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14.octobre.202014.10.2020 // Les Crises

Procès Assange : Les mensonges du gouvernement britannique – par Craig Murray

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Source : Consortium News, Craig Murray
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

L’ancien diplomate britannique Craig Murray était dans la tribune du public à Old Bailey pour l’audition de Julian Assange

Au cours de l’audition des preuves médicales des trois derniers jours, le gouvernement britannique a été pris deux fois à raconter directement des mensonges importants sur les évènements de la prison de Belmarsh, chaque mensonge étant prouvé par des preuves documentaires. Le facteur commun a été le dossier médical tenu par le Dr Rachel Daly, chef des services médicaux de la prison. Il y a également eu, pour ne pas dire plus, une fausse déclaration apparente de la part de Daly. Personnellement, je me méfie du genre de personne qui impressionne Ross Kemp.

Voici une photo de Daly tirée du documentaire de Ross Kemp sur la prison de Belmarsh.

Voici la description de l’aile médicale de Belmarsh par Kemp : « La sécurité est d’un autre niveau ici, avec six fois plus de personnel par détenu que dans le reste de la prison ».

Alors qu’il était dans l’aile médicale ou « soins de santé », Julian Assange était en fait en isolement, et trois psychiatres et un médecin ayant une grande expérience du traitement des traumatismes ont tous témoigné devant le tribunal que l’état mental et physique d’Assange s’était détérioré alors qu’il était en « soins de santé » pendant plusieurs mois. Ils ont également déclaré que son état s’était amélioré après qu’il ait quitté les « soins de santé ».

Cela en dit long sur les « soins de santé » qui lui ont été prodigués. Les mêmes médecins ont témoigné qu’Assange a une mauvaise relation avec Daly et qu’il ne lui confiera pas ses symptômes ou ses sentiments, ce qui a également été affirmé par l’avocat de la défense.

Tout cela constitue le contexte essentiel des mensonges. J’en viens maintenant aux mensonges. Malheureusement, pour ce faire, je dois révéler les détails de l’état de santé de Julian que j’avais cachés, mais je pense que la situation est si grave que je dois maintenant le faire.

Je n’ai pas signalé que le professeur Michael Kopelman avait donné des preuves que, parmi d’autres préparatifs de suicide, Julian Assange avait caché une lame de rasoir dans ses sous-vêtements pliés, mais cela a été découvert lors d’une fouille de sa cellule. Comme je l’ai signalé, Kopelman a été soumis à un contre-interrogatoire extrêmement agressif par James Lewis au nom du gouvernement américain, qui, dans la matinée, s’était concentré sur l’idée que la maladie mentale de Julian Assange n’était que de la simulation, et que Kopelman ne l’avait pas détectée.

La lame de rasoir a été un facteur clé dans le fait que Lewis ait intimidé Kopelman, et il l’a attaqué là-dessus encore et encore et encore.

La lame de rasoir absente des notes de Daly

Lewis a déclaré que Kopelman « s’est appuyé » sur l’histoire de la lame de rasoir pour son diagnostic. Il l’a ensuite décrite comme un fantasme concocté par Assange pour étayer sa simulation. Lewis a demandé à plusieurs reprises à Kopelman pourquoi, si l’histoire était vraie, elle ne figurait pas dans les notes cliniques de Daly ? Il est certain que si un prisonnier, connu pour être dépressif, avait une lame de rasoir trouvée dans sa cellule, cela figurerait dans le dossier médical de la prison. Pourquoi Kopelman n’avait-il pas noté dans son rapport que le dossier médical de Daly ne contenait aucune preuve de l’existence de la lame de rasoir ? Avait-il caché cette information ? N’était-il pas très étrange que cet incident ne figure pas dans les notes médicales ?

Dans une tentative d’humilier Kopelman, Lewis a dit :

« Vous dites que vous ne vous appuyez pas sur la lame de rasoir pour votre diagnostic. Mais vous le faites. Examinons donc votre rapport. Vous vous basez sur la lame de rasoir au paragraphe 8. Vous la mentionnez à nouveau au paragraphe 11a. Ensuite, au paragraphe 11c. Puis aux paragraphes 14, 16, 17b, 18a. Puis nous arrivons à la section suivante et la lame de rasoir est là, aux paragraphes 27 et 28. Puis à nouveau dans le résumé, elle se trouve aux paragraphes 36 et 38. Alors dites-moi, professeur, comment pouvez-vous dire que vous ne vous appuyez pas sur la lame de rasoir ? »

(Je ne donne pas les vrai numéros des paragraphes, ils sont illustratifs.)

