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31.décembre.201731.12.2017 // Les Crises

“Liker” sur Facebook peut vous coûter votre emploi

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Terminons l’année par cet article qui la résume très bien…

Source : L’Echo, Simon Souris, 28-12-2017

La cour du travail de Liège (Belgique) a ouvert une brèche suite à un arrêt positif pour l’employeur, en mars, dans une affaire de “like” de contenu antisémite par un comptable d’une ASBL (Association sans but lucratif).

Un simple “like” sur Facebook n’a finalement rien d’anodin pour un employé. Un arrêt (récemment publié) rendu le 24 mars 2017 par la cour du travail de Liège souligne en tout cas le danger croissant pour les travailleurs de s’exprimer sur les réseaux sociaux, nous rapporte Carl Vander Espt, avocat au cabinet Cairn Legal.

Retour sur les faits ayant amené à une telle prise de position. Il y a de cela quelques mois, la cour en question a été amenée à trancher le cas d’un cadre engagé comme comptable par une ASBL bruxelloise active dans “la redynamisation et la valorisation du centre-ville“. L’homme publie à plusieurs reprises sur son “mur” Facebook divers liens faisant référence à des mouvements soutenant la “quenelle” du controversé Dieudonné.

“Le travailleur qui aime des publications provenant de sites à l’humour grinçant véhiculant des idées à connotation raciste, s’est effectivement approprié ces idées.”

Carl Vander Espt

Découverte, l’affaire passe mal du côté de son employeur. Le comptable est alors convoqué par les dirigeants et s’engage solennellement, par écrit, à retirer du réseau social toute publication aux formes d’humour présentant des risques de “heurter l’opinion publique“. Quelques mois plus tard, son supérieur hiérarchique constate que le cadre n’a pas respecté l’engagement pris plus tôt. Il a “liké” – action de cliquer sur le bouton “j’aime” situé sous tout contenu transitant sur Facebook – des publications similaires aux précédentes, ce qui amène in fine à son licenciement sec pour motif grave, raconte l’avocat. L’employé saisit la justice.

En degré d’appel, le travailleur maintient entre autres choses qu’il a respecté son engagement puisqu’il n’a rien publié sur son “mur” Facebook et que le fait de liker ne s’assimile pas à une publication et que “la liberté d’expression doit être préservée“. La cour ne l’entend pas de cette oreille et considère que “le travailleur qui aime des publications provenant de sites à l’humour grinçant véhiculant des idées à connotation raciste, s’est effectivement approprié ces idées“, résume Carl Vander Espt.

“Tout travailleur a droit à sa liberté d’expression, mais cette liberté d’expression ne peut en aucun cas ternir l’image de l’ASBL et de ses dirigeants.”

La Cour

Certes, dit la cour, “tout travailleur a droit à sa liberté d’expression, mais cette liberté d’expression ne peut en aucun cas ternir l’image de l’ASBL et de ses dirigeants“. En l’espèce, le travailleur a donc abusé de son droit et a risqué de porter atteinte à une institution. En outre, le fait que le travailleur avait été averti qu’il ne pouvait se permettre de véhiculer ce type d’humour antisémite et provocateur constitue une circonstance aggravante, évoque l’avocat. La cour déclare donc le motif grave établi.

Frontière privé-public floue

“Cet arrêt témoigne du danger croissant pour les travailleurs de s’exprimer de manière irréfléchie sur les réseaux sociaux.”

Carl Vander Espt

Pour Carl Vander Espt, “cet arrêt de la cour témoigne du danger croissant pour les travailleurs de s’exprimer de manière irréfléchie sur internet et les réseaux sociaux, tels Facebook ou Twitter“. La frontière entre sphère privée et publique apparaît en effet de plus en plus poreuse. Et à cet égard, “il est remarquable que la cour du travail n’ait, à aucun moment, jugé bon de justifier sa décision en soulignant le caractère public du compte Facebook de l’intéressé“.

Selon lui, c’est qu’en effet, “la jurisprudence considère de manière croissante ces comptes comme publics par nature, sans avoir égard aux options du compte, alors que des nuances pourraient sans doute être faites lorsque l’accès aux informations est limité aux amis ou amis d’amis, ou lorsque le cercle de diffusion apparaît très restreint“.

Par l’assimilation d’un like à une publication à connotation raciste, la décision de la cour du travail ouvre une nouvelle brèche“, insiste Carl Vander Espt. “Il est donc utile de rappeler que la prudence est de mise sur les réseaux sociaux“.

Pour Etienne Wéry, avocat au cabinet Ulys, il est difficile de savoir si la cour serait arrivée à une telle conclusion s’il n’y avait pas eu un tel engagement de la part de l’employé vis-à-vis de son employeur. La question ici est véritablement autour de cet engagement plus que du like en tant que tel. De plus, on ne peut pas dire de manière générale que liker un contenu revient à le reprendre à son compte“, comme pourrait le suggérer un partage qui s’apparente plus à de la diffusion comme un affaire similaire l’a déterminé en France – là, “on prend véritablement la responsabilité des propos en question“.

Par contre, il est vrai qu’”en likant de tels propos, la personne concernée a quelque part donné son assentiment à un courant de penséeincompatible avec la mission de son employeur“. En tout cas, “l’ASBL a très bien géré la situation, il est important de le dire“, conclut l’avocat.

Source : L’Echo, Simon Souris, 28-12-2017

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Commentaire recommandé

Vladimir // 31.12.2017 à 07h50

3x je me suis inscrit ,3x j ‘ai écrit que Netanyahu était un criminel ,3x mon compte a été bloqué !
Résultat je ne suis plus sur facebook

106 réactions et commentaires

  • Rémi // 31.12.2017 à 07h44

    C’est vraiment de pire en pire. Dois-je m’abstenir de ce commentaire, dans le cas où mon employeur pourrait y avoir accès? Ce n’est pas étonnant de la part des magistrats au vu de la pauvreté intellectuelle de la formation en droit. Par ailleurs, il me semble que l’affaire a moins été statuée en droit, que par idéologie et vision du monde convergente entre un juge à la pensée pro-système et l’employeur. C’est aussi à mettre en relation avec deux choses:
    -le statut toujours davantage précaire des salariés, devant par ailleurs se soumettre de plus en plus, au vue des niveaux de chômage, aux volontés de l’employeur(l’effacement initial de contenu par l’employé, relaté dans l’article) et connaissant une extension des motifs ou plutôt des absences de motifs de licenciement.
    -Le contrôle social toujours plus grand des populations, illustré par un précédent article sur la vidéosurveillance, en Chine, et la capacité à partir d’une photo de retrouver un individu, dans Guiyang,ville de 3 millions d’habitants, en moins de 7 minutes.

    La réduction de la liberté d’expression, en France, sur les 10 dernières années nous approche d’une société à tendance totalitaire. Le choc n’est pas brutal, mais s’effectue par vagues successives, ce qui limite la contestation de cette réduction, par ailleurs vaine, comme le montre l’indignation du licenciement de Tex, qui ne change rien à l’affaire. Le plus inquiétant est que le pouvoir n’est pas l’auteur principal de cette réduction.La base s’en charge, chacun jouant,dans sa sphère, l’agent Smith de Matrix.

    PS: Passage obligé : je précise que je n’adhère pas aux idées de Dieudonné et consorts.

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    • Loxosceles // 31.12.2017 à 09h41

      D’où l’utilité d’un pseudonyme sur nombre de sites, quoiqu’en disent certains… Pour retrouver l’identité d’une personne à partir d’un pseudonyme, il y a quand même une quantité de contraintes, sans parler du fait que le pseudonyme permet de ne pas attirer immédiatement l’attention sur votre personne. Ce n’est pas sans raison qu’un très grande nombre d’écrivains ont utilisé par le passé des pseudonymes, bien qu’il était assez facile de retracer leur identité pour quiconque l’aurait vraiment voulu.

