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18.avril.202218.4.2022 // Les Crises

Madeleine Albright était une impérialiste meurtrière

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Madeleine Albright est morte à 84 ans. Pionnière de l’impérialisme, elle prônait avec passion un recours accru à la violence meurtrière dans la poursuite d’un ordre mondial post-Guerre froide dominé par les États-Unis – et a tué de très nombreuses personnes dans le cadre de ce processus.

Source : Jacobin Mag, Liza Featherstone
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

De 1993 à 1997, Madeleine Albright a été ambassadrice des États Unis auprès des Nations Unies. À ce titre, elle a présidé aux sanctions brutales imposées à l’Irak après la guerre du Golfe. (Chatham House / Flickr)

Madeleine Albright, qui est décédée mercredi à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, a été la première femme secrétaire d’État des États-Unis. Mais les innombrables gros titres qui vantent ce fait risquent de réduire ses réalisations à son sexe. Ce n’est pas juste : elle était bien plus qu’une pionnière.

Albright était une goule impériale, aussi impitoyable dans sa poursuite de la domination mondiale américaine que n’importe quel homme. Elle a joué un rôle central dans l’élaboration d’une politique d’après-Guerre froide qui a provoqué des ravages sur plusieurs continents. Sa biographie est éprouvante : sa famille a fui les persécutions nazies lorsqu’elle était enfant, et vingt-six de ses proches, dont trois grands-parents, ont été assassinés pendant l’Holocauste. C’est une histoire traumatisante, mais rassurez-vous : elle a présidé à de nombreux traumatismes et à la mort d’autres personnes en retour.

De 1993 à 1997, Albright a été ambassadrice des Nations Unies. À ce titre, elle a présidé aux brutales sanctions imposées à l’Irak après la guerre du Golfe, dans le but de maximiser la misère des Irakiens afin d’encourager le renversement de Saddam Hussein. Dans une interview accordée en 1996 à Lesley Stahl de l’émission 60 Minutes, Albright a semblé suggérer que la mort d’enfants d’autres personnes était simplement le prix à payer pour construire un empire. « Nous avons entendu dire qu’un demi-million d’enfants sont morts. Je veux dire, c’est plus d’enfants que ceux qui sont morts à Hiroshima », a déclaré Stahl. « Et vous savez, est-ce que le prix en vaut la peine ? » Albright a répondu : « Je pense que c’est un choix très difficile, mais le prix, nous pensons, le prix en vaut la peine. »

Bien que les estimations de mortalité auxquelles Stahl se référait aient été remises en question par la suite par les chercheurs, Albright a clairement indiqué qu’elle était tout à fait prête à infliger une mort de cette ampleur. Il est difficile d’imaginer la mort de plus d’un demi-million d’enfants, et la misère sans fin, pour tant de familles, contenue dans cette seule statistique. Pourtant, c’est le « prix » qu’Albright était prête à exiger des gens ordinaires dans ce pays pauvre, où les sanctions ont privé les Irakiens de médicaments, d’eau potable et d’infrastructures essentielles.

La doctrine Powell – c’est-à-dire la vision de la politique étrangère de l’après-Guerre froide défendue par le président des chefs d’état-major interarmées de Clinton, Colin Powell (dont on a également fait récemment l’éloge ici et pas de manière aimable) – était que les États-Unis devaient limiter leurs interventions militaires aux situations dans lesquelles leurs propres intérêts nationaux étaient menacés. Albright n’était pas d’accord, et ils se sont affrontés sur le rôle que les États-Unis devaient jouer dans des crises comme celle de la Bosnie. Powell a écrit dans ses mémoires qu’il a « presque eu un anévrisme » lorsqu’elle lui a demandé : « À quoi bon avoir cette superbe armée dont nous parlons toujours si nous ne pouvons pas l’utiliser ? »

