Source : Consortium News, le 09/03/2016

Le 9 mars 2017

Le slogan optimiste de Donald Trump est “Rendre sa grandeur à l’Amérique”, mais d’après l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke, son stratège en chef Steve Bannon voit à nos portes des jours apocalyptiques, un rude hiver avant le renouveau de la société.

Par Alastair Crooke

Steve Bannon a l’habitude de commencer ses discours devant les militants ou les rassemblements du Tea Party de la manière suivante : “A onze heures le 18 septembre 2008, Hank Paulson et Ben Bernanke ont dit au Président des USA qu’ils avaient déjà injecté 500 milliards de dollars dans le système financier durant les dernières 24 heures – mais qu’ils avaient besoin d’un billion (1 000 milliards) supplémentaire le jour même.

Steve Bannon, stratège en chef de la Maison-Blanche pour le Président Donald Trump (Photo YouTube)

“Les deux hommes ont déclaré que s’ils n’avaient pas cet argent immédiatement, le système financier américain allait imploser dans les 72 heures ; le système financier mondial, dans les trois semaines ; et que des émeutes et le chaos politique pourraient s’ensuivre avant la fin du mois. (Bannon relève que finalement, ce sont 5 000 milliards qui ont été nécessaires, bien que personne ne sache exactement combien puisqu’il n’y a eu aucun audit pour tous ces milliers de milliards.)

“Nous, (les États-Unis), poursuit-il, avons, à la suite des renflouements qui ont suivi, une dette de 200 billions (200 000 milliards) de dollars, ramenée à un déficit net – en incluant tout – de 50 000 à 60 000 milliards de dollars.” (Rappelons que Bannon est lui-même un ancien banquier de Goldman Sachs.)

“Nous marchons sur la tête, les démocraties industrielles font face à un problème qu’elles n’ont jamais connu avant, nous sommes surendettés (nous devons procéder à un désendettement massif) ; et nous avons construit un état-providence qui est complètement et totalement insoutenable.

“Et pourquoi c’est une crise … le problème … c’est que les chiffres sont devenus tellement incompréhensibles que même les gars de Wall Street, chez Goldman Sachs, les types avec qui je travaille, et ceux du Trésor … C’est devenu tellement dur de comprendre l’ensemble … Des déficits en milliers de milliards de dollars … etc.”

Mais, continue Bannon, malgré tous ces chiffres inimaginables et irréels qui flottent devant nous, les femmes du Tea Party (et elles en sont les principales dirigeantes, précise-t-il) ont compris. Elles ont la vision d’une autre réalité : elles savent combien coûte l’alimentation aujourd’hui, elles savent que leurs enfants ont un prêt étudiant de 50 000 dollars à rembourser, qu’ils vivent encore chez leurs parents et n’ont aucune perspective d’embauche. J’ai appelé mon film la Génération Zéro, parce que cette génération, les personnes dans leur vingtaine et leur trentaine, nous les avons anéantis.”

Et Bannon n’est pas le seul à le dire. Il y a plus de 10 ans, en 2000, Donald Trump écrivait dans la même veine, dans une brochure qui marquait sa première approche d’une éventuelle candidature présidentielle : “La troisième raison qui me pousse à m’exprimer est que non seulement je vois une incroyable prospérité… mais aussi la possibilité d’un bouleversement économique et social… Tournez-vous vers le futur et, si vous êtes comme moi, vous verrez des nuages noirs s’amonceler. De graves problèmes. J’espère me tromper, mais je pense que nous pourrions connaître un crash économique comme nous n’en avons jamais vu.”

Et avant la récente élection présidentielle, Donald Trump a gardé ce même discours : la bourse était dangereusement gonflée. Dans une interview avec CNBC, il a dit : “J’espère me tromper, mais je pense que nous sommes dans une bonne grosse bulle,” ajoutant que les conditions étaient si périlleuses que le pays se dirigeait vers une “récession massive” et que “si vous augmentez les taux d’intérêts, même très légèrement, (tout) va s’effondrer.”

Le paradoxe

Et là se trouve précisément le paradoxe : si Trump et Bannon voient l’économie comme déjà surendettée, surévaluée, et bien trop fragile pour supporter la moindre petite augmentation de taux d’intérêt – pourquoi Trump a-t-il (selon Mike Whitney) “promis plus de cadeaux et moins de régulations pour Wall Street… des baisses d’impôts, d’importants investissements gouvernementaux et encore moins de régulations … 1 000 milliards d’aide fiscale pour renforcer le pouvoir d’achat des ménages et conforter les bénéfices des sociétés … réduire les taux d’imposition des sociétés et engraisser le bilan des plus importants groupes américains. Et il va étriper la loi Dodd-Frank, les “lourdes” régulations qui ont été mises en place après l’implosion financière de 2008, pour empêcher un autre cataclysme décimant l’économie.”

Le président Donald Trump lors de son discours inaugural le 20 janvier 2017 (Copie d’écran issue de Whitehouse.gov)

Est-ce que le président Trump voit le monde différemment, maintenant qu’il est devenu président ? Est-il en désaccord avec la vision de Bannon ?

Pourtant, Bannon est souvent présenté – généralement par une presse hostile, cherchant à peindre (faussement) Trump en “président accidentel” qui n’a jamais espéré l’emporter – comme la force intellectuelle derrière le président Trump. En réalité, les politiques actuelles de Trump en matière domestique ou étrangère ont toutes été préparées, et étaient déjà entièrement présentes dans une brochure de Trump datant de 2000.

En 2000, Bannon était moins versé dans la politique, indique la scénariste Julia Jones, une collaboratrice de Bannon de longue date. “Mais les attaques du 11-Septembre l’ont changé,” selon elle, et leur collaboration à Hollywood n’a pas survécu à son engagement grandissant dans la politique.

Bannon a lui-même relié sa radicalisation politique à son expérience de la grande crise financière de 2008. Il a détesté la manière dont ses collègues de Goldman Sachs se sont moqués des “oubliés” du Tea Party. D’après Julia Jones, une explication plus fiable de sa vision du monde est à trouver dans ses états de service militaires.

“Il a le respect du devoir,” a-t-elle dit début février. “Un mot qu’il utilise souvent est le mot ‘dharma’.” M. Bannon a trouvé le concept de dharma dans le Bhagavad Gita, se souvient-elle. Il peut décrire un chemin de vie, ou la place de quelqu’un dans l’univers.

Il n’y a aucune preuve, cependant, que le président Trump ait changé ses vues économiques ou qu’il ait divergé par rapport à sa compréhension de la nature de la crise à laquelle est confrontée l’Amérique (et l’Europe).

Des épreuves à venir

Les deux hommes sont très intelligents. Trump comprend les affaires, et Bannon la finance. Ils connaissent surement les vents contraires qu’ils affrontent : la perspective imminente d’une querelle pour augmenter le plafond d’endettement américain de 2 000 milliards de dollars (qui se déclenchera le 15 mars) avec un Parti républicain factieux, peu de chances que les propositions du Président en matière fiscale ou sociale soient rapidement adoptées, et la probabilité que la Réserve fédérale augmente ses taux d’intérêt, “jusqu’à ce que quelque chose casse.” S’ils sont aussi intelligents, que se passe-t-il donc ?

La pancarte délabrée du cinéma PIX avec “Votez pour Trump” sur Main Street, Sleepy Eye, Minnesota, le 15 juillet 2016. (Photo du Flickr de Tony Webster)

Ce que Bannon a apporté indéniablement à leur tandem est une compréhension claire de cette “crise” à travers son film “Generation Zero“, qui repose explicitement sur un livre intitulé “La Quatrième Etape: une prophétie américaine”, écrit en 1997 par Neil Howe et William Strauss.

Selon un de ses co-auteurs, l’analyse “rejette le postulat de base des historiens occidentaux modernes, selon lesquels le temps social est soit linéaire (un progrès ou un déclin continu), soit chaotique (trop complexe pour être analysé). Nous adoptons à la place le point de vue de presque toutes les sociétés traditionnelles, selon lequel le temps social est un cycle récurrent, dans lequel les évènements prennent sens dans la mesure où ils sont ce que le philosophe Mircea Eliane appelle des “reconstitutions”. Dans un espace cyclique, une fois débarrassés des accidents externes et de la technologie, vous êtes face à un nombre limité de réactions sociales, qui ont tendance à se reproduire selon un ordre défini.”

Selon Howe et Strauss : “Le cycle commence avec la Première Etape, un “Pic” qui se produit après une période de crise. Dans un Pic, les institutions sont solides et l’individualisme faible. La société a confiance dans sa commune destinée, même si beaucoup se sentent étouffés par la conformité ambiante.

“La Seconde Etape est un “Réveil”, quand les institutions sont attaquées au nom de principes plus élevés et de valeurs plus profondes. Au moment précis où la société atteint son point culminant de progrès public, les gens ne supportent plus soudainement la discipline sociale et veulent retrouver un sentiment d’authenticité personnelle.

“La Troisième Etape est un “Effondrement”, à bien des égards, l’opposé du Pic. Les institutions sont faibles et suscitent la méfiance, tandis que l’individualisme est fort et en pleine progression.

