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20.octobre.202220.10.2022 // Les Crises

La politique de sanctions est une stratégie de guerre ciblée et meurtrière

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Si les Américains veulent faire preuve de solidarité avec les habitants de ces pays, la meilleure chose à faire est d’arrêter de les étrangler.

Source : Responsible Statecraft, Daniel Larison
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Une famille de réfugiés vénézuéliens quémande de l’argent dans une ville équatorienne, le 2 février 2019.(Glenn R. Specht-grs photo/Shutterstock).

Les États-Unis recourent de plus en plus fréquemment à des sanctions économiques globales, en dépit de leur faible taux de réussite et les preuves de plus en plus nombreuses qui démontrent qu’elles sont source de préjudices importants pour les populations des pays dans lesquels elles sont imposées.

En ce qui concerne les États-Unis, leurs coûts directs sont souvent négligeables, mais leurs effets sur le bien-être et la santé des nations qui les subissent peuvent être très lourds et à terme se révéler mortels pour les individus les plus fragiles et les plus vulnérables de la société. Certaines des utilisations américaines les plus récentes en Iran, au Venezuela et en Syrie montrent comment les stratégies de type guerre commerciale ont, de manière prévisible, aggravé la situation économique et amplifié les crises humanitaires sans atteindre les objectifs politiques déclarés.

En résumé, les sanctions globales ajoutent des souffrances inutiles au monde, et notre gouvernement doit rompre son addiction à leur utilisation.

Les peuples des pays qui sont ciblés sont soumis à une punition collective pour les actions de leurs gouvernements autoritaires, et de manière perverse, la guerre économique resserre l’emprise de ces gouvernements et renforce les dirigeants au pouvoir. L’efficacité limitée des sanctions est connue depuis longtemps, mais il faut que les décideurs politiques se rendent mieux compte des effets pervers et destructeurs de ce type de stratégie.

Les décideurs américains doivent reconnaître que les sanctions de notre gouvernement impliquent de lancer des attaques aveugles ciblant la vie et les moyens de subsistance de dizaines de millions de gens ordinaires, et ils doivent comprendre que ces attaques sont à la fois injustes et inutiles quand il s’agit de faire progresser les intérêts américains. Les Américains doivent perdre cette habitude qui consiste à considérer que les sanctions sont la preuve que notre gouvernement « se montre ferme » avec un État ciblé, et réaliser plutôt que les sanctions globales sont une arme brutale dont les victimes sont des innocents.

Nous devons être conscients du fait qu’une guerre économique est réellement une forme de guerre, qui peut tuer et le fait effectivement.

Un article publié plus tôt cette année dans Global Studies Quarterly, Does Misery Love Company ? Analyzing the Global Suffering Inflicted by US Economic Sanctions, compile les preuves des dommages causés par les sanctions globales. Les auteurs de l’article, Bryan Early et Dursun Peksen, ont observé que ces dernières aggravent invariablement la misère des populations des pays visés.

Ils ont étudié « comment les politiques de sanctions américaines peuvent infliger leur lot de souffrances aux pays qu’elles ciblent » et en ont conclu que « les sanctions américaines, en particulier celles qui infligent des coûts importants aux économies ciblées et celles imposées pour des raisons de violation des droits humains, appauvrissent les populations. »

Les sanctions ont des effets délétères qui ne se limitent pas aux désorganisations qu’elles provoquent dans l’économie ciblée, elles incluent également la répression accrue qui suit généralement la dégradation des conditions économiques.

Pour les auteurs, il s’agit de quantifier la détresse engendrée par les sanctions, et pour eux, cette détresse « désigne la situation économique, sociale et politique générale d’un pays qui concourt à la généralisation de la détresse physique, mentale ou émotionnelle de ses citoyens ». Les détracteurs des sanctions s’accordent à dire que celles-ci aggravent la situation dans un pays ciblé. Dans leurs travaux, Early et Peksen quantifie l’ampleur de cette détérioration.

