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6.janvier.20126.1.2012 // Les Crises

[Article] Mur d’actifs contre mur de dettes, par Jacques Delpla

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ENFIN une proposition hors des sentiers battus d’un économiste officiel ! (Merci à Discotonio pour l’avoir relevée !)

Cette proposition est, certes, imparfaite – sans doute un peu utopique. Mais elle emprunte ENFIN le chemin qui me semble évident : la déflation du patrimoine fictif, automatiquement généré par la présence d’une dette publique (en clair, personne ne se dit vraiment qu’une partie de son épargne a été gagée dans le passé par les gouvernements pour rembourser un jour la dette, et que ce patrimoine va finir par leur être repris. Et pourtant, ce n’est que de la comptabilité…).

Je parle souvent de défaut, mais ce genre de proposition (taxer brutalement le patrimoine en une fois pour solder la dette) est tout à fait équivalent : les plus riches sont au final moins riches. Je pense que c’est politiquement plus “dur” à mettre en place qu’un défaut, mais les conséquences géopolitiques sont peut-être moins graves. Mais je le répète, pour moi, il n’y pas de différences macro-économique.

D’où l’intérêt de cette proposition – qui s’éloigne de la rigueur mortifère, et du bisounoursland du “on continue à s’endetter”. À méditer – surtout “à gauche”…

Mur d’actifs contre mur de dettes, par Jacques Delpla, LesEchos.fr

Face au mur de dettes publiques, créons un mur analogue d’actifs, qui garantirait le remboursement de ces dettes publiques par une taxation exceptionnelle du capital national : remboursons la dette publique avec les fruits du passé.

1. De la Bible à l’Internationale : effaçons le passé
La Bible, Lévitique 25, suggère l’effacement des dettes tous les cinquante ans lors du Jubilé. L’Internationale nous invite à « Du passé, faisons table rase ». Les plans Dawes (1924) et Young (1929) réduisirent à quasi néant les Réparations allemandes imposées par le Traité de Versailles. En 1953, à l’instigation des Américains, les colossales dettes allemandes héritées du régime nazi et de la Guerre furent annulées. L’Histoire et la culture de notre Europe illustrent depuis longtemps qu’il est impossible de faire supporter l’entièreté du poids du passé aux générations présentes et à venir, au risque de tuer l’espoir et la croissance, au risque d’entretenir la rancune des peuples et de préparer les futurs conflits. Nolens volens, l’effacement des dettes est partie intégrante de notre civilisation. Mais il a un inconvénient majeur, l’aléa moral : anticipant ces effacements, les États empruntent trop –encore et toujours. La solution est alors de combiner la sagesse biblique ou historique (du Jubilé à l’Internationale) avec la technique financière moderne de l’échange de dettes contre actifs (debt-equity swap), en faisant en sorte que les emprunteurs impécunieux perdent leur chemise (leurs fonds propres) dans cette restructuration de dette.

2. Éviter le défaut … mais baisser les dépenses et augmenter les impôts sont difficiles
Faire défaut ou effacer nos dettes souveraines a un coût exorbitant (rupture du contrat sociale : pourquoi obéirais-je ou paierais-je des impôts à un État qui fait défaut ?) et ferait sortir le pays de la zone euro (ce qui dans le cas de la France reviendrait à tuer la zone euro). Rembourser nos énormes dettes publiques par une baisse des dépenses publiques est une illusion, car il est certes possible de baisser nombre de dépenses actuelles, mais de nombreuses nouvelles dépenses publiques inévitables vont grever nos budgets (santé, retraites, éducation, énergie et changement climatique) étant donnés nos besoins collectifs. Au mieux pouvons-nous espérer une stabilisation des dépenses publiques dans le PIB. Les espoirs de forte croissance sont hélas très minces à horizon de dix ans. Ne restent que les impôts. Mais des taux élevés de taxation du fruit du travail et de l’innovation des travailleurs et entrepreneurs risquent de tuer la croissance future.

3. « Du passé, faisons collatéral »
Plutôt que de taxer fortement les flux futurs de revenus, restructurons le passé avec le passé. Faisons plutôt un échange de dettes contre actifs : soldons le poids du passif passé avec les fruits (les actifs) du passé. Taxons le stock existant de capital pour rembourser cette dette publique. Je propose de mettre en face du mur de dette publique issue du passé (déficits qui ont surtout bénéficié aux générations passées) un mur d’actifs issus aussi du passé (une partie du stock de capital national). Créons un énorme collatéral constitué par une taxe exceptionnelle levée une seule fois sur l’ensemble du capital national (actifs financiers, fonciers et immobiliers des résidents français, soit 12 500 milliards d’euros) qui garantirait le remboursement de notre dette publique nationale. Une taxation de 15% du patrimoine national détenu par les ménages et entreprises nationaux suffirait à garantir notre dette publique qui tend vers les 100% du PIB.

4. Pour une taxe exceptionnelle de 15% sur le capital national En pratique, en 2012 le Parlement voterait une taxe exceptionnelle de 15% sur le patrimoine privé national. Le produit de cette taxe serait payé en cash ou en nature (titres, actions, part de la propriété foncière) et le tout serait logé au sein d’un fonds d’État de garantie de la dette. Au fur et à mesure des ventes d’immobiliers, des mutations ou héritages, des paiements de dividendes ou intérêts, ce fonds d’État monétiserait ces actifs (revenus du capital et capital lui-même) et participerait au remboursement de la dette publique -aux côtés de la réduction des déficits- sur une période de 20 à 30 ans. L’option de paiement en titre de propriété éviterait le problème des gens riches en capital mais pauvres en liquidités. C’est le cas célèbre des propriétaires fonciers de l’Ile de Ré, qui pauvres en revenus, se retrouvèrent très riches en capital avec le succès de l’Ile de Ré ; dans ce cas, ils transféreraient 1% de leur propriété foncière chaque année pendant 15 ans au fonds de garantie de la dette et cet actif serait monétisé au fil du temps en fonction des ventes, mutations ou héritages.
À partir de là, les gouvernements et parlements auraient le choix pour réduire la dette publique entre une cure drastique d’austérité et une monétisation du stock de capital : plus le déficit budgétaire sera faible, moins il y aura besoin de tirer sur ce fonds de garantie et vice-versa. D’un point de vue électoral, les gouvernements auront d’énormes incitations à réduire les déficits, étant donné que les seniors (les principaux détenteurs du capital) votent beaucoup plus que les jeunes. Le débat politique sur le paiement du fardeau de la dette pourra alors commencer !

5. Avantage de cette taxe sur le capital
Cette solution a beaucoup d’avantages. D’abord, elle garantit la solvabilité de la dette et évite les crises et paniques de liquidité, ce qui serait particulièrement important pour l’Italie et l’Espagne aujourd’hui. Ensuite, elle fait payer aux baby-boomers et autres seniors la dette dont ils ont largement bénéficié depuis trente ans et elle évite aux jeunes générations de payer pour le laxisme de leurs aînés. Elle créé aussi des groupes politiques en faveur de la réduction des déficits : les propriétaires, pour minimiser l’utilisation de ce fonds de garantie, vont pousser les gouvernements à la rigueur budgétaire –il y aura enfin un groupe d’électeurs en faveur de la réduction des déficits !
Enfin, cette solution évite de remonter drastiquement les taux marginaux d’imposition, ce qui d’étoufferait la croissance de moyen terme. En termes technique, cette taxe de 15% est une « lump-sum tax » : prélevée une seule fois, elle n’affecte pas les décisions à venir, elle est donc non-distortive et favorise la croissance.

6. Restructuration du bilan de la France
C’est un debt-equity swap, une restructuration du bilan du pays : utiliser le stock d’actifs pour réduire le passif, consolider les actifs et le passif du pays, payer le poids du passé avec les gains passés, plutôt que d’étrangler les jeunes générations de salariés et d’entrepreneurs. On objectera qu’une telle taxe sur le capital va réduire l’investissement. Non, car cette taxe est exceptionnelle par nature : d’une part, le nouveau traité européen empêchera à terme toute dérive des déficits et donc la probabilité d’une telle taxe à l’avenir ; d’autre part, à l’avenir, les électeurs détenteurs de patrimoine seront très vigilants pour empêcher les Parlements d’accumuler trop de dettes.

7. Le débat en Italie En Italie, l’ancien Premier ministre de gauche Giuliano Amato a proposé en 2010 une solution analogue : une taxation exceptionnelle du patrimoine pour ramener la dette publique de 120% à 80% du PIB. L’économiste Francesco Giavazzi (Université de Bocconi à Milan) a critiqué cette solution avec deux arguments qui méritent réflexion :
1) Une telle taxation « one-off » du capital réduirait la pression au désendettement sur le Parlement et le Gouvernement. Giavazzi avance que ceci est déjà arrivé en Italie : le pays a mis en œuvre l’un des plus grands programmes de privatisation dans les années 1990. Pourtant, au final, cela a eu peu d’impact sur le niveau de dette, car les politiques sentant moins le poids de la dette, ont relâché leurs efforts de discipline budgétaire.
2) Ce qui compte pour la soutenabilité de la dette, c’est le déficit budgétaire de long terme et la croissance, pas le niveau de dette initial.
Ma réponse au premier argument est qu’avec la crise actuelle, un tel relâchement de la contrainte budgétaire est très peu probable : le nouveau renforcement de la discipline budgétaire (au niveau européen avec le Pacte de Stabilité renforcé et le nouveau traité européen ; au niveau national avec l’inscription de règles budgétaires dans les constitutions) évite un remake de la situation italienne du début des années 2000 où le surplus primaire est passé de 5% à 0% du PIB.
Ma réponse au deuxième argument est qu’il est bien entendu valable, mais seulement sous la condition d’absence de crise de liquidité. Or, l’Italie vit aujourd’hui une crise de liquidité, les investisseurs demandent des taux longs à 7% car ils ne font plus confiance à la capacité du Gouvernement italien d’imposer de l’austérité à long terme. Un tel fonds de garantie de la dette renforcerait la crédibilité de la dette.
On pourrait imaginer aussi de loger ce fonds à Bruxelles ou Luxembourg (pour le mettre à l’abri d’un changement législatif en Italie) et de le placer sous supervision de l’UE de manière à garantir que ses paiements serviront uniquement au paiement de la dette.

Jacques Delpla, membre du Conseil d’Analyse Économique

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111 réactions et commentaires

  • j2and // 06.01.2012 à 07h43

     Ensuite, elle fait payer aux baby-boomers et autres seniors la dette dont ils ont largement bénéficié depuis trente ans
    Je vois de plus en plus cette version, les seniors ont bénéficié de la dette depuis 30 ans ??
    Regardons bien les choses, senior moi-même je ne vois pas en quoi j’ai pu une seule journée profiter de la dette, hormis le fait que les impôts auraient dû être plus élevés.
    A qui a profité le crime ?
    1- Aux politicards de tous poils 
    2- Aux fonctionnaires
    3- Aux jeunes qui ont pu suivre des études longues et coûteuses (15.000$/par tête/an)
    4- A ceux qui ont profité ou sur-profité de la sécu
    5- Aux chômeurs
    6- Aux assistés permanents ou non
    Je n’ai jamais fait partie d’une de ces catégories.
    Sur le blog du Nain, seuls les seniors sont responsables, qu’il regarde bien la réalité.
    Les jeunes ont bel et bien profité de cette manne débile, leurs études, le confort que leurs parents leur ont donné à la maison, leurs ordis téléphones voitures etc. ont été payés grâce à la dette et ce sont bien eux qui en ont profité en s’imaginant que c’était normal.
    Jusqu’à 21 ans je n’ai pas eu de chauffage à la maison (Bretagne), pas de téléphone, pas de voiture, scolarisation minimale et en établissement privé donc gratuit pour l’état.
    Par contre n’ayant pas eu d’enfants je n’ai fait que payer pour les autres, jamais d’arrêt de travail en 43 ans que soit aux frais de la sécu ou des allocations chômage.
    J’ai traversé toutes les crises sans jamais arrêter de bosser, 25 ans de vie en caravane car j’allais toujours chercher un patron je n’ai jamais attendu qu’un patron vienne s’installer près de chez moi au chaud.
    En quoi la dette m’a profité ????, quand tous les jeunes ont largement été bénéficiaires et que je les vois aujourd’hui trouver un coupable et un seul, je croyais que leur niveau d’instruction qui nous a coûté si cher leur aurait permis au minimum de réfléchir, raté encore de la dette pour rien.
    Quant à faire une taxe de 15% sur les acquis de ces gens qui en ont bavé pour avoir leur petite maison c’est à mourir de rire ou d’en pleurer, avec 2 millions de fonctionnaires de trop, avec une classe politique qui puise sans vergogne dans les caisses vides donc dans la dette, avec des gabegies connues et recensées soit par la cour des comptes soit par d’autres, c’est tout ce que vous avez trouvé, formidable de faire payer les autres, c’est du vrai socialisme => que ceux qui ont beaucoup bossé me donnent ce qu’ils ont.
     

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    • step // 06.01.2012 à 13h04

          A qui a profité le crime ?
          1- Aux politicards de tous poils
          2- Aux fonctionnaires
          3- Aux jeunes qui ont pu suivre des études longues et coûteuses (15.000$/par tête/an)..

      le jeune fonctionnaire ayant fait de longues études que je suis vous remercie pour ce relent haineux à l’heure du repas.  Un sentiment de culpabilité refoulé ?

