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11.septembre.202111.9.2021 // Les Crises

États-Unis : Un empire défaillant en pleine chute

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Ce pays, qui a englouti des milliers de milliards de dollars de l’argent des contribuables dans ses guerres sans fin, pourrait-il maintenant être relégué au rang d’empire défaillant doté d’une armée déficiente ?

Source : ScheerPost, Tom Engelhardt, TomDispatch
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

[Spc. Micah E. Clare / Armée américaine].

C’était il y a si longtemps, dans un monde apparemment sans challengers. Vous souvenez-vous seulement de l’époque où nous, Américains, vivions sur une planète avec une Russie couchée, une Chine à peine émergente et aucun ennemi évident, à l’exception de ce que l’on a appelé plus tard « l’axe du mal », trois pays alors incapables de mettre en danger celui-ci ? Oh, et, en fin de compte, un jeune et riche Saoudien, ancien allié, Oussama Ben Laden, et 19 pirates de l’air, pour la plupart également Saoudiens, appartenant à un minuscule groupe appelé Al-Qaïda qui a brièvement disposé d’une « force aérienne » de quatre avions de ligne. Il n’est pas étonnant que ce pays ait été présenté comme la plus grande force, la plus grande superpuissance de tous les temps, dotée d’une armée qui laissait tous les autres loin derrière.

Et puis, bien sûr, il y a eu le lancement de la guerre mondiale contre le terrorisme, qui allait bientôt être banalisée sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». Oui, cette guerre – même si personne ne l’a appelée ainsi depuis des années – a commencé le 11 septembre 2001. Dans un Pentagone partiellement en ruines, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, déjà conscient que les destructions autour de lui étaient probablement le fait d’Oussama Ben Laden, a ordonné à ses assistants de commencer à planifier une frappe de représailles contre… l’Irak de Saddam Hussein. Les mots exacts de Rumsfeld (un assistant les a notés) étaient : « Allez-y massivement. Balayez tout. Que les choses soient liées ou non. »

Que les choses soient liées ou non. Restons un moment sur cette phrase. À leur manière, ces mots, prononcés dans les premières heures qui ont suivi la destruction du World Trade Center de New York et d’une partie du Pentagone, semblent toujours résumer l’expérience américaine du XXIe siècle.

Quelques jours après le 11 Septembre, Rumsfeld, qui a servi quatre présidents avant de quitter ce monde à 88 ans, et le président pour lequel il travaillait alors, George W. Bush, allaient officiellement lancer la guere mondiale contre la terreur. Ils allaient cibler de manière ambitieuse les réseaux terroristes supposés dans pas moins de 60 pays. (Oui, c’est le nombre avancé par Rumsfeld !) Ils envahiront l’Afghanistan et, moins d’un an et demi plus tard, feront de même à une échelle bien plus grande en Irak pour abattre son dirigeant autocrate, Saddam Hussein, qui avait autrefois été un ami du secrétaire à la Défense.

Malgré les rumeurs colportées à l’époque par les partisans d’une telle invasion, Saddam n’avait rien à voir avec le 11 Septembre ; de même, malgré les affirmations de l’administration Bush, son régime ne développait ou ne possédait pas d’armes de destruction massive ; et si nous n’avions pas agi, un champignon atomique irakien ne se serait un jour élevé au-dessus de New York ou d’une autre ville américaine. Et n’oubliez pas que ces deux invasions et bien d’autres encore ont été réalisées au nom de la « libération » des peuples et de la diffusion de la démocratie à l’américaine dans le Grand Moyen-Orient. En d’autres termes, en réponse à l’attaque dévastatrice de ces 19 pirates de l’air armés de couteaux, les États-Unis se préparaient à envahir et à dominer le Moyen-Orient riche en pétrole jusqu’à la fin des temps. En 2021, presque deux décennies plus tard, cela ne vous semble-t-il pas être d’une autre époque ?

Au fait, vous noterez qu’il manque un mot dans tout ce qui précède. Croyez-moi, si ce que je viens de décrire avait été lié aux plans soviétiques pendant la Guerre froide, vous pouvez parier votre dernier dollar que ce mot aurait fait le tour de Washington. Je pense, bien sûr, à « empire » ou, dans sa forme adjective, « impérial ». Si l’Union soviétique avait planifié des actes similaires pour « libérer » des peuples en « répandant le communisme », cela aurait été considéré à Washington comme le projet le plus impérial qui soit. Cependant, au début de ce siècle, alors que l’Union soviétique avait disparu depuis longtemps et que les dirigeants américains s’imaginaient pouvoir régner en maîtres sur le monde entier jusqu’à la fin des temps, ces deux mots ont été bannis de l’histoire.

Il était évident que, malgré le fait sans précédent des quelque 800 bases militaires que ce pays possédait dans le monde, les puissances impériales appartenaient clairement au passé.

« Les empires sont allés la-bas et n’ont pas réussi »

Gardez cette pensée en suspens pendant un moment, pendant que je vous emmène faire un tour rapide de la guerre mondiale contre la terreur, oubliée depuis longtemps. Presque deux décennies plus tard, il semble qu’elle touche à sa fin. Oui, il y a toujours ces 650 soldats américains qui gardent notre ambassade dans la capitale afghane, Kaboul, et il y a toujours cette « capacité au-delà de l’horizon » que le président cite pour que les avions américains puissent frapper les forces talibanes, même si les troupes américaines n’ont abandonné que récemment leur dernière base aérienne en Afghanistan ; et oui, il y a toujours environ 2 500 soldats américains stationnés en Irak (et des centaines d’autres dans des bases de l’autre côté de la frontière, en Syrie), qui sont régulièrement attaqués par des milices irakiennes.