En tant qu’ambassadrice des Nations Unies, Albright a chassé du pouvoir le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali après une campagne acharnée, un épisode désolant qui éclaire sa vision de l’ordre mondial de fin de siècle. Boutros-Ghali, dont le mandat a été soutenu par tous les pays à l’exception des États-Unis, a par la suite attribué son éviction à la publication d’un rapport de l’ONU soutenant qu’une attaque israélienne contre un camp de réfugiés au Liban, faisant cent morts, était délibérée et non une erreur, contrairement aux affirmations du gouvernement israélien. Les responsables américains ont nié que c’était la raison, invoquant plutôt des différends concernant le Rwanda, la Croatie et la Bosnie. Il avait froissé certaines classes dirigeantes occidentales en qualifiant la Bosnie de « guerre des riches ». De plus, Boutros-Ghali, architecte des accords de Camp David, considérait la campagne d’Albright à son encontre comme une propagande raciste ou xénophobe en faveur des Républicains hostiles à l’ONU (Bob Dole, par exemple, avait pris l’habitude de se moquer du nom du secrétaire général égyptien : « Booootros Booootros » ou « Boo Boo »), qui étaient particulièrement animés après la mort de quinze soldats américains lors d’un raid de maintien de la paix raté de l’ONU en Somalie. Entre autres moyens de chasser le secrétaire général du pouvoir, Albright a faussement accusé Boutros-Ghali de corruption. Dans Le Monde Diplomatique de l’époque, Eric Rouleau suggère la véritable raison de la vendetta d’Albright contre son collègue populaire :

La chute du mur de Berlin avait permis aux États-Unis de mener la guerre du Golfe presque à leur guise et cela suggérait un modèle pour l’avenir : l’ONU propose, à l’initiative de Washington, et les États-Unis disposent. Mais Boutros-Ghali ne partageait pas cette vision de la fin de la Guerre froide.

De 1997 à 2001, Albright a été secrétaire d’État, sous la présidence de Bill Clinton. Dans ce rôle révolutionnaire tant célébré, elle a continué à infliger des souffrances inimaginables aux Irakiens. Le secrétaire général adjoint des Nations Unies, Denis Halliday, a démissionné de son poste en 1999 pour s’élever contre les sanctions ; les États-Unis « tuaient sciemment des milliers d’Irakiens chaque mois », avait-il déclaré à l’époque, une politique qu’il qualifiait de « génocide ». Bien que de nombreux Américains aient été choqués lorsque l’administration de George W. Bush a envahi l’Irak, la réalité est que lorsque Bush est entré en fonction, les États-Unis bombardaient déjà l’Irak, en moyenne, environ trois fois par semaine. Ca c’est notre femme ! Tout aussi belliqueuse qu’un homme.

Albright a également encouragé l’expansion de l’OTAN dans les anciens pays soviétiques d’Europe de l’Est, une trajectoire imprudente qui, selon de nombreux diplomates de haut rang au fil des ans, susciterait inévitablement l’hostilité de la Russie. Cette politique a contribué de manière significative au terrifiant conflit nucléaire potentiel auquel nous sommes maintenant confrontés, ainsi qu’au terrible massacre de civils ukrainiens (au moins 977 avec certitude, à la date d’hier, et le haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme pense que le nombre réel est beaucoup plus élevé).

Albright n’a jamais pris sa retraite, une distinction que ses fans verront sans doute comme un rejet sans appel de toute discrimination sur l’âge. Mais il aurait été bien plus bénéfique pour le monde qu’elle prenne un peu de temps pour se réjouir de ses réalisations considérables. Sa société de conseil a aidé Pfizer à éviter de partager sa propriété internationale, alors que cela permettrait de sauver des vies dans le monde entier pendant la pandémie actuelle de Covid-19. Les brevets sur les vaccins restent une cause majeure d’apartheid mondial en matière de vaccins et de mort massive. Mais il est peu probable que cela l’ait troublée sur son lit de mort : pour Albright, la mort de personnes pauvres et de couleur qui ne sont pas américaines a toujours « valu le prix. »

Pendant la primaire présidentielle de 2016, elle a déclaré à propos des femmes (comme l’autrice de cet article) qui ne soutenaient pas la candidature d’Hillary Clinton : « Il y a un endroit spécial en enfer pour les femmes qui ne s’entraident pas. » Elle s’est ensuite excusée pour ce commentaire dans une tribune libre du New York Times, alors je ne veux pas être mesquine à ce sujet. Après tout, le peuple irakien n’a jamais reçu d’excuses de sa part. Mais en examinant les preuves ci-dessus, il était imprudent de la part d’Albright d’envoyer d’autres femmes dans ce fameux enfer.

