Suite de notre série sur le Venezuela, avec différents articles visant à compléter la vision diffusée par les médias.

Rappelons que nous ne soutenons aucun camp là-bas, militons pour que le peuple vénézuelien choisisse librement et démocratiquement son avenir, et condamnons toutes les atteintes aux Droits de l’Homme des deux camps…

Toujours dans notre réflexion autour des propagandes en cours autour du Venezuela, ici, un article au ton provocateur…

Source : Venezuela info, Luis Hernandez Navarro, d’après la Jornada, Mexique 25/07/2017

Orlando Figuera (21 ans) poignardé et brûlé vivant le 20 mai 2017, dans le quartier riche de Altamira, Caracas

Le jeudi 18 mai, Carlos Eduardo Ramirez est sorti chercher un emploi. Vers 15 heures, il marchait dans une des rues près de la station de métro Altamira à Caracas, lorsqu’un groupe d’environ vingt opposants au gouvernement , masqués, l’ont pris à partie. Aussitôt, ils ont commencé à le frapper à coup de bâtons et de pierres. L’un avait une arme à feu. Ils criaient : « Tue-le, tue-le, tue-le! Ce chaviste doit mourir! »

Carlos Ramirez a crié : Je ne suis pas chaviste, je ne suis pas chaviste! Pourquoi voulez-vous me tuer? Laisse-moi vivre, je veux voir ma fille! Les hommes masqués l’ont arrosé d’essence et lui ont mis le feu. Il a commencé à sauter, à courir, à crier et il s’est jeté à terre pour étouffer les flammes. La police municipale de Chacao (municipalité dirigée par l’opposition) n’a rien fait pour l’empêcher. Seuls les pompiers lui ont porté secours.

Carlos a été la première personne que les opposants pacifiques vénézuéliens ont brûlée parce qu’il était chaviste. Heureusement, il a survécu pour raconter l’histoire. Par contre, Orlando José Figuera, 21 ans, ne peut pas dire la même chose. Le 20 mai, à Altamira, il a été sauvagement battu, poignardé et brûlé par les apprentis tropicaux de l’Etat Islamique parce qu’il était voleur et partisan de Maduro. Il n’a pas survécu.

Depuis lors, les ennemis de la révolution bolivarienne n’ont cessé de brûler des êtres humains dont le seul délit est d’être chavistes. Les fanatiques ont mis le feu à 19 personnes, la plupart noires, pauvres ou fonctionnaires du gouvernement.

Mais leur vocation de pyromanes ne s’arrête pas là. Ils ont brûlé des aliments (plus de 50 tonnes dans l’état d’Anzoátegui), où, selon Marco Teruggi, il ont accompagné leur geste de trois graffiti -maudits chavistes, en finir avec la faim, vive Leopoldo) ; des urnes funéraires du cimetière Guaicaipuro ; des drapeaux cubains ; la statue de Hugo Chávez ; le Bureau exécutif de la Magistrature (DEM) de la Cour Suprême du Venezuela à Chacao ; le siège du ministère du Logement ; l’Institut National de l’Alimentation ; des postes de police et une longue liste de bâtiments publics.

La pédagogie du feu de l’opposition fait partie de son pari insurrectionnel. Sa conversion en version sud-américaine du Ku Klux Klan (ce n’est pas un hasard si beaucoup de ses victimes sont d’origine afrodescendante) fait partie de son incapacité à rallier une base sociale dans les secteurs les plus pauvres. Comme la guerre économique, le blocage des rues et des avenues dans les quartiers de la classe moyenne, le déploiement de formes de lutte de guérilla urbaine et la campagne médiatiques n’ont pas réussi à provoquer ni la fracture de l’armée ni la désertion populaire de la cause chaviste, l’opposition a maintenant recours à la terreur. Ce qu’elle recherche, c’est que la peur paralyse ceux qui s’opposent à eux. Leur intention est d’user la résistance populaire.

Rien de nouveau. La droite latino-américaine a une longue tradition terroriste. Aucun peuple sur le continent n’y a échappé. Cependant, l’opposition vénézuélienne a innové et l’a dépassé largement. Ses conseillers ont beaucoup appris de l’État Islamique. Faire que les flammes dévorent les êtres humains est l’une des cartes qu’ils ont mises sur la table pour provoquer la panique. Pourtant, brûler les gens vivants relève d’une bestialité que de nombreux médias et groupes de défense des droits de l’homme ont décidé d’ignorer et de taire.

Bien que les groupes d’opposition font souvent usage de violence contre les pauvres, la presse internationale les décrit comme pacifiques, comme défenseurs de la liberté, «cool» et même « sexy ». Et bien que les commandos qui exécutent la violence dans la rue soient composés de paramilitaires colombiens, de criminels de droit commun payés, de gangs criminels et de groupes de choc entraînés à la guerre irrégulière, ils sont présentés comme de jeunes idéalistes qui luttent contre la dictature castro-communiste pendant la journée et vont s’éclater la nuit ; des jeunes qui allient masques à gaz sur les barricades avec tenues de dernière mode et boissons exotiques quand le soleil se couche.

Cette campagne de désinformation sur ce qui se passe au Venezuela a atteint des niveaux grotesques. Pendant des mois, Lilian Tintori a dit que son mari, le « prisonnier politique » Leopoldo López, était torturé en prison On a même dit qu’il était mort. De nombreux médias ont repris cette version sans la vérifier. Cependant, lorsque le 8 juillet Lopez est passé de la prison à son domicile dans un quartier huppé de Caracas, il ressemblait davantage à un prof de salle de sport qu’à un détenu torturé. (NDLR : L. Lopez a été jugé et emprisonné pour l’organisation de violences avec son mouvement d’extrême droite qui firent 43 morts en 2014).

