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27.avril.201927.4.2019 // Les Crises

« Le dernier lancer de dés de l’establishment » : Que deviendra l’Europe ? Par Alastair Crooke

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Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 15-02-2019

Alastair Crooke| 15.02.2019

« Le dernier lancer de dés de l’establishment » : Que deviendra l’Europe ?

Dans le TLS [The times Literary supplement, NdT], Gavin Jacobson écrit : l’essai de Francis Fukuyama sur la fin de l’histoire, « est généralement lu comme l’apologie du capitalisme rampant et des interventions anglo-américaines au Moyen-Orient. Pourtant, on ne trouve que peu de “salut” dans son aboutissement libéral. En effet, l'[avenir, écrit Fukuyama], risquait de devenir une “vie d’esclavage sans maître”, un monde de putréfaction civique et de torpeur culturelle, dépouillé de toute contingence et complexité. “Les derniers hommes” seraient réduits à l’Homo Economicus, guidés uniquement par les rites de la consommation, et privés des vertus animatrices et des pulsions héroïques qui ont fait avancer l’histoire. »

Fukuyama a prévenu que les gens accepteraient cet état de choses ou, plus probablement, se révolteraient contre l’ennui de leur propre existence.

Effectivement depuis les Grandes Guerres, mais plus particulièrement « depuis le krach financier de 2008, à travers l’Europe et aux États-Unis, il y a eu (pour reprendre l’expression de Frank Kermode) un “sentiment de fin”. Les orthodoxies libérales ont été mises en doute de manière radicale. Les mouvements populistes s’opposent à l’ordre politique et économique en place depuis les cinquante dernières années. Les électeurs ont sauté dans des avenirs inconnus », conclut Jacobson, en faisant le lien avec la prédiction de Fukuyama selon laquelle l’ennui de l’Homo Economicus le conduirait finalement à la révolte.

Eh bien, les orthodoxies ont effectivement été mises en doute – et pour cause : La construction libérale dominante, avec sa grande théorie sur l’instauration de la paix et de la prospérité économique dans le monde en démantelant les frontières et en unissant l’humanité dans un nouvel ordre universel, est en plein désarroi. Elle a perdu sa crédibilité.

Ne restons pas trop longtemps sur son histoire récente : la fausse reprise ; les statistiques falsifiées, le récit panglossien [de Pangloss, un philosophe fictif affirmant que tout arrive pour une raison, provenant du conte philosophique Candide ou l’optimisme de Voltaire. Ce dernier ridiculise la tendance à croire que l’existence de toute chose s’explique par le fait qu’elle remplit une fonction précise, NdT], le sauvetage du système financier et l’« austérité » jugée essentielle pour réduire le surendettement du gouvernement, précisément engagé pour sauver le système financier, avec toutes les considérables souffrances dues à l’austérité – justifiées au nom du redressement de la compétitivité européenne.

Mais, comme l’a fait remarquer David Stockman, ancien directeur du budget américain, l’idée de restaurer la compétitivité de cette façon a toujours été absurde. Les politiques d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale – le tsunami du « crédit laxiste » déclenché à des taux d’intérêt « sans frais » [un prêt sans frais = un taux hypothécaire plus élevé NdT] au cours des deux dernières décennies – ont fait que le « 60 % » [condition pour adhérer à la monnaie unique selon laquelle la dette publique ne doit pas excéder 60 %du PIB d’une nation européenne, NdT] est devenu une économie à coût élevé qui empêchait précisément la concurrence : « La Fed [en coordination avec d’autres banques centrales] a fait, contre vents et marées, grimper les coûts, les prix et les salaires de 2 %. Vous faites cela pendant deux ou trois décennies et, tout d’un coup, vous n’êtes plus du tout compétitif. Vous avez la structure de coûts la plus élevée de l’économie mondiale, et les emplois et la production migrent là où les entreprises peuvent trouver des coûts moindres et de meilleurs profits. »

Et donc nous voici rendus ici (après tout ce qui a été dit sur la « reprise »), avec une nouvelle contraction de l’économie italienne, et maintenant, de l’économie allemande, prévient la Deutsche Bank, qui dérive vers la récession. (Les commandes des usines allemandes ont enregistré en décembre 2018 leur plus forte baisse d’une année sur l’autre depuis 2012). De toute évidence, « la grande théorie » n’a pas fonctionné. Alors, qu’est-ce que tout cela signifie pour l’avenir de l’Europe ?

« La vassalité oisive » dans laquelle la majorité allait s’enfoncer, ce que Fukuyama prévoyait (et déplorait), était déjà en évidence bien avant 2008 dans les États européens, y compris en Grande-Bretagne. Slavoj Žižek a écrit dans The Ticklish Subject : the absent centre of political ontology (1999) [Le sujet épineux : Le centre absent de l’ontologie politique, NdT] selon laquelle « le conflit des visions idéologiques mondiales [antérieures] incarnées par différents partis qui se disputent le pouvoir » avait été « remplacé par la collaboration de technocrates éclairés (économistes, spécialistes de l’opinion publique…) et de multiculturalistes libéraux… sous forme de consensus plus ou moins universel ». L’idée que Tony Blair se faisait du « Centre radical » était, note Žižek, une parfaite illustration de ce changement.

Et, entichés de la clarté et de la rigueur intellectuelle de leur vision centrée sur l’unification de l’Europe, les élites « libérales » en sont venues à la considérer non comme une option politique légitime parmi d’autres, mais comme la seule option légitime. L’illégitimité morale du Brexit britannique est ainsi devenue le thème implacable pour dénoncer le vote Brexit. Les partisans de la grande théorie ont de plus en plus de mal à voir la nécessité d’une quelconque tolérance pour l’autodétermination nationale et culturelle qu’ils ont autrefois permise. La tolérance, comme le nationalisme, sont hors jeu ; maintenant c’est la colère.

Où en sommes-nous aujourd’hui, si l’Europe stagne sur le plan économique ? Quelles pourraient être les répercussions politiques ? Rappelez-vous ce qui s’est passé au Japon il y a quelques années : Le Japon était également surendetté, la bulle boursière avait éclaté en 1989 et les experts financiers avaient prévu un effondrement massif des JGB (dette publique japonaise). Ce qui s’est passé alors, c’est que le Japon s’est retrouvé devant une stagnation économique qui dure depuis des décennies. Est-ce donc l’avenir ? Le monde entier est-il sur le point de « devenir un Japon » où, ayant tant de dettes, nous ne pouvons de quelque manière que ce soit revenir à des rendements historiques normaux (historiquement autour de 5%) ?

Les Japonais semblent avoir tout simplement accepté « l’ennui ». L’Europe se dirige-t-elle, elle aussi, vers une stagnation à très faible rendement, à faible croissance – dans un paradigme mondial de stagnation – qui peut persister jusqu’au moment où il y a soit une insurrection populiste, soit un événement qui remet le système en route.

Peut-être que non : Le Japon a toujours été un cas particulier. Sa dette était presque entièrement détenue sur le marché intérieur et la croissance se produisait ailleurs dans le monde, mais pas au Japon. Néanmoins, le Japon fait office de « canari dans la mine de charbon » [Si le taux de monoxyde de carbone était élevé, le canari mourait avant les mineurs qui s’empressaient alors d’évacuer, NdT] pour ce qui est des conséquences accablantes d’un endettement excessif.

Si, toutefois, nous entrons dans une période où les États-Unis et l’Europe connaissent peu de croissance, où la Chine accuse une baisse à 4 % et est en difficulté et doit renflouer son système bancaire et où l’Inde ne s’en sort pas comme on le pensait, alors le Japon « cette fois » ne serait peut-être pas un si bon guide.

