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11.septembre.201311.9.2013 // Les Crises

[Reprise] Il y a 40 ans, le renversement d’Allende, par Hernando Calvo Ospina

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Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocratiquement élu du Chili, mourait pendant un coup d’Etat militaire ourdi et financé depuis les Etats-unis.

La répression fit 3 800 morts ou disparus (évaluation minimale) et plus de 37 000 torturés. Des centaines de milliers de Chiliens furent contraints à l’exil. Une aube noire se leva sur le Chili de Pinochet.

Le 11 septembre 2001, l’attentat contre le World Trade Center à New-York fit 2992 morts (en comptant les 19 pirates de l’air) selon les chiffres officiels du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Il s’ensuivit une aube noire pour l’Afghanistan et l’Irak où périrent des centaines de milliers de citoyens, hommes, femmes enfants.

En 1961, dès qu’il prit possession du pouvoir, le président Kennedy nomma un comité chargé des élections qui se dérouleraient au Chili trois ans plus tard. Selon l’enquête d’une Commission du Sénat[1], il était composé de hauts responsables du Département d’Etat, de la Maison Blanche et de la CIA. Ce comité fut reproduit à l’ambassade étasunienne de Santiago. Empêcher que le candidat socialiste Salvador Allende ne gagne les élections en était l’objectif.[2]

Allende était un marxiste, convaincu qu’on pouvait arriver au gouvernement par la voie pacifique et à partir de là, renverser les structures de l’Etat au bénéfice des majorités pauvres. Il disait que pour arriver à un tel but, on devait nationaliser les grandes industries, celles qui étaient aux mains des Etats-Unis, en priorité, car c’étaient elles qui exploitaient les ressources stratégiques. Ces idées, et d’autres idéaux sociaux, le rendirent indésirable aux yeux de Washington : il pouvait devenir un exemple pour les peuples d’autres nations latino-américaines.

Afin de lui barrer la route, des millions de dollars furent distribués aux partis politiques du centre et de droite afin qu’ils fassent leur propagande. Au moment d’élire le candidat à la présidence, Washington se décida à appuyer Eduardo Frei du parti démocrate chrétien, et imposa aux autres partis qu’il avait financés, de s’aligner sur cet homme politique. Au total, l’opération coûta quelque vingt millions de dollars, une somme si importante pour l’époque qu’on peut seulement la comparer avec ce qui avait été dépensé dans les élections étasuniennes. En effet, Washington n’investit pas seulement sur le candidat Frei, mais aussi sur toute une campagne stratégique de propagande anticommuniste à long terme.

La Commission du Sénat dit : « De nombreux supports furent exploités : presse, radio, films, tracts, dépliants, envois postaux, banderoles, peintures murales. » La Commission reconnaît que par l’intermédiaire de ses partis et de diverses organisations sociales, la CIA réalisa « une campagne alarmiste », dans laquelle la principale cible furent les femmes, à qui l’on affirmait que les soviétiques et les cubains viendraient enlever leurs enfants. Des affiches distribuées massivement montraient des enfants portant la marque de la faucille et du marteau estampillée sur le front. La tradition religieuse aussi fut exploitée au maximum afin d’inspirer la crainte du « communisme athée et impie ».

L’opération psychologique fonctionna au-delà de toutes les espérances : Frei obtint 56% du vote populaire, Allende 39%. Selon la Commission du Sénat, la CIA affirmait que « la campagne d’effroi anticommuniste avait été la plus efficace de toutes les activités entreprises. »

Ce fut une opération psychologique, avec les caractéristiques d’une guerre, dont la base était les plans appliqués au Guatemala et ayant amené au renversement du président Jacobo Arbenz, en juin 1954[3]. Une opération qui, au Chili, ne fut pas démantelée avec le triomphe de Frei car, malgré tout, le nombre de voix remportées par Allende fut élevé. Et le vaincu avait toutes les intentions de se représenter aux futures élections.

Dans ses Mémoires, William “Bill” Colby[4], chef de la CIA de 1973 à 1976, raconte que lors de l’élection présidentielle de 1970 au Chili « la CIA se vit enjoindre de diriger tous ses efforts contre le marxiste Allende, contre la candidature duquel elle fut chargée d’organiser une vaste campagne de propagande.” ». Selon cet ancien patron de la CIA, l’opération s’appelait « Deuxième Voie ».

Henry Kissinger, alors conseiller à la Sécurité Nationale du président Richard Nixon, déclara pendant une réunion du Conseil national de sécurité sur le Chili, le 27 juin 1970 : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple. » [5] Ce qui signifie que la décision souveraine d’un peuple ne serait pas valable si elle n’était pas en concordance avec les intérêts étasuniens. Lors de cette même réunion, on décida de rajouter 300 000 dollars à l’opération de propagande qui était déjà menée.