A ce jour, la tentative de coup d’état de l’opposition vénézuélienne a fait 105 morts. Parmi eux, 29 ont été victimes des manifestants eux-mêmes. Par exemple, quatre ont été tués quand ils ont mis feu aux explosifs destinés à d’autres. Quatorze personnes sont mortes lors de pillages et dans l’incendie d’un magasin causé par les assaillants. Quatorze autres décès sont le fait d’agents de l’Etat, lesquels ont été mis en examen . Les 44 restants sont en cours d’investigation.

À court terme, l’opposition vénézuélienne est décidée à faire échouer le vote pour nommer l’Assemblée Nationale Constituante le 30 Juillet. Mais au-delà de ce but, elle vise à former un gouvernement parallèle, qui, même s’il est anecdotique (et dans l’incapacité d’exercer un pouvoir réel), puisse recevoir le soutien des États-Unis, et ouvrir la porte à une intervention étrangère. Les apprentis tropicaux de l’Etat Islamique, ne reculent devant rien, ils vont même jusqu’à brûler les vénézuéliens noirs et pauvres, à qui ils ne pardonnent pas l’audace d’être devenus maîtres de leur propre destin.

Traduction : Gloria Verges

Source : Venezuela info, Luis Hernandez Navarro, 25/07/2017

Source originale : Luis Hernandez Navarro, la Jornada (Mexique) / 25/07/2017

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Pour illustrer

Elections au Venezuela : “Maduro joue très gros”

Source : Le Nouvel Obs, Justine Benoit, 30-07-2017

Sans solution à la crise, le pays prend doucement le chemin de la guerre civile. (FEDERICO PARRA / AFP)

En pleine crise, les Vénézuéliens sont appelés aux urnes, dimanche, pour élire leur Assemblée constituante. Franck Gaudichaud, spécialiste de l’Amérique Latine, analyse les enjeux de cette élection.

Après plusieurs jours de manifestations réprimées, de violences de rue et de morts, le Venezuela est asphyxié. Le pays manque de tout : nourriture, produits de première nécessité, médicaments. C’est dans ce contexte explosif que sont organisées, dimanche 30 juillet, les élections de l’Assemblée constituante. Souhaitées par le président Nicolas Maduro, elles sont vues par l’opposition comme un moyen pour lui de contourner le Parlement élu et d’éviter la présidentielle de fin 2018. L’enjeu pour Maduro est donc de taille : retrouver une légitimité pour rester en place jusqu’à la fin de son mandat. Analyse de Franck Gaudichaud, maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, spécialiste de l’Amérique Latine.

Quel est le défi du président Maduro avec cette élection ?

C’est un pari risqué pour Nicolas Maduro. S’il ne trouve pas le moyen de revenir à une forme d’espace politique négocié, partagé avec l’opposition, le pays peut basculer à tout moment dans une guerre civile. Il doit donc reprendre la main sur le processus politique et faire de nouveau la démonstration de sa légitimité. Et ce n’est vraiment pas gagné. Si on regarde les sondages, très polémiques au Venezuela néanmoins, sur environ 19 millions d’inscrits, Maduro doit recueillir au moins 11 millions des voix. En dessous, ce sera une défaite. S’il n’arrive pas à rallier la population au-delà de son espace politique initial, l’Assemblée constituante ne sera plus vraiment nationale mais “maduriste”. Pour relever ce défi, il doit convoquer les bases historiques du chavisme, qui se trouvent dans les milieux populaires. Or, ce sont eux les plus mécontents.

Et au sein même de son parti politique, les dissensions sont nombreuses. Ceux qui font partie du chavisme critique sont également contre cette Assemblée. C’est le cas de la procureure générale (équivalent de la ministre de la Justice), Luisa Ortega. Ajoutez à cela ses opposants directs, qui boycottent l’élection et amoindrissent ainsi la légitimité du résultat électoral. Maduro doit donc convaincre ses opposants directs et les membres de sa formation politique. Malgré toutes les critiques qu’on peut faire à l’encontre de l’Assemblée constituante, il faut pourtant reconnaître au gouvernement ce pari de tenter une régulation non violente du conflit.

Suite à lire : Le Nouvel Obs, Justine Benoit, 30-07-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici, ; nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

47 réponses à Sous les tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique, par Luis Hernandez Navarro, la Jornada

Commentaires recommandés

Toff de Aix Le 11 août 2017 à 08h38

“de nombreux médias ont repris cette version sans la vérifier”.

Le coeur du problème est là : en l’absence de tout travail journalistique sérieux et honnête, les coups d’état, les manipulations, les coups tordus visant à des changements de régime “démocratiques” (coucou la CIA, coucou le NED, oui oui c’est de vous dont je parle !) fonctionneront toujours sans grande mobilisation populaire contre.

Le but c’est bien de manipuler l’opinion publique internationale, et à ce jeu certains sont passés maîtres : en s’appuyant sur une industrie de presse dévoyée, possédée par l’oligarchie, employant non plus de vrais journalistes mais des petits soldats tous formés à la même école idéologique (la sacro-sainte école de journalisme), on arrive à faire passer d’authentiques fascistes pour des “combattants de la liberté” et des révolutionnaires.

Isis en Syrie, svoboda en Ukraine, ceux-là au Venezuela, la liste est tellement fournie… Et les faits sont si têtus (Odessa, Odessa !)

Je ne sais pas ce qui me fait le plus de peine : le sentiment de savoir appréhender correctement certaines choses, grâce aux médias de reinformation tels que les crises(mais pas que) mais aussi grâce à de sains réflexes d’auto défense intellectuelle…Sans jamais être sûr d’avoir la vérité ultime.