Le point ici est que nous sommes au cœur de notre dilemme : « les technocrates éclairés » se sont non seulement trompés, mais ils se sont « coincés eux-mêmes dans l’impasse » d’encore plus d’austérité pour les 60 % ; contraints de jeter de la monnaie fiduciaire (peut-être même faire l’hélicoptère monétaire [fait pour la Banque centrale de distribuer de l’argent au peuple gratuitement pour relancer la demande, NdT]) dans des économies déjà zombifiées par le surendettement. Un expert, Peter Schiff, s’y est toujours attendu :

« La raison pour laquelle j’ai d’abord dit que je ne m’attendais pas à ce que la Fed relève à nouveau les taux, c’est parce que je savais que la hausse des taux était la première étape d’un voyage qu’ils ne pouvaient pas terminer : que dans leur tentative de normaliser les taux, la bulle boursière allait éclater et l’économie allait repartir en récession. »

« Normaliser les taux d’intérêt quand on a créé une dette d’un montant anormal, c’est impossible. »

« J’ai toujours su qu’à un moment donné, ce serait “qu’il en soit ainsi”, vous savez : l’histoire de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je ne savais pas combien de hausses de taux la bulle économique pouvait supporter, mais je savais qu’il y avait une limite. Et j’ai toujours su qu’ils ne reviendraient jamais à la normale ou à un équilibre neutre (taux d’intérêt). Quel que soit ce chiffre, ce n’est pas 2 %. »

« Tout ce que la Réserve fédérale a construit sur la base de l’argent bon marché, commençait à imploser à mesure que l’argent bon marché était retiré… L’économie américaine est conçue pour zéro. Ça ne marche pas à 2 % et ça commence à se voir. » (M. Schiff prenait la parole à la Vancouver Investment Conference).

Il semble donc que l’Europe se trouve effectivement à l’aube d’une récession induite par l’endettement. Et les banques centrales n’ont pas de réponse. Mais parler de la première récession depuis 26 ans, c’est aussi parler d’une Europe où la plus jeune génération n’a aucune expérience – aucune notion – de ce qu’est réellement une récession. Qu’est-ce que cela implique ? Grant Williams, fondateur de l’influente chaîne financière de télévision Real Vision donne une réponse :

[C’est une chose sur laquelle je voulais vraiment qu’on me prouve que j’avais tort]. « Ces dernières années, j’ai prédit une augmentation dramatique du populisme, de l’agitation sociale et de la violence. Et beaucoup de gens pensaient qu’on était des cinglés de la théorie du complot. Maintenant, Paris est en feu… Il y a la vieille blague sur la différence entre une récession et une dépression : C’est une récession quand votre voisin perd son emploi et c’est une dépression quand vous perdez le vôtre. C’est ce que je crains. Je pense que vous constaterez qu’après 2008, les gens comprennent beaucoup mieux la finance qu’avant 2008. Ils ne s’en rendent peut-être pas compte, mais je pense qu’ils comprennent maintenant à quel point les renflouements sont injustes lorsqu’ils s’appliquent à Wall Street, et non aux gens ordinaires. Et je pense que ce que vous allez voir, malheureusement, c’est que la Fed et le gouvernement vont faire ce qu’ils ont toujours essayé de faire, c’est-à-dire renflouer Wall Street pour “sauver le système.”

Si vous avez une situation économique difficile et que les gens ont l’impression d’être privés de leurs droits et que vous leur dites, vous savez quoi : nous devons le faire pour sauver le système, eh bien, soudainement la réaction change. Et la réaction est un violent ras-le-bol, brûlons le système jusqu’au bout. Et si nous en sommes là, et on en a bien l’impression – quand on a ce gouffre entre la gauche et la droite en politique, qu’on a une économie qui tourne au ralenti, qu’on a un marché boursier qui pourrait atteindre des sommets historiques et que des choses comme la dette nationale commencent à avoir une importance, je suis inquiet comme vous sur le fait que la seule manière dont le peuple pourra l’exprimer c’est comme il le fait en France en ce moment. Et les conséquences en seront très, très mauvaises pour tout le monde. »

Ici, le discours de Williams rejoint celui de Fukuyama avec l’Homo Economicus atténué de Fukuyama : Que se passe-t-il lorsque ce dernier, guidé aujourd’hui uniquement par les « rituels de consommation dans un monde de putréfaction civique et de torpeur culturelle » (aujourd’hui détaché du sens de l’estime qui découle du fait d’être apprécié justement comme être humain, membre d’une famille, d’une culture, d’une histoire, d’un peuple, d’une tradition spirituelle ou d’une nation), est confronté à ce gouffre : « le vide » de la récession. La peur s’épanouit particulièrement dans la vacuité d’une universalité homogénéisée – étrangère à des valeurs telles que la vérité, la beauté, la vitalité, l’intégrité et la vie.

Williams répond simplement : « l’Europe a failli ».

« Macron est intéressant. Macron est sorti de nulle part. Nous avons ici un ancien banquier de Rothschild qui a été mis en place comme alternative à la détestable – pour l’establishment en tout cas – Marine Le Pen …. Et bien, devinez quoi ? L’establishment a sorti Macron de nulle part : Jeune, beau, érudit, très dans le moule Obama, qui… parlait bien, avait l’air en forme ; il était très présentable, il était élégant. Et Macron, c’était ça au centuple. Le fait qu’il était un ancien banquier de Rothschild a semblé passer inaperçu pour la plupart des gens qui ont voté pour lui. Et il a gagné. Et l’establishment a poussé un énorme soupir de soulagement.

« Mais, devinez quoi ? Il s’est avéré, une fois de plus, être un président consternant. Les sondages de satisfaction le concernant sont – je ne sais pas si j’ai raison de dire qu’ils sont en dessous de Hollande, mais ils sont aussi bas que ceux de Hollande, ce qui, à mon avis, aurait été une chose remarquablement difficile à faire – mais il l’a fait avec une certaine facilité. Je pense donc que Macron représentait, pour moi, le dernier lancer de dés de l’establishment. Vous savez, c’est du type : voilà un gars, on va le mettre là, on va lui faire dire toutes les choses dont on a besoin qu’il les dise, il va calmer les choses, et il va aider tout ça à s’arranger. Et rien de tel ne s’est produit. Je pense que ce mouvement populiste ne va pas s’en aller comme ça et se calmer. Je pense que ce qui est arrivé à Macron en France est l’incarnation absolue du dernier lancer de dés. Donc, le fait qu’il ait du mal à s’en dépêtrer, et que cela soit évident – je veux dire que dans les années passées, il aurait déjà démissionné. À l’époque où les politiciens avaient quelque pudeur, il aurait déjà démissionné et endossé la responsabilité quant à l’état du pays. Mais ça, ils ne le font plus.

« Ainsi donc, l’échec de l’UE est [que] tout le monde ait sa propre monnaie et que tout le monde ait à nouveau une frontière. Maintenant, la clé de tout cela va être l’euro. Parce que c’est l’union monétaire qui crée les problèmes maintenant. Cela a très bien fonctionné lorsque les taux d’intérêt allaient dans la bonne direction. Ça a bien marché pour tout le monde. Maintenant, ils ont commencé à aller dans l’autre sens et les dettes ont commencé à avoir de l’importance et la pression est sur ces pays… Les gens ne comprennent pas ce que l’euro représente. [Cependant] ils savent qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

« Et ils savent que, d’un point de vue politique, la réponse à ce problème est de revenir en arrière – je prendrai l’exemple de l’Italie – de revenir à la lire, de rembourser toutes vos dettes en lires – une lire considérablement dévaluée – de ne pas être contraint de maintenir un déficit budgétaire dicté par Bruxelles – et de pouvoir dépenser et aider votre pays à sortir d’une récession. C’est ce qui va se passer. Cela ne pouvait qu’arriver.