De même, malgré le retrait des forces américaines de Somalie à la fin des années Trump, les frappes aériennes à longue distance contre le groupe terroriste al-Shabaab, interrompues lorsque Joe Biden est entré dans le bureau ovale, viennent de reprendre, vraisemblablement depuis des bases au Kenya ou à Djibouti ; et oui, l’horrible guerre au Yémen se poursuit avec les États-Unis qui soutiennent toujours les Saoudiens, même si c’est en offrant une aide « défensive » et non « offensive » ; et oui, les opérateurs spéciaux américains sont également stationnés dans un nombre stupéfiant de pays à travers le monde ; et oui, des prisonniers sont toujours détenus à Guantanamo, ce triangle des Bermudes de l’injustice offshore créé par l’administration Bush il y a si longtemps. Certes, les fonctionnaires du nouveau ministère de la Justice de Biden débattent au moins, mais de manière indécise, de la question de savoir si ces détenus ont le droit à une procédure régulière en vertu de la Constitution (oui, la Constitution des États-Unis !) et leur nombre est à son plus bas niveau historique depuis 2002, soit 39.

Pourtant, reconnaissons-le, il ne s’agit pas des conflits qui, il fut un temps, impliquaient des invasions, des frappes aériennes massives, des occupations, le meurtre d’un nombre stupéfiant de civils, des attaques de drones généralisées, la désorganisation de pays entiers, le déracinement et le déplacement de plus de 37 millions de personnes, le déploiement, à un moment donné, de 100 000 soldats américains rien qu’en Afghanistan, et la dépense de milliers de milliards de dollars de l’argent des contribuables américains, tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme et de la diffusion de la démocratie. Et pensez-y comme à une mission (non) accomplie dans le sens le plus vrai que l’on puisse imaginer.

En fait, cette idée de diffusion de la démocratie n’a pas vraiment survécu aux années Bush. Depuis lors, il y a eu remarquablement peu de discussions dans le Washington officiel sur ce que ce pays faisait réellement lorsqu’il faisait la guerre dans des parties importantes de la planète. Oui, ces deux décennies de conflit, ces « guerres éternelles », comme les ont appelées d’abord les critiques, puis tout le monde, sont au moins en train de s’achever, ou peut-être de s’effondrer – et pourtant, voici ce qui est étrange : ne penseriez-vous pas que, puisqu’elles se sont terminées par un échec visible, le budget du Pentagone pourrait également baisser ? Pourtant, curieusement, après toutes ces années de guerres perdues, il continue d’augmenter. Le budget du Pentagone se dirige de plus en plus vers la stratosphère à mesure que la politique étrangère « pivote » du Grand Moyen-Orient vers l’Asie (et la Russie et l’Arctique et, enfin, partout sauf dans ces endroits où les groupes terroristes rodent encore).

Autrement dit, lorsqu’il s’agit de l’armée américaine qui tente de refiler ses guerres éternelles à d’autres, le fiasco devient la nouvelle success story. . Il n’est donc peut-être pas si surprenant que les généraux perdants qui ont mené ces guerres, tout en promettant éternellement que des « virages » étaient pris et que des « progrès » étaient réalisés, ont presque tous soit continué à monter en grade, soit obtenu des parachutes dorés dans d’autres parties du complexe militaro-industriel. Cela devrait choquer les Américains, mais ne semble jamais le faire. Oui, un pourcentage frappant d’entre nous est favorable à ce que l’on abandonne l’Afghanistan et les Afghans à leur sort et que l’on passe à autre chose, mais c’est toujours un grand « merci pour vos services » à nos commandants militaires et au Pentagone.

En regardant en arrière, cependant, la vraie question – que personne ne pose – n’est-elle pas celle-ci : quelle était la mission de l’Amérique pendant toutes ces années ? En réalité, je ne pense pas qu’il soit possible de répondre à cette question ou d’expliquer quoi que ce soit sans utiliser le nom et l’adjectif interdits que j’ai mentionnés précédemment. Et, à ma grande surprise, après toutes ces années où ce mot n’a jamais franchi les lèvres d’un président américain, Joe Biden, l’homme qui insiste sur le fait que « l’Amérique est de retour » sur notre planète en déclin, l’a effectivement utilisé !

Lors d’une récente conférence de presse, irrité de se retrouver à discuter sans fin de sa décision de retirer les forces américaines d’Afghanistan, il a répondu à cette question d’un journaliste : « Compte tenu de la somme d’argent qui a été dépensée et du nombre de vies qui ont été perdues, à votre avis, en prenant cette décision, les 20 dernières années en valaient-elles la peine ? »

Sa réponse : « J’ai fait valoir, dès le début [dans les années Obama], comme vous vous en souvenez peut-être – cela a été révélé après la fin de l’administration… Aucune nation n’a jamais unifié l’Afghanistan, aucune nation. Des empires y sont allés et n’ont pas réussi. »

Alors, là ! Oui, c’était vague et cela aurait pu être simplement une référence au destin en Afghanistan, ce fameux « cimetière des empires », de l’empire britannique au XIXe siècle et de l’empire soviétique au XXe siècle. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’un président, même si c’est de manière minimale, même si c’est de manière indirecte, même si c’est sans le vouloir, a finalement reconnu que ce pays, lui aussi, était en mission impériale là-bas et dans le monde entier, une mission non pas de diffusion de la démocratie ou de libération mais de domination. Sinon, comment diable expliquez-vous ces 800 bases militaires sur tous les continents sauf l’Antarctique ? Est-ce que cela répand vraiment la démocratie ? Est-ce que cela libère vraiment l’humanité ? Ce n’est pas un sujet discuté dans ce pays, mais croyez-moi, s’il s’agissait d’un autre endroit, les mots « empire » et « impérial » seraient sur bien trop de lèvres à Washington et l’envie de dominer de cette manière aurait été dénoncée sans ambages dans notre capitale nationale.

