Scrutations de Madame Lacroix-Riz pour la France ,et sa maîtrise inégalée et reconnue du sujet..)
    Aux Etats-Unis, des Groupuscules de “l’argent” apatride ont su, patiemment, méticuleusement, laisser libre cours aux “inventeurs” et manipulateurs de ‘l’or et de l’argent/
    Est née la FED avec ses curieux accommodements “privé/public” , made in USA./
    Ces mises en bouche donnent alors libre cours aux “pétroliers” et aux divers marchands de canon de ce début de siècle qui sera “rouge et noir”. Affreusement sale et précurseur de la suite…

    L’accointance apparente des Cours régnantes de Grande Bretagne et d’Europe , établissant le “liant” entre ces marchands de mort , permettra quasiment l’existence organisée :pétrole ,acier…) de la première extermination humaine à échelle planètaire.de 1914 à 1918.

    Celle-ci entraînant forcément la seconde…qui se poursuit et …se préparerait une autre –dernière celle ci — consacrant, le plus imbécilement du monde, les vœux des descendants idéologiques de premiers acteurs cités en début de texte.
    Ainsi va, bon gré mal gré Notre Histoire…..jusqu’à…? (1)

    (1)NB:
    Ce ne sont pas les pitres en verve ce jour ( Mr Trump et son alter ego innommable de Corée du nord…) qui mettront le feu aux poudres..si feu il y a, chose peu vraisemblable aujourd’hui.
    Des “experts” autres sont “maîtres des allumettes” !


  2. J Le 11 août 2017 à 07h33
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    En effet, attaquer les ennemis de nos ennemis n’est pas des plus judicieux. C’est comme si on avait décidé que Staline, en 1941, était aussi un ennemi (son régime était bien pire que ceux d’Assad ou Kadhafi, mais…). Il est toutefois simpliste de laisser entendre que ce sont les errements US qui ont à eux seuls généré (réveillé serait plus exact) le djihadisme. Il était programmé lors de la fondation des Frères Musulmans en 1928.

    On pourrait ajouter à la liste le calamiteux abandon du Shah par Carter (alors que la brutalité réelle de son régime avait été largement inspirée voire imposée par les prédécesseurs de Carter, il fallait absolument empêcher l’URSS d’avancer de ce côté, le plus court chemin vers l’Océan Indien pour elle, et elle avait suscité un PC très fort dans le pays… PC dont Khomeiny n’a fait qu’une bouchée). Un plaidoyer (certes pas impartial) pour le Shah par sa veuve : http://bouquinsblog.blog4ever.com/farah-pahlavi-memoires


  3. Toff de Aix Le 11 août 2017 à 08h01
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    Cet article est un bon début, mais honnêtement, à ce stade, si ça n’est pas de l’aveuglement, je ne sais plus ce que c’est…

    L’auteur décrit bien les effets “reels” de de la désastreuse politique étrangère des Usa au moyen orient, mais les causes profondes, les motivations ainsi que certains faits sont complètement occultés. Prétendre que “cela fait 16 ans que nous faisons la guerre la bas”, que ” les massacres durent depuis 16 ans deja” même si factuellement c’est vrai sur ce seul terrain d’opérations, c’est ignorer tout ce qui s’est fait avant le 9/11,et qui a justement conduit au 9/11.

    Enfin quand même, on oublie la première guerre d’Irak ? L’interventionnisme maladif (mais jamais malavisé, car toujours intéressé) des states depuis la fin de la seconde guerre mondiale, du plan Marshall destiné non pas à aider l’Europe mais plutôt à la soustraire aux communistes, en passant par les coups d’état divers et variés (Chili, iran, Salvador, Indonésie etc etc) et j’en oublie des tas je sais… Combien de victimes ?

    Tout ce qui a conduit à cette détestation des states et de leurs alliés, et à conduit au 11 septembre, on le passe sous silence dans cet article. Prétendre que certaines interventions avaient pour but “d’apporter la démocratie” c’est se foutre de la gueule du monde.