Les sociétés sanctionnées souffrent généralement de plus grandes difficultés économiques, d’une insécurité alimentaire accrue, d’une détérioration de la santé publique, d’une réduction des libertés politiques et d’une augmentation des violations des droits humains par les autorités, et c’est au moins en partie à cause des sanctions. Les pays visés par les sanctions les plus sévères sont des gouvernements autoritaires, et les partisans des sanctions les présentent souvent comme un moyen de lutter contre ceux-ci. Tout cela s’accompagne généralement de verbiage évoquant la « solidarité » avec la population. Malheureusement, on sait très bien que les sanctions frappent plus durement les gens, qui se retrouvent plus pauvres et plus malades, et on sait aussi que leurs dirigeants utilisent ensuite les sanctions comme prétexte pour réprimer la dissidence.

Comme l’expliquent Early et Peksen, « Si les gouvernements d’origine ne sont pas directement coupables quant aux politiques que les dirigeants cibles adoptent en réponse aux sanctions, la pression économique étrangère est souvent prétexte à des politiques qui sapent les droits fondamentaux des citoyens. » Ainsi, non seulement les sanctions augmentent le coût de la vie pour les gens ordinaires dans les pays ciblés, mais elles contribuent également à une perte de liberté. Contrairement à ce que leurs défenseurs voudraient nous faire croire, les sanctions globales présentent souvent des avantages politiques majeurs pour les dictateurs.

Les sanctions sont devenues la réponse par défaut des États-Unis à de nombreux problèmes internationaux. Faire pression en faveur de l’adoption de sanctions supplémentaires ou nouvelles est un excellent moyen pour permettre aux membres du Congrès et aux présidents de marquer des points politiques sans avoir à prendre de gros risques. Et par ailleurs, quiconque veut s’opposer aux sanctions doit en payer le prix politique, car il devient très facile pour les partisans de la guerre commerciale d’accuser leurs adversaires de sympathie pour le gouvernement visé.

Alors que la charge de la preuve devrait incomber aux partisans d’une guerre économique intrusive et destructrice, nous savons dans la pratique que ce sont les détracteurs des sanctions qui sont confrontés à une bataille difficile pour résister aux sanctions globales et les faire invalider.

La tentation est grande pour les États-Unis d’utiliser leur considérable puissance économique et financière pour tenter de contraindre d’autres États à changer de politique et à accepter les exigences américaines, mais cette voie est une impasse. Nous avons vu comment la « pression maximale » produit une intransigeance tout aussi intense de la part des États ciblés, et dans les cas de la Corée du Nord et de l’Iran, elle a amené les États-Unis à se rapprocher dangereusement de la guerre à plus d’une occasion.

En raison des dommages causés par les sanctions, Early et Peksen recommandent que « les décideurs américains fassent preuve de retenue en cas de sanctions très lourdes lorsqu’il s’agit de violations de droits humains, elles risquent fort de faire plus de mal que de bien en raison de la détresse qu’elles infligent ».

Si un outil politique ne remplit pas la tâche qui lui est assignée, son utilisation doit être reconsidérée. Lorsque cet outil se retourne aussi fréquemment contre lui et cause des souffrances massives dans le processus, il devrait tout simplement être abandonné. Un artisan n’utiliserait pas un outil qu’il sait défectueux et dangereux, et un homme d’État ne devrait pas non plus employer un outil politique qui, de longue date, a la réputation de ne semer que de la détresse.

Si les Américains veulent faire preuve de solidarité envers les peuples des pays sanctionnés qui souffrent depuis longtemps, la première et la meilleure chose que nous puissions faire est d’amener notre gouvernement à cesser de les étrangler. L’allègement des sanctions ne résout peut-être pas les problèmes en suspens avec les pays visés, mais le maintien des sanctions en fait tout autant. La différence tient au fait qu’avec des levée de sanctions, les États-Unis ne puniraient plus inutilement des dizaines de millions de personnes pour les actes de leurs dirigeants.

Source : Responsible Statecraft, Daniel Larison, 16-09-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Fabrice // 21.10.2022 à 06h45

blague peu en adéquation avec la réalité vu que Chirac a refusé d’approuver la seconde guerre Irakienne, c’est d’ailleurs son seul mais réel acte de courage et à mettre à son bilan, donc franchement méprisante qui dénigre ce fait.