“Finalement, la Quatrième Etape est une période de “Crise”. Notre vie institutionnelle est alors reconstruite de zéro, toujours en réponse à une menace contre la survie même de la nation. Si l’histoire ne fournit pas une menace imminente de cette nature, les leaders de la Quatrième Etape vont invariablement en trouver une – voire même en fabriquer une – pour mobiliser l’action collective. Les autorités civiles reprennent vie, et les gens et les groupes commencent à agir en tant que participants à une communauté plus large. Quand ces élans prométhéens d’efforts civiques se concrétisent, les Quatrième Etapes rénovent et redéfinissent notre identité nationale.” (Soulignement ajouté)

La génération Woodstock

Le film de Bannon se concentre essentiellement sur les causes de la crise financière de 2008, et sur les “idées” nées au sein de la “génération Woodstock” (le festival de musique de Woodstock ayant eu lieu en 1969), qui s’infiltrèrent, d’une manière ou d’une autre, dans les sociétés américaine et européenne.

La statue du taureau de Wall Street par Arturo Di Modica

Le narrateur appelle la génération Woodstock les “Enfants de l’Abondance”. Elle a représenté un point d’inflexion : une Seconde Etape d'”Éveil” ; une rupture dans la culture et les valeurs. La vieille génération (c’est-à-dire, tous ceux de plus de 30 ans) était vue comme n’ayant rien à dire, ni aucune expérience à apporter. Elle a porté au sommet le “principe de plaisir” (comme un phénomène “nouveau”, comme “sa” découverte), contre l’éthique puritaine. Elle a célébré le fait que chacun fasse à sa propre manière ; tout tournait autour de “Soi” et du narcissisme.

L'”Effondrement” a suivi sous la forme d’une faiblesse du gouvernement et des institutions : le “système” a manqué de courage pour prendre des décisions difficiles. Les choix les plus faciles ont systématiquement été faits : les élites ont absorbé le soi autocentré, enfant-gâté de la génération “moi”. Les années 80 et 90 sont devenues l’époque du “capitalisme de casino” et de l'”homme de Davos”.

Les généreux renflouements par les contribuables des banques américaines après les défauts et les crises mexicain, russe, asiatique et argentin ont effacé les coûteuses erreurs des banques. L’exemption Bear Stearns de 2004 qui a permis aux cinq grosses banques de mobiliser leurs prêts au-dessus de 12:1 – et rapidement au-dessus de 25:1, 30:1 et même 40:1 – a permis les prises de risques irresponsables et les milliers de milliards de profits. La bulle internet a été compensée par la politique monétaire – et puis les renflouements massifs sauvèrent les banques en 2008, une fois encore.

L'”Effondrement” a été essentiellement un échec culturel : un échec de la responsabilité, du courage à faire face à des choix difficiles – c’était, en somme, selon le film, une ère d’institutions gâtées, de politiciens compromis et d’agents de Wall Street irresponsables – la classe installée – se servant généreusement, et “abdiquant toute responsabilité”.

Maintenant nous sommes entrés dans cette Quatrième Etape : “Tous les choix faciles appartiennent au passé.” Le “système” manque encore de courage. Bannon dit que cette période sera la plus “pourrie et hideuse de l’histoire.” Elle sera brutale, et “nous” (par lequel il signifie les adhérents du Tea Party de Trump) seront “vilipendés”. Cette phase pourrait durer de 10 à 15 ans, prédit-t-il.

La tragédie grecque

La clef de cette Quatrième Etape est la “détermination”. Il s’agit de nos valeurs. Ce que veut dire Bannon quand il parle de “notre crise” est peut-être plus clair quand il dit : “l’essence de la tragédie grecque est que ce n’est pas comme un accident de la route, quand quelqu’un meurt [c’est-à-dire que la grande crise financière n’est pas arrivée par hasard].

Le Président Barack Obama

Ce que voulaient dire les Grecs anciens est que la tragédie est quelque chose qui arrive parce qu’elle doit arriver, à cause de la nature même des participants. Parce que les personnes impliquées font que cela arrive. Et elles n’ont pas d’autre choix que de la faire advenir, parce que c’est dans leur nature.”

C’est l’implication la plus profonde de ce qui est ressorti de Woodstock : la nature des gens a changé. Le “principe de plaisir”, le narcissisme, ont remplacé les valeurs “plus élevées” qui ont fait l’Amérique telle qu’elle était. La génération qui a cru qu’il n’y avait “aucun risque, aucune montagne qu’ils ne pouvaient escalader” a amené cette crise sur elle. Ils ont effacé 200 ans de responsabilité financière en seulement 20 ans. Cela, apparemment, résume la substance de la pensée de Bannon.

C’est là où nous en sommes, affirme Bannon : le rude hiver suit inévitablement, après un été chaud et paresseux. Un temps d’épreuves, d’adversité arrive. Chaque saison dans la nature a sa fonction essentielle. Les Quatrièmes Etapes sont nécessaires : elles constituent une partie du cycle de renouvellement.

Le film de Bannon se conclut avec la déclaration de Howe, l’auteur : “l’histoire est saisonnière et l’hiver arrive.”

Et, quel est le message politique immédiat ? C’est simple, le narrateur du film de Bannon dit : “STOP” ; arrêtez de faire ce que vous faisiez. Arrêtez de dépenser comme auparavant. Arrêtez de prendre des engagements de dépenses qui ne peuvent être tenus. Arrêtez d’hypothéquer le futur de vos enfants avec la dette. Arrêtez d’essayer de manipuler le système bancaire. Il est temps de penser durement, de dire « non » aux sauvetages, de changer de culture et de reconstruire la vie institutionnelle.

L’héritage culturel

Et comment reconstruit-on la vie civile ? Regardons ceux qui ont conservé un sens du devoir et des responsabilités – qui ont préservé un héritage culturel de valeurs. Il est à noter que lorsque Bannon s’adresse aux militants, l’une des premières choses qu’il fait est de saluer les vétérans et les officiers en service, et de louer leurs qualités, leur sens du devoir.

Une pancarte de soutien à Donald Trump, lors d’un rassemblement de Vétérans au Memorial Coliseum de l’Arizona State Fairgrounds, à Phoenix, en Arizona. Le 18 juin 2016 (Photo par Gage Skidmore)

Ce n’est donc pas une surprise que le Président Trump veuille augmenter à la fois le budget des vétérans et celui de l’armée. Ce n’est pas tellement un signe de belligérance de la part des États-Unis, mais plutôt que Trump les voit comme des guerriers pour l'”hiver” d’épreuves et d’adversité à venir. C’est dans ce sens, et seulement dans ce sens, que Bannon parle à la “première ligne de défense” de militants qui ont toujours une force de caractère, un sens des responsabilités, du devoir. Il leur dit que le futur repose entre leurs seules mains.

Cela sonne-t-il comme si ces hommes – Bannon et Trump – voulaient former une nouvelle bulle financière, pour gaver le casino de Wall Street (selon leurs termes) ? Non ? Alors, que se passe-t-il ?

Ils savent que la “crise” arrive. Rappelons-nous ce que Neil Howe a écrit dans le Washington Post à propos de la “Quatrième Etape” :

“C’est le moment où notre vie institutionnelle se reconstruit de zéro, toujours en réponse à la perception d’une menace impliquant la survie même de la nation. Si l’histoire ne fournit pas une menace imminente de cette nature, les leaders de la Quatrième Etape vont invariablement en trouver une – voire même en fabriquer une – pour mobiliser l’action collective. L’autorité civile reprend vie, et les gens et les groupes commencent à agir comme des participants à une communauté plus large. Quand ces élans prométhéens d’efforts civiques se concrétisent, les Quatrièmes Etapes rénovent et redéfinissent notre identité nationale.”

Trump n’a aucun besoin de “fabriquer” une crise financière. Cela arrivera “parce que cela doit arriver, à cause de la nature des acteurs (dans le “système” actuel). Car les personnes impliquées la font arriver. Et elles n’ont d’autre choix que de la faire arriver, car telle est leur nature.”

En soi, ce n’est même pas la faute du Président Obama ou du Secrétaire à la Trésorerie Hank Paulson. Ils sont justes ce qu’ils sont.

Par conséquent, Trump et Bannon n’essaient sans doute pas de déclencher les “instincts primaires” des joueurs du “casino” financier (comme de nombreuses personnes dans la sphère financière semblent le présumer). Si le film de Bannon et l’analyse de la crise par Donald Trump veulent dire quelque-chose, c’est qu’ils cherchent à déclencher les “instincts primaires” des “victimes de la classe ouvrière et des américains oubliés” du Midwest, du Michigan, de l’Indiana, de l’Ohio, du Wisconsin et de la Pennsylvanie.

A ce stade, ils espèrent que la “première ligne de défense” des militants va “s’impliquer” dans une poussée prométhéenne d’efforts civiques qui reconstruira la vie institutionnelle et économique de l’Amérique.

Si tel est le cas, la vision Trump/Bannon est à la fois audacieuse – et un pari assez extraordinaire…

Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique qui était une personnalité de premier plan dans le renseignement Britannique ainsi que dans la diplomatie de l’Union Européenne. Il est le fondateur et responsable du “Conflicts Forum”.

Source : Consortium News, le 09/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

89 réponses à L'”Effondrement” apocalyptique de Steve Bannon, par Alastair Crooke

Commentaires recommandés

Garibaldi2 Le 26 avril 2017 à 04h38

Oups ! problèmes avec mon traitement de texte :

”Le narrateur appelle la génération Woodstock les “Enfants de l’Abondance”…Elle a porté au sommet le “principe de plaisir” (comme un phénomène “nouveau”, comme “sa” découverte), contre l’éthique puritaine. Elle a célébré le fait que chacun fasse à sa propre manière ; tout tournait autour de “Soi” et du narcissisme.”