Un empire défaillant avec une armée défaillante ?

Voici une question pour vous : si les États-Unis sont « de retour » comme le prétend notre président, en quoi consiste exactement le retour ? Que pourrait-il être, maintenant qu’ils ont prouvé leur incapacité à dominer la planète de la manière dont leurs dirigeants politiques en rêvaient autrefois ? Ce pays qui, ces dernières années, a englouti des milliers de milliards de dollars des contribuables dans ses guerres éternelles, pourrait-il être déclassé en empire en perdition doté d’une armée défaillante ?

Bien sûr, une telle éventualité n’est généralement pas reconnue ici. Si, par exemple, Kaboul tombe aux mains des talibans dans quelques mois et qu’il est nécessaire de porter secours à des diplomates américains depuis le toit de notre ambassade, comme cela s’est produit à Saigon en 1975 – ce que le président a rejeté avec véhémence comme étant une impossibilité – soyez sûrs d’une chose : un tas de Républicains et d’experts de droite lui sauteront immédiatement à la gorge pour être parti « trop vite ». (Bien sûr, certains d’entre eux le font déjà, y compris, comme par hasard, le président même qui a lancé l’invasion de 2001, pour se recentrer presque instantanément sur l’invasion de l’Irak).

Dans notre pays même, lorsque l’on pense à la destination réelle de notre argent, les inégalités de toutes sortes ne font que s’accentuer, les milliardaires américains étant toujours plus riches et plus nombreux, pendant que le Pentagone et les entreprises d’armement s’enrichissent avec l’argent des contribuables et que les factures restent impayées ailleurs.. En ce sens, il est peut-être temps de commencer à considérer les États-Unis comme un système impérial défaillant, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Malheureusement, que ce soit au niveau mondial ou national, tout cela semble difficile à comprendre ou à décrire pour les Américains (d’où, peut-être, la folie de l’Amérique de Donald Trump). Après tout, si vous ne pouvez même pas utiliser les mots « impérial » et « empire », comment allez-vous comprendre ce qui vous arrive ?

Pourtant, oubliez les délires sur la diffusion de la démocratie à l’étranger. Nous sommes maintenant dans un pays qui menace visiblement de perdre la démocratie chez lui. Oubliez l’Afghanistan. Depuis l’attaque du 6 janvier contre le Capitole jusqu’aux dernières lois (anti)électorales au Texas et ailleurs, il y a un système défaillant ici même aux États-Unis d’Amérique.

Oui, à l’échelle mondiale, l’administration Biden semble remarquablement désireuse d’entrer dans une nouvelle guerre froide avec la Chine et de « pivoter » vers l’Asie, tandis que le Pentagone continue de renforcer ses forces, de la marine au nucléaire, comme si ce pays était encore la puissance impériale régnante sur la planète. Mais ce n’est pas le cas.

La vraie question est peut-être la suivante : trois décennies après que l’empire soviétique ait pris le chemin de la sortie, est-il possible que l’empire américain, bien plus puissant, se dirige aussi chaotiquement dans la même direction ? Et si oui, qu’est-ce que cela signifie pour le commun des mortels ?

Tom Engelhardt a créé et dirige le site TomDispatch.com. Il est également cofondateur de l’American Empire Project et l’auteur d’une histoire très appréciée du triomphalisme américain pendant la Guerre froide, The End of Victory Culture (La fin de la culture de la victoire, NdT). Membre du Type Media Center, son sixième et dernier livre s’intitule A Nation Unmade by War (Une nation défaite par la guerre, NdT).

Source : Scheer Post, Tom Engelhardt, TomDispatch, 01-08-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 11.09.2021 à 10h23

« Pourtant, oubliez les délires sur la diffusion de la démocratie à l’étranger. Nous sommes maintenant dans un pays qui menace visiblement de perdre la démocratie chez lui. Oubliez l’Afghanistan. »

Encore et toujours les mêmes mensonges.

Diffusion de la démocratie à l’étranger? Comme en Arabie, comme aux Émirats, comme au Qatar?

On ne peut pas perdre ce qu’on n’a pas. Appeler « démocratie » un régime oligarchique et ploutocratique est du bourrage de crâne, de la propagande pour guignols.

Il ne s’est jamais agi de diffuser la « démocratie », mais de semer le chaos dans les pays hostiles à Israël. Lire le projet néocons « Pour un nouveau siècle américain ».