On tacle la France pour beaucoup de choses mais franchement il serait bon qu’on oublie pas ces nombreuses autres fois ou elle a brillé et su faire les bons choix, même si difficiles et qu’elle en a souvent payé le prix.

14 réactions et commentaires

  • DVA // 20.10.2022 à 10h35

    Un monde ‘ unipolaire’ basé sur les seules règles imposées et dirigé par les USA est observé avec de plus en plus de réserve de la part des victimes présentes …et futures !

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  • onin // 20.10.2022 à 10h44

    Bonjour, La chute de toute civilisation ou pays est une question de temps. Les sanctions ne fonctionnent pas dans tous les pays. Par définition l’objectif des sanctions est l’appauvrissement des population pour inciter à la révolte, dans le cas de l’Iran, ce pays a développer son armement, son autonomie dans plusieurs domaines. Oui au niveau social, c’est un recul mais pas assez pour mettre en péril le régime iranien.

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  • Velgastriel // 20.10.2022 à 11h07

    Éviter aux populations des souffrances inutiles, peut-être ? (Surtout quand on prétend le faire au nom d’impératifs moraux)

    Ce ne serait pas la première fois qu’un régime autoritaire connaîtrais des tensions violentes, qui n’aboutiraient pas. Mais comme vous me le faites remarquer, ici, en Iran ce n’est pas dû aux sanctions mais bien a la nature oppressive du régime.
    Une guerre civile entrainerait-elle une amélioration ?

    Quid de Cuba ? Le Venezuela, la Corée du Nord ?

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  • Daniel // 20.10.2022 à 15h10

    j’avoue que je suis de plus en plus marqué par la différence de « ligne éditoriale » entre l’occident sous l’emprise des Anglos-Saxons (USA / GB) et ce qui se passe au delà du mur de l’UE / OTAN.
    J’ai découvert le texte de la Chine à l’ONU et j’ai l’impression que c’est comme le jour et la nuit par rapport à la vision du monde que possède la Chine (et probablement les BRICS et l’OCS)
    aller voir le « DOCUMENT DE POSITION DE LA CHINE POUR LA 77e SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES »
    Bonne lecture

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  • Grd-mère Michelle // 20.10.2022 à 16h32

    Toujours aussi surprise que des ressortissants des USA se considèrent comme « LES américains »!
    Curieuse de savoir ce qu’en pensent les canadien-ne-s, les mexicain-ne-s, et toutes les populations d’Amérique centrale et du sud?!
    Travestissement langagier communément admis, autant par les intéressés (comme ici par un intervenant-journaliste?- pourtant contestataire) que par le reste des Nations « culturellement » soumises à la logique impérialiste de ce « jeune » pays arrogant et prétentieux en dépit du marasme social qui y règne.
    Aussi, pourquoi donc nos médias européens emboîtent-ils le pas de cette logique mortifère?
    Hier encore, au JT de 19h30 de la Tv/publique belge, un reportage décrivait la galère de vénézuélien-ne-s fuyant la misère qui règne dans leur pays, affrontant les dangers de la jungle qui les sépare du Panama, sans évoquer une seconde les raisons de cette misère extrême!
    Heu… qu’a fait de mal le Vénézuela (ou Cuba?) pour mériter le blocus économique qui l’étrangle?
    Et pourquoi devons-nous subir le chantage qui nous oblige d’être complices?

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    • antoniob // 20.10.2022 à 17h32

      > »Toujours aussi surprise que des ressortissants des USA se considèrent comme « LES américains »!
      Curieuse de savoir ce qu’en pensent les canadien-ne-s, les mexicain-ne-s, et toutes les populations d’Amérique centrale et du sud?! »
      —-

      sur cet aspect des désignations il s’agit tout bêtement de la norme espagnole sous l’empire. En fait selon Collomb, c’était une partie inconnue des Indes qui avait été découverte. Le nom las Indias (pluriel) est maintenant désuet mais encore usitée. Très vite le Mexique devint Nouvelle-Espagne. Lorsque les cartographes d’abord allemands puis reste de l’Europe utilisèrent le nom du premier cartographe exact, Americo Vespucci, l’Espagne refusa farouchement d’adopter le nom pour conserver ainsi ses Indes et surtout Nouvelle-Espagne, comme il y eut une Nouvelle-France puis une Nouvelle-Angleterre. Lorsque les anglos firent sécession de la GB ils adoptèrent aisément le nom d’Amérique dont la couronne espagnole ne voulait pas.

