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Loi sur l’espionnage : La condamnation de Daniel Hale dévoile la folie américaine

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L’ancien analyste de l’armée de l’Air Daniel Hale condamné à la prison pour avoir révélé la gravité du massacre des civils par les drones américains.

Source : Responsible Statecraft, Beatrix Geaghan-Breiner
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Image : sibsky2016 via shutterstock.com

Le tribunal de district d’Alexandria, en Virginie, a condamné mardi l’ancien analyste du renseignement de l’Air Force, Daniel Hale, à près de quatre ans de prison. Il était accusé en vertu de l’Espionage act pour avoir divulgué des documents secrets sur les opérations clandestines de frappes par drones de l’administration Obama en 2014 et 2015.

[L’Espionage Act : Loi visant à punir les actes d’ingérence dans les relations étrangères, la neutralité et le commerce extérieur des États-Unis, à punir l’espionnage, à mieux appliquer les lois pénales des États-Unis et à d’autres fins. Elle visait à interdire l’interférence avec les opérations ou le recrutement militaires, à prévenir l’insubordination dans l’armée et à empêcher le soutien des ennemis des États-Unis en temps de guerre,NdT].

Les documents, qui ont été publiés en octobre 2015 par The Intercept, ont révélé les horrible détails de la guerre par drones américains en Somalie, au Yémen et en Afghanistan, ainsi qu’un manuel des procédures utilisé par le gouvernement américain pour ajouter des individus à ses listes de surveillance du terrorisme et les localise. En mars, Hale a plaidé coupable d’un chef d’accusation de violation de l’Espionage Act.

Il est frustrant de constater que l’administration Biden continue d’utiliser l’Espionage Act pour sanctionner les lanceurs d’alerte, en particulier à un moment où il est urgent de responsabiliser le gouvernement et de mettre en place des politiques de sécurité nationale qui soient réfléchies. Au cours des deux dernières décennies, la dite « guerre contre la terreur » a sapé l’État de droit et a servi de couverture pour permettre au pouvoir exécutif de mener des guerres secrètes et inconstitutionnelles en toute impunité. Accuser d’espionnage ceux qui dénoncent cette injustice n’est pas la solution – l’administration américaine se doit de demander des comptes aux responsables et de réviser ses politiques antiterroristes.

Les documents divulgués par Hale révèlent que l’administration Obama a mis en place un processus extrajudiciaire pour choisir ses cibles et les tuer, souvent sur la base de maigres preuves selon lesquelles la cible représentait une « menace continue et imminente ». Elles ont également révélé que davantage de civils ont été tués au cours de ces frappes qu’on ne le pensait auparavant. Au cours des cinq mois de campagne des opérations spéciales par drone en Afghanistan, près de 90 % des personnes tuées par les frappes aériennes américaines n’étaient pas les cibles visées. Au final, les révélations de Daniel Hale ont mis en évidence l’ampleur, l’illégalité et le caractère inutilement destructeur de la guerre secrète des drones menée par Obama.

Dès son premier jour en tant que président, Biden a suspendu les règles de l’ère Trump régissant les frappes létales en dehors des conflits armés reconnus, qui avaient autorisé les États-Unis à mener des frappes aériennes contre tout groupe terroriste qui représentait une « menace », moyennant seulement une « certitude raisonnable » (plutôt qu’une « quasi-certitude », critère continuant de s’appliquer dans le cas de femmes et d’enfants) qu’aucune cible civile masculine ne serait tuée. Pour se donner le temps de procéder à un examen approfondi de ses propres directives futures, l’administration Biden a introduit une politique provisoire exigeant qu’il y ait une approbation de la Maison Blanche pour toute frappe en dehors de la Syrie, de l’Irak et de l’Afghanistan. Initialement prévue dans un délai de 60 jours, cette nouvelle politique n’a pas encore été finalisée. .

Le cas de Daniel Hale soulève un problème flagrant en ce qui concerne la relation entre les citoyens américains et les activités illégales, immorales et contre-productives que leur gouvernement mène à l’étranger.