      1) Je ne défend pas les politiques ils sont indéfendables. Ils sont censés défendre l’intérêt général, ils ont défendu l’intérêt de leur clientèle (et parmis eux évidemment une majorité de leur classe socio-professionnelle et générationnelle).

      2) Ce que sous entend ce raisonnement, c’est qu’un fonctionnaire est payé à rien faire, ce qui est non seulement insultant mais aussi faux. Vous méditerez l”intérêt entre s’acheter le dernier ipod et faire fonctionner le cadastre, le système routier et ferroviaire. Je ne dis pas que tous les fonctionnaires ils sont beaux et bons, mais que comme dans une boîte privée, il y a des spécialistes du “faire semblant de bosser”. Il sont guère plus nombreux (j’ai bossé dans les deux), seulement ils ne se cachent pas (car en général, ils sont protégés politiquement).

      3) Dans ma vie, j’aurais aimé être travailleur sur bois, pour faire de jolis meubles. Je suis informaticien (Bac+5). Qui a laissé partir tous les métiers “simples et nobles” en chine en se disant “après moi le déluge” en cautionnant des politiques ultra libérales qui faisaient gonfler leur bien immobilier par bulles spéculatives ? J’ai cherché un toi il n’y a pas si longtemps, j’ai eu des annulations de rendez-vous sur la base de mon âge…. Hé oui, enfant “riche” mais génération pauvre, beau cadeau !

      4) le taux de fraude aux prestations sociales est marginal en France. Ça c’est du ragout de l’ump, qui ne repose sur rien de concret. D’ailleurs ce n’est que rarement le cas des “assistés”, qui en général ne savent pas utiliser le système, encore moins en abuser. La principale source de fraude à la sécu, c’est les médecins. Ceci dit la fraude est à combattre, mais elle n’est pas là ou vous la mettez.

      5) Houé, chômeur c’est une sinécure, c’est pour cela que tout ceux qui le deviennent sabre le champagne. Visiblement vous n’avez pas été chômeur de toute votre vie, grand bien vous en fasse, alors ne parlez pas de chose que vous ne connaissez pas !

      Je vous fait remarquer que les petits épargnants sont épargnés par un défaut ordonné. Mais il est vrai que dans votre génération, pour en avoir discuté avec plusieurs, il y a une curieuse assimilation de vos petites possessions comme justifiant une appartenance ressentie à la classe des ultras-riches. Ohé, vous n’avez jamais fait partie de la classe financiarisée, vous n’en ferez jamais partie, alors arrêtez de les défendre. Ce n’est pas à votre boîte en brique qu’on en veut !

      La cour des comptes, très bonne institution, dénonce le gâchis dans l’administration. On fait pareil dans le privé ? Un autre point, son avis en consultatif, pour quelle raison à votre avis. Pas parce qu’elle gêne le mythologique “fonctionnaire tout puissant” mais parce qu’elle gêne les politiques dans leurs gesticulations. On ne peut pas reprocher à un salarié de faire ce qu’on lui demande mais si c’est parfois absurde. Sinon c’est de l’insubordination, et on ne rigole pas avec ça dans la fonction publique.

      2 millions de fonctionnaires de trop. ok, on fait quoi des 2 millions de chômeurs nouvellement créés ? Un fonctionnaire fait tourner la machine, il consomme et joue souvent un rôle de tampon en période de crise (en maintenant la “consommation des ménages”). Enfin, même question qu’auparavant, on fait quoi des missions non assumées ?  On les transfère au privé ? Pour quel coût pour les ménages ?

      Ce qui ont beaucoup bossé… C’est à vous que vous pensez ? Vous bossez probablement beaucoup mais comme beaucoup de monde, inutile de vous imaginer en centre du monde des travailleurs. C’est beau tout ce nombrilisme décomplexé!

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    • step // 08.01.2012 à 20h53

      en établissement privé donc gratuit pour l’état.

      oula et je l’ai loupée cette énormité de plus : Qui a votre avis rémunère les enseignants du privé ?

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  • BA // 06.01.2012 à 07h48

    Si l’euro explose, ce sera à la suite de défauts souverains tels qu’ils entraîneront immédiatement un effondrement bancaire – à moins que celui-ci ne se produise tout seul, par pure et simple anticipation des premiers. Dans tous les cas, le coeur de l’affaire sera une fois de plus le système bancaire et l’impossibilité de le laisser aller à la ruine sans autre forme de procès – proposition dont il faut sans cesse redire qu’elle n’est pas équivalente à « le remettre sur les rails et le faire repartir pour un tour » ; j’en profite donc pour ajouter qu’après m’avoir fait longtemps très peur, la perspective de cet effondrement m’est presque devenue agréable, car l’occasion serait enfin créée d’abord de nationaliser intégralement le secteur bancaire par saisie pure et simple, puis de le faire muter sous l’espèce d’un « système socialisé du crédit ». Si donc nous nous plaçons dans l’hypothèse de l’effondrement bancaire, la question est de savoir quelle est, en l’absence des États, eux-mêmes ruinés, l’institution capable d’organiser le redressement financier des banques pour leur faire reprendre leur activité de fourniture de crédit. Dans cette configuration, il n’en reste plus qu’une : la banque centrale européenne. Elle ne devrait pas seulement leur assurer un soutien de liquidité (ce qui est déjà le cas) mais les débarrasser de leurs actifs dévalorisés et les recapitaliser, et enfin garantir les dépôts et les épargnes. Inutile de dire qu’à l’échelle du secteur bancaire entier, c’est une opération de création monétaire massive à laquelle il faudra consentir. La BCE y est-elle prête ? Sous influence allemande, il est à craindre que non. Or l’urgence extrême de restaurer dans leur intégrité les encaisses monétaires du public et de rétablir le fonctionnement du système des paiements appellera une action dans la journée ! C’est dire que les longues tergiversations pour « parler à nos amis allemands » ou renégocier un traité auront depuis belle lurette disparu de la liste des solutions pertinentes. Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde assurée d’être acceptée à bord.
     
    Frédéric Lordon.
     
    http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/

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  • Bernard Samson // 06.01.2012 à 08h02

    “évite de remonter drastiquement les taux marginaux d’imposition, ce qui d’étoufferait la croissance de moyen terme.”
    Cela mériterait un développement. L’histoire du XXième siècle nous suggère plutôt le contraire.

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  • BOURDEAUX // 06.01.2012 à 08h03

    Cet article de DELPLA paru dans les echos de mercredi a bien le mérite de quitter la partie de bonneteau que nous jouent nos énarques depuis des mois pour dissimuler le problème. Cela dit, je lui trouve un inconvénient : il fait encore traîner les choses, avec la louable intention de ne pas provoquer de choc. Moi, je pense que le choc serait louable, au contraire.
    Je prônerais plutôt ceci : un prélèvement immédiat sur l’épargne financière, donc en cash, des français. 2% sur ceux qui ont moins de 50 000 € sur l’ensemble de leurs comptes, 5% sur ceux qui ont entre 50 et 200 000 €, et 50% sur ceux qui ont plus de 200 000€. Par ailleurs, un défaut déclaré et assumé sur les intérêts de la dette détenue à l’étranger. Un tel « haircut » sur l’épargne et la dette à l’étranger ramènerait, à vue de nez, notre dette à environ 1000 mds. Derrière cela, on impose un budget bénéficiaire qui permette de nous désendetter.

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    • tchoo // 07.01.2012 à 10h07

      Il reste à éponger 1000mds d’€
      Comment fait-on?
      à raison de 10 mds par an, il y en a pour 1 siècle
      à raison de 100 mds par an, il y en a pour, mathématiquement dix ans, mais en fait jamais (prélever 100 mds sur un budget de 200mds)
      Peut-être pourra-t-on monétiser 100 mds tous les ans, pendant dix ans.
       

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  • BOURDEAUX // 06.01.2012 à 08h25

    Je reviens sur ce que je viens d’écrire : finalement, ce n’est même pas une bonne idée, mon truc, parce que cela touchera ceux qui n’ont pas prêté à l’état. Que l’état fasse plutôt défaut sur 50% de toute l’épargne financière qui est placée en OAT. Autre chose : 100% de défaut sur la dette détenue sur des comptes des paradis fiscaux, of course !

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  • Britton // 06.01.2012 à 09h11

    Bonjour A tous,
    Accuser les baby boomers devient vraiment une rengaine. c’est le fonds de commerce du Nain et on nous le sert de plus en plus fréquemment.
    la question à poser en préalable serait “à qui a profité l’endettement?”. Les baby boomers ont reconstruit le pays (du moins pour les plus anciens), ils ont tous développé l’économie et sans se poser trop de questions et dans des conditions de vie qui n’étaient pas celles que l’on connait aujourd’hui. Ils ont évolué dans un monde en forte croissance et en ont tiré des profits (pas forcément monstrueux pour la plupart). Ont ils profité indument du système ?
    Passons aux générations plus récentes. Elles supportent la dettes des précédents mais en partie seulement. il reste encore pas mal de papy boomers au travail, qui payent des taxe, des impôts, des loyers (il y en a qui n’ont pas vraiment de patrimoine) mais surtout ces générations montantes profitent depuis leur plus jeune age d’un environnement dont aucun boomer n’aurait oser rèver. Que ce soit l’espace public ou privé, il “possède”  au même age infiniment plus de richesse que ses parents. Question d’où lui vient cette richesse ?
    Sans faire de polémique stérile on a beaucoup de mal a remplir les filières scientifiques mais les filières sport ou artistiques débordent. A votre avis d’où viendra l’innovation et la croissance future? autre question pourquoi ces jeunes s’orientent t ils vers ces filières réputées bouchées ? simplement parce qu’ils vivent dans un environnement qui le leur permet (parents enrichis par leurs efforts passés, allocations diverses, etc)
    Enfin, à partir de quel patrimoine est on susceptible d’avoir profité de l’endettement indû ? comme le rappelle J2and “Quant à faire une taxe de 15% sur les acquis de ces gens qui en ont bavé pour avoir leur petite maison c’est à mourir de rire ou d’en pleurer“. Il existe beaucoup de boomers qui ont bénéficié (et non profité) de la hausse du foncier. Qui ont construit complètement ou partiellement leur maison (pour rappel voir l’association “les castors”) et qui se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un bien qui vaut cher. On oublie le prix qu’ils ont payé, peu de loisirs, peu de congés, des fins de mois ric et rac… Et malgré tout ils ont participé au développement du pays dont profitent les enfants qu’ils on eu. Est ce toujours un indû ? si oui,  il s’agit d’organiser urgemment son insolvabilité.
    en conclusion, et je m’adresse au Nain en particulier, il faut arrêter d’opposer des générations qui ont toutes profité d’un système et qui en profitent encore.
     
     

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    • step // 06.01.2012 à 13h32

      Toutes les générations ont profité du système. Tout à fait, mais certaines vont manger le pain noir plus longtemps que d’autres. 

      La génération des “baby boomers” n’a pas bénéficier monétairement de la richesse de la période 70/2010. Possible, mais c’est une fois la bulle dégonflée qu’on voit la réalité. Si le taux de “propriétaires” s’effondre c’est qu’il y avait bénéfice. Ceci dit je suis d’accord avec vous pour la majorité de cette génération, les bénéfices ont été minimes, surtout en contrepartie du chèque en blanc donné à la classe financiarisée.
      La seule véritable reproche que l’on puisse faire à la génération baby boomer est de ne pas avoir exercé collectivement de contrôle citoyen pour assurer la durabilité du système. Les problèmes sont anciens mais la prise de conscience a été faite très en retard. L’endormissement par le crédit a bien fonctionné, nous voilà marron. Mais avant de jeter la pierre… Aurions nous (les jeunes) mieux fait ?

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      • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 14h03

        C’est la question ! Les jeunes reprochent toujours à leurs parents ce qu’ils ont fait ou pas fait. C’est comme ça depuis toujours. Et tu verras, Step, dans 30 ans, ton fils te feras aussi des reproches. Pas les mêmes, bien sûr ; le monde aura changé, mais pas les hommes.

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        • step // 06.01.2012 à 16h41

          c’est une forme de jugement de l’histoire, bien sûr que c’est cruel et bien sûr que j’y passerai aussi. Ceci dit là il y a eu “une grosse boulette”, si tu me passe l’expression.
          Enfin, si la critique est simple et l’art difficile, il y a parfois un élément de solution dans la critique à ne pas négliger.

