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12.novembre.201912.11.2019 // Les Crises

Pleurez pour la Catalogne – Par Craig Murray

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Source : Consortium News, Craig Murray, 16-10-2019

Alors même que des Catalans sont emprisonnés pour leurs efforts de démocratie pourtant garantis par l’ONU, l’UE devrait être condamnée pour avoir ignoré une violation évidente des droits humains, déclare Craig Murray.

La cour suprême d’Espagne à Madrid. (FDV, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons)

Les odieuses peines de prison infligées aujourd’hui par les fascistes (j’ai utilisé le mot avec précaution et à juste titre) de la Cour suprême espagnole aux prisonniers politiques catalans représentent un symbole frappant du nadir du libéralisme au sein de l’UE. Que la tentative d’organisation de vote démocratique alors que le peuple catalan souhaite le respect du droit à l’autodétermination garanti par la Charte des Nations Unies, puisse conduire à une peine de prison aussi longue, est une violation flagrante des droits humains les plus fondamentaux.

Il m’a fallu cesser mon soutien personnel de toute une vie à l’UE lorsque, en réponse à l’écrasement brutal du référendum catalan par les forces paramilitaires franquistes, alors que le monde entier a vu des grands-mères être frappées sur la tête et jetées à bas des escaliers lorsqu’elles voulaient voter, toutes les institutions de l’UE – Conseil, Commission et Parlement – se sont mobilisées les unes après les autres pour soutenir fermement l’action paramilitaire à Madrid afin de maintenir « l’ordre public et le droit ».

Aujourd’hui, nous sommes témoins de la même chose. Alors que les Catalans sont emprisonnés pour leurs efforts en faveur de la démocratie, la Commission de l’UE a déclaré qu’elle « respecte la position du pouvoir judiciaire espagnol » et qu’« il s’agit là et cela reste une affaire interne à l’Espagne, qui doit être traitée conformément à sa constitution ». Ici, la commission ne fait qu’ignorer ce qui constitue de toute évidence une violation grave des droits fondamentaux de la personne. C’est bien pire que tout ce que la Pologne ou la Hongrie ont fait ces dernières années, et la Commission fait également preuve d’une hypocrisie quand même flagrante dans la façon toute relative dont elle traite ses membres de l’Est et de l’Ouest.

Il fut un temps où l’UE était un brillant exemple de réglementation économique et environnementale mais aussi de redistribution régionale de la richesse. Mon affection pour cette institution vient du fait qu’elle a été une de nos rares défenses contre le thatchérisme économique. Mais elle est devenue quelque chose de très différent, un club de soutien mutuel pour les dirigeants politiques néolibéraux.

J’écris peu d’articles de blog sur le Brexit parce que je m’en préoccupe moins que la majorité de la population. Je ne pense pas qu’il soit essentiel de rester au sein de l’Union, ni qu’il s’agisse d’une panacée politique. Je souhaite désespérément garder la liberté de circulation et je pense que quitter l’union douanière serait une forme d’automutilation économique à grande échelle. Une relation à la norvégienne me conviendrait très bien, mais pour l’essentiel, je préfère rester en dehors de la controverse. Je pense que, pour des raisons de légitimité démocratique, puisqu’il y a eu un référendum en 2016, son résultat devrait être respecté ; l’Angleterre devrait quitter l’Union mais l’Écosse et l’Irlande du Nord y rester.

Mais je dis aussi ceci. Un million de personnes devraient défiler samedi pour soutenir l’UE. C’est cette même UE qui vient d’exprimer son soutien actif à l’emprisonnement des Catalans pour avoir organisé un vote. Ils rejoignent Julian Assange en tant que prisonniers politiques dans l’UE détenus pour des délits d’opinion non-violents.

A tous ceux qui pensent aller manifester samedi, je dis ceci. Il est moralement répréhensible, à l’heure actuelle, de montrer le soutien de l’opinion publique à l’UE, à moins que vous ne le contrebalanciez en montrant votre écœurement quant à la répression fasciste des Catalans et le soutien de l’UE à cette répression. Toute personne participant à la manifestation de samedi a l’obligation morale de respecter l’équilibre en envoyant un message à la Commission de l’UE indiquant que son soutien à cette répression est totalement inacceptable, et en portant lors de la marche un drapeau ou un signe indiquant son soutien aux prisonniers politiques catalans. A défaut, vous ne seriez qu’une personne béate qui défend ses intérêts personnels. Aux côtés des promoteurs de la guerre en Irak, qui monopoliseront sans doute à nouveau les discours à la tribune.

Craig Murray est auteur, diffuseur et militant des droits de la personne. Il a été ambassadeur de Grande-Bretagne en Ouzbékistan d’août 2002 à octobre 2004 et recteur de l’Université de Dundee de 2007 à 2010.

Source : Consortium News, Craig Murray, 16-10-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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chr bernard // 12.11.2019 à 08h09

“Il fut un temps où l’UE était un brillant exemple de réglementation économique et environnementale mais aussi de redistribution régionale de la richesse. Mon affection pour cette institution vient du fait qu’elle a été une de nos rares défenses contre le thatchérisme économique”

Hein !? comment, pardon ? Que lis-je ?
“brillant exemple”, “redistribution de la richesse”,”défense contre le Thatchérisme” !!

Il y aurait donc deux Unions Européennes, dont une dont j’ignorais même l’existence ??

