Tout va bien au sein de la BCE – toujours aussi pleine d’avenir comme l’euro (il faut bien un poisson d’avril – mais le reste du billet est vrai !)…

Source : Le Parisien, 19-03-2016

Le président de la Bundesbank allemande Jens Weidmann (ici le 16 février 2016 à Karlsruhe) très critique envers les mesures de la Banque centrale européenne (BCE) (AFP/Uli Deck)

Le président de la Bundesbank allemande Jens Weidmann (ici le 16 février 2016 à Karlsruhe) très critique envers les mesures de la Banque centrale européenne (BCE) (AFP/Uli Deck)

Le président de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann, a critiqué samedi les mesures prises récemment par la Banque centrale européenne (BCE), notamment une nouvelle baisse de taux, affirmant qu’elles ne l’avaient “pas convaincu”, dans un entretien à plusieurs journaux allemands.

“Le paquet décidé [en mars par la BCE] ne m’a globalement pas convaincu (…) J’ai toujours attiré l’attention sur le fait que plus l’effet d’une politique monétaire +ultra relâchée+ durait, plus il faiblissait”, a déclaré le gouverneur de la banque centrale allemande aux journaux du groupe Funke Mediengruppe.
“Plus on accélère, plus les risques et les effets secondaires grandissent”, a mis en garde M. Weidmann, notoirement critique des politiques de soutien des prix et de l’économie mises en oeuvre par la BCE.
“Des bulles sur les marchés financiers peuvent se créer qui, en éclatant, peuvent compliquer le travail des banques centrales”, a-t-il fait valoir.
La BCE a décidé en mars de nouvelles mesures pour faire repartir l’inflation et la croissance en zone euro, en étendant son programme massif de rachats d’actifs et en annonçant un nouveau prêt géant aux banques à des conditions très avantageuses.
Dans le même temps, elle a abaissé ses taux à un plus bas historique, passant notamment son taux directeur central, baromètre du crédit en zone euro, à zéro.
M. Weidmann a également mis en garde contre l’hypothèse, évoquée par le président de la BCE Mario Draghi, que l’institution distribue de l’argent directement aux ménages pour faire repartir l’inflation, solution baptisée “hélicoptère monétaire”.
“L’hélicoptère monétaire n’est pas une manne qui tombe du ciel, au contraire elle ferait des trous gigantesques dans les bilans des banques centrales. Au final, les Etats de la zone euro et les contribuables devraient supporter les coûts”, a-t-il estimé.
Donner de l’argent aux citoyens “est une décision hautement politique qui doit être prise par les gouvernements et les politiques”, a-t-il déclaré.
“En lieu et place d’expérimentations de politique monétaire téméraires, il serait intéressant de faire une pause”, a-t-il dit.
La politique monétaire n’est pas la panacée”, elle “ne remplace pas les réformes nécessaires dans les pays et ne résout pas les problèmes de la croissance en Europe”, a estimé M. Weidmann.
La semaine dernière, le président de la BCE, Mario Draghi, avait jugé le concept “d’hélicoptère monétaire” “très intéressant”, même si “nous ne l’avons pas encore vraiment étudié”.
La notion a été forgée en 1969 par l’économiste américain Milton Friedman qui imaginait une méthode radicale pour lutter contre la déflation: un hélicoptère larguant depuis les airs des montagnes de billets sur les villes afin de gonfler le porte-monnaie des consommateurs et les inciter à dépenser plus, faisant ainsi remonter les prix.
Controversé, “l’hélicoptère monétaire” n’a encore jamais été utilisé à grande échelle dans l’histoire moderne.
Les propos de M. Draghi ont suffit à enflammer les spéculations autour de l’usage d’un tel outil, alors que les doutes grandissent quant à l’efficacité des politiques monétaires pour faire grimper les prix.