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  • aurel // 06.01.2012 à 09h11

    le mequeton qui prone de tous nous taxer un peu plus là, il veut aussi faire casquer ceux qui ont des crédits en cours ? il est meugnon. je vais donner plus 1/3 de mon salaire pour me loger et faut que je ressorte encore 15% dessus parceque je suis un salaud de riche ? et la banque qui se goinfre d’intérêts ? c’est pas des salauds de riches eux ?
    moi j’ai un truc radical, c’est le défaut total sur la dette détenue par le privé et puis c’est tout. (car je ne suis pas contre les fonks, car bien employés ceux ci permettraient à l’état de gagner bcp bcp d’argent, et donc je ne suis pas pour une suppression de ces derniers)
    avantage, les assur vie sont ruinés et donc ceux qui ont assez de sous pour aller la dessus mais on ne touche pas à l’épargne des petits cad livret A et cie. et d’un autre coté, on règle le pb de la dette en une fois.
    l’état ne trouvera pas a se financer dans le futur ? qu’à cela ne tienne, il usera intelligement de l’impot et ne sera pas aussi dépensier.
    enfin, pour moi la meilleure façon d’économiser des sous, serait de déréguler nombre de choses inutiles et couteuses, comme la chasse aux pirates et aux petits fumeurs de joints et tout un tas d’autres trucs qui finalement se font quand mm en sous main et coutent un fric dingue a controller. grosso modo, on déPIBise plein de pans de notre activité qui coûtent plus qu’ils ne rapportent et on s’en remet à l’initiative populaire pour suppléer. grosso modo, on démocratise l’économie, on l’anarchise. et on rend aux gens l’autonomie que les divers gouvernements bien fascisants de ces dernières années ne cessent de nous voler (comme l’interdiction de facto de produire ses propres semences, l’assassinat de la paysannerie, des préparations naturelles, l’herboristerie populaire etc etc – acta, loppsi, dadvsi, code de la PI, normes fr et européennes absurdes pour faire plaisir aux gros industriels etc etc).
    idem, on devrait libérer le marché du travail en fournissant généreusement, permis de séjour et contrats de travail afin de tuer le travail au noir. et arrêter les naturalisation de complaisance par contre… grosso modo, que si les étrangers veulent venir bosser ici, ils puissent le faire sans magouiller, sans danger pour eux et leurs familles, honnetement et dans la paix et avec l’espoir de pouvoir rentrer un jour chez eux s’ils le souhaitent, en hommes libres et dignes, et avec les fruits de leur travail (- l’impot evidement, donc tout bénéf pour tt le monde, cf australie).
    enfin, étant intermittent et voyant les avantages et les inconvénients de ce système, je pense qu’on devrait tous avoir ce type de contrat, qui permet aux entreprises de faire en fonction de leurs besoins et qui protège éfficacement les travailleurs pdt les périodes creuses, tout en rééquilibrant le rapport patron/travailleur puisque l’un comme l’autre sont relativement libres de casser les contrats comme ils le souhaitent -bien souvent à l’avantage du salarié qui préfère se barrer si l’ambiance lui plait pas, sans que ca lui coute la vie, du coup, les patrons doivent s’adapter et ne pas etre trop cons. restera à adapter la fiscalité en fonction du besoin pour ne pas endetter le système (sachant que l’aide a fond en intermittence c’est 243 jours, après nada).
     
    bref, je pense que dans une crise civilisationnelle, la meilleure des choses à faire c’est rendre le pouvoir et l’autonomie au peuple, ce qui règlera de facto les problèmes des états défaillants et les désordres locaux générés par la déconnection de la tête de l’état avec le corps de la nation.

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    • BOURDEAUX // 06.01.2012 à 16h11

      L’interdiction de produire ses propres semences : voilà un autre scandale méconnu ! j’en ai mesuré l’importance il y a peu, en allant chercher de quoi démarrer mon potager (j’anticipe l’hyperinflation !). Mais c’est un truc de dingue !! les graines sont stérilisées pour vous obliger à en racheter d’autres tous les ans ! Ils se sont appropriés le vivant ! Mais il y a de quoi faire une révolution, là !

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      • bizbee // 06.01.2012 à 16h15

        oui, on va arriver au marché noir des graines de tomates pour balcon… 😉

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      • Okeanos // 06.01.2012 à 17h48

        Pour lutter contre la “génération Monsento”, il y a kokopelli 🙂

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      • odeur_de_sapin // 06.01.2012 à 18h03

        Ce que fait Monsanto et consorts est tout simplement scandaleux ;
         
        A ma connaissance les graines bio ne sont pas stérilisées. Kokopelli est une bonne adresse, mais ils ont je crois justement pas mal de problèmes avec la pression qu’exerce les grands groupes.
         
        Il y a la Ferme de Sainte Marthe comme autre bonne adresse.
         

        Eh oui, c’est très sage de commencer un potager.

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        • BOURDEAUX // 06.01.2012 à 19h15

          Merci pour ces bonnes adresses !

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      • Okeanos // 06.01.2012 à 18h44

        Pour continuer le HS sur Monsanto, pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, “Le monde selon Monsanto” : ce documentaire a été diffusé sur arte il y a pas mal de temps déjà, mais il fait toujours autant froid dans le dos…

        Vandana Shiva, prix nobel alternatif (1h22 du documentaire) : “La seconde révolution verte est dirigée par Monsanto. (…). Cette seconde révolution verte n’a rien à voir avec la sécurité alimentaire. Son seul but est d’augmenter les profits de Monsanto. (…) Une fois qu’elle aura imposé comme norme le droit de propriété sur les graines génétiquement modifiées, elle pourra encaisser des royalties. Nous dépendrons d’elle pour chaque graine que nous plantons(…). Si elle controle les semences, elle contrôle la nourriture. Elle le sait, c’est sa stratégie. C’est plus puissant que les bombes. C’est plus puissant que les armes. C’est le meilleur moyen de controler les populations du monde.”

        Merci, Odeur de Sapin, pour l’info sur la Ferme de Sainte Marthe 🙂

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  • FrédéricLN // 06.01.2012 à 09h29

    Je suis assez proche de ce point de vue de Jacques Delpla, et je me réjouis de lire sous sa plume une idée simple ! (après avoir critiqué l’usine à gaz qu’il a conçue en guise de “règle d’or”).

    Oui, la France s’est à la fois endettée et enrichie, par la même politique menée depuis 30 ans. Il faudra bien que l’enrichissement paye l’endettement.

    Jacques Delpla a bien remarqué que la richesse nationale est essentiellement foncière. Or on ne pourra pas donner un morceau de ma maison aux Chinois ou Qataris pour rembourser ou gager les emprunts d’Etat. Donc elle ne règle pas le problème de liquidité (argent pour payer), mais elle sert de garantie pour assurer la solvabilité (capacité d’emprunter cet argent).

    En fait, c’est déjà le cas depuis des années. Le AAA français n’est évidemment pas justifié par nos déficits abyssaux, mais par l’existence de cette richesse taxable. 

    C’est là que gît le lièvre : à quel point est-elle vraiment taxable ? La garantie ne vaut que si, en fin de compte, l’immobilier peut être transformé en argent (au fil des successions, indique Jacques Delpla : ce qui imposera souvent aux héritiers de vendre le bien). Autrement dit : le mécanisme ne marche pas par la pure mage de la valeur foncière — et de la bulle immobilière. Il marche si les Français savent de plus en plus transformer leur richesse immobilière en argent. En vendant leurs terrains et maisons aux étrangers, en produisant avec l’immobilier (location, tourisme, cultures à plus haute valeur ajoutée, etc.).

    Pire : à court et moyen terme, ce mécanisme devrait crever la bulle immobilière. Le surplus de vendeurs sur le marché, le besoin de transformer la pierre en cash, pourraient créer une crise comparable à celles des subprimes aux Etats-Unis. Le système ne sera viable que si l’immobilier se met à valoir intrinsèquement plus, à produire plus, pour supporter la charge nouvelle qu’on lui fait ainsi payer. 

    Autrement dit encore, cette “garantie” proposée par Jacques Delpla permet à l’Etat d’emprunter, mais elle ne sera durable que si la Nation valorise mieux son patrimoine — rétablit l’équilibre de ses échanges avec l’extérieur, en produisant plus… pour pouvoir acheter autant.

    A l’arrivée, il me semblerait plus légitime et moins problématique de raisonner, comme disait Angela Merkel, “dans le cadre des contrats existants” (quitte à aller au défaut), plutôt que de confisquer ainsi le patrimoine des Français. Ce qui, en plus, écorne violemment la Déclaration de 1789. 

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  • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 10h24

    Il faut être complètement malade du ciboulot pour faire une proposition pareille. Je suis d’accord avec J2And. Je suis propriétaire de mon appartement, point barre. Si je devais payer 15% de mon patrimoine, il faudrait que je vende mon appartement. Et c’est la même chose pour 90% des propriétaires. Et ils se logent où après ?

    Pour mettre en place une telle mesure, il faudrait une dictature militaire, car, par le vote, elle n’a aucune chance d’aboutir.

    Ce type est complètement tombé sur la tête. Delamarche a raison : les économistes, surtout comme celui-là, sont des inutiles. J’ajoute qu’ils sont même dangereux. Veut-il une guerre civile ?

    Moi non plus, je n’ai jamais profité de la dette publique. J’ai remboursé mon emprunt personnel en travaillant 50 heures par semaine. Je n’ai pas volé mon logement. Les voleurs sont ailleurs. Cherchez bien.

    Commençons par dégraisser la fonction publique, à commencer par le ministère des impôts (10 fois plus de fonctionnaires par contribuable qu’en Suède). Arrêtons de subventionner les syndicats (plusieurs milliards d’économisés), et toutes les associations parasites et liberticides. Qui s’est enrichi ? Il suffit de regarder les palais que se sont fait construire les conseils généraux et régionaux. Cela donne une petite idée.

    Il n’est pas venu à l’esprit de cet hurluberlu que ce qu’il propose n’est rien d’autre que de la spoliation ?

    Moi, je fais une autre proposition :
    1 – échelonner le remboursement de la dette sur 1 siècle. Pour la France, cela fait 19 milliards par an à rembourser
    2 – équilibrons notre budget national, en intégrant ce remboursement, et en supprimant tous paiements d’intérêts sur la dette existante (60 milliards d’économie par an)
    3 – réduction drastique de la fonction publique, suppression des couts induits dus à l’immigration, instauration de la flat-taxe et suppression de toutes les niches fiscales (au moins 150 milliards d’conomie)

    Des solutions, sur le papier, c’est pas difficile d’en trouver. Et pas besoin d’être économiste pour ça.

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    • bizbee // 06.01.2012 à 11h00

      Si je devais payer 15% de mon patrimoine, il faudrait que je vende mon appartement. Et c’est la même chose pour 90% des propriétaires. Et ils se logent où après ?

      Euh, vous n’avez aucun patrimoine en banque???!
      L’assurance vie elle est rémunérée par quoi à votre avis?

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      • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 13h18

        Je ne parlais pas des assurances-vie qui, de toute façon, ne rapportent plus que de quoi compenser l’inflation. C’est pas avec ça qu’on va faire fortune. En revanche, les assurances-vie étant bourrées d’obligations d’état, c’est l’état qui profite le plus de cette manne.

        Je répondais au zozo qui veut taxer la résidence principale à hauteur de 15%. Je rappelle que ceux qui n’ont qu’une résidence principale comme patrimoine ne sont en rien responsable de la montée des prix. Si un appartement, acheté 200 000€ il y a 30 ans (30 000 F) vaut 400 000€ aujourd’hui, le propriétaire ne profite en rien de cette hausse. Il vit toujours dans le même appartement. En revanche, si ce propriétaire a déménagé plusieurs fois, c’est l’état (ou la collectivité lacale, ce qui revient au même) qui s’est sucré par les droits de mutation (8% environ dans l’ancien), et c’est encore l’état qui se sucre avec les droits de succession (20 à 60%). A cela s’ajoute, bien entendu, les impôts fonciers qui sont annuels, et qui n’arrêtent pas de flamber. Il faut bien payer les palais de ces messieurs les élus locaux.

        Les prix de l’immobilier ont doublé depuis 1970. OK ! mais l’inflation a été de combien ? de 1970 à 2011 : plus de 200%, un peu moins de 5% par an.

        http://france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php

        Quand on veut parler des prix de l’immobilier, il faut regarder sur une grande échelle de temps, car l’immobilier fluctue beaucoup. Celui qui prend la période 2000/2011, va être horrifié par la montée des prix ; mais il ne pourra pas voir que cette montée a fait suite à un effondrement des prix de 30 à 40% entre 1992 et 1996. C’est vrai que les prix ont trop monté. Ils vont donc baisser, naturellement. La France est d’ailleurs en retard, comme souvent, sur ses voisins, chez qui les prix ont déjà nettement baissé (Allemagne, Espagne et même RU). Cette baisse commencera dès 2012. Mais moins qu’on ne le croie généralement, car la demande reste très forte en France, du fait de notre démographie inflationiste.

        Pour en revenir à ceux qui se sucrent. Si notre propriétaire a déménagé 3 fois dans sa vie, l’état ou les collectivités locales ont piqué 3×8% = 24%. Si le propriétaire, à la fin de sa vie a été propriétaire pendant 40 ans, les mêmes se sont gouiffrés de 40 x 0,25% = 10% d’impôts fonciers. Et, à sa mort, pourquoi se gêner, il en repique 20% à ses héritiers directs (je ne parle même pas des autres). Donc, tout au long de sa vie, le propriétaire de résidence principale s’est vu spollié de plus de 50% de son patrimoine.

        alors, quels sont lers profiteurs ? 

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        • step // 06.01.2012 à 13h39

          ceux qui bénéficient de la dette des états 🙂

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        • Un jeune // 06.01.2012 à 17h13

          Votre démonstration sur l’immobilier est intéressante, mais elle ne prend pas en compte l’ensemble des paramètres. Je vous invite à lire l’excellent rapport Friggit sur l’évolution des prix de l’immobilier depuis 1200 : http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-1200-2011-r138.html
          Pour faire court, entre 1960 et 1990, dans la plupart des pays développés le prix des logements était grosso modo proportionnel au revenu moyen des ménages (corrigé de l’inflation). Entre 2000 et 2011, le rapport a été multiplié par plus de 2,5 à Paris, et le phénomène est visible avec une plus faible amplitude dans le reste de la France. Je ne développerai pas les raisons de cette hausse, elles sont très bien argumentées dans le rapport.