      Par ailleurs, l’accent est ici mis sur facebook, mais je commence à trouver que le pouvoir de nuisance de Twitter est désormais supérieur encore, c’est dire, car il dépasse le cadre du simple harcèlement pour avoir atteint un stade où on y fait carrément de la politique hors du cadre de la justice et des lois, ce qui est vraiment la porte ouverte à toutes les fenêtres.

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      • Patrick // 31.12.2017 à 12h12

        Oui
        Il y a quelques règles simples à toujours respecter
        Utiliser des emails multiples
        Ne jamais utiliser son nom et ne jamais donner ses données personnelles
        Multiplier les pseudo associés aux emails
        Ne pas hésiter à sacrifier un profil si on vous demande vos données

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        • LA ROQUE // 31.12.2017 à 15h46

          Est ce que vous vous rendez compte,attention je ne vous juge pas car vous avez certainement raison,que vous donnez des conseils pour compliquer notre identification sur internet.
          Cela en dit long sur le sentiment de liberté d’expression…

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          • patrick // 31.12.2017 à 18h19

            Ce n’est pas qu’un sentiment.
            Même si pour l’instant la situation n’est pas encore “trop grave” , on voit bien qu’il y a une dérive lente mais sure vers de moins en moins de liberté etdans quelques années on pourra toujours nous reprocher ce qui a été dit et enregistré aujourd’hui.
            En créant un maximum de “bruit” et en multipliant les identifications , on ne fait qu’ajouter un volume de données ( incohérentes ) qui n’en seront que plus difficiles et coûteuses à analyser. C’est aussi une façon de se défendre contre toutes les actions marketing utilisant le big data.

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            • Nico 13 // 01.01.2018 à 13h53

              De toute façon, avec cette société, c’était évident que nos “chères” élites allaient mettre en place tout un arsenal sécuritaire pour justement maintenir ce système en place.On a l’état d’urgence qui est désormais inscrit dans le droit commun (Amnesty a déclaré, peu avant que la loi soit votée, que l’État a interdit 155 manifestations sous couvert de lutte contre le terrorisme pour la plupart).

              Dans de nombreux pays, les chômeurs sont fliqués en permanence.
              Aux USA, avec la fin de la neutralité du net, il va y avoir clairement un internet à deux vitesses (alors bien sûr, on nous vend ça comme un progrès car soi disant ça va créer de la concurrence et donc aboutir au final, à la création de plusieurs innovations).

              Les réseaux sociaux sont surveillés. Manque plus qu’une loi qui entérine définitivement le fait de pouvoir ponctionner et de limiter les retraits sur les comptes courants en cas de crise majeure, et ils auront tout ce qu’il faut pour nous ramener dans le droit chemin.En fait, le gros plus de ce système par rapport au communisme et au nazisme, c’est qu’il y a tout un tas de divertissements pour endormir la population et grignoter petit à petit les libertés.

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            • Montesquieu // 03.01.2018 à 08h58

              Utiliser les VPN , et les anonymiseurs . Ce n’est pas une garantie absolue , mais cela augmente la difficulté de vous identifier pour Bigbrother . nonobstant les moyens de défense plus radicaux qui se manifesteront en leur temps , soyons en sûrs , car on en peut pas baillonner tout un peuple pendant des années .

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            • keg // 03.01.2018 à 20h07

              si et cela se fait sous nos yeux résignés. Pourquoi croyez vous que le score de Macron a été le plus mauvais de toute la 5éme République ; 18% des inscrits au 1er tour? Qui dit mieux.

              Le peuple se résigne….
              Cordialement et moins mauvaise année possible…

              keg

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          • tepavac // 31.12.2017 à 19h14

            Bien dit Laroque.

            “on nous attaque”!
            “oui cachons-nous”!

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            • Narm // 01.01.2018 à 20h21

              impossible de se cacher , vous/on, nous sommes tous fliqués

              plusieurs billets l’ont déja démontré
              https://framablog.org/wp-content/uploads/2017/10/framablog.org-Comment-les-entreprises-surveillent-notre-quotidien.pdf

              c’est inaxczptable, mais bon, quoi faire ?

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            • tepavac // 02.01.2018 à 11h04

              Narrn, c’était de la dérision,
              une première com indique qu’on est attaqué
              la seconde répond qu’on devrait dialoguer incognito, bref “se cacher”

              Avouez que cela fait “courage fuyons”

              De mon point de vu, cette attitude est détestable et en aucun cas je partage cet état d’esprit qui m’incline vers le “consentement” à quelques chose que je réprouve instinctivement, qui est appuyé moralement et parfaitement conforme légalement.

              Nous sommes dans la légalité, pas eux qui les violent constamment.

              Nous sommes dans nos droits et libertés, pas eux qui agissent à les restreindre indéfiniment.

              La seule chose qui ne soit pas conforme içi, c’est l’auto muselage de nos opinions par peur d’un quelconque appareil répressif.
              Je ne parle pas de propos injurieux ou diffamatoire manifeste, qui bien entendu doivent être réprimés, mais des opinions politiques.

              Quelques soit l’opinion politique, nous devons en tenir compte pour avoir la liberté d’en débattre.

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  • Vladimir // 31.12.2017 à 07h50

    3x je me suis inscrit ,3x j ‘ai écrit que Netanyahu était un criminel ,3x mon compte a été bloqué !
    Résultat je ne suis plus sur facebook

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    • grorges // 31.12.2017 à 09h52

      J’ai liké pour dire que je te soutiens, pas pour approuver ton bannissement de cet outil d’endoctrinement qu’est fesse-bouk…

      J’espère que je ne vais pas me faire virer, pour cet acte de résistance 😉

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    • patrick // 31.12.2017 à 13h27

      oui mais dire du mal de Netanyahu c’est de l’antisémitisme 🙂
      ou comment restreindre petit à petit toute liberté d’expression

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      • LA ROQUE // 31.12.2017 à 14h54

        Par contre tous les bien-pensant applaudissent des deux mains lorsque l’on vend des armes à l’Arabie Saoudite alors que le gouvernement de ce pays n’hésite pas à décapiter les personnes qui dérangent.Se sert de ces armes contre le Yemen avec pour résultat une détresse humanitaire immense.
        En vendant ces armes ne sommes nous pas complices ?
        Ou est la justice des opprimés ? N’y a t’il pas matière à procès?

        Ce n’est qu’un exemple,mais c’est quant même d’une autre dimension!
        Entre une personne qui perd son emploi parce qu’il like un humoriste controversé et des élus qui sont applaudis parce qu’il vendent des armes à des dictatures il y tout de même un monde!
        Sauf qu’il en a un qui perd son moyen de subsistance et l’autre qui est adoubé par notre monde économique.
        N’est ce pas là une preuve de la dérive de notre société?
        Comment se fait t’il que l’on puisse être condamné par la justice pour provocation à la haine raciale et avoir son émission télévisée et qu’en parallèle tout est mis en œuvre pour empêcher Mr Mbala Mbala de faire ses spectacles?
        Ce poids deux mesures sont tellement énormes qu’ils en deviennent ridicules ou inquiétant c’est selon…

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    • Vladimir K // 31.12.2017 à 16h44

      Ce que j’ai constaté avec les sites des médias, c’est qu’il faut jouer avec le vocabulaire. Sur Radio Canada par exemple, les termes “Nazis”, “Croix-gammée” et autres choses sensibles sont proscrites.

      Ainsi, si vous écrivez un post qui rappelle que la famille de l’actuelle MAE canadienne a soutenu les nazis, il sera modéré systématiquement.

      En revanche, si vous écrivez que la famille de l’actuelle MAE canadienne a fui les troupes alliées durant la seconde guerre mondiale, ou que durant Maïdan, des manifestants affichaient des symboliques nationales socialistes le message passera…

      Essayez avec votre message sur Netanyahu.

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    • osis1 // 03.01.2018 à 04h27

      Merci.

      J’ai, stupide, que je suis ouvert un compte face book il y a qq années…
      Quand j’ai réalisé ce qu’ était cette merde j’ai voulu mainte et mainte fois supprimer ce compte…
      Rien a faire.