« Mais la façon dont les bureaucrates de Bruxelles traitent tout le monde – parce qu’ils doivent maintenir une ligne dure, ils doivent utiliser le bâton et non la carotte pour garder cette chose en un seul morceau – fait que nous allons être tous Brexit. »

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 15-02-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Alfred // 27.04.2019 à 11h12

Il va bien falloir un jour définir précisément ce qu’est l’extrême droite à l’époque contemporaine. Car si Macron n’incarne pas l’extrême droite je ne comprend plus quels sont les critères qui permettent de la définir. Les victimes peuvent changer, la couleur des drapeaux peut changer. Ce qui définit l’extrême droite c’est la méthode et les intérêts servis. Il me semble que ce devrait être clair.

53 réactions et commentaires

  • chr bernard // 27.04.2019 à 08h05

    ” La construction libérale dominante, avec sa grande théorie sur l’instauration de la paix et de la prospérité économique dans le monde en démantelant les frontières et en unissant l’humanité dans un nouvel ordre universel, est en plein désarroi. Elle a perdu sa crédibilité.”

    On ne peut pas mieux dire.

    “la façon dont les bureaucrates de Bruxelles traitent tout le monde – parce qu’ils doivent maintenir une ligne dure, ils doivent utiliser le bâton et non la carotte pour garder cette chose en un seul morceau – fait que nous allons être tous Brexit”

    Ca, c’est ce que j’espère, mais je suis moins optimiste : en Belgique (où des élections nationales se profilent, en même temps que le carnaval des élections européennes), je ne connais aucun parti anti-européen ; aucun !

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    • –gilles– // 27.04.2019 à 08h59

      Bonjour, vous ne connaissez aucun parti anti-UE en Belgique, il y en a plusieurs et au moins cinq en France :
      Le parti Ouvrier Indépendant :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_ind%C3%A9pendant#Rupture_avec_l'UE_et_internationalisme
      http://partiouvrierindependant-poi.fr/
      Le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_ind%C3%A9pendant_d%C3%A9mocratique
      https://coi-iwc.org/2019/04/22/france-11-mai-meeting-internationaliste-a-strasbourg-a-bas-les-institutions-antidemocratiques-de-lunion-europeenne-un-appel-du/
      Le Pôle de Renaissance Communiste en France :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4le_de_renaissance_communiste_en_France
      https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/frexit-progressiste-desobeir-aux-traites-le-debat-en-video-avec-le-prcf-et-attac-84-tourdefrancedufrexit/
      Le Parti de la Démondialisation ( PARDEM ):
      http://pardem.org/actualite/luttes/949-faut-il-sortir-de-l-union-europeenne
      L’Union Populaire Républicaine :
      https://www.upr.fr/conferences/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne/
      https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-macron-ayant-declare-bbc-frexit-majoritaire-parmi-electeurs-francais-lupr-lui-demande-de-cesser-initiatives-europeennes-illegitimes-de-respect/

      Peut-être n’avez-vous pas assez cherché car le POI et le POID ont des affiliations internationales soutenues et les trois autres des relations internationales avec d’autres partis. Au cas où vos recherches ne vous mèneraient à rien en ce qui concerne la Belgique, la voie vous est donc entièrement libre pour en créer un.

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      • Vincent Duseigne // 27.04.2019 à 13h00

        A ma connaissance, de même, je dirais aucun. Tout du moins en Wallonie, car chez nous tout est très fragmenté.
        J’ai même été jusqu’à étudier le programme de Nation, un micro-parti d’extrême droite dure. Comme tous, ils veulent une autre Europe.
        Chez nous en Belgique le vote est obligatoire, sous peine d’amende. L’infliction semble être rare, si ce n’est jamais appliquée, mais jusqu’à quand ?
        On parle beaucoup de “Bruxelles”, assimilant les décombres de notre même-plus-un-pays à cette entité folle. Il est de fait que nous wallons sommes bien mal dans notre peau.
        Je dis donc pareil : aucun.

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      • Daniel // 27.04.2019 à 21h22

        il y en a un en plus en France depuis plusieurs dizaine d’années (très peu médiatisé malgré 3 campagnes présidentielles :
        Solidarité et progrès (S&P)
        https://solidariteetprogres.fr/projet-2017/se-liberer-de-l-occupation/sortir-de-l-ue-et-de-l-euro-pour.html
        et prône même la dissolution de l’UE
        https://solidariteetprogres.fr/documents-de-fond-7/politique/face-au-viol-d-europe-mieux-que-le.html

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      • eric51454 // 29.04.2019 à 07h41

        Quelle beigne, Monsieur. Votre compatriote regarde les médias officiels et ne sait rien d’autres. Quel nez, Monsieur.Bravo……..et la rue, manifestation, etc?. Je ne pense pas à la solution des urnes.

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    • Patrick // 27.04.2019 à 14h03

      je ne vois pas en quoi cette construction est “libérale” , c’est même tout le contraire du libéralisme :

      – une couche étatique supplémentaire , alors que le libéralisme c’est plutôt moins d’état
      – des fonctionnaires , des lois , des règlements en plus , totalement anti-libéral.
      – une banque centrale qui imprime du pognon pour soutenir des canards boiteux , alors que le libéralisme serait plutôt “laissez les crever … ”

      La consommation , avec le crédit à outrance , c’est l’équivalent de ” du pain et des jeux” pour la sociale-démocratie qui cache ses échecs et sa faillite sous le terme de néo-libéralisme.

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      • Larousse // 28.04.2019 à 08h58

        à mon avis, il y a confusion : il y a bel et bien un appareil “européen -super étatique” de techno-fonctionnaires qui organisent des règles de certaines concurrences. Cette “équipe” sait parfaitement que cela favorisera des groupes puissants avec un jeu permanent entre eux, en fonction des conjonctures. Les néo-libéraux ne veulent pas vraiment la loi de la Jungle – ils se tiennent par la barbichette, donc leurs intérêts est de se maintenir à un niveau avec des hauts et des bas, mais pas fous ils évitent de “se flinguer” – le néo-libéralisme c’est pas le western, en tous cas beaucoup dans l’UE pensent ainsi.

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      • Dominique65 // 29.04.2019 à 12h40

        « je ne vois pas en quoi cette construction est “libérale” »
        « Libéral » chez tous ceux qui sont sortis du même moule que celui de Macron signifie « liberté pour les multinationales d’imposer leur loi ». Et là l’UE est parfaitement « libérale ». faut pas chercher pus loin. 😉

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      • step // 30.04.2019 à 18h37

        “La consommation , avec le crédit à outrance”, pour les gens aisés, qui actuellement on bien du mal à cacher la forêt des gens qui n’ont plus accès au crédit. j’ai une anecdote à te donner, qui m’a assez amusé, ou j’ai un collègue qui n’arrive pas à vendre sa maison. Conseil de l’agent…. investir quelques centaines d’euros en déco flashy et augmenter le prix de quelques milliers d’euros, afin d’intéresser des gens qui ne se feront pas jeter par leur banque. Ceci après le troisième échec sur refus de banque côté acheteur…
        Le socialisme qui déconne balance un pognon sur n’importe qui alors qu’il ne l’a pas, le néo-libéralisme balance un pognon qu’il n’a pas plus mais seulement sur les biens nés. Pour caricaturer, néolibéralisme= socialisme pour les élites, et libéralisme (surtout quand il s’agit de laisser crever) pour les 95%. L’ensemble de la couche “étatique” que tu décrie, n’a aucune fonction de “service au public”, son rôle est d’orienter la législation pour faciliter le gavage des oligarques. En général, un utilisant un législation mitées, que seule une structure dotée d’un service juridique peut optimiser. De mon point de vue, il ne sont pas une couche “étatique”, ils sont une couche issue des grandes structures privées, qui utilise la structure étatique pour servir ses intérêts.