C’est une description tout à fait mensongère de cette génération, qui prônait d’abord la non violence (nous étions en pleine guerre du Vietnam), donc l’arrêt des dépenses militaires, la paix entre les peuples et les ”races”, l’écologie (on s’est beaucoup moqué des communautés campagnardes hippies voulant cultiver bio), le refus de la société de consommation où l’homme n’est qu’un animal consommateur, et de son tout bagnoler, l’ouverture aux autres cultures, la libération du carcan des institutions religieuses puritaines, car si cette génération parle de plaisir et de liberté des moeurs, c’est surtout en réaction à la bigoterie qui a été utilisée de tous temps par les politiciens pour mettre à l’écart les contestataires de l’ordre établi, qui n’ont pas peur dans leur intimité d’un Dieu père fouettard. Ce qui n’est pas incompatible avec une autre spiritualité.

  1. Pascalcs Le 26 avril 2017 à 03h05
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    La notion de “fourth turning” traduite ici par “quatrième étape” serait plutôt un quatrième “tournant”, représentant ainsi plus fidèlement le caractère cyclique associé au concept développé dans ce texte et nous ramenant, on l’espère, vers une phase plus constructrice du cycle.
    Hélas sans doute pas avant de surmonter les convulsions inévitables et annoncées dans nos sociétés en faillite.


    • Victor Le 28 avril 2017 à 00h57
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      Cette théorie à 4 tps selon Strauss est une vision très schématique et trompeuse, qui convient à des ados boutonneux. Nous sommes en droit d’attendre, au -, une analyse systémique.
      Mais je comprends qu’après avoir créé des lois, sociétés et institutions, des hommes à l’intérieur du système se gavent de plus en plus sur le dos des autres, qui finissent par le ressentir et exiger moins de contraintes jusqu’à ce que ça explose, car les uns ne veulent pas lâcher leurs privilèges et les autres n’en peuvent plus de trimer, d’être tondus et traités comme de la fiente, pendant que les autres consomment et jouissent comme des goinfres …

      L’auteur ne tenterait-il pas de nous endormir au sujet d’une guerre à venir, en justifiant le budget US de façon fallacieuse ? L’histoire passée et présente parle d’elle-même. Le monde se réarme en douce, laissant à penser que ça va taper dans quelques années.
      Alastair Crooke, Perfide Albion ?


  2. Garibaldi2 Le 26 avril 2017 à 04h38
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    Oups ! problèmes avec mon traitement de texte :

    ”Le narrateur appelle la génération Woodstock les “Enfants de l’Abondance”…Elle a porté au sommet le “principe de plaisir” (comme un phénomène “nouveau”, comme “sa” découverte), contre l’éthique puritaine. Elle a célébré le fait que chacun fasse à sa propre manière ; tout tournait autour de “Soi” et du narcissisme.”

    C’est une description tout à fait mensongère de cette génération, qui prônait d’abord la non violence (nous étions en pleine guerre du Vietnam), donc l’arrêt des dépenses militaires, la paix entre les peuples et les ”races”, l’écologie (on s’est beaucoup moqué des communautés campagnardes hippies voulant cultiver bio), le refus de la société de consommation où l’homme n’est qu’un animal consommateur, et de son tout bagnoler, l’ouverture aux autres cultures, la libération du carcan des institutions religieuses puritaines, car si cette génération parle de plaisir et de liberté des moeurs, c’est surtout en réaction à la bigoterie qui a été utilisée de tous temps par les politiciens pour mettre à l’écart les contestataires de l’ordre établi, qui n’ont pas peur dans leur intimité d’un Dieu père fouettard. Ce qui n’est pas incompatible avec une autre spiritualité.


    • calal Le 26 avril 2017 à 08h19
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      C’est une description tout à fait mensongère de cette génération, qui prônait d’abord la non violence (nous étions en pleine guerre du Vietnam), donc l’arrêt des dépenses militaires, la paix entre les peuples et les ”races”.

      non c’est de l’egoisme. ils savaient que si la guerre durait,les noirs se seraient pas les seuls a etre envoyer au casse pipe,que cela allait etre leur tour…( les poissons volants existent mais ce n’est pas la loi du genre ca c’est pour les litteraires qui veulent jouer aux arguments scientifiques)…


    • Fabrice Le 26 avril 2017 à 08h26
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      Le problème c’est que le message transmis s’est transformé en chacun pour soi, sans aucune limite.

      Et on voit un anarco-liberalisme triompher abattant toute règle et barrière comme le souhaitait le mouvement hippie mais en gardant les plus basses motivations d’accumulation de richesses.

      Et maintenant que certains ont accumulé de véritables fortunes cette génération est la première à nous mettre sous la coupe d’un régime autoritaire de la dette grâce à des pions comme notre probable futur président afin de s’assurer que notre asservissement soit le garant de leur “il est interdit d’interdire … pour notre classe”.


    • Crapaud Rouge Le 26 avril 2017 à 08h33
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      Woodstock chez eux, Mai 68 chez nous. Toujours le même refrain. Ce ne sont que des symboles qui font oublier la société de consommation, laquelle avait pris son envol à grands renforts de publicité. Il faut aussi penser au poste de télévision qui apporte chez soi de quoi se distraire sans n’avoir rien à demander aux voisins. A mon avis, c’est le grand coupable.


      • Gordon Le 26 avril 2017 à 11h06
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        et puis.. Mai 68 a produit des Daniel Cohn Bendit.


        • Haricophile Le 26 avril 2017 à 11h53
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          Il y en a beaucoup qui ont mal vieilli, l’âge est un naufrage chez certains 😉

          Ou alors on s’est un peu trompé sur ce qu’ils étaient réellement quand ils étaient jeunes, et le contexte changeant, et avec le recul, on découvre leur vraie nature.


    • raloul Le 26 avril 2017 à 10h02
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      Bonjour !

      En tant que trentenaire actuel je trouve au contraire très sain d’oser poser la question du rapport entre les générations, et de constater l’abîme qui nous sépare de la génération du baby-boom. L’héritage économique, écologique, politique et culturel est si grave que notre génération va être obligée de réaliser des miracles ou de prendre des mesures drastiques. Celles-ci risquent d’être prises au détriment de nos aînés, avec un retour de violence qu’il est dangereux de refuser de voir. Donc merci d’oser ouvrir ce débat complexe, et de sortir du déni et des mensonges commodes.


      • Kiwixar Le 26 avril 2017 à 11h08
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        Je vote pour les mesures drastiques. Une génération ne doit pas être l’esclave d’un système de confort mis en place par les générations précédentes. Un individu peut légalement refuser l’héritage de ses parents si ce sont des dettes, il faut que ce soit la même chose pour une génération née en servage (dette).


        • Haricophile Le 26 avril 2017 à 11h56
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          On fait comment pour refuser la pollution nucléaire ? (pour prendre un truc où même avec des mesures drastiques, on en a déjà pris pour les millions d’années, des milliards d’années pour certains éléments soit plus que l’espérance de vie de la terre).


          • Kiwixar Le 26 avril 2017 à 12h15
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            Commençons à traiter 80% de l’héritage qui est refusable, ça ira déjà beaucoup mieux pour la moitié de la population en dessous de l’âge médian. Ce qui pose gros problème (environnement, nucléaire), sortira du domaine de l’impossible pour se retrouver dans le domaine du « comment faire ». Pour déplacer des montagnes, il faut commencer par déplacer des petits cailloux.


            • Bash Gordon Le 26 avril 2017 à 14h31
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              A notre échelle, les émissions de carbones dans l’atmosphère sont strictement cumulatives. Les cycles d’absorption sont de plusieurs siècles, (encore 80% au bout de 100ans et plus d’un millénaire pour totalement disparaître), la seule chose qui peut modérer cela à des échelles de tps inférieures c’est la photosynthèse (plutôt mal parti).

              Selon le GIEC il y a env 40 ans des décalage entre l’émission d’1 molécule de carbone et son potentiel de réchauffement (modification des raies d’absorption des infrarouges). Nous observons aujourd’hui uniquement l’effet de ce que nous avons rejeté depuis plusieurs siècle jusqu’en 1977 (env).

              Pour ne pas dépasser les +2°c avant 2100, il reste un “budget” de 1000MrdsT de Co2 soit la moitié de ce que nous avons émis en étant en moyen 3x moins sur le siècle dernier (2000MrdsT) soit une division instantanée par 6. Le tout en voulant supprimer les centrales nucléaire.

              Et Quoiqu’il arrive, il y a les émissions des 40ans dernières années, bien plus importantes qui sont “en train d’arriver”.

              La suppression des dettes ne change pas les lois de la thermodynamique. (Comme de nombreuse autres idées “techno-béates”).


            • anne jordan Le 26 avril 2017 à 15h55
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              tout à fait , @kiwixar !
              jetez un oeil là dessus :
              http://www.jevoteauquotidien.fr/
              mais sans illusions , car le Micron président fera tout pour restreindre cette liberté là !


            • theuric Le 28 avril 2017 à 17h07
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              Euh, j’ai cru lire, de paléo-climatologues émérites, que nous vivons à une période où le taux de C.O.2 est l’un des plus bas de toute l’histoire géologique de la Terre, juste au-dessus du carbonifère, pour tout dire.


            • Gordon Le 28 avril 2017 à 18h00
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              @theuric

              “Euh, j’ai cru lire, de paléo-climatologues émérites, que nous vivons à une période où le taux de C.O.2 est l’un des plus bas de toute l’histoire géologique de la Terre, juste au-dessus du carbonifère, pour tout dire.”