          Certes vous ne bénéficiez pas du fait que votre appartement ait pris de la valeur s’il s’agit de votre résidence principale, mais que pensez-vous des primo-accédants ? Les jeunes aujourd’hui sont déjà contents quand ils ont un travail, et ont des perspectives peu reluisantes si la dette n’est pas soldée (il suffit de regarder les projections du rapport entre les actifs et la population totale).

          Quand vous dites que l’état bénéficie de la manne des assurances vies placées en obligation, je ne comprends pas bien : au final ce sont les détenteurs de ces assurances vies qui touchent des intérêts sur la dette émise par l’Etat. Par conséquent on pourrait dire que les impôts trop faibles pour équilibrer les dépenses courantes ont été prêtés à l’Etat contre intérêts, payés par les actifs actuels et futurs.

          Je vous rejoins dans le constat des gaspillages dans la fonction publique (Etat, collectivités…), mais il ne doit pas cacher l’éléphant au milieu de la pièce.

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    • Alain // 06.01.2012 à 12h59

      “Si je devais payer 15% de mon patrimoine, il faudrait que je vende mon appartement”
      Ce n’est pas ce qui est dit: plutôt que vous donniez 15% de votre patrimoine en argent a l’€tat, vous ne donnez pas 1 centime, par contre votre titre de propriété est amendé pour dire que vous ne détenez plus que 85% de votre bien (et ce qui n’est pas dit c’est qu’alors il vous faudra probablement payer un loyer sur les 15% qui ne vous appartiennent plus). En gros c’est comme en uk où l’immobilier n’est plus supportable depuis des années pour les first time buyers et vous pouvez n’acheter qu’une partie sur un logement neuf (genre entre 30 et 70%), et payer un loyer sur la partie qui ne vous appartient pas.

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      • Patrick-Louis Vincent // 07.01.2012 à 11h02

        “et ce qui n’est pas dit c’est qu’alors il vous faudra probablement payer un loyer sur les 15% qui ne vous appartiennent plus”

        Hallucinant. Je ne sais si les tenants d’un tel discours comprennent bien ce qu’ils disent. Donc, il y  a un mec, l’état, qui me pique une partie de ma propriété, et qui me fait payer un loyer sur cette partie qu’il m’a volée pour se l’approprier. Cela a un nom. Cela s’appelle du racket et c’est un principe mafieux. 

        Et ce sont ces mecs là qui veulent faire des leçons de morale ! 

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        • step // 07.01.2012 à 14h41

          il est des prérogatives d’un état de saisir un bien, lisez bien votre contrat de citoyen. Ceci dit je suis d’accord avec vous dans une société individualiste comme la notre, ça peut surprendre.

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    • step // 06.01.2012 à 17h27

      réduction drastique de la fonction publique

      chiche, on fait quoi des nouveaux chômeurs (même remarque que J2LAND). Le “fonks bashing” est très rigolo, mais figurez vous qu’en général ils servent à quelque chose 🙂

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  • Dark // 06.01.2012 à 11h07

    Je reviens sur quelques commentaires que j’ai lu ici et là:
    “Les baby boomers ont reconstruit le pays”: non, justement, ce sont leurs parents, ceux qui étaient en age de reconstruire après 45, ceux qui se sont payées les tickets de rationnements dans une France sur-endettée avec des infrastructures démolies. Les papy-boomers, eux, sont arrivés sur le marché du travail après 65, dans un pays en pleine croissance, enfin désendété (merci à Olivier pour les articles sur De Gaulle), et sans chômage.
    Quant aux remarques sur taxation du patrimoine: la taxation est à la revente du bien (on ne demandera pas à quelqu’un qui est propriétaire de vendre son bien pour payer la taxe) et si on a un emprunt, le patrimoine est diminué évidemment de la valeur restante de l’emprunt. Ce n’est donc pas si débile que ça.

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  • logique // 06.01.2012 à 11h49

    l’idée est séduisante mais cela reviens a faire payer tout le monde pour les erreurs commise par un tout petit nombres de spéculateur, qu’ils soient banquiers ou politiciens, ils ont spéculer sur l’avenir sans y avoir participer, sinon a le détruire. Il serait beaucoup plus judicieux de faire payer aux spéculateurs et investisseurs de tout bord le prix de leur erreurs.
    Si demain ont ponpait dans les poches de chacun pour rembourser la dette, aprés demain ils recommencerait a nous faire de nouvelle dette pour spéculer de plus fort et faire monter le prix sans penser un seul instant aux futur de leur citoyen. Mais si l’iddée semble bonne, c’est une idée permettant de pouvoir recommencer les mêmes erreurs. Par contre si les pséculateurs perdent il seront beaucoup plus prudent, obligeant les emprunteurs a être plus attentif sur leur dépenses.
    C’est facile de fire porter sur tous les erreurs d’une petite quantité de vautours croisé avec des requins.
    L’auteur de cette idée est quoi, de droite ou de gauche, a mon avis il est payer grace au emprunt est aimerais bien que son salaire continuer a lui etre versé, ainsi que c’est 8, voir 12 ou 15 semaines de vacances payer par le contribuable.

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    • bizbee // 06.01.2012 à 12h35

      faire payer aux spéculateurs et investisseurs de tout bord le prix de leur erreurs.

      Si vous voulez faire payer les spéculateurs leurs erreurs, il faut aussi faire payer ceux qui leur confiaient leur argent; les détenteurs d’assurance vie et autre placement juteux dans l’immobilier sont bcp plus nombreux qu’un “un tout petit nombres de spéculateur”
      Certes ils y en a qui ont plus abusé que d’autre, mais la politique du “c’est pas moi c’est l’autre” me déplait.

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      • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 13h38

        Les spéculateurs sont des gens qui prennent des risques financiers. Tantôt ils gagnent, tantôt ils perdent. C’est normal. C’est le jeu.

        Rien à voir avec le propriétaire d’une résidence principale. Lui, n’a pas spéculé. Il a travaillé et placé son capital, fruit de son travail, dans une résidence. Il sait ,qu’à la retraite, ses revenus seront plus faibles. Il achète donc en prévision de cette baisse de revenus pour ne pas avoir à payer pour se loger. Généralement, il éprouve aussi une certaine fierté d’avoir pu constituer ce capital, et c’est pourquoi il éprouve une satisfaction à le transmettre à ses enfants ou petits enfants.

        Une résidence principale, c’est bien plus qu’un capital. L’on ne peut le comparer à un paquet d’actions. Il y a une part de soi-même dans sa résidence.

        C’est pourquoi je ne peux accepter l’idée de ceux qui voudraient en disposer à leur gré ; je ressens cela comme une sorte de viol. Tous les entrepreneurs, et tous ceux qui ont construit un patrimoine, plutôt que flamber, me comprendront.

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        • bizbee // 06.01.2012 à 13h54

          je ressens cela comme une sorte de viol. Tous les entrepreneurs, et tous ceux qui ont construit un patrimoine, plutôt que flamber, me comprendront.

          Je suis tout à fait d’accord avec ce sentiment.
          Mais il n’est pas dit que la taxe s’appliquerait uniquement sur le partimoine immo, mais bien sur l’ensemble du capital privé, c’est une différence qd mm. Il s’agit ensuite de placer astucieusement le curseur pour que les petits propriétaires (exit la résidence secondaire donc) ainsi que les petits entrepreneurs ne soient pas(ou très peu) touché. Car ce sont bien les seconds (les petits entrepreneurs) qui créent de la richesse. Il faut comprendre qu’un prêt (investissement en assurance vie par ex) enrichit le possédant et appauvrit l’emprunteur.
          Il me parait normal que ceux qui ont perçus des revenus du capital (et pas du travail) soient le plus touché puisque la crise est financière!

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          • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 14h11

            attention de ne pas aller trop vite en raisonnement. La plupart des gens qui ont pris des assurances-vie, surtout dans les années 70/80, c’était aussi pour sauvegarder leur capital. N’oublions pas qu’il y a eu, à cette époque, de l’inflation à deux chiffres.

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          • bizbee // 06.01.2012 à 15h56

            bien bien, alors ne prélevons que les revenus (supérieurs à l’inflation) cumulés depuis 70 et laissons leur l’apport de départ…

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          • step // 06.01.2012 à 17h30

            le point d’inflexion raté de toute façon a été les chocs pétroliers. C’est en continuant “comme avant” après que l’on se retrouve maintenant dans les graviers.

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      • logique // 06.01.2012 à 13h46

        Je ne voie pas en quoi il s’agit de politique pas moi mais les autres. Lorsque l’ont spécule ont que l’on investi, rien ne nous garanti que l’ont gagnera. Ceux qui gagnent sont ceux qui savent se qu’il font est comment il l fond, est jusqu’a ou il peuvent le faire avec les moyens qu’ils ont. Hors a partir du momment ou en en veut de trop et que l’on prend beaucoup de risque sur des actifs n’en valant pas la peines il est normal que cela foire. Donc pourquoi ceux qui ont sus faire attention et surtout ne pas trop charger la mule, paierait pour ceux qui ont abuser est qui voudrait que cela puisse continuer ?
        C’est a chacun de prendre c’est resposabilité en toute connaissance de causes.
        C’est pareil dans la jungle, lorsque l’ont se retrouve face a un loin, ont ne peut pas demander a son voisin de prendre sa place, surtout lorsque se même voisin l’avait prévenu de la proximité du loin.

        Quand tu merde tu paye, c’est comme cela que cela doit fonctionner, hors il semblerait que ceux qui ont merdé veille faire payer la facture a d’autres. Ont payent deja suffisement leur conneries vouloir en rajouter n’est que le demonstration de l’esprit pervers qui anime c’est irresponsable. Lorsque l’on joue ont peut gagner ou perdre et si ont joue a un joue dont ont ne connait pas les régles il y a de fortes chance que l’ont perde. Et la régle et simple oeil pour oeil dent pour dent, il n’y en a par de meilleur et elle est valable pour chacun independement de c’est origine social ou culturel. Ont doit payer nos conneries pour ne plus les refaires, sinon cela ne sert a rien et c’est nuisible pour l’essemble.

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        • bizbee // 06.01.2012 à 13h59

          Ben la connerie qu’on doit payer, c’est d’avoir investit dans des obligations d’état en imaginant qu’elle était sans risque… c’est aussi d’avoir voulu gagner sans travailler (revenus du capital) maintenant les spéculateurs ou investisseurs ont joués, ils ont perdus, normal qu’ils prennent leurs pertes. Normal donc que la taxe s’applique à ceux qui ont profité des revenus du capital.

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          • logique // 07.01.2012 à 11h34

            ” Normal donc que la taxe s’applique à ceux qui ont profité des revenus du capital” mais les salaire aussi ont profités des revenus du capital qui a été investi. Non c’est une fausse piste puisque si ont vous propose de remunerer votre capital c’est que ceux qui l’enprumte compte bien gagner a vous l’emprunter et ceux qui prette fond de même. Si il perde se coup ci cela reste suffisent, pourquoi faire pyer ceux qui ont investi dans des projets qui leur a parmis de rembourser, par contre pourquoi aider ceux dont les projet ont foiré. Il faut juste ne pas aider ceux dont les projets ont foiré et si ont le fait ont prends le risque que cela foire encore et dans ceux cas , l’investisseur ou le pséculateur ne doit pas pouvoir demmander aux états de combler ses erreurs et pour les investisseur malheureux, c’est pas de chance. Pourquoi ceux qui aurait investi sur de bon projet et ceux qui ont construit de bon projet devrait être taxer pour combler les erreurs des autres. Mais le probléme n’est pas que le projet soi foireux ou non, le probéme est que lorsque le projet et une escroquerie visant a plumer les investiseurs, pourquoi ne pas tout simplement punir les auteurs de tels projets, plutot que de punir les autres afin que ses crapules puisse recommencer a faire de même.
            Tant qu’as faire autant mettre en prison les type qui se fond agresser pour éviter qu’il ne soi agresser une second foi.

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  • Achille Tendon // 06.01.2012 à 12h32

    Beaucoup de blablas pour un fait  évident: le manque flagrant de démocratie (en clair : droit de participation aux décisions du ménage commun) a conduit à tous les excès à travers les âges pour en arriver à une constatation simple: le con-citoyen s’est fait baisé de long en large et demande urgemment le rétablissement du droit au chapitre !
    Il en a marre d’être pris pour le bouc émissaire qu’il est devenu dans cette incurie récurrente de “l’Etat” !
    ET triste de constater toutes les manigances prenant le ton des élucubrations en lisant les propositions des génies de la finance, style John Law , cet aventurier écossais ministre des finances français au milieu du 18e….

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    • BOURDEAUX // 09.01.2012 à 08h36

      @ logique :
      Vous trouvez que les investissements en capitaux ont profité aux salariés, vous ? C’est ce qui est écrit dans tous les manuels, mais ce n’est pas ce qui se passe dans la vraie vie. Lorsque les fonds d’investissements exigent 15 % de rentabilité pour l’actionnaire, les sociétés qui récoltent leurs capitaux étant toujours exposées à la concurrence internationale, quel poste de dépense croyez-vous qu’elles compriment ? Moi je crois que ce sont les salaires en premier lieu. Je n’irai pas jusqu’à dire pour autant que les investissements nuisent aux salariés, puisqu’ils permettent quand même aux boîtes de se développer et donc de créer des emplois, mais il ne faut pas en faire les superman de l’économie depuis 30 ans.