62 réactions et commentaires

  • Urko // 12.11.2019 à 07h47

    Il apparaît particulièrement dangereux de plaider la cause des autonomistes – c’est à dire de nationalistes, ne nous leurrons pas – catalans au vu des méthodes et mensonges qu’ils ont employés pour semer, littéralement, la haine de tous les autres Espagnols dans la société catalane, notamment via leur mainmise sur l’éducation et les programmes d’histoire. Ils n’ont pas hésité à introduire dans lesdits programmes des éléments imaginaires quant à la façon dont l’Espagne avait traité les Catalans : des générations de petits catalans ont ainsi appris, j’insiste, appris à détester leurs frères espagnols accusés de leur avoir infligé des tourments et injustices inventés, et d’ailleurs souvent grotesques. Les Catalans âgés gardent un triste souvenir du régime franquiste, mais ils ne le confondent pas avec leur pays, l’Espagne, à laquelle ils demeurent attachés, à la différence des jeunes, endoctrinés, désormais nationalistes. Ceci apprend comment, en à peine trente ans, une poignée de coquins déterminés, sectaires et cyniques, jouant de tous les leviers dont ils disposaient, a pu semer l’ignorance la plus crasse, la haine la plus féroce, le nationalisme le plus étroit dans l’esprit de toute une jeunesse, à coups d’antagonismes parfois créés ex nihilo, telle que l’imposition d’une langue non écrite il y a quelques décennies encore… Ajoutons y la déflagration à laquelle aboutirait l’indépendance catalane avec le potentiel de mettre l’Europe à feu et à sang (hormis l’Allemagne), et la stupéfaction est totale.

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    • manuel // 12.11.2019 à 09h05

      Je ne parlerais pas des mensonges sur l’éducation qui est le fait de l’état voir comment est racontée la soi disanr reconquista.
      Mais la langue catalane est écrite depuis plus de 500 ans .
      Tout le reste de votre discours est à l’avenant.

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      • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.11.2019 à 09h50

        Un point au moins est indubitable dans ce que dit votre contradicteur “Urko” : l’indépendantisme est une boîte de Pandore. Personne ne peut prédire les conséquences aussi bien de son échec que de son succès éventuel. C’est une menace. Et en regard, quels sont les bénéfices à attendre ? Ce n’est même pas dit. Si la vie est impossible pour les Catalans dans l’ensemble national espagnol actuel, qui a sans doute ses défauts, comment se fait-il que les Basques de leur côté aient trouvé un accommodement et soient allés vers une pacification qui a l’air de les satisfaire ? Ne serait-il pas mieux que tous les Espagnols travaillent ensemble à, par exemple, une solution républicaine et fédéraliste globale ? “Urko” a-t-il forcément tort de voir à l’oeuvre un chauvinisme rétrograde et stérile ?

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      • Urko // 12.11.2019 à 11h41

        La langue catalane, écrite depuis 500 ans ? Déjà, on devrait parler de langues catalanes (il y en avait une dizaine voire davantage) et leur grammaire et orthographe n’ont pris une forme commune qu’à la fin du XIXeme siècle. Je passe sur votre allusion à la reconquista, qui ne me semble pas directement liée au sujet. Des petits malins ont exacerbé des particularismes catalans, menti, et enseigné la haine en jouant sur des ressorts clairement nationalistes et xénophobes. Les jeunes catalans, à mon grand désespoir, nourrissent tous une haine farouche à l’endroit des Espagnols, sous couvert d’identité. Le tout avec un sentiment de supériorité qui laisse parfois pantois. Or, depuis vingt ans que je vais en Catalogne, cela s’est hélas aggravé. La haine peut se maquiller en combat pour la liberté, c’est la haine. C’est tout le génie des identitaires de se faire passer pour des opprimés.

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      • antoniob // 13.11.2019 à 01h28

        il y a bien une manipulation de l’histoire par les indépendantistes. C’est la question de la position pro-Bourbons des autorités catalanes lors de la guerre de Succession. Ils pensaient qu’en se tournant vers la monarchie française ils bénéficieraient des “Lumières” d’un régime soit disant plus éclairé. Mais sur la question des nationalités, le centralisme français fort était à l’opposé ce que la nation catalane avait dans le contexte multi-national des Habsbourg.
        Sur ce point là, les élites catalanes de l’époque avaient choisi le mauvais cheval.

        Comparer le sort des Catalans français, laminés, ethno-linguistiquement quasi éradiqués par le centralisme mono-linguistique rigide de la monarchie puis république française, avec la situation espagnole.
        Pour le dire autrement si la Catalogne avait été une province du Royaume de France, comme la Bretagne ou le Languedoc, il y aurait belle lurette qu’il n’y aurait plus de catalan parlé à Barcelone, ou au mieux pas plus que l’alsacien à Strasbourg.

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        • jch // 13.11.2019 à 12h28

          Je reconnais que je ne suis pas allé en Alsace depuis une vingtaine d’années.
          Mais ce qui m’avait frappé à l’époque où j’y passais pas mal de temps, particulièrement à Strasbourg, c’est à quel point la langue alsacienne était parlée ! Bien plus que l’occitan chez moi ou le breton…

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    • Francesc Pougault // 12.11.2019 à 10h01

      Les sornettes des ennemis de le liberté ont la vie dure. L’espagnol est obligatoire dans les établissements scolaires de Catalogne. ce qui n’est pas le cas du catalan dans le reste de l’état espagnol. Allez donc au Sud de l’Albera, si vous n’entendez pas une majorité de locuteurs de l’espagnol, c’est que vous êtes sourd.
      A propos de haine, Vox le parti ouvertement franco-fasciste a fait un bide en Catalogne et en Euskadi, et un triomphe dans le reste de l’état espagnol. C’est donc là la conséquence de “l’endoctrinement” ?

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      • djulz // 14.11.2019 à 10h45

        Francesc, je suis désolé mais l’espagnol n’est pas étudié, ou si peu (en terme horaires)dans la totalité des établissements publiques catalan & baléares, au désespoir de certains parents qui trouvent ça stupide, surtout en terme d’ouverture au monde, et qui fait que les enfants doivent choisir entre le castellan, l’anglais ou autre en deuxiéme langue. Une catastrophe pédagogique!

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        • Francesc Pougault // 14.11.2019 à 17h30

          Redésolé. Un decret de 2009 spécifie que en fin de secondaire, les élèves doivent maîtriser le castillan et le catalan.