              Le taux de CO2 actuel et les plus important depuis 5 millions d’années, certes pas depuis 3 milliards.

              Mais vous êtes plutôt une fougère ou bien un représentant du genre homo sapiens ?

              On ne dit pas que le taux de CO2 à venir est incompatible avec la vie, mais l’homo sapiens n’a jamais vécu dans un monde avec autant de carbone ce qui ne serait peut être pas trop grave si à la limite, s’il n’avait fait l’ “erreur” de profiter de l’exceptionnelle stabilité du climat sortie de la dernière ère glaciaire il a tout juste 10.000 ans qui permettant les premières agricultures et l’élevage, puis la sédentarisation et enfin les premières civilisations, pour arriver aujourd’hui à 7Milliards, un manque d’eau, des sols mort, une dépense à l’énergie et la technologie et plus aucune compétences vitales.

              https://www.les-crises.fr/images/1300-climat/1345-analyse-rechauffement/hemisph%C3%A8re-nord-temperature-12000.jpg


            • theuric Le 28 avril 2017 à 21h31
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              Il ne peut y avoir d’écologie constructive sans une vision claire de la situation.
              Notre époque est plus froide qu’au moyen-âge ou lors de l’expansion de l’empire romain.
              En revanche, se pencher sérieusement sur les chimies les plus nuisibles, plutôt que de ne se focaliser sur les seuls problèmes de C.O.2 nous serait à tous salutaire.
              Encore une fois on nous remue le chiffon rouge devant les yeux pour que nous ne prenions pas ou peu garde du reste.
              L’épée cachée par la muleta, par exemple.
              Olé.


          • anne jordan Le 26 avril 2017 à 15h53
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            euh… je crois me souvenir qu’il y avait dimanche dernier , une élection , avec plusieurs candidats pour LA SORTIE DU NUCLEAIRE , non ?
            même si leurs solutions n’étaient pas suffisantes !


            • Lorraine Le 28 avril 2017 à 10h28
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              Et surtout un qui proposait le débat (contradictoire) interdit sur le nucléaire avant un référendum.


        • Chris Le 26 avril 2017 à 18h50
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          “pour une génération née en servage (dette)”
          Une génération née peut-être en servage de la dette (une résultante), mais aucunement dans le sevrage de ses bienfaits, qu’est le consumérisme des babioles et hochets en tout genre, véritable réflexe rotulien.
          Des enfants rois, victimes consentantes !
          Se rappeler qu’en 1968-69, la majorité des baby-boomers ne suivaient pas d’études supérieurs, plébiscitaient le vélo ou le Solex pour les plus friqués, ne partaient pas en vacances de neige ou bord de mer, partageaient les toilettes de paliers et se douchaient aux douches municipales. La coke arrivait pour les plus goulus, curieux ou déphasés.
          Ils fréquentaient encore assidument les salles de cinéma, faute de TV couteuse. Les discothèques étaient en passe de remplacer les bals de quartiers : saturday feaver au prix d’une grande fatigue, car on bossait aussi le samedi.
          L’individualisme consumériste se mettait lentement mais sûrement en place…


    • Patrick-Louis Vincent Le 26 avril 2017 à 13h51
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      Etant de cette génération, je confirme en tous points ce commentaire.


      • Ozie Le 27 avril 2017 à 04h48
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        La génération qui est devenue adulte dans les années 50, 60 a eu la vie bien plus aisée que celle des jeunes adultes d’aujourd’hui et du temps de sa splendeur n’a pas eu à confronter la montée actuelle des crises. Et alors ?

        Cherchez-vous des coupables des crises que nous confrontons ? Avez-vous besoin de bouc émissaire ?
        Cherchez-vous à étendre la vieille notion de classe sociale à une « génération » ?

        Pour moi, ce n’est pas la « génération » qui est partie le cœur vaillant combattre dans la der des ders qui est responsable de cette guerre attroce.
        De même pour moi ce n’est pas une « génération des baby boomers » qui est responsable de l’ascencion du néo-libéralisme de ces 40 dernières années. Ce n’est pas une « génération » qui est coupable du déni du réchauffement climatique qui nous a mené au point ou la catastrophe est devenue inévitable, ou une « génération » qui est coupable des haines sectaires qui explosent de nouveau.

        Je fais partie des baby boomers. Oui, parlant de la majorité, nous avons été bernés, tout comme la majorité des générations qui ont suivi a été bernée. Oui la télé nous a vidé l’esprit, comme elle continue de vider l’esprit des générations qui ont suivi. Oui la démocratie représentative, pauvre semblant de démocratie, nous a chanté sa berceuse et fait croire que tout irait bien puisque nous étions « aux contrôles ». Nous y avons cru comme les générations qui ont suivi y ont cru.

        Pensez-vous qu’un raisonnement en termes de « générations » fasse avancer la compréhension des causes ?


        • raloul Le 29 avril 2017 à 10h17
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          Bonjour !

          Oui je pense que d’oser poser la question du lien entre les générations est non seulement salutaire, mais vital.

          Oui je trouve utile de chercher les responsabilités des crises dont nous héritons en tant que génération, et ces responsables ont plus de 50 ans, et pas moins de 30. Navré d’enfoncer une porte ouverte, mais qu’on se garde très curieusement bien de mentionner dans les débats, trop souvent.


    • fray Le 26 avril 2017 à 14h50
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      Une brasse plus loin dans la profondeur des choses, et l’on remarque que ce n’est pas le plaisir, qui n’est qu’une conséquence, mais bien l’égoïsme humain qui tend vers une pensée centrée autour de ses seuls intérêts….

      Cet ethnocentrisme trouve son essence dans une compréhension tronquée de la nature humaine et son pendant doctrinal trouve sa source au travers de la “déclaration des droits de l’homme et du citoyen”.

      Cette croyance présuppose en une liberté absolue de l’homme de pouvoir, et de devoir conduire sa propre destinée, sans qu’il n’ait besoin d’une puissance supérieure pour le guider.

      Celui qui observe les individus au sommet de la pyramide et constate les effets d’une dérégulation morale et économique sur nos sociétés ne peut que douter du bienfondé d’une telle doctrine…

      “La vraie liberté consiste dans la faculté de choisir ses propres contraintes.”
      -reine malouin

      “La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l’homme libre.
      »
      -Victor Hugo

      Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroît au taghout(1) tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Audient et Omniscient.
      Coran {2;256}

      (1) le taghout est l’expression pour désigner tout ce qui dépasse les limites et devient l’objet d’adoration se substituant ainsi a l’adoration devant être légitimement rendue a Dieu.


  3. Toff de Aix Le 26 avril 2017 à 05h48
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    Il n’y a pas pire aveugle… Je n’arrête pas de le répéter, à la suite d’économistes et d’experts autrement plus qualifiés que moi.

    La question n’est pas “le système va-t-il s’effondrer” mais plutôt “quand” va-t-il s’effondrer.

    Je recommande la lecture du dernier ouvrage de Pablo Servigne, “comment tout peut s’effondrer” ou bien celui de Mathieu Auzanneau “or noir”. Deux références pour un monde qui n’existera sans doute plus, tel que nous le connaissons, d’ici 5 ans.

    5 ans, c’est l’échéance que je me suis fixée pour moi et mes proches. Je parie même sur une fourchette basse de 3 ans, d’ici 2020 donc. C’est personnel, mais je pense qu’à cette date, le système financier et politique mondial se sera complètement effondré, et laissera sans doute la place, pour quelques temps, à un chaos qui peut (et DOIT) être refondateur. Un seul chiffre pour appuyer mes dires : 6 millions. C’est le nombre de migrants de la faim et de la guerre que l’Europe devra accueillir d’ici 2020. Ce nombre a été cité durant la campagne par plusieurs politiques, dont JLM, et comme à chaque fois il a suscité un zapping en règle de pratiquement tout le monde (la réalité doit être trop dure à supporter je pense…).

    Je me prépare, à ma manière, calmement mais sérieusement, dans la limite de mes moyens. Être un peu préparé, ne serait-ce que psychologiquement, c’est toujours mieux que pas du tout.


    • Alex Hanin Le 26 avril 2017 à 07h37
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      “c’est personnel”, voilà la clé de votre message. “c’est du pifomètre” eût été plus explicite.


      • Toff de Aix Le 26 avril 2017 à 08h40
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        Refusez de regarder la réalité en face, je ne chercherai pas à vous convaincre, c’est”votre”probleme ça c’est sur.


      • calal Le 26 avril 2017 à 13h20
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        c’ets le probleme de ne plus pouvoir faire confiance aux medias et a l’etat.comment me rendre compte de la realite? il y a ce que je vois,ce que je peux mesurer dans mon environnement proche. mais comment me rendre compte du “big picture”?
        pour ca que le site d’ ob est bien,il nous montre des mesures des faits que l’on ne trouve pas ailleurs.
        les chiffres du chomage,du pib:y croire ou pas? la montee du cac 40 le dj a 21000 c’est bon signe ou c’est du pipeau? 10 ans deja qu’on predit l’explosion du systeme mais il est toujours la.Que croire? avec la perte de confiance dans les mesures du systeme s’accroit l’incertitude.