Il est presque certain qu’il y a déjà une réservation à son nom dans ce lieu chaud souterrain et grésillant. C’est peut-être là qu’elle obtiendra enfin la reconnaissance qu’elle mérite, comme figure exceptionnelle parmi les bellicistes impériaux meurtriers, quel que soit leur sexe.

A propos de l’auteur :

Liza Featherstone est chroniqueuse pour Jacobin, journaliste indépendante et autrice de Selling Women Short : The Landmark Battle for Workers’ Rights at Wal-Mart.

Source : Jacobin Mag, Liza Featherstone, 24-03-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Auguste Vannier // 18.04.2022 à 08h48

Il doit y avoir un paquet d’Albright dans un pays qui n’a pas cessé de faire la guerre depuis qu’il existe, et toujours des guerres de conquête (territoriale, économique, culturelle, directe ou indirecte) jamais de défense, et rarement sur son sol.
On en vient malgré qu’il en est, à soutenir les initiatives de la Russie pour, à la fois, se défendre et contribuer à saper l’hégémonisme mondial des USA.

24 réactions et commentaires

  • Fabrice // 18.04.2022 à 07h48

    Albright est l’illustration que l’inhumanité n’est pas lié au sexe mais à la vision du monde hérité ou apprit de son milieu et la possibilité d’exécuter ou pas son autorité ainsi que d’imposer par tous les moyens sa façon de forger le monde.

    Les pires dictateurs/dictatrices du passé, présent ou futur ne se réveillent pas en se disant je suis maléfique et je vais faire souffrir les autres, non ils pensent faire le bien pour leur famille, communauté, pays.

    Le problème c’est qu’ils sont confrontés à d’autres qui limitent ou empêchent leur projet et qu’à ce moment au lieu de faire des concessions qui brideraient leur vision ils décident d’imposer par la force celle-ci et sans remord car leurs opposants ce sont le camp du mal qu’il faut anéantir peut importe les moyens.

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  • Auguste Vannier // 18.04.2022 à 08h48

    Il doit y avoir un paquet d’Albright dans un pays qui n’a pas cessé de faire la guerre depuis qu’il existe, et toujours des guerres de conquête (territoriale, économique, culturelle, directe ou indirecte) jamais de défense, et rarement sur son sol.
    On en vient malgré qu’il en est, à soutenir les initiatives de la Russie pour, à la fois, se défendre et contribuer à saper l’hégémonisme mondial des USA.

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    • Anicroche // 19.04.2022 à 10h53

      « saper l’hégémonisme mondial des USA. »

      C’est exactement ce qu’a dit Lavrov dans son dernier entretien.

      Cette dame mérite d’être mieux connue (et je ne dis rien d’autre):

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Albright

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    • Havoc // 24.04.2022 à 16h15

      A quoi cela servirait de soutenir un impérialisme autoritaire belliqueux pour se protéger d’un autre impérialisme autoritaire belliqueux ?

      A mon avis, ce serait une erreur tragique.

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  • JEAN DUCHENE // 18.04.2022 à 10h20

    non, on peut dénoncer la responsabilité énorme des Etats Unis et de l’OTAN dans l’actuel conflit en Ukraine mais on ne peut absolument pas justifier l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine.

