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10.janvier.201810.1.2018 // Les Crises

Présidentielle russe : l’économie éclipsée par la politique étrangère ? Par Jean de Gliniasty

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Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

Alors que les élections présidentielles russes auront lieu le 16 mars 2018, Vladimir Poutine a récemment confirmé son intention de se porter candidat à sa propre succession. En cas de victoire, l’homme fort du Kremlin pourrait se maintenir au pouvoir jusqu’en 2024. Si la stagnation économique touche le pays depuis peu et la faible croissance est structurelle à la Russie, les questions internationales tendent à minorer l’impact électoral de la question économique. L’analyse de Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS, ancien ambassadeur de France en Russie.

Vladimir Poutine bénéficie d’une popularité et d’un taux d’intention de vote exceptionnels. Est-ce à dire qu’il s’agit d’une élection sans enjeux ?

Effectivement, le taux de popularité de Vladimir Poutine est resté très élevé. On impute cela à « l’effet Crimée » ou au « consensus de Crimée ». De fait, l’écrasante majorité de la population considère que le président a géré habilement le dossier. D’une manière générale, les dossiers de politique étrangère sont au bénéfice du régime. Il y a une conjonction particulière à laquelle s’ajoute le contexte économique qui, jusqu’à ces deux derniers mois, laissait prévoir une croissance de 2% avec nombre d’indicateurs positifs en matière de salaires, d’investissements et d’exportations.

Le président a bénéficié jusqu’à ces dernières semaines d’un ensemble de facteurs qui fait qu’effectivement il sera réélu sans problème. La seule véritable interrogation est le taux de participation et, sur ce point, on voit émerger au sein de l’Etat-major politique une préoccupation. A partir du moment où les jeux sont faits, même les personnes décidées à voter pour Vladimir Poutine ne seront finalement pas très incitées à se déplacer. Or, si le taux de participation passe sous la barre des 50%, cela serait considéré comme un élément négatif voir une critique de l’actuelle présidence et donc Vladimir Poutine verrait sa légitimité érodée pour son prochain mandat.

Comment se porte le pays sur le plan socio-économique ? La période de stagnation économique qui touche actuellement le pays peut-elle avoir un impact dans les urnes ?

2017 a été l’année de la reprise pour l’économie russe. Cela s’est traduit par un retour à la hausse des investissements, des salaires réels, une diminution de l’inflation jusqu’aux alentours de 3% permettant une progression du pouvoir d’achat. C’est un ensemble d’éléments qui, appuyé sur la remonté du prix du baril de Brent, a conduit à penser que l’économie nationale aller croître de plus de 2% en 2017.

En fait cette embellie s’est arrêtée assez vite et ces deux derniers mois ont été plutôt négatifs. Les revenus réels ont continué à décroître, l’investissement a stagné ainsi que la consommation et les ventes de détail ont même eu tendance à diminuer. Actuellement nous sommes dans une phase qui infirme les espérances que les économistes plaçaient dans le développement du pays.

Mais cela ne jouera pas lors des élections car, comme l’a rappelé Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse, les performances économiques depuis son accession au pouvoir en 2000 sont telles que cela lui donne matière à faire face à ses contradicteurs. Le PIB a augmenté de 75%, la production industrielle de 70%, les salaires ont été multipliés par 3,5, les retraites par 3,6, la mortalité infantile a été divisée par 3,6, l’espérance de vie est passée de 65 à 73 ans.

Tous ces indicateurs lui donnent un crédit suffisant pour passer cette période décevante. Le problème c’est qu’elle s’annonce ainsi mais personne ne sait exactement pourquoi. Les prix du pétrole ont augmenté, le budget russe a été calculé avec un baril de Brent à 40$ alors qu’il est actuellement proche des 65$ ce qui devait constituer une marge de manœuvre appréciable.
Mais le rouble reste très bas, l’économie ne redémarre pas et pour des économistes comme Alexeï Koudrine, ministre des Finances, la cause de cette atonie est l’absence de réformes structurelles. Il s’agira donc d’en mettre en place pour sortir de cette période de croissance faible qui, comme le ministre se plaît à le faire remarquer, avait une existence antérieure à la baisse du prix du baril et la crise ukrainienne.

Toute la question sera donc de savoir si pour son dernier mandat, Vladimir Poutine lancera des réformes structurelles ou non. S’il ne le fait pas, beaucoup de spécialistes considèrent que la Russie restera sur des taux de croissance très modestes.

Quel peut être l’impact des questions internationales sur la campagne électorale ?

Vladimir Poutine a déclaré, peu avant l’annonce de sa candidature, que les troupes russes se retireraient de Syrie hormis une couverture non chiffrée qui restera sur place. Cela correspond à une demande de l’opinion publique car les opérations en Syrie sont perçues différemment de celles en Ukraine.