        • Julien Le 27 avril 2017 à 22h07
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          @calal
          vous avez raison,
          en fait, je crois que Toff de Aix ne cherche pas à vous “convaincre” car cela signifierait que vous attenderiez de lui qu’il vous démontre par A + B (par la Raison) qu’effectivement ca va s’effondrer et que donc ses actions sont cohérentes avec sa pensée.
          Le souci c’est que personne (vraiment personne) ne pourra vous démontrer par A + B que ca va s’effondrer (et d’ailleurs personne non plus ne pourra vous démontrer par la logique pure que cela ne s’effondrera pas).
          Simplement, vous devez faire confiance à votre intuition, cette formidable capacité humaine, complémentaire à la raison, qui permet d’anticiper (et bien d’autres choses).
          Toutefois si votre intuition n’est pas celle d’un “effondrement” imminent, que cela vous “chipotte” quand même, lisez vraiment “comment tout peut s’effondrer” (Seuil 2015) car cela vous donnera beaucoup d’indices pour affiner votre intuition.
          Ce livre très documenté est un vrai travail de recherche réalisé par deux jeunes chercheurs indépendants passionnés par les systèmes complexes et le devenir de la planète et des humains


        • Victor Le 28 avril 2017 à 16h31
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          ” comment me rendre compte de la realite ? ”
          Bjr, même si les médias et l’état mentent, il vous reste vos sens, vos capacités de cognition.et d’analyses.
          De toutes façons, vous ne devriez vous servir que de ça pour “vous rendre compte” et en aucun cas d’un média ou de l’état.
          L’intelligence de cœur et d’esprit, alliée à la connaissance, sont strictement suffisants pour voir et comprendre le réel.
          Connaitre les réactions, les immanences, et se placer dans une position telle qu’on échappe aux biais cognitifs, en pratiquant l’échange et la discussion, voilà comment je saisis le réel.


        • Victor Le 28 avril 2017 à 16h37
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          L’intuition, c’est un processus d’analyse dont on a pas conscience, et qui nous livre une info, un résultat brut. Si la conscience n’a pas la main sur ce processus, cela n’exclue pas la véracité/exactitude qui parfois en résulte. Un esprit, ça se nourrit si l’on veut parfaire son intuition, car plus il a de données, plus ses calculs/déductions/analyses sont précis.
          Le système perdurera tant que l’immobilisme sera la religion des moutons que l’état tond.
          Un bon berger sait mettre un troupeau en mouvement. C’est bien plus simple qu’il n’y parait. Et quand il bougera, alors ça s’effondrera.


    • Crapaud Rouge Le 26 avril 2017 à 08h54
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      Le grand crash, on n’en finit pas de l’annoncer sur Internet, mais on l’attend toujours. Il semble que personne ne réalise que la monnaie électronique ne ressemble pas du tout à son ancêtre papier : elle n’est plus qu’une question de chiffres abstraits et conventionnels. Et puis, si l’on craint qu’elle ne perde sa valeur, c’est qu’elle en a encore une, non ?


      • Manant2 Le 26 avril 2017 à 11h01
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        Tout repose sur les USA. La valeur dont vous parlez n’est autre que le dollar (papier ou numérique, peu importe). La prospérité de la société de consommation, celles des actionnaires, des banques, les dettes des États sont liés et fonctionnent parfaitement à l’intérieur de la bulle dollar. Le dollar, à son tour repose sur l’énergie (l’or noir) et sur les matières premières (essentiellement africaine et sud-américaine). Tant que les USA dominent ces sources de revenu, le dollar continuera à être prisé et la bulle économique qu’il nourrit continuera à gonfler.
        Si vous comprenez cela, vous comprendrez les extraordinaires tensions géopolitiques que nous vivons et toucheriez du doigt les risques qui pèsent sur le monde.


        • Non mais allo Le 26 avril 2017 à 12h11
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          Pour moi la valeur du dollar est avant tout celle que la Chine veut bien lui fournir, vu qu’elle est son principal créancier. Et si elle s’arme et verrouille d’importantes ressources en mer de Chine comme en Afrique c’est bien pour s’assurer d’une continuité après qu’elle effectue la correction.
          Qu’en pensez vous ?


          • Manant2 Le 26 avril 2017 à 14h27
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            Il y a du vrai dans cette remarque. La Chine, dès le départ de son essor, a compris que la bataille avec l’Empire US se fait avec ses armes : le marché et le dollar. Elle a gagné, ou est en passe de gagner le marché avec le développement des routes de la soie, et elle utilise l’arme du dollar comme un moyen de tenir les USA en laisse, tout en préparant son économie à se passer du dollar. https://www.lesechos.fr/11/01/2016/LesEchos/22104-123-ECH_cotation-du-metal-en-yuans—la-chine-veut-persuader-les-banques-etrangeres.htm


          • christian gedeon Le 26 avril 2017 à 16h12
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            Erreur fatale,comme disaient les vieux ordinateurs…le seul créancier des US ,ce sont les US. Ils ont la planche à billets. Et qu’on y pense,une attaque financière chinoise contre les US ferait une sacrée victime,la Chine. Ne pas “aimer les USA” est une chose,se méprendre sur leur puissance en est une autre.Ils restent,pour le moment,mes maîtres du jeu,qu’on l’admette ou pas.Et peuvent taper sur les récalcitrants quand ils veulent. Ils viennent de taper sur la Canada avec les droits sur le bois,du jour au lendemain,et apparemment sans même prévenir le stroufouniou Trudeau… et le Canada est leur plus proche et meilleur allié,n’est ce pas?


            • Jérôme Le 26 avril 2017 à 19h42
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              Vous vous trompez Christian. Le dollar ne vaut que par convention. Or sa valeur actuelle est très surévaluée par rapport à la réalité de l’économie américaine.

              Si la Chine vend ses dollars (hormis les avoirs solides, les véritables actifs immobilisés) et provoque un krach dollar, elle supportera certes une grosse moins-value. Mais ce faisant le pouvoir d’achat des USA sera aussi significativement amoindri.

              Un krach du dollar, cela veut dire que les USA seront obligés de rééquilibrer leurs comptes, d’épargner plus pour s’autofinancer davantage.

              Alors j’entends déjà l’objection : eh ! les exportateurs allemands ou japonais vont trinquer !

              A quoi je réponds : tu parles Charles ! C’est quoi la perte quand on cesse de donner gratuitement des biens à un client insolvable ? Parce que les créances en dollar papier que les allemands et les chinois enregistrent sur leurs clients américains, c’est du vent.

              Les chinois pourront tout aussi bien produire pour 1,35 milliard de chinois que pour 320 millions d’américains en faillite.


            • patrice Le 27 avril 2017 à 07h45
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              Complétement d’accord avec vous de toute façon s’il y avait de graves dangers sur le Dollar ils mettraient en branle leur puissance militaire c’est une question de survie.


        • Victor Le 28 avril 2017 à 20h15
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          Non, cela ne repose que sur les USA, ça repose sur vous, sur nous. Sur notre crédulité, notre croyance, notre confiance, notre méfiance, nos peurs, notre confort ou inconfort, notre volonté de changer ou non, notre envie d’un autre monde ou non, nos qualités, nos défauts, etc …
          Quand le “nous ” égale environ 1/3 du tout et décide que ça suffit, alors ça s’arrête, USA ou pas USA, croissance ou pas. C’est nous qui décidons, pas les USA, pas les marchés, pas les banques, car rien ne fonctionne sans nous.


      • RGT Le 26 avril 2017 à 21h48
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        “personne ne réalise que la monnaie électronique ne ressemble pas du tout à son ancêtre papier : elle n’est plus qu’une question de chiffres abstraits et conventionnels”…

        Mais surtout personne ne réalise que :

        – Quand vous déposez de l’argent dans une banque ou que votre salaire est versé sur un compte bancaire (obligatoire, c’est la loi, merci Giscard) vous n’êtes PLUS PROPRIÉTAIRE DE CET ARGENT MAIS VOUS ÊTES TITULAIRE D’UNE CRÉANCE (croire, crédit) DE LA BANQUE QU’ELLE PEUT HONORER … OU PAS.
        Et si la banque plonge vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer…

        – Que quand vous possédez des billets de monnaie fiduciaire ils ont QUAND MÊME UNE VALEUR MINIMALE GARANTIE PAR L’ÉTAT, et que si cette valeur tombe à zéro vous pourrez toujours les utiliser pour allumer votre barbecue ou vous torcher en cas de besoin, ce qui sera “moins que rien”.


      • RGT Le 26 avril 2017 à 21h53
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        – Que la monnaie électronique est totalement DÉMATÉRIALISÉE et ÉCHAPPE TOTALEMENT À VOTRE CONTRÔLE. Même si votre compte est “plein à craquer” si votre banque ou un intermédiaire bloque les transactions votre carte (ou vos chèques) n’ont PLUS AUCUNE VALEUR QUI SOIT GARANTIE PAR QUI QUE CE SOIT.
        De même, dans le cas de monnaie “dématérialisée” il suffit d’un “malencontreux crash de serveur” pour que l’ensemble des comptes et leur contenus soient “vaporisés” sans que vous n’ayez la moindre possibilité de faire quoi que ce soit pour recouvrer le fruit de votre travail.

        Il n’est même plus nécessaire de faire un braquage ou d’attaquer un fourgon blindé et de mettre sa vie en danger, il suffit simplement d’être bien au chaud à côté de la prise de courant qui alimente les serveurs.
        Voire même “d’oublier” de payer la facture EDF, ce qui fournira une belle excuse pour les “dommages collatéraux”.

        Et ces types peuvent faire toutes ces ignominies en toute impunité car ils ont fait voter les lois qui les amnistient d’office.

        Les billets c’est pas la panacée mais la monnaie électronique c’est l’esclavage.