    C’est aussi se dédouaner (je l’espère, inconsciemment ?) de la responsabilité de son pays, de sa volonté pathologique d’en découdre pour tout et pour rien-mais avant tout pour les ressources naturelles et énergétiques des malheureux pays auxquels ils veulent apporter leur “démocratie”.

    Leur but n’a jamais été la démocratie, leur but c’est l’hégémonie.


    • Arcousan09 Le 11 août 2017 à 10h54
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      Entièrement d’accord avec vous …
      Mais il n’y a pas que le Moyen Orient, il y a aussi le Vénézuéla et quand j’entends nos médias, aux ordres, accuser Maduro de torturer, ces mêmes médias aux ordres oublient que les très pacifistes, très démocratiques USA font bien pire niveau tortures et Guantanamo et tous ces “prisons” non officielles en Afghanistan, Iraq et ailleurs où les américains torturent dans l’ombre ?????


      • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 11h08
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        Oui bien sûr. Mais vous remarquerez que, étrangement, le Venezuela est AUSSI un producteur majeur de pétrole. L’Amérique du Sud a toujours été considérée comme l’arrière cour des Usa, alors quand en plus des régimes socialistes y sont élus démocratiquement et qu’en plus ils osent avoir du pétrole, je ne vous raconte pas… Cuba, Honduras, Chili, Argentine,…


  4. Nerouiev Le 11 août 2017 à 08h23
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    Comme sur Excel nous sommes en pleine référence circulaire non résolue. Pour faire la guerre il faut d’énormes moyens et pour les avoir un jour gratis il faut faire la guerre. Malheureusement la guerre touche de plus en plus les civils et leurs besoins vitaux : infrastructures, hôpitaux, éducation …. civils sans protection pour de plus en plus de “tests” en vraie grandeur.


  5. Pic et Puce Le 11 août 2017 à 09h43
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    Al Kaeda allié des USA … aujourd’hui … pire ennemi hier …. de qui se moque-t-on ?


  6. christian gedeon Le 11 août 2017 à 09h44
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    Encore un monument de Hedges. Je propose un titre,”Enfonçage de portes ouvertes”. Ou vison limitée,tiens.Parce que comme chacun sait le bordel moyen oriental a commencé seulement avec la guerre d’Irak,n’est ce pas? Soyons sérieux deux secondes,quoi!Un petit clic sue un site d’histoire du MO,et on verra défiler depuis,bof,depuis des lustres,une série ininterrompue de guerres et de massacres. Bien entendu que les US ont mené une politique complètement aberrante au MO et en Orient tout court,qui songerait à le nier?Mais si j’ose une comparaison agricole,la terre était fertile et le fumier bien épandu…


  7. christian gedeon Le 11 août 2017 à 09h54
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    Je profite de cette occasion pour poser une question à tous ceux qui sont persuadés que les US manipulent tout au MO et en Orient,pour simplifier dans les pays musulmans.Une question bête,à trois euros. Etes vous si sûrs que les US et nains de jardins accompagnateurs soient les manipulateurs?Avez vous envisagé une seule seconde cette chose incroyable pour un occidental,sûr de sa supériorité naturelle,que ce soient les “islamistes ” qui manipulent les US et nains de jardin? Allah,Allah comme on dit en Turquie qu’ai je dit là? Et pourtant regardez bien à qui profitent les crimes? Quels régimes arabes ont été détruits ou fait l’objet d’une tentative de destruction? Quels régimes islamistes se sont bien tranquillement emparés du pouvoir,en se foutant pas mal du regard oblique des occidentaux,comme au pakistan,et maintenant en malaisie(on n’en parle jamais) ou en indonésie(on en parle encore moins). j’ai un conseil à donner à tous ceux qui pensent que les occidentaux sont les maîtres manipulateurs…arrêtez de prendre les musulmans en général,et les islamistes en particulier,pour des demeurés. Le manipulateur n’est pas forcément celui qu’on pense,hein?


    • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 10h48
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      Votre analyse manque de données pertinentes pour fonctionner si je peux me permettre.

      Tout le monde est conscient que L’Arabie saoudite joue un double (trouble aussi) jeu, en finançant les groupes terroristes de son obédience (sunnites vs chiites) tout en étant de fait un des plus gros clients du complexe militaro industriel occidental (USA et France en tête).

      Mais pas que : l’alliance de circonstance entre les deux boutefeu du moyen orient date du lendemain de la seconde guerre mondiale. Ce cher roi saoud ayant pactisé avec le POTUS de l’époque (rencontre longtemps tenue secrète), en échange d’une exclusivité d’exploitation et de concession du pétrole saoudien, réalisée les majors US de l’époque. Cette alliance mortifère, qu’on pourrait simplement résumer précisément “pétrole contre armes et transferts limités de technologies militaires et industrielles” à permis à cette dynastie moyennageuse de se perpétuer jusqu’à nos jours, malgré ses innombrables crimes (intérieurs comme extérieurs, le financement du 11 septembre n’étant pas le moindre).

      Tout n’est pas donc tout blanc ou tout noir, comme d’habitude dès qu’il y a pétrole, gaz ou autre ressource en jeu les intérêts sont étroitement intriqués et indissociables de toute geopolitique un tant soit peu perverse et retorse. Je vous conseille, afin d’y voir plus clair, l’excellente somme de Mathieu auzanneau “or noir”.


      • christian gedeon Le 11 août 2017 à 15h25
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        Mon cher Toff,comme je le disais vous êtes occidentalo et petrolo centré.Vous n’envisagez ce qui se passe au MO et dans les pays musulmans qu’à travers une analyse économique occidentale sans prendre en compte,à aucun moment,le “génie ” propre de l’Islam,et la possibilité qu’il ,ait une vision du monde totalement différente de celle de l’occident.Pour le coup,et sans vouloir vous agresser en rien,c’est vous qui restez complètement à la surface des choses.Comme beaucoup,comme la plupart,vous faites démarrer l’histoire du Proche,Moyen et lointain orient avec le “monde moderne “…un mal réel de notre époque qui pense le monde à travers des statistiques économiques et des algorithmes,et met à la trappe les gens. Manque de données pertinentes? Croyez vous? LImiter la renaissance de l’islamisme militant à la seule dynastie saoudienne est une erreur fondamentale…Il suffit d’ouvrir les yeux sur le pays musulman le plus peuplé du monde,l’Indonésie et sur son voisin . malaisien… l’explication pétrole et gaz,tellement pratique ,permet de ne pas réfléchir à l’essentiel…


        • kilsan Aïtous Le 12 août 2017 à 09h14
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          L’ultralibéralisme et l’islamisme sont totalement compatibles.

          C’est la même mentalité de fond, l’esprit de puissance, de pillage, d’hégémonie, de chosification des hommes (surtout des femmes) et du monde au profit d’une caste.


          • J Le 12 août 2017 à 09h47
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            Heu, l’islamisme et même l’islam (si tant est qu’il y ait lieu de les distinguer pour ce genre de sujet) proscrivent par exemple le prêt à intérêt ! Dans la pratique, le prêt à intérêt étant indispensable pour faire circuler l’argent, on contourne l’interdiction avec toutes sortes de bricolages, mais c’est quand même moins efficient. C’est une des explications de la faiblesse économique du monde musulman avant le pétrole.


        • kilsan Aïtous Le 12 août 2017 à 09h24
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          L’islamisme ne fait pas peur à la caste, elle doit même trouver cette idéologie tout à fait intéressante pour mater les peuples.

          Un bonne madrassa voilà l’éducation rêvée pour nous par la caste.


          • J Le 12 août 2017 à 09h52
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            Une madrassa, c’est notamment un endroit où les enfants les plus prometteurs intellectuellement apprennent par cœur un texte dans une langue qu’ils ne comprennent pas, coups de règle à l’appui s’ils se trompent dans la récitation. Même d’un point de vue ultra-libéral aussi égoïste et borné qu’on peut l’imaginer, le genre d’élites que ça peut donner (et que ça donne bien souvent) n’est pas génial.