Source : Le Parisien, 19-03-2016

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30 réponses à Le patron de la Bundesbank “pas convaincu” par la BCE

Commentaires recommandés

Gier 13. Le 01 avril 2016 à 07h06

Au lieu de distribuer de l’argent en le largant par hélicoptère, je propose une mesure extrêmement audacieuse :
Et si on payait les salariés décemment ?
Et si, au contraire des recommandations européennes, on envisageait d’augmenter les salaires, en particulier les plus faibles ?
Et si on essayait le revenu à vie ?
Et si El Khomri, pauvre marionnette rampante, retirait ce projet, rétrograde, qui n’est même pas le sien ?

  1. Gier 13. Le 01 avril 2016 à 07h06
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    Au lieu de distribuer de l’argent en le largant par hélicoptère, je propose une mesure extrêmement audacieuse :
    Et si on payait les salariés décemment ?
    Et si, au contraire des recommandations européennes, on envisageait d’augmenter les salaires, en particulier les plus faibles ?
    Et si on essayait le revenu à vie ?
    Et si El Khomri, pauvre marionnette rampante, retirait ce projet, rétrograde, qui n’est même pas le sien ?


    • K Le 01 avril 2016 à 10h00
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      Augmenter les salaires permet d’augmenter la demande. Mais dans une économie ouverte, cette demande profite surtout aux entreprises étrangères et peu aux entreprises françaises qui ne peuvent pas bénéficier du sursaut puisque nos entreprisebr voient leur compétitivité faiblir du fait même de l’augmentation de la demande.
      En terme de redistribution, c’est comme si on demandait aux entreprises françaises de faire un chèque à leur concurents étrangers.

      Tout keynésien qui se respecte devrait commencer par militer pour la mise en place de protections commerciales à nos frontières avant de proposer qu’on organise une augmentation de la demande.


      • Bouddha Vert Le 01 avril 2016 à 11h14
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        Il faudrait effectivement nous protéger commercialement.

        Mais il faut préalablement prévenir la population que ce n’est pas pour augmenter notre pouvoir d’achat mais pour que tous les français qui le veulent puissent travailler.

        Conséquemment, il faut que l’offre high tech soit régulée, car top gourmande en ressources et énergie pour les fabriquer, mais surtout peu recyclables et donc sans avenir pour l’humanité.

        Bref une société où le prix devra désormais intégrer le travail des Hommes et enfin (!) une provision pour les déplétions en cours.
        Ce qui veut dire qu’il faut organiser la récession économique des français pour qu’un avenir soit possible.
        Cette récession pourra prendre plusieurs formes:
        Ancien Régime et aristocratie
        Militaire
        A inventer…

        Et là, nous pourrons dire que le changement, c’est maintenant.


      • clauzip12 Le 02 avril 2016 à 22h53
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        Un autre aspect est à prendre en compte:L’UE est l’économie la plus ouverte du monde.
        Par conséquent les produits étrangers ont la plus grande facilité envahir notre marché.
        Par ailleurs,je ne perçois pas les efforts pour équilibrer avec les pays “protectionnistes” dont les USA et la Chine.
        A mon sens nous y trouvons l’origine de nos problèmes.
        L’UE ,bras économique des néolibéraux et multinationales subira sans nul doute un coup sévère avec TAFTA.
        Tous les pays ayant signé un traité comparable avec les USA y ont laissé des plumes au profit des revenus les plus élevés mais pas des salariés.


    • douarn Le 01 avril 2016 à 10h28
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      Bonjour
      Et si El Khomri, pauvre marionnette rampante, retirait ce projet, rétrograde, qui n’est même pas le sien ?
      Vous avez raison, il faut vraiment lire les propositions de la CE (sous inspiration des lobbyistes qui grenouillent à Bruxelles) pour voir que nos dirigeants élus (ou pas d’ailleurs) ne sont que des courroies de transmission sans pouvoir.

