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15.octobre.202015.10.2020 // Les Crises

Ce qu’il en coûte de résister – par Chris Hedges

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Source : Consortium News, Chris Hedges
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

On peut mesurer l’efficacité de la résistance à la fureur de la réaction des élites dirigeantes.

Deux des personnages rebelles que j’admire le plus, Julian Assange, l’éditeur de WikiLeaks, et Roger Hallam, le co-fondateur de Extinction Rebellion, sont en prison en Grande-Bretagne. On ne devrait pas trouver ça surprenant. On peut mesurer l’efficacité de la résistance à la fureur de la réaction.

Julian a courageusement exposé les mensonges, la tromperie, les crimes de guerre et la corruption des élites impériales au pouvoir. Roger a aidé à organiser les plus grands actes de désobéissance civile de masse de l’histoire britannique, en bloquant des quartiers de Londres pendant des semaines, dans le but de priver de son pouvoir une classe dirigeante qui n’a rien fait, et ne fera rien, pour mettre fin à l’urgence climatique et à notre marche de la mort vers l’extinction massive.

Les élites dirigeantes, lorsqu’elles sont réellement menacées, transforment l’État de droit en farce. La dissidence devient une trahison. Elles utilisent tant les mécanismes de contrôle de l’État – agences de renseignement, police, tribunaux, propagande noire [La propagande noire est une propagande qui provient d’une source en apparence amicale, mais est en réalité hostile; NdT].et une presse complaisante qui leur sert de chambre d’écho, que les prisons, non seulement pour marginaliser et isoler les rebelles, mais aussi pour les détruire psychologiquement et physiquement.

La liste des personnes rebelles réduites au silence ou tuées par les élites dirigeantes va de Socrate au chef de la résistance haïtienne Toussaint L’Ouverture, qui a mené la seule révolte d’esclaves réussie de l’histoire de l’humanité avant de mourir de malnutrition et d’épuisement, dans une cellule de prison française glaciale, sans oublier l’emprisonnement du socialiste Eugène V. Debs, dont la santé a également été brisée dans une prison fédérale.

Detroit, 2009 (CC BY 2.0, WIkimedia Commons)

Les chefs rebelles des années 1960, dont Mumia Abu Jamal, Sundiata Acoli, Kojo Bomani Sababu, Mutulu Shakur et Leonard Peltier, se trouvent toujours, des décennies plus tard, dans les prisons américaines. Des militants musulmans, dont ceux qui dirigeaient l’organisation caritative The Holy Land Foundation et Syed Fahad Hashmi, ont été arrêtés, souvent à la demande d’Israël, après l’hystérie qui a suivi le 11 Septembre, et ont été victimes de procès-spectacles de mauvais goût. Ils restent également incarcérés.

La résistance, une véritable résistance, a un prix très, très élevé. Ceux qui sont au pouvoir n’essaient même pas de prétendre qu’il s’agit de justice lorsqu’ils sont confrontés à une menace existentielle. La plupart des rebelles, comme Ernesto « Che » Guevara, et les dizaines de milliers de rebelles que les États-Unis ont fait enlever, disparaître, torturer et tuer brutalement tout au long de l’histoire américaine finissent en martyrs.

Une fois qu’un personnage rebelle est mis en cage, l’état se sert de son absolu contrôle et de sa panoplie d’arts noirs pour le briser.

Julian Assange, photo ancienne (Twitter)

Julian, dont l’audience d’extradition est en cours à Londres, et qui a passé sept ans enfermé comme prisonnier politique à l’ambassade d’Équateur à Londres, est extrait de sa cellule dans la prison de haute sécurité de Belmarsh à 5 heures du matin. Il est menotté, placé en cellule de détention provisoire, déshabillé et radiographié. Il est transporté pendant une heure et demie dans un fourgon de police qui ressemble à un chenil sur roues. Il est détenu dans une boîte en verre au fond du tribunal pendant la procédure, souvent sans pouvoir consulter ses avocats. Il a des difficultés à entendre les échanges. Il se voit régulièrement refuser l’accès aux documents de son dossier et est ouvertement raillé par le juge au tribunal.

Peu importe que Julian, poursuivi en vertu de la loi de 1917 sur l’espionnage, ne soit pas un citoyen américain. Il importe peu que WikiLeaks, qu’il a fondé et dont il est l’éditeur, ne soit pas une publication américaine.