        • Toff de Aix Le 12 août 2017 à 11h29
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          Mon cher Christian, sans vouloir vous offenser, mais plutôt pour tenter un début de réponse… Le sujet aujourd’hui c’est les guerres qui déchirent ce continent depuis que l’homme occidental y a mis le feu.

          Je n’ignore pas que de tous temps, l’islam a été traversé de courants antagonistes, dont nous assistons ici au parachèvement : sunnisme vs chiisme. J’ai voyagé dans quelques coins du MO notamment en Égypte, suffisamment longtemps pour m’en rendre compte : ces deux là, et beaucoup d’autres en fait, ne veulent pas s’entendre (ni même s’accorder le droit d’exister).
          Mais il faut reconnaître qu’avant l’ere du pétrole et du gaz, nous les laissions s’entretuer entre eux… Alors qu’aujourd’hui, nous les y aidons de toutes les manières possibles. Les progressistes existent en terre d’islam, je vous le garantis ! Je suis convaincu que cette culture millénaire aurait beaucoup à nous apporter, si nous nous donnions la peine. Alors pourquoi donnons nous tous les moyens aux fous de dieu plutôt qu’aux autres ? ?
          Notre responsabilité est écrasante dans la situation actuelle, et j’insiste sur ce dernier mot: c’est aujourd’hui que nous pouvons agir, et pas en nous basant sur une lecture unilatérale focalisée sur un seul aspect. Bien à vous…


        • kilsan Aïtous Le 13 août 2017 à 08h01
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          On est bien d’accord J, médiocrité et prédation pour les 2 idéologies.

          Clientélisme mafieux et féodalité, pourrait-on ajouter. Ce sont des idéologies qui ont besoin de larbins, qui poussent au bricolage et à l’hypocrisie, et n’aiment pas les gens qui réfléchissent en dehors de leurs clous.

          Ce sont des idéologies d’empire, faites pour et par les puissants pour garder et acquérir toujours plus de privilèges et d’autorité de façon qui apparaisse “légale”.


          • kilsan Aïtous Le 13 août 2017 à 08h20
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            Je me suis trompé de place pour ce post, je répondais à J au dessus.

            J’ajoute qu’on n’analyse pas assez l’influence de l’islam et du monde arabe dans l’histoire de l’Europe notamment à la Renaissance. Cette civilisation avec son prophète marchand et guerrier est bien une étape vers l’ultralibéralisme d’aujourd’hui.


            • J Le 13 août 2017 à 09h05
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              Effectivement, et ce “prophète marchand” me fait penser à ce passage (autobiographique ?) des Versets sataniques de Salman Rushdie : “Et Gibreel l’Archange précisa les conditions dans lesquelles on devait enterrer un homme, et comment on devait diviser ses biens, à tel point que Salman le Persan commença à se demander de quel genre de Dieu il s’agissait, pour ressembler tellement à un homme d’affaires. C’est alors qu’il eut l’idée qui détruisit sa foi, car il se souvint que, bien sûr, Mahound lui-même avait été homme d’affaires, et sacrément bon en plus…” (pour un résumé http://bouquinsblog.blog4ever.com/les-versets-sataniques-salman-rushdie).

              Mais je maintiens que le refus du prêt à intérêts par l’Islam pur et dur est un sacré handicap. Bien sûr, quand on cherche des alliés de circonstance, on ne les prévient pas des incompatibilités futures quand on n’aura plus besoin d’eux…


            • Kilsan Aïtous Le 14 août 2017 à 10h55
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              Vous avez convenu vous-même que l’islam avait bricolé une procédure de prêt à intérêt sous une autre forme et sous un autre nom.

              Ça n’a pas encore les débordements sans limite de l’ultralibéralisme d’aujourd’hui, et moins que celui de demain… mais le fond, le principe y est bien le même.