Ou de voir même certains de mes amis, des gens éduqués, instruits, authentiques démocrates,penser que “bashar est un boucher, et maduro un dictateur” et ne jamais en démordre, même quand la preuve est là, sous leurs yeux..

Et.je ne parle même pas des chiens de garde médiatiques (quatremer, decodex et consorts, on les connaît hélas très bien ici-même).

Lassitude…

  1. olivier Le 11 août 2017 à 01h59
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    Sans vouloir remettre en cause la question d’une extreme droite raciste, l’illustration de la comparaison du symbole KKK avec les boucliers me parait bancale. Elle n’est pas celle de l’article d’origine mais elle est reprise d’un lien sources sur la comptabilité des morts.

    Les symboles me semble catholique (ce que n’est pas le kkk qui est anticatholique), c’est concordant avec la religion majoritaire du pays. A moins de démonter que ce sont des symboles (Obèle) utlisés comme des marque de groupuscules racistes (ce qui est possible, bien condamnable, mais pas fait ici), cela porte atteinte au sens. Traduttore, traditore.

    Je ne m’étendrais pas sur le raccourci (idiot ?) entre ISIS / incendier / KKK / Catholique (Les puputov étais utilisé par DAESH aussi ?) C’est cohérent avec l’origine les sources. L’arme incendiaire qu’est le coktail molotov porte fièrement son origine et dans une guerre asymetrique c’est un atout. Sinon pas inintéressant, on peut dire qu’ils ont conservé un sens de l’opposition politique.


    • DocteurGroDois Le 11 août 2017 à 11h06
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      @Olivier

      Vous avez raison, l’image est un mauvais rajout du traducteur provenant d’un autre site, et sans lien avec l’article originel qui n’a aucune illustration.

      Je pense qu’il a voulu illustrer le propos de l’auteur, mais ce faisant il a donné un caractère littéral à une métaphore filée du texte originel (sur le thème mêmes moyens et même barbarie, pas anti-chavistes égal littéralement KKK/ISIS).

      L’Amérique du Sud a un contexte politique particulier, et vouloir à tout prix lui calquer la notion Européenne d’extrême droite mène a des erreurs de jugement. Comme qualifier Leopoldo Lopez comme étant d’extrême droite, alors que c’est un néolibéral conservateur à poil dur genre Fillon, pas un skinhead du Maidan…


      • Les-crises Le 11 août 2017 à 11h15
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        L’illustration est tirée d’un article cité par l’article de la Jornada, mais je le retire pour ne pas s’égare dans des points annexes…


        • DocteurGroDois Le 11 août 2017 à 12h13
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          Au temps pour moi, l’article est effectivement en lien a la toute fin du papier.


    • olivier Le 12 août 2017 à 02h47
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      Pour les curieux (dont je fait partie).

      https://red58.org/los-fuegos-de-la-inquisici%C3%B3n-fascista-ded38c54069c

      Un feux d’artifice : inquisition, bucher, eglise, naz*, Boko, Isis, KKK, HH, argentine, odessa … Je crois qu’il manque les feux de la Saint Jean, les solstices paÏen et Neron. Attention aux étincelles.

      Red58 est le site faisant partie des sources du « journaliste » de la Jornada (gauche – extreme gauche). Il y a carrement pioché son angle et son titre (voir lien de l’article original) comme un « journaliste ».

      « De nombreux médias ont repris cette version sans la vérifier. »
      Et qu’a-t-il vérifié ? est-il militant ? A chacun de se faire une idée.
      L’information sur le Venezuela, c’est aussi ça.


      • Catalina Le 12 août 2017 à 05h08
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        Olivier, source ou pas source, parti pris ou pas : ON NE BRULE PAS LES GENS VIVANTS ! et cela, source ou pas, parti pris ou pas c’est REEL, des gens ont été Brûles vivants, au moins une vingtaine.
        curiosité ? personnellement, ce serait plutôt horreur devant une telle monstruosité……
        Remettre en question la source ne fait pas disparaître ces meurtres et c’est une sorte de manipulation pas très très honnête.


      • olivier Le 12 août 2017 à 12h14
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        – 20 de julio de 2017 valencia «  intentaron quemarlos. » pas de mort.
        – 20 de julio de 2017 – Murió al estallarle un mortero : Explosion.
        – 28 de julio – recibió un tiro en la cabeza. Mort par balle.
        – 20 de mayo de 2017 Fue asesinado según testigos. On n’en saura pas plus.
        – …
        “Remettre en question la source ne fait pas disparaître ces meurtres ». Oups. Qui manipule qui ?

        Oui, il y a eu des brulés et des morts, c’est mal. Tuer est mal !
        Faits : On assiste a un durcissement du conflit au venezuela, est un des pays les plus violent de la planète, Une personne lynché a mort tout les 3 jours. 28 479 morts en 2016. 100 fois (!) plus que chez nous. Nous parlons d’une société irriguée par la violence à un point inimaginable. Faits : A l’heure d’internet, on parle ici d’engin explosif, de mortier (courant chez nous), de cocktail MOLOTOV, d’arme à feu… Fait : oui, certains ne sont donc pas pacifistes.

        Ce feu-catho-nazi est aussi une histoire, une ‘narrative’ pour diaboliser et faire pleurer dans les chaumières. Propagande, comme celle utilisé pour les ‘révolutions arabes’ (tunisie) qui ont commencées par la médiatisation d’un brulé. Le feu est une arme qui remue les tripes et stérilise toute réflexion, dans un sens ou l’autre.