Lewis a ensuite invité Kopelman à modifier son diagnostic. Il lui a demandé plus d’une fois si son diagnostic serait différent s’il n’y avait pas de lame de rasoir et si c’était une invention d’Assange.

Kopelman était manifestement perturbé par cette attaque. Il a convenu qu’il était « très étrange en effet » que les notes médicales ne le mentionnent pas si c’était vrai. L’attaque selon laquelle il avait naïvement cru à un mensonge évident a déconcerté Kopelman.

Sauf que c’était Lewis qui ne disait pas la vérité.

L’acte d’accusation confirme la présence de la lame de rasoir

Il y avait vraiment une lame de rasoir cachée, et ce qu’Assange avait dit à Kopelman, et ce que Kopelman avait cru, était vrai dans chaque détail. Dans une scène tout droit sortie d’un drame juridique télévisé, lors du témoignage de Kopelman, la défense avait réussi à obtenir l’acte d’accusation de la prison de Belmarsh – Assange avait été accusé du délit de la lame de rasoir. L’acte d’accusation est daté du 7 mai 2019 à 9 heures, et voici ce qu’il dit :

Gouverneur,

Le 05/05/19 vers 15h30, l’officier Carroll et moi-même avons effectué une fouille de routine dans le 2-1-37 occupé uniquement par M. Assange A9379AY. On lui a demandé avant de lancer la fouille si tout ce qui se trouvait dans la cellule lui appartenait, ce à quoi il a répondu « A ma connaissance, oui ». Au cours de cette fouille, j’ai soulevé une paire de ses sous-vêtements personnels tout en fouillant l’armoire. Lorsque je les ai soulevés, j’ai entendu un objet métallique tomber dans l’armoire. Lorsque j’ai enquêté sur ce que c’était, j’ai vu la moitié d’une lame de rasoir qui avait été dissimulée dans ses sous-vêtements personnels. Cet objet a été placé dans le sac de pièces à conviction numéro M0001094.

Ceci conclut mon rapport

Signé

Officier Locke

On m’a ensuite montré une copie et j’ai eu droit à un cliché rapide :

Lorsque, mardi, Edward Fitzgerald QC [Queen’s Counsel: Conseiller de la Reine, NdT] a produit cette feuille d’accusation au tribunal, elle ne semblait pas être une nouvelle pour l’accusation.

James Lewis QC a paniqué. Un peu trop vite, Lewis s’est levé brusquement et a demandé au juge de noter qu’il n’avait jamais dit qu’il n’y avait pas de lame de rasoir.

Fitzgerald répondit que ce n’était pas l’impression qui avait été donnée. Depuis la barre des témoins et sous serment, Kopelman a déclaré que ce n’était pas non plus l’impression qu’on lui avait donnée.

Et ce n’était certainement pas l’impression qu’on m’avait donnée dans la gallerie du public. En affirmant à plusieurs reprises que si la lame de rasoir existait, ce serait dans les notes médicales, Lewis avait, au strict minimum, induit le témoin en erreur sur une question de fait matérielle, qui avait en fait affecté son témoignage. Et Lewis l’avait fait précisément dans le but d’affecter son témoignage.

Paniqué, Lewis a ensuite dévoilé le jeu en affirmant désespérément que l’accusation portée contre Assange avait été rejetée par le gouverneur. L’accusation en savait donc certainement plus sur les événements entourant la lame de rasoir que la défense.

Baraitser, qui savait qu’il s’agissait là d’une situation grave, a saisi la même paille à laquelle Lewis s’accrochait en désespoir de cause, et a déclaré que si l’accusation avait été rejetée, alors il n’y avait aucune preuve de l’existence de la lame de rasoir.

Edward Fitzgerald QC sur une image daté (YouTube)

Fitzgerald a souligné que c’était absurde. L’accusation peut avoir été rejetée pour de nombreuses raisons. L’existence de la lame n’était pas mise en doute.