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  • reset // 06.01.2012 à 12h56

    Ci une classe d’age est désigner, ce n’est pas pour rien elle sont dans notre société les plus nombreuses et vote “forcément” pour leurs “intérêts” maintenant ci vous ouvrez les Oeillères il est facilement visible que la redistribution n’est pas bonne entre classe d’age, pourquoi travailler avec une déflation de mon salaire ? une augmentation de mon logement compensé par du crédit dans une sorte de chaine de ponzi ? non de non 

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  • gibusw // 06.01.2012 à 14h03

    Il est frappant de constater à quelle vitesse les attaques contre telle ou telle catégorie de français apparait dans les commentaires. Et vas-y que je cogne au choix, ou tout confondu:
    -sur les ex-baby-boomers
    -les fonctionnaires
    -les jeunes
    -les chômeurs
    -les politicards
    -les profiteurs assistés.
    Visiblement la stratégie qui consiste à opposer les pauvres entre eux remporte un franc succès, et obscurci les esprits.
    Eh! tu en oublie mec ! vas voir là http://www.les-crises.fr/les-inegalites-de-patrimoine-en-france-2/
    Ne pas payer d’impôt du tout, ou tellement peu pendant des années, ça pèse grave sur les finances publiques. Ce ne sont pas les dépenses qui ont augmenté, mais bien les recettes qui ont baissé depuis trente ans. (depuis la loi du 3/1/73).
    Faudrait p’têt revoir le barème de l’IR (aux USA c’est monté jusqu’à 90% avec Roosevelt, c’était pourtant pas un communiste lui…)

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    • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 14h17

      “Faudrait p’têt revoir le barème de l’IR (aux USA c’est monté jusqu’à 90% avec Roosevelt”

      Très mauvais exemple. C’est peut-être pour cela qu’il n’a pas réussi à juguler la crise. La Suède aussi à eu cette géniale idée. Elle est vite revenue en arrière.

      Pour sortir d’une crise, il faut créer de la richesse. Ce n’est pas en faisant que tout le monde soit pauvre qu’on y arrive.

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      • step // 06.01.2012 à 16h47

        je crains que le fait d’enrichir outrageusement 1% de la population ne soit pas une solution non plus.

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      • step // 06.01.2012 à 17h15

        oula je faiblit, mais c’est la théorie foireuse du ruissellement que tu viens de nous resservir PLV. Elle ne marche pas, car comme l’a démontré OB, les riches consomment (donc font tourner l’économie) bien moins que la classe moyenne et d’un autre côté mènent des actions spéculatives dont la plupart sont plutôt nocives.
        Il vaut donc mieux une classe moyenne un peu plus riche que quelques très riches pour la bonne santé de notre économie. Jusqu’à nouvel ordre, l’impôt est un mécanisme de redistribution parmi les plus efficace, même si je te l’accorde, il suffirait que la richesse soit initialement mieux répartie pour éviter ce cinéma.
        Le deuxième problème de l’impôt est que les très riches savent le contourner ou s’expatrient tout simplement. C’est déplorable en terme d’éthique mais difficile à résoudre nationalement, car il y aura toujours un pays pour ne pas jouer le jeu. Bigre, il vaut mieux éviter de créer de l’inégalité, c’est plus simple que de la résorber !

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        • bizbee // 06.01.2012 à 18h00

          Bigre, il vaut mieux éviter de créer de l’inégalité, c’est plus simple que de la résorber !

          Euh, elles sont là dés la naissance les inégalités, et ça sera toujours le cas! Ce qu’il faut, c’est ne pas les accroître! Parce que forcer l’égalité, d’autres ont déjà essayé, c’est aussi une dictature. Il y aura tjrs des différences et tant mieux.
          Il faut juste trouver le bon équilibre, et je pense qu’on en était pas si loin grâce au CNR.

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          • Patrick-Louis Vincent // 07.01.2012 à 10h16

            Le seul candidat aux présidentielles qui propose de s’inspirer du CNR, c’est François Asselineau. Mais :
            1 – personne ou presque ne lui donne la parole
            2 – il n’aura probablement pas les 500 signatures.

            Il n’y a pas de débat démocratique possible en France. Tout est vérouillé au profit de la classe politique, au pouvoir depuis 1981.

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          • step // 07.01.2012 à 14h49

            oui les différences existent, mais il est du devoir d’une société ne voulant pas se désagréger de ne pas les nourrir, voir de les amoindrir quand elles ont dépassé l’entendement. C’est ce que mon post signalait, c’est que la deuxième tâche est bien moins aisée (vous le pensez d’ailleurs) quand elle ne dérape pas carrément que la première. Il faudra bien penser à celui quand on en sera à la refondation.

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        • step // 07.01.2012 à 14h52

          @PLV: un pays qui coopte ses élus avec confirmation par vox populi sans quorum, n’est pas une démocratie.

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  • Delphin // 06.01.2012 à 14h04

     
    “Ils transféreraient 1% de leur propriété foncière chaque année pendant 15 ans au fond de garantie de la dette et cet actif serait monétisé au fil du temps en fonction des ventes, mutations ou héritage.”
    Je me demande si ce ne serait pas un facteur d’inflation supplémentaire artificiel du prix des maisons. Ce qui rappelle l’éternelle question du prix.
    Sinon, pourquoi pas, avec les correctifs de cas particuliers particulièrement injustes à déterminer.
     
    Delphin
     
     
     

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  • Un_passant // 06.01.2012 à 14h28

    Si une chose est à reprocher à la génération du babyboom, ce n’est pas de s’être enrichi, c’est plutôt d’avoir creusé la dette par la démagogie et le manque de rigueur dans la gestion des deniers publics; par l’élection, par habitude, de ses représentants (j’ai toujours voté à gauche, alors je vote pour le représentant de la gauche -qu’importe s’il est honnête-, Frêche tenait des propos rafraîchissants de franchise sur cet aspect des choses)… Enfin, je ne jette pas la pierre aux personne de gauche, il semble que ce soit assez systématique, quel que soit le bord.

    Qu’est-ce-qui a le plus creusé la dette : l’emploi sans discernement de toujours plus de fonctionnaire, sans se soucier d’être efficace. Pire, on a fait dans le clientélisme  et permis le recrutement de fonctionnaires “hors concours” pour permettre de caser les petits copains, les fils et filles de etc. Car l’abus est bien là :

    La démagogie des syndicats qui dans un réflexe communiste estim(ai?)ent, que la seule solution pour améliorer l’emploi et les conditions de travail de leurs corporations, c’est toujours plus de fonctionnaire. Seulement comme le montre le livre “absolument débordée”, la possibilité de recruter “hors concours” a permis des pratiques qui me semblent délictueuses et permettant de placer des “proches” parfois totalement incompétents.

    Ajoutons à cela les palais de régions et autres expressions d’une démagogie sans nom, cumulée au clientélisme et la mégalomanie et nous trouvons une autre jolie source de gaspillages qui là encore, dégage de forts soupçons d’actions délictueuses -ou d’ententes flirtant avec le délit d’initié et l’abus de bien social-.

    On peut dégager trois facteurs responsables : l’idéologie socialo-communiste (côté gauche et syndicaliste), le népotisme et le clientélisme (ces deux derniers, tous les bords, sans exceptions).

    Est-ce que les enfants, maintenant adultes, ont quelque part bénéficié de tout cela…

    Pour ce qui est de la santé… Non, c’est lié à l’évolution des sciences et la cour des comptes a déjà épinglé la gestion de la recherche en France – comme celle des hopitaux qualifiés, de mémoire, de “peu transparents”-.

    A observer le résultat de la volonté “toute une classe d’âge au bac”, je me dis que… on aurait peut-être mieux de prendre le temps de mieux concevoir les programmes, les rendre exempts d’idéologie gauchiste et… cesser de les réformer à chaque nouveau ministre que de dire il faut toujours plus de profs. Perso, j’ai toujours été dans des classes d’au moins trente élèves, je n’ai pas à m’en plaindre. Quant au suivi personnalisé, c’est bien hors cours, sinon, autant faire des classes de niveau car l’entraide entre élèves, je ne l’ai JAMAIS observée sinon entre camarades de niveau comparable. Mais le bon élève qui aide le cancre chahuteur… Quelle blague! Jolie vision mais totalement bisounours.

    Quand je pense que le bac S actuel est différent du miens qui lui même était différent du bac C lui-même changé à plusieurs reprises. Je ne vois aucun résultat positif. Pire, j’ai l’impression que c’est allé de pair avec un renoncement à faire des études scientifiques. Forcement, lorsqu’entré à l’Université, vous vous rendez compte que ce que vous avez appris pour le bac est (très) insuffisant.

    Enfin, je crois que si la génération papyboom est responsable de quelque chose, c’est une perte de valeur essentielle et la capacité à la transmettre à ses enfants (pas étonnant d’une génération qui a fait de “toujours plus de loisirs et de temps libre” son cheval de bataille) , celle du goût de l’effort qui n’est même plus enseigné à l’école. Le but n’est pas d’être premier ou, au moins d’avoir la meilleure moyenne possible, c’est “si tu as 10, tu passes”. L’effort minimum.

    On fait tout pour valoriser la différence d’aspect, la discrimination positive à l’égard des minorités ou des capacités sportives mais les capacités intellectuelles, ça… c’est tabou. Qu’il puisse y avoir des élèves doués à l’école et d’autres pas, ça défrise la gauche. Bilan des courses, on perd des talents à tous les niveaux. De celui qui ne trouve pas le cadre pour exprimer son potentiel à celui qui va suffisamment réussir pour obtenir son diplôme mais va choisir l’expatriation…

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    • step // 06.01.2012 à 17h11

      je résume : le clientélisme politique c’est mal (recrutement,”on rase gratis”). On ne peut plus d’accord.
      Laissez-faire de la génération babyboom. Oui malheureusement, sinon on se serait pas laisser endetter sur 30 ans. Effectivement, je ne pense pas qu’ils en aient tiré bénéfice mais ils se sont fait enfumer à grand coup de clientélisme et de “bonne” dette.
      Idéalogie socialo-communiste. Plus discutable. Plus de fonctionnaire ou moins de fonctionnaire c’est avant tout un choix de société, sur ce qui est doit être de la responsabilité de l’état ou pas. Les banques devraient être nationalisées (des fonctionnaires en plus ?) à cause de leur dangerosité systémique , par contre quel intérêt pour un centre aéré pour enfant ou une piscine ?
      Les syndicats poussent effectivement à la titularisation effectivement par idéologie, mais si on se retrouve à titulariser du fonctionnaire c’est souvent car le besoin a été formulé par la population et assumé par l’état depuis longtemps. La vision des français de l’état est extensive, je ne sais pas si c’est bien ou mal mais cela pèse sur le nombre de fonctionnaire. Les français sont exigeants (et c’est un honneur de répondre à cette exigence) et réclament moins d’impôts (et donc d’état).C’est un peu schizophrène.
      Je précise au passage que la titularisation ne consiste pas en la transformation hideuse d’un agent de droit privé en un fainéant labellisé. Car c’est souvent la même personne avec le même salaire (et la même motivation). C’est avant tout la reconnaissance que c’est la puissance publique qui doit assumer cette tâche.

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      • Patrick-Louis Vincent // 06.01.2012 à 17h29

        Il est très difficile de convaincre un fonctionnaire qu’il pourrait faire le même boulot avec un statut privé. Il défend son statut. Après tout, c’est humain.

        Est-ce à la “puissance publique”, comme dit Step d’assurer toutes les tâches qu’elle assure aujourd’hui. Rien est moins sûr ! Prenons l’exemple de la santé. Tout le monde sait que les cliniques privées assurent le même travail pour un coût bien moindre. Les Suédois, chantres de l’Etat-Providence, après la faillite de leur état, l’ont bien compris :

        http://www.libres.org/francais/archives/social/archi/social_052000/suede_s214.htm

        Ne serions-nous pas capables d’en faire autant, où faut-il attendre la faillite générale ?

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        • step // 06.01.2012 à 17h38

          Cela fait parti du débat de démocratie, mais actuellement aucun candidat ne dit ” je vais diminuer le nombre de fonctionnaire et diminuer le périmètre de l’état”. C’est pas vendeur, car les français veulent du fonctionnaire. C’est un choix de société. Après enlever du fonctionnaire pour en faire des agents publics de droit privé, cela ne change rien, car c’est toujours de la même poche que sort l’argent.  Depuis 30 ans le privé a beaucoup fui malheureusement, c’est peut être une raison de l’étalement public. Je suis cependant d’accord avec toi, au delà d’un certain stade ce n’est pas signe de bonne santé.

          Pour ce qui est de me convaincre que je peux faire le même boulot en tant que privé, figure toi que tu prêche un convaincu car c’était exactement mon cas. Je suis devenu fonctionnaire parce que à grand coup de prestations, cela finissait par couter trop cher à la puissance publique. Je suis donc passé du privé au public avec une légère baisse de mon salaire personnel. Mais la journée de prestation c’est plus de 1000 euros facturé par la SSII. Au delà de quelques jours par mois, il est donc rentable pour le public d’être recruté.