        L’internationale raciste des catho-nazi financé par Washington qui veut dominer le monde en brulant tout avec des méthodes piquée dans des grimoires vieux de 1000 ans… j’essaye, mais comment dire…


        • Madudu Le 12 août 2017 à 13h47
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          “L’internationale raciste des catho-nazi financé par Washington qui veut dominer le monde en brulant tout avec des méthodes piquée dans des grimoires vieux de 1000 ans… j’essaye, mais comment dire…”

          Vous êtes le seul à parler de ça, comment se fait-il que vous sous-entendiez à tout bout de champ qu’il s’agit de notre propos ou de celui de l’article ? C’est le votre et il est stupide, alors gardez-le pour vous ^^

          Et puis décidément vous tenez à y impliquer le catholicisme, il n’a pourtant rien à faire ici. Vous voudriez en faire une guerre de religion peut-être ? ^^


          • olivier Le 12 août 2017 à 20h37
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            Il « est stupide » d’ « impliquer le catholicisme, il n’a pourtant rien à faire ici. »  
            Nous sommes complètement d’accord ^^


  2. Catalina Le 11 août 2017 à 06h08
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    Olivier, l’illustration est bien celle de l’article original :

    http://www.jornada.unam.mx/2017/07/25/opinion/015a2pol
    https://red58.org/cr%C3%ADmenes-de-odio-derecha-venezolana-quema-viva-a-personas-en-sus-protestas-923cfc58012c
    Un symbole catholique avec un ” 6″ au milieu ?
    “L’arme incendiaire qu’est le coktail molotov porte fièrement son origine et dans une guerre asymetrique c’est un atout”, quelle guerre asymétrique ? ce sont les manifestants qui agressent, il n’y a pas de guerre mais agression par “les gentils manifestants pacifiques-qui-brûlent-des-gens”.Comme ailleurs, nos médias subventionnés prennent le parti des assassins barbares.


    • olivier Le 11 août 2017 à 07h36
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      l’article ne reprend aucune illustration, vous me confirmez. Relisez-moi.
      La goutte de sang est un symbole du KKK (votre 6) et lui n’est pas catholique.
      Je ne porte aucun jugement, je souligne que dans un conflit asymétrique (les forces en présence) les objet incendiaires sont des outils facile a préparer, peu cher et efficace. C’est bien l’origine du cocktail.
      Que l’extreme gauche utilise a foison, mais qui devient un objet barabe et religieux des que la droite l’utilise ? Ca me semble être un biais de l’auteur. Je ne supporte presonne ici.


      • Alfred Le 11 août 2017 à 08h12
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        Je suis souvent d’accord avec vous mais là votre argument est aussi tendencieux que la mention du kkk dans l’article. Utiliser des cocktails molotovs contre des bâtiments ou des véhicules vides ce n’est pas la même chose que d’utiliser ces mêmes armes contre des bâtiments ou véhicules avec des gens dedans. Ce qui n’est pas la même chose que de faire ça en les empêchant de sortir…
        On vous parle de victimes directement aspergees d’essence (crime barbare) et vous nous parlez de cocktail Molotov – arme insurrectionellle? Désolé pour moi ça passe pas pareil.


      • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 08h52
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        Vous allez aussi nous expliquer l’origine “asymétrique” des armes (pistolets, fusils, fusils à pompe) brandies par certains de ces combattants de la liberté contre des policiers désarmés, eux, par la constitution et par le dictateur maduro ? Ou leur utilisation “démocratique” des barricades, des battes de base Ball et des jerrycan d’essence sur les noirs, ces suppôts du chavisme ?

        Tant qu’on y est, expliquez nous également l’apport stratégique du fil de fer dressé à hauteur d’homme sur les routes, et destiné à décapiter proprement (mais peut-être aussi asymétriquement) un motard au hasard (sans doute un chaviste).

        On attend vous réflexions avisées sur ces authentiques guérilleros révolutionnaires défenseurs de la démocratie.


      • olivier Le 11 août 2017 à 10h41
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        On reprend :
        @ Alfred
        Je ne parle pas de morale dans l’usage, je critique le raccourcis qui consiste a parler d’ISIS dans un contexte qui n’a rien à voir en sous entendant que l’opposition a pris des cours de briquet chez eux. Le coktail molotov est une arme barbare qu’ils utilisent. C’est lancé a la main et cela retombe sur les gens en face. C’est efficace. Bruler les gens est barbare et efficace. Ici ou ailleurs c’est une arme de guerre. Ce n’est pas propre à personne et c’est souvent utilisé dans un contexte de guérilla, c’est le cas ici. fin du constat. Si vous voyez une différence en fonction de qui lance, c’est votre droit.

        @ Toff de Aix
        Respirez un bon coup, ca va passer. Relisez moi : “je ne supporte personne ici. » comme indiqué en préambule de l’article. Ce n’est pas votre cas mais ne m’accusez pas de prendre partis, vous aurez tord. « el despliegue de formas de lucha de guerrilla urbana ». Assymetrie ne veut pas dire gentils contre mechant mais différence de moyens.


        • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 11h27
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          Désolé, mais la figure rhétorique ne prend pas (j’ai également lu mon Schopenhauer ;)). Mettre l’accent sur un seul fait (les cocktails molotovs en l’occurrence) pour occulter tout le reste, c’est malhonnête intellectuellement. Je ne prétends pas non plus qu’il y ait “un camp des gentils et un camp des méchants”, mais plutôt qu’il y a des manipulations plus d’un côté que de l’autre.. Ce que vous refusez d’admettre, en ne mettant l’accent que sur un détail qui me paraît totalement accessoire. Mais ceci dit, je peux me tromper (j’attends néanmoins toujours votre réponse sur mes interrogations dans le précédent commentaire).


          • olivier Le 11 août 2017 à 17h30
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            Vous avez de sacré œillères. Qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? Mon propos ne relevais que 2 choses, la premiere a été retriée, la seconde est dans le titre et ne vous gene pas. Libre a vous d’en voir d’autres en me faisant un proces d’intention, vous avez l’esprit mal tourné et vous jugez les autres à votre aune, manifestement manipulatrice. Je ne vous dois rien, surtout que je vous ai répondu. relisez.