Le message inquiétant que le gouvernement américain envoie est clair : peu importe qui et où vous êtes, si vous exposez les rouages de l’empire, vous serez traqué, kidnappé et amené aux États-Unis pour être jugé comme espion et emprisonné à vie. L’empire a l’intention de ne pas rendre de comptes, d’être intouchable et de ne pas être soumis à examen.

Illustration par M. Fish pour Scheerpost

Dans le cadre de ce qu’ils appellent la « guerre contre le terrorisme », les États-Unis ont créé des codes juridiques et pénaux parallèles pour emprisonner les dissidents et les rebelles.

Ces rebelles sont détenus en isolement prolongé, ce qui entraîne une profonde détresse psychologique. Ils sont poursuivis en vertu de mesures administratives d’exception, connues sous le nom de SAMs, pour empêcher ou restreindre sévèrement les échanges avec les autres prisonniers, les avocats, la famille, les médias et les personnes extérieures à la prison. Ils se voient refuser l’accès aux informations et à tout document de lecture. Il leur est interdit de participer à des activités éducatives et religieuses dans la prison. Ils sont soumis à une surveillance électronique 24 heures sur 24 et à un confinement de 23 heures. Ils doivent prendre leur douche et aller aux toilettes sous l’oeil d’une caméra. Ils sont autorisés à écrire une lettre par semaine à un seul membre de leur famille, mais ne peuvent utiliser plus de trois feuilles de papier. Ils n’ont souvent pas accès à l’air frais et doivent passer leur seule heure de récréation dans une cage qui ressemble à une roue de hamster géante.

« Gestion de la communication »

Les États-Unis ont mis en place une installation particulière à la prison fédérale de Terre Haute, dans l’Indiana, la Communication Management Unit. La quasi-totalité des détenus transférés à Terre Haute sont musulmans. Un deuxième établissement a été créé à Marion, dans l’Illinois, où les détenus sont à nouveau majoritairement musulmans, mais où on trouve également un petit nombre de défenseurs des droits des animaux et de l’environnement. Leurs peines sont arbitrairement rallongées par des « renforcements du terrorisme » dans le cadre du Patriot Act.

Amnesty International a qualifié l’établissement pénitentiaire de Marion « d’inhumain ». Tous les appels et le courrier – bien que ce qui relève de la communication ne soit pas dans le cadre du travail des responsables de la prison – sont surveillés dans ces deux unités de gestion de la communication. Les échanges entre les prisonniers doivent se faire uniquement en anglais. Les « terroristes » qui sont au plus haut niveau sont logés dans l’établissement pénitentiaire administratif maximum, connu sous le nom de Supermax, à Florence, Colorado, un endroit dans lequel les prisonniers n’ont pratiquement aucune interaction humaine, aucun exercice physique ou stimulation mentale. C’est un peu comme à Guantánamo, mais sous un climat plus froid.

Assange est en détresse

Julian est très fragile. Sa détresse psychologique et physique comprend une perte de poids spectaculaire, de graves problèmes respiratoires, des problèmes articulaires, des caries dentaires, une anxiété chronique, un stress intense et constant entraînant une incapacité à se détendre ou à se concentrer, et des épisodes de confusion mentale.

Jeremy Hammond
(FreeJeremy.net / CC BY-SA 3.0)

Ces symptômes indiquent, comme l’a déclaré Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, qui a rencontré et examiné Julian en prison, qu’il souffre de tortures psychologiques prolongées.

L’extradition d’Assange vers les États-Unis pour faire face à 17 chefs d’accusation en vertu de la loi sur l’espionnage, chacun d’eux pouvant entraîner une peine de 10 ans, ce qui semble probable, n’arrêtera pas les sévices psychologiques et physiques conçus pour le briser.

Il sera jugé dans le burlesque d’un tribunal se servant de preuves « secrètes », dont sont familiers les radicaux noirs et musulmans ainsi que les rebelles tels que Jeremy Hammond, condamné à 10 ans de prison pour avoir piraté les ordinateurs et rendu publics les e-mails d’une société de sécurité privée qui travaille pour le gouvernement, dont le Département de la sécurité intérieure, et des sociétés telles que Dow Chemical.