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      • Un_passant // 06.01.2012 à 18h27

        Je rectifie, il ne s’agit pas d’être dans une vision anti ou pro fonctionnaire. Il s’agit plutôt de critiquer cette disposition de la loi qui permet de recruter sur CV des fonctionnaire sans passer par la case concours à partir du moment où le concours n’existe pas ou que les conditions le permettent (je ne sais plus quelles sont les conditions). Cette disposition a ouvert grand les vannes du népotisme dans la fonction territoriale, bien au-delà du rôle joué par les syndicats. Là je parle surtout de la responsabilité des politiciens (depuis les maires jusqu’aux conseils généraux, les plus opaques).

        Concernant les syndicats, là le problème, c’est par exemple et en particulier au niveau de l’éducation nationale. Aucun autre pays au monde n’autant d’enseignants de statut qui font autre chose qu’enseigner. Alors plutôt que de recruter des enseignants, on devrait faire enseigner ceux qui ont la formation et le statut. Cela nécessite une transparence sur ce que font ceux qui n’enseignent pas, transparence que les syndicats sont loin de défendre. Il me semble de plus qu’en dehors de l’administration inévitable et des enseignants, d’autres corps de métiers sont inclus dans cette fonction “éducative” ce qui me semble aberrant (cantines, nettoyage…). Ils n’ont pas de rôle éducatif explicite, ils ont un rôle social qui contribue mais il n’est pas fondamental. La seule chose, dans l’absolue on ne peut supprimer de l’école sans lui faire perdre son nom, ce sont bien les enseignants, les autres… en dehors des administratifs (je vois mal comment le confier à une société privée sauf à ajouter encore des administratifs supplémentaires), ce sont des métiers qui peuvent être confiés à des entreprises privées. Pourquoi les entreprises font-elles appelle à des entreprises de restauration ou de nettoyage sinon? Le simple fait que ces fonctions soient indispensables explicite leur rôle -indirect certes- éducatif.

        Ensuite, ma critique des syndicats est aussi vis-à-vis de la décentralisation. L’état a mal géré la question de la décentralisation, depuis le départ, c’est certain, mais les syndicats défendent bec et ongle ces syndiqués qui considèrent impensable de déménager… La France est-elle un pays si grand que changer de région soit un si grand problème?Comment font les gens du privé? Ils démissionnent? On se heurte là au problème des mutation dans la fonction publique qui est loin d’être géré de manière transparente et réaliste face à la situation de chacun. Les fonctionnaires sont souvent les premiers à se plaindre de l’opacité et de la mainmise des syndicats. En tout cas ce sont les derniers échos que j’ai eu sur cette question.

        Donc non, je ne suis ni pro ni anti-fonctionnaire. Juste qu’il m’apparaît que l’état ne peut pas tout dans tous les domaines  et que parfois, il serait bon de remettre en question certains faits établis et maintenus en l’état par manque de courage politique, obstruction syndicale, démagogie ou idéologie. Quand je vois que certaines agence publiques ne peuvent changer de statut par blocage idéologique des instances dirigeantes, alors même qu’il s’agit de prestations qui peuvent être vendues aux entreprises, ce qui empêche cette même agence de doubler (voir tripler) son chiffre d’affaire et recruter et donc créer de l’emploi, on croit marcher sur la tête… Surtout quand ces mêmes agences n’ont pas de concurrent privé réel et que ce sont les entreprises qui viennent les chercher. Oui, je dis bien : l’agence en question NE FAIT PAS de commercial mais est sollicitée par les entreprises. Et comme par hasard, les instances dirigeantes, le conseil d’administration est entre les mains de babyboomers bien conservateurs.

        A propos de babyboomers… je critique la gauche à mots plus ou moins couverts, mais les babyboomers se retrouvent, quel que soit leur bord, par leur dogmatisme et leur conservatisme idéologique. Ils sont têtus, mais têtus… Comme ces chefs d’entreprises qui ont du mal à passer le flambeaux (et se retrouvent à fermer leur boite faute d’avoir su la vendre ou la transmettre, fait que l’on occulte souvent sur la situation des PME françaises, cela dit en passant). Mais… les générations suivantes, soit elles ne sont pas formées, soit elles n’ont pas assez d’expérience soit… bin… les banques ne leur prêteraient l’argent pour rien au monde. L’industrie pensez-donc, c’est ringard, seule compte la finance…

        Entre autres maux…

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        • step // 07.01.2012 à 15h15

          globalement d’accord sur l’analyse, en particulier sur le clientélisme politique. Je critique aussi la “gauche” ne vous inquiétez pas, elle ne trouve (pas plus que la “droite”) beaucoup d’affection à mes yeux. J’ai quelques références politiques de Jaurès à de Gaulle, mais elle commencent un peu à dater et ne sont pas forcément à gauche. 
          Le fonctionnaire n’est pas un objet idéologique, c’est avant tout quelqu’un qui a un chef qui lui demande de faire quelque chose contre rémunération. La seule chose est que le chef c’est (au final) vous tous via vos représentants. Il faut bien voir que ma compagne a fait comme moi des allers retours publics/privé. Ce n’est malheureusement pas facile. En particulier vers le privé car il est encré très profondément dans la tête des recruteurs qu’un fonctionnaire est un mauvais choix. Nous sommes de la mauvaise graine, à peine devant les chômeurs de longue durée. C’est déplorable (et faux) mais c’est une réalité. Je n’ai rien contre une re-répartition mais elle ne pourra se faire qu’après un lourd agiernamento du secteur privé sur sa vision de l’agent public, car je n’ai pas envie de créer des millions de chômeurs.
          Une autre remarque sur la position de principe (qui se défend) de ne pas prendre de fonctionnaire pour des tâches “annexes”. Le recrutement de fonctionnaires sur ce genre de poste est rarement une volonté de la puissance publique mais un moyen d’économie car payer du privé pour la même tâche pour des longues périodes coute plus cher en denier public. Il faut bien voir que les premiers échelons de la fonction publique sont assez bas (en terme de revenus). Ils sont d’ailleurs souvent réévalués (après “coup de gueule”) car en dessous des minimums légaux définis par l’état lui même pour le privé.
          Il y a cependant dans cette contribution une erreur (je suis concerné au titre de ma compagne) :

          Il me semble de plus qu’en dehors de l’administration inévitable et des enseignants, d’autres corps de métiers sont inclus dans cette fonction “éducative” ce qui me semble aberrant (cantines, nettoyage…). Ils n’ont pas de rôle éducatif explicite, ils ont un rôle social qui contribue mais il n’est pas fondamental. La seule chose, dans l’absolue on ne peut supprimer de l’école sans lui faire perdre son nom, ce sont bien les enseignants, les autres… en dehors des administratifs (je vois mal comment le confier à une société privée sauf à ajouter encore des administratifs supplémentaires), ce sont des métiers qui peuvent être confiés à des entreprises privées. Pourquoi les entreprises font-elles appelle à des entreprises de restauration ou de nettoyage sinon? Le simple fait que ces fonctions soient indispensables explicite leur rôle -indirect certes- éducatif.

          C’est inexact. Les personnels techniques de l’éducation nationale ne sont plus éducation nationale. Ils sont au même titre que les agents d’entretien géré par les départements/régions. Comme beaucoup d’agent, (comme moi d’ailleurs) c’est par pragmatisme financier qu’ils sont ‘fonctionnaires’ car il serait plus dispendieux de recourir au privé pour ces missions permanentes et que l’état ne peut pas (plus) se le permettre.

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    • tchoo // 07.01.2012 à 10h31

      Mdr
      rappelez moi combien de temps, depuis 1973, la gauche à été au pouvoir!
      rappellez-moi aussi, quels sont les gouvernements qui ont le plus créer de la dette.
      En 1982, le régime fonctionnaire était déjà sous la règle 3 départ à la retraite, 2 remplacement.
      On voit où cela mène, à l’hopital entre autre.

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  • lau // 06.01.2012 à 14h41

    Toujours les vieilles lunes …

    Le changement de cadre pourtant indispensable à notre survie n’ est même pas évoqué.

     

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    • Jack // 06.01.2012 à 19h21

      Probablement parce qu’ils s’accrocheront jusqu’au bout à leurs illusions, le sauvetage de leur merveilleux système capitaliste.

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  • richy // 06.01.2012 à 17h16

    “-sur les ex-baby-boomers
    -les fonctionnaires
    -les jeunes
    -les chômeurs
    -les politicards
    -les profiteurs assistés.”
    je ne vois rien sur les deux principaux prédateurs !!!!!
    à savoir : le rentier !
    et le bankster !!!
     qui emprunte a l’Europe (bce ) à 1% et reprète aux etats à hauteur de 5% !!
    traité de Lisbonne article 123 
    le monde des bisounours c’est ici ?  

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    • LePoulpe // 07.01.2012 à 12h53

      Pas du tout…

      Les banksters ont tellement confiance entre elles qu’elles ne se prêtent plus un seul centime ! le marché interbancaire est complètement bloqué…

      Sur les 500Md€ prêtés par la BCE à la fin déc. 347 Md€ sont revenus en pension dès le lendemain (au taux de 0.25)… signe que tout va bien…

      Les banksters ne prêtent plus, n’achètent pas d’obligations des PIGS… 
       

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  • BA // 06.01.2012 à 18h14

    Vendredi 6 janvier 2012 :
     
    Espagne : la Bourse de Madrid baisse de 0,49 %.
     
    Madrid a clôturé en recul de 0,49 % au terme d’une séance calme pour ce jour férié en Espagne. La première banque en zone euro par capitalisation, Santander, a perdu 1,43 % à 5,45 euros et le numéro deux espagnol BBVA a cédé 1,13 % à 6,229 euros. 
     
    Italie : la Bourse de Milan chute de 0,82 %.
     
    A Milan, le FTSE Mib a perdu 0,82 %, le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.
     
    Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec UniCredit en tête des baisses pour le troisième jour consécutif (- 11,12 %). Banco Popolare Milano a perdu 4,39 %, et Intesa Sanpaolo a baissé de 4,37 %.

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  • yoananda // 06.01.2012 à 18h51

    Même remarque que sur l’autre blog. Soit j’ai pas compris, soit je trouve cette mesure débile (littéralement).
    Si j’ai une maison comme patrimoine, je vais faire comment ? je donne une chambre ? la salle de bain ? la cuisine ?
    Pour beaucoup de monde 15% de son patrimoine en nature ou même monétisé n’est tout simplement pas faisable.

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  • TLG // 06.01.2012 à 20h29

    Bonsoir,

    concernant la France, une solution de sortie de crise pourrait consister au transfert massif, ordonné, et anticipé de l’épargne privée individuelle ainsi que des comptes des particuliers et des entreprises vers la Banque de France ou la Banque Postale, dans un délai et avec un rendement unique fixés par l’Etat. Au-delà de ce délai, seuls les actifs détenus auprès de ces deux banques seraient garantis par l’Etat, en tant que fruit du travail. Les banques privées trop fragiles feraient alors faillite avec la disparition des actifs toxiques fruits de la spéculation, sans impact majeur sur les particuliers et sur les entreprises dont le fruit du travail a été préservé. Parallèlement, l’Etat pourrait utiliser les dépôts effectués à la Banque de France et à la Banque Postale pour emprunter directement aux particuliers avec un taux majoré, et prêter aux entreprises (notamment PME et PMI) avec un taux réduit, et effectuer les investissements industriels nécessaires au redémarrage de l’économie. Le processus de ré-industrialisation de la France ainsi engagé permettrait alors la correction du déficit commercial extérieur, le rétablissement de la balance des paiements, la réduction du chômage et le remboursement progressif de la dette publique sans qu’il soit nécessaire d’augmenter impôts et taxes.

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    • logique // 07.01.2012 à 12h00

      Se n’est pas une si mauvaise idée que cela, Je dirais même que c’est une idée brillante est si simple a mettre en place. Par contre la banque postale ne devra accepter que les ouverture de compte et non les transfert d’obligation et assurance vie, a la rigueur les comptes titres. A appofondir ….

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  • gilbert // 06.01.2012 à 20h56

    Hello, vous savez vous comment s’en sortent nos voisins les Suisses ?

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    • step // 07.01.2012 à 15h21

      en parasitant l’économie des voisins, en permettant l’évasion fiscale et en faisant de très bon bonbons aux plantes.

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  • MBO CH // 06.01.2012 à 21h11

    Et c’est là ou l’on se dit qu’une certaine dose de démocratie directe pourrait avoir une sens … et pourtant non, les français n’en veulent pas !

    Même pas de débat à sujet, peuple comme élites sont unanimes : pas possible en France !

    On tourne en rond et c’est juste déprimant !

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  • Yves // 06.01.2012 à 21h18

    La taxe sur le capital que vous préconisez existe pour les riches depuis 1981 et s’appelle l’ISF, certes avec un taux moyen global inférieur à 1%/an. Pourtant depuis 1981, les déficits continuent de croitre et s’accelerer. Les niveaux de taxes sont déjà très élevés en France comparés à l’Amérique ou l’Asie mais nos déficits sont aussi énormes. Les solutions doivent donc venir d’autre-part :
    – baisse progressive et lente des dépenses (par ex 1%/an)
    – retrait important et assez rapide des niches fiscales (simplification fiscalité et système plus juste).
    Avec un fort ISF à 1%, une personne ayant un gros capital par rapport à son salaire, sera très encouragé à quitter la France. Bon, peut-être qu’ailleurs ça ne sera pas mieux non plus 😉

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  • Yves // 06.01.2012 à 21h34

    A propos de taxer plus fortement l’immobilier, n’est ce pas finalement le système anglais (UK, Singapour, Chine …) ou l’on est propriétaire de son logement que 99 ans ?