Les organisations de défense des droits humains et les avocats sont indignés par la condamnation de Hale. Mardi, l’ACLU a tweeté : « Daniel Hale a aidé le public à découvrir un programme meurtrier qui n’aurait jamais dû être gardé secret. Il devrait être remercié, et certainement pas condamné pour espionnage. »

S’il est évident que le gouvernement américain doit pouvoir protéger ses secrets, l’Espionage Act ne fait pas de distinction entre ceux qui ont l’intention de nuire aux États-Unis et de partager des secrets avec des acteurs étrangers, et ceux qui – comme Hale – divulguent des informations au public américain concernant des actions illégales du gouvernement et qui impliquent des milliers de vies.

Les personnes inculpées en vertu de cette loi ne peuvent pas invoquer leur intention pour leur défense ou fournir des preuves de la méconduite du gouvernement. Sans les divulgations d’informations par les initiés, les Américains ne sauraient rien de l’espionnage à grande échelle de la NSA, de la torture à Abu Ghraib ou des sites noirs de la CIA. L’utilisation de l’Espionage Act contre les initiés qui divulguent de telles informations n’est pas compatible avec les valeurs d’une démocratie, ni avec la liberté d’expression et de la presse.

Dans sa lettre au juge Liam O’Grady, Hale décrit son expérience quant à l’identification des cibles des drones et « l’observation de scènes de violence graphique exécutées depuis le confort froid d’une chaise d’ordinateur. »

« J’en suis venu à croire que la politique d’assassinat par drone était utilisée pour tromper le public en lui faisant croire qu’elle nous protège, a-t-il déclaré. J’ai commencé à prendre la parole, estimant que ma participation au programme de drones avait été profondément erronée. »

À l’approche du 20e anniversaire du 11 Septembre, l’exécutif américain continue de fonctionner selon ses propres règles, entourées de secrets et de contradictions. Biden a ordonné des frappes aériennes contre la Syrie et l’Irak le mois dernier, ce que les juristes ont interprété comme une violation flagrante du droit constitutionnel et international. Et pas plus tard que la semaine dernière, l’armée américaine a effectué une frappe par drones en Somalie,en dépit du rejet par la Maison Blanche des multiples demandes de l’AFRICOM de mener des frappes aériennes dans le pays.

Selon le Pentagone, l’AFRICOM n’avait pas besoin de l’approbation de la Maison Blanche et avait le feu vert pour effectuer des frappes au titre de « l’autodéfense collective ». Cela remet en question la mise en place, en janvier dernier, par Biden de nouvelles normes en ce qui concerne les frappes de drones. Si les critères d’approbation actuels présentent des failles, comment savoir si la future politique de Biden garantira des réglementations plus strictes ?

L’administration Biden a toutefois pris certaines mesures pour mettre fin à l’ère post-11 Septembre. La semaine dernière, elle a libéré Abdullatif Nasser, détenu à Guantánamo pendant 19 ans sans inculpation, et l’a renvoyé dans son pays d’origine, le Maroc. Le département d’État a déclaré qu’il s’agissait de la première étape d’un processus global visant à réduire la population des détenus de Guantánamo et, à terme, à fermer la prison. L’administration a également affirmé son soutien à l’adoption de la loi HR 246, qui abrogerait l’AUMF de 2002 (Authorization for Use of Military Force, autorisation de l’usage de la force militaire, NdT). Et bien sûr, Biden s’est engagé à retirer les troupes américaines d’Afghanistan, même si on peut s’attendre à ce que l’armée poursuive ses frappes aériennes dans le pays.

Il est à espérer que ces changements de politique permettront d’inverser certains des impacts que la « guerre contre la terreur » a eu au regard du droit et des libertés civiles aux États-Unis. Mais l’administration doit également s’efforcer de rétablir la transparence et la responsabilisation.