  3. Catalina Le 11 août 2017 à 06h12
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    suite, de plus, dans l’article source: ” que como demuestran los antecedentes históricos y prácticas contemporáneas como las del ISIS, el genocidio en Ruanda, el paramilitarismo de Colombia o el sicariato en México, no son ni circunstanciales ni aislados.”
    la comparaison s’étend à d’autres situations. Oliver sur ce coup là, votre commentaire tombe à plat, il me semble. Le rapprochement n’est pas idiot du tout.


    • olivier Le 11 août 2017 à 07h51
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      C’est le titre… Souligné ici :
      «  La pedagogía del fuego opositor forma parte de su apuesta insurreccional. Su conversión en la versión sudamericana del Ku Kux Klan »…«  la oposición venezolana la ha innovado y superado con creces. Sus asesores han aprendido de Isis. Hacer que las llamas devoren a seres humanos es una de las cartas que han puesto sobre la mesa para provocar pánico. »
      c’est un accent volontaire de la part de l’auteur. Ce sont vos propos qui, pour le coup, me semblent avoir été trop vite tapé.


      • Madudu Le 11 août 2017 à 09h52
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        Des gosses de riches et leurs sbires qui attaquent à vingt une personne isolée en raison de son apparence (pauvre, noir, donc probablement chaviste), dans l’objectif de dissuader par la terreur, et dans l’impunité, une population nombreuse soumise jusqu’à il n’y a pas si longtemps à leur domination.

        Ça rappelle quand même bien les méthodes et les objectifs du Ku Klux Klan, à une autre époque et au sein d’un peuple différent.


        • olivier Le 11 août 2017 à 11h21
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          Il y a manifestement du racisme c’est presque certain. Mais c’est le fonctionnement d’une foule. Et cela vous rappel ce que l’auteur veut que vous vous rappeliez par rapprochement.

          Vous avez la même chose au Rwanda, en Inde, en France ou en Afrique du sud avec le supplice du pneu… Insuffisant pour étayer.


          • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 11h28
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            Sauf quand ce “fonctionnement d’une foule ” se reproduit plusieurs dizaines de fois à l’identique. .. Desolé, mais votre argument est insuffisamment étayé également.


            • olivier Le 11 août 2017 à 18h49
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              … ? liens ?
              Creusez le suplice du pneu.
              L’un n’empêche pas l’autre.


          • Madudu Le 11 août 2017 à 13h59
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            Toutes les foules, ou plutôt tous les groupes humains, ne sont pas ultra-violents.

            Et la violence d’un groupe n’est pas nécessairement proportionnelle au nombre d’individus qui la composent, c’est heureux pour les chinois ou les indiens ^^

            En l’occurrence ces meurtres et tentatives de meurtre sont légitimés par un corpus d’idées car les cibles ne sont pas choisies au hasard, elles portent une dimension symbolique comme représentant un certain courant populaire.

            Le moyen choisi pour donner la mort n’est pas non plus pris au hasard, même s’il est pris dans un ensemble restreint de moyens à disposition immédiate de ces groupes ultra-violents.

            Le moyen choisi, l’immolation par le feu, est remarquable par la durée et l’intensité de la souffrance infligée à la victime avant que la mort survienne. L’immolation par le feu témoigne d’une volonté manifeste de terrifier, d’une absence de limite dans le sadisme et dans la volonté d’humilier.

            Ce genre de comportement n’est pas le fait d’un groupe normal, il est le fait de groupes pervers extrêmement dangereux. Ceux qui sont capables de ce genre de choses sont partout des minorités infinitésimales qui ne s’expriment que s’ils sont assurés de l’impunité, ils ne sont nulle part représentatif du fonctionnement normal d’un groupe humain.

            Pourquoi vous faire ainsi l’avocat du diable ?


            • olivier Le 11 août 2017 à 17h56
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              1/2
              Le diable a besoin d’avocat pardis ! c’est obligatoire.
              Mais la n’est pas le propos.

              Une foule est facile à manipuler et galvaniser, elle produit de l’horreur. Je ne nie absolument pas le caractère atroce et potentiellement programmé, mais je n’ai nullement envie d’entrer dans un débat sur ce que la nature humaine est capable de produire chez les plus faible mentalement, je me contenterais de vous trouver bien naïf si vous le permettez. On ne fait pas une guerre avec de bon sentiment avec l’odeur de la merde et du cuivre auquel on s’habitue vite. Lisez Weil lors de son engagement dans la guerre d’Espagne, ou Jünger. Les méthodes incendiaire me rappel celle de l’ANC.


            • olivier Le 11 août 2017 à 22h22
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              2/2
              Je suis assez d’accord avec ce que vous soulevez, le terme de guérilla implique une organisation, un but, une planification, un agenda, des outils. Mais l’essentiel demande encore a être sourcé et validé il me semble. Je n’ai pas de raison de croire plus l’un que l’autre pour le moment. Et c’est la, la différence avec beaucoup, je n’ai pas d’avis pour l’instant, surtout si la seule preuve visuelle est un rapprochement douteux entre la croix du KKK et la croix de St-Jacques ou de Matle. Les informations relayées ici sont très intéressantes. J’observe. Le propos caricatural souligné par le titre et l’angle de l’article et l’illustration qui l’accompagnais ne me donne pas envie d’apporter credit au fond pourtant valable à priori. L’information est un outil de guerre, comme le cocktail. Si j’avais un avis je ne me gênerais pas pour le défendre.