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    • logique // 07.01.2012 à 12h02

      Se n’est plus vrai depuis longtemps, bien que cela existe encore, il me semble.

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  • juni.palacio // 06.01.2012 à 21h55

    1 – On commence à admettre un peu partout que jamais la dette – ou la plus grande partie – ne pourra être remboursée. Il y a cette solution préconisée plus haut ou d’autres ou un mix de plusieurs. La pire qui puisse arriver  est qu’on finisse par le reconnaître dans 10 ans quand l’Europe sera bien dévastée. 
    2 – Deuxième évidence dont j’ai peur qu’elle mette un temps fou à s’imposer. Seule la BCE  devra à terme gérer les comptes des états euro et les financer. Non pas dans l’optique de l’ultra-gauche avec guichet ouvert. Mais davantage pour un strict contrôle. 

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  • MBO CH // 06.01.2012 à 22h09

    Les riches français quitteront la France ?! Et pour aller où ? Aux USA ? En Afrique ? En Chine ?!

    Leurs affaires sont en France et la plupart de ces “riches” ne savent même pas articuler 3 mots d’anglais.

    Au pire ils seront remplacés par d’autre. L’argent actuel, fiduciaire et scriptural, est bâti sur des dettes ou créé ex-nihilo ne l’oublions pas, il va et il vient et ce n’est pas ça qui restera au final.

    La proposition de ce Monsieur Delpla me semble intéressante et intelligente. A tout le moins mérite-t-elle d’être envisagée et débattue sereinement. Quelle autre solution sinon ?
    Les actuels “nantis” (et j’en fais certainement partie) ne devraient pas tant se poser la question de savoir de combien leur patrimoine pourrait être être amputé ou gagé à court terme et s’ils le méritent ou pas. Ils devraient plutôt se préoccuper de ce qu’il adviendra de ce fameux “patrimoine” en cas de défaut pur et simple, solution fatale et inévitable autrement.

    Malheureusement ces ponctions ou ces gages décrits dans la proposition de Jacques Delpla seront vraisemblablement perçu comme d’intolérables et injustes sacrifices alors qu’ils devraient être considérés comme des investissements … en vue de sauvegarder ledit patrimoine !
    Peu de chance donc que ce genre de proposition puisse être abordé sereinement mais, quoi qu’il advienne, les choses se feront. Il faudra bien solder les comptes … d’une manière ou d’une autre !

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  • fourminus // 07.01.2012 à 08h02

    Pour une Commission Vérité et Réconciliation

    Plutôt que de taxer tous les français, ne serait-il pas plus juste de taxer ceux qui ont bénéficié des réductions d’impôts de ces 30 dernières années ? Ils sont la cause de la faillite et qu’ont-ils fait d’utile pour la collectivité de tout l’argent qu’ils ont ainsi accumulé.

    Ils n’ont obtenu ces réductions d’impôts qu’en menant un lobbying appuyé sur la corruption des élus de la nation créant ainsi une dette odieuse.

    Je propose d’utiliser la méthode qui a si bien fonctionné en Afrique du Sud pour réconcilier ce pays après l’apartheid : créer une Commission Vérité et Réconciliation qui établira les responsabilités dans ce que Naomi Klein appelle the starving of the beast (affamer l’Etat, pour mieux le privatiser au profit des plus riches).

    Les coupables seront taxés mais aussi pardonnés et nous repartirons du bon pied, unis, les riches un peu moins riches, certes, mais rappelez vous que ces riches n’ont rien fait d’utile des fortunes qu’ils ont accumulé… Ca ne sera donc pas une grosse perte. Ben oui les gars, on aurait encore pu accepter ces inégalités incroyables de patrimoine si vous aviez utilisé cet argent pour investir dans le pays. Mais non… Vous avez thésaurisé… La France est hélas affligée historiquement d’une élite stérile. Seul notre génial peuple sauve la situation de loin en loin… Fluctuat nec mergitur !

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    • Un_passant // 07.01.2012 à 09h13

      “la méthode qui a si bien fonctionné en Afrique du Sud pour réconcilier ce pays après l’apartheid”… oulààà, allez là-bas et demandez aux laissés pour comptes noirs comme blancs ce qu’ils en pensent… Ce “miracle” est l’expression du fantasme de nos journalistes français.

      La réalité est bien plus nuancée (voir même la vérité est à l’opposé), il suffit de regarder les taux de criminalité. Cape Town est la ville la plus dangereuse du monde.

      Vous voyez, la suppression de l’apartheid aux USA en comparaison, est un modèle à suivre, et sans commission de réconciliation. Les commission sont a mes yeux l’expression et la manifestation de l’esprit jacobin et ne servent à rien sinon à verser des salaires aux petits copains. 

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  • BA // 07.01.2012 à 09h35

    Jacques Delpla a dans ses articles et dans ses analyses une idée sous-entendue : “Les pays européens peuvent avoir la même monnaie.”
     
    Jacques Delpla construit son raisonnement sur des fondations qui peuvent être résumées par la phrase : “Les pays européens peuvent avoir la même monnaie.”
     
    C’est toujours la même erreur.
     
    Jacques Delpla et tous les ouistes font toujours la même erreur.
     
    En réalité, les pays européens NE peuvent PAS avoir la même monnaie.
     
    Tant que Jacques Delpla et tous les ouistes n’auront pas compris ça, ils pisseront dans un violon, et le naufrage continuera.
     
    Un jour, ils comprendront.
     
    Mais il sera trop tard.

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  • Patrick-Louis Vincent // 07.01.2012 à 11h28

    Je voudrais faire un petit rappel concernant l’inflation de les baby-boomers.
    Dans les années 70/80, l’on a connu des périodes d’inflation à 2 chiffres. Les prix augmentaient et les salaires étaient indexés sur l’augmentation des prix.

    Prenons un exemple avec une inflation volontairement exagérée. Un ménage gagne 2 000 F net. Il dépense 1 500 F pour le courant ; il peut donc  épargner 500 F.
    Avec une inflation à 25%, son salaire devient 2 500 F (+25%), ses dépenses 1 875 F (+25%). Son épargne est donc de 625F. Ceménage a gagné 125 F sans rien faire.

    Si maintenant, notre ménage a acheté un appartement et que son remboursement d’emprunt est de 500 F ; chaque fois que les prix augmenteront de 25%, après avoir remboursé ses 500 F, il lui restera 125 F. Si les prix augmentent 4 fois de 25%, il lui restera 4×125 = 500F après avoir remboursé ses 500F de crédit. Autrement dit, son crédit ne lui coûte plus rien. C’est l’inflation qui lui a permis d’acheter son appartement.

    J’ai forcé un peu le trait pour ma démonstration ; mais c’est exactement ce qui s’est passé à cette époque. Et ceux qui ont profité de cette situation, ce n’est pas le Baby-boom, mais ce sont leurs parents. Les baby-boomers, eux, étaient encore sur les bancs de l’université ou fraichement au travail.

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    • Un_passant // 07.01.2012 à 12h58

      Le babyboom a commencé en 1945-1948 pour s’achever vers 1973-75… Donc une bonne partie du babyboom en a bénéficié au meilleur moment, c’est à dire celui où l’on rentre dans l’a vie active. De plus je vous rappelle que les 80% du classe d’âge au bac c’est plutôt pendant Mitterrand que avant. Vous avez donc une génération qui a commencé à travailler dès 16 ans… Les personnes du babyboom ont de 38 à 63ans maintenant.

      Autrement dit, ils en ont bénéficié à la fois le temps de leurs études et après (la génération de leur parent est pour une bonne part déjà partie, ils ont donc hérité).
      Mais certes, vous pointez du doigt, sans le voir que la génération du babyboom qui à moins de 45 ans (on va être gentil, moins de 50 ans) en a nettement moins bénéficié que les autres (les 50-68ans, comme par hasard ceux qui sont propriétaires, nous gouvernent, dirigent les entreprises et se révèlent les plus ardents défenseurs du système, de gauche comme de droite, il suffit de voir les politiciens ou les syndicalistes).

      Leurs parents… si vous considérez qu’avoir connu à la fois la guerre de 14-18 et celle de 39-45 est une chance …

      Je viens de réaliser… si vous dites partiellement vrai, alors vous accusez la génération du babyboom d’avoir dilapidé l’héritage en plus de ruiner leurs enfants par l’endettement réalisé depuis 1974… Ajouté à l’immigration massive et la destruction de l’école… Bonjour le passif. Vous aimez charger la barque dites-donc

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  • Patrick-Louis Vincent // 07.01.2012 à 11h36

    La réputation d’Olivier s’étend. Voici qu’il est loué par JP Chevalier, qui, pourtant, n’est pas du même bord. Comme quoi l’on peut faire des analyses convergentes (les chiffres restent les chiffres) et tirer des conclsions différentes.

    http://www.jpchevallier.com/article-bce-son-tresor-et-olivier-berruyer-96303354.html

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  • LePoulpe // 07.01.2012 à 13h41

    L’Italie entre dans une trappe à dettes… Attention nous aussi à ce phénomène…

    Des taux de 7% ont un impact négatif sur l’endettement car largement supérieurs à la croissance Italienne.

    De ce simple fait, ils  accroissent mécaniquement la dette publique quand bien-même les efforts entrepris mèneraient à un équilibre budgétaire (solde primaire) 

    L’endettement peut s’auto-amplifier jusqu’à déraper et devenir incontrôlable.

    Seule échappatoire : excédents budgétaires… (comme soeur Anne, le vois-tu venir ?) 😉

    Mais on ne peut décemment pas continuer ainsi…

    Le service de la dette française a, pour la 1ère fois en France, dépassé tout entendement…

    C’est le 1er poste des dépenses 2011 ! 46.9 Md€ contre 44.5 pour l’éducation et 30.1 pour la défense.

    Il représente donc un montant supérieur à celui de l’impôt sur le revenu (sic !)

    On n’est pas comme le Japon : 95% de sa dette est détenue par ses résidents et sa balance courante est très largement excédentaire – résultat : taux 10 ans déc. 2011 = 0.99% (en France = 3.19%)

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  • BA // 07.01.2012 à 14h33

    A propos de Jacques Delpla, Peter M. écrit :

    “laisser de la place médiatique à ce genre d’individus dans votre blog alors que cela fait 30 ans qu’ils ont eu tout l’espace propagandiste des mass médias et que leur théorie est appliquée par les politiques, me semble illusoire. Comme d’ailleurs les commentaires à répétition de BA sur la fin de l’euro.”

    Conclusion : il faut laisser de la place médiatique à Peter M. parce que ce qu’il dit n’est pas du tout illusoire.

    Mais alors pas du tout du tout. 
     

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  • juni.palacio // 07.01.2012 à 15h20

    Notre pensée et nos comportements sont définitivement corrompus et pervertis par le consumérisme. Un blog est un lieu de discussion et d’échanges. La confrontation avec les idées différentes voire opposées est la meilleure manière d’avancer. Ce n’est pas un espace publicitaire dans lequel on se contenterait de promouvoir ses idées et celles de ses amis. 
    Pour revenir au fond du débat, le “c’est pas moi, c’est lui m’sieu” qui constitue l’essentiel des commentaires est un luxe qu’on peut se permettre encore quelque temps avant l’inéluctable cessation de paiement qui mettra tout le monde d’accord.
    Deux spirales infernales se nourrissant l’une l’autre vont se croiser : celle de la dette et celle de la récession. Elles vont se croiser parce que les Allemands refuseront la monétisation infinie et son corollaire l’hyper-inflation. Et c’est heureux. 

     

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    • Patrick-Louis Vincent // 07.01.2012 à 17h33

      “Allemands refuseront la monétisation ”

      On en reparle dans quelques mois. Si l’Allemagne veut sauver l’euro, elle acceptera la monétisation. Sinon, elle quittera l’euroland.
      D’ailleurs, elle a déjà commencé à céder (rachats des dettes souveraines, prêts massif aux banques, prêt au FMI, etc…). Ce n’est qu’un début pour ne pas faire peur aux électeurs. Car, il y a des élections en Allemagne !

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      • juni.palacio // 07.01.2012 à 21h09

        Pas de manip. SVP. La phrase entière est : “les Allemands refuseront la monétisation infinie.”
        On en est très loin. On assiste aujourd’hui à une monétisation à la marge. Ce qui ne préjuge en rien de l’avenir. L’Allemagne n’est pas la France. Les élections passées, le chancelier ne pourra pas se comporter comme en France comme un monarque absolu . 
         

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      • logique // 07.01.2012 à 22h49

        Pour l’allemagne hyper inflation = réduction de ses exportations. Et se n’est pas cela qui aidera l’europe et l’euro. Sortie de l’euro = baisse des exportation pour l’allemagne. Donc il vont continuer a jouer au filet.

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        • juni.palacio // 07.01.2012 à 23h41

          Exact. avec probablement une proposition de leur part de faire prendre en charge une partie des dettes nationales (tout ce qui excède un certain pourcentage) par la BCE. tout cela comportant de strictes  contreparties de la part des états. Sera-ce suffisant ?