          +1

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    • Louis Robert // 27.04.2019 à 14h10

      «… je ne connais aucun parti anti-européen ; aucun ! »?

      Vous voulez sans doute dire anti-UEropéen…Mais quelle importance?!

      Oubliez les partis. Nous n’en sommes déjà plus aux anciens paradigmes, à la politique des partis et autres balivernes feuilles de vigne comme le soi-disant « populisme ».

      Nous en sommes à la politique véritable, oui, la vraie politique au sens noble du terme. C’est sur l’Agora qu’on la trouve, à savoir dans la rue, prise en main par les peuples, dans chaque cas non pas par « le populisme » (!!!), mais bien par le peuple qui désormais s’insurge et exige un nouvel ordre politique, véritablement du peuple, par le peuple et pour le peuple, seul souverain.

      La répression, même la plus barbare, ne sauvera pas le désordre qui s’effondre. La révolution qui s’annonce sera politique, partie de la rue, inspirée et menée par le peuple, lui qui anime et fait vivre tout pays, en étant l’âme même. Cette révolution devenue nécessaire sera non pas exclusivement occidentale mais mondiale, voire planétaire. Patience, en ces matières gigantesques, il faut savoir accorder un peu plus de temps au temps.

      Nous sommes entrés dans une ère de profondes transformations. Trop longtemps reportées, reportées aujourd’hui encore, devenues explosives, maintenant elles éclatent en fusées multicolores. Quel spectacle!

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    • Ph. DW // 28.04.2019 à 19h25

      En Belgique, le MIB, inspiré de l’UPR. probablement plus un groupuscule qu’un parti.

      Ph. DW

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  • Kiwixar // 27.04.2019 à 08h16

    “Il semble donc que l’Europe se trouve effectivement à l’aube d’une récession induite par l’endettement.”

    L’article parle de croissance, récession, taux d’intérêt, endettement et Japon sans évoquer une seule fois la démographie et ses conséquences sur la consommation. Bon, alors on va tous sauter sur une chaise comme des cabris en se demandant ce qui se passe.

    “Je pense que ce qui est arrivé à Macron en France est l’incarnation absolue du dernier lancer de dés”

    Le dernier lancer de dés en démocratie représentative. Ensuite vient le lancer de dés post-démocratique (dictature) qui a été bien préparé avec l’immigration incontrôlée, la globalisation emploicide, les lois liberticides déjà en place, la surveillance et les armes de guerre dans les mains des FOO (forces de l’ordre oligarchique). Et préparé aussi avec le mépris du peuple qui suinte par tous les pores (porcs) des MOO (médias de l’ordre oligarchique)…

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  • Bibendum // 27.04.2019 à 08h45

    Tout changer pour que rien ne change, avec les bonnes vieilles combines comme celle de la marine, où la peinture dissimule la rouille. Et de RPR en UMP, d’UMP en LR, de FN en RN avec le fin du fin, papi PS noyé dans l’eau du bain après en avoir précautionneusement extirpé le bébé EM tout propre qui mutera vite en ce bel hybride LREM. Mais tout ça c’est du flan sur toute la longueur du spectre ectoplasmique: Soigner la forme mais conserver le fond au fond duquel nous sommes.

    Leur tableau est sombre et tout peintre sait qu’il est difficile de couvrir par le clair du foncé. Alors ? Une bonne couche de noir ?

    Je retiens cette phrase: “C’est une récession quand votre voisin perd son emploi et c’est une dépression quand vous perdez le vôtre.”

    Il me souviens celle-ci du même principe:
    « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

    Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

    Le pouvoir ne sera jamais solidaire que de lui-même et il l’est parfaitement. Le peuple ne sait plus ce que la solidarité lui promet, alors il erre entre deux ennuis et trois vanupieds.

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  • Guadet // 27.04.2019 à 08h56

    Est-ce que ce n’est pas plutôt Bolsonaro, le dernier pion des puissances financières ? Comme dans les années trente avec les nazis, la classe la plus riche se sauvera en soutenant l’extrême droite. Macron pose déjà les bases d’un régime autoritaire, il n’y aura plus qu’à désigner un bouc émissaire pour calmer le peuple.

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    • Alfred // 27.04.2019 à 11h12

      Il va bien falloir un jour définir précisément ce qu’est l’extrême droite à l’époque contemporaine. Car si Macron n’incarne pas l’extrême droite je ne comprend plus quels sont les critères qui permettent de la définir. Les victimes peuvent changer, la couleur des drapeaux peut changer. Ce qui définit l’extrême droite c’est la méthode et les intérêts servis. Il me semble que ce devrait être clair.

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      • Subotai // 28.04.2019 à 05h19

        L’Ordre – Obligatoire
        UNE Morale – Tartuffienne souvent, mais pas que…
        Chacun à sa place et y reste.
        Le tout servi et assuré par la classe dominante à l’aide de tous les niveaux de coercition nécessaires et s’appuyant sur une antiquité fumeuse de leurs Bons Droits et une idéologie englobant les précédents.
        🙂
        Vérifiez 🙂

          +4

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      • Jérôme // 28.04.2019 à 09h32

        Macron n’est pas l’extrême droite.

        Il est l’extrême-centre, le culte du fric, de l’individualisme, du matérialisme, le progressisme intolérant, la négation de l’Histoire et de la transmission.

        A quelqu’un de très à gauche, il paraîtra d’extrême-droite. A tort.
        A quelqu’un de très à droite, il paraîtra d’extrême-gauche. A tort.

        Confère la très sérieuse étude de David Adler montrant que les centristes étaient les moins démocrates sur l’arc politique.

          +9

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        • Olaf Reujojo // 29.04.2019 à 10h55

          Tout à fait d’accord.
          Et l’extrême-centre est le pire, car c’est le plus sournois, celui que l’on considère comme le plus modéré, on ne s’en méfie que peu, alors qu’il fait preuve d’une grande brutalité.
          C’est un extrême avant tout.

            +2

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    • Myrkur34 // 27.04.2019 à 17h52

      Cf voir ou revoir “Les damnés” de Luchino Visconti.
      De toute façon, on glose sur les oligarques russes ou ukrainiens mais les nôtres existent aussi. Mais eux ils sont gentils alors que les autres, c’est des méchants tout plein.

        +10

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      • Catalina // 27.04.2019 à 19h44

        Oui, je lisais un texte sur l’Ukraine où il est dit que Zelinski s’est fait élire juste pour voler le pays et il m’est venu à l’esprit que c’est exactement ce qu’il se passe chez nous, corruption à tous les étages (mais nan voyons, en France, ça se passe pas !!)
        Mouarfffffffffffffff !!!!
        Quand enfin on les jettera en prison, je sabrerai le champagne !!

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        • Bibendum // 27.04.2019 à 21h46

          “Quand enfin on les jettera en prison, je sabrerai le champagne !!”