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        • Gaud // 20.11.2019 à 19h09

          Faux. Le castillan n’est pas enseigné à titre de deuxième langue facultative et permutable avec l’anglais ou autre: le catalan est en effet la langue véhiculaire des matières générales, le castillan étant enseigné dans le cadre du bilinguisme dès la maternelle et l’anglais à partir de l’équivalent du cours préparatoire.
          De plus, les statistiques récentes ont démontré que les élèves catalans faisaient preuve d’un meilleur niveau oral et écrit en castillan que plusieurs autres provinces autonomes monolingues, et que leur niveau global dans cette même langue était supérieur à celui de la moyenne espagnole.

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    • Chris // 12.11.2019 à 10h04

      Votre réaction est typiquement celle d’un citoyen d’un état occidental, ex-empire en souffrance, à l’instar de l’Espagne, France,Portugal,Royaume Uni et tout dernièrement Allemagne (pas encore terminé), qui a mis des siècles à “unifier” ses régions linguistiquement et économiquement disparates, flambeau repris un étage plus haut par l’Union Européenne, proto-état supranational taraudé par les vertiges impériaux dans le sillage washingtonien, maitre proclamé du moment.
      Je me permets cette réflexion en tant que native française, vivant depuis plus de 50 ans en Suisse et appréciant son système politique attaqué de toutes parts par les sus-dits empires : des Suisses Astérix se ramollissant à grande vitesse, hélas, sous les coups de butoir de la propagande néolibérale mondialiste promettant tout et n’importe quoi pour parvenir à son but : gouvernance mondiale du capital.
      Oui, les Espagnols sont attachés à l’intégrité politique de leur territoire… bien qu’ils n’aient toujours pas réglé le problème de Gibraltar ! Pourquoi Madrid a-t-elle promis aux Catalans plus d’indépendance pour se raviser ensuite, alors que Valence jouit de ce statut ?
      Oui, le discours de certains autonomistes catalans dépassent les bornes, mais à hauteur des fins de non-recevoir madrilènes !
      Small is beautiful : un axiome qui va totalement à l’encontre de la gouvernance mondiale que le capitalisme tente de nous imposer par tout les moyens.

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      • Marie Colin // 12.11.2019 à 12h17

        “Pourquoi Madrid a-t-elle promis aux Catalans plus d’indépendance pour se raviser ensuite, alors que Valence jouit de ce statut ?”

        OUI, C’EST CELA LA BONNE VRAIE QUESTION ! et quoi qu’en disent certains, cet antagonisme entre Madrid et Barcelone n’est absolument pas nouveau, et a été encore accentué par le franquisme qui s’est particulièrement déchaîné contre des Catalans qui avaient eu le tort de développer des tendances anarchistes pendant la République…
        Notre petite fille, née à Barcelone et qui y a passé 4 ans entre crèche et maternelle, parlait couramment le Catalan, le Castillan et le Français, et quand il m’arrivait d’aller la chercher, je pouvais sans problème discuter avec le personnel en Castillan.
        Quant aux juges de l’Audience Nationale, ils ne sont que des franquistes directement recyclés après 1975 : ils n’ont pas été “épurés”. La Constitution actuelle se permet de comporter un “crime” de SÉDITION (sur lequel sont fondées les condamnations récentes), typique survivance de la dictature fasciste, qui à ma connaissance n’a d’équivalent dans aucun autre pays de l’U.E.
        Enfin, il faut bien rappeler que la même Audience Nationale INTERDIT toute enquête sur les crimes franquistes : exécutions expéditives avec ou sans “jugement”, charniers, enlèvements de bébés et autres disparitions forcées de l’abominable répression contre ceux qui étaient qualifiés à tort et à travers de “rouges” par les “fachas”, comme on dit là bas.

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        • Marie Colin // 12.11.2019 à 12h18

          (suite) Certes, pas seulement les Catalans, les Basques et Aragonais ont bien morflé aussi… De même que Pinochet et Videla – “suscités” par Kissinger n’ont été que les héritiers de Franco – lui-même largement soutenu par Churchill…
          De nombreux écrivains Espagnol sont toujours obnubilés par l’histoire récente de leur pays : on peut trouver des traductions françaises d’Almudena Grandes (Inès et la joie…), Manuel Rivas qui écrit en Galicien (Le crayon du charpentier), Dulce Chacon (Les voix endormies) ou Eduardo Mendoza (la cité des prodiges)

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    • lole // 12.11.2019 à 12h04

      Je ne sais pas d’où vous sortez toutes vos certitudes, mais a mon avis vous vivez bien loin de la catalogne…
      Certes tout n’est pas rose coté indépendantiste, loin s’en faut, par contre je ne suis pas sur que vous connaissiez de “vieux catalans” et encore moins des jeunes, quant à l’histoire, laissez moi rire…

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    • Richard 07 // 13.11.2019 à 02h58

      Enfin une analyse objective de la situation catalane bravo urko pour info je suis franco espagnol et je me rends régulièrement en Catalogne visiter ma famille depuis 50 ans

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  • chr bernard // 12.11.2019 à 08h09

    “Il fut un temps où l’UE était un brillant exemple de réglementation économique et environnementale mais aussi de redistribution régionale de la richesse. Mon affection pour cette institution vient du fait qu’elle a été une de nos rares défenses contre le thatchérisme économique”

    Hein !? comment, pardon ? Que lis-je ?
    “brillant exemple”, “redistribution de la richesse”,”défense contre le Thatchérisme” !!

    Il y aurait donc deux Unions Européennes, dont une dont j’ignorais même l’existence ??

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    • Fabrice // 12.11.2019 à 08h31

      Non normal c’est quand l’union Européenne hésitait entre l’Europe des nations et l’Europe fédérale, depuis elle a fait le choix du fédéralisme et du libéralisme comme unique choix et possibilité.

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      • chr bernard // 12.11.2019 à 10h15

        L’UE n’a jamais hésité et, contrairement à ce plaident ceux qui croient pouvoir la changer, elle est exactement ce qu’elle devait être, dès le Traité de Rome.
        Simplement, elle a imposé sa nature aux peuples à petits pas sournois…

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        • Fritz // 12.11.2019 à 10h54

          Je crois que Craig Murray parlait d’une UE parallèle, dans un univers parallèle, ou bien sur la planète Uranus (UE = Utopie Extra-terrestre).