      Voici quelques morceaux choisis des recommandations de juillet 2015 : http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_france_fr.pdf
      Le salaire minimum continue d’évoluer d’une manière qui n’est pas propice à la compétitivité et à la création d’emplois.
      La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils
      réglementaires prévus par le droit du travail et les réglementations comptables qui
      limitent la croissance de ses entreprise

      Il y en a d’autres bien croustillants, le doc fait 7 pages, ne vous privez pas…


    • pierre Le 01 avril 2016 à 15h53
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      Le “revenu à vie” c’est justement de l’hélicoptère monnaie puisque ça consiste à distribuer de l’argent à tout le monde, quel que soit son travail (ou son absence de travail), son mérite (ou son absence de mérite) ou ses efforts (ou son abscence d’efforts).


      • Anas Le 01 avril 2016 à 17h53
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        Une chose est certaine, monsieur tout le monde fera certainement un meilleur usage de la monnaie que les banquiers qui ne font que la recycler dans leur casinos.


      • Homère d'Allore Le 02 avril 2016 à 10h38
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        Non.
        Si vous parlez du “revenu à vie” à la mode finlandaise, ce n’est absolument pas de la “monnaie hélicoptère”.

        Il s’agit d’une prestation unique et inconditionnelle qui remplace toutes les autres (famille, chômage, aide au logement…).
        C’est une autre façon, plus simple et surtout plus inégalitaire de distribuer la même masse de prestations sociales, sans aucune création de monnaie.

        D’ailleurs, la Finlande étant membre de la zone euro, elle ne peut créer de monnaie.

        Quant à la “monnaie hélicoptère”, elle ne peut être que ponctuelle et même exceptionnelle dans sa théorie même.


        • Amsterdammer Le 02 avril 2016 à 16h00
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          Le Revenu à Vie, c’est aussi et surtout un moyen de renverser radicalement le rapport de force entre employés et employeurs [pour ne pas dire travailleurs et patrons].

          Ou, en d’autres termes, d’abolir le ‘marché du travail’ et de transformer les serfs en sujets libres.
          Donc, ça m’étonnerait que les possédants laissent mettre en place pareille mesure révolutionnaire.


          • Yannick Le 02 avril 2016 à 16h34
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            Amsterdammer, si celà abolissait le “marché du travail”, je ne pense pas que ce serait pour autant un levier de liberté. Car, votre revenu dépenderait exclusivement d’une décision politique et donc d’un gouvernement. Vous deviendriez donc “sujet”. Je le considère même comme une sorte d’esclavage moderne.


            • Geneviève B 30 Le 03 avril 2016 à 16h42
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              Je suis d’accord. D’autant plus que ce revenu à vie est une façon pernicieuse de supprimer l’Etat-Providence par un nivellement par le bas, juste le minimum pour ne pas mourir de faim et adieu le reste.


  2. gracques Le 01 avril 2016 à 09h03
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    Tout à fait d’accord , mais cela pose deux questions :
    – quid de la balance commerciale d’un pays qui organisera cette relance par les salaires (CF 1981/1982 en France)
    – Variante , quels états devrons commencer en premier ( apriori ceux qui ont une balance comerciale exedentaire , comme l’Allemagne ….. Ben c’est pas encore gagne)

    A ce stade le problème d’une monnaie unique dans une zone avec des pays à balances commerciales divergentes et sans compensation budgétaire va sérieusement se poser.

    Enfin ….. et peut être surtout , quels biens va t on produire pour relancer tout ça ? des smart phones ? Ou va t on vers la transition énergétique , le recyclage des matières premières dont les ressources se font rares et la lutte contre le ‘ changement climatique ?
    Peu on croire que cela se fera spontanément ?
    Il ne s’agit pas d’augmenter les salaires , mais de mieux repartir une valeur ajoutée qui est produite en bonne part de manière internationalise et sur une réorientation de la production…..
    En fait vaste programme qui risque de rencontrer quelques opposants .