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    • jdautz // 18.04.2022 à 13h55

      Voyons voir ton raisonnement, être agressé par l’Otan ne justifie en aucun cas de réagir… Tu te comporte comme ça dans la vie ? Tu n’a jamais été victime de «bulling» ou vu quelqu’un en être victime à l’école ? Moi on m’a appris que le meilleur comportement était de «faire confiance» à priori et d’être réactif, si tu n’est pas réactif, tu laisse les agresseurs être de plus en plus violents et mauvais avec toi ET avec les autres.

      En plus maintenant les US ont avoués assez ouvertement être aux commandes depuis le début, et la fin de la nécessité de le cacher.

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      • Gracques // 18.04.2022 à 14h28

        Ben oui quoi les ukrainien comme les irakiens « ne sont rien » juste de la chair à canon …. des « dégâts collatereaux »de frappes chirurgicales… comme il se doit.
        moi , a raz de terre ce que je vois c est que ni albrigth ,ni bush, ni Obama et encore moins poutine ne souffriront des co nséquences de leurs decisions

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        • Castor // 19.04.2022 à 19h09

          Personne n’a entendu les Ukrainiens pro-occidentaux protester en masse contre le pilonnage des Ukrainiens pro-russes ou simplement contre la discrimination des russophones. Dire que les Ukrainiens « de base » sont parfaitement innocents alors que la guerre a en fait commencé il y a 8 ans me paraît bien naïf. L’invasion du territoire ukrainien n’est qu’un épisode de cette guerre et une conséquence du coup d’état de 2014.
          Le soutien des occidentaux à la politique ukrainienne les a encouragés à persévérer dans la « réduction » de l’opposition : il y a une responsabilité directe des Etats-Unis et indirecte des autres pays occidentaux.
          Notons que le gouvernement Russe n’envisage pas de renverser le pouvoir ukrainien et qu’il a explicitement accepté de tourner la page du coup d’état : de son côté le gouvernement ukrainien ne reconnaît pas la sécession des deux républiques pro-Russes ni de la Crimée. Serguei Lavrov croît fermement que le dialogue aboutira (avec une dose de forceps) … alors qu’il est évident que l’Ukraine ne conclura jamais d’accord de paix.

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          • Havoc // 24.04.2022 à 16h17

            Beaucoup d’Ukrainiens nationaux et d’Ukrainiens pro-Russes pensent la même chose de cette guerre. Ils ne sont pas si sots, ni si bornés. On estime que le soutien à Poutine dans le Donbass concerne environ 15% de la population (avec toute la difficulté à établir une donnée fiable).

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      • RD // 18.04.2022 à 20h45

        Combien de missiles tirés par l’OTAN sur la Russie ? La réponse est simple et se suffit à elle-même…

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        • john // 18.04.2022 à 22h19

          Lisez l’excellent dossier  » Ukraine et EuroMaïdan » sur ce site à propos de l’Ukraine, cela vous donnera quelques clés de compréhension sur la guerre actuelle.

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        • Marie Colin // 19.04.2022 à 16h32

          on peut aussi poser la question « combien de missiles BRAQUÉS par l’OTAN sur la Russie, de manoeuvres conjointes…

          https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/otan-russie

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        • Moussars // 21.04.2022 à 14h04

          Et l’inverse malgré le comportement fourbe, manipulateur, depuis les mois précédents la chute du mur de Berlin, comme le rappel implacablement l’excellent et assez exhaustif dossier de « Les Crises » à ceux qui étaient trop jeunes, pas nés ou qui ont des problèmes de mémoire (toujours à l’avantage des mêmes…).
          Je suis arrivé là-bas alors que les débris de Baricadnaia se consommaient encore. Dès lors, j’ai suivi de près les pourparlers, vu de Russie, mais aussi l’omniprésence des amerloques dans les affaires du pays et leur récupération de l’aide européenne.
          Mais ils sont tellement suffisants qu’ils ont loupe leur coup.Cette fois, je crains que la fin de l’affaire se déroule en Sibérie face aux Chinois…

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    • Anicroche // 19.04.2022 à 10h58

      « on ne peut absolument pas justifier l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine. »