Comme Steve Simon, de l’Institut Quincy, l’a fait valoir dans son rapport sur la fin de la « guerre contre la terreur », le recours aux frappes ciblées devrait être considérablement réduit. Lorsque l’administration finalisera la révision de sa politique en matière de drones, il lui faudra appliquer des critères plus stricts quand aux frappes autorisées, relever le seuil d’utilisation de la force en dehors d’un conflit armé et mettre fin à la normalisation de la guerre secrète.

Le public américain mérite d’en savoir plus sur les guerres que son gouvernement mène à l’étranger. Biden devrait faire pression pour, dans toute la mesure du possible, accroître la transparence, sans pour autant compromettre la sûreté nationale qui est cruciale. Et enfin, l’administration doit cesser d’inculper les lanceurs d’alerte au titre de l’Espionage Act dans le but de détourner l’attention des manquements à la loi et des injustices commis au nom du gouvernement.

Source : Responsible Statecraft, Beatrix Geaghan-Breiner – 30-07-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Herby // 08.09.2021 à 14h22

Comme pour Manning, Assange, Snowden… On condamne ceux qui dénoncent les crimes mais les criminels, quant à eux, coulent toujours et encore des jours paisibles sans être inquiétés le moins du monde. Cherchez l’erreur !

11 réactions et commentaires

  • Le Belge // 08.09.2021 à 09h23

    Décidemment, depuis vingt ans, rien ne semble avoir été compris au sein des néo-cons américains (et en n’oubliant pas ceux d’ici) : ce n’est pas en pactisant avec les Saoudiens, les Koweitiens, les Qataris, les Emiratis et les Pakistanais qu’on règlera le problème.
    Ce ne sont pas seulement les drones, ce ne sont pas seulement les guerres interminables et illégitimes, ce ne sont pas la haine et le racisme qui croissent au fil des jours. Il faut arrêter d’engraisser nos ennemis (cités plus haut) et, surtout, surtout, respecter nos propres principes moraux et nous les appliquer à nous mêmes (pour certains potentats d’ici, ça va être très dur) et nous conduire en êtres humains normaux.
    A toutes les victimes innocentes.
    Bonne journée à toutes et tous.

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    • Paul // 08.09.2021 à 14h54

      les neo machin ont eux, tout compris
      ils manient des milliards pour ça , le reste, les morts, les tambouilles, ils s’en moquent

      et « nos ennemis » cités plus haut, ce sont lesquels ?

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  • Fabrice // 08.09.2021 à 09h29

    Le problème c’est que la technologie a plus évolué que notre sagesse pour l’utiliser, on a mis entre les mains d’individus qui réagissent comme des enfants apeurés civilisationnellement parlant des armes qui demanderaient une maturité permettant de réfléchir aux conséquences, alors que de plus en plus tout est fait en automatisant ces engins de morts que plus personne ne voit les conséquences déclenchant un éveil des consciences qui pousserait à se poser les bonnes questions.

    Nous sommes civilisés par la technologie mais au niveau sagesse, évolution mentale, maîtrise de nos réactions émotionnelles nous en sommes au niveau de la pire des barbaries, rien ne nous diffère de ceux que l’on accuse du pire seule la technologie nous sépare chacun se jugeant supérieur, c’est toujours à l’autre de se hisser au niveau de son optique imbus de leur certitude aveugle , notre hypocrisie ou nos œillères nous voilent la réalité volontairement ou non, ce qui nous promet une éternité de monstruosités tant que l’on jugera les autres plus durement que soi.

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    • Grd-mère Michelle // 08.09.2021 à 13h53

      « Le problème, c’est que la technologie a plus évolué que notre sagesse pour l’utiliser… »
      En effet, la sagesse n’a jamais eu la côte, dans la plupart des processus civilisationnels historiques basés sur la « puissance » (et la gloire qui sert à la valoriser) permettant de dominer les autres afin de s’assurer une prospérité insolente et une « sécurité » destinée à la maintenir.
      Ce qui nous a amené-e-s à subir le joug de « grandes puissances » rivales, excessivement dangereuses, et contraint chacun-e à se poser les bonnes questions par rapport aux graves périls aujourd’hui connus et encourus.
      Car, quel que soit l’avancement de la technologie, la volonté forcenée des « dirigeant-e-s » (bien plus nombreux que les seuls présidents) ne peut s’accomplir sans le consentement des populations laborieuses qui contribuent à la produire.
      Rappelons-nous que, dès l’Antiquité, la sagesse était considérée comme l’opposé de la folie (voir la parabole des vierges sages et des vierges folles), alors qu’à présent, dans un glissement sémantique insidieux et certainement volontaire, l’opposé de la folie est devenu « la normalité », et un « enfant sage » est un enfant obéissant.