    • atanguy Le 26 avril 2017 à 09h01
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      Le plus probable, pour parler de l’effondrement, c’est le changement climatique qui mettra des millions de réfugiés sur les routes venant des pays du sud et allant au nord. Qui a coupé les budgets pour combattre cet effondrement climatique et remet en cause sa réalité? Trump et Poutine.
      De plus et spécifiquement dangereux pour la France: La probabilité d’un accident majeur dans une usine de fission nucléaire. Qui risque de rendre une partie de la France,sinon de l’Europe, inhabitable pour des centaines d’années.
      Au lieu de se préparer dans son coin a ces effondrements,ce qui est de toute façon inutile, il faut les combattre politiquement ensemble et dégager ceux des dirigeants qui les préparent par inconscience et avantages a courte vue..


      • Caribou Le 26 avril 2017 à 21h37
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        “, c’est le changement climatique qui mettra des millions de réfugiés sur les routes venant des pays du sud et allant au nord. ”

        Le changement climatique est et sera global. Le Nord étant tout autant touché que le Sud. Donc dire qu’il est et sera à l’origine des mouvements de masse du Sud vers le Nord est un faux argument : les deux étant tout autant menacés, il n’y a là aucune raison logique qui permettrait la justification de mouvements massifs de contrées d’Afrique subsaharienne (par exemple) vers les nôtres.
        L’immigration du Sud vers le Nord est, et restera, essentiellement économique, et en partie due à la surnatalité des pays du Sud. D’ailleurs, cette surnatalité est un thème qui n’est jamais abordé par les grandes instances internationales, aucune solution concrète n’est proposée pour remédier à ce problème, alors que c’est là l’un des points clés pour l’avenir de la planète et de l’humanité… Notamment au niveau du changement climatique, justement.


        • atanguy Le 27 avril 2017 à 21h55
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          Les pays les plus pauvres seront les premiers touchés par les migrations climatiques : les pays du sud de l’Asie, du Moyen-Orient, d’Asie centrale, d’Afrique et d’Amérique latine, et l’Europe par la suite. Le Haut représentant de l’Union Européenne Javier Solana souhaitait déjà en 2008 préparer l’Europe aux réfugiés climatiques et à la pression migratoire qu’elle subira.

          Source : http://www.vedura.fr/environnement/climat/rechauffement-climatique-migration-population


        • Gordon Le 28 avril 2017 à 09h43
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          Le climat n’est pas qu’une température.

          La migration est et sera de plus en plus importante dans le pourtour méditerranéen, à cause d’une des conséquences directes du réchauffement climatique qui s’exerce au plus fort dans cette région : le stress hydrique.

          Sur un sol + chaud l’eau s’évapore plus et condense plus le cycle de l’eau s’amplifie.
          Mais la redistribution est très inégale. Dans toutes les projections du GIEC, le bassin méditerranéen est parti pour s’assécher plus que dans n’importe quelle autre partie du monde.

          Augmentation des sècheresses, problème de récolte dans des pays importateurs et dépendant ou pire : gros exportateur (comme la Russie en 2010 : -50%), augmentation des cours de céréales (lié également à la spéculation), le tout dans des pays dépendant en terme de recette soit de l’exportation d’énergie (avec des pics d’extraction locaux déjà dépassé) soit du tourisme (en chute libre dès qu’une crise économique passe par là) et ou la part de l’alimentation dans le budget d’une famille est bien plus importante, les gens ont faim et sortent dans la rue.

          On combine crise énergétique, climatique, économique, et spéculation, on arrive sur de début de crises politiques (détournée ou non), qui peuvent donner guerres, puis crises politiques dans les pays ou union de pays qui voient arriver des réfugier (comme en Europe).

          Admirez le monde complétement bancale que nous humain avons construit et la vitesse à laquelle nous le détruisons.


      • RGT Le 26 avril 2017 à 22h24
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        L’autre problème que je constate, c’est que ce sont surtout les “clampins” sont doublement victimes de cette supercherie.

        C’est beau d’avoir une voiture dernier cri et de nombreux gadgets mais qui nous matraque à longueur de journée pour “favoriser la Croissance” ?

        Et ensuite, les mêmes viennent nous culpabiliser en nous désignant comme les RESPONSABLES des effets sans s’en prendre réellement aux causes !!!

        J’aimerais bien habiter à côté de mon lieu de travail et aller bosser à pied mais je ne peux pas.

        Et j’aimerais bien ne pas crouler sous les sur-emballages gigognes coûteux, énergivores, polluants et encombrants.

        J’aimerais bien pouvoir acheter des produits DURABLES qui évitent de gaspiller les ressources de la planète.

        En plus je PAYE pour ça alors que si j’en avais la possibilité je m’en passerai très bien.

        Il serait temps d’arrêter cette hypocrisie ne croyez-vous pas ?


    • lois-economiques Le 26 avril 2017 à 09h33
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      @ Toff de Aix
      En complément du livre de Pablo Servigne (très bon) je vous recomande le livre :
      “De quoi l’effondrement est’il le nom” de Renaud Duterme.
      Remarquable ouvrage qui précise que l’effondrement que vous prédisez est déjà en cours.
      Vous pourrez compléter votre lecture avec celui de Phillipe Bihouix “L’age des low tech” également très instructif.


      • Gordon Le 28 avril 2017 à 09h51
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        Philippe Bihouix :

        Conférence dans le thème “L’age des low tech”, sur la dépendance aux minerais, métaux fossiles, les gros problèmes du recyclage, et celui de la complexité en général.

        https://www.youtube.com/watch?v=nC298VoNaU4

        Pour les curieux, c’est passionnant.


    • Gordon Le 26 avril 2017 à 11h23
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      Effectivement le bouquin de Pablo Servigne est un véritable coup poing dans la figure.
      Il est très rationnel, on n’est pas dans l’optimisme béat du parachutiste qui a oublié son parachute et qui dit jusqu’ici tout va bien, et puis “on trouvera bien ququ chose” completement aveuglé et irrationnel. Ca n’est pas du millénarisme simplement une articulation (intégralement sourcée) des multiples crises et mise en exergue des relations et grandes dépendances qui existent entre elle.

      Ca n’est pas complètement nouveau…
      Le Club de Rome et le rapport Meadows datent de 1972 et les chiffres réels depuis 45 ans épousent le scenario (Business As Usual) du model le plus pessimiste prévu il y a maintenant 45 ans. Un model qui tiens 45 ans, de quoi faire rêver n’importe quel économiste…

      Je recommande l’histoire du Rapport Meadows :
      https://www.youtube.com/watch?v=uTrP3escs0s


      • Gordon Le 26 avril 2017 à 11h40
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        Pour poursuivre, l’explication de JM Jancovici du Rapport Meadows, et la comparaison avec les 40 passé (en 2012) :

        https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/

        Ainsi que cette petite conférence de l’INRIA sur l’effondrement des sociétés complexes : https://www.youtube.com/watch?v=1dgjIeR5DBY&feature=youtu.be
        (Seul bémol, le résumé des conclusions du rapport Meadows faites par le chercheur est baclé et du coup inexact, préférez Servigne ou Jancovici beaucoup plus précis)

        Enfin, l’aspect fondamental chaque fois que l’on parle de civilisation/société/démocratie/niveau de vie/effondrement, c’est l’énergie fossile depuis 200 ans (qui à la fois pilote le PIB, permet la complexité et pose des prob environnementaux). C’est donc également l’élément déterminant pour le présent et futur proche avec des inerties extremes.


        • lois-economiques Le 26 avril 2017 à 14h41
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          Enfin, l’aspect fondamental chaque fois que l’on parle de civilisation/société/démocratie/niveau de vie/effondrement, c’est l’énergie fossile depuis 200 ans

          Absolument pas, par exemple l’URSS, …
          Dailleurs c’est du à Servigné & Stevens que le nom ” Collapsologie” a été inventé qui par exention, est la science des raisons de l’effondrement des civilisations et pas seulement thermo industrielles.

          C’est la raison que le livre “De quoi l’effondrement est’il le nom ?” est un complément indispensable au livre de Servigné car il montre bien que ce ne sont pas uniquement les aspects ressources qui sont en causes.


          • Gordon Le 26 avril 2017 à 15h57
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            Nous avons lu le même livre et je vous rejoins parfaitement, je précise mon propos :

            L’énergie fossile est l’aspect fondamental quand on parle de notre société thermo industrielle, productiviste, extractiviste, du niveau de vie qui lui est associé et de la démocratie qu’elle permet, et quand on la compare aux autres civilisations.

            La seule morale n’aurait jamais mis fin à l’esclavagisme sans énergie fossile.
            La Mondialisation n’aurait pas eu lieu non plus.
            Les 30 glorieuses, le tourisme, les tomates toutes l’année, l’industrie du médicaments, 80ans d’espérance de vie,les revendications de la CGT et MEDEF réunit non plus.

            Quand on parle de la démocratie Athénienne, on oublie souvent que 90% des non citoyen produisaient les richesses qui permettaient aux 10% restant d’être de citoyen libre.

            Dans les estimations les plus optimistes, la Pyramides de Kéops a nécessité + de 20.000 esclaves pendants + de 20 ans. De nos jours, il est coulé 20 Pyramides de Kéops en volume béton par Jour dans le monde.

            Les machines ont remplacés les esclaves.
            Elles mangent des fossiles.
            Le niv d’un Français nécessite 600 esclaves virtuels équivalent à très peu de machine.

            La différence “culturelle” entre ces époques et la notre est un luxe qui n’est permis que par l’exploitation d’une énergie extrêmement concentrée, facilement disponible (jusqu’à il y a peu), facilement transportable avec fonction de stock intégrée.