      « on » je ne sais pas, mais je peux:
      – empêcher une invasion du Donbass par les ukronazis avec massacres de civils et nettoyage ethnique;
      – terminer le travail de dénazification qui n’a pas été terminé en 1945;
      – protéger la Russie des projets de la Rand Corporation;
      – mettre fin à l’hégémonisme et à l’impérialisme yankees…

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    • petitjean // 19.04.2022 à 18h44

      lisez donc ce dossier ô combien édifiant :

      Ukrisis-16 : une analyse au scalpel
      • Perception d’un professionnel du renseignement, qui fut impliqué dans la réforme de l’armée ukrainienne par l’OTAN. • Le Suisse Jacques Baud donne ce qui est certainement l’une des meilleures analyses de Ukrisis. • Interview du 15 avril, par Aaron Maté du site ‘Grayzone.com’, émission ‘Pushback’.

      https://www.dedefensa.org/article/ukrisis-16-une-analyse-au-scalpel

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  • Dominique65 // 18.04.2022 à 11h07

    Dans les « bons mots » d’Albright, nous avons aussi celui-ci (en 1998) :
    « Si nous devons utiliser la force, c’est parce que nous sommes l’Amérique. Nous sommes la nation indispensable. Nous sommes grands et nous voyons plus loin que d’autres pays dans l’avenir »

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  • Max // 18.04.2022 à 11h55

    @Jean Duchene
    L’agression de la Russie n’est que la continuation de la guerre du Donbass qui a déjà fait 13 000 morts en 8 ans.
    La Russie a anticipé la prochaine invasion du Donbass par l’Ukraine qui aurait été un échec et mat.. soldé par l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et l’Otan.
    Dois-je vous rappeler la citation de Clausewitz : la guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens. L’ours a été très patient, trop peut-être hélas pour éviter un tel déferlement de violence.

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    • RGT // 19.04.2022 à 10h18

      Qu’attendent les russes et les chinois pour aller installer des bases de missiles nucléaires à Cubaau Mexique, au Canada, dans les Antilles et en Polynésie ?

      Pour bien sûr protéger ces pays de l’invasion d’ours polaires ou de manchots empereurs djihadistes qui pourraient décider de porter des ceintures d’explosifs afin de s’étendre sur le monde libre ?

      Ça permettrait de modérer les instincts de tous les descendants de cette « Grande Dame » et d’apporter un peu de répit sur cette planète.

      Ça ne signerait pas la fin de tous les conflits armés mais permettrait sans doute de faire baisser le nombre de « victimes collatérales » d’au moins un facteur 10.

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  • Gaspard des Montagnes // 19.04.2022 à 05h56

    Une autre citation de Clausewitz qui pourrait illustrer (et expliquer) la manœuvre actuelle de Poutine sur le Donbass :

     » Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative au point décisif « 

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    • Anicroche // 19.04.2022 à 10h46

      Taratata, les Russes ont la supériorité absolue en Ukraine. Tout le reste est littérature. Et avec seulement 50.000 hommes lors de la phase 1.

      Je préfère la parole de Poutine: lorsque la bagarre est inéluctable, frappe le premier.

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  • JFG // 19.04.2022 à 13h36

    Il est surprenant qu’une personne qui a vu une partie de sa famille disparaitre à cause de la barbarie nazie choisisse le camp des « bourreaux » plutôt que celui des « victimes »: triste humanité. Dieu qui a créé l’homme à son image doit avoir de la peine à se regarder dans son miroir en se rasant….

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    • bladar // 19.04.2022 à 23h07

      Peut-être qu’au lieu de chercher dans la « triste humanité » vous feriez mieux de chercher dans « l’humanité tout court » [modéré].

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    • Havoc // 24.04.2022 à 16h22

      Je ne trouve pas cela si surprenant. La violence n’engendre la paix et la sagesse que par accident exceptionnel.

      La plupart du temps, elle n’engendre que d’autres violences et d’autres folies.

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