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    • gracques // 12.11.2019 à 08h35

      Hé oui Thatcher était pire que l’union européenne en matière de libéralisme !
      On comprend le dilemme actuel d’un Corbyn , si le BREXIT donne tout pouvoir à des ultra libéraux .

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      • Larousse // 12.11.2019 à 10h49

        Il faut m’expliquer en quoi notre système actuel est ultra libéral ou libéral quand tout n’est que magouilles, compromissions et cupidité. Cessez d’employer ce terme, il n’y en a RAS LE BOL.

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        • Fabrice // 12.11.2019 à 12h40

          Libéral pour les capitaux qui sont assurés de gagner et de retrouver leurs mises même en cas de pertes (les citoyens sont obligés de garantir les pertes).

          Liberal au sens deregulation des marchés (financier) pour les faire entrer en compétition même si c’est destructeur pour eux.

          https://www.les-crises.fr/deregulation-financiere/

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        • Micmac // 12.11.2019 à 14h29

          Ben, c’est ça le libéralisme : magouilles, compromission et cupidité. Une doctrine dans laquelle l’intérêt général n’est que la somme des intérêts particuliers, et pour laquelle la réussite de quelques uns est nécessaire à la réussite de tous, ne peut produire que des conflits d’intérêt en masse : “Je magouille, je m’en mets plein les fouilles, mais au bout du compte tout le monde en profite.” Voilà comment peut se permettre de raisonner un libéral, son idéologie ayant été taillée sur mesure pour ce genre de raisonnement.

          Notre président, qui adhère pleinement à cette idéologie, ne semble d’ailleurs pas bien comprendre ce qu’est un conflit d’intérêts, ce qui est somme toute logique. Réécouter son intervention au sujet des soupçons sur Breton, c’est assez édifiant.

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        • Larousse // 12.11.2019 à 17h38

          J’interviens sous ce pseudo Larousse donc, je ne sais pas quoi faire. Je décline avoir écrit les mots ci-dessus.
          Au site de régler ce problème en attribuant un numéro.
          D’autant que le terme ultra-libéral ne me gêne pas ou libéral même et pareil quand il faut le dénoncer puisque ces termes sont les formes actuelles de la pensée dominante et des principaux actes des dirigeants de l’UE : les privatisations, la soi-disante concurrence dans tous les domaines en sont un bel exemple…

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    • Blorg // 12.11.2019 à 08h44

      Pour connaître un certain nombre de Britanniques marqués à gauche, la vraie, l’UE a toujours représenté pour eux un contre-poids aux délires ultra-libéraux du cru. C’est dur à imaginer, mais les politiques de l’UE leurs paraissent plus sociales que ce qui se pratique au Royaume-Uni. D’un autre côté, comparé à une folle furieuse comme Thatcher, y a pas photo.

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  • Bruno Kord // 12.11.2019 à 08h37

    Cher Craig Murray, pillule rouge ou pillule bleue ? Voir la réalité de l’UE ou redter dans la Matrix ? B

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  • Macarel // 12.11.2019 à 08h42

    L’UE c’est le “canot” de sauvetage des oligarchies nationales européennes, qui grâce à elle peuvent imposer à des peuples récalcitrants, ce qu’elles ne peuvent pas leur imposer dans les cadres nationaux historiques.
    La paix en Europe n’est pas le fait de l’UE, mais le fait que nous sommes entrés dans l’ère des armes atomiques depuis l’après seconde guerre mondiale. Un conflit atomique en Europe, scellerait pour de bon la fin de ce continent.
    Donc l’UE institution supranationale, défendue à gauche par des internationalistes naïfs ou vendus, n’est que le cheval de Troie de l’ordre néo-libéral mondial en Europe. Les oligarchies nationales n’ont pas hésité à faire sacrifier sur les champs de bataille des millions d’européens pour garder leur statut de dominant dans chacun des pays qui composent l’Europe. Aujourd’hui que la guerre n’est plus possible pour cause de risque d’holocauste nucléaire, elles sont prêtent à sacrifier leurs peuples sur l’autel d’une idéologie économique qui paupérise et jette dans la précarité et le chômage des pans entiers des populations de chaque pays. Dans ce contexte, certains se rallient au mot d’ordre “Salvese quien pueda !”, il semble que ce soit le cas de nombre d’indépendantistes catalan. Pour autant une Catalogne indépendante, ne serait pas exempte de sa propre oligarchie. Electoralement les peuples des Etats-nations historiques protestent en votant pour des partis nationalistes, xénophobes et racistes. C’est ce qui vient d’arriver en Espagne avec Vox, ce qui arrive en France avec le RN. Faisant ainsi le jeu des “oligarchies européistes” qui se présentent comme les défenseurs de la démocratie et comme barrage au fascisme. Fascisme dont les effets sur les sociétés, de leurs politiques néo-libérales font en réalité le lit. C’est typiquement la stratégie de Macron, en vue de 2022.

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  • Dominique65 // 12.11.2019 à 09h04

    Donc, le séparatisme doit été respecté, surtout si l’état est fasciste. C’est pourquoi la décision de la Crimée de se séparer de l’Ukraine a été saluée par la communauté internationale.

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    • Maguy // 12.11.2019 à 09h37

      Hé oui ! Comme quoi il y a 2 poids et 2 mesures

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      • Alain // 13.11.2019 à 10h08

        On peut même en faire l’inventaire:
        Bon séparatisme: Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Kosovo
        Mauvais séparatisme: Crimée, Donbas (quoiqu’ils ne réclament pas l’indépendance mais le fédéralisme), Ossétie du Sud, Abkhazie, Haut Karabagh, Catalogne
        On peut suppose que l’Ecosse sera classée du côté des bons puisque cela sera pour rester dans la grande Europe (quoique les Espagnols pourraient quand même jouer aux trouble-fêtes on y mettant un veto)

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    • Lefou // 12.11.2019 à 10h51

      Il y a le bon nationalisme et le mauvais nationalisme.