Selon la Commission Church, Richard Helms, promu patron de la CIA en 1966, envoya deux officiers qu’il connaissait depuis les premiers préparatifs d’invasion de Cuba. Ceux-ci, spécialistes de la guerre psychologique et de la désinformation avaient fait partie des plus hauts responsables des opérations au Guatemala : David Atlee Phillips, et David Sánchez Morales, de retour d’Indochine. La désinformation continuait de faire partie des activités principales contre le candidat Allende. La Commission du Sénat dit qu’un des mots d’ordre de la campagne était : « La victoire d’Allende signifie la violence et la répression stalinienne. »

Mais le 4 septembre 1970, Salvador Allende remporta les élections. Colby rapporte que « Nixon entra dans une grande fureur. Il était convaincu que la victoire d’Allende faisait passer le Chili dans le camp de la révolution castriste et anti-américaine, et que le reste de l’Amérique Latine ne tarderait pas à suivre. » L’ancien patron de la CIA se rappelle que le président convoqua Helms, « et il lui ordonna très clairement d’empêcher Allende de prendre ses fonctions. » Nixon chargea Kissinger de lui communiquer un suivi précis du complot.

Il restait une possibilité d’éviter qu’Allende prenne le pouvoir. Le Congrès chilien devait se réunir le 24 octobre pour choisir entre Allende et Jorge Alessandri, du Parti conservateur, arrivé en deuxième position, car Allende n’avait pas obtenu la majorité absolue. C’est qu’une partie de la gauche s’était divisée, non seulement à cause de la campagne médiatique, mais aussi du fait de l’argent que la CIA avait réussi à injecter dans quelques groupes.

Exécutant l’ordre, Helms envoya « un groupe de travail » qui se livra « à une activité frénétique » pendant six semaines, relata Colby. Atlee Phillips et Sánchez Morales étaient toujours hauts responsables du nouveau complot. Les dollars affluèrent massivement, mais dans une nouvelle direction maintenant. On essaya d’acheter le vote de certains congressistes pour qu’ils se prononcent contre sa victoire. Mais cela ne donna aucun résultat : Allende fut nommé président du Chili.

Les efforts prirent donc une nouvelle orientation, sans toutefois laisser de côté la campagne de propagande contre Allende. Colby dit que les agents prirent contact avec des responsables politiques et militaires pour sélectionner ceux qui pourraient être prêts à contrer Allende, « et déterminer avec eux l’aide financière, les armes et le matériel qui pourraient s’avérer nécessaires pour [lui] barrer (…) la route de la présidence ».

Washington plaça donc son plus grand espoir dans les Forces armées, mais tout dépendait de leur Commandant en chef, le général René Schneider. Là, la CIA rencontra un problème, car ce militaire avait clairement indiqué que son institution respecterait la Constitution. Et Colby reconnaît avec un naturel effrayant : « C’était l’homme à abattre. En désespoir de cause, on organisa donc contre lui une tentative d’enlèvement qui tourna mal : il fut blessé en tentant de résister à ses agresseurs. » Selon la Commission Church, ce jour même, le 22 octobre, très tôt dans la matinée, la CIA avait remis à des conspirateurs chiliens, des mitraillettes et des munitions « stérilisées », dénommées ainsi car, en cas d’enquête, leur origine serait impossible à déterminer. Trois jours après, René Schneider succomba à ses blessures. Immédiatement, Nixon envoya un message cynique à son homologue chilien : « Je voudrais vous faire part de ma douleur devant cet acte répugnant. »

Le 3 novembre 1970, Allende prit ses fonctions de président. Une stratégie de déstabilisation du nouveau gouvernement fut alors à l’étude, et la Direction de l’Hémisphère Occidental de la CIA était chargée de la mettre en oeuvre. En 1972, Ted Shackley, officier très expérimenté en opérations clandestines en devint le directeur. Il nomma son homme-lige Tom Clines chargé des opérations de la CIA au Chili, pour travailler spécifiquement sur le « cas Allende ». Celui-ci avait sous sa responsabilité ses vieux collègues Sánchez Morales et Atlee Phillips.

En mars de l’année suivante, Bill Colby nommé sous-directeur des Opérations Spéciales de l’Agence redevint leur supérieur. Colby et Shakley, qui avaient été à la tête de la guerre sale en Indochine, se trouvaient de nouveau réunis pour en mener une autre.