Pour les Russes, l’Ukraine c’est affectif et émotionnel, la Crimée ayant toujours été russe depuis le début du 18ème siècle. Pour la plupart de l’opinion russe, c’était une erreur commise par Khrouchtchev que de céder la Crimée à l’Ukraine en 1954, puis par ses successeurs de ne pas être revenus sur ce décret ; le président ne sera donc pas critiqué. En revanche, que des citoyens russes aillent mourir en Syrie, c’est moins évident pour l’opinion russe. En annonçant le rappel des troupes, Vladimir Poutine donne un signal très clair : la guerre a été gagnée et le processus diplomatique de sortie de crise est en marche.

Ainsi, les dossiers internationaux jouent incontestablement un rôle important dans la popularité de Poutine. Pour les Russes le président a rendu à la Russie son statut de grande puissance. Pour l’heure, il s’agit d’un élément important et positif de la popularité de Vladimir Poutine.

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

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Commentaire recommandé

Nicolas // 10.01.2018 à 07h06

Autre point : tout “analyste” qui parle de régime” pour désigne le gouvernement d’un pays désigné comme ennemi par les psychopathes de Washington perd immédiatement toute crédibilité.

54 réactions et commentaires

  • Nerouiev // 10.01.2018 à 07h02

    Poutine ce n’est pas que la Russie mais aussi la défense d’un monde multipolaire contre un monde Atlantiste hégémonique auquel il avait pourtant fait confiance à ses tout débuts. C’est aussi des conférences de presse entièrement ouvertes sans faux fuyant. Pour cela son économie militaire a toujours fait ses preuves sans oublier qu’elle était aussi destinée à des fins industrielles civiles. Et ça, meme le peuple Russe commence à s’en apercevoir après un rêve américain de courte durée.

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  • Nicolas // 10.01.2018 à 07h04

    il oublie un tout petit élément dont les Russes sont conscients, sur l’économie. Oui il y a des difficultés mais l’industrie, l’agriculture et les services russes mettent en place, à travers le remplacement des importations, le développement de l’infrastructure et la conquête industrielle du grand nord, tout ce qui constituera le moteur de l’économie russe du prochain siècle. Un seul exemple parmi beaucoup : la construction en cours de nouveaux chantiers navals, indispensables pour développer la flotte, mais aussi la constructions de navires de passagers plus modernes, mais aussi les nombreuses plate-formes pétrolières dont la Russie aura besoin (plutôt que les importer). Ces chantiers navals (et bien d’autres choses) ne sont pas encore là, mais les Russes savent que c’est en route, grâce à un certain leader…
    Autre évidence : la faiblesse du rouble permet de faire renaître certaines industries comme le textile.

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    • Nicolas // 10.01.2018 à 07h23

      Juste pour le plaisir, parce que c’est dans les nouvelles du jour, un exemple rappelant à quel point il est absurde de considérer que le faible niveau actuel du rouble est mauvais pour la Russie : Renault a exporté vers la Russie 20000 carrosseries de voitures… depuis les usines VAZ, en Russie. C’est au contraire le trop fort niveau de l’euro qui nuit à l’économie française.
      Autre info du jour : décembre a vu le lancement de trois projets majeurs de développement des ports de l’extrême orient (Vladivostok + Nakhodka).
      Et des infos comme ça tombent tous les jours, la Russie construit son avenir.
      Et puis un autre rappel : en moyenne en France une usine ferme chaque jour ouvré, en Russie une usine ouvre chaque jour ouvré.
      Et au passage, côté agricole, depuis un an il y a quelque chose comme 5 millions de nouveaux pommiers et des centaines d’hectares de nouvelles serres très modernes (construites en Russie).

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      • Nouréiev // 10.01.2018 à 17h03

        … et une agriculture interdisant l’introduction de produits OGM !

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      • Nicolas // 10.01.2018 à 17h14

        pardon, j’ai mélanger mes doigts sur les 20000 carrosseries de voitures, elles ont été exportées vers l’Algérie.

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      • moshedayan // 13.01.2018 à 12h36

        J’ai vécu longtemps en URSS et continue à m’informer. On ne peut comprendre l’économie russe que si on prend en compte les charges lourdes liées à l’immensité et à la part des “terres froides” où les peuples qui y vivent remercient le Kremlin pour les services rétablis (pas Eltsine qui avait tout oublié !). Donc vous avez raison, les investissements d’aujourd’hui préparent l’avenir (sans attendre un décollage fulgurant, celui-ci sera au moins solide et régulier).
        Remarque à part : Avtovaz n’aurait jamais dû s’associer avec Renault qui, selon moi, ne joue pas le jeu – Renault – Nissan ont voulu mettre la main sur l’usine et pas développer Lada (Poutine a d’ailleurs prévenu qu’il serait inacceptable que la Russie n’ait pas une marque “nationale”). Renault – Nissan continue discrètement car “ils refusent” d’exporter la Vesta -qui est plus jolie et avec un meilleur moteur essence que la Logan , faut le faire ! Je ne serai pas étonné si “on” décide de “les sortir”).