Roger est détenu dans la prison de Pentonville à Londres, construite en 1842 et en mauvais état. Il est accusé d’avoir enfreint les conditions de sa mise en liberté sous caution à la suite d’une action qui a vu des militants jeter de la peinture sur les murs des quatre grands partis politiques, ainsi que de conspiration visant à causer des dommages criminels. Un membre du Parti Vert a divulgué à la police britannique une discussion enregistrée sur Zoom que Roger tenait avec trois autres membres de Burning Pink, un parti anti-politique organisé pour créer des assemblées de citoyens afin de remplacer les instances dirigeantes, alors qu’ils discutaient des actions à venir.

Les domiciles des quatre activistes de la réunion Zoom – Roger Hallam, Blyth Brentnall, Diana Warner, Ferhat Ulusu et le prêtre anglican Steven Nunn – ont été perquisitionnés le 25 août. Leurs appareils électroniques ont été confisqués par la police et ils ont été arrêtés.

Roger Hallam en juillet 2020. (Jamie L. Lowe, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons)

Roger est enfermé dans une cellule sale, infestée de vermine, et se voit refuser livres et visites. Végétalien, il est forcé de vivre d’un régime de céréales froides et de pain. De manière fréquente, il n’y a pas de nourriture chaude servie au sein de la prison. Les altercations violentes y sont monnaie courante. Les cellules surpeuplées manquent souvent d’éclairage et de chaleur. Il n’a pas de vêtements de rechange et il n’a pas pu laver les vêtements qu’il porte depuis des semaines. Il fourre des draps et du papier dans les fentes de la porte pour bloquer les souris et les cafards. Les toilettes de sa cellule n’ont pas de siège, sont recouvertes d’excréments et ne sont pas équipées d’une chasse d’eau. Il passe des jours sans accès à l’extérieur. Ses lunettes de lecture sont cassées. Il attend la réponse à une demande de ruban adhésif pour les réparer. La pandémie de Covid-19 circule dans la prison. Deux membres du personnel sont morts du virus. Roger pourrait être incarcéré dans ces conditions jusqu’en février s’il se voit refuser sa liberté sous caution.

L’arrestation de Roger intervient alors que Extinction Rebellion planifiait le blocus des presses de l’imprimerie News Corps Printworks, qui imprime les journaux The Times, Sun on Sunday, Sunday Times, The Daily Mail et The London Evening Standard. Le blocus a eu lieu le 4 septembre pour protester contre l’incapacité des organes de presse à rendre compte avec précision de l’urgence climatique et écologique. Le blocus a retardé la distribution des journaux de plusieurs heures.

« Les jours où l’on s’opposait à la tyrannie sont depuis longtemps révolus », écrit Roger depuis la prison. « La lutte à mort contre Hitler et le fascisme est reléguée aux livres d’histoire. Les classes libérales d’aujourd’hui ne croient qu’en une seule chose : le maintien de leurs privilèges. Leur seule priorité est le pouvoir. La règle numéro un est : préserver nos carrières, nos institutions à tout prix. La règle historique numéro un dans la lutte contre le mal est d’accepter le risque de perdre sa carrière et de subir la fermeture de son organisation.

La perspective de la mort et de la destruction se perd dans un brouillard postmoderniste. Le pouvoir s’est désintégré, se limitant au fait de rester assis derrière un bureau, en obéissant à des protocoles de relations publiques (ce qu’on appelle aussi le mensonge). En première ligne, le premier à être allé en prison, Martin Luther King, est mort avec la fin de la génération de la Seconde Guerre mondiale ».

« La partie est finie », a poursuivi Roger.

« La vieille alliance avec les classes libérales est morte. De nouvelles formes d’initiative et de gouvernance révolutionnaires se font jour. Les membres du nouveau parti politique « Burning Pink » ont lancé de la peinture sur les portes des ONG et des partis politiques, appelant à un dialogue ouvert et à un débat public. La réponse, fidèle à la forme, a été un silence mortel et assourdissant. Nous sommes maintenant en prison d’où j’écris cet article après qu’un membre du Parti Vert ait enregistré un appel Zoom et l’ait transmis à la police. Nous n’avons pas été autorisés à sortir pour faire de l’exercice pendant les cinq premiers jours. Nous n’avons pas de bouilloire, pas d’oreillers, pas de visites. Mais nous n’en avons rien à foutre. Nous faisons quelque chose contre le Mal ».

Chris Hedges, lauréat du prix Pulitzer, a été pendant quinze ans correspondant à l’étranger pour le New York Times, où il a occupé les fonctions de chef du bureau Moyen-Orient et de chef du bureau Balkans du journal. Auparavant, il a travaillé à l’étranger pour le Dallas Morning News, le Christian Science Monitor et National Public Radio. Il est l’animateur de l’émission On Contact de Russia Today America, nommé pour un Emmy Award.