Depuis 1972, cette équipe de la CIA menait l’opération de désinformation et de sabotage économique la plus perfectionnée que l’on ait connue jusqu’alors au monde. Colby reconnaîtra dans la presse de son pays que ce fut une « expérience de laboratoire sur l’efficacité de l’investissement financier lourd pour discréditer et renverser un gouvernement. » [6]

Et ce ne fut pas tout. Selon la Commission du Sénat étasunien, la CIA à Santiago, se consacra à recueillir toute l’information nécessaire en vue d’un éventuel coup d’Etat : « Listes de personnes à arrêter, infrastructures et personnel civils à protéger en priorité, installations gouvernementales à occuper, plans d’urgence prévus par le gouvernement en cas de soulèvement militaire. »[7] Information sensible, comme la dernière mentionnée, obtenue, selon l’ancien fonctionnaire du département d’Etat, William Blum, [8] grâce à « l’achat » de hauts fonctionnaires et de dirigeants politiques de l’Unité Populaire, la coalition de partis qui appuyaient Allende. A Washington, les employés de l’ambassade se plaignirent de la disparition de documents, non seulement au siège diplomatique, mais aussi à leurs propres domiciles. Leurs communications furent mises sous écoute. Un travail réalisé par la même équipe qui allait monter le cambriolage du Watergate. [9]

L’action contre Allende nécessitait une campagne internationale de diffamation et d’intrigues. Une bonne partie de celle-ci fut confiée à un novice en politique étrangère, presque un inconnu en politique, mais il s’agissait d’une vieille connaissance du président Nixon et des hommes de l’équipe de choc qui menaient l’opération : George H.W. Bush. Il réalisa cette tâche en tant qu’ambassadeur à l’ONU, fonction qu’il occupa à partir de février 1971. Lorsqu’il fut nommé à ce poste, personne ne voulut se rappeler que quelques mois plus tôt, en tant que représentant à la Chambre du Texas, il avait réussi à faire rétablir dans cet état la peine de mort pour les « homosexuels récidivistes ».

Le 11 septembre 1973, eut lieu le sanglant coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet contre le gouvernement du président Allende, et qui déchaîna une terrible répression. Même s’il avait quitté ses fonctions quelques jours avant, Ted Shackley fut l’homme clé du renversement. Son biographe affirme : “Salvador Allende mourut pendant le coup d’état. Quand la fumée se dissipa, le Général Augusto Pinochet, dirigeant de la Junte Militaire était installé au pouvoir comme dictateur, en partie grâce au travail ardu de Shackley […] ”.[10]

Quelques semaines plus tard, Henry Kissinger reçut le Prix Nobel de la Paix… Un an après ce fatidique 11 septembre, alors que la dictature continuait à plonger la nation dans un bain de sang, le président Gerald Ford déclara que les Etasuniens avaient agi « dans le meilleur intérêt des Chiliens, et certainement dans celui des Etats-Unis. »[11]

Quant à l’ancien président Nixon, voilà ce qu’il écrivait en 1980 : « Les détracteurs se braquent uniquement sur la répression politique au Chili, en ignorant les libertés qui sont le fruit d’une économie libre […] Plutôt que de réclamer la perfection immédiate au Chili, nous devrions encourager les progrès qu’il fait. » [12]

Hernando Calvo Ospina

(A quelques changements près, ce texte est un chapitre du livre L’Équipe de choc de la CIA, Le Temps des cerises, novembre 2009).

Notes :
[1] Commission spéciale présidée par le sénateur Frank Church : “Alleged Assassination Plots Involving foreign Leaders.” Washington, Novembre 1975.
[2] Cover Action in Chile, 1963-1973. The Select Committe to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities, US Senate. Washington, 18 décembre 1975.
[3] Le président étasunien Dwight David Eisenhower autorisa la CIA à renverser Arbenz en appliquant un plan intégral, inédit sur le continent, qui contenait des actions de guerre psychologique, mercenaire et paramilitaire, dont le nom de code fut PBSUCCESS. Nick Cullather, Secret History : the CIA Classified Accounts of its Operations in Guatemala, 1952-1954, Stanford University, 1999.

[4] Colby, William. 30 ans de C.I.A. Presses de la Renaissance. Paris, 1978.
[5] Newsweek , Washington, 23 septembre 1974.
[6] New York Times,8 septembre 1974.
[7] Cover Action in Chile, 1963-1973. Op. Cit.
[8] William Blum, Les guerres scélérates, Parangon, Paris, 2004.
[9] Le Watergate était l’immeuble où se trouvaient les bureaux du Parti démocrate. En toute illégalité, le président Nixon ordonne en 1972 qu’elles soient placées sous écoute. Face aux preuves et au scandale qui éclate, le président doit démissionner en août 1974. Victor Marchetti et John Marks, La CIA et le culte du renseignement. Ed. Robert Laffont, Paris, 1975.
[10] David Corn, Blond Ghost, Ted Shackley and the CIA’s Crusades, Simon & Schuster. New York, 1994.
[11] New York Times. 17 septembre 1974.
[12] Nixon, Richard. La vraie guerre, Albin Michel, Paris, 1980.