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    • Ando // 10.01.2018 à 14h24

      En effet et les exemples de redressement tendent a s’accumuler. En quatre ans le nombre de détenus incarcérés a chuté de 40%, le nombre d’avortements, autrefois massif, continue de diminuer. Le climat mental a vraiment changé en Russie. Le pays est convaincu qu’il a un bel avenir. Le système bancaire reste malgré tout un frein considérable au développement, les grands groupes accumulent de tres gros volants de trésorerie pour y suppléer. En interdisant les financements en dollars de l’économie russe Washington a effectivement nuit comme il le souhaitait à ce pays.

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      • moshedayan // 13.01.2018 à 12h52

        Oui vous avez raison, d’où l’importance des BRICS et d’une alternative monétaire au dollar (ou alors d’ “investissements croisés”, mais là il faut être “super armé” juridiquement pour éviter la “Justice américaine”, on peut miser sur le concours de bons avocats américains en même temps pour aider le tiers et la Russie.

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    • Vladimir K // 10.01.2018 à 15h21

      Je reste curieux de l’impact qu’aura le programme de développement de l’extrême Orient russe (chaque citoyen russe a droit à un hectare de terre, cédé gratuitement par l’état, du moment que le futur propriétaire en fait quelque chose) sur l’économie russe.

      C’est sûr, ça prendra du temps vu qu’il s’agit de zones désertes, mais l’expérience avait été tentée au 19ème siècle, ce qui a donné naissance à des villes comme Novosibirsk (1,5 millions d’habitants et qui a son métro) et développé d’autres comme Ekaterinburg, Krasnoyarsk, Omsk…

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      • Pierre Bacara // 10.01.2018 à 18h11

        CAMPAGNES RUSSES

        “Je reste curieux de l’impact qu’aura le programme de développement de l’extrême Orient russe […] ” sur l’économie russe.

        Sur l’économie, il est encore trop tôt pour le dire mais une chose est d’ores et déjà avérée : les campagnes et la Sibérie – pas seulement l’Extrême-Orient – se peuplent, et des villages entiers y apparaissent. On observe même un phénomène d'”exode urbain” – un exode rural à l’envers. Il n’est pas établi du tout que les mesures de distribution de terres en soient la cause, mais il est clair qu’elles l’alimentent. Plus globalement, en Russie, se développe un engouement pour une vie naturelle en même temps qu’une distanciation, voire une amertume vis-à-vis du modèle urbain standard contemporain. Il me semble, mais je dis cela cette fois subjectivement, qu’il s’agisse là d’une dynamique qui sied bien aux Russes, un peuple fondamentalement rural, amateur de simplicité mais friand de défis.

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  • Nicolas // 10.01.2018 à 07h06

    Autre point : tout “analyste” qui parle de régime” pour désigne le gouvernement d’un pays désigné comme ennemi par les psychopathes de Washington perd immédiatement toute crédibilité.

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    • Joseph // 10.01.2018 à 09h20

      Malheureusement, pour en avoir rencontré plusieurs, les ambassadeurs que nous envoyons en Russie sont souvent loin d’être ouverts et russophiles ; ils vivent dans leur ambassade-forteresse moscovite, organisant des dîners mondains autour d’expos chics où l’on peut rencontrer la fine fleur de l’aristocratie russo-atlantiste et les cercles qui gravitent autour.
      Cependant, l’auteur a bien raison dans son propos général : la politique étrangère envahit et asphyxie tout le discours politique. Que ce soit en Russie, aux EU ou chez nous d’ailleurs ! C’est aussi pour cela que journalistes et hommes politiques en sont aussi friands, alors qu’elle devrait rester secondaire pour la population.

      Mais pourquoi les Russes attachent-ils autant d’importance à la politique internationale ? Là est la vraie question. La réponse vous paraîtra simple si vous avez lu le Monde au temps de Sochi – ou n’importe quel autre journal occidental ces dernières années : nos médias sont xénophobes, et sous couvert d’analyse et d’informations ils ne débitent en fait que de la haine de l’autre, du mépris et de la condescendance. Les Russes entendent ces discours de haine que nous ne reconnaissons même plus.
      Discutez donc avec un “français moyen” amateur de France Inter et du Monde à propos des Russes, et remplacez ensuite “russe” par “juif” ou “arabe”, et relisez-lui son discours.

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      • Vladimir K // 10.01.2018 à 15h30

        C’est le cas des expatriés en Russie en général. On n’y envoie pas les russophiles et/ou russophones, mais ceux qui ont un “bon dossier” (car les primes d’expat sont très élevées en Russie, et les avantages très nombreux). Ça créé une certaine caste qui ne se mélange pas énormément, persuadée de tout connaître de la Russie parce qu’ils discutent avec leur chauffeur ou leur femme de