            • lois-economiques Le 26 avril 2017 à 16h10
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              Oui pour une minorité.
              Cela fait logntemps que le niveau de vie l’immense majorité n’augmente plus, voir régresse.
              Et si les machines ont remplacées les esclaves c’est loin d’être toujours le cas, surtout dans les services, ubérisation, mini jobs en Allemagne, job zéro heure au RU,…,
              La différence avec les autres époques, outre l’énergie, c’est et de manière peut être plus importante encore, le papier monaie qui permet un endettement et la continuation de l’extractivisme dans des proportions totalement inédites.
              On imprime, on extraie….(ce qui profite surtout au 1%, qui détiennent les créances).


            • Gordon Le 26 avril 2017 à 17h38
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              Oui il y a toujours d’énormes inégalités de répartition.
              Mais cela reste globalement non viable de toute façon.

              La dette permet de financer avec de la richesse qui n’existe pas,et ne sera jamais remboursée car il n’y plus de croissance.
              L’humanité vit globalement au dessus de ses moyens même si beaucoup en ont finalement beaucoup moins profiter que les autres.

              L’énergie (plus particulièrement le pétrole) pilote la production de richesse et donc la croissance. Depuis 2006 l’approvisionnement en pétrole est contraint dans l’OCDE, cet élément est un déclencheur de l’éclatement de la bulle immo U.S suivant de la crise des subprime à cause de la prise de risque des banques qui ont permis entre autres à des américains de vivre au dessus de leur moyen en s’enrichissant finalement sur leurs misères a venir).

              Tout ses éléments, dont la dette, découlent de réaction et décision prisent à cause de la tendance sortie des 30 glorieuses, résultantes du 1er puis 2nd et enfin 3ieme choc pétrolier, et maintenant de la fin du pétrole facilement disponible.

              Et normalement à ce moment là… quelqu’un vient brandir le renouvelable comme solution miracle, l’économie “dématérialisé” comme quelque chose qui ne serait pas intégralement dépendant de l’énergie, ou bien la technologie qui n’est pas et n’a jamais été de l’énergie.

              La bonne nouvelle c’est que la mondialisation n’est rien sans pétrole.
              La mauvaise, c’est que quasiment, toutes les autres énergies ne sont rien non plus sans pétrole.


            • Gordon Le 26 avril 2017 à 18h35
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              Ou plutot la transformation et le stockage de cette energie n’est rien sans petrole.


            • calal Le 26 avril 2017 à 19h48
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              pas aussi sur que vous de tout cela. l’isolation des maisons permet de reduire l’utilisation de fioul pour se chauffer. des camions de transports autonomes et electriques vont peut etre voir le jour. le gaz de schiste,j’y comprend rien et je m’en foo,mais les states ont l’air d’avoir moins besoin de petrole.
              perso,je serai un pays qui depend de l’exportation du petrole,je sortirai vite d’une culture moyenageuse pour developper les competences scientifiques de mon peuple…


            • lois-economiques Le 26 avril 2017 à 20h13
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              @Gordon

              Depuis 2006 l’approvisionnement en pétrole est contraint dans l’OCDE, cet élément est un déclencheur de l’éclatement de la bulle immo U.S suivant de la crise des subprime à cause de la prise de risque des banques qui ont permis entre autres à des américains de vivre au dessus de leur moyen en s’enrichissant finalement sur leurs misères a venir).

              Cela c’est la thèse de Jancovici qui ne tient pas.
              Voir : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pib-energie-et-le-dogme-de-la-144328/


      • Chris Le 26 avril 2017 à 18h56
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        C’est mon livre de chevet depuis 1973.
        Quand j’ai des doutes face aux truquages qui s’accumulent sans rien régler, je le relis pour me détendre…


  4. smaksing Le 26 avril 2017 à 06h58
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    Il y a une coquille dans la date de l’article.
    Il est du 7/03/2017 et non 2016.

    A part ça, je trouve cette présentation de la crise à venir (même si elle a déjà commencé, et Trump en est justement le symptôme) comme une sorte d’affrontement générationnel, extrêmement intéressante et pertinente.


    • Crazydick Le 26 avril 2017 à 08h04
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      Autre coquille : “un billion (1 000 milliards)”.
      Ce n’est pas exact. 1 billion = 1 milliard.
      On retrouve cette erreur plus loin dans l’article.


      • Alfred Le 26 avril 2017 à 08h42
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        Un billion en américain n’est pas un billion en français il me semble.


        • steph Le 26 avril 2017 à 09h41
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          Repris tel quel dans le texte ;
          “Et pourquoi c’est une crise … le problème … c’est que les chiffres sont devenus tellement incompréhensibles que même les gars de Wall Street, chez Goldman Sachs, les types avec qui je travaille, et ceux du Trésor … C’est devenu tellement dur de comprendre l’ensemble … Des déficits en milliers de milliards de dollars … etc.”


      • relc Le 26 avril 2017 à 08h45
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        Crazydick Le 26 avril 2017 à 08h04
        « Ce n’est pas exact. 1 billion = 1 milliard »

        Mais non, les traducteurs ont raison :
        1 billion (en français) = 1000 milliards = 1 trillion (en anglais), ce qui est dans le texte.

        Ce qui est douteux en revanche c’est la phrase
        « une dette de 200 billions (200 000 milliards) de dollars, ramenée à un déficit net – en incluant tout – de 50 000 à 60 000 milliards de dollars. »

        Moi j’aurais dit :
        « un passif de 200 000 milliards, mais un actif net – en comptant tout – dans les 50 000 à 60 000 milliards de dollars. »
        liabilities of $200 trillions, but net assets – including everything – of some $50-60 trillion.


      • Antoine Le 26 avril 2017 à 08h52
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        En l’occurence, un billion correspond à mille milliards en langue française (cf le dictionnaire). Salutations.


        • atanguy Le 26 avril 2017 à 09h19
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          1 billion in english = 1000 millions
          1 milliard = 1000 millions
          1 billion traduit = 1 milliard
          1000 billions = 1 trillion in english = 1000 milliard = 1 trillion en français.
          Comme quoi il ne faut pas toujours croire les dictionnaires…


          • Jean-François91 Le 26 avril 2017 à 10h02
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            dans l’échelle longue (suffixes -ion et -iard) utilisée en France
            (si ^ indique la puissance en exposant)
            1000 millions = 1 milliard = 10^9
            1000 milliards = 1 billion = 10^12 (= 1000 000^2= 1 million^2, le préfixe bi- correspond à cette puissance 2)
            1000 billions = 1 billiard = 10^15
            1000 billiards = 1 trillion = 10^18 (=1000 000^3=1 million^3, le préfixe tri- correspond à cette puissance 3)
            1000 trillions = 1 trilliard = 10^21
            1000 trilliards = 1 quatrillion = 10^24 (= 1000 000^4=1million^4, le préfixe quatri- correspnd à cette puissance 4)
            etc.

            Un trillion “in english” (10^12) ne peut donc pas être égal à un trillion “en français” (12^18).


          • Kiwixar Le 26 avril 2017 à 10h29
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            Je voudrais pas me faire de la pub, mais l’ « echelle kiwixar » est bien meilleure, elle est gratuite, open source et remboursée par la secu : douzillar = 10^12, quinzillar = 10^15, dixhuizillar = 10^18 etc. Un enfant de 5 ans comprend tout de suite le nombre de zéros, et même un énarque parviendra à ne pas se tromper à chaque utilisation.


  5. Fabrice Le 26 avril 2017 à 07h25
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    La tragédie c’est qu’on ne renverse pas une table pleine mais non plus vide!

    Je crains que ce cycle en quatres actes inéluctables et vrais dans l’infiniment vaste et parfaitement frugal de l’antiquité Grecque ne soit reléguée au simple rang de littérature face au mur de la ressource qui se dresse devant l’humanité.

    La bêtise crasse et populaire consiste à croire encore que le maître qui vous fait fabriquer la table, la remplir et faire la plonge, vous garantie, par son pouvoir conféré, une quelcquonque protection!

    Quoiqu’il en soit, les efforts prométhéens seront sûrement plus pour les populations riches et politisées que pour les les enfants du Soudan!


  6. gracques Le 26 avril 2017 à 07h35
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    Alors très concrètement , vu la description de cette ‘vision du monde’ (mode mi ironique mi interrogatif) et celle de la politique économique RÉELLE de Trump ….. celui ci fait tout pour hâter le gros bordel qu’ils croient pouvoir maîtriser avec leurs ‘veterans’ , croisés…….

    Ptain , moi ça me fou la trouille des dirigeants qui promeuvent l’apocalypse rédemptrice……


  7. DF Le 26 avril 2017 à 07h46
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    Faut avouer que l’élection de Trump a bien quelque chose de la tragédie grecque…


  8. Dominique Morin Le 26 avril 2017 à 07h50
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    “le Président Trump veuille augmenter à la fois le budget des vétérans” : si maintenant les promesses de Trump ont valeur de preuve … …..

    J’ai arrêté la lecture à ce stade.


  9. calal Le 26 avril 2017 à 08h21
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    la menace de la poursuite de la crise des banques explique egalement que ces banquiers tiennent a tout prix a placer l’un des leurs au sommet de l’etat. quand faudra refiler le trou dans les comptes a quelqu’un,sur que macron va pas le laisser dans les comptes de la banque rotschild…

    winter is coming…


    • Kiwixar Le 26 avril 2017 à 10h38
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      Je pense qu’il n’y a pas de « trou à combler » quand ce crédit peut être comblé par une simple écriture comptable venue du néant, par les oligarques qui se sont octroyé le monopole de la création monétaire. La seule réalité, ce sont les intérêts que les Etats doivent rembourser en pressant les con-tribuables comme des citrons ( y compris les gueux via la tva et taxes locales). Des petits scarabées poussant une grosse boule de déjections, esclaves pour l’éternité.