      Seule la rébellion concertée des masses associée à l’imagination en action du plus grand nombre pourra nous conduire à une révolution salutaire.
      « Lorsque l’humanité sera enfin sage,
      nous passerons de la compétition dans l’individualisme
      à l’individualité dans la co-opération » Colette Magny en 1963, chanson « Décadence »

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    • VVR // 08.09.2021 à 16h19

      La technologie ici est avant tout une question d’économies. Un operateur bien au chaud dans son QG texan est beaucoup moins couteux qu’un pilote en opération extérieure et cela évite le risque diplomatique d’un pilote prisonnier dans un pays hostile mais formellement en paix. Ceci assure l’indifférence de la population à ces morts lointains et étrangers, et elle applaudie même quand l’un des morts est un vilain médiatisé.

      Dans les années 20 en Irak, la RAF a fait la même besogne avec des pilotes dans les biplans, sans que ça ne change quoi que ce soit à l’opinion publique. C’est le cout de l’opération qui donnera sont indépendance formelle à l’Irak.

      Plus de que de l’hypocrisie, il y a un fond de stupidité profonde dans la masse citoyenne: Quelque soit la haine ressentie pour un gouvernement, ce dernier peut devenir adulé à l’instant il remporte un conflit, aussi secondaire et limité soit il. Les exemples sont nombreux: Malouines, Grenade, Serbie. Et maintenant, la guerre contre le terrorisme, une guerre sans objectif que l’on ne peut donc pas gagner, mais que l’on peut faire partout, pour toujours, et à peu de frais, en célébrant ponctuellement des victoires quand on parvient, presque par hasard, à tuer une célébrité du terrorisme.

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      • Grd-mère Michelle // 08.09.2021 à 17h52

        « …il y a un fond de stupidité profonde dans la masse citoyenne… »
        Il y a, de toute façon, un océan d’ignorance en chaque être humain, même chez les plus savant-e-s, les plus intelligent-e-s.
        Le problème étant le conditionnement mental des masses opéré par les « dirigeant-e-s » en tous genres, généralement coalisés (politiques, religieux, économiques), que les technologies de communication développées au 20ème siècle ont optimisé.
        On aurait pu imaginer que les récents développements de ces technologies, avec l’accessibilité quasi-universelle au savoir qu’ils permettent, réduiraient la possibilité de manipulation des personnes mal-intentionnées.
        Malheureusement, comme les mensonges circulent autant que les vérités, on en arrive à une confusion extrême, qui ne mène qu’au jeu permanent de la controverse.
        Il est donc urgent d’enseigner aux plus jeunes de développer leur esprit critique, et de s’interroger sur ce qu’ils/elles veulent vraiment faire de leur courte vie, en rapport avec leur tempérament/caractère(ceci à l’heure de la rentrée scolaire).
        Car l’important n’est pas de tout savoir, mais surtout ce qui convient pour réussir à vivre de manière satisfaisante.

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      • vert-de-taire // 09.09.2021 à 09h05

        *** Plus de que de l’hypocrisie, il y a un fond de stupidité profonde dans la masse citoyenne: Quelque soit la haine ressentie pour un gouvernement, ce dernier peut devenir adulé à l’instant il remporte un conflit, aussi secondaire et limité soit il. ***

        Je n’y ‘crois’ pas !
        C’est la manipulation médiatique qui permet de faire parler des gens content des guerres, montrant les exploits des ptits gars sur le terrain .. C’est pure manipulation en aucun cas une acceptation de semer la mort et la désolation.
        Alors oui stupidité de CROIRE que la population accepte grace à son enthousiasme mis en scène !