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    • Marie Colin // 12.11.2019 à 12h46

      La Crimée, liée depuis longtemps à la Russie, avait été “offerte” à l’Ukraine par le fait du prince Kroutchev en 1954.

      C’est la décision des putschistes (pro Occidentaux certes, mais authentiques fascistes) Ukrainiens de supprimer le Russe comme langue officielle en Ukraine qui a déclenché le “séparatisme” Criméen ainsi que celui du Donbass – régions majoritairement russophones.

      Qui sommes nous, nous Français, pour contester ce droit aux Criméens – nous qui avons “annexé” Mayotte, qui plus est en démantelant l’archipel historique et culturel des Comores ?

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    • Larousse // 12.11.2019 à 17h58

      Hé oui, le séparatisme a été salué de différentes manières : Kosovo, Yougoslavie… Crimée, Catalogne.
      Mais ne mélangeons pas tout. J’ai lu… Khrouchtchev a signé d’un trait de plume le rattachement de ce territoire .
      voir
      https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/15/d-un-simple-decret-khrouchtchev-fit-don-de-la-crimee-a-l-ukraine_4383398_3214.html
      Et Le Monde n’est pas un journal pro-russe que je sache.
      Son décret fut discuté en 15 minutes sans argument fondé.
      Enfin, tous les observateurs honnêtes savent que la Crimée est majoritairement russophone à plus de 60% et même encore plus dans certaines zones. Les grandes villes sont russes : Kertch, Simféropol, Sébastopol.
      Pour le reste, je n’ai pas eu le temps de m’instruire sur la question Catalane et l’UE. Je pense qu’il s’agit plus d’opportunisme : si les Catalans se font bien voir de l’Allemagne, rien n’est exclu quant à leurs révendications s’ils peuvent servir “d’idiots utiles” pour mettre au pas l’Espagne (pour l’instant l’Espagne unie convient à Berlin… un Etat “bronze-cul de l’Europe du Nord” ou on peut investir dans l’immobilier). La Yougoslavie a bien montré ce dont était capable l’Allemagne… (je signe Larousse non-libérale)

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.11.2019 à 09h05

    Un britannique peut sans doute interpréter cet article, éclairé par sa connaissance du parcours de l’auteur. Il serait bon que “Les Crises” donnent des éléments de cet ordre, qui me semblent ici cruciaux. Personne ici ne connaît Craig Murray, alors j’ai regardé un peu sur la toile…. Il n’est pas indifférent de savoir qu’avant de défendre les droits de l’homme en Catalogne, Craig Murray a été ambassadeur UK en Uzbekistan sous Tony Blair à l’époque où Tony Blair soutenait la guerre de Bush junior en Irak, et mentait éhontément sur les armes de destruction massive pour obtenir le soutien du public et du parlement. M’avançant un peu davantage, il me semble deviner pourquoi Murray se fait ici l’avocat des divers indépendantismes : Catalogne, Ecosse bien sûr, Ukraine probablement, et la Seine-Saint-Denis pourquoi pas. Sa cohérence se situe là : mondialisme et domination atlantiste et capitaliste sur un espace européen rendu politiquement vide par dissolution des vieux Etats d’Europe. Toujours blairiste, donc.

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  • christian gedeon // 12.11.2019 à 09h29

    Ah,le grand mot est lâché…fascistes. Et franquistes.L’argument ex cathedra,irréfragable,inattaquable.Les méchants espagnols et les gentils catalans.Faudrait quand même arrêter de raconter des carabistouilles. La réalité est que les “dirigeants catalans ” sont des nationalistes,et même des ethnicistes. Et que la raison fondamentale de leur désir d’indépendance est ,que région la plus riche d’Espagne,ils ne veulent plus “payer “pour ceux qui sont devenus “les autres”. Une question de pognon,enveloppée dans du papier de soie fleurant le suprémacisme catalan en matière économique.Manifestement M. Murray n’a rien retenu de l’affaire yougoslave. Mais qui parle encore de la Yougoslavie?

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    • Fritz // 12.11.2019 à 10h46

      Voulez-vous dire que les indépendantistes catalans aspirent à devenir la Slovénie de l’Espagne ?
      Il faudrait adresser cette question à Carles Puigdemont, à Oriol Junqueras… mais ce dernier est emprisonné par le régime castillan.

      Je vous rejoins au moins sur un point : ces tirades antifranquistes sont exaspérantes, 44 ans après la mort de l’intéressé. Et Craig Murray oublie que les franquistes catalans, ça a existé.
      Juan Antonio Samaranch, par exemple.

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      • christian gedeon // 12.11.2019 à 11h41

        Cher Fritz,ce que je veux dire c’est que dérrière les indépendantistes,il y a d’énormes intêrets légaux et illégaux. Je ne doute pas de la bonne foi de nombre de manifestants qui croient à leur “bon droit”. Mais ne pas voir que c’est une question de pouvoir et de gros sous,c’est juste impossible. Preuve en est qu’on nous ressort,à bout d’arguments,la vieille antienne du fascisme et du franquisme,et qu’on convoque au débat les mânes des combattants républicains et patin couffin. Sans compter les approximations historiques plus anciennes qui prêtent carrément à rire. Qu’on continue comme çà,et aux prochaines élections Vox fera 35% des suffrages!

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.11.2019 à 09h30

    Que les politiciens espagnols soient nullissimes est une vieille tradition nationale. mais cela inclut bien entendu les catalanistes, qui visiblement s’y prennent très mal, ne montrent pas beaucoup de courage (ce qui est inhabituel en Espagne), et pas du tout d’intelligence politique (ce qui est plus normal depuis les affres du camp républicain dans la guerre contre Franco qu’ils ont perdue en partie à force de divisions et de guerre intestine). Quant à Murray, il ne comprend visiblement rien à ce pays. Insister sur le mot “fascisme” est une erreur, et fonctionne comme un euphémisme indu pour parler du franquisme, le boucher Franco s’étant montré en son temps bien plus cruel que Mussolini.