    • Yannick Le 01 avril 2016 à 13h27
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      Le patron de la Bundesbank est normalement le premier actionnaire de la BCE. C’est donc grotesque de passer un message, via presse interposée, pour critiquer des décisions d’une organisation dont il devrait avoir le contrôle.
      C’est une preuve flagrante que la situation est totalement hors de contrôle et surtout sans garde fou démocratique.

      C’est un secret de polichinelle que toutes les mesures prises ne font que reculer l’échéance. Et, comme dit le proverbe, c’est reculer pour mieux sauter.

      L’Allemagne a toutes les raisons d’être le premier pays à sonner la fin de la récré et donc de l’Euro. Les flux Target2 sont à nouveau très défavorables au bilan de la Bundesbank. Le terrain est vraiment miné par le Portugal et l’Espagne pour la partie sociale et par l’Italie pour la partie financière.

      Si le grand retour des Etats nations pouvait se faire dans la concertation, ce serait souhaitable car ce qui nous guette, ce n’est pas un retour maîtrisé des contrôles des capitaux mais bien une interdiction totale. Et là, il y aura de nombreux perdants qui verront dans la douleur disparaître épargne et pouvoir d’achat.

      La France a un rôle de leader à retrouver, en reconnaissant que la construction européenne est irrévocablement vouée à l’échec. Elle doit mettre en oeuvre le mécanisme de l’article 50 du TFUE pour engager sa sortie de l’Union Européenne et donc de l’Euro.


      • Anas Le 01 avril 2016 à 17h57
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        “[…] La France a un rôle de leader à retrouver, en reconnaissant que la construction européenne est irrévocablement vouée à l’échec. Elle doit mettre en oeuvre le mécanisme de l’article 50 du TFUE pour engager sa sortie de l’Union Européenne et donc de l’Euro […]” et abolir la loi Pompidou


        • Furax Le 01 avril 2016 à 20h39
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          Contresens total sur la loi Pompidou qui n’interdisait rien du tout mais fixait un plafond. C’est la loi Balladur de 1993 qui a interdit le financement de la dette publique par la Banque de France.


          • Amsterdammer Le 02 avril 2016 à 16h04
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            …et aujourd’hui l’article 121 du traité de Lisbonne, cette forfaiture imposée à l’encontre de la volonté des peuples.


      • Furax Le 01 avril 2016 à 20h43
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        Ce n’est pas un problème démocratique. L’Allemagne est minoritaire au capital de la BCE et il y a une majorité de l’actionnariat de la BCE qui est favorable à cette politique que réprouvent la Bundesbank et l’Allemagne.

        Si c’étaient le conseil des ministres Ecofin de la zone euro ou le Parlement européen qui
        Votait, le résultat serait identique.

        Les objectifs monétaires et financiers de l’Allemagne sont contraires à ceux des autres membres de la zone euro. Voilà tout.


        • Yannick Le 01 avril 2016 à 21h01
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          Si, c’est un problème démocratique. Et la BCN d’Allemagne n’est pas minoritaire. Elle contribue à hauteur de 18% au capital de la BCE (sur un total de 70%). C’est le premier contributeur. On parle même d’actionnariat. Alors lorsque le premier actionnaire ne peut pas se faire entendre, c’est qu’on est bien dans un problème de démocratie.
          Et de cette situation, je confirme : “L’Allemagne a toutes les raisons d’être le premier pays à sonner la fin de la récré et donc de l’Euro”


          • Furax Le 02 avril 2016 à 07h54
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            Désolé mais elle est minoritaire et elle est effectivement mise en minorité sur le fond. Après, il se trouve que formellement les institutions européennes fonctionnent au consensus affiché. Et donc ceux qui savent qu’ils sont minoritaires votent en general avec la majorité imposant sa décision, après avoir négocié quelques inflexions.

            Un petit exemple pour mettre en perspective : la majorité c’est 50%. Lors de l’élection présidentielle on n’arrête fort heureusement pas les comptes au 1er tour et il ne suffit pas d’arriver en tête avec 28 ou 30% au 1er tour pour devenir president.