          J’espère que vous trouverez d’ici là une autre raison pour le sabrer, parce que les voir en prison c’est pas gagné. Je ne sais plus où j’ai lu ce jour que Sarko 1er avait été missionné par Macrooner pour le représenter en Géorgie, je crois.

          Tiens, par ailleurs, je pense qu’ils ont trouvé une vue imprenable pour sabrer le leur de champagne, un superbe toit-terrasse pour arroser les JO de paris…

          http://katehon.com:8080/sites/default/files/image011_2.jpg

          L’article complet est ici:

          http://katehon.com/fr/article/un-projet-foncier-de-plusieurs-milliards-entoure-notre-dame-de-paris-depuis-2016#_ftn1

          Et un grand merci au passage à Alfred. Je cherchais des infos sur l’incendie miraculeux accidentel de Notre Dame. Le lien ci-dessus me comble. Enfin, quand je dis comble, c’est pas un jeu de mot hein 😛

          PS: Je ne pense pas que Zelinski a été élu pour voler le pays, mais pour faire rire les ukrainiens pendant que d’autres les volent. Je trouve cela charitable de les faire rire. Il nous manque un clown pour ce faire chez nous. Parfois Hollande me manque…

            +11

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  • Froggy // 27.04.2019 à 09h03

    Il existe apparemment une alternative : une sortie furtive de l’euro de l’Allemagne, pour éviter de couler sous les dettes qui ne seront jamais recouvrées… Qui leur permettrait une nouvelle fois de sauver les apparences. Après, est-ce que ça sauvera l’UE, les banques…? Les pays membres du naufrage ?

    Personne dans les sphères politiques ou grand public ne l’évoque. Trouvée sur YouTube, cette vidéo en parle :
    https://youtu.be/XZcKaSk8mDU

    Je précise que je ne suis pas économiste. Je me renseigne et cherche. Et je m’aperçois qu’on est assis sur une bombe financière et économique. Et les sorties de crises précédentes s’étant faites via des guerres mondiales, c’est assez inquiétant. Également, quand on voit comment s’est passé le démantèlement de l’URSS. L’UE s’apparentant à l’URSS dans son fonctionnement, et le bâton étant de plus en plus présent pour réprimer les oppositions, c’est doublement inquiétant.
    Des avis ? Des commentaires ?
    Merci de votre retour.

      +13

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    • OLIVIER D // 27.04.2019 à 11h16

      Bonjour, je me pose les memes questions que vous. Je pense que l’on peut prendre l’interviewe au serieux pour les questions economiques et monetaires. Mais politiquement, cette sortie furtive m’apparaitrait assez inhabituelle pour ne pas dire lunaire. La question se pose neanmoins!

        +0

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    • Madudu // 27.04.2019 à 11h38

      La possibilité d’une sortie de l’Euro par des moyens subtils et détournés, ce que Vincent Brousseau appelle la sortie furtive, ne sauverait pas les banques de la zone Euro ni les économies nationales de la zone.

      Elle ne permettrait que de sauver les apparences de l’Euro -officiellement la zone Euro existerait encore, et la monnaie serait encore officiellement “unique”- tout en redonnant aux états-nations leur souveraineté monnaitaire : ce serait une manière de ne pas dire que le projet européiste est abandonné, détruit et sans perspective, tout en donnant aux états la possibilité de reprendre les choses en main.

      La sortie furtive ne permettrait rien d’extraordinaire, sinon une transition vers la renationalisation des états qui se sont engagés dans le projet européiste.

      Quand aux limites structurelles inhérentes au système financier capitaliste (taux d’intérêts impossibles à relever, récession, cascades de pyramides de Ponzi, …) et aux limites physiques de la croissance économique, elles s’imposent à tous que nous soyons dans la zone Euro ou non.

      La sortie de l’Euro est un passage obligé -furtive ou pas-, nécessaire, mais pas suffisant.

        +4

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      • Philvar // 27.04.2019 à 12h05

        Le seul et énorme problème de l’Allemagne est la DB qui présente un risque plus imortant que le PIB de toute l’UE !

          +2

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      • OLIVIER D // 27.04.2019 à 12h09

        Certes, certes ce n’est pas suffisant. Mais si la sortie furtive, en loozde (mais Brousseau est poli), a pour consequence de ne plus avoir des parites euros de 1 pour 1, et bien la boite de pandore semble s’ouvrir et les valeurs des “euros nationaux” devraient ainsi converger vers la valeur liee a leur competitivite. Ne restera plus qu’a baptiser ces “euros nationaux” par “peseta”, “franc”,…
        Cela certes n’est qu’un petit pas, mais si la parite et la souverainete monetaire sont retrouvees, on aurait les coudees un peu plus franches pour aller plus loin vers la sortie de l'”ordre cannibale du monde” (Ziegler).
        Dans l’attente de vos eventuelles contradictions, car sujet largement hors de mes domaines de competence…

          +3

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        • Bibendum // 27.04.2019 à 14h05

          -Mode Bavard-ON 😛

          La réalité d’une monnaie: son pouvoir d’échange. Si on exporte, la monnaie est forte. Si on importe, la monnaie est faible. Selon ce principe il y a un fort et un faible.

          Les US ont une monnaie forte utilisée par 50 états, dont beaucoup sont faibles et peu sont forts. Idem pour l’Europe, dont la monnaie est forte mais où là aussi la plupart des états sont faibles et peu (un seul ?) sont forts. Selon cette logique, la monnaie la plus forte serait celle de la chine et auraient dû être monnaies les plus fortes celles des pays exportant pétroles et autres ressources minérales et/ou organiques, ce qui n’est pas le cas, loin sans faut.

          La solution “financière” est selon moi déjà toute trouvée: Les DTS, qui seront (sont déjà?) tel un Phénix (bancor?) issues du feu dollar-de-bretton-woods (et tout ses sous-jacents tel que l’Euro) et émis dans une ou des déclinaison(s) crypto-monétaire(s) basée(s) sur un concept de blockchain (IA).

          Cela semble d’écouler d’une logique universelle dont l’entropie est un des principes.

          Reste, qu’à l’instar des précédents échecs des puissants à prouver qu’ils sont supérieurs en tout, ils ne pourront prouver en dernier ressort qu’une seule chose: Quand tout sera parfaitement homogène, uniformisé, absolument stérile bien que sous leur contrôle, et que leur propre réalité sera dissoute dans le grand néant qu’ils auront créé, preuve sera faite qu’ils n’étaient que les instruments d’un principe qui les dépasse et de loin.

          Reflexion d’un amis:
          http://www.lecoindesmots.com/aa/images-citations/1141564867.jpg

          -Mode bavard-OFF 😛

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          • OLIVIER D // 27.04.2019 à 18h44

            Merci de la reponse, je ne suis pas sur d’avoir tout compris. Une monnaie faible permet d’exporter, une monnaie forte permet de se faire enc… si j’ai bien compris.

            Sur l’entropie, si nous avons la meme reference, je n’ai pas pu faire plus de 20 min de Stiegler sur Thinkerview.
            L’entropie n’est pas un principe, c’est une grandeur physique, un concept cree par l’homme, avec une unite (J/K) et tout et tout, comme le temps (s) ou la longueur (m). Ce sont les lois qui regissent son evolution dans le temps qui sont des principes, le 2e principe de la thermodynamique dans le cas qui nous interesse.
            Stiegler repete et repete que l’entropie est une dissipation de l’energie, ce qui est faux, puis il base une grande partie de son raisonnement en se basant la dessus et en l’appliquant aux sciences humaines, la rigueur scientifique se perdant ainsi doublement dans les sables…
            bavardage hors sujet peut-etre!
            Olivier

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            • Bibendum // 27.04.2019 à 20h32

              Ok, Serge, merci également.