Source : Consortium News, Chris Hedges, 23-09-2020
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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yack2 // 15.10.2020 à 08h18

Et on nous parle des bulles de confort, de conviction dans les quelles nous serions enfermés sur les réseaux sociaux. j »apprend donc, qu’Assange n’est pas une exception….par les dangereux rézos sociooooos. Mais alors que sont les médias dominants ? Une cage, une oubliette?
Nos journalistes ont-ils des miroirs pour regarder ce qu’ils sont devenus?

16 réactions et commentaires

  • yack2 // 15.10.2020 à 08h18

    Et on nous parle des bulles de confort, de conviction dans les quelles nous serions enfermés sur les réseaux sociaux. j »apprend donc, qu’Assange n’est pas une exception….par les dangereux rézos sociooooos. Mais alors que sont les médias dominants ? Une cage, une oubliette?
    Nos journalistes ont-ils des miroirs pour regarder ce qu’ils sont devenus?

    • Nagual // 15.10.2020 à 09h38

      « Nos journalistes ont-ils des miroirs pour regarder ce qu’ils sont devenus ? »
      A part quelques exceptions, ils ont toujours été les gardiens de l’ordre (chiens de garde, dit-on) qui prospèrent sur cette figure romantique du journaliste-héro prêts à tout pour la justice et l’honneur ; que l’on pense au Figaro dans lequel fleurissait les appels au meurtre des communards ou autres « Pravda » bon teint.
      Nietzsche, très sensible à cette subversion du langage dans un but de préservation de la « morale » (l’autre nom de l’ordre et de l’assujettissement) disait « encore un siècle de journalisme et les mots pueront », le cloaque à portée d’oreille.

  • LibEgaFra // 15.10.2020 à 09h54

    Aujourd’hui les opposants, les rebelles, ceux qui contestent l’ « ordre » mondial, ceux qui dénoncent les mensonges et les méthodes de la classe au pouvoir n’ont d’autre choix que de se réfugier en Russie, comme Snowden.

  • Renaud // 15.10.2020 à 10h42

    N’oublions jamais que la démocratie dite « moderne », celle qui nous a inspiré, germa et prit racine en Angleterre dans la deuxième moitié du 17ème siècle. Or l’Angleterre était alors au seuil de sa « toute » puissance qui atteint son sommet au 19ème siècle. Il nous faut garder à l’esprit que l’Angleterre, grâce en grande partie à son Empire colonial, put — se payer la démocratie en faisant suer le burnous — selon l’expression classique. Cette attitude influença à peu près tout l’Occident lequel ne cessa de faire la leçon au
    – reste du monde – c’est à dire ceux qui, faute de mieux dans l’histoire, durent se coltiner des dictatures de tous poils, car n’ayant pu trouver chez soi suffisamment d’ « ignares et dociles » pour servir de chair à canon économique et de chair à canon tout court.
    Il y a dans ce fait, une – génétique – politique qui nous colle collectivement à la peau, lovée au tréfonds de notre être et de nos sociétés

  • cedivan // 15.10.2020 à 13h54

    Il est sympa l’auteur et son point de vue est défendable mais faire de Che Guevara un martyr, c’est soit de la malhonnêteté intellectuelle soit une très grosse ignorance. Je penche pour le 1er point…..

    • RGT // 16.10.2020 à 11h03

      Che Guevara n’était pas devenu un enfant de cœur mais il ne faut surtout pas oublier de mentionner POURQUOI il est devenu si « vénère ».

      N’oublions jamais qu’il s’était destiné à une carrière de médecin, et qu’il s’était fixé pour objectif de sauver et de soigner les humains.

      C’est ENSUITE que grâce à sa compagne il a compris que la cause principale de la « maladie » qui gangrenait la société n’était un agent pathogène naturel mais la cupidité de certains humains qui, par le biais de leurs « entreprises » corrompaient les gouvernements, organisaient des coups d’état sanglants pour spolier les populations de leurs biens et les forcer à devenir leurs esclaves.

      Dans un monde de « bisounours » il aurait simplement continué à soigner la population de simples maladies naturelles et rien ne serait survenu.

      Et son comportement a ensuite été causé par une simple réaction à la violence illimitée de ces « entreprises » et de leurs mercenaires (étatiques ou privés) envers les populations qui étaient totalement sans défense et se faisaient massacrer.