40 réactions et commentaires

  • calal // 11.09.2021 à 08h01

    Pour moi,le retrait de l’armee us d’afghanistan est le signe que les americains restent un peuple pragmatique qui se corrige quand il fait des erreurs. Bien des empires ont chute parce qu’ils ont continue des guerres dispendieuses qui n’avaient d’interet que pour une minorite de dominants de l’empire en question. Le retrait d’afghanistan prouve que le pouvoir politique a encore un petit controle sur le complexe militaro industriel voir sur certains autres groupes de pression. Autres groupes de pression qui semblent ne pas vouloir lacher l’afghanistan et pousser pour que l’armee us y retourne.
    Certains se moquent des us en disant qu’ils finissent toujours par faire les bons choix apres avoir explore toutes les erreurs possibles et imaginables. Dans un monde reel et imparfait,c’est toujours mieux de faire cela que d’appliquer la methode europeenne et francaise qui consiste a refaire toujours la meme chose apres un echec avec deux fois plus de moyens ( surtout avec deux fois plus de moyens des AUTRES: »les francais doivent faire plus d’efforts »)…

      +4

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    • James Whitney // 11.09.2021 à 11h51

      « Pour moi,le retrait de l’armee us d’afghanistan est le signe que les americains restent un peuple pragmatique qui se corrige quand il fait des erreurs. »

      Bien d’accord que les habitants des États-Unis sont pragmatique. Mais c’est un minuscule pourcentage qui ont les moyens de décider les actions du gouvernement. C’est ceux qui peuvent financer les campagnes électorales des législateurs et placer leurs proches dans les postes important du gouvernement.

      On voit le résultat : plus que 1200 décès Covid chaque jour, inondations ou incendies un peu partout aux US, pauvreté en énorme augmentation, et j’en passe.

      Encore pire qu’en France.

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    • Cagnotte // 11.09.2021 à 14h49

      Les américains sont pragmatiques ??
      Il leur a fallu quand même 20 ans ,2.5milliards de dollars et des centaines de milliers de morts pour arriver à seule conclusion qu’il leur restait : prendre la fuite l

        +19

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      • Gaspard des Montagnes // 11.09.2021 à 17h51

        En fait, c’est 2500 milliards de dollars !!

          +13

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        • Yanka // 14.09.2021 à 18h49

          En syntaxe US, 2.5 milliards (avec un point), c’est 2500 milliards, et 2,5 milliards (virgule), c’est 2,5 milliards.

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          • osmium // 18.09.2021 à 08h12

            Bonjour bonjour, c’est le contraire. Les virgules sont utilisées en Europe pour séparer les décimales, et en Amérique pour séparer les milliers. 2.5 milliards en US, c’est 2,5 milliards en Europe.

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    • Dominique65 // 11.09.2021 à 17h05

      « Le retrait d’afghanistan prouve que le pouvoir politique a encore un petit controle sur le complexe militaro industriel »
      Sauf que le budget de la défense continue d’augmenter ! Désolé de te décevoir.
      Journal La tribune du 29 Mai 2021 « Par ailleurs, le budget consacré à la défense augmente légèrement, à 756 milliards de dollars. »

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    • Subotai // 13.09.2021 à 04h39

      C’est juste une classique défaite militaire, qui entrainera le tout aussi classique effondrement du Régime politique.
      On peut se gargariser de mots, l’enchainement des situations du fait de la persistance du comportement humain est inéluctable. 🙂

        +0

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      • John V. Doe // 13.09.2021 à 13h26

        Les USA ont déjà perdu le Vietnam sans s’effondrer. Juste se fragiliser un peu plus, c’est tout.

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        • Le Minotaure // 18.09.2021 à 17h40

          Après le Vietnam ils ont eu quelques années difficiles (échec piteux de la tentative de libération des otages de Téhéran entre autres) puis ils ont dégommé l’URSS et ont largement aidé les Japonais à s’embourber dans 30 ans de stagflation.

            +1

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  • Paul // 11.09.2021 à 08h38

    qu’on le critique ou non, il a quand même fait ce qu’il avait dit

    « Lorsque Trump est arrivé à la Maison Blanche en 2017, il l’a fait en promettant de mettre fin aux « guerres sans fin » de l’Amérique.  »
    https://www.bbc.com/afrique/monde-58259138

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    • Patrick // 13.09.2021 à 09h11

      Disons que Trump a essayé.
      Mais déjà un POTUS qui arrive en disant qu’il faut arrêter de s’occuper des affaires des autres , c’était assez révolutionnaire. On a pu constater que la réalité était beaucoup plus complexe que ça.

        +0

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  • LibEgaFra // 11.09.2021 à 10h23

    « Pourtant, oubliez les délires sur la diffusion de la démocratie à l’étranger. Nous sommes maintenant dans un pays qui menace visiblement de perdre la démocratie chez lui. Oubliez l’Afghanistan. »

    Encore et toujours les mêmes mensonges.

    Diffusion de la démocratie à l’étranger? Comme en Arabie, comme aux Émirats, comme au Qatar?

    On ne peut pas perdre ce qu’on n’a pas. Appeler « démocratie » un régime oligarchique et ploutocratique est du bourrage de crâne, de la propagande pour guignols.

    Il ne s’est jamais agi de diffuser la « démocratie », mais de semer le chaos dans les pays hostiles à Israël. Lire le projet néocons « Pour un nouveau siècle américain ».

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    • utopiste // 13.09.2021 à 04h50

      J’aspire aussi à une Démocratie véritable. Mais serait-elle obligatoirement un meilleur régime politique que les autres ?
      Je ne me fait pas d’illusion ; Démocratie ou non, il y aura toujours des sacrifices et des sacrifiés, d’autant plus avec les conditions climatiques à venir. Mais, dans une Démocratie, il ne devraient pas être plus nombreux que le strict nécessaire (et non pas aussi nombreux que nécessaire comme actuellement).