Julian Assange l’avait attestée et deux gardiens de prison l’avaient attestée. Baraitser a déclaré qu’elle ne pouvait que se fonder sur la décision du directeur de la prison.

Baraitser eu a beau essayer de le cacher, Lewis a attaqué Kopelman au sujet de l’existence de la lame alors que Lewis a donné par la suite toutes les apparences d’un homme qui savait très bien depuis le début qu’il y avait des preuves irréfutables de l’existence de la lame. Le fait que Baraitser tente de protéger à la fois Lewis et l’accusation en prétendant que l’existence de la lame dépend de l’issue de l’accusation ultérieure, alors que les trois personnes présentes dans la cellule au moment de la perquisition étaient d’accord sur son existence, y compris Assange, constitue peut-être l’abus de procédure judiciaire le plus remarquable de Baraitser à ce jour.

Une Réunion

Après son témoignage, je suis allé prendre un gin tonic avec Kopelman, qui est un vieil ami. Nous n’avions eu aucun contact pendant deux ans, précisément à cause de son implication dans l’affaire Assange en tant qu’expert médical. Michael était très inquiet de ne pas avoir été très performant lors de son témoignage le matin, alors qu’il était revenu très fort l’après-midi. Et son inquiétude pour le matin était due au fait qu’il avait été rebuté par la question de la lame de rasoir. Il avait bien compris que Lewis disait qu’il n’y avait pas de lame de rasoir dans les dossiers de la prison et que Michael avait donc été trompé par Julian.

Je dois dire clairement que je ne crois pas un seul instant que le côté gouvernemental n’était pas conscient tout du long que la lame de rasoir était bien réelle. Lewis a procédé à un contre-interrogatoire à l’aide de notes détaillées préparées sur la lame de rasoir et avec toutes les références à celle-ci figurant dans le rapport de Kopelman. Que l’accusation ait procédé ainsi sans demander à la prison si l’incident était vrai, défie le bon sens.

De gauche à droite : Joseph Farrell, Kristinn Hrafnsson, Craig Murray et Stella Moris pendant la pause déjeuner devant Old Bailey jeudi. (Mohamed Elmaazi)

Jeudi, Edward Fitzgerald a remis à Baraitser le compte-rendu de l’audience en prison où l’accusation a été discutée. C’était un long document. La décision du gouverneur se trouve au paragraphe 19.

Baraitser a dit à Fitzgerald qu’elle ne pouvait pas accepter le document car c’était une nouvelle preuve. Fitzgerald lui a dit qu’elle avait elle-même demandé l’issue de l’accusation. Il a dit que le document contenait des informations très intéressantes.

Mme Baraitser a déclaré que la décision du gouverneur se trouvait au paragraphe 19, c’est tout ce qu’elle avait demandé, et qu’elle refuserait de prendre en considération le reste du document.

Fitzgerald a déclaré que la défense pourrait souhaiter faire une présentation officielle à ce sujet.

Je n’ai pas vu ce document. Sur la base des déclarations antérieures de Baraitser, je suis assez certain qu’elle protège Lewis de cette façon. Au paragraphe 19, la décision du gouverneur rejette probablement les accusations, comme l’a dit Lewis. Mais les paragraphes précédents, que Baraitser refuse de prendre en compte, indiquent presque certainement que la possession de la lame de rasoir par Assange était incontestée, et explique très probablement son intention de l’utiliser pour se suicider.

Donc, pour citer Lewis lui-même, pourquoi cela ne figurerait-il pas dans les notes médicales de Daly ?

Je n’ai même pas considéré cette histoire surprenante suffisamment puissante pour justifier la publication des détails personnels alarmants concernant Julian. Mais cela s’est produit à nouveau.

Les preuves de Nigel Blackwood

Nigel Blackwood (Kings College)

Le jeudi matin, le Dr Nigel Blackwood, lecteur en psychiatrie légale au Kings College de Londres, a témoigné pour l’accusation. Il a essentiellement minimisé tous les diagnostics de maladie mentale de Julian, et a contesté qu’il souffrait du syndrome d’Asperger.

Au cours de cette minimisation, il a déclaré que lorsque Julian avait été admis dans l’aile des soins de santé le 18 avril 2019, ce n’était pas pour une raison médicale. C’était uniquement pour l’isoler des autres prisonniers en raison de la vidéo de lui qui avait été prise et diffusée par un prisonnier.