      Le dollar par contre c’est le nom espagnol (dolar/dolares) de leur version impériale du thaler de Charles Quint, et qui la devise initiale des américains (anglos) pour remplacer la livre.

      C’est après les indépendances que les anciens sujets des vice-royautés et de Nouvelle-Espagne commencèrent à se revendiquer comme les vrais américains.

        +3

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      • RGT // 21.10.2022 à 10h34

        Tout en massacrant sans aucune retenue les authentiques « américains » qui étaient un frein à leur soif d’expansion et de pillage de ressources.

        Comme il n’y a plus d’amérindiens à massacrer et que les ressources de leur propre sol sont en voie d’épuisement les « américains » ont depuis la fin de la seconde guerre mondiale décidé d’aller « libérer » TOUTES les autres nations de cette planète afin d’en prendre le contrôle et d’avoir de nouveaux « terrains de chasse » à piller.

        Et tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif…
        Les sanctions n’étant qu’un simple moyen de faire baisser la population des pays « ennemis » qui refusent de se soumettre aux oligarques du « peuple le plus exemplaire que cette terre n’ait jamais porté ». Ce sera toujours ça de moins à massacrer…

        Pour rappel, le malthusianisme est une « philosophie » anglo-saxonne qui a fortement inspiré tous les régimes politiques les plus « pragmatiques » en limitant la population aux seuls humains « utiles », les autres devant être exterminés jusqu’au dernier…

        Quand on voit ce que ça a donné entre 1930 et 1945 (avec l’essentiel des victimes passées sous les écrans radar ne l’oublions pas) et qu’on constate que les « élites » US souhaitent « limiter la population mondiale » pour limiter « le pillage et les catastrophes écologiques » ils ne font que reprendre ces idéologies sanguinaires pour se préserver une part toujours plus importante du gâteau.

        Comme ils ne peuvent plus directement massacrer les populations « inutiles » ils utilisent des subterfuges (guerres par procuration, provocations inacceptables sanctions etc…).

        Après avoir foutu un bordel innommable les dirigeants et les oligarques US viennent jouer les « vierges effarouchées » soutenus par l’ensemble des médias complaisants qui font la propagande de leur « bienveillance ».

        Le seul problème désormais, c’est que la majorité de la population mondiale (90% !!!) ne croit plus à ces escroqueries et refuse de suivre le « grand-frère » dans ses « actions de grâce ».

        Du coup, les seuls qui devront payer pour financer les guerres coloniales US seront les pays croupions, même si leurs populations ne sont pas d’accord.

        C’est beau la « démocrassie », le « gouvernement représentatif » et le pouvoir centralisé qui n’a aucun compte à rendre aux « moins que rien ».

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      • Grd-mère Michelle // 21.10.2022 à 13h16

        @Antoniov Merci de ces précisions: il se trouve que dans mon enfance(années 50) et dans mon adolescence(années 60), on m’a seulement appris à l’école, au cours de géographie, l’existence du continent américain avec ses trois « parties »(et non les détails de son histoire).
        Je comprends mieux quand vous me dites que le mot « Amériques » est issu du nom d’un cartographe.
        Néanmoins, je me souviens que mon père (électricien, petit indépendant) râlait en revenant du magasin où il achetait son matériel car tous les prix avaient considérablement augmenté, du fait que l’entreprise ACEC (un des fleurons de l’industrie belge) avait été sacrifiée, vendue à bas prix à des « américains » en compensation de l’aide apportée pour gagner la guerre contre les nazis. « Ils ne nous ont pas aidés pour rien! », disait-il.
        On oublie toujours de dire que les premiers « américains »(du nord au sud en passant par le centre)furent des émigré-e-s européens poussés à l’exil par les incompétences et les ambitions de leurs divers « dirigeants » antagonistes…et que l’histoire de ce continent se confond avec celle de l’Europe dévorée d’envie et de rivalités sanguinaires.