      • Sandrine Le 11 août 2017 à 10h12
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        Je ne comprends pas bien contre quoi vous vous battez. L’assimilation entre des mouvement d’origine confessionnelles différentes ?
        Ce que vous appelez des « raccourcis » peuvent aussi etre vus comme des concordances frappantes ; leur sens, certes, ne saute pas immédiatement aux yeux mais il peut etre intéressant de chercher à identifier l’élément qui fait le lien entre tous ces phénomènes apparaissant de prime abord comme hétérogènes (KKK, ISIS, les paramilitaires de Colombie,etc.,etc.). L’analyse c’est bien – mais la synthèse aussi.

        Le radicalisme religieux utilisé comme moyen de fédérer des forces qui défendant une organisation inégalitaire de la société peut être une notion clé permettant de déchiffrer l’énigme de tous ces mouvements de « révolution conservatrice » qui apparaissent un peu partout sur la planète.


        • olivier Le 11 août 2017 à 11h14
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          «  Je ne comprends pas bien contre quoi vous vous battez »
          Battre : rien. Critiquer : 2 choses :
          1) un raccourcis ISIS extreme droite sans fondement qui justiferais un titre racoleur.
          2) une modification de l’article original dans l’illustration, largement bancale.

          “ne saute pas immédiatement aux yeux « merci d’en convenir. Je constate un parti pris. Je pense qu’on a le droit de ne pas être d’accord.

          Il est bien évident que l’élements religieux est un facteur agrégeant d’un point de vue identitaire dans un contexte mondialisé tendant a sa dilution et sa disparition. C’est d’autant plus vrais quand les deux partis ont des projets de société irréconciliables. Mais l’article ne prouve pas, il assimile par proximité. A cela s’ajoute une association bancale entre symboles mal compris (Ceux de maidan étaient clair). Comparaison n’est pas raison.

          L’auteur suggère qu’un mouvement ultra-catholique, raciste et barbare, pendant de l’etat islmaique dans ses oeuvres, est l’opposition. Belle diabolisation. Pourquoi pas, mais c’est étayé ou ?


          • Madudu Le 11 août 2017 à 14h14
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            “L’auteur suggère qu’un mouvement ultra-catholique, raciste et barbare, pendant de l’etat islmaique dans ses oeuvres, est l’opposition. Belle diabolisation. Pourquoi pas, mais c’est étayé ou ?”

            Il suggère que l’opposition tolère en son sein, voire promeut, des groupes capables de barbarie (immolation par le feu, usage d’arme à feu sur homme désarmé, tabassages, pillages, …), qui choisissent leurs victimes sur des critères raciaux et dont la stratégie est la même que celle de tout autre organisation terroriste.

            Est-ce que vous le contestez ?

            Pa contre je ne sais pas d’où vous sortez le catholicisme dans cette histoire (le mot est absent de l’article).


            • olivier Le 11 août 2017 à 18h32
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              Ai je le droit de contester ou suis-je exécuté sommairement ?
              Je conteste votre version.

              Votre version édulcorée n’est pas celle de l’auteur altéré par le traducteur avec l’adjonction de l’illustration : les croix catholiques, le catholicisme 1e religion du pays. Il ne suggère pas ‘une partie’ de l’opposition, mais parle de l’opposition ‘dans sa totalité’ – qu’il accuse d’être devenu une version sud-americaine du KKK prenant inspiration dans les techniques de l’état islamique. Vous contestez cela ? “La pedagogía del fuego… Ku Kux Klan ”

              Relisez moi : L’article tel que posté au départ, fait un raccourcis Incendie – ISIS- KKK – auquel on ajoute l’image des croix (KKK : religieux dans l’esprit de beaucoup – Croix catholique). Les propos venant de l’extreme gauche il faut être prodigieusement ignorant pour ne pas connaitre leur haine de la religion. Il reste l’amalgame KKK ISIS et technique incendiaire, qui commence par une larmoyante description d’un lache attentat vécu à la première personne. Allo Chomsky ? Pour moi, cela ressemble a une excessive diabolisation qui pêche par excès dans la dénonciation, fait reconnu par Olivier B lui même, qui me donne raison en supprimant l’illustration.

              Sinon j’apprécie la prudence de votre reformulation, sous réserve de preuves. Vous avez lu les sources de l’article original ? un peu maigre.


            • Madudu Le 12 août 2017 à 11h20
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              “Je conteste votre version.”

              Pas d’immolation par le feu, pas d’assassinat de policier, pas de pillages, pas de passages à tabac ?

              Si vous contestez qu’il y a convergence dans les méthodes entre l’auto-proclamée opposition et les autres groupes terroristes, alors en effet nous ne sommes pas d’accord.

              L’immolation par le feu est le plus bel exemple d’une volonté manifeste de terroriser, il s’agit de méthodes terroristes utilisées par tous les terroristes.

              Le terrorisme étant une stratégie de minorité qui doit affronter une large majorité, il y a en effet un rapprochement judicieux à faire entre ISIS, la soit-disant opposition au Venezuela, Al Qaeda, le Ku Klux Klan, et bien d’autres.

              Sinon, vous êtes rémunérés pour faire le troll de service ou bien c’est par conviction impérialiste ? ^^


            • olivier Le 12 août 2017 à 20h07
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              “Sinon j’apprécie la prudence de votre reformulation, sous réserve de preuves. “


  4. Lysbeth Levy Le 11 août 2017 à 07h30
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    Donc nos médias mentent honteusement sur ce qu’il se passe là-bas car se sont bien ces pro-américains, des quartiers riches qui torturent et brûlent vivants des gens de couleurs ou des pro-maduro et le Monde est à la pointe du mensonge d’état : https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/270617/venezuela-infos-pizzi-le-monde-lache-par-la-bbc Au moins la BBC finit toujours par reconnaitre les faits, mais le Monde continue a nous mentir honteusement. Bien sur il faut une idéologie qui sous tendent ces violences, cela rappelle le “Maidan” ukrainien, les “freedom fighters” étaient des nazis, et la presse étrangère a dû le reconnaitre par la suite, mais le Monde fait comme si on ne pouvais s’informer ailleurs. https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/250717/venezuela-le-venezuela-est-attaque-car-pour-lui-aussi-la-vie-des-noirs-compte les anti-maduro se livrent aux pires excès tortures, violences envers les “noirs” ou policiers mais on va encore nous raconter des histoires comme a des petits enfants.