  8. martin Le 11 août 2017 à 10h01
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    On peut légitimement avoir de l’estime pour Chris Hedges qui est un analyste impitoyable des tares de la société étasunienne, mais l’idée d’une Amérique maladroite commettant des bourdes internationales (oups!) ne tient pas.

    En 1947, James Burnham, le maître néomachiavélien de Kissinger et Brzejinsky, publie The struggle for the World, traduit la même année en français sous le titre Pour La Domination Mondiale.

    A la lumière de cette pensée, les prétendues bourdes américaines apparaissent comme une entreprise systématique de destructuration des sociétés susceptibles d’acquérir un statut de “contenders”. Le mot qui convient n’est pas “erreur” mais “zonage” systématique (Badiou).


    • clauzip12 Le 11 août 2017 à 23h57
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      Je suis convaincu que la politique des USA est sous la coupe de l’empire militaro industriel auquel s’est ajouté plus récemment le système financier.
      Cette perversion est apparue après la guerre 40/45
      Cette association s’est construite avec l’effort de guerre et les plans qui ont suivi pour…aider les européens…contre les soviétiques!
      Ces prêts ont du être remboursés…(sauf celui de l’Allemegne) et ont donné des retour d’investissement énormes.
      Eisenhower à la fin de son mandat affirmait tout haut que le danger pour les USA,plus que tout autre, était l’empire militaro-industriel.
      Démocratie,humanité…ne représentent aucune valeur pour les 1%,vraisemblablement les 0,01% qui détruisent la surface de la terre pour leur seul profit.
      Obama à reçu plus que tout autre président pour ses élections des cadeaux des banques et milieux industriels…
      Il a été prix Nobel de la Paix des le début de son mandat,sans preuve.
      Il a été plus que Busch fils le promoteur des assassinats par drone et a autorisé toutes ces actions dans l’ombre.
      Obama,Trump:pantins assassins!


    • Subotai Le 12 août 2017 à 17h45
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      Si l’intelligence est la chose la mieux partagée (si, si) la bêtise l’est aussi. Et chose qu’apparemment on ignore, c’est qu’on retrouve les deux dans tout être humain, en même temps. 🙂
      Un raisonnement peut être parfaitement juste et rationnel pour ses intérêts et foirer totalement l’affaire, puisqu’il l’est seulement dans les limites de la connaissance du sujet. Une petite info ignorée ou surestimée et c’est le château de carte qui s’effondre.
      Donc les deux, mon Général : machiavélique ET naïf.
      C’est pour ça que la manipulation des USA par le Moyen-Orient (tout le …) est aussi un fait… 🙂
      Et c’est pour ça que je les donne perdant – Attrition…


  9. BA Le 11 août 2017 à 10h42
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    La boîte de Pandore de la guerre, ce sont AUSSI les pays occidentaux qui l’ont ouverte.

    Depuis 1972 et la publication du livre “Halte à la croissance ?”, le rapport Meadows nous avait prévenus : on va dans le mur.

    Depuis 1972, nous n’avons pas changé nos modes de vie.

    45 ans plus tard, le mur est devant nous, de plus en plus proche :
    – le réchauffement climatique est de pire en pire,
    – de plus en plus de pays vont devenir inhabitables,
    – le XXIe siècle sera le siècle des très grandes migrations,
    – ces très grandes migrations auront pour conséquence des guerres.

    Dernière nouvelle en date :

    Jeudi 10 août 2017 :

    2016, année noire pour le climat et réchauffement à un niveau record.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/08/10/01008-20170810ARTFIG00272-2016-annee-noire-pour-le-climat-et-rechauffement-a-un-niveau-record.php

    A lire, et à relire :

    http://www.les-crises.fr/clive-hamilton-requiem-pour-lespece-humaine/


  10. J Le 11 août 2017 à 15h35
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    Je finis par trouver terrifiante cette diabolisation des USA (que je n’angélise pas pour autant). Non seulement on ne leur reconnait aucune bonne intention mais on ne leur reconnait même pas les boulettes et inconséquences, seulement la malignité. Le Plan Marshall visait à éviter le communisme à l’Europe de l’Ouest, et alors ? On aurait préféré Staline ?