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  • christian gedeon // 11.09.2021 à 10h56

    Quand Reagan est arrivé au pouvoir,on aurait pu lire le même article en copié collé. A l’époque déjà,on voyait pour demain la chute de l’empire US. En quelques années cet empire défaillant et en plein chaos allait mettre à genoux l’empire soviétique.Aujourd’hui,ils ont quitté l’Afghanistan dans le « déshonneur ».Et ils s’en battent les flancs en fait. Les talibans et les us echangent presque des mamours un mois après la chute de Kaboul?. Le bordel est en train de s’installer aux frontières des ex republiques soviétiques asiatiques.la frontière est de l’Iran est désormais menacée. Les talibans sont pachtouns et sunnites, les mollahs chiites. les Us récupèrent pour d’autres buts leur appareil militaire bloqué en Afghanistan.Les territoires pachtouns du Pakistan sont soumis à une pression qui n’arrange pas spécialement les pakistanais.Le gouvernement irakien,a supplié les us de rester en Irak alors qu’il réclamait leur départ il y a trois mois. les US ont demandé aux Houthis de se calmer dans leurs assauts sur Maarib.Le Qatar oublie que la roche tarpéienne est proche du Capitole. L’Iran se pense à l’abri.Naftali Bennet à la nomination duquel les corneilles ont applaudi (méchant Netanyahou),va être obligé d’adopter une position de plus en plus dure. Le président tunisien met au pas Ennahda,alliée de Qataris de l’Iran et du Hamas. les islamistes marocains viennent de pendre une branlée historique,et les tensions entre le Maroc et l’Algérie sont à leur max. Vous avez entendu parler des dominos?

      +7

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    • Cagnotte // 11.09.2021 à 15h10

      Je n’ai pas ce souvenir la de l’arrivée de Reagan
      Certes il y avait les otages de Téhéran .Mais l’industrie n’avait pas encore été torpillée par les accords avec la Chine et il n’y avait pas 29000 milliards de dettes fédérales mais 1000
      Sans compter les dettes privées.
      L’armée Us dépense 730 millards par an, soit 3 fois la Chine 12 fois la Russie et malgré cela est virée par des petits pays en guenilles armées de fusils modèles années 40.
      Où passe tout cet argent ?

        +16

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      • Christian Gedeon // 11.09.2021 à 16h59

        La dette fédérale est une joke. Ils se font u e dette à eux même. Le fabricant de dollars qui s’endette auprès du… fabricant de dollars! Ils s’en foutent complètement et peuvent tripler ou quadrupler leur dette de main si ça leur chante.

          +7

        Alerter
        • Patrick // 13.09.2021 à 09h13

          ouais , bof !!
          ils sont surtout en train d’imprimer du dollar à la tonne , c’est une technique très ancienne et ça ne se termine jamais bien, ça prend juste u peu de temps.

            +2

          Alerter
        • Savonarole // 13.09.2021 à 13h22

          Oui et non. Si le dollar se déprécie, c’est tout les prix coté qui montent… d’ailleurs ça monte là.
          Le dollar c’est leur monnaie mais c’est un problème pour tout le monde (pour paraphraser un ex responsable du trésor US) et ça le restera tant qu’il n’y aura pas de nécessité impérieuse d’en changer. Avec la tronche de leur balance commerciale, moi je jouerais pas à l’inflation, c’est un coup à finir en Weimar, mais bon … je suis pas dans les pompes à Janet et si elle a pas envie d’allumer ses neurones, j’y peut rien.
          Perso je voyais plus les US exploser avant le dollar , avec ces histoires d’inflation et la crise du « quoi qu’il en coûte » qui toquent à la porte, les deux risquent de plus en plus d’être concomitants.

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          • Christian Gedeon // 14.09.2021 à 11h23

            Si le dollar se déprécie la première perdante sera…la Chine! Ses créances gigantesques qu’elle détient à l’égard des us sont en…dollars! Rigolo non?

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            • Garibaldi2 // 15.09.2021 à 03h25

              Ca fait déjà un bout de temps (plusieurs années) que la Chine se débarrasse de ses bons du trésor US. Il lui en restait encore 1120 milliards en 2019, ce qui fait d’elle encore le premier créancier étranger des USA, mais ne représente que 7% de la dette US, le premier créancier étant … la FED !

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              Alerter
      • Le Minotaure // 18.09.2021 à 17h52

        « L’armée Us dépense 730 millards par an, soit 3 fois la Chine 12 fois la Russie et malgré cela est virée par des petits pays en guenilles armées de fusils modèles années 40. »

        C’est souvent le cas dans les guerres asymétriques. La France subira le même sort au Sahel malgré un des rapport de pertes face à l’ennemi écrasant . Au passage vos propos méprisants sur les combattants Talibans sont décalés par rapport à leurs capacités militaires réelles .

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    • antoniob // 12.09.2021 à 02h18

      > . Le bordel est en train de s’installer aux frontières des ex republiques soviétiques asiatiques

      Les troubles aux frontières ouzbèques et tadjikes datent de la dissolution soviétique lorsque justement les saoudiens tentaient avec leurs pions des islamisations. Il y eu une mini guerre civile locale de quelques mois. Depuis ces pays sont stables et les fondamentalistes locaux bridés chez eux ne trouvent des échapattoires que dans l’action extérieure comme lors des missions de mercenaires en Syrie.
      Le foutoir afghan côtoie les frontières de ces pays depuis trente ans, ce n’est pas nouveau, et l’expérience djihadiste en Tchétchénie, par comparaison, n’a pas marché non plus.
      Les premiers à combattre les fondamentalistes en Ouzbékistan, au Tadjikistan, et au Kazakhstan sont les gouvernements eux-mêmes. Les ouzbèques notamment ne rigolent pas, prenez la voiture et faites une traversée du pays, pour constater les points de contrôles routiers, aux entrées des villes, avec militaires en armes. J’ai même eu le hasard d’être pris dans un contrôle massif, entre Toursunzoda et Samarkande lors d’un voyage: tous les automobilistes déviés sur une aire par des militaires, pour passer à des contrôles d’identités. Clairement ils recherchaient quelqu’un et n’ont pas hésité à bloquer une route et tout le traffic. Bon courage aux apprentis islamistes.
      Au Pamir, c’est l’armée russe qui fait la police des frontières.