      Je sais maintenant ce qu’il faut faire.
      Je vais aller, de suite, dire ce que je pense d’Israheil sur ce machin de beauf.

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  • yann // 31.12.2017 à 08h12

    Quand je regarde les “like” sur les commentaires de cette page, je vois un nombre, mais je ne peux pas savoir qui a cliqué. Seul le propriétaire du site le sait.
    Donc question : Comment cette association a-t-elle pu savoir que son employé avait “liké” une page ?

      +15

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    • Nicolas // 31.12.2017 à 08h28

      Tous les likes sur FB sont identifiés, rien à voir avec des likes sur ub site WordPress (où, au pire, seul le maitre du site saura quelle IP a liké quoi)

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      • Alain // 31.12.2017 à 08h46

        Non Nicolas les like sur FB ne sont pas forcément identifiés. Si l’utilisateur s’est inscrit sous un pseudo, son vrai nom n’est pas visible. Il ne peut être dévoilé que suite à un demande d’un juge. Mais ça pose quand même la question de la liberté d’expression car publier sous pseudo n’a aucun intérêt dans ce sens.
        je ne sais pas si en France, une juridiction s’est positionnée de la même manière. Jusqu’a présent il avait été reconnu le caractère privé avec l’utilisation des options “amis”.

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        • Czerny // 31.12.2017 à 14h31

          Vous croyez vraiment qu’en vous inscrivant sous un pseudo Facebook ignore votre identité ? Le fait de s’inscrire ouvre toutes les portes de votre ordi aux mouchards qu’ils utilisent et dont vous ignorez l’existence .

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          • Dominique // 02.01.2018 à 18h05

            « Vous croyez vraiment qu’en vous inscrivant sous un pseudo Facebook ignore votre identité ? »
            On ne parle pas de Facebook mais d’un simple employeur.

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      • Alfred // 31.12.2017 à 09h15

        J’ai bien peur que quand les endroits comme ici seront abattus la “communauté” soit dispersée car nous ne connaissons que nos pseudos (pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion materielle d’aller aux rencontres). Ainsi une force politique putative sera annihilée. Par contre il y a aucun soucis à se faire : probablement que “quelqu’un” quelque part disposera de l’intégralité des archives avec les adresses IP et les moyens de croiser avec des données de FAI. Ici nous nous exposons sans changer quoi que ce soit.

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        • some // 31.12.2017 à 10h13

          > Par contre il y a aucun soucis à se faire : probablement que “quelqu’un” quelque part disposera de l’intégralité des archives avec les adresses IP et les moyens de croiser avec des données de FAI. Ici nous nous exposons sans changer quoi que ce soit.

          Restez calme, si il est certain que nos FAI enregistre que tels ip se connecte à tel autre ip à telle heure, il n’est pas certain que des troufions de l’administration iront le chercher pour nous mettre la corde au coup. Ils ont beau être taré, ils ne le sont qu’à la hauteur de leurs désespoir. Ainsi, si leurs désespoir est suffisamment grand pour faire une telle chose, je crois que nous aurons d’autres problèmes plus urgent sur les bras.

          Autrement, libre à vous de refusez ce flicage, vous pouvez utilisez un VPN, ou TOR, pour accéder à ce site.
          Autrement², j’ose croire que les admins font le nécessaire à leurs niveaux, dans la mesure du possible.
          Finalement, il serait bien possible d’auto hébergé le site, de le mettre définitivement sur tor, mais on y perdrait de la visibilité, hors si le sujet de ce blog c’est de faire bouger les mentalités pour qu’elles se détachent de la doxa populaire, alors, être visible est un impératif (d’ou le facebook, d’ou le twitter etc).

          tout est gris.

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          • Tanguy // 31.12.2017 à 10h54

            Les admins du site ont, pour des raisons de visibilité j’imagine, placé des boutons Facebook, Twitter et Google sur le site. Donc ces groupes savent qui passe, qui appuie sur les boutons et qui n’appuie pas… Ces boutons sont là pour “tracer” les gens et si vous ne voulez pas être “tracés”, vous devez installer un “ad-on”, du type “Ghostery” (disponible pour Firefox, Chrome, etc).

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            • ZeroNet // 01.01.2018 à 17h40

              Ghostery, Random Agent Spoofer, NoScript, UBlock, Self Destruct cookies.
              Bien-sûr, un bon VPN no logs payable en crypto-monnaie.

              L’application ZeroNet permet de se connecter via un script python au réseau ZeroNet où les gens hébergent leur contenu. L’utilisation du p2p rend théoriquement impossible la censure et pour protéger les utilisateurs, ZeroNet embarque également Tor.

              ZeroNet propose plusieurs services comme les blogs, la messagerie et le mail, où le contenu est mis à jour dynamiquement, et bien d’autres choses à découvrir lorsque vous prendrez part à ce beau projet.

              https://framalibre.org/content/zeronet

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          • Alfred // 31.12.2017 à 15h54

            Vous remarquerez que je commente souvent ici. Cela vous indique à quel niveau je place le rapport cout/bénéfice. J’indiquais simplement que nous n’avons aucune chance de former ici une communauté politique alors même que techniquement nos adversaires ont la possibilité d’anticiper ce communauté et de la fliquer (d’ores et déjà). Cela donne une idée du rapport de forces.

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          • tepavac // 31.12.2017 à 19h21

            Some, tout vos propos sont la réponse de la résistance en temps de guerre, contre qui sommes nous censé être en guerre?
            Ou qui nous menace?
            et pourquoi?

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    • Rémi // 31.12.2017 à 08h38

      J’ai eu la meme censure sur facebook chaque fois, en postant le lien vidéo où Jean Lassale relate un fait vécu durant sa campagne. Ce fait est la tentative de corruption, contre retrait de sa candidature, d’un milliardaire propriétaire de la presse. (voir ici: https://www.youtube.com/watch?v=7xpFbrWfh9s )
      Mon post et mes commentaires avaient totalement été supprimés.
      J’ai aussi l’impression que mes posts sur facebook, toujours de type sociétal, n’apparaisse jamais sur le mur de mes amis.Selon les dire d’un, en tous les cas, il n’apparaisse jamais.Comme s’ils étaient écartés a priori.
      On devrait créér un site de témoignages écrits, un peu comme celui qui portait sur les conditions de travail “on vaut mieux que ça”, dans lequel chacun témoignerait des censures du quotidien, dont on ne parle jamais dans les grands médias, qui sont vécus au quotidien, en France. A l’évidence, il y aurait un flux important de témoignages qui donneraient une bonne idée du degré de censures banalisées, quotidiennes et qui n’ont jamais d’échos, dans notre société

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      • PierreH // 31.12.2017 à 11h03

        Il est fort peu probable que FB emploie quelqu’un à suivre vos posts pour les censurer dans la seconde. Beaucoup de gens ont des centaines d’amis sur FB, ils ne voient pas TOUS les posts de leurs amis en permanence, l’algo du site sélectionne ce que vous voyez en fonction de ce que vous avez consulté et “liké” dans le passé (récent). Ainsi les amis avec qui vous interagissez fréquemment verront leurs posts publiés sur votre mur, c’est aussi simple que ça. Et comme ça se base sur l’auto-renforcement, une fois que presque aucun de vos amis ne voit vos publis, ils n’y répondent pas et donc ne les verront jamais (ou presque). En fait, peut-être simplement que vos amis ne sont pas aussi politiques que vous.

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        • tepavac // 31.12.2017 à 17h49

          Votre réponse sur le sujet est pertinente et répond certainement aux préoccupations de Rémi, néanmoins.
          Depuis toutes civilisations, à toutes époques et aussi loin que remonte l’histoire écrite, le “messager” était considéré comme intouchable et violer cette règle était puni de mort.
          Évidement c’est le contenu du message qui doit rester à la lecture exclusive entre deux particulier.

          Le facteur, qui lui aussi était et est soumis à une réglementation stricte de confidentialité est peu à peu remplacé par le net, c’est notre “messager”.