    Si on veut bien considérer ce qui se passait avant et à côté (donc le monde communiste qui leur échappait) leur domination de quelques décennies n’a pas un si mauvais bilan que ça, en termes de nombre de morts par guerre (faut-il connaitre un minimum, par exemple, l’histoire de l’Amérique Latine avant qu’ils s’en mêlent…), de niveau de vie, de progrès en tous genres. Les principaux problèmes sont des questions de surchauffe y compris au sens propre (mais aussi démographie galopante).


    • Sébastien Le 11 août 2017 à 22h11
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      Ah tiens, c’est la diabolisation des Etats-unis qui vous effraie. Pourquoi pas….
      Tof de Aix en a oublié de gros morceaux pourtant… génocides des Indiens, pollution de la planète, uniformisation et abaissement culturel sans précédent dans l’histoire de l’humanité, risques de destruction totale nucléaire. Je ne sais pas s’il y a besoin de charger le tanker, parce que là….


      • J Le 12 août 2017 à 05h08
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        Oui, la diabolisation m’effraye, toute diabolisation m’effraie quand elle arrive à ne voir que des intentions perverses, même pas d’erreurs, d’inconséquences, d’enchainements inévitables. Si graves que soient les problèmes, c’est la pire réponse.

        La gouvernance US a eu pendant des décennies une concurrence au même niveau, dont on a vu le bilan (et que je ne diabolise pas non plus pour autant !) et qui a implosé. Après, on a estimé, pas seulement aux USA, qu’il fallait faire tout le contraire de ce qui avait manifestement tourné au cauchemar (pas de chance, on crève de froid comme de chaleur).

        Après, peut-être qu’au final ce sera encore pire (j’ai peur qu’on aille vers des milliards de morts quand cette gouvernance US implosera à son tour, et je ne m’attends pas à y échapper si je suis encore là) mais diaboliser n’arrange rien.


        • Toff de Aix Le 12 août 2017 à 11h37
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          Moi ce qui me gêne, pour le coup c’est le bilan indéfendable de cette hégémonie. Vous ramenez la question aux communistes mais je vous rappelle que ça fait plus de 20 ans qu’ils ont disparu… Entre les deux nous avons eu De gaulle qui, bien que je ne partage pas nombre de ses orientations et choix de l’époque, aura eu au moins le mérite de tracer la voie d’une certaine indépendance et souveraineté. Souveraineté jetée allègrement aux orties par ses successeurs, ce qui risque bien sûr de nous mener au bord de l’abîme.

          J’aurais préféré le stalinisme au libéralisme effréné ? La belle affaire ! N’y aurait-il pas une voie médiane, ou bien vous sortez vous de toute critique un tant soit peu constructive par une pirouette ?

          Enfin, sérieusement, à part l’aspect culturel (et ici le soft power aura bien joué son rôle), que trouvez vous de bien dans cette façon prédatrice et totalement amorale de gouvernance mondiale ? Trouvez vous cela normal ? Nous faisons partie de l’otan je vous le rappelle, et ces imbéciles poussent au conflit en votant une véritable déclaration de guerre économique contre les russes au congrès… Je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus. Je ne diabolise en rien, ce sont des faits, et ils sont très très têtus.


          • J Le 12 août 2017 à 13h04
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            Désolé, je fais des comparaisons, avec avant, avec à côté, avec d’autres dominations historiques (chrétienne, islamique…), je vois plus de pire que de meilleur. Même si ça prend actuellement de mauvaises directions.

            Et je préfère m’attaquer aux idéologie et à leur mise en application (en n’oubliant pas que l’idéologie opposée à idéologie mauvaise peut être aussi mauvaise) que de chercher à toute force à tout mettre sur le dos du puissant du moment et de sa malignité vraie ou supposée. Ca n’arrange rien, on n’en finit pas de le constater. Les USA sont en gros le flic du monde. Je veux bien qu’on trouve ce flic trop cher payé, trop brutal, trop bête, trop vicieux, trop pourri, trop tout ce qu’on voudra, je ne suis pas convaincu qu’on s’en passe ou qu’on le remplace si facilement que ça.