            La démocratie, ce n’est pas la loi du 1er. C’est la loi de la majorité dans le cadre prévu par la constitution.

            En l’espèce le traité. Le problème allemand est que le traité n’est plus respecté. Le problème de la majorité est que le traité est mauvais mais que contrairement à une constitution il faut l’unanimité pour modifier un traité.


  3. Furax Le 01 avril 2016 à 11h05
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    En effet, la technique de l’hélicoptère n’aura vraisemblablement aucun effet positif, si ce n’est d’opérer un transfert de richesses réelles des créanciers au débiteurs. Au cas où ça aurait échappé à certains, qui sont les plus endettés ? Ce sont les plus riches. Les modestes et les pauvres, on ne leur prête pas. Et surtout, l’hélicoptère ne fait qu’accroitre l’écart entre des revenus du travail bloqués par le jeu de la concurrence et les revenus du capital qui peuvent gonfler via le mécanisme de bulles qui permet des plus values de cession.

    Mais les prétendues réformes de structures ne servent à rien non plus et ont de très graves effets récessifs. Je ne dis pas qu’il faut revenir à un marché du travail rigide comme avant les années 1980. Mais tout flexibiliser ne fait que produire des effets récessifs et des trapes à pauvreté/précarité quand il n’y a pas de possibilité croissance ni de formation professionnelle performante.

    Si les allemands ne sont pas contents, ils n’ont qu’à sortir de l’euro pour restaurer leur cher deutsche mark. Et là, ils vont le trouver très très très très cher, leur deutsche mark. Ceci dit, ce serait l’intérêt de tous les européens sauf les allemands que les allemands quittent l’euro. L’Europe pourrait ainsi corriger les déséquilibres entre ses pays membres actuellement figés par l’euro.


    • Yannick Le 01 avril 2016 à 21h21
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      Patrick Artus dans une étude Natixis de juillet 2012 a calculé quels seraient les ajustements de taux de change en cas de sortie de l’Euro. En terme de compétitivité, en effet, des gagnants et des perdants : Finland +20%, Germany +18%, Netherlands +16%, Spain -20%, …France -2%… (tiens, c’est pas la catastrophe !), Italy -12%, Belgium -6%, Austria -8%, Greece -30%, Portugal -28%, Ireland -49%

      +18% pour l’Allemagne serait préjudiciable car même si le “price power” de ses productions est très supérieur à celui des autres pays européens, il y a une limite à l’élasticité des prix. On peut cependant considérer qu’une moitié serait absorbée sans difficulté et une autre nécessiterait de faire une dévaluation sociale par un recours massif à une main-d’oeuvre étrangère, alors non concernée par un salaire minimum naissant en Allemagne. ça tombe bien, quelques millions sont disponibles en Europe.

      Non, le véritable problème de l’Allemagne serait lié au target2. Elle dispose de créances (pourries) importantes sur les BCN du Sud de l’Europe. Il y aurait immédiatement un décaissement massif à réaliser.


  4. Lea_ Le 01 avril 2016 à 13h11
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    Il faut avouer que Jens Weidmann a entièrement raison. Cette politique monétaire est depuis un moment pratiquée par la BoJ sans que cela améliore la situation économique de ce pays.
    Puisque les solutions proposées par Mario Draghi sont des grands flops, il faudrait peut être que ces messieurs commencent à se poser la question sur la pertinence de l’euro.
    Si ça continue ainsi, ils vont pas seulement faire partir toute l’industrie et même certains services mais en plus vont ruiner les banques et les assureurs avec le taux négatif.


  5. Chris Le 01 avril 2016 à 16h35
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    A propos de l’argent hélicoptère.