      +10

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  • Macarel // 12.11.2019 à 09h39

    Un dicton dit “Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.” Aujourd’hui l’on pourrait dire ce qui fut bon pour précipiter le démembrement de l’Ex-Yougoslavie, est mauvais lorsque c’est l’unité d’Etat-nations historiques de l’UE qui est en jeu.
    En effet, l’ex-Yougoslavie fut démembrée en micro-Etats, y compris avec la création d’un micro-Etat improbable qui s’appelle Kosovo. Mais il est vrai que l’ex-Yougoslavie était un pays communiste, un pays du camp du mal. Même si elle jouissait d’une certaine autonomie par rapport à Moscou.
    Mais nous commençons à être habitués “aux deux poids, deux mesures.”, selon que l’on a la chance de faire partie du camp du bien, ou la malchance de faire partie du camp du mal.
    Mais après cela, il ne faudra plus s’étonner sur notre perte d’autorité morale sur la scène internationale. A supposer, qu’elle ait jamais existé !

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.11.2019 à 10h12

      Je ne suis pas certain que l’UE soit structurellement hostile au démembrement de l’Espagne. Le pouvoir arrêtant le pouvoir, Bruxelles travaille continûment à l’affaiblissement de tous les Etats-nations européens en s’adressant directement aux grandes entités régionales. C’est plus visible et douloureux pour les Etats qui ne sont pas d’emblée fédéralistes, parce que la remise en cause des habitudes est plus immédiate, mais c’est vrai généralement. Le soutien en paroles apporté par Bruxelles à des gouvernements centraux contre des entités régionales qui sont financées en sous-main depuis Bruxelles et du coup ont les moyens de se faire turbulentes relève de l’hypocrisie. Dans le Brexit avec l’Irlande, comme en Yougoslavie autrefois, et aussi, très dangereusement, en Ukraine, Bruxelles use de l’appât de ses subventions et de facilités commerciales pour détacher des provinces de leurs centre hégémoniques anciens. C’est à dire allume des guerres intestines. C’est l’existence de l’UE et ses précédents qui a donné l’idée aux catalanistes de se lancer dans leur aventure un peu folle, même si l’UE pourrait les laisser tomber. Les Empires font souvent ça.

        +10

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      • chr bernard // 12.11.2019 à 10h24

        Je crois au contraire, pour la raison que vous indiquez (spéculer sur la faiblesse des Etats nations) que l’Europe est contre l’autonomie d’une Région.

        Voici mon raisonnement (qui vaut ce qu’il vaut) : les Etats nations sont déjà annihilés (au prix d’une lente évolution sournoise aboutissant à rendre les démocraties nationales inopérantes, au profit d’un pouvoir eurocratique dont les aspects démocratiques ne sont que décor) : privés de pouvoir, énervés (au sens étymologique), ils servent de paravent et de courroie de transmission idéaux pour faire peser sur les peuples les diktats eurocratiques (les sacro saintes libertés de circuler) : le nombre de lois qui ne sont que transpositions forcées de directives est ahurissant, sans parler des directives d’application directe.

        L’émergence d’un région sous la pression d’un peuple exigeant par là un véritable pouvoir démocratique fait disparaître cette courroie de transmission, abat le paravent pseudo démocratique que représente l’Etat affaibli et réveille la conscience des populations…

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      • Macarel // 12.11.2019 à 10h40

        Oui je sais que certains pensent que l’UE vise une Europe des régions. Mais Bruxelles, ce ne sont pas que des fonctionnaires européens “apatrides” et prosélytes de la “concurrence libre et non faussée”. Ce sont quand même les chefs des différents Etats-nations historiques qui composent le Conseil Européen, et celui-ci “définit les grandes orientations et priorités politiques de l’Union européenne”. Donc si je vous suis, ces derniers (les libéraux en tout cas) veulent la mort des Etats-nations, mais sans pouvoir le dire expressément. Donc ils usent de manipulations en sous-main, pour déstabiliser leurs propres Etats ? C’est un peu tiré par les cheveux, non ? Mais bon je suis peu-être naïf…
        Ceci dit, il sont bien content de pouvoir imposer grâce à l’UE supra-nationale des politiques régression sociale, dont leurs peuples ne veulent pas. Il est vrai que les conquêtes sociales se sont faites dans le cadre national. De ce fait, affaiblir ou détruire le cadre national “westphalien” est une manière de faciliter la mise à bas de ces conquêtes sociales. Mais il y a un “hic” de taille, cela fait monter électoralement dans chaque pays, les partis xénophobes et racistes des nationalismes centraux : Vox en Espagne par exemple. L’histoire n’est pas finie…

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      • Francesc Pougault // 12.11.2019 à 10h58

        “entités régionales qui sont financées en sous-main par Bruxelles”. D’où cela sort-il? Quelles sources et quelles preuves? En 2012, l’UE a versé 100 milliards d’aide aux banques espagnoles, et pas en sous-main (http://www.rfi.fr/europe/20120610-aide-europe-espagne-sauvetage-une-simple-aide-http://www.rfi.fr/europe/20120610-aide-europe-espagne-sauvetage-une-simple-aide-financiere), à la satisfaction de Rajoy et des partis unionistes.
        80% des citoyens Catalans approuvent l’idée d’un référendum d’auto détermination négocié. La réponse, c’est des élus emprisonnés, exilés, des matraques, des lacrymogènes, des balles de gomme, des dizaines d’élus poursuivis, des élus interdits de siéger. “l’aventure un peu folle” des catalans avait déjà eu cours en 1931, 1934, sans l’UE, et ce depuis le partage de la Catalogne entre les Bourbons franco-espagnols en 1659.