Un renvoi vers ce site et ce site pour le rappel des événements de 1973.

Patricio Guzman : “L’émotion suscitée par le suicide d’Allende est encore intacte”

Extrait de la Stratégie du choc de Naomie Klein :


Election de Salvador Allende

Allende durant l’attaque

Le dernier discour sd’allende, durant le siège

Allende après son suicide

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26 réactions et commentaires

  • dupontg // 11.09.2013 à 02h45

    Merci…
    ça fait pas de mal de temps en temps de reprendre l’histoire pour se faire une idee du present..
    Dans la continuite des actions “democratiques” des USA en amerique du sud,particulierement celles de ce cher Kissinger ,on retrouve l’operation Condor…

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    • wuwei // 11.09.2013 à 08h18

      …sans oublier les fous furieux de ” l’école de Chicago”.

      Ah, le Chili du bienveillant Pinochet que ce devait être une belle démocratie puisque je ne me souviens pas qu’à l’époque, l’occident, si prompt à traquer aujourd’hui tout vil dictateur tortionnaire de son peuple, s’en était bien accommodé. Comme d’ailleurs de tant d’autres potentats qu’il a mis en place depuis des décennies.

      En hommage à Allende
      QUILAPAYUN – Venceremos
      http://www.youtube.com/watch?v=436Y34N51gg

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  • Marcus // 11.09.2013 à 06h04

    Aparté Actualités :

    Comme prévu le Président américain Obama s’est adressé à la population américaine.

    Il a expliqué qu’il allait examiner la proposition russe.

    Puis il s’est livré à un long plaidoyer en faveur de l’intervention militaire américaine en disant l’horreur de l’utilisation par le régime syrien d’armes chimiques, que les frappes de l’armée américaine seraient efficaces comme elles le sont toujours, mais qu’il n’enverrait pas de troupes au sol, etc…

    Reste à savoir si l’opinion américaine aura été convaincue …

    Amitiés.
    Marc
    PS : merci de répondre sur le renversement sanglant d’Allende qui est restée une plaie béante pour tous ceux qui croyaient en un avenir meilleur possible quelque part ! L’Amérique a douché ces espoirs comme l’Union soviétique de Brejnev douchaient les espoirs à l’Est. Histoire tragique que ce XXème siècle. En 71 j’avais 6 ans et je ne m’en souviens pas directement. Mais quelques années plus tard mes profs nous en ont beaucoup parlé. Et le XXIème siècle, commencé vraiment le 11 septembre 2001, que nous annonce-t-il ???

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    • GRRR // 11.09.2013 à 09h57

      Lire le livre de Eric J; Hobsbawm intitulé “L’Age des extrêmes, histoire du court XXième siècle”

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    • Marcus // 11.09.2013 à 11h51

      En 73, pardon.

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    • Patrick-Louis Vincent // 11.09.2013 à 17h43

      11 septembre 1973
      11 septembre 2001
      11 septembre 1965 – naissance de Bachar El Assad
      11 septembre 2013 – Obama renonce (pour l’instant) à intervenir militairement en Syrie.

      Les temps ont bien changé depuis 1973 et les choses se sont beaucoup compliqué pour les EU qui n’arrivent plus à renverser aussi facilement les régimes qui ne leur conviennent pas.

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  • Patrick Luder // 11.09.2013 à 06h53

    Si l’argent n’a pas d’odeurs ni de goûts,
    le pouvoir ignore le respect et la légalité.

    S’il est facile de fermer ses yeux et ses oreilles lorsque les pires exactions sont commises,
    il est encore plus évident à s’approprier la désinformation pour s’absoudre des crimes commis.

    Il est toujours fascinant de voir les hommes de haut pouvoir et d’argent, s’enfoncer dans les dénis de l’humanité afin d’asseoir encore plus leur emprise sur le monde. La bonté, la bienveillance et le respect des autres permettrait pourtant une pleine humanité, mais de telles qualités ont de tous temps été combattues de toutes forces. Un peuple devrait non seulement se protéger de toutes attaques extérieures visibles (armée), mais de toutes tentatives de déstabilisation intérieure (renseignements) … c’est lorsque que ces deux entités fortes (armée et renseignements) dérives d’une fonction protectrice à belliqueuse, que les pays partent à la dérive. Il est donc de bon sens à placer ces deux entités sous plein pouvoir du peuple. Dans de trop rares pays (Suisse, Suède), le peuple souverain garde tous les pouvoirs et met en place un gouvernement purement exécutif.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Humanité

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    • jules // 11.09.2013 à 21h19

      « Si l’argent n’a pas d’odeurs ni de goûts, le pouvoir ignore le respect et la légalité. »

      —–

      Le pouvoir n’ignore ou ne connait rien du tout ; il est exercé par quelqu’un ou quelque chose, individu ou collectif(s) d’individus ; l’exercice du pouvoir étant alors irrévocablement indissociable de ces derniers (il n’y a pas le pouvoir d’un côté et celui qui l’exerce de l’autre).