          La question n’est pas de comprendre la pertinence de la suppression ou non d’un message, que ce soit par algorithme ou par personne physique, cela importe peu. La question est le fait qu’un tiers intervienne dans les échanges d’informations entre deux ou plusieurs personnes.
          Nous sommes là sur une pente des plus glissantes, et n’y prendre garde, ne pas réagir, c’est plus qu’aventureux.

          Cependant…

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        • tepavac // 31.12.2017 à 18h20

          Cependant je dois ajouter une autre perspective à la question.
          Souvent içi certains se plaignent de la non-émmission de leur coms, c’est je l’avoue frustrant et parfois pas très compréhensible, nous le comprenons comme une “protection” du site contre ces autres censeurs de la pensée….mais pas toujours, parfois c’est simplement le choix délibéré d’O.B.

          Cependant je crois que c’est une erreur de point de vue, en effet, pour la premiere observation, techniquement et juridiquement parlant, un support (messager) ne peut être responsable du contenu échangé entre deux personnes, son seul devoir contractuel étant de livrer en tant et en heure le message qui lui est confié, le contenu étant sous la seule responsabilité de leur auteurs.

            +3

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        • tepavac // 31.12.2017 à 18h28

          Pour la seconde censure, c’est plus délicat, le blog à pris la décision de ne pas faire de publicité à certaines personnes ou à certaines idéologies. C’est à la fois une position morale, par exemple contre les propensions à la haine et à la violence, parfois c’est ambigüe, par exemple nous pouvons disserter de tous les courants politiques et philosophiques, socialisme, anarchismes, capitalisme etc mais pas du seul courant de pensée Républicaine au sens de la déclaration de 1789.
          Nous pouvons élucubrer sur Rand la folle et sa doctrine tout droit sortie du règne animal, mais pas du seul courant de pensée qui défende notre Pays du point de vue organisationnel, de sa structure, de son indépendance et de sa culture .

          Pire, même les informations les plus cruciales ne sont pas répercuté sous prétexte qu’elles proviennent de ce partie politique. Bien sûr si elles étaient reprises ailleurs nous pourrions le faire, mais nul n’évoque ces infos, alors que faire?
          Quoi penser ?
          Comment prévenir nos pairs, si un “algorithme” empêche le dialogue !!!

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      • tepavac // 31.12.2017 à 17h23

        A ce niveau ce n’est pas de la simple censure, c’est du controle de l’information entre les Citoyens!
        C’est sans doute le cas le plus extrême de la dictature, de la dictature d’un petit nombre sur un grand, de la dictature de la pensée unique sur celles de la multitude,
        vous pouvez penser, vous pouvez parler, mais en silence….

        Le pire étant qu’ils collectent les idées les plus communes sur les réseaux, les conseillés en com n’ayant plus qu’a les mêttre dans la bouche du prétendant à l’élection et le tour est joué .
        enfin quelqu’un qui dit ce qu’on dit…

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  • Rémi // 31.12.2017 à 08h21

    L’autre élément frappant, c’est l’étiquette de racisme à géométrie variable. Par exemple: peut-on liker, sans licenciement Macron, malgré ses propos sur les comoriens et Valls, malgré sa persécution des Roms(devenus le problème numéro 1 de la France un temps, puis soudainement n’ayant plus d’existence médiatique et politique, à situation pourtant constante) ou encore ses propos sur le marché d’Evry?
    Le racisme n’est pas sanctionné pareillement, selon qui vous êtes.
    Les propos de Macron, Valls, voire un polémiste comme Eric Zemmour ou encore ceux de Filkenkraut sur l’équipe de France de football aurait suffit, pour ostraciser définitivement, par exemple, n’importe quel membre de la France insourmise, de l’UPR voire du FN.

      +47

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  • Xavier // 31.12.2017 à 08h49

    Au vu du nombre de commentaires censurés et de ceux provenant de trolls organisés, il faut absolument comprendre que les réseaux sociaux ont été développés pour remplacer le peuple dans la légitimation du pouvoir.

    Combien de journalistes débutent un sujet par « les réseaux sociaux réagissent à »… ?

    Les petits décodeurs-utiles de ce pouvoir sont tellement le nez dans la m… qu’ils n’y prêtent aucune attention, toutous fidèles et gratifiés en conséquence.

      +18

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    • tepavac // 31.12.2017 à 18h38

      Effectivement, en censurant ils font croire qu’une “majorité” pensent cela ou ceci, c’est habile et c’est pourquoi la censure est un piège, ça fini par rendre sectaire ou rebelle.

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  • calal // 31.12.2017 à 09h00

    dans une dictature, la place des justes est en prison ( ex: mandela).

    on en est pas encore la mais on a deja bien commence le voyage…

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    • Libraire // 31.12.2017 à 09h12

      En dictature: les justes en prison.
      En pensée unique: les justes en clochardisation.
      Dans les deux cas nécessité d’un usage immodéré de la bureaucratie (sauf pour l’élite)

        +16

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      • patrick // 31.12.2017 à 13h32

        Mandela était un terroriste , c’est pour cela qu’il a fini en prison.
        Ses copains qui sont au pouvoir actuellement sont devenus des dictateurs et des corrompus.

        En dictature ou en pensée unique ( politiquement correct ! ) on définit ce qu’est un juste et on met les autres en prison ou en disgrâce.

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  • Duracuir // 31.12.2017 à 09h15

    Franchement, imagine-t-on il y a 40 ou 50 ans, quelqu’un clamer sur tous les toits et écrire partout qu’il était pro-nazi? ou admirateur d’Action Directe ou des Brigades Rouges?
    Chacun a certes le droit de s’exprimer, mais dans le cas où ce qu’on dit est écrit et mémorisé il est suicidaire d’aller s’exhiber.
    On peux avoir un collaborateur avec les opinions les plus contestables sans le savoir et s’en accommoder s’il est bon et parfaitement discret. Si on sais que son collaborateur a des opinions ignobles c’est plus difficile mais tant qu’il est bon et parfaitement discret… Mais si ce collaborateur se met à clamer partout ses opinions contestables alors il faut qu’il assume.
    C’est le même problème quand on fait du bizness: si son opinion détonne par rapport à l’idée générale de la clientèle, vaut mieux être discret si on veut manger.
    Quant à Facebook, s’y exprimer est un suicide où la naïveté le dispute à la bêtise. Quel plaisir peut-on avoir à ce genre de rapport humain qui ressemble tout à fait à un pot en entreprise.

      +18

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    • Kilsan Aïtous // 31.12.2017 à 11h06

      Un néonazi acquitté et indemnisé après un salut hitlérien sur le Grütli

      https://www.rts.ch/info/suisse/5996877-un-neonazi-acquitte-et-indemnise-apres-un-salut-hitlerien-sur-le-grutli.html

      La “justice” condamne une quenelle, mais pas un salut hitlérien…

        +18

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      • Chris // 31.12.2017 à 13h52

        La liberté de paroles et d’opinions prévaut encore en Suisse, probablement dû au multiculturalisme, qui s’il n’était pas respecté, ferait voler la Confédération en éclat. Ergoter sur les différences reviendrait à déclarer une guerre de tranchées ! Surtout pas. Nous avons réglé ça constitutionnellement dès… 1848.
        La justice suisse n’a, pour l’instant, pas été requise contre la gestuelle quenelle : faut croire que les Suisses s’en tapent.
        Certains franchouillards ont mis la pression en Suisse pour faire annuler les spectacles de Dieudonné : sans succès. Le raisonnement l’emporte encore sur l’émotionnel de pacotille. Pas facile de faire bondir les Suisses, sauf… concernant la souveraineté du peuple !