      Qui a commencé le premier, et surtout qui a le plus de sang sur les mains ?

      De plus, le « Che » ne s’est attaqué qu’aux pires criminels et les seuls qu’il a exécuté étaient tous des personnes peu recommandables qui avaient directement ou indirectement participé à des actes d’une violence sans limites.

      Il s’est comporté comme les anarchistes du début du XXème siècle qui ont commis des attentats sanglants contre ceux qui avaient sans état d’âme massacré de populations ou participaient activement à leur mise en esclavage.

      Quand les « élites » se montrent d’une violence infinie il faut toujours s’attendre à une réaction de certaines personnes qui utiliseront les mêmes armes et la même violence pour leur rendre la monnaie de leur pièce.

      La question est « qui a commencé le premier », et la seconde est « qui fait le plus de victimes ».

      Il est certain que la majorité des victimes de violence contre-étatique ne sont pas des enfants de cœur et qu’ils ont tous participé directement ou indirectement à la violence d’état.

      Contrairement à tous les « gilets jaunes » qui se sont fait massacrer, mutiler (et plus si affinités) alors qu’ils demandaient simplement à être respectés, ne pas être spoliés et à ne pas être mis en esclavage au profit des « élites »

  • Ernesto // 16.10.2020 à 18h25

    @RGT: Libre à vous de caricaturer à ce point le marxisme (au lieu de vous en prendre à ceux qui ont prétendu s’en inspirer dans leur politique).

    Donner le pouvoir aux gueux? Entièrement d’accord sur le principe, sauf qu’on trouvera bien parmi eux, certains plus malins ou opportunistes que les autres, qui voudront prendre la place des anciennes élites pour les reproduire.

    Car le problème c’est le pouvoir qui porte en germe le risque de transformation des individus (sentiment de puissance, d’intouchabilité, de légitimité, de certitudes…).

    A moins d’être en mesure de le contrôler strictement (pour éviter les dérives de toutes natures), à tous les niveaux, à partir d’avancées démocratiques qui restent pour l’essentiel à inventer.

    Et si la masse des gueux ne veut pas s’investir spontanément dans cette tâche primordiale pour la démocratie? La délégation de pouvoir, c’est une vue de l’esprit ou une réalité qui affecte toutes nos sociétés humaines?

    Contrairement à vous, je pense donc qu’il n’existe pas de solution « simple », tant l’humain est complexe. Mais ce constat ne m’empêche nullement de réfléchir et d’agir pour essayer d’améliorer une situation qui en a bien besoin!

  • Ernesto // 16.10.2020 à 18h47

    @Cedivan: Sans le sacrifice de 27 millions de soviétiques, l’Europe entière tombait sous la coupe de la barbarie nazie. Sans le débarquement américain en Normandie en juin 1944 (s’il n’avait pas eu lieu l’armée rouge atteignait la pointe sud de l’Espagne en quinze jours), l’Europe entière basculait dans le camp soviétique et la France devenait une démocratie populaire sous tutelle.

    Vous avez bien sûr le droit absolu d’être anti-marxiste et anti-soviétique, pas celui d’interpréter l’histoire à votre façon en niant des faits reconnus par tous (Lénine disait: « les faits sont têtus »).

    • joelim // 18.10.2020 à 10h49

      Vous avez des sources pour votre affirmation sur l’armée rouge qui aurait envahi toute l’Europe si les USA n’étaient pas venus (nous envahir) ? Leurs soldats étaient équipés de « bottes de 7 lieues » ?

  • cover // 17.10.2020 à 07h56

    allez sur le site de Wikileaks pour faire un don, soutenir Assange :
    https://wikileaks.org/
    Cete année, les cadeaux de Noêl, ce sera à partir de leur boutique !
    https://wikileaks.org/
    idem pour XR https://extinctionrebellion.fr/faire-un-don/
    c’est le minimum à faire…

  • Ernesto // 19.10.2020 à 16h53

    @JOELIM: sur le front de l’est, depuis Stalingrad l’armée rouge progressait en moyenne de 500KMS par jour grâce en particulier aux orgues de Staline et aux performances de ses chars.

    En tout état de cause vous ne pouvez nier que le débarquement a eu lieu, non seulement pour prendre l’armée nazie en étau, libérer la France mais aussi empêcher les soviétiques et le communisme de s’installer en Europe de l’ouest après avoir libéré sa partie orientale.

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