              Non, j’ai pas dit une monnaie faible permet d’exporter, ça c’est le corollaire. J’ai dit que la capacité d’exporter crée une monnaie forte. La monnaie est un moyen d’échange. Si je produit des choses, de façon exclusive, que tout le monde veut, alors je peux fixer le prix avec le plus offrant et il me paie avec la monnaie de mon choix, à savoir la mienne qui vaut cher parce que je le vaut bien 😉 Les autres ont les même biens communs en grande quantité dont j’ai besoin qu’en partie et que je négocierai avec celui qui me fait l’offre la moins chère. Pour ce faire il baissera la valeur de sa monnaie pour être compétitif vis à vis des autres. Bien sur, pour acheter mes produits il faut en premier lieu qu’il achète ma monnaie. J’accepte pas la monnaie de singe 😉 sauf en sous main 😛

              Pour l’entropie vous avez raison, j’ai pris un raccourci 😉

              “En thermodynamique, la mesure de la dissipation de l’énergie sous forme de chaleur, autrement dit la mesure de la désorganisation des systèmes, du désordre irrémédiablement croissant du monde, s’appelle l’entropie.”

              Suite en dessous…

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            • Bibendum // 27.04.2019 à 20h47

              Suite…

              “Les structures dissipatives maximisent la vitesse à laquelle elles dissipent l’énergie, on peut aussi bien dire qu’elles maximisent le taux de production d’entropie : il existerait une loi de production maximale d’entropie (MaxEP, selon l’acronyme anglais). Cette loi, empirique, n’a pu encore être parfaitement démontrée par les mathématiques.

              « Elle est cependant conforme à l’expérience », insiste François Roddier dans un échange par courriel. « Elle a le mérite de rattacher la biologie aux lois de la physique. Elle s’applique aussi aux sciences humaines. Les sociétés humaines s’auto-organiseraient pour maximiser leur taux de dissipation d’énergie. »

              Selon Roddier, l’apparition au cours de l’histoire de l’univers de formes de structures dissipatives maximisant autour d’elles l’entropie de façon sans cesse plus efficace constitue le sens même de l’évolution, « du Big Bang aux sciences sociales ».

              http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/10/30/francois-roddier-par-dela-leffet-de-la-reine-rouge/

              En gros mon propos était de dire que les puissances financières jouent avec les monnaies, et les dettes, mais en dépit d’une logique économique MATÉRIELLE pour s’accaparer toutes les énergies de la planète dans une frénésie sans borne. En gros ils brûlent la chandelle-terre par les deux bouts, mais aussi par tous les cotés et les cathédrales avec. Et nous jouons ce jeux avec eux à l’insu de notre plein grès consentant en consommant comme des petits cochons roses.

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          • Opp’s // 27.04.2019 à 22h58

            Bibendum , votre ami n’a pas bien compris non plus , bien que du point vue philosophique il ait raison : bien des choses matérielles ne vont pas à l’essentiel.
            En effet l’homme occidental blanc sait très bien que la monnaie non seulement ne nourrit pas , mais qu’elle n’est RIEN , sauf un système comptable dynamique favorisant l’échange et le commerce (sauf, évidemment les nombreux hommes blancs qui n’ont pas compris -et ils sont très nombreux , car ce n’est pas si facile-, ce qu’est la création monétaire)

              +1

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          • Opp’s // 27.04.2019 à 23h38

            Bibendum , je me permets une précision.
            Non ce n’est pas capacité d’exportation qui fait la force d’une monnaie.
            La monnaie est d’abord une dette à l’origine. Et cette dette circule au travers des échanges qu’elle permet. Elle sera d’autant plus appréciée que son ‘remboursement’ initial sera sûr.
            La force d’une monnaie , c’est à dire la confiance qu’on lui porte, c’est la force de son remboursement , c’est à dire la stabilité de sa valeur.

            En fait, concrètement, si cette monnaie est issue d’un système monéto-bancaire qui finance une zone géographique bien portante, alors la monnaie est forte car elle est fiable et saine.
            La capacité à exporter n’est donc pas la source de la valeur d’une monnaie mais uniquement un aspect généralement lié à cette valeur

            C’est vrai que la monnaie est un mécanisme d’une simplicité de création tellement vertigineuse, qu’il est difficile de bien la cerner sans fantasmer dessus car en fait elle est d’une complexité ensuite redoutable à l’usage.

            Ainsi des économistes imprudents (à droite) ou imaginatifs (à gauche) ou bien les personnes qui ne comprennent que la moitié de ce qu’est la création monétaire , s’imaginent que créer de la monnaie ou un excès de monnaie (puisqu’à l’origine ça coûte zéro) pourrait en soi aider à produire un peu magiquement un surplus de richesse.

            L’effet est toujours inverse, comme le montrent régulièrement l’histoire, ou bien la situation actuelle où droite et gauche n’ont réussi, au travers de leur laxisme monétaire, qu’à créer une dette colossale et une concentration des richesses jamais vue mondialement et donc à préparer une méga crise financière qui mènera , jointe à la crise écologique, au retour du local et de la frontière et à des tensions géo-politique généralisées

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      • eric51454 // 29.04.2019 à 08h00

        Si donc a lieu la sortie fictive et furtive et donc implicitement de l’Euro , il ne peut plus y avoir d’Europe. Se mettra à jour les disparités économiques,etc.C’est une idée allemande et elle est en soi stupide et lâche. Pourquoi ne pas acter cette erreur monumentale ?… Par peur? Probablement.

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    • Patrick // 27.04.2019 à 14h08

      les Allemands ont un problème.
      Il y a une chambre compensation ( qui ne compense rien en fait ) , le target 2, dans lequel les Allemands sont créditeurs de presque 1000 milliards d’euros , les débiteurs sont les autres pays de la zone Euro.
      En cas d’explosion de l’Euro , les Allemands vont s’asseoir sur leurs créances … gros trou dans les caisses.

        +8

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  • Philvar // 27.04.2019 à 09h51

    Malheureusement et depuis déjà longtemps la Belgique est une “non-nation” ! La France composée de veaux frileux ; l’espoir peut venir des pays de l’est et de l’Italie. L’Allemagne est seulement de l’Euro sans peuple !

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    • chr bernard // 27.04.2019 à 10h02

      … les pays de l’Est nous maintiennent malheureusement dans la haine du Russe, mais je suis d’accord qu’ils constituent (le groupe de Visegrad) un fameux caillou dans la chaussure ‘mondialiste’ de la Kommi$$ion européenne (déjà que son Président titube souvent pour d’autres raisons..)

        +7

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  • Vincent P. // 27.04.2019 à 12h40

    Loin d’une vision réduite à l’économie ou aux formes de l’immonde gouvernance, un rapprochement avec ce que je viens de lire chez M. Grasset :
    Si les E.U renoncent à rattraper leur retard sur les Russes et les Chinois en matière d’armement hypersonique, on peut en déduire qu’ils faciliteront une réponse nucléaire à toute forme de coups subis par eux (donc l’OTAN, donc nous)
    Il semble donc que le dernier lancer de dés a bel et bien déjà été joué.
    Pas de sortie de crise à attendre, mais bien la consécration du Chaos, la rédemption PAR le pêché. La guerre.
    Tous ces dingues vont nous suicider pour ne pas admettre leur folle et totale aliénation.
    La seule option serait que nous les suicidions les premiers. Puisque c’est impossible pour cause de lâchetés et de masse critique de peuples conscients inatteignable dans les temps, il reste la patience et la désillusion. Ou l’hémisphère Sud pour les plus vernis qui pourront peut-être devenir historiens. “Chroniques du Grand Feu” ?