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  • Peter M. // 07.01.2012 à 18h02

    D’abord, est-ce que les 10% des plus riches qui possèdent 50% du patrimoine vont se mettre à payer 15% d’imposition supplémentaire ? J’en doute fortement puisque jusqu’à présent une des causes principale de leur enrichissement a été d’éviter l’impôt national, officiellement ou officieusement, grâce notamment à des experts fiscalistes qui pullulent dans les banques et autres compagnies d’assurance.
    Ces 15% de taxes supplémentaires vont surtout s’appliquer aux 90% qui possèdent les 50% restant.
    Ensuite, l’austérité a débuté depuis longtemps. Elle a juste été masquée par l’endettement colossal des Etats, des entreprises, des banques et des ménages. Une promesse de remboursement sur une croissance future illusoire puisque reposant sur un modèle financier de court terme qui a déjà montré ses limites en 29 et ses conséquences désastreuses …  Je pense d’ailleurs que la situation contemporaine est pire notamment à cause des défis écologiques et de l’hypertrophie du capitalisme moderne.
    Enfin, la solution du problème de la dette publique que je préfère est d’éviter les banques (ou le marché comme les commentateurs disent) en empruntant une bonne partie de la dette à 0% à la BCE pour rembourser les créanciers et de consacrer une partie des intérêts actuels au remboursement de ce prêt à 0% à la BCE. Même si je suis conscient qu’il n’existe aucune solution miracle et immédiate. Selon moi, les conséquences de la crise ne seront pas l’hyperinflation et la récession mais bien la déflation (masquée jusqu’à présent par les dettes, les instituts de statistiques et les bulles financières) et la dépression.   
    En conclusion, ne jamais oublier d’où vient la crise de 2008 et quelles sont les causes. Et sûrement pas la monnaie unique européenne et l’état économique européen, globalement meilleur que les Etats-Unis ou la Japon.  
    L’une des différences importantes avec 1929, ce sont les informations réelles que nous avons sur la situation, grâce notamment à ce blog. Il faut juste savoir ne pas se laisser manipuler par ce flot ininterrompu d’informations financières comme les cours de la bourse ou les taux d’intérêts eux-mêmes manipulés par les banques au nom d’intérêts privés. Aujourd’hui, la finance avec le pouvoir ultime de création monétaire est devenue trop importante face aux démocraties.
    Dans une solution structurelle de cette crise, rétablissons d’urgence le Glass-Steagall Act pour les banques françaises. Au lieu de passer par une nouvelle taxation conjoncturelle sur les patrimoines, illusoire (lol).
    « La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour »
    Albert Einstein (encore et toujours)
     

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  • Anastasia // 07.01.2012 à 18h51

    Ce genre de proposition est un bien celle d’un petit despote, plutôt tendance communiste. Décreter que untel paiera et pas untel… Sur quel critère ? Si j’ai un revenu de 1000€ que je place sur un compte bancaire, on me taxe de 15%, si je le mets pour acheter un bien immobilier, on me taxe aussi, mais j’ai j’achète une voiture ou 10 chaînes Hifi je passe au travers. Pourquoi ? Et pourquoi de l’argent gagné honnêtement d’un travail devient-il cible d’un état prédateur simplement parce que je l’économise, ou que je l’investis pour faire un patrimoine ? Et quid des allocations déversées sans gagner quoi que ce soit ?
    Bref, je constate qu’en mode panique l’injustice la plus totale se légitime facilement sous des dehors d’égalitarisme.
     

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  • LePoulpe // 08.01.2012 à 01h33

    Un défaut de la France ?

    Ce qui veut dire qu’au préalable, les PIGS ont été balayés par la crise et qu’ils sont eux-aussi en défaut… car après tout, au nom de quel principe laisserait-on tel pays faire défaut et pas un autre ?  

    On ne sait absolument pas jusqu’où les engagements vont porter. Une chose sera sûre, la récession sera inscrite dans tous les manuels scolaires 🙁

    Déjà si on se base sur une décote de 60% de la dette souveraine grecque, leur déficit 2011 passe de 9.4% à 5.32% (intérêts de la dette = 6.8 pts de PIB)

    Donc plus d’accès aux financements internationaux > dépendance totale à l’UE > rigueur encore et toujours…

    Les banques grecques détiennent pour 54 Md€ d’obligations d’Etat > il faudra donc les recapitaliser, en plus de l’aide UE…

    Mais comme la contagion a emporté les autres maillons, la Grèce se retrouve seule et donc sans aide ;

    L’économie s’effondre ; l’Etat ne peut plus payer ses fonctionnaires ; ce qui paralyse les entreprises et les ménages ;

    Sans revenus des ménages et entreprises, sans aide UE, les banques sont en faillite ; les défauts sur dette privée s’enchaînent etc.

    D’après la BRI, le secteur bancaire Fr. est engagé à hauteur de 40Md€ en Grèce. Si on efface l’ardoise à hauteur de 60%, les banques vont prendre une perte de 24Md€… 

    Mais si les PIGS suivent tous et tombent comme des dominos, alors on est sur des montants autrement plus importants. Toujours d’après la BRI, les engagements du secteur bancaire Fr. envers les PIGS est de 375 Md€ !

    Appliquez la même décote de 60% = 225 milliards d’euros à supporter (11.4% du PIB) car il faudra recapitaliser…

    Mais comme les banques ne détiennent que 20% de la dette publique brute des PIGS, il faut ajouter les autres détenteurs de dettes, comme les assureurs, les ménages, fonds de pension…

    En cas de décote élevée (60%), la perte sera de 1.125 milliards d’€ sur les titres publics des PIGS !

    L’augmentation des taux d’intérêts (les préteurs ayant de plus en plus peur et de moins en moins confiance) rend les ajustements budgétaires impossible à réaliser => trappe à dettes => effet boule de neige => défaut (si la BCE ne monétise pas)

    La contagion peut se répandre sur toute la planète car un aspect n’a pas été pris en compte : les CDS souverains

    La chambre de compensation de ces titres nous dit qu’il existe une exposition nette globale sur les PIGS à hauteur de 53 Md€ mais que l’encours total des contrats émis se monte à… 657 milliards d’euros fin sept. 2011 !

    Qui va supporter ça ? qui va payer ces sommes folles ? qui sont les assureurs ? les réassureurs ?

    Courage…

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  • peste et corriza // 08.01.2012 à 10h31

    Il y a un moyen simple de générer du cash et de désenfler la bulle de l’immobilier : supprimer les dispositifs de defiscalisation sur l’immobilier secondaire (Scellier, Robien et autres soutiens au bâtiment), pondre une interdiction formelle de louer pour des séjours de moins d’un mois, en finir avec le PTZ+, les diverses niches fiscales sur l’enseignement (si vous payez un prof à domicile, vous pouvez défalquer sa paye sur votre feuille d’imposition), etc…

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  • Patrick-Louis Vincent // 08.01.2012 à 12h22

    “supprimer les dispositifs de defiscalisation sur l’immobilier secondaire ”

    C’est déjà le cas : 2012 = dernière année pour le Scellier

    “en finir avec le PTZ+, ”

    Cela vient d’être supprimé dans l’ancien.

    “pondre une interdiction formelle de louer pour des séjours de moins d’un mois”

    Et les locations saisonnières ?

    Je l’ai déjà dit, je suis pour la suppression de toutes les niches fiscales, à condition d’instaurer la flat-taxe (même taux d’impôt pour tous)

    Pour les interdictions, moins il y en a, mieux c’est. L’économie c’est comme la circulation sanguine. L’on ne peut vivre avec un garrot en permanence.

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    • step // 08.01.2012 à 20h45

      Tout dépend si il y a gangrène. Dans ce cas là seul un garrot peut sauver ta vie. Or il y a gangrène, et on sait même ou elle se situe, dans le système bancaire.

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  • BA // 08.01.2012 à 18h38

    Le gros problème, c’est la situation de l’Italie.
     
    Jeudi 5 janvier 2012 :
     
    Italie : la Bourse de Milan lâche 3,65 %, la banque UniCredit dévisse encore de 17 %.
     
    La Bourse de Milan a terminé la séance jeudi sur une chute de 3,65 % à 14.767 points, plombée par les craintes des investisseurs au sujet des banques, et en particulier d’UniCredit qui a dévissé de 17,27 % à 4,48 euros, après s’être effondrée de plus de 14 % mercredi.
     
    UniCredit a entraîné dans sa chute les autres valeurs bancaires. Banca Popolare di Milano a ainsi abandonné 10,74 % à 0,2735 euro, UBI Banca a chuté de 8,90 % à 2,928 euros, et Intesa Sanpaolo 7,33 % à 1,189 euro.
     
    Vendredi 6 janvier 2012 :
     
    Italie : la Bourse de Milan chute de 0,82 %.
     
    A Milan, le FTSE Mib a perdu 0,82 %, le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.
     
    Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec UniCredit en tête des baisses pour le troisième jour consécutif (- 11,12 %). Banco Popolare Milano a perdu 4,39 %, et Intesa Sanpaolo a baissé de 4,37 %.
     
    (Dépêche AFP)
     
    Le problème, c’est cette phrase : “le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.”
     
    Quand il ne s’agissait que du défaut de paiement de la Grèce, l’Union Européenne et le FMI étaient suffisamment puissants pour placer la Grèce sous perfusion.
     
    Mais ensuite, d’autres dominos sont tombés, les uns après les autres.
     
    Mais ensuite, il y a eu l’Irlande : aujourd’hui, l’Irlande est incapable d’aller emprunter sur les marchés internationaux pour des emprunts à 1 an, à 2 ans, à 3 ans, etc. L’Irlande a été placée sous perfusion.
     
    Mais ensuite, il y a eu le Portugal : aujourd’hui, le Portugal est incapable d’aller emprunter sur les marchés internationaux pour des emprunts à 1 an, à 2 ans, à 3 ans, etc. Le Portugal a été placé sous perfusion.
     
    L’Italie, c’est autre chose.
     
    Demain, si le domino italien tombe, l’Union Européenne et le FMI ne seront pas assez puissants pour placer l’Italie sous perfusion.

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    • step // 08.01.2012 à 20h47

      Ce peut aussi être l’Espagne.

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    • on est mal // 10.01.2012 à 01h18

      Merci pour les dépêches mais vous devriez réviser votre Lordon (un de vos posts ci-dessus).
      Enfin une bonne nouvelle, une grosse banque qui plonge.
      Une banque dont la valeur plonge vraiment devient de fait et par nécessité nationalisable.
      Que demander de mieux que de rincer les actionnaires privés d’une entreprise privée?
      Qu’ils assument enfin enfin leur putain de risque d’investisseurs et perdent leur capital.
      Les banques ne prêtent ni aux états ni aux entreprises ni aux particuliers mais placent à la BCE… alors elles servent à quoi?
      Avec un peu de chance, Unicredit est assez engagé sur les CDS pour faire péter pas mal de copines et alors…
      Qu’elles crèvent, inutilité faisant loi, et mort au banquier rentier spéculateur (allez chuis pas vache on les tue pas et ils gardent une baraque).
      On les privatise ces pertes oui ou non?
       
       
       

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  • BOURDEAUX // 09.01.2012 à 09h16

    Cette idée avait été avancée il y a quelques années par Mme BOUTIN. Personnellement, je la trouve philosophiquement repoussante et économiquement inquiétante. Distribuer une sorte d’allocation à tous, dès le premier jour de sa naissance (ce que proposait BOUTIN) jusqu’à sa mort, c’est dégradant pour l’être humain. Avec des systèmes pareils, il ne se passerait pas longtemps avant qu’on se mette tous à faire « Meuuh !! ». Très peu pour moi, je tiens à rester libre.

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  • Luc Cioni // 14.01.2012 à 12h41

    Enfonçons quelques portes ouvertes car l’anathème dont fait l’objet le politique devrait plutôt nous inciter à nous interroger sur un mécanisme : nous vivons sous les auspices d’une société démocratique représentative.
    Parce qu’elle est démocratique, le politique doit recueillir une majorité de voix ; dans un contexte concurrentiel, il ne peut qu’être tenté par le clientélisme : « être la voix de ceux qui n’en ont pas » moyennant quoi la Puissance Publique devient la vache qu’il faut traire et l’Argent Public, une sorte de cassette électorale personnelle
    Parce qu’elle est représentative, par période de cinq ans, nous, pecus vulgum nous désinvestissons de notre pouvoir décisoire au profit du politique, c’est la règle du jeu. Laisser supposer que l’on aurait fait mieux si on a avait été aux manettes, est une assertion relativement gratuite. Après tout, la majorité des votants est supposée être éclairée : Vox populi, vox, Dei. Face aux questions qui le dépassent, le politique ne peut alors complètement s’abstraire de la tentation démagogique. Il aurait tord de s’en priver : le système mass-médiatique est là pour y pourvoir.
    Certes, le gouvernement n’est pas élu
    mais son patron, le président, si.
    Les institutions financières l’ont bien compris, c’est pourquoi elles se sont réfugiées dans les limbes du pouvoir supranational. Que font les institutions sociales supposées veiller sur notre Bonheur National Brut ? Que faisons-nous nous mêmes ?
    Le Ciel se rit des prières qu’on lui fait pour détourner de soi des maux dont on persiste à vouloir les causes. » (Bossuet)
    Pour le reste, les réactions indignées de nos collègues ne sont que de nouveauté restreinte et pourraient se trouver résumées par cet aphorisme délicat : « Touche pas au grisbi, salope ! » (Les Tontons Flingueurs). L’ingratitude du sort est que ceux sur le Titanic, qui ont serré le plus fort sur leur cœur leur livret de Caisse d’Epargne ne sont nécessairement ceux qui ont trouvé une place dans les chaloupes.
     
     
     

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