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        • Grd-mère Michelle // 21.10.2022 à 14h16

          Suite: depuis l’antiquité(en tout cas-de ce que j’en ai appris) et jusqu’au colonialisme, les empires se sont fondés sur l’établissement de routes, de voies(terrestres, maritimes et enfin aériennes) permettant de transporter des « biens », fruits de leurs « investissements » et de leurs rapines, ainsi que leurs forces armées destinées au maintien et à l’élargissement de leurs hégémonies.
          Or, à l’heure actuelle, alors que le Droit international, consécutif aux fléaux que furent les guerres mondiales, a circonscrit les territoires, on sait que la principale source de pollution qui déstabilise l’équilibre naturel de la « nature », du vivant sur terre, c’est la sur-production de « biens »(avec obligation de les vendre), leur commerce(import/export) « sauvage » et donc leur transport incessant hautement énergivore et pestilentiel.
          Il conviendrait donc que le Droit s’attache à édicter des lois (qui imposent à chaque région/individu de « cultiver son propre jardin »), régulatrices de cette gabegie, ce fléau qui tue et qui rend malade/fou.

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  • Roger // 20.10.2022 à 18h09

    Si je comprends bien le principal reproche qui est fait ici est l’inefficacité des sanctions. Permettez moi d’émettre les plus grands doutes quant à la légitimité de leur but. L’article fait preuve d’une grande complaisance vis à vis de la politique US que j’aurais tendance à qualifier de criminelle. Il faut être naïf pour penser que les personnes qui promeuvent ces politiques ne se rendent pas compte de leurs effets macabres.

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    • Dominique65 // 20.10.2022 à 20h17

      500 000 enfants irakien morts à cause des sanctions, ça valait le coup !

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    • azuki // 21.10.2022 à 00h17

      Bush et Blair sont en grande discussion lorsque Chirac arrive.
      – Vous semblez très occupés, chers collègues…
      – On est en train de préparer la troisième guerre mondiale.
      – On n’a pas encore décidé les détails, mais le but est d’exterminer 14 millions de musulmans et un informaticien.
      – Un informaticien ? Pourquoi voulez-vous exterminer un informaticien ?
      Blair regarde Bush :
      – Tu vois ce que je disais? Personne ne nous posera de questions sur les 14 millions de musulmans!!

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      • Fabrice // 21.10.2022 à 06h45

        blague peu en adéquation avec la réalité vu que Chirac a refusé d’approuver la seconde guerre Irakienne, c’est d’ailleurs son seul mais réel acte de courage et à mettre à son bilan, donc franchement méprisante qui dénigre ce fait.

        On tacle la France pour beaucoup de choses mais franchement il serait bon qu’on oublie pas ces nombreuses autres fois ou elle a brillé et su faire les bons choix, même si difficiles et qu’elle en a souvent payé le prix.

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  • Antoine Block // 20.10.2022 à 20h54

    « Si les Américains veulent faire preuve de solidarité envers les peuples des pays sanctionnés qui souffrent depuis longtemps […] ».
    Comme l’auteur du commentaire précédent (Roger), je trouve que l’article fait preuve d’une naïveté (vraie ou feinte ?) qui confine à la bêtise. Si le gouvernement des États-Unis (et non « les Américains ») faisait réellement preuve de solidarité avec les pauvres, il commencerait par aider sa propre population. Ce serait à la fois le plus logique et le plus facile.
    Les sanctions contre un pays tiers ont un but précis : susciter la colère de la population, puis des mouvements de contestation (encouragés et financés par les États-Unis) et viser un renversement intérieur du régime. Cela s’inscrit dans le mécanisme des « révolutions colorées » qui fleurissent « spontanément » un peu partout.

      +12

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