  10. informaticien Le 26 avril 2017 à 08h59
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    “nous avons construit un état-providence qui est complètement et totalement insoutenable.”

    Je suppose qu’il parle de l’argent échappant à l’impôt capté par les multinationales et le système financier. Et je suppose qu’il parle de principe d’abondance et de plaisir des dirigeants de Goldman Sachs.

    De ce point de vue, cet texte est un peu ambigüe. On pourrait croire qu’il pense comme Fillon que de payer les heures supplémentaires des infirmières est un risque pour l’équilibre financier international.


  11. Bordron Georges Le 26 avril 2017 à 09h20
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    On pourrait aussi craindre que la vision prométhéenne de l’Amérique se concrétise par un engagement dans une guerre qui d’une part, devrait faire disparaître cet amas monstrueux de liquidités, qui paralyse le système financier et d’autre part, permettre aux US de tirer pleinement profit de leur avantage en moyens militaires accumulés depuis plus de 70 ans (en même temps que les dollars).


    • Kiwixar Le 26 avril 2017 à 10h47
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      Avantage militaire? Contre quel pays du Tiers Monde? Yemen? Burundi? Fiji? Zimbabwe? Afghanistan?
      Non parce que contre un client sérieux (Iran, Russie, Chine et même Corée du Nord) leurs porte-avions seront au fond rapidement. Ensuite un client sérieux aura hâte de saboter leur réseau électrique déjà vétuste. Un an de blackout devrait multi-décimer la population civile zunienne, sans parler des centrales nucléaires. Pas un bon plan.


  12. Caramba! Le 26 avril 2017 à 09h42
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    1929 => 1939
    2008 => ????

    Chacun devrait savoir que le capitalisme est soluble dans la guerre. Et que ça permet de remettre les compteurs à zéro.
    Pauvre planète victime de cerveaux dérangés.


  13. Haricophile Le 26 avril 2017 à 11h50
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    J’adore l’argument « ortografique et gramatical » envoyé par certains quand ils n’ont rien à dire sur le sujet traité. Une fois c’est drôle, à la longue, ça lasse.

    Puisqu’on est dans le formalisme, dans un fil de discussion il faudrait au moins mettre un [HS] en tête…

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2016/03/08/ce-que-voit-un-dyslexique-en-lisant/


  14. Jérôme Le 26 avril 2017 à 13h28
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    De toute façon, le capitalisme a toujours été au bord du gouffre des dettes et de la demande.

    Jusqu’à présent, il s’en était toujours sorti soit par un jubilé sur les dettes, soit par une grosse operation de croissance externe : la conquête et exploitation des Amériques, puis de l’Inde, puis de la Chine, puis l’enrichissement des salariés consommateurs (fordisme).

    Sauf que là il en vient à taper un mur physique, je serais même tenté de dire quantique. Non seulement il se heurte à la finitude du monde. Mais en outre la concurrence conduit à écraser les consommateurs pour maintenir marges et profits.

    Ce ne sont pas les systèmes sociaux qui provoquent la bulle de dette : le social c’est de la consommation recyclée en ventes.

    Les bulles de dettes sont durs à l’écrasement de la demande pour maintenir et accroître des marges et profits qui se recyclent dans l’inflation des actifs et dans des prêts aux ménages pour maintenir artificiellement la consommation qu’ils dezinguent par ailleurs.

    Et de surcroît, les gains de productivité conduisent à une saturation absolue des besoins de consommation des êtres humains qui ne peut aboutir qu’à la disparition des marges et des profits et à la destruction du lien entre fonction de production et distribution de revenus pour acheter les biens et services produits.


  15. Pierre Le 26 avril 2017 à 14h11
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    Ce texte nous montre que de l’eau a coulé depuis le siècle des lumières et que ceux qui pensent le monde et le construisent se trouvent aujourd’hui dans le monde anglo-saxon.
    Les vomissures de BHL sur une pensée neo nationaliste anti talmudique ne peuvent prétendre espérer une quelconque reconnaissance au niveau des enjeux qui se posent au monde occidental.
    C’est tout à fait normal.
    Si il faut trouver un lien ontologique dans l’évolution des sociétés humaines, cad de la réalisation d’une cause dans ses effets comme un cycle immuable et jusqu’ici répétitif, on peut effectivement douter de la sortie de ce tourbillon de l’histoire dans un accomplissement messianique qui livrerait l’humanité à une matière commercialisable, une valeur d’échange au profit d’une superstructure financière.
    Steve Bannon nous prédit une espérance de sortie, de renaissance, qui ne se projette pas dans un mondialisme financier mais une reconstruction de la société sur des valeurs humanisées.
    Hegel parlait du retour du réel, c’est exactement la fin des bulles et de la spéculation comme instrument de domination économique.
    Steve Bannon vaut apparemment mieux que ce qu’en disent nos lettrés journalistes.


  16. pipo Le 26 avril 2017 à 14h51
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    Petit résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de lire:

    Punaise, les pauvres, les sans dents, vous avez abusé, vous pensez qu’a vous, vous êtes trop narcissiques.
    On va devoir sévir.
    On sait, ça va être mal perçu mais c’est pour le bien de l’humanité.
    Qu’est ce que vous feriez sans nous les humanistes!

    ps: Le taureau de Wall street se serait pas un veau qui se prend pour un taureau?


  17. Eric83 Le 26 avril 2017 à 15h10
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    Un article qui éclaire d’un jour nouveau la mise à l’écart de Bannon, l’ascension du gendre de Trump au sein de la MB et les revirements majeurs de Trump en si peu de temps.
    C’est “surprenant” que les “médias” US, si prompts à creuser des affaires bidons destinées à faire tomber Trump n’aient pas creusé un brin sur le gendre, sa famille et ses méthodes.

    http://www.strategic-culture.org/news/2017/04/17/jared-kushner-suspected-gangster-within-trump-white-house.html


  18. anomail Le 26 avril 2017 à 15h12
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    “nous avons construit un état-providence qui est complètement et totalement insoutenable”

    Ah bah voilà, il pose le problème et apporte la solution en même temps.
    On ne le voit pas du tout venir.

    Je suis tout de même tenté de sortir ma calculette et de chercher à comprendre si l’état providence est toujours insoutenable une fois qu’on en a expurgé les rapaces de la finances et les paradis fiscaux.


  19. Krystyna Hawrot Le 27 avril 2017 à 00h10
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    L’article parle bien des Etats Unis et décrit très bien la chute de leur “civilisation”. En tant qu’Européens, bien sur nous seront touchés, mais en réalité nous ne le seront pas autant que nous redoutons. La moitié des Européens ne consomment pas et n’a jamais consommé autant que les Etats Uniens – la moitié des 480 millions d’Européens sont des Européens de l’Est. Si on rajoute les pays du Sud assez peuplés (Espagne, Grèce, Portugal), qui vivent de subsistance depuis la crise de la dette, et n’ont quasiment plus aucune épargne dans les banques, si crise il y a cela ne pourra plus être pire que ce qui existe déjà. Donc nous avons plus de résilience que nous ne pensons. Le seul enjeu nécessaire c’est de prendre notre indépendance politique par rapport aux USA. Donc sortir de l’UE et de l’OTAN et refuser la guerre qu”ils nous préparent. Les Européens peuvent largement se nourrir seuls, nous avons tout ce qu’il nous faut sur notre continent. A nous de retrousser nos manches…


  20. Astro Popote Le 27 avril 2017 à 02h12
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    Eclairage… original et d’autant plus surprenant que le “projet” semble s’inscrire dans de l’assez long terme…


  21. GUS Le 27 avril 2017 à 09h46
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    Formidable article, mais qui semble quand même surinterpréter la “rationalité” de Trump. Il est vrai que projeter de faire sauter la faible régulation qui s’est mis en place après 2008 est contradictoire avec l’analyse juste que Trump et Banon faisait au début des années 2000. L’auteur explique cette contradiction par une sorte de politique du pire, permettant d’accoucher d’un nouveau système.

    factuellement c’est vrai (le système sautera peut-être même avant que les lois de Trump si elles sont votées, entrent en vigueur), mais de là à dire que c’est un plan raisonné. Je reste sur ma fin concernant l’explication du comportement de Trump.

    En tout cas, la mise en exergue des déclarations de Trump sur le casino financier et la pensée de Banon est intéressante. A aucun moment, je n’ai lu de telles informations dans la presse française (peut-être quelques articles dans le Figaro).

    Merci pour cet article. A sa lecture, les élections présidentielles françaises et Micron paraissent plus que jamais provinciales et vieillottes.


    • Astro Popote Le 27 avril 2017 à 12h09
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      “A sa lecture, les élections présidentielles françaises et Micron paraissent plus que jamais provinciales et vieillottes.”

      Zaou ! Voilà qui est bien envoyé !


  22. BEOTIEN Le 28 avril 2017 à 00h59
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    “très intelligents” il cherche la gamelle ou il est en train de la payer en faisant passer pour clairvoyant deux crétins qui n’ont rien de plus pressé à faire que de précipiter la catastrophe qu’ils annoncent en agravant massivement la situation par réduction des impôts et augmentation des dépenses !!!


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