          +17

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        • Kilsan Aïtous // 31.12.2017 à 18h22

          Le Tribunal fédéral confirme la condamnation du geste de la «quenelle» devant une synagogue

          https://www.letemps.ch/suisse/2017/08/03/tribunal-federal-confirme-condamnation-geste-quenelle-devant-une-synagogue

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          • Chris // 01.01.2018 à 13h47

            Un non-événement qui m’est passé au-dessus de la tête. Genève est sans aucun doute, la ville la moins suisse du pays, subissant de plein fouet l’influence débilitante du grand voisin. On le sait et fait avec !
            Ceci établit, quand je lis les attendus, le Tribunal Fédéral a eu raison :
            “Compte tenu de la mise en scène devant la synagogue, une personne non prévenue verra dans ce geste un message hostile et discriminatoire envers les personnes de confession juive”.
            De plus, l’un des prétendus “potaches” apparaissait en tenue militaire. Là, ça ne rigole plus, car la cohésion sociétale confédérale est visée !
            Lier indirectement l’armée (de milice ! c’est à dire enrôlant tous les Suisses en âge d’obligations militaires, soit entre 20 et 45 ans), était l’erreur à éviter absolument.

              +3

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      • tepavac // 31.12.2017 à 18h58

        Voilà, combien de preuves faudra t-il encore avant que certains “bon-penseurs” comprennent que nous sommes dans une guerre larvée, mais une guerre quand même et qu’on ne la gagne pas en faisant les mijorés et les fines bouches.
        On nous prend pour des imbéciles avec toutes ces histoires, où les uns peuvent dire et faire ce que bon leur semblent en toutes impunités, et les autres juste la fermer ou parler avec des cagoules et des gans .

        De Gaule avait réussi a garder notre indépendance grâce aux réseaux de résistants et de partisans établi dans la douleur sur tout le Pays, la valeur des prétendants étaient connu. qu’avons nous aujourd’hui….

          +9

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  • Duracuir // 31.12.2017 à 09h18

    On découvre la lune?
    Chacun sait que la première chose que va faire un recruteur est d’aller voir votre profil face-book.

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    • some // 31.12.2017 à 09h24

      et on répète depuis des lustres qu’il faut refuser de s’en servir, mais les bonnes gens qui font l’air du moment refuse de l’entendre, conséquence, on se retrouve avec ce genre d’article dont on ne sait plus si il faut dire que c’est la justice, le condamné, ou le plaignant qu’il faut plaindre tellement ils sont animés d’inconséquence profonde.

      fin bref, ce n’est pas qu’on découvre la lune, c’est juste qu’on attend depuis un petit moment ce genre de dérapage pour s’entendre dire qu’il n’y avait pas d’autres solutions.

      de tte façon osef, avec ce qu’il rejettent de co2 pour leurs délires la sentence sera sans appel.

        +8

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      • Duracuir // 31.12.2017 à 10h55

        Il n’y a pas dérapage. Il n’y a pas sanction judiciaire de l’opinion, mais l’expression du droit d’une association à but non lucratif de défendre son image.

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        • herve_02 // 01.01.2018 à 18h18

          Si la personne like avec la page de l’association, oui cette asso défend son image, mais si la personne like avec sa page, il faut aller chercher la petite bête pour le voir. Il faut s’acharner sur elle pour le découvrir. Ce procès est un moyen pour obtenir un licenciement.

          Il faut aussi que le mec soit hétéro ? et en couple avec une femme blanche ? qu’il n’aille pas au bistrot le vendredi soir et qu’il n’ai pas de relation extra-conjugale ? qu’il soit végétarien avec zéro alcool ? et chrétien aussi ?

          Ou est la limite ? un président peut dire qu’un wassa-wassa ça ramène que du comorien, mais il a le droit lui, cela ne gène pas l’image de la france ?

          c’est du foutage de gueule, juste du foutage de gueule.

            +7

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    • Emmanuel // 31.12.2017 à 09h57

      Pire dans certains métiers de ne pas en avoir peut vous faire louper le poste .

        +7

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      • Duracuir // 31.12.2017 à 10h52

        Et bien en ce cas, vous faites comme les jeunes conséquents, vous utilisez face-book en vitrine BCBG, socialement valorisante et politiquement correcte, en aucun cas comme un instrument d’expression.
        De toute manière, dans certaines petites villes, si vous êtes estampillé extrême gauche ou activiste syndical rude, vous ne trouverez pas de boulot dans le privé. De la même manière, un militant notoire identitaire n’aura jamais de boulot dans une mairie ou un conseil général de gauche, et peu dans les mêmes de droites.

          +10

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        • Emmanuel // 01.01.2018 à 15h04

          ayant une aversion total au réseaux (a)sociaux je m’abstient ,étant patron de mes fesses pour le moment pas besoin de postuler nul part ,mais que le fait de ne pas vouloir adhérer a cette tartuferie puisse vous faire louper un job m’horripile.

            +6

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  • Xavier // 31.12.2017 à 09h25

    D’une certaine façon on doit rendre à César ce qui lui appartient…

    A vouloir bénéficier de réseaux on en voit les limites et dangers.

      +8

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  • isidor ducasse // 31.12.2017 à 09h34

    Je trouve que l’article manque d’informations et ne dit pas comment le comptable s’est fait prendre, peut-être s’est-il fait surprendre par un de ses collègue qui l’a ensuite dénoncé.
    De plus la distinction entre publique et privée n’est pas claire.
    Cet article est très flou.

      +7

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    • Kilsan Aïtous // 31.12.2017 à 10h39

      C’est sûr qu’on aimerait avoir plus de précisions :
      Le comptable avait-il un pseudo ? Avait-il cité explicitement le nom de la boîte pour laquelle il travaillait ? Qu’a-t-il liké exactement ? Etait-ce reconnu comme antisémite ? Qui décide de ce qui est antisémite ? Est-ce que Dieudonné est antisémite ?

        +20

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  • Nicolas // 31.12.2017 à 10h06

    Bonjour,

    Je pense que la décisions en appel de ce tribunal à une portée bien plus grande que sur son objet “d’opinion”.
    En effet elle porte sur l’extension du domaine de l’employeur dans la sphere privée de l’employé si le comportement de ce dernier pourrait porter préjudice à l’image de son employeur.

    Ainsi un employé d’un fabricant de vêtements noirs pourrait licencier son employé s’il venait porter des vêtements de couleurs vives car ce faisant il porte préjudice à l’image de son employeur.

    La dimension “délit d’opinion”, idéologique ou même politique de cette décision en appel (juridiction supérieure) est dérisoire quant au champs des possibles qui s’ouvre alors.

    A réfléchir donc.

      +20

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    • Ives // 31.12.2017 à 10h54

      Il ne faut pas oublier que l’employé a un devoir de loyauté vis à vis de son employeur (je parle de la France, alors que l’article situe les faits en Belgique) article L1222-1 du code du travail. Et ce n’est pas nouveau.
      Donc sur le “principe”, ce que vous dites est vrai depuis longtemps, avec ou sans réseaux sociaux. La grande différence, à mon sens, c’est qu’avec l’apparition des réseaux sociaux, les gens se sont crus avoir la possibilité de s’exprimer sur tout et n’importe quoi. En tant que syndicaliste, je suis parfois sidéré par le nombre d’imbécilités commises par nos contemporains.

        +9

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      • UnJournaliste // 31.12.2017 à 11h03

        Le devoir de loyauté, c’est juste de ne pas crier sur tous les toits que ton employeur est un c.. pas d’avoir des opinions personnelles qui ne conviennent pas à ton chef.

          +20

        Alerter
        • Ives // 31.12.2017 à 14h13

          Cà peut aussi être de nuire à l’image de son entreprise (ex. le livre de C. Maïer : bonjour paresse). Et là, les limites deviennent franchement floues).

            +4

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      • patrick // 31.12.2017 à 13h37

        si l’opinion est donnée à titre privé , sans se prévaloir de son emploi dans cette association, il n’y a pas de problème de loyauté.
        Disons que cette assoc s’est débarrassé d’un gars qui n’était pas politiquement correct avec l’aide de la justice.