        Nous sommes manipulés non seulement par mensonges mais encore plus pour nous empêcher de nous penser comme opinion massive CONTRE cette dictature mafieuse.
        L’indifférence n’existe pas et si vous discutez avec quasi n’importe-qui vous trouvez un opposant.
        Lequel devient un croyant quand il croit que c’est foutu, je vote alors pour le moins pire.
        Et ainsi cela dure des décennies sans que rien ne change.

        Ceux qui proposent vraiment de changer n’ont pas accès ou sont détruits par campagnes des médias salauds.

        Et ça marche. La preuve ILS SONT TOUJOURS LÀ.
        NOUS sommes (génailement) manipulés.

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        • VVR // 09.09.2021 à 11h48

          Aussi longtemps que l’on n’a pas besoin de recruter en masse des « boys » pour remplacer ceux qui reviennent dans des sacs ou des camisoles, la guerre ne sera pas perçu comme une guerre et l’opinion ne verra tout simplement pas les familles étrangères écrasées sous des pluies de bombes. Quand elle les voit, c’est pour les minimiser, les marginaliser et trouver de multiple excuse au camp du bien (le notre).

          Au besoin, quand on peut prévoir que les choses ne seront pas simple, il suffira de déclarer la patrie en danger pour que les bureau de recrutement se remplissent, et que les pires atrocités deviennent acceptables.

          Par contre une victoire militaire, aussi ridicule soit-elle (4 jours de combats à 10 contre 1 par exemple), donnera au gouvernement en place quelque points d’avance aux élections suivantes, et provoquera des scènes de liesse collective ressemblant a s’y méprendre aux grandes victoires sportives. Ce que j’interprète comme une manifestation de cette stupeur soudaine face à la « grandeur nationale restaurée ».

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          • Grd-mère Michelle // 09.09.2021 à 14h40

            Figurez-vous qu’ont existé des « objecteurs de conscience », à l’époque où un service militaire d’un an était obligatoire, légitimés par la loi(en Belgique, du moins) mais obligés de prester deux ans de service civil… sinon, punis de deux ans de prison comme déserteurs, et « inciviques » à vie…
            Évidemment, depuis lors, les armées se sont de plus en plus privatisées, et les obligations se sont transformées en prostitution (vendre sa capacité de tuer).

            Maintenant, quand on constate la persistance de l’influence du slogan « travail, famille, patrie » qui transparaît jusque dans ces pages, comment s’étonner de ce que vous appelez « une manifestation de stupeur »?

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        • Grd-mère Michelle // 09.09.2021 à 14h18

          Lorsque nous, les rescapé-e-s rebelles « non-assimilé-e-s » des années 60,
          parlions de manipulation dans les années 70-80,
          le « bon peuple » nous considérait comme des malades dégénérés.
          (Ce qui en a rendu certain-e-s réellement malades, désespéré-e-s: c’est alors que sont intervenus l’alcool et autres drogues pour accélérer leur élimination, comme celle de tant « d’improductifs ».
          Un peu étonnée que les trafics des drogues qui réduisent les capacités mentales, et dont la main-mise sur leurs bénéfices et leur distribution est pourtant souvent directement liée à de nombreuses opérations guerrières, ne soient pas plus investigués par ceux/celles qui cherchent les causes réelles de la triste régression de la conscience humaine.)

          Heureusement, une résistance opiniâtre et une certaine solidarité ont permis l’avènement d’un temps de communication débridée où la vérité peut éclater.
          Reste à l’identifier… Et à protéger, encourager, diffuser les paroles et les images qui en attestent.

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  • Herby // 08.09.2021 à 14h22

    Comme pour Manning, Assange, Snowden… On condamne ceux qui dénoncent les crimes mais les criminels, quant à eux, coulent toujours et encore des jours paisibles sans être inquiétés le moins du monde. Cherchez l’erreur !

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