  5. Toff de Aix Le 11 août 2017 à 08h38
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    “de nombreux médias ont repris cette version sans la vérifier”.

    Le coeur du problème est là : en l’absence de tout travail journalistique sérieux et honnête, les coups d’état, les manipulations, les coups tordus visant à des changements de régime “démocratiques” (coucou la CIA, coucou le NED, oui oui c’est de vous dont je parle !) fonctionneront toujours sans grande mobilisation populaire contre.

    Le but c’est bien de manipuler l’opinion publique internationale, et à ce jeu certains sont passés maîtres : en s’appuyant sur une industrie de presse dévoyée, possédée par l’oligarchie, employant non plus de vrais journalistes mais des petits soldats tous formés à la même école idéologique (la sacro-sainte école de journalisme), on arrive à faire passer d’authentiques fascistes pour des “combattants de la liberté” et des révolutionnaires.

    Isis en Syrie, svoboda en Ukraine, ceux-là au Venezuela, la liste est tellement fournie… Et les faits sont si têtus (Odessa, Odessa !)

    Je ne sais pas ce qui me fait le plus de peine : le sentiment de savoir appréhender correctement certaines choses, grâce aux médias de reinformation tels que les crises(mais pas que) mais aussi grâce à de sains réflexes d’auto défense intellectuelle…Sans jamais être sûr d’avoir la vérité ultime.

    Ou de voir même certains de mes amis, des gens éduqués, instruits, authentiques démocrates,penser que “bashar est un boucher, et maduro un dictateur” et ne jamais en démordre, même quand la preuve est là, sous leurs yeux..

    Et.je ne parle même pas des chiens de garde médiatiques (quatremer, decodex et consorts, on les connaît hélas très bien ici-même).

    Lassitude…


    • some Le 11 août 2017 à 09h32
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      > Le coeur du problème est là : en l’absence de tout travail journalistique sérieux et honnête…

      Vous vous méprenez, ces journalistes ci ont honnêtement et sérieusement désinformés leurs lecteurs… trêve de mauvaise plaisanterie, le cœur du problème c’est le crédit qu’on leurs donnent. Des cons il y en aura toujours, il y en a toujours eu.

      Comme vous le dites,
      > Ou de voir même certains de mes amis, des gens éduqués, instruits, authentiques démocrates,penser que “bashar est un boucher, et maduro un dictateur” et ne jamais en démordre, même quand la preuve est là, sous leurs yeux..

      C’est par ce truchement que la connerie prend une consistance suffisamment importante pour qu’elle en soit désagréable à vivre pour nos autres.


      • moshedayan Le 11 août 2017 à 11h06
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        Merci à Toff de Aix de rappeler “Odessa !” Merci à “some” de suggérer une évidence : chaque journaliste choisit son camp. Quant à l’opposition vénézuelienne, j’aimerais mieux connaître sa composition sociologique. Cela permettrait de savoir comment elle trouve ses motivations et ses soutiens à l’étranger. Je pense aussi que le pouvoir de Maduro a fait de profondes erreurs pour en arriver là (CIA ou pas). Enfin, pas trop d’accord avec l’emploi “d’islamiste” à tous les phénomènes de violence.
        ps. Et les médias français devraient rester très prudents sur toute la ligne (est pris qui croyait prendre, ne dit-on pas ?)


        • Toff de Aix Le 11 août 2017 à 11h39
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          Pas d’accord : il faut vraiment discuter avec certains journalistes (ce que je fais bien sûr) pour se rendre compte à quel point ils ne desinforment pas volontairement, dans leur grande majorité, mais font plutôt très mal leur métier. Je ne parle pas des editocrates les plus connus, qui sont irrécupérables, mais plutôt des journalistes de rédaction et de la majorité qui fait le job : c’est une réelle combinaison d’inculture (qui les rend perméable à la manipulation idéologique et intellectuelle), de fénéantise (l’afp ou reuters donnent des dépêches, c’est que c’est forcément ok, pourquoi se déplacer et aller voir soi même ce qu’il en est ?), et de contingences matérielles (sortir l’info au plus vite, sinon c’est les rédactions adverses qui vont la passer avant soi) qui font que la désinformation atteint aujourd’hui des sommets.

          Et je ne parle pas de l’autocensure, les médias français étant à 90% possédés par une poignée d’oligarques, combien d’articles, de papiers, de reportages caviardés pour simplement ne pas déplaire au patron ou encore pire, aux annonceurs ?


          • Alfred Le 11 août 2017 à 14h34
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            Si vous avez raison c’est encore pire. Je comprendrais encore que l’on subisse des salauds mais si ce n’est que de la nullité et de la feneantise alors il me vient des bouffées de haine tant les conséquences peuvent être dramatique.
            Quelle corporation mérite t elle davantage le mépris dans lequel elle est de plus en plus tenue?