          +14

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  • Loxosceles // 31.12.2017 à 10h10

    La question me semble plus grave que celle de la liberté d’expression. On sait très bien qu’en “démocratie”, la règle est “cause toujours”, et seule la tendance actuelle au politiquement correct empêche les gens de dire ce qu’ils veulent. La liberté d’expression n’est dans bien des cas qu’un hochet que les gens utilisent d’ailleurs bien mal, mais passons là-dessus.

    Ce genre d’affaire met plutôt en lumière le fait qu’une personne employée est de nos jours la propriété de celui qui l’emploie, qui peut décider à sa place de ce qu’elle peut ou ne peut pas dire, et souvent même, faire ou ne pas faire (imaginez que cette personne essaye de mettre ses actes en adéquation avec ses idées, elle aurait été débarrassée bien plus vite). Ici la liberté d’expression n’est que le révélateur de cet état de fait, et je crois que c’est cela qui est vraiment important. On passe notre temps à agiter “l’esprit Charlie”, sans d’ailleurs savoir ce que c’est, mais comprend-on que la véritable liberté n’est pas celle de dire, mais celle de faire ? Et il faudrait encore poser la question philosophique de la liberté…

      +9

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    • Papagateau // 01.01.2018 à 19h16

      Faire : Par exemple soutenir le boycott des produits provenant d’un état d’apartheid.

      Résultat: Procès, condamnation judiciaire par la république, amende exorbitante, menace de prison sous forme de sursis.

      Je vous laisse deviner quel est cet État d’ apartheid qui a des relais médiatiques si puissants dans notre colonie judiciaire.

        +4

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  • Louis Robert // 31.12.2017 à 10h17

    Une vie merveilleusement libre peut exister sans Facebook,Twitter et autres balivernes post-modernes…

    Aucun pouvoir ne m’imposera jamais quoi penser, ressentir, dire, etc. Je jugerai toujours par moi-même et comme bon me semble qui est raciste et qui ne l’est pas, qui est antisémite et qui ne l’est pas, qui est un comédien génial et qui en est un médiocre.

    Une vie d’asservissement ne vaut pas d’être vécue.

    Ni dieu, ni maître!

    Bonne et heureuse année à tous!

    « Votre commentaire est (bien sûr) en attente de modération. »

      +11

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    • Ruoma // 31.12.2017 à 17h55

      Sans chercher la polémique, lorsque vous dites “Je jugerai toujours par moi-même et comme bon me semble qui…”, vous oubliez l’effet de formatage de l’opinion publique par nos “grands” médias.
      Pour juger, il faut des éléments.
      Si ceux auxquels vous avez accès sont relayés par des médias partisans, vous n’aurez pas les moyens de vous forger une opinion objective.
      Il suffit, pour s’en convaincre, de voir les résultats des “sondages d’opinion”.
      Il ne suffit pas de renoncer à Facebook ou Twitter pour se libérer…
      C’est un peu la même situation que celui qui affirme : on peut bien me surveiller, je n’ai rien à cacher. Jusqu’au jour où il est victime du pouvoir…

        +6

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      • Louis Robert // 31.12.2017 à 22h23

        Vaste sujet, Ruoma.

        1. L’engagement de juger par soi-même est de s’assurer que ses jugements soient bien siens, donc de tenir compte du « formatage de l’opinion publique ».

        2. Les éléments (faits, raisons, sentiments, valeurs, etc, ) permettant de juger librement, on les trouve notamment dans des documents sources, des études, des ouvrages scientifiques, professionnels, etc. et en vivant sa vie! Ce n’est plus une question d’opinions sur F. ou T. mais de connaissances, valables et respectables bien plutôt que soi-disant objectives.

        3. S’appliquer à juger par soi-même avec toujours plus de justesse est l’œuvre d’une vie studieuse et appliquée dans la recherche de la vérité, de la beauté et de la justice qui lui donnent un sens. C’est refuser de devenir victime du pouvoir en y veillant sans cesse diligemment, en apprenant, même au péril de sa vie, à dire catégoriquement « NON! » au Pouvoir, ce premier pas dont nous sommes si rarement témoins.

          +6

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      • Subotai // 01.01.2018 à 19h52

        Humanité, mansuétude :
        1) Loyauté envers soi-même et les autres
        2) Fidélité à la parole donnée qui rend un homme digne de confiance
        3) Discernement
        4) Courage

        Apprend-t-on encore ça aux enfants?
        Avez vous appris ça?
        Facebook ne sait pas gérer ça…

          +3

        Alerter
  • Etienne2 // 31.12.2017 à 10h41

    “risquer de heurter l’opinion publique”; c’est quoi l’opinion publique?Je n’aime pas trop Dieudo mais l’acharnement contre lui de Vals & tutti quanti était démesuré:obsédé le Vals!
    Pour l’humour, loin des “sans dents ou des illettrés…”
    “C’est quoi face de bouc?” Les Bodin’s donne leur opinion sans bavure.
    Assez conformiste il y a 10 ans, un jeune chômeur diplômé m’affirmait que nous allions rentrer de plein pied dans une période très sombre, il me citait 2 ouvrages “firenight 451 ou Soleil vert” (année 60-70), la censure irait croissante:j’aurais du y prêter plus d’attention.Il écoutait du rap, ce que je détestait.
    C’est dur à avaler le clip “le pouvoir secret” de M. Cassel (rockin’squat) mais censurer sans débat?…”le problème n’est pas le lobby juif mais le pouvoir secret”!?
    – Il est malade ce type, il a un problème!c’est un conspirationniste! Il est dangereux pour une saine opinion publique, surtout auprès de la jeunesse!
    – Ah ouais?
    J’ai du faire un mauvais rêve.

      +6

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  • xc // 31.12.2017 à 10h51

    Sauf erreur de ma part, l’organisation judiciaire belge est voisine de la française (merci, Napoléon!). La Cour de Cassation belge va peut-être être saisie et donner sa version du Droit applicable. Si cela ne lui convient pas, le Parlement belge interviendra à son tour pour modifier la loi.
    Affaire à suivre, donc.

    Ni Facebook, ni Twitter, ni Snapchat, ni… telle est ma devise.

      +6

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  • Surya // 31.12.2017 à 11h00

    La censure sur twitter est juste dingue depuis l’application de leur nouvelles règles mi décembre

      +3

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  • Fougnard // 31.12.2017 à 11h13

    Quand donc les gens comprendront-ils que les réseaux sociaux sont en fait des réseaux asociaux destinés à remplacer tout lien de socialité primaire. C’est comme les plans sociaux (alias plan de sauvegarde de l’emploi) qui n’ont, eux non plus, rien de sociaux, puisqu’il s’agit de licencier des employés.
    Orwell a fort bien décrit ce qu’était la novlangue.
    Je ne suis pas sur ces réseaux et je conseillerais à tous les inscrits d’en sortir le plus rapidement possible. La volonté des oligarques est de contrôler le peuple. Si ce dernier tombe dans tous les pièges, comme des mouches attirées par un pot de miel, la chose sera vite vue.
    Recréez du vrai lien entre vous plutôt que des faux. Vous manger déjà de faux aliments, vous écoutez de fausses informations. N’avez vous pas envie de choses vraies ?

      +22

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  • Etienne2 // 31.12.2017 à 11h30

    Les choses vraies qui nous pendent aux nez s’orienteraient aussi vers une 3ème guerre mondiale!
    Hélas, c’est aussi vrai dans l’opinion publique!
    Aucun doute, vous avez raison, si tout s’arrange!

      +2

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  • Alain // 31.12.2017 à 11h34

    A quand “liker” un article de ce blog sera passible de licenciement ?

      +3

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  • René Fabri // 31.12.2017 à 12h07

    La censure est absurde car elle a un effet contraire à celui qui est recherché.

    Premier exemple avec Dieudonné qui donnait ses spectacles dans un bus avant que son geste de la quenelle ne soit diabolisé. Depuis, il remplit les Zeniths comme l’a constaté Manuel Valls à Marseille où il y avait 8000 spectateurs payants récemment.