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        • Macarel // 12.11.2019 à 11h17

          En effet :
          “En 1640 éclate la révolte des faucheurs (Segadors). Les Catalans s’opposent au centralisateur ministre Olivares qui veut supprimer leurs privilèges locaux pour les faire participer à l’effort de guerre, jusque-là supporté seul par la Castille. Les Catalans révoltés proclament dans un premier temps une république catalane, puis font appel à Louis XIII, proclamé comte de Barcelone. Par le traité des Pyrénées son fils Louis XIV conclut avec le roi d’Espagne une partition de la Catalogne. Le Roussillon, le Vallespir, le Conflent et le Nord de la Cerdagne rejoignent le royaume de France, tandis que le reste de la principauté, reconquis progressivement par le roi d’Espagne entre 1644 et 1652, se voit reconnaître le respect des lois et institutions catalanes. Els Segadors (Le chant des Faucheurs) est l’hymne national officiel catalan.”

          Source wikipédia

          Disons, que là où le Portugal a réussi (s’autonomiser du pouvoir castillan), les catalans n’ont pas réussi… Et même, le fait que le pouvoir Castillan était occupé à mater les révoltes en Catalogne, a pu favoriser l’indépendance du Portugal !

          “La restauration de l’indépendance du Portugal est suivie d’une guerre contre l’Espagne qui dure jusqu’en 1668. Avec le traité de Lisbonne, l’Espagne reconnaît définitivement l’indépendance de son voisin.”

          source wikipédia

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        • Macarel // 12.11.2019 à 12h04

          Je ne sais pas si l’UE est pro ou anti indépendance de la Catalogne, mais en attendant les indépendantistes bloquent les camions au Perthus. Ce qui pour l’UE est une violation inacceptable d’un principe fondamental : “la libre circulation des marchandises.”
          Paris et Madrid bras armés de l’UE dans ce cas là, envoient leurs forces de l’ordre respectives (même si les “Mossos” sont une police Catalane, mais l’article 155 est en surplomb), pour mettre fin à cette violation.

          https://www.youtube.com/watch?v=4VW2W0R5p-c

          C’est ce que l’on peut appeler “l’internationale libérale” de la matraque !

            +6

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          • Catalina // 12.11.2019 à 19h24

            l’ue est partout et il me semble qu’en effet fiancer les deux parties serait bien de son concept.
            Passé inaperçu : les Syndicats qui sont là pour nous “defendre” contre les lois anti-travail de l’ue ssont…..financés par l’ue !!!
            https://blogs.mediapart.fr/leo-le-calvez/blog/100618/leurope-et-les-syndicats-une-relation-bizarre

            “En fait tous ces syndicats font partie d’un consortium appelé CES: Confédération Européenne des Syndicats.

            Il s’agit d’un regroupement de syndicats de beaucoup de pays. Elle représente les intérêts des travailleurs auprès des institutions européennes. Cette confédération soutient l’Euro et a refusé de prendre position contre la loi travail. Mais pourquoi ne pas prendre position contre cette réforme?

            Eh bien, cette confédération est financée par la commission européenne qui fixe elle-même les réformes types loi travail. Pour toucher des subventions il faut que cette confédération soutienne la construction européenne. “

              +2

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            • Catalina // 12.11.2019 à 19h31

              Suite :
              Savez-vous que vous ne payez plus pour certains les cotisations à la sécu ? la fiche de paie simplifiée à été mise en place pour que vous ne le voyez pas.
              Par de la magie dont il est coutumié (CSG), ce gouvernement à fait glisser la sécu dans sa bourse, du coup, plus de cotisations, de fraternité mais des “ouvertures de droit” !!!! Plus de regards des syndicats ( et dorénavant, m^me chose, ceux-ci sont aux mains de l’ue), plus de gestion partagée mais une gestion unilatérale. Plus d’esprit d’Ambroise Croizat mais l’esprit Rapetou !!! Ils nous on bien eu, j’espère qu’un jour ce peuple sera assez réveillé pour récupérer ce confort vital d’être à l’abri des aléas de la maladie, de l’accident du travail, de retourner travailler au lendemain d’un accouchement.

                +3

              Alerter
  • Arcousan09 // 12.11.2019 à 09h44

    La Catalogne en danger !!!!
    Mais la Catalogne a récupéré un génie de la politique de haut vol, inspiré par sa science infuse transcendante un certain
    Manuel Valls
    En tout cas cette UE là n’est manifestement pas à la hauteur … les nationalismes et l’extrême droite explosent partout.

      +3

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  • jules Vallés // 12.11.2019 à 10h02

    “puisqu’il y a eu un référendum en 2016, son résultat devrait être respecté ”
    Euh.. et en 2005, en France, dont ses “”représentants”” ne cessent jamais de donner des leçons de “démocrassie” au monde entier ?

      +11

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  • Czerny // 12.11.2019 à 14h03

    L’écran de fumée qu’est cette lutte pour l’indépendance ,est bien pratique pour empêcher les catalans de voir que Blackstone (entre autres ) rachète leur province morceaux par morceaux .Même si leur lutte abouti ,ils ne feront que changer de maîtres .Mais bon, les effluves de ganja qui flottent continuellement au dessus de Barcelone doivent jouer sur les perceptions ……

      +6

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  • petitjean // 12.11.2019 à 17h09

    Démembrer les état nation c’est le rêve des mondialistes.
    Vouloir la partition d’une partie d’un état nation, est un acte de haute trahison. On connait les égoïsme régionaux, les particularisme locaux qui viennent de l’histoire longue, mais est-ce une raison pour exiger une séparation définitive ?
    Les états nations européens, mais aussi tous les autres, ont mis des siècles pour se construire, au prix souvent d’immense sacrifices
    Toute tentative de partition doit être très sévèrement puni. Toujours être méfiant avec les chantres des particularismes locaux !
    En France, il y en a qui sont à la manœuvre……………..

      +2

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    • Geneviève Fougerol Lapeyre // 12.11.2019 à 22h16

      Avant de juger un pays, ne fais pas de fautes ……
      Si tu sais de ce pays comme tu écris tais-toi

        +1

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  • koui // 12.11.2019 à 20h52

    Personne n’a demandé aux catalans s’il voulait être espagnols et avoir un roi. Alors, ils se le sont demandés tout seuls et la réponse fut un NON. Les tyrans euronouilles, les postfranquistes, et les centralisateurs Parisiens ont décidé que poser la question était un crime passible d’un nombre considérable d’années de prison. Car pour eux, la démocratie c’est la monarchie, l’occupation étrangère, la fermeture des urnes par la police. Il fallait un anglais comme Muray pour le dire. Car c’est bien les anglais qui ont accepté un référendum sur l’indépendance de l’Écosse et sur le brexit. Jamais les francais ou les espagnols n’auraient laisse un peuple vaincu choisir. Vive les anglais, vive la république de Catalogne.