      En sorte que, plutôt que de poser la question d’une très hypothétique valeur juridique et/ou morale du pouvoir en tant que tel, il serait bien plus intéressant d’examiner d’une part la VALEUR de ceux qui l’exercent ou plus largement de ceux qui en sont partie prenante et, d’autre part, la TENEUR du pouvoir lui-même, en quoi il constitue.

      Autre question affriolante : comment l’exercice du pouvoir a-t-il été fractionné, sinon dilué ? Qu’en est-il réellement de toutes ces micro-parcelles de petits pouvoirs quelquefois exercés d’une façon totalitaire et qui font de temps à autre les délices d’un petit fonctionnaire frustré, d’un flic mal baisé, d’un sous-chef de bureau cul-de-jatte de la cervelle et j’en passe et des meilleures ? Tout cela ne procéderait-il pas d’un ensemble de valeurs sensiblement plus vaste, un ensemble lui-même en état de décomposition avancée, voire d’un TOUT déjà effondré ? (« Tout » est à prendre au sens immanent.) À coup sûr quelque chose de profondément enraciné dans les consciences collectives : une « ligne de segmentation dure » comme aurait pu le dire Deleuze.

      Si nous en venions à tracer la généalogie de ce en quoi et pourquoi nous sommes asservis, ce n’est pas en face de quelque chose d’aussi minable que la politique de Kissinger, d’aussi ridicule que les thèses de Friedman et consorts, d’aussi bas de la cafetière et d’aussi religieux que le Grand Capitalisme Sauvage que nous nous retrouverions ! Pas même en face d’un alibi intellectuel aussi pauvre qu’une guerre économique et guise de guerre totale ! (La guerre économique n’est « cause » de rien, n’apparait que comme un autre symptôme, un de plus. Et sa conséquence n’est certainement pas un effondrement généralisé ; puisque ce dernier a non seulement déjà eu lieu, mais de surcroît depuis un sacré bon bout de temps.)

      Ajoutons encore qu’il n’y a jamais eu d’assujettissement qui n’irait pas de pair avec l’impuissance de ceux qui asservissent.

      Autre chose enfin : un ensemble de sociétés qui en vient, qui en est réduit à canaliser vers l’exercice du pouvoir — pouvoir au sens large donc — ce qu’il offre de pire, de plus salaud, vicieux, névrosé, dégénéré, hystérique en guise d’individus examinés sous l’angle de la valeur, quelquefois des nigauds et des angelots béats pour donner la réplique ; n’est-ce pas là, justement un des symptômes qui trahissent que ces sociétés-là se sont de fait retournées contre ceux, ou la plupart de ceux, qui les constituent ? Auquel cas, nous ne serions même plus en présence de femmes ou d’hommes de pouvoir — ils ne peuvent plus grand-chose —, mais d’insipides et de minables petits garde chiourmes. Dangereux quelquefois, certes ; mais fondamentalement petits, minables et garde-chiourmes. Nihilistes jusqu’au trognon, ça, sans l’ombre d’un doute.

      Ceci dit en guise d’aparté, plutôt que dans le fil de l’article proposé par O. Berruyer, afin d’éviter certaines confusions, contradictions et autres égarements malencontreux. Par exemple, le troisième paragraphe : « Il est toujours fascinant de voir, etc. » (Jean-Jacques, arrête de faire pipi et sors de ce corps…)

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      • olivier69 // 12.09.2013 à 08h40

        “il n’y a pas le pouvoir d’un côté et celui qui l’exerce de l’autre” est l’introduction.
        Les individus seraient-ils égaux ? L’exercice du pouvoir est-elle une loi ? La loi serait-elle en chacun de nous ? Croyez-vous au pouvoir de la loi ? Est-ce que chacun doit et peut faire sa loi comme il le désire ? Que pensez-vous du progrès ?
        La parenthèse de votre dernière phrase a relevé mon attention en guise de conclusion.
        Le libre arbitre définit-il l’exercice du pouvoir ? Ne seriez-vous pas pour la censure ? Et si oui, sous quelles formes ? Doit-on avoir des limites ? Lesquelles ?

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  • raloul // 11.09.2013 à 09h14

    Bonjour!