      > dominos?

      chaos généralisé sans résultats probants? et le blocus total du Liban qui renforce le gradient Iran-Syrie-Hezbollah, car 40% de la population est chiite,…

        +6

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  • allpa // 11.09.2021 à 11h01

    Les Crises en a parlé, quelques autres aussi, mais le sujet reste sous-médiatisé auprès d’un plus large public : la question du gazoduc TAPI en Afghanistan.

    Un projet datant du milieu des années 90, l’une des très probables raisons de l’intervention US dans son projet de remodelage brutal du Moyen-Orient.

    Les USA sont toujours prompts à servir la Démocratie (au besoin avec leurs propres salauds portés au pouvoir s’il le faut) et la Liberté (de leur big business, Halliburton & cies en tête de gondole).

    Afghanistan: déroute militaire ou realpolitik ?
    26 aout 2021
    https://www.air-cosmos.com/article/afghanistan-droute-militaire-ou-realpolitik-25255

    Dès l’après 11/09/2001, le sujet était parfois évoqué dans les gros médias :

    (2002)
    Sous le conflit afghan, des pipelines ?
    par Pascal RICHE le 5 janvier 2002
    https://www.liberation.fr/planete/2002/01/05/sous-le-conflit-afghan-des-pipelines_389449/

    Conclusion :
    Avec plus de 700 milliards de dollars alloués et votés, chaque année, par les dirigeants politiques US successifs pour le budget du Pentagone et ses officines ; avec aussi des moyens conséquents accordés à la CIA, la NSA et d’autres structures ; avec des marchés financiers au bord de l’effondrement en 2019 et qui – miracle – ont pu profiter d’injections de liquidités monstrueuses à cause/grâce à la crise sanitaire planétaire arrivée au moment de la purge décennale des marchés, le cynique empire américain a très probablement encore de la ressource et un pouvoir de nuisance élevé dans le grand échiquier de la géopolitique…

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  • Castor // 11.09.2021 à 12h20

    « est-il possible que l’empire américain, bien plus puissant, se dirige aussi chaotiquement dans la même direction ? »

    La différence avec l’URSS, c’est que cette dernière a été victime de la force centrifuge de ses nationalismes, avec un pouvoir historiquement faible sous Gorbatchev. Ces nationalismes se sont évidemment nourris des défauts trop visibles de l’URSS, mais ces défauts n’étaient sans doute pas plus profonds que ne l’est, par exemple, la pauvreté croissante aux Etats-Unis.

    Or les Etats-Uniens (qui sont dans système fédéral plutôt qu’une union) croient encore très fort au « rêve américain » et il n’y a aucune alternative au système politique actuel, comme un éclatement entre les divers états américains par exemple.

    Il n’y a donc aucune chance pour que les Etats-Unis s’effondrent comme l’URSS ou comme les empires coloniaux. Il peut y avoir dans le meilleur des cas une refonte de ce système vers une tendance plus démocratique et (soyons fous) plus socialisante. Mais cela ne signifie nullement un effondrement. Le seul facteur qui peut dissoudre les liens sociaux c’est la rareté absolue des matières premières et la misère généralisée. Dans ce cas, le plus probable est que la majorité soit réduite en esclavage pour le confort des nouveaux aristocrates.

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    • antoniob // 11.09.2021 à 16h15

      > aucune chance pour que les Etats-Unis s’effondrent comme l’URSS ou comme les empires coloniaux.

      il y a un mélange et confusion de concepts dans ce genre de comparaisons: les Etats-Unis en tant que pays ne va pas s’effondrer, l’URSS était une union de pays pas un pays, ce qui ressemble un peu à l’URSS de nos jours est l’UE mais en beaucoup plus mou par absence de langue commune et d’armée unique, mais sinon similaire. L’UE serait plus proche de l’Empire Austro-Hongrois dont la disparité en nationalités a permis la fin facile.
      Les Etats-Unis sont par contre un empire colonial mou, pas formel comme l’empire britannique mais analogue de facto. Lorsqu’il est question d’empire américain c’est cette signification que l’on utilise, et pas les Etats-Unis en tant que tel. L’empire est friable comme celui des britanniques l’était.

      La fin du joug militaire et financier américain sur nombre de pays n’est pas près de disparaître, en partie par conviction idéologique des élites européennes « nazifiées » pour utiliser une comparaison qui vaut ce qu’elle vaut mais correcte dans la mesure où il s’agit d’un racialisme politique basé sur un racisme culturel autour d’un noyau anglo-germanique.
      L’autre raison est que les Etats-Unis n’ont jamais subi de guerre, pas affectés et donc population insensible, tout bêtement.
      A terme il faut attendre aussi un changement démographique dans lequel le racisme totalitaire wasp encore au noyau du système soit supprimé par l’apport hispanique et asiatique, ce qui pourrait diluer l’impérialisme.