    25 mars 2016 – JAPON : OP hélicoptère pour les défavorisés ?!
    http://www.zerohedge.com/news/2016-03-23/japan-goes-full-krugman-plans-un-depositable-non-cash-gift-certificate-money-drop-yo
    Le gouvernement nippon va distribuer aux jeunes défavorisés non pas des billets neufs, craquants et odorants mais des bons d’achats qui, par définition ne pourront pas être déposés sur un compte bancaire en cas d’épargne… L’opération sera imputée sur le budget 2016.

    Cette décision a été prise parce que les nouvelles générations de jeunes japonais n’achètent plus rien, ce qui a eu un impact gravissime sur la consommation interne depuis presque dix ans.


    • PatrickC Le 01 avril 2016 à 18h48
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      Encore plus fort que la dématérialisation de l’argent : la disparition de l’argent. On te plume pendant 10 ans à te raboter le “pouvoir d’achat” sans t’employer, et après on te refile des papiers où il est inscrit dessus ce que tu peux acheter avec. Grandiose !

      Gageons qu’à l’échec annoncé du procédé dans l’amélioration de leur situation, “les jeunes” visés par la mesure pourraient y regimber un peu sèchement, à l’usage.


  6. adrien Le 01 avril 2016 à 16h50
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    Pas convaincu par la BCE, le patron de la Buba ? C’est surtout en ce qui concerne les taux bas sur les banques, car ce sont leur gagne-pain : il prédit des bénéfices divisés par deux d’ici 2019 si les taux restent à ce niveau http://investir.lesechos.fr/traders/forex-infos/weidmann-buba-avertit-sur-l-impact-des-taux-bas-sur-les-banques-1530108.php . Par contre il ne proteste pas contre la politique renforcée de la BCE pour le rachat d’actifs et d’obligations souveraines, sinon la Deutsche Bank menacée de faillite, serait encore plus mal barrée …


  7. bourdeaux Le 02 avril 2016 à 09h52
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    L’idée de l’hélicoptère est bonne, je propose juste de remplacer le pilote en installant à la place de Mario, les 16 patrons du CAC 40 qui ont perçu plus de 4 M€ en 2014. S’ils envoyaient valser la moitié de leur rémunération annuelle par hélico au-dessus d’une commune de 50 000 ménages, qui doit correspondre en gros à une ville de 180 000 habitants, cela donnerait 640 € par ménage, de quoi payer une grosse partie des vacances, tout en permettant à ces messieurs de continuer de manger du foie gras tous les jours! On leur fait faire leur petit tour d’helico chaque année au- dessus d’une ville au hasard, en commençant par la mienne évidemment…


  8. Cyrano Le 02 avril 2016 à 11h11
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    Les banques centrales !? Nous devrions savoir ce qu’il en est… 22 décembre 1913 discours de LINDBERGH devant la chambre des députés “… Les trusts réaliseront bientôt qu’ils sont allés trop loin, même pour leur propre bien. Pour se délivrer de la puissance monétaire, le peuple devra faire une déclaration d’indépendance. Il pourra le faire en prenant le contrôle du congrès. Ceux de wall street n’auraient pas pu nous tromper si vous, les députés et les sénateurs, n’aviez fait de ce congrès une fumisterie… ”
    avril 2016, Monsieur MACRON propose pour les retraites des fonds de pension, mais… à la française…
    La révolution est proche ?


    • Cyrano Le 02 avril 2016 à 11h27
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      ” Donc, mon cher Coningsby, vous voyez que le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qu’imaginent ceux dont l’œil ne plonge pas dans les coulisses”
      Benjamin DISRAELI, Premier ministre britannique sous le règne de la Reine Victoria.
      Aurions-nous affaire à des “time bandits” ?


  9. Geneviève B 30 Le 03 avril 2016 à 16h55
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    C’est marrant comme dès qu’il est question d’augmenter les salaires, on trouve plein d’obstacles. Certes, mais pourquoi pas sous condition, exemple acheter français. C’est vrai, c’est pas bien cela est contraire à l’esprit de l’UE.
    J’ai envie de dire “chiche”et on verra bien après. Quand tout a soi disant échoué…


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