    • Philou Le 11 août 2017 à 09h58
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      Oui, je ressens le même type de lassitude devant ce tonneau des Danaïdes toujours déversant ses horreurs humaines et ses manipulations de l’Homme, et pourtant… je vais aller loin de ce blog, peut-être, mais de temps en temps, pourquoi pas ?, …risquer l’hypothèse spirituelle : “mon Royaume n’est pas de ce monde” a dit le Christ, “tous les opérants sont impermanents” serait une phrase du Bouddha, et Arnaud Desjardins, sympathique védantiste, donnait cette image : l’écran de cinéma restera toujours pur et blanc, même après la projection d’un film de guerre, qui l’avait déchiré d’éclats d’obus et maculé de sang.
      Quelle est notre vraie nature ?


      • Gérard Le 11 août 2017 à 13h20
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        D’accord avec vous Philou,
        peut-être avons nous cette “lassitude devant ce tonneau des Danaïdes” parce que même si l’on regarde d’un peu plus haut que les autres les évènements du monde, notre vision est encore obscurcie par le brouillard, le mirage et l’illusion de nos désirs et de nos opinions, il nous reste à gravir la montagne un peu plus pour mieux percevoir la réalité d’une humanité qui avance et évolue lentement vers un destin promis meilleur.
        Le combat actuel pour la vérité même s’il est difficile et paraît vain à certains égards, en est un des signes encourageant, malgré les malheurs du monde. Tous les conflits qu’ils soient individuels nationaux ou mondiaux, ne sont ils pas des dualités à transcender par l’individu, la nation ou l’humanité pour accéder à une existence supérieure ?
        c’est vrai que l’hypothèse spirituelle peut braquer (merci les religions pour l’avoir dénaturé) mais tout chercheur sincère de la vérité doit l’examiner “la matière n’est que l’esprit à son point de matérialisation le plus bas”
        bon j’ai peut-être été un peu loin là 😉


        • krystyna hawrot Le 11 août 2017 à 18h26
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          Le jour où la France sera prise de convulsions parce qu’un gouvernement honnête voudra faire la volonté du peuple et que des extrémistes émeutiers payés mettront le feu à des citoyens pro gouvernement, ce jour nous serons prêts à agir parce qu’on aura su avant.


  6. christian gedeon Le 11 août 2017 à 10h35
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    Comparaison stupide,donc article stupide. Qui veut trop prouver ne prouve rien du tout;


    • Les-crises Le 11 août 2017 à 10h53
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      C’est bien entendu une comparaison discutable, provocatrice – mais c’est une réaction suite aux médias internationaux parlant beaucoup de “manifestants pacifiques” pour la Démocratie


      • christian gedeon Le 11 août 2017 à 15h46
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        On n’est pas obligé de les écouter,n’est ce pas?Malgré l’attitude franchement ridicule des mainstream qui rêvent d’un nouveau maïdan sauce sud américaine. Et çà donne du grain à moudre à vos ennemis qui vont encore dire que Olivier Berruyer est comme ci ou comme çà. Bien sûr,les “opposants ” sont en partie manipulés ou font partie d’une droite dure vénézuélienne,évidemment proche des US, qui profite des erreurs invraisemblables de Maduro,piètre politique et marxisto castriste dogmatique. Bien sûr,il faut dénoncer,ce qui ressemble bien à une tentative de coup de force.Mais,raisonnablement et sans prêter le flanc à une critique facile et de mauvaise foi,qui n’a pas vraiment pour vous les yeux de Chimène depuis un bon bout de temps.


    • Madudu Le 11 août 2017 à 14h23
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      Comparer un terroriste d’extrême droite à un terroriste islamiste n’est quand même pas si original ni décalé.

      Les méthodes sont les mêmes, et ce sont bien elles qui sont critiquées ici.


      • gael Le 11 août 2017 à 14h49
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        La comparaison est surtout sur la méthode des deux, se faire passer pour une alternative politique (alors que ce sont justes des bandes armées) et du coup obtenir armes et soutiens des gvts étrangers pouvant faire passer cela auprès de leur opinion…..et récupérer le contrôle du pays.

        C est relativement similaire je trouve


      • Olivier Le 13 août 2017 à 16h02
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        “Les méthodes sont les mêmes, et ce sont bien elles qui sont critiquées ici. »
        Séduisant mais je n’ai pas encore vu d’attentat suicide ou de bombe exploser dans des lieux publics. Comparaison n’est pas raison surtout si les méthodes sont fabriquées à posteriori. Il me semble que se contenter du point de vue politique aurais été plus pertinent plutôt qu’introduire la notion religieuse du califat et de guerre sainte dans un contexte qui n’a rien à y faire (comme souligné).


  7. Avril Le 11 août 2017 à 16h10
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    Pour tous ceux qui trouvent les rapprochements faits dans l’article de La Jornada “stupides”, je vous signale que La Jornada est un quotidien de gauche mexicain et qu’au Mexique, nous connaissons ces mêmes agissements que ceux de l’opposition à Maduro et ce sont clairement ceux des bandes de narcos et du narco-gouvernement.

    Si vous refusez de comprendre que l’extrême-droite, c’est l’extrême-droite, qu’elle soit catho, athée, islamique, libertarienne, néoconservatrice, protestante, mormone, évangelique, etc, on ne peut rien pour vous. Il suffit de voir comment ça se passe au Mexique sous un gouvernement et un régime présidentiel et “démocratique” : les dernières études américaines font état de 200 000 morts en 10 ans, des dizaines de milliers de disparitions forcées, des étudiants écorchés vifs, des milices de narcos qi font le ménage dans les régions indiennes pour préparer la venue des compagnies minières et autres multinationales de l’éolien. Voir les excellents articles d’Allessi Dell’umbria sur l’isthme de Tehuantepec.

    Renseignez-vous avant de dire que quelqu’un qui connaît vraisemblablement un tout petit peu mieux le problème que vous, ne serait-ce que parce que nous vivons dans la région, est “stupide”.


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