    Deuxième exemple avec Copernic, sur lequel j’ai écrit une thèse, qui est devenu très connu grâce à la condamnation de sa théorie par le Vatican.

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    • Karim Wilmotte // 31.12.2017 à 13h35

      Il ne s’agit pas de “censure” dans le cas présent (même si c’est un effet collatéral).
      Il s’agit de l’image de l’entreprise. Le travailleur ne peut pas, en public, attaquer l’image de l’entreprise et ses valeurs (à modérer dans le cadre d’un conflit social).

      Encore que… j’aurais voulu voir ce que cela aurait donné si le travailleur n’avait pas signé d’accord. Tout en sachant qu’en Belgique, un contrat peut être rompu à tout moment par l’employeur moyennement compensation forfaitaire (bref, un des trucs que les lois Macron et El-Khomry instaurent en France).

      Mais ça n’a rien de nouveau: l’entreprise (lien de subordination) EST un espace totalitaire.
      Qui a été partiellement ouvert (conseil d’entreprise, CPPT, libertés syndicales). Mais… partiellement.

        +3

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  • 5cent // 31.12.2017 à 12h44

    Il me semble qu’il y a matiére pour cet employé à attaquer la Belgique devant la cour européene des droits de l’homme. En effet si l’employeur est libre de licencier un employé, la cour du travail de bruxelles en reconnaisant une faute grave à privé l’employé des indemnités de rupture. La perte financière subie en raison d’une décision de l’état belge est de nature à restreindre la liberté d’expression et est contraire à l’article 10.1 de la convention Européenne des droits de l’homme :
    “1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit
    comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de
    communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y
    avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de
    frontière”
    En belgique entre la citation et l’arrêt de la cour du travail il se passe environ 4 ans, les faits datent donc probablement de 2013.

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  • Karim Wilmotte // 31.12.2017 à 13h32

    Alors, puisqu’il s’agit de droit belge…

    1- Il y a contrat (le travailleur a signé un accord !!!).
    2- Il y a subordination. Il y en a qui semblent la découvrir éternellement: un employé n’est PAS un homme libre, il est subordonné. (Et ce ne sont PAS les libéraux -singulièrement en Belgique- qui ont imposés les libertés civiles et politiques pour tous mais les travailleurs organisés; et pas parce que les travailleurs organisés sont sympas, mais pour qu’eux-mêmes bénéficient de ces droits).

    Dans le cas en question, la première chose à faire en Belgique, c’est de contacter son délégué.
    Et ce AVANT de signer quoi que ce soit.

    De se faire accompagner par son délégué lors de l’entretien.
    Si on se trouve pris dans un traquenard, demandez immédiatement de pouvoir appeler son délégué.
    Si l’employeur le refuse, le faire notifier (c’est une faute dans le chef de l’employeur).

    Dans tous les cas, voir son délégué dés que possible et lui donner TOUT les éléments.

      +5

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    • Karim Wilmotte // 05.01.2018 à 16h55

      Ceci étant, je me demande si on ne peut plaider un abus de la part de l’employeur quand il a fait signé le premier document.
      S’il a menacé de faute grave, il est peut-être possible d’invoquer une violence. D’annuler cette clause du contrat, et d’obtenir les indemnités de rupture légale.

        +0

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  • caliban // 31.12.2017 à 13h53

    Indiquer sa véritable identité sur Facebook, c’est comme se balader à poil dans la rue. Aucune personne sensée ne devrait faire ça.

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  • Chris // 31.12.2017 à 13h59

    Perso, je ne comprends pas cet engouement à s’exhiber sur les réseaux sociaux.
    Du “people” de Prisunic !

      +8

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    • Louis Robert // 31.12.2017 à 16h50

      Société du spectacle dans un monde de vedettariat, du bas jusqu’au plus haut de l’échelle. Quête désespérée, illusoire, d’«dentité » et de « sens » dans un univers nihiliste.

        +5

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    • caliban // 31.12.2017 à 19h52

      Euh … @tous les 2

      Facebook peut également être un outil de communication très pratique (texte, image, tchat video …) entre personnes éloignées géographiquement.

      Ce n’est pas tant l’outil qu’il faut blâmer (quoique son modèle économique basé sur un “internet fermé” et la revente des données personnelles est détestable), encore moins les utilisateurs : c’est le manque d’information sur l’outil.

      Des personnes très bien utilisent Facebook, faut arrêter de croire que vous êtes meilleur parce que vous êtes mieux informé sur les dangers de Facebook. Vous êtes mieux informé, c’est tout 🙂

        +1

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      • Chris // 01.01.2018 à 14h40

        Vous pouvez tout aussi bien échanger de messagerie à messagerie ! Ce que je pratique avec mes correspondants éloignés, y compris en vidéo conférence.
        Il s’agit bien d’exhibition, d’abolition de la vie privée ou encore de promiscuité du troupeau.
        On baise sur la place publique en quelque sorte. Pourquoi pas, mais que personne ne s’étonne, ni ne s’indigne des retours de bâtons et déconvenues.
        Me vient à l’esprit d’ailleurs cette discrépance : on a jamais autant ignoré son voisin depuis l’apparition des réseaux sociaux et des téléphones portables.
        C’est assez cocasse de voir un groupe d’individus occupés fébrilement à composer des textos sans jeter un seul regard alentour, physiquement ici mais l’esprit ailleurs. Je m’amuse parfois à les interrompre sous un prétexte quelconque, en prenant soin d’évaluer la fin d’un échange. La plupart du temps, j’ai droit à un regard vide ou courroucé qui ensuite s’adoucit; puis l’usage de la réflexion et de la parole revient. Une virtualité qui efface la fonction multitâche, une limitation qu’on trouve ordinairement chez les personnes âgées…

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      • caliban // 01.01.2018 à 16h48

        @Chris

        Vous devriez essayer Twitter, cela vous éviterai de faire des grandes phrases 😉

        Blague à part, vous semblez faire des généralités sur la nature humaine alors qu’il s’agit probablement de la part des utilisateurs de Facebook d’un manque d’information, de conscience du danger (pour eux comme pour internet en général).

        Encore une fois, l’outil rend des services à des millions de personnes. Et la part d’exhibitionnistes à l’instinct grégaire n’est certainement pas prépondérante.

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        • Narm // 01.01.2018 à 23h32

          s’il n’y avait que l’outil …..

          tout comme le couteau pour manger, c’est aussi une arme. Multiples, télécran moderne mais aussi de destruction massive.
          Chris, bien sûr que F & T sont théoriquement interressant. mais le double tranchant est tellement plus néfaste !

          quand à la nature humaine, pipi/caca ….. Nous n’existons bien sûr qu’au travers de l’image que l’on donne aux autres, …..

            +0

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  • chouchounet // 31.12.2017 à 14h28

    Vous allez sur Facebook ou Twitter pour être dans le vent ?? Vous risquez bien d’avoir le destin d’une feuille morte.

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  • AerosolKid // 31.12.2017 à 15h37

    Ok, cette dramatique histoire à tout à voir avec les réseaux sociaux et n a rien à voir avec l État qui empêche la libre expression et la justice de cet état qui condamne ce pauvre bougre pour des idées que je condamne moralement mais qu il a bien le droit d exprimer. La liberté d expression seulement pour ceux qui pensent comme moi, c est pas mon truc. Désolé. Et je vois vraiment pas le rapport avec les reseaux sociaux, sauf à être de mauvaise foi.

      +0

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  • svl // 31.12.2017 à 16h25

    Si Facebook avait été un réseau pour réussir sa vie, cela fait longtemps qu’il aurait été interdit…

    Merci de Liker…

    Bon réveillon !

      +4

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  • Ruoma // 31.12.2017 à 17h38

    Dis autrement : la liberté d’expression est en voie de disparition, puisqu’on surveille de plus en plus ses propos.
    La délation est de retour, puisqu’un employeur peut aller examiner s’il trouve les noms de ses employés dans la liste de ceux qui ont réagi à une publication ou à un commentaire.