Fitzgerald a demandé à Blackwood comment il savait cela, et Blackwood a répondu que Daly lui avait dit pour son rapport.

La défense a alors produit un autre document de la prison qui montrait que le gouvernement mentait. Il s’agit d’un rapport du personnel de la prison daté du 18 avril 2019 à 14h30 et qui dit spécifiquement que Julian était « très bas » et avait des pulsions suicidaires incontrôlables. Il suggérait de le transférer dans l’aile médicale et mentionnait une rencontre avec Daly. Julian a en fait été déplacé le jour même.

Fitzgerald a fait savoir à Blackwood qu’Assange avait manifestement été déplacé dans l’aile médicale pour des raisons médicales. Son témoignage était faux.

Blackwood a continué à affirmer qu’Assange a été déplacé uniquement à cause de la vidéo. Les notes médicales de Daly n’indiquent pas qu’il a été déplacé pour des raisons médicales.

La juge a interrompu Fitzgerald pour avoir dit « n’importe quoi », bien qu’elle ait permis à Lewis d’être beaucoup plus dur que cela avec les témoins de la défense.

Fitzgerald a demandé à Blackwood pourquoi Assange serait déplacé dans l’aile médicale à cause d’une vidéo prise par un autre prisonnier ?

Blackwood a répondu que le gouverneur avait trouvé la vidéo « embarrassante » et s’inquiétait de « l’atteinte à la réputation » de la prison.

Voyons donc ce qu’il en est.

Daly n’a pas mis dans les notes médicales qu’Assange avait dissimulé un rasoir pour se suicider dans sa cellule. Daly n’a pas indiqué dans les notes médicales que, le jour même où Assange a été transféré dans l’aile médicale, une réunion du personnel avait dit qu’il devrait être transféré dans l’aile médicale pour des pulsions suicidaires incontrôlables. Puis Daly raconte à Blackwood une histoire à dormir debout sur les raisons du transfert d’Assange dans l’aile médicale, pour l’aider à minimiser l’état de santé d’Assange.

Ou alors, regardons l’autre histoire.

L’histoire officielle est que le service de santé, pour citer Ross Kemp où « la sécurité est d’un autre niveau », est utilisé pour l’isolement, pour maintenir les prisonniers en isolement pour des raisons aucunement médicales. En effet, pour éviter « l’embarras », pour éviter « l’atteinte à la réputation », Assange a été maintenu en isolement dans les « soins de santé » pendant des mois alors que, selon quatre médecins dont sur ce point même Blackwood, sa santé s’est détériorée à cause de l’isolement. Alors qu’il était sous les « soins » de Daly. Et c’est là l’histoire officielle.

Le mieux qu’ils puissent trouver est qu’il « n’était pas malade, nous l’avons mis en « soins de santé » pour des raisons totalement illégitimes en guise de punition ». Pour éviter la « gêne » si les prisonniers prenaient sa photo.

Je vais écrire au juge Baraitser pour demander une copie de la transcription du contre-interrogatoire de Kopelman par Lewis sur la lame de rasoir, en vue de dénoncer Lewis au Conseil de l’Ordre des avocats. Je me demande si le Conseil de l’Ordre des médecins n’aurait pas de raison d’interroger la pratique de Daly dans cette affaire.

Dernier témoin : Dr. Sondra Crosby

Le dernier témoin était le Dr Sondra Crosby, qui soignait Julian depuis son séjour à l’ambassade équatorienne.

Crosby semblait être une personne merveilleuse et bien que son témoignage ait été très convaincant, je ne vois là encore aucune raison valable de le révéler.

À la fin de la séance de jeudi, deux déclarations de témoins ont été lues très rapidement dans le procès-verbal. C’était en fait très important, mais cela est passé presque inaperçu.

John Young, de cryptome.org, a témoigné que Cryptome avait publié les câbles non censurés le 1er septembre 2011, c’est-à-dire la veille de leur publication par WikiLeaks.

Cryptome est basé aux Etats-Unis mais n’a jamais été approché par les forces de l’ordre au sujet de ces câbles non expurgés, ni demandé de les retirer. Les câbles sont restés en ligne sur Cryptome.