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    • Bibendum // 27.04.2019 à 14h47

      Bonjour Vincent 😉

      A moins que nous nous trompions de cible, ce qui définit le pêché péché :

      ” Selon le dictionnaire Le Petit Robert (édition 2003), ce terme vient du latin peccatum, qui signifie faute, erreur. Son origine serait inconnue. L’adjectif correspondant est peccamineux et a aussi donné impeccable. On retrouve cette étymologie dans le mot peccadille, qui désigne une faute légère. Le mot italien qui désigne le péché est peccato. Selon Bénaben, l’origine de peccare est inconnue.

      Dans la Bible Hébraïque, le français péché et le latin peccatum traduisent généralement l’hébreu ḥattath (חַטָּאת), qui voudrait dire à l’origine manque, manquement ; c’est l’image de MANQUER LA CIBLE, qui apparaît en Jg 20,16. Dans la Septante, les juifs hellénisés d’Alexandrie l’ont traduit par hamartia (ἁμαρτία), terme repris ensuite dans le Nouveau Testament, et signifiant égarement, erreur, faute, puis dans une interprétation théologique détournement, éloignement de Dieu. ”

      Je ne pense pas que ceux qui sont à la manœuvre soient suicidaires, bien que dans l’erreur, cela me parait de plus en plus évident, et qu’il ne privilégient q’une seule guerre; LA GUERRE CIVILE MONDIALE !

      Après eux le déluge ? Cela dépend des peuples à s’obstiner à ne pas discerner les cibles (péché), c’est à dire à confondre la proie et l’ombre.

      Une bise du sud 😉

        +3

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  • Le Rouméliote // 27.04.2019 à 13h31

    Tout est bien dit dans ce texte. Un bémol :”c’est aussi parler d’une Europe où la plus jeune génération n’a aucune expérience – aucune notion – de ce qu’est réellement une récession. ” Allez voir en Grèce, la jeune génération sait ce qu’est la récession ! Ça fait dix ans que ça dure là-bas.

      +4

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    • Patrick // 27.04.2019 à 14h14

      oui, mais juste la jeune génération grecque ..
      il reste à “former” la jeune génération française, la jeune génération allemande , la jeune …. et je ne suis pas sur qu’ils soient bien prêt à une très grosse dépression . Certains nous annoncent que 2008 n’a été qu’une aimable plaisanterie à côté de ce qui nous attend. Si c’est vrai ce sera le chaos.

        +1

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      • Catalina // 27.04.2019 à 19h51

        Personnellement je n’ai absolument RIEN ressenti en 2008 et il me semble que les gens comme moi non plus. Qui a été impacté ? ceux qui ont largement de quoi vivre et le superflu qui va avec, pour les autres, la majorité, 2008 c’est plouf dans l’eau. Tant mieux si ceux qui se gavent seront amenés à moins se gaver.

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        • step // 30.04.2019 à 19h09

          hopla, je corrige… A PARTIR de 2008. Ne pas oublier que la crise de 29 a frappé la france et l’allemagne au niveau social et économique pour le clampin à partir de 1931/1932. Soit 3 ans plus tard, et que la 2eme guerre mondiale a été nécessaire pour relancer un nouveau cycle économique américain soit 13 ans plus tard et quelques milliards de morts plus loin. Evidemment qu’il ne va rien se passer pour nous péquins en 2008, mais les années suivantes…. aucun souvenir économico-social cuisant ?
          A titre personnel on nous a sabordé des congés, la rémunération des heures sup, la couverture santé, la progression de la rémunération…. suite à 2008.
          Il me semble que les retraités se sont mangés une désindexation de l’inflation, que la progression du faux-vrai chômage et des emplois précaires a été stratosphérique (cf les analyses du grand jacques).

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  • Opp’s // 27.04.2019 à 16h06

    Beaucoup de raisonnements tordus et idéologisés à partir d’un mauvais diagnostic.
    La réalité de fond est simple : l’idéologie d’un éternel progrès et d’une amélioration constante a buté sur la finitude du réel. La crise de 2008 dont la France paie la note aujourd’hui avec un effet retard en est une manifestation parmi bien d’autres. Et le monde non occidental se réveille.

    Face a cela, les apprentis utopistes, les professionnels de la critique radical, et les vieux bonimenteurs , mêmes modérés, frétillent en agitant les petits livres de leur chapelle qui sauvera le monde.
    Il faut dire que l’abaissement général (non pas de l’intelligence, car en petits-fils des la Grèce antique, de la scolastique du moyen-âge et des grands ‘systèmes’ de Leibniz à Marx, nous savons gloser) de la qualité du “jugement” sur le réel, mixé avec le moteur de l’exacerbation soigneusement entretenue de l’indignation , nous amène à une grande confusion et probablement à de très dangereuses situations de crise avant d’aboutir aux nécessaires et inévitables ajustements.

    Bien sûr renoncer à l’illusion de la satisfaction infinie de désirs infinis, que le système capitaliste nous promettait est bien difficile, et l’on se réfugie alors dans le substitut d’une future société où le “progrès” perdurerait et continuerait encore, dans une pratique démocratique 2.0, où le moindre désir, la moindre volonté, la moindre préférence de chacun de nous trouverait une concrétisation magique immédiate , dont la synthèse totale et globalisante serait forcément la meilleure solution possible , et donc celle qui sera acceptée par tous.

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    • Bibendum // 27.04.2019 à 16h45

      “…dont la synthèse totale et globalisante serait forcément la meilleure solution possible , et donc celle qui sera acceptée par tous.”

      J’avoue être franchement jaloux d’une si belle plume, dont la chute semble aussi légère que les souples circonvolutions d’un tuyau d’alambic, mais pas moins abrupte.

      Essence d’esprit… es-tu là ?

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      • Opp’s // 27.04.2019 à 17h15

        Est-ce vraiment léger de penser que l’idée d’une démocratie hyper-directe qui fluctuerait au gré des humeurs et des désirs , manipulable alors par les médias et les promesses faciles , donnera alors l’illusion d’une réalisation totalisatrice de nos volontés, et que ce sera alors presque même, une non-démocratie (de plus, inefficace puisque sans ligne cohérente) ?

        Sans parler que les régimes trop instables ont deux destins possibles : la décrépitude par l’instauration d’un désordre où le groupe le plus fort fait sa loi, le régime policier (ou pire) avec à sa tête un homme charismatique ou un petit clan à poigne.

        Circonvolutions ? Peut-être … mais ça chauffe et ça fume aussi beaucoup dans les articles du site et les commentaires !

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        • Bibendum // 27.04.2019 à 18h07

          J’ai peur que vous ayez mal interprété mon commentaire et j’en suis désolé. Il n’était pas ironique, loin sans faut, mais j’avoue qu’il recèle quelques seconds degrés et troisième degrés c’est déjà pas mal…

          Pour faire moins malin obscur, je reste convaincu qu’un nouvel ordre globalisant est dans les tuyaux de l’ensemble des “nations” de ce vaste monde devenu village, à minima par la finance internationale qui a infiltré les gouvernances.

          Par ailleurs, un gros travail d’ingénierie sociale est entrepris sur l’ensemble de ce même village-monde pour désorienter le quidam; Perte des repères ancestraux; du lien à l’environnement naturel; du lien à ses proches…

          Et enfin, manipulation du temporel où les besoins se confondent avec les envies/désirs qui, pour ces derniers, appartiennent au monde du spirituel selon moi. Cela conduit à un comportement addictif, en toutes matières, dont le but et de compenser un déséquilibre de l’homéostasie indispensable au bien être.