    Pour compléter cet article, je trouve utile de rappeler que les services secrets américains et britanniques ont aussi opéré en Europe de l’Ouest. Je viens de terminer un livre passionnant de Daniele Ganser, “Les armées secrètes de l’Otan”, qui évoque les “Réseaux Stay-Behind, l’Opération Gladio et le Terrorisme en Europe de l’Ouest”.
    http://www.editionsdemilune.com/les-armees-secretes-de-lotan-p-16.html

    La lecture d’un tel ouvrage fait voir la politique européenne depuis 1945 sous un tout autre angle, et tous les discours fumeux sur la façade de pseudo-démocratie européenne montrent rapidement le degré de perfectionnement que la propagande a atteint dans nos contrées. Les mécanismes démocratiques européens sont tolérés dans une certaine mesure tant que ça ne dérange pas le grand méchant loup…
    C’est un vrai livre de recherche d’un historien, sérieux et référencé, et je trouve que ce pan de l’histoire est totalement négligé dans la perception de l’histoire contemporaine par les citoyens européens.

    Je suis toutefois resté un peu sur ma faim pour deux raisons. D’abord, aucun gouvernement européen n’a mené d’enquête vraiment approfondie sur les réseaux de l’OTAN en Europe, impliqués dans des opérations qui vont de la simple propagande aux coups d’états militaires, comme en Grèce, en Espagne, etc… Ensuite, le livre semble s’arrêter en 1990, et semble limiter ces réseaux au contexte de la guerre froide, comme si parce que la guerre froide était finie, forcément ces réseaux seraient démantelés et l’OTAN n’aurait plus aucun intérêt à maintenir un tel pouvoir de l’ombre en Europe…

    Il ne s’agit pas d’être conspirationniste, mais simplement lucide. Il n’y a qu’à constater ce qui s’est passé en Italie lorsque les communistes ont été trop proches du pouvoir dans les années 60 pour se faire une idée des moyens mis en oeuvre et voir les parallèles évidents avec l’histoire du Chili.

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  • Dan // 11.09.2013 à 09h22

    Force de constater que depuis quarante années la politique hégémonique des States n’a pas changé . Le putsch militaire au Chili avec l’opération condor avait été orchestrée par la CIA avec
    l’ assassinat du président Allende. Aujourd’hui la déstabilisation du Moyen Orient et la guerre civile en Syrie est organisé par la CIA ……Le monde entier en a ras le bol de ce pays fouteur de merde qui a aussi actuellement la responsabilité le la crise économique et financière mondiale.

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  • Titi91 // 11.09.2013 à 10h42

    Merci pour cet article, écrit de manière remarquable.
    Cela me change du résumé en une phrase style ” les USA renversent le président Allende et installent Pinochet au pouvoir ” (genre c’est pas “bien”, mais il fallait le faire à cause de la guerre froide).
    C’est quand même terrible de voir que la puissance hégémonique ne l’est que parce qu’elle écrase tout le reste.

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  • Jacques Coeur // 11.09.2013 à 11h26

    Olivier a le nez creux en nous rappelant ce que furent les manigances des EUA pour renverser Salvador Allende car on ne peut que constater les parallèles avec la situation syrienne actuelle.

    De toutes façons le schéma est toujours identique. Et les éléments destabilisateurs qui s’avèrent décisifs pour un renversement sont repris pour le prochain.
    Par exemple, l’ignominieux chantage aux enfants a déjà été mis en application à Cuba entre 1960 et 1962. C’était l’opération Peter Pan qui vit partir 14 000 enfants cubains aux EUA, souvent sans leur parents. A l’époque il était même rajouté qu’une fois en URSS, ces enfants reviendraient à Cuba sous forme de conserves de viande.

    “Depuis la Révolution bolchevique de 1917 jusqu’à la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est à la fin des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d’Etat Major a expliqué que, dans l’éventualité d’une attaque soviétique contre l’Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l’impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.

    Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.”

    Noam Chomsky

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  • Dan // 11.09.2013 à 13h50

    Avortements, déformations congénitales, dysfonctionnements du système nerveux. [Tels sont] les effets collatéraux du drame de Fallujah, la cité irakienne dévastée par les bombardements américains en 2004, non seulement par l’usage d’armes interdites, comme le phosphore blanc ou l’uranium appauvri, mais de surcroit par de l’uranium enrichi.

    C’est le bouleversant résultat des recherches menées par le professeur Christopher Busby, de l’université d’Ulster, publiée dans « Conflict & Health ». L’analyse des cheveux des parents de nombreux enfants nés avec de graves déformations et déjà porteurs de tumeurs semble démontrer les effets dévastateurs des bombes américaines : une découverte stupéfiante, avec « de multiples implications au niveau global » accusant l’armée à la bannière étoilée d’avoir utilisé pour la destruction de la ville des armes non seulement interdites, mais véritablement inconnues dans la littérature scientifiq
    Quand le tribunal international de La Haye ouvrira une action judiciaire contre les States pour crime contre l’humanité sur l’utilisation du phosphore blanc et d’obus avec de l’Uranium enrichi sur des population civile à Fallujah en Irak ?