    34 ans après Orwell, nous sommes dans le meilleur des mondes où l’on peut :
    – revendiquer “d’être Charlie” sans réagir à la censure,
    – se prétendre en “démocratie” et élire un banquier parfait inconnu après 2 ans de battage médiatique,
    – demander l’avis des Français et faire le contraire de ce qu’ils ont décidé (2005)
    – avoir de “grands” médias d’information (privés mais aussi publics) qui font de la propagande de guerre et du formatage de l’opinion,
    – être dans “l’union” €uropéenne qui devait apporter la paix et se livre à des guerres illégales,
    – avaler des produits chimiques (médicaments) pour avoir la santé,

    La liste est infinie, malheureusement, et il devient illégal de s’indigner.

      +19

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    • Narm // 01.01.2018 à 23h43

      68 ans Ruoma ….. au sortir de la guerre il savait déjà

      sinon, 100 % d’accord avec vous.
      suspition/délation , rien de tel qu’un “réseau” pour oeuvrer.

        +1

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      • Ruoma // 02.01.2018 à 00h22

        Bien sûr ! Je faisais référence à l’année et au titre 1984… 😉

          +0

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  • Sébastien // 31.12.2017 à 18h01

    Je rappelle à toutes fin utile qu’il existe un moyen très simple de ne pas être censuré sur Internet. Un truc qui existait bien avant Facebook. Allez, je vous livre le scoop: un blog personnel.
    Exemple: lescrises.fr

      +4

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  • VPN // 31.12.2017 à 20h42

    Sur la base du Précis de droit du travail de Dalloz (édition 2016, p. 721 à 724), je voudrais préciser quelques généralités : en France la liberté d’expression permet d’exprimer un désaccord avec l’employeur, à titre collectif et individuel, dans l’entreprise et en dehors. Sont proscrits les propos injurieux, diffamatoires ou excessifs, auxquels cas il y aurait abus de la liberté d’expression. Evidemment, ” excessifs ” est très vague et s’apprécie par le juge du fond.
    Notez bien que l’humour ou insolence des propos peuvent rendre un licenciement plus facile à justifier pour l’employeur, la Cour de cassation a rendu des arrêts en ce sens. En revanche, une critique au ton vif envers l’employeur ne suffit pas à justifier un licenciement.
    De plus, un salarié a le droit de dénoncer des faits graves commis dans l’entreprise sans encourir de sanction. En outre, si un salarié dénonce de bonne foi des faits inexacts (donc par erreur), le juge peut lui donner raison mais le salarié a intérêt à pouvoir prouver sa bonne foi.
    Néanmoins, en pratique on sait à quoi conduit être lanceur d’alerte : le chômage de longue durée. De même, être licencié à tort et gagner ensuite 3 francs 6 sous aux Prud’hommes vous fera une belle jambe. Il ne faudrait pas que les super-héros-employeurs prennent trop de risques, voyez-vous.

      +6

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    • calal // 01.01.2018 à 09h14

      Evidemment, ” excessifs ” est très vague et s’apprécie par le juge du fond.

      Nous citoyens, pouvons nous encore faire objectivement confiance a nos fonctionnaires?

      A force de reglement,normes de plus en plus “debiles” ou disons “incomprehensibles”, on risque de degouter les “honnetes citoyens” des lois. Certains se tournent vers bitcoin pour eviter d’utiliser les monnaies des banques centrales, vers qui allons nous nous tourner pour regler nos conflits si on veut se detourner d’un systeme judiciaire que l’on jugerait deficient car corrmopu ou partisan ?

        +1

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  • EchoGmt7 // 01.01.2018 à 00h35

    Bonjour,

    Un retraité pourrait-il se voir priver de sa pension de retraite pour les mêmes motifs?
    Une personne sans emploi pourrait-elle perdre ses indemnités de chômage?
    Cette subordination, ici de la liberté d’expression, prévaut-elle selon la provenance des revenus?
    Un employeur peut-il imposer ses vues politiques/morales à tous ses employés par le chantage au licenciement?

      +7

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    • step // 02.01.2018 à 11h32

      Une retraite ou une indemnité chomage serait compliqué à justifier, il n’ y a pas d’employeur lésé. Mais histoire de verrouiller certains sujets on a déjà vu la capacité de contorsion de nos législateurs.

        +0

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  • tepavac // 01.01.2018 à 01h19

    Bon ben je profite de ce dernier billet pour vous souhaiter, à tous, les Meilleurs Vœux!!!

    Bonne Année Olivier!
    longue vie aux Les Crises

      +1

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  • Terre en jachère // 01.01.2018 à 02h22

    Je “LIKE” tout le monde ici. Dans quelques années, ou quelques mois, j’attends mon licenciement, ou la police pour me perquisitionner. Ne nous faisons pas d’idées, la fascisation de notre société et de notre monde et en marche et les dissidents vont êtres sanctionnés.
    Nous allons tout perdre, mais en petit fils de résistant, je me laisserait pas prendre ma façon de penser et ma dignité.
    Je “dislike” ce monde!

      +11

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  • Gouineau // 01.01.2018 à 10h22

    Beaucoup de choses intéressantes, c’est d’un autre niveau que face book

      +1

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  • Ruoma // 01.01.2018 à 21h04

    Je pense utile de relayer ces quelques tweets de personnes connues, de ces jours-ci, particulièrement pertinents et d’actualité sur ce thème :
    https://twitter.com/Snowden/status/947907576666185730
    « Les gens qui disent “Je n’ai rien à cacher” se méprennent sur le but de la surveillance. Ça ne concerne jamais la vie privée. Il s’agit du pouvoir. »
    https://twitter.com/Snowden/status/947219837406892032
    « Les gouvernements apprennent lentement, mais ils apprennent. Un jour viendra où il sera trop tard pour régler ces problèmes et j’ai peur que ce soit plus tôt que nous le pensons.
    Et enfin https://twitter.com/JulianAssange/status/947131201344679937
    « Le résultat tout à fait prévisible de l’étreinte “libérale” de la censure »

      +2

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  • fred // 02.01.2018 à 10h01

    Pourquoi le contenu en question n’a t-il pas été supprimé par facebook et l’auteur condamné par la justice pour le contenu qui a été “liké”.

      +1

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  • keg // 03.01.2018 à 08h35

    Faudra t-il bannir “comme j’aime” de notre vocabulaire et de nos programme télévisuels…. Il va y avoir de quoi dégraisser les eaux baise….

    A trop vouloir en faire on sature le paysage de l’absurdité… Il va falloir créer des conteurs de like aux raire, avec ses zones autorisées et interdites? On connaissait l’alternance jour/nuit, ouvré/chômé, il y aura maintenant likable /baisable. Et qui fera encore les frais de cette chasse aux sorcières? J’aimme comme c’est encore possible…
    Je délire en cette année 2018 avant que de dériver….

    https://wp.me/p4Im0Q-2eE

      +0

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  • Michel Donceel // 05.01.2018 à 02h42

    Voici un certain temps que je suis les publications du bien-nommé “Dieudonné”.
    Et je suis de plus en plus perplexe…
    Je n’ai pas encore réussi à comprendre EN QUOI Dieudonné est raciste, alors qu’il semble “aller de soi” pour tout le monde qu’il l’est !
    Dois-je me faire soigner ?
    Y a-t-il un espoir de rédemption pour ma pauvre personne ?
    Suis-je possédé par l’esprit diabolique du Professeur Choron et du défunt Hara-Kiri ( pour qui on rouvrirait de nos jour le bagne de Cayenne… )

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    • Ruoma // 05.01.2018 à 12h56

      La raison en est simple : remplacez “tout le monde” et “on” par “les (grands) médias” ou “les politiciens”… 🙂
      La confusion est facile de croire que “les (grands) médias” ou “les politiciens” sont “tout le monde”.
      Il suffit de ne donner la parole qu’à eux pour le penser.
      Dans la même veine, les sondages ne révèlent les opinions que de ceux qui les ont publiés et de la minorité qui a bien voulu répondre à leurs questions…

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