          Addictions qui sont toutes portées au profit de la finance globalisante. CQFD.

          D’où circonvolutions dans votre démonstration pour avoir su dire les maux qui nous rongent en tournant finement autour et légèreté pour amener la chute de votre “prose” sans trop de brutalité, même si le constat, in fine, est abrupte: On se fait avoir !

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          • Opp’s // 28.04.2019 à 00h36

            Merci de vos remarques , mais d’abord je ne suis pas toujours sûr de mes démonstrations, ensuite je ne suis pas sûr que vous les interprétiez à ma façon, et enfin je pense qu’au fond nous ne sommes pas vraiment d’accord !
            Bon ça n’empêche pas d’échanger et de réfléchir !

            J’ai l’impression que vous voyez la ‘Finance’ comme une grande entité complotrice qui nous contraindrait , nous , innocents !
            Notez que c’est à peu près ça , sauf que nous ne sommes pas innocents car c’est bien nous qui avons, par nos renoncements successifs , par nos accommodements, par nos facilités, par notre absence du réalisme le plus simple , générés les contraintes et les risques qui a présent pèsent sur nous.

            Le système capitaliste globalisé actuel, [modéré], ont collaboré à la disparition de l’idée de toute ‘limite’ depuis une cinquantaine d’années.
            Et nous y avons tous adhéré , dans la réalité de nos micro-comportements qui sont les vrais bulletins de vote pour tel ou tel système (même si dans le discours on se complaît à se parer de vertu et d’indignation aveugle).

            Et donc , à présent, comme une sorte de rejet inconscient de la disparition universaliste de toute notion de “limite” , seuls les discours limitatifs et punitifs ont un peu de consistance réelle : l’écologie punitive, le populisme , le retour au frontière, l’identitaire, le religieux politique …
            Bref différentes petites possibilités de futurs dangers , produites en réaction à notre universalisme occidental désincarnée et débridée et notre croyance en un progrès infini que le système nous doit , aussi bien dans les produits matériels que dans les droits
            ,

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  • Myrkur34 // 27.04.2019 à 18h16

    Et si Fukuyama avait eu raison avec 20 ans d’avance ? Moi aussi , j’ai trouvé cela très stupide à l’époque, la fin de l’histoire surtout avec les guerres d’Irak et de Syrie.
    En effet, écrire que l’avenir, risquait de devenir une “vie d’esclavage sans maître”, un monde de putréfaction civique et de torpeur culturelle, dépouillé de toute contingence et complexité.Ainsi que“Les derniers hommes” seraient réduits à l’Homo Economicus, guidés uniquement par les rites de la consommation, et privés des vertus animatrices et des pulsions héroïques qui ont fait avancer l’histoire. On n’y est en plein dedans.
    La fuite en avant de la consommation et de la croissance ad vitam aeternam est un non-sens et croire qu’interdire les couverts en plastique va changer quoi que ce soit au devenir de l’humanité, un mélange de ploutocratie et de favelas mondialisées.
    On nous pompe l’air avec la baisse du chômage, mais si on compte toutes les classes A, B, C, D,E, on tourne toujours autour de 6 millions de chômeurs. Et cela ne baissera jamais. Ils peuvent gloser sur le taux d’emploi aux states, en GB, ou en Allemagne, mais soit les chiffres sont dégraissés artificiellement, soit les gens ne s’inscrivent plus, soit vous êtes des uberistes, des employés à zéro heure, tout et n’importe quoi du moment que vous n’apparaissiez pas dans les statistiques du chômage.
    Macron ou le prochain rigolo qui le remplacera nous pompe l’air avec ses grands discours plein d’emphase et d’effets de manche lilliputiens. Il a été créé de toutes pièces par les oligarques français et de ce fait bien connu aujourd’hui, il est inaudible car contrefait à 100%. Es ce qu’il se regarde discourir parfois ? Je me le demande.

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    • Opp’s // 27.04.2019 à 22h35

      Fukuyama aurait pu avoir raison en ce sens que l’effondrement de l’idéal communiste avec la chute de la Russie et donc le triomphe du marché et de la démocratie , ont pu donner l’impression qu’une ‘grande’ histoire était terminée.

      Pourtant même s’il y a du vrai, on voit bien que des mouvements de fond continuent à se produire dans le monde , bien que l’hypothèse ‘socialo-communiste’ ait complètement disparu comme idéal structurant.
      La globalisation avale l’ancienne mondialisation, l’idéologie écologiste bouleverse les mentalités et efface les frontières, le religieux ré-investit le politique, la création monétaire à tout va a construit la prochaine crise financière, internet et ses conséquences bouleversent le quotidien et les rapports sociaux. Bref ça bouge énormément et quand ça ne bouge pas ça se fissure de l’intérieur.

      Mais ce que Fukuyama n’a pas vu c’est le nouvel ‘ennemi’ de l’occident , la Chine qui va restructurer le monde sans guerre mondiale , mais par la seule force d’intimidation du déploiement sans précédent de sa future militaire en expansion colossale. Pour le reste elle pratiquera la strangulation douce puisqu’elle a , en plus d’un peuple à la mentalité spontanément soumise, l’éternité devant elle.

      PS/ Face à cela , Macron , les gilets jaunes, nos petits égoïsmes , nos indignations aveugles et nos inconséquences, sont effectivement de nature lilliputienne , même si ce n’est pas rien bien sûr.

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      • Louis Robert // 28.04.2019 à 13h54

        “… la Chine qui va restructurer le monde sans guerre mondiale , mais par la seule force d’intimidation du déploiement sans précédent de sa future militaire en expansion colossale. Pour le reste elle pratiquera la strangulation douce puisqu’elle a , en plus d’un peuple à la mentalité spontanément soumise, l’éternité devant elle.”

        *

        Opp’s, plutôt que de donner libre cours à votre imagination, écoutez le Président Xi Jinping vous expliquer comment la Chine va contribuer à la restructuration prométhéenne du monde. J’attire votre attention sur ce qui est dit @ 13 sq et à @ 16:40 sq. Après quoi étudiez attentivement son discours. Ça vaudra beaucoup mieux pour tous.

        Si la chose vous intéresse, des milliers de bourses sont et seront offertes par la Chine à qui désire la mieux connaître, y apprendre vers où elle chemine, voire se joindre au mouvement, participer et collaborer.

        Avril 2019: « 2e Forum de “la Ceinture et la Route” : le président chinois Xi Jinping prononce un discours »

        https://www.youtube.com/watch?v=5ZXDBAKGANw

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  • Florin // 27.04.2019 à 20h11

    Le grand parti anti-europe c’est le millions de gens qui constate que leur pouvoir d’achat à fortement baissé depuis l’union monétaire et que le milliers de politiciens qui ne gouverne ont bien chaude et que ne s’intéresse pas aux citoyens

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  • rolland // 28.04.2019 à 03h52

    Dire que l’élection 2017 nous avait donné un choix de vote que nous ne méritions pas et que nous nous sommes débrouillés pour passer à côté.
    Espérons que tout ça tienne encore au moins trois ans histoire d’avoir un vrai capitaine de bord qui nous laissera une chance de ne pas couler pendant la tempête.

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  • Xuan // 02.05.2019 à 23h51

    Pour prolonger la question d’Alfred, cette définition du fascisme par Dimitrov, qui connaissait un peu le sujet : “dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier”.

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