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      • Castor // 11.09.2021 à 23h34

        > l’URSS était une union de pays pas un pays

        Une union de pays suppose des pays qui disposent librement de leur souveraineté et choisissent de s’unir. Cela n’a jamais été le cas des ethnies dominées par les Russes (je ne fais pas de manichéisme : au début de leur expansion les Russes luttèrent pour survivre). Ces ethnies se seraient certainement fondues dans l’URSS ou se seraient accommodées de son système politique sans la volonté de Staline puis de ses successeurs de stimuler les nationalismes. Cela commence dès 1943 avec la « grande guerre patriotique ». Staline avait bien vu que les troupes nazies, fanatisées, étaient d’une très grande valeur militaire. Staline se préparait peut-être en vue de la guerre à venir contre ses alliés occidentaux. Il ne pouvait pas savoir qu’elle resterait « froide ».

        Mais quelle pouvait être la perception des autres ethnies de la primauté de la nation Russe ? Et le rejet des ressortissants de ces autres ethnies par des Russes redevenus dominants ? un vrai poison. L’URSS était une union de peuples.

        Pour en revenir au sujet, lorsque l’auteur suggère que l’empire états-unien puisse « se diriger aussi chaotiquement dans la même direction », cela implique quand même un « éclatement », comme il ressort de l’idée de chaos et du rapprochement avec le sort de l’URSS. La seule chose qui pourrait éclater aux yeux de tous, c’est que le roi est nu.

        Ce que veulent les Etats-Uniens, comme les Chinois, c’est une satisfaction replète et du baume sur leur ego. Seuls les moyens d’y arriver diffèrent. Cela vaut-il la peine de se battre ?

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  • Dominique65 // 11.09.2021 à 16h58

    Peut-être les étasuniens ne savent pas qu’ils sont un empire, mais il reste 95% de la population du monde qui en ont une parfaite conscience.

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  • Denis Monod-Broca // 11.09.2021 à 17h27

    « Empire » n’est pas bon mot pour caractériser le statut des USA.

    Les USA ne doivent pas leur position seulement à eux-mêmes. Ils la doivent aussi aux autres pays du monde. Ils sont le roi, nous sommes leurs sujets. Ils sont chez eux partout ou presque. Tout est attendu d’eux, en bien comme en mal. Nous les avons choisis, nous les vénérons et nous les détestons.

    Ils se permettent ce que nul autre pays se permet. Par leurs transgressions les interdits sont rappelés et nos fautes leur sont comptées.

    Car destin d’un roi, au temps des tribus primitives, est de finir à la casserole, accusé des pires crimes, sacrifié pour le bien de la tribu.

    Le moment du sacrifice approche. Se laisseront-ils faire ou nous entraîneront-ils dans un cataclysme final ?

      +8

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    • John V. Doe // 13.09.2021 à 13h31

      En fait, vous venez de définir ce qu’est un Empire. Mais pour la conclusion, bien d’accord avec vous : le risque est grand qu’ils meurent en emmenant tout le monde avec eux. Et là, LITTERALEMENT tout le monde.

        +3

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  • Gaspard des Montagnes // 11.09.2021 à 18h26

    De façon macro, les firmes d’armements américains ont vécu la chute du mur de Berlin comme une tragédie, tous les marchés s’effondraient, rien ou pas grand chose ne justifiait d’entretenir et renouveler un tel stock d’armes et de matériels militaires !!

    Il fallait vite se trouver d’autres ennemis pour faire tourner la machine à cash… d’où dès 90, la guerre du Koweït (Saddam piégé par les US ), puis contre le terrorisme, contre l’axe du mal, etc…
    En 1960, le président Eisenhower (Général et Républicain) dénonçait le pouvoir du complexe militaro-industriel dans son discours :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_fin_de_mandat_de_Dwight_D._Eisenhower

    Le morceau afghan a été lâché, grâce à la Chine ! les américains ont trouvé un nouvel ennemi ! donc refaire la course aux armements, qui ne seront jamais utilisés grâce à l’arme nucléaire : car pas de vainqueur.
    Mais c’est du pain béni pour les fabricants : remplir des hangars, d’armements inutiles qui pour certains ne fonctionnent pas (le F35), se faire financer les programmes de recherche… des centaines de milliards de bénéf. Il suffit de voir l’évolution des actions des firmes d’armement :
    https://www.journaldemontreal.com/2021/08/21/lindustrie-militaire-gagne-toujours

    Pendant ce temps, les US glissent dans la crise, l’espérance de vie recule (hors effet Covid, les américains vivent de 3 à 5 ans de moins que les européens de l’ouest), les écarts de richesse explosent, la criminalité aussi, les tueries de masse se répètent, avec en prime le réchauffement climatique (incendies à l’ouest, inondations à l’est).. que du bonheur !

      +16

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  • Fernet Branca // 11.09.2021 à 22h46

    En tout cas en France nous avons eu droit à une semaine de pure folie. Le procès des attentats du 13 novembre qui va durer 9 mois, un délire belliciste généralisé. Sûr que beaucoup ont mal digére le départ des forces US d’Afghanistan.Et aujourd’hui 11 septembre ce n’est plus à la louche c’est la soupière sur la tête des téléspectateurs. Gilles Keppel déchaîné sur BFM TV.
    Et même l’éditorial « Aux normes de la loi »de Erik Emptaz dans le Canard Enchaîné du mercredi 8 est à prendre avec des pincettes.
    Comme disait Mélenchon , Emmanuel Macron compte sur des attentats pour passer. Et notre belliciste en chef Jean Yves le Drian rêve encore d’en découdre du Sénégal à l’Afghanistan.