      +4

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    • Geneviève Fougerol Lapeyre // 12.11.2019 à 22h12

      Bravo au moins un français qui nous comprend. Je suis arrivée à Barcelone sans comprendre pourquoi les familles chez elles et entre elles parlaient catalan. Avec moi toujours un castillan très correct sans accent. Au bout de peu d’années j’ai connu l’histoire et le traité des Pyrénées. J’ai connu les différences de l’état envers la Catalogne et le reste de l’Espagne. Une région qui reçoit par habitants beaucoup moins que le reste de l’Espagne. Les infrastructures payées par l’Etat comme autoroutes, etc..sont minimales. Les touristes doivent se rendre compte oú sont les gratuites et les payantes…..
      Je suis devenue catalane……tout en parlant castillan…..Depuis 6 ou 7 ans indépendentiste…..
      Entourée d’amis catalana, castillans, français….

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      • leravidemilo // 17.11.2019 à 16h33

        Je fais parti des (sans doute). très nombreux participants de ce site qui considèrent qu’il n’a nul besoin de contributeurs opposés au libre déploiement du débat public. Si tu demandes aux porteurs d’opinions autres que les tiennes de se taire, il serait bon que tu ailles crécher ailleurs.Y a d’ailleurs comme une faute là à “6 ou 7 indépendentistes”, ça s’écrit avec un a, comme indépendance (rien à voir avec les dentistes!). Bien le bonjour à tes amis ” catalana”(tu sembles t’être bien acclimatée au temps qu’il fait là bas !

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    • antoniob // 13.11.2019 à 02h19

      > pour eux, la démocratie c’est la monarchie

      l’argument monarchie/république est un classique des catalanistes. Je vis en Norvège, monarchie, tout comme la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et … la GB. Alors cet argument m’a toujours fait rire…

      > l’occupation étrangère …/… Il fallait un anglais comme Muray pour le dire

      Gibraltar, district sud offshore de la City de Londres….

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  • Logique // 12.11.2019 à 21h30

    Je suis étonné que cette question engendre tant de passions. En démocratie, on vote et le résultat est souverain. Point final.

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    • Krokodilo // 13.11.2019 à 15h50

      Eh non justement, pas pour les révolutionnaires et les militants les plus passionnés : seule compte la justesse de leur cause! Les plus raisonnables essaieront de convaincre progressivement pour un nouveau vote (genre Brexit, Ecosse), les autres…

        +1

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  • Geneviève Fougerol Lapeyre // 12.11.2019 à 22h00

    Urko…Qui es-tu sous un pseudonyme qui se cache ? Je suis Geneviève Fougerol épouse Salietti….Vis à Barcelone depuis 1967…..D’oú viens-tu ? J’ai toujours parlé en castilllan espagnol.Aucun problème. Sache que dans les écoles tout le monde est bilingue et que les enfants qui ne suivent pas sont aidés…L’histoire enseignée est celle de l’Espagne et de la Catalogne telle quelle. Les études sont les mêmes….Dis-moi le nom des écoles qui transgressent. Si tu viens à Barcelone car je crois que tu n’y vis pas tu verras de très nombreux groupes de jeunes et moins jeunes .parlant castillan….
    Ignorant sache qu’il ya des textes en catalan aussi vien en France qu’en Espagne qui datent des premiers dixièmes siècles….

      +4

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  • Krokodilo // 13.11.2019 à 15h26

    Je pense qu’il y a du vrai dans le commentaire d’Urko. Par exemple, les parents qui bossent à Barcelone je crois que leurs enfants ne peuvent faire toute leur scolarité en espagnol (castillan) alors que la loi leur accorde ce droit. Les indépendantistes, qu’ils le reconnaissent ou pas, restent minoritaires (comme en Corse). De toute façon, que leur manque-t-il, le degré d’autonomie est très élevé, ne manquent que l’armée et quelques trucs “fédéraux”, l’arme nucléaire ? Après, on retombe sur le débat de toutes les révolutions et des luttes minoritaires, sur la légitimité de la lutte et de la désobéissance civile pour telle ou telle cause. Résultat des courses : nette percée de l’extrême-droite en Espagne… Les révolutionnaires se contrefichent de la démocratie et des élections, ils sont juste convaincus de la justesse de leur cause, et considèrent victimes et conséquences comme un mal inévitable.

      +1

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  • Krokodilo // 13.11.2019 à 15h44

    L’argument de la région riche qui reçoit moins par habitant, bof, la péréquation se fait partout, USA, France, Italie (un temps utilisé comme argument par la Ligue du nord), c’est le principe même de la solidarité nationale, et des assurances : si vous n’avez pas d’accident, vous payez largement plus que vous ne recevez (zéro !). Quant au séparatisme, on oublie les leçons de l’histoire, à savoir que nos sociétés sont hyper-fragiles, que presque toutes les frontières ont été variables et sont le fruit de conflits : les charniers de la Yougoslavie, c’est pourtant pas si vieux, le Donbass, c’est aujourd’hui, même si nos médias informent le moins possible… “Tout a déjà été dit, mais comme personne n’écoute, il faut toujours répéter” ! D’où le rediffusion de la série docu “Apocalypse”…

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  • Boubanka46 // 13.11.2019 à 23h13

    La théorie selon laquelle l’union européenne favorise l’éclatement des états nations vole en éclat avec la crise catalane. C’est une erreur d’interprétation d’intellectuels qui ne comprennent pas le fonctionnement de nos pays voisins. Ils voient mal la différence entre décentralisation, autonomie et indépendance.

      +0

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