De même, Chris Butler, responsable des archives Internet, a témoigné que les câbles non expurgés et d’autres documents classifiés étaient disponibles sur la machine Wayback. On ne leur avait jamais demandé de les retirer ni menacés de poursuites.

Craig Murray est un auteur, un radiodiffuseur et un militant des Droits de l’Homme. Il a été ambassadeur britannique en Ouzbékistan d’août 2002 à octobre 2004 et recteur de l’université de Dundee de 2007 à 2010.

Source : Consortium News, Craig Murray, 25-09-2020
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Rémi // 14.10.2020 à 10h11

Moralité Assange est coupable parce qu’il doit être coupable.
La défense doit donc être placée en infériorité par rapport à l’accusation.
Et dire que cela se passe dans le pays de l’Habeas corpus.
Il vaudrait mieux rétablir la lettre de cachet qu’une telle parodie de justice.
Enfin même si Julian Assange est condamné, il aura couté très cher á l’oligarchie.
Chacun porte sa croi en ce monde et il a choisit d’en porter une bien lourde.
Respect et Admiration

3 réactions et commentaires

  • Rémi // 14.10.2020 à 10h11

    Moralité Assange est coupable parce qu’il doit être coupable.
    La défense doit donc être placée en infériorité par rapport à l’accusation.
    Et dire que cela se passe dans le pays de l’Habeas corpus.
    Il vaudrait mieux rétablir la lettre de cachet qu’une telle parodie de justice.
    Enfin même si Julian Assange est condamné, il aura couté très cher á l’oligarchie.
    Chacun porte sa croi en ce monde et il a choisit d’en porter une bien lourde.
    Respect et Admiration

  • RGT // 14.10.2020 à 10h29

    La parodie continue.

    Cet acharnement contre Julian Assange est surtout motivé par un message clair du gouvernement US à tous ceux qui auraient l’outrecuidance de dévoiler les comportements écœurants de la « nation la plus fabuleuse de l’humanité » :

    Si vous dévoilez la moindre information gênante on ira vous poursuivre jusque dans les chiottes et on vous torturera très lentement jusqu’à la fin de votre existence.

    Un procès pour l’exemple afin de mettre tous ceux qui souhaiteraient suivre Julian dans la « mauvaise voie » ne s’y engagent pas pour éviter que les scandales n’ébranlent définitivement l’édifice de cette administration ignoble.

    Désormais, le message est clair : Si vous voulez survivre suite à des révélations « délicates » sur le comportement des membres de la « communauté internationale » (qui se serrent tous les coudes dans ce cas particulier), votre seule option de survie consiste à aller vous réfugier en Corée du nord ou dans un autre « état voyou » suffisamment résilient pour ne pas se plier aux ordres des fabuleuses démocrassies.

    Un bel exemple de procès en sorcellerie pour que les ouailles réintègrent le « droit chemin ».

    Et tout le monde s’en fout, les « gueux » étant surtout préoccupés à assurer leur propre survie au quotidien en étant totalement embrigadés par les « grands médias objectifs » qui se gardent bien d’évoquer ce sujet.

  • Grd-mère Michelle // 14.10.2020 à 21h24

    Qui d’entre nous, plus ou moins dés-équilibré-e qu’on soit, ne préférerait pas se tuer plutôt que de continuer à passer sa vie tout-e seul-e entre 4murs?
    En dehors du fait que J.Assange soit probablement bourré de calmants, de « stabilisants d’humeur », c’est l’espoir de sortir de cette situation atroce qui l’empêche de se suicider.
    Aussi, il reçoit par la poste de nombreux messages, cartes postales, qui l’encouragent à tenir bon.
    D’ici au 4 janvier, jour prévu et annoncé de la sentence, nous pouvons continuer à lui en envoyer, et à faire pression sur nos autorités pour qu’elles-mêmes interviennent auprès des autorités du RU afin d’obtenir sa libération.(voir la page Facebook du Comité Free Assange Belgium)
    Sinon, lame de rasoir ou pas, il n’arrivera jamais vivant aux USA.

    Il n’a pas choisi de porter une « croix », c’est pourquoi il s’était réfugié à l’ambassade d’Equateur, d’où il a été extrait par la force, et par la trahison d’un nouveau gouvernement félon.

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