            • Subotai Le 12 août 2017 à 17h51
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              En retard d’une guerre.
              Les USA ne sont les flics de rien du tout, et encore moins aujourd’hui.
              Ce qu’ils ont été c’est une Mafia, un Cartel (genre Medelin). Aujourd’hui en perte de puissance.
              Le monde n’a pas besoin d’un Gendarme.
              Ça c’est ce que la Mafia vous vend quand elle vous propose/impose sa “Protection”.


            • J Le 12 août 2017 à 18h14
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              Désolé, les interventions armées des USA sont le plus souvent sollicitées d’un côté ou de l’autre (ex-Yougoslavie, Koweït, Libye, etc.). Ca ne les justifie pas forcément, je pense même qu’il leur arrive de se tromper complètement de camp (Syrie), mais ça suffit à réfuter l’idée puérile autant que manichéenne qu’ils interviennent toujours de leur propre chef pour semer sciemment la merde alors que tout allait bien sans eux.

              Et prétendre que tout irait mieux sans eux (comme d’ailleurs prétendre que tout allait mieux avant eux, y compris par exemple en Amérique Latine…) c’est simpliste.


            • Toff de Aix Le 13 août 2017 à 11h13
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              Les interventions armées décidées unilatéralement par les states soi disant pour “préserver ou rétablir la démocratie”, c’est du pipeau. Il y a un organisme international pour ça, il est censé fonctionner démocratiquement, vous vous souvenez de son nom ? Oui, l’ONU, le machin qui dérange tellement les states qu’ils ne s’embetent même plus de lui demander son avis et passent outre.

              La fiole de Colin powell, un bel exemple de mensonge à l’époque : ils ne sont pas les”gendarmes du monde”, l’emploi même de cette expression forgée par brezinsky (vous savez qui c’est ? Renseignez-vous) pour asseoir l’hégémonie culturelle dans les cerveaux occidentaux, prouve que vous ne réfléchissez pas avec les faits et les donnés disponibles, mais à l’émotionnel.

              Et c’est bien le but poursuivi quand on voit les reportages mensongers sur les supposés “combattants de la liberté”, que ça soit en Syrie ou ailleurs.
              Des mises en scène destinées à obliterer la capacité de réflexion et à justifier les “bombardements humanitaires”.
              La réalité c’est que ceux qui se font passer pour des gendarmes ne sont que des voyous, qui agissent en dehors de tout cadre légal, et jettent la notion de droit international aux orties.

              Contrairement à Poutine et aux russes, qui agissent systématiquement dans le cadre de ce même droit international, quoi qu’en dise la propagande otaniste, et même, désolé de vous le dire si crûment, si ça remet en cause vos croyances.


  11. SPARTACUS18 Le 11 août 2017 à 16h48
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    Le plus grand malheur des pays du moyen orient c’est les hydrocarbures ,cela même qui aurait du être leur bonheur, la voracité des occidentaux en particulier des USA en à décidé autrement. Ces pays s’ aurait aujourd’hui un paradis sur terre si cela s’était passé autrement. C’est de grandes civilisions ou tous à était découvert quel malheur pour leurs peuples courage!


    • J Le 11 août 2017 à 17h49
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      Là encore, il faut voir d’un peu plus près l’histoire de ces régions avant le pétrole.


  12. TuYolPol Le 12 août 2017 à 11h00
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    Je soupçonne que Chris Hedges se taille une plume politique, en disant beaucoup moins que ce qu’il pense, car il n’est pas naïf. On a vite fait de se suicider médiatiquement en révélant au public ce qu’il ne veut pas entendre, peut-être que C.H. préfère rester proche du peloton tout en étant “on the edge” ?


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