      +4

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  • Samuel // 11.09.2021 à 22h58

    Le dollar…tant que le dollar est la monnaie mondiale pour acheter du petrole, ils peuvent fasre se qu íls veulent..

    ils en impriment et impriment au dela du raisonnable car ils s´en foutent…..8voir leur deficit public et exterieur)

    Ensuite si des pays petroliers decident de changer de monnaie, comme en sont temps Saddam et Khadafi contre des euros, c´est la mort…

    Que reproche t on aux iraniens ? de ne pas vendre en dollars….
    Que reproche t on a Poutine ? d´avoir interdit la vente de Ioukos, en 2003, à Exxon Mobil et Chevron Texaco …

    Que reproche t on aux saoudiens , qui decapitent aux sabres des prisonniers , meme dans des parking de supermarche : Rien , ils sont gentils eux , c´est nos amis:-)

    https://www.lepoint.fr/monde/l-arabie-saoudite-decapite-en-masse-24-04-2019-2309365_24.php

    Poutine , qui fait de la provoque, en demandant aux européens de payer leur gaz en Euros et non en dollars 🙂

    La trouille des européens de payer leur energie avec leur monnaie car ils risquent de deplaire a Papa America (voir toute la storie du North Stream 2 )…

    https://www.capital.fr/entreprises-marches/poutine-porte-un-coup-au-dollar-leurope-doit-payer-le-gaz-de-la-russie-en-euros-selon-lui-1405443

      +11

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  • Samuel // 11.09.2021 à 23h00

    Mais le méchant des méchants , celui qui discrètement, comme une termite attaquant les poutres des fondations, la Chine…
    J´achete des tonnes d´or , surtout aux européens. On voyait transiter des centaines de tonnes de Londres, Suisse etc vers la Chine …
    Les francais , dont Sarkozy , qui decide de vendre 600 tonnes d´or des francais en 2008 (tres mauvaises affaires ) ..parti …Qu´en aurait penser Mr De Gaulle de cette idiotie (ou malversation ) ?
    La Chine qui lance ses achat de petrole dans la bourse de Shanghai, achete en Yuan le petrole et le gas avec garantie aux Russes d´etre convertible en Or , achete le pétrole Iraniens alors sous embargo americains…

    https://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/petrole-la-chine-defie-les-sanctions-americaines-contre-l-iran-presse_2093183.html

    Mechante Chine qui discusse avec les Talibans pour avoir un oleoduc pour etre relier directement aux petrole Iraniens , enlevant tout moyens de pression a l US Navy….

    Méchante Chine, qui construit et demande , de plus en plus de gazoducs à la Russie (Suivie de la Corrée du Sud et du Japon )…Chine qui payent plus cher son gaz que les européens…

    Ces euronouilles qui ne comprennent pas que a terme , l´Asie pourra absorber la totalite des exportations Russe…Russe qui n´ont point besoins de ces noullles…

    https://www.lemondedelenergie.com/gazprom-power-of-siberia-chine/2020/05/18/

      +11

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    • John V. Doe // 13.09.2021 à 13h36

      Pas sûr que les Russes ont tellement envie d’avoir une seule région voire un seul pays comme seuls clients. Mais il est sûr qu’avec notre politique étrangère dirigée contre nos propres intérêts (merci parrain US), nous ne sommes pas les clients les plus fiables. Et ça, ça se paie.

        +4

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  • Fernet Branca // 12.09.2021 à 11h26

    A voir sur le soir.be

    11-Septembre: le FBI déclassifie un premier document secret

    D’autres documents secrets devraient être dévoilés. Joe Biden prévoyait de rendre ceux-ci publics.

    Mis en ligne le 12/09/2021 à 07:45

    Le FBI a publié un premier document sur les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, rapporte CNN. La chaîne d’information affirme que d’autres documents secrets devraient être révélés. Le président américain Joe Biden a indiqué il y a plus d’une semaine qu’il prévoyait déjà de publier des documents sur les attentats.

    Le document, qui date de 2016, selon CNN, détaille les enquêtes du FBI sur le soutien présumé apporté par un employé du consulat saoudien et un agent secret saoudien présumé à Los Angeles à au moins deux des hommes qui ont détourné des avions le 11 septembre 2001.
    ….

    https://www.lesoir.be/394339/article/2021-09-12/11-septembre-le-fbi-declassifie-un-premier-document-secret

      +0

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    • John V. Doe // 13.09.2021 à 13h39

      Tiens, tiens, prépare-t-on un réalignement des alliances au Moyen-Orient ? Les documents « secrets » qui « sortent » ne sortent que pour préparer une nouvelle « vérité » tout aussi fausse que la précédente mais qui est orientée selon le sens du vent, comme les corrections des archives des journaux de 1984.

        +3

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      • Christian Gedeon // 14.09.2021 à 11h26

        Voilà voilà une excellente remarque. On y est en plein. Indice la réunion tripartite Égypte Jordanie et…Syrie pour « sauver » le Liban. Gag, non?

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  • martin // 16.09.2021 à 20h14

    Avanguard: Moscou-Washington en 20 minutes.

    Kinzhal: 1000 Km en 4 minutes.

    Zirkon: 1000 Km en 5 minutes.

    L’armée US, « déficiente »? C’est à quelle heure le réveil?

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  • martin // 16.09.2021 à 20h33

    Le pauvre général Hyten essaie depuis trois ans de faire comprendre aux neuneus du Potomac que l’armée américaine a pris trois générations de retard sur l’armée russe. Visiblement, ils ne sont pas les seuls à crachotter du neurone, la gauche américaine est dans le même cas. Nous avons définitivement changé de monde. Il suffit que la Russie dise « évacuez la zone d’interdiction » et tout le monde évacue. C’est aussi simple que ça.

    Pour preuve les évènements militaires récents depuis la baltique jusqu’à la Méditerranée orientale, en passant par l’Ukraine. America is flat.

      +2

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