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    • Jacques Coeur // 11.09.2013 à 16h09

      Bataille de Fallujah : novembre 2004.
      Ratification par les EUA du protocole III de la convention sur certaines armes classiques : janvier 2009.

      Donc, concernant Fallujah, les EUA ne peuvent pas être pousuivi pour l’utilisation du phosphore blanc.

      Et il est très difficile de condamner un pays utilisant des munitions à UA car aucun texte interdit spécifiquement son usage.

      Moralement je suis bien d’accord avec vous, mais l’affaire n’est pas gagnée. Regardons du côté du Vietnam et de l’agent orange pour comprendre que toute poursuite judiciaire sera semée d’embûches et l’issue en sera bien incertaine.

      La loi du plus fort… 😕

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    • Jacques Coeur // 11.09.2013 à 17h13

      Juste une petite remarque d’ordre juridique, le tribunal international de La Haye n’existe pas. A La Haye nous avons la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale qui juge les crimes de guerres, entre autres. A cela nous pouvons ajouter les tribunaux internationaux temporaires.

      Et je ne voudrais pas vous mettre le bourdon, mais jusqu’à présent la CPI ne s’occupe que de pays africains.

      “Selon que vous serez puissant ou misérable …”, quand on parle de justice c’est plutôt déprimant.

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    • pyrrhogaster // 11.09.2013 à 19h45

      Et les USA n’ont pas, à ma connaissance reconnu la CPI. C’est une sorte d’aveu…

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  • Christophe Vieren // 11.09.2013 à 16h45

    Allez une note d’espoir : le colosse a désormais les pieds d’argile. Il dispose certes encore d’un fort pouvoir économique ($ monnaie mondiale en particulier) et militaire (43% des dépenses mondiales). Le projet PNAC semble avoir échoué.

    La question reste : quel autre empire va-t-il lui succéder ? Chine (7,3%) ? Russie (3,6%) ? France (3,6%) ? Nan, j’rigole ! Ou alors peut-être un monde sans nations.
    On peut rêver non ?

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  • Lou // 11.09.2013 à 21h00

    Le plus surprenant c’est que ds les années 70 les USA étaient un pays infiniment plus démocratique et libre que l’URSS.

    Pourtant la répression a été mille fois pire chez les “alliés” des USA qu’en Europe de l’Est. Il fallait mieux être dissident à Prague ou en Pologne qu’au Chili, en Argentine ou en Iran, c’était vraiment l’enfer (néanmoins pas évident que ça ait été la même chose à Cuba ou au Vietnam).

    Lire à ce sujet un excellent bouquin du dissident Simecka, “Le rétablissement de l’ordre”, sur la vie en Tchécoslovaquie après le Printemps de Prague et les méthodes employées par les Soviets.

    Lou

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  • Benjamin Franklin // 12.09.2013 à 23h06

    On peut respecter le courage politique d’Hernando Calvo Ospina, qui l’amena notamment à subir des tortures.
    Il n’empêche qu’Ospina est un partisan affiché de Castro et du communisme cubain, et présente les choses d’un point de vue très favorable à Allende.

    Le fait que Pinochet ait été un dictateur corrompu ne blanchit absolument pas Allende de ses erreurs et de ses crimes.

    Si on veut faire une analyse plus objective de la situation que celle présentée par un castriste notoire, il apparaît que :
    *Lors des présidentielles de 1970, Allende a fait 36,3% des suffrages, Alessandri 34.9% et Radomir Tomic, de la démocratie chrétienne, 27,9%. On estime à 40 000 voix l’avance d’Allende. Ces chiffres ne sont nullement une surprise, Allende avait fait un score semblable à une précédente élection. Ca fait très loin de la majorité absolue.

    *Si Alessandri a abondamment profité de l’aide matérielle américaine, Allende a largement profité de l’aide soviétique et cubaine.

    *La constitution chilienne ne prévoyant pas de second tour, c’est au parlement de désigner le président. Or le parlement avait une composition proche des résultats de la présidentielle. Allende n’a obtenu l’investiture que grâce au ralliement des démocrates chrétiens, qui ont négocié en échange un encadrement constitutionnel sévère des pouvoirs de l’exécutif.

    *Le programme économique mis en place par Allende fut un désastre complet. Allende fit tourner à fond la planche à billets, imposa des prix plafonds, désorganisa la production. Le résultat fut une explosion du marché noir et un effondrement de la production, notamment agricole. Sous Allende, le Chili connut pour la première fois de son histoire les tickets de rationnement

    *L’administration Allende a couvert l’assassinats de centaines d’opposants politiques par ses sympathisants (je n’ose écrire “a commandité”…)

    *Allende a bénéficié de millions de dollars d’aides économiques de la part des pays soviétiques, en pure perte d’ailleurs

    *Allende fit très largement appel à Castro pour affermir son pouvoir, introduisant des guérilleros cubains dans le pays, faisant entrer des armes cubaines pour armer ses sympathisants.

    *Allende a tenté un programme délirant de contrôle et planification de l’économie par ordinateurs (projet Cybersyn)…

    *l’Unité Populaire d’Allende n’a jamais dépassé les 48% à un suffrage national (municipales de 1971). Aux législatives de mars 1973, l’opposition unie à Allende remporte 55% des suffrages (contre 44% à l’Unité Populaire, en dépit de plusieurs manipulations électorales). Allende n’a jamais représenté la majorité des chiliens.

    *Pendant toute sa présidence, Allende a multiplié les empiètements à la constitution, s’immiscant dans le pouvoir judiciaire, réalisant des expropriations illégales, tentant de museler l’opposition.

    *Le 23 août 1973, le parlement chilien, où Allende n’a jamais disposé de la majorité, approuve un accord réclamant d’Allende qu’il cesse ses agissements anticonstitutionnels, et appelant l’armée à protéger la constitution.

    Le problème hélas, est que la junte militaire dirigée par Pinochet a certes répondu à l’appel du parlement, mais a réagit de manière extrêmement brutale, et a mis en place une dictature.

    La vérité, c’est donc qu’Allende était un sympathisant marxiste, qui mis le Chili à genoux en imposant, au mépris de la majorité de la population et de la Constitution, un programme d’inspiration bolchevique, dont le but avoué était de saper complètement “l’ordre ancien” pour imposer “l’Homme nouveau” socialiste. Son élection a entamé la décennie la plus sombre de l’histoire récente du Chili.

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    • Christophe Vieren // 13.09.2013 à 08h31

      Si je comprends bien, Pinochet c’est la faute à ce salaud d’Allende coupable de sympathie marxiste. Alors dans ce cas, je change d’avis : A bas Allende, Vive le coup d’état, vive la CIA, vive Pinochet (trop tard il est mort), vive l’Amérique !

      Merci la Voix de l’Amérique que je croyais fermée.

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      • Benjamin Franklin // 13.09.2013 à 08h43

        A bas Allende oui clairement. Vive le coup d’Etat non certainement pas. Je n’aime aucun dictateur incompetent, quelle que soit leur couleur politique, brune ou rouge, tu devrais le savoir depuis le temps Christophe !

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    • vdj // 18.09.2013 à 14h08

      “Sous Allende, le Chili connut pour la première fois de son histoire les tickets de rationnement”

      Ah oui, la fameuse grève des camionneurs (seul moyen de transport), organisée par les Etats-Unis (les camionneurs étaient payés pour faire grève). Kisdinger avait annoncé que les US allaient “faire hurler de douleur” l’économie chilienne”.

      “L’administration Allende a couvert l’assassinats de centaines d’opposants politiques par ses sympathisants”

      Ah oui ? Lesquels ?

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      • Benjamin Franklin // 19.09.2013 à 14h02

        euh… c’est quoi le rapport entre les tickets de rationnement et la grève des camionneurs ? Et puis, avec plus de 300 millions de dollars d’aide soviétique, Allende n’avait pas les moyens de faire monter les enchères des grévistes et de contourner les restrictions américaines ?
        Que Kissinger soit un pourri n’est pas un scoop. Par contre, attribuer le plantage de l’économie d’Allende aux USA est aussi ridicule que de dire que le plantage de l’économie chilienne sous Pinochet en 1980-81 est un coup monté du KGB.

        Le plus célèbre assassinat est celui de Pérez Zujovic. Il y a d’autres échantillons de la violence de l’extrême gauche chilienne sous Allende ici :
        http://es.wikipedia.org/wiki/Acciones_armadas_de_extrema_izquierda_en_Chile

        Et répétons une chose au cas où c’est pas clair : ni Berlin ni Moscou. Critiquer un pourri qui a tenté de faire passer en force le bolchévisme contre l’avis de 62% de la population, ne sanctifie absolument pas le pourri de l’autre bord responsable de 2000 morts et 30 000 arrestations illégitimes.

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  • dupontg // 14.09.2013 à 08h24

    Un detail oublié mais qui est encore une curiosité d’aujourd’hui….

    Quelques semaines plus tard, Henry Kissinger reçut le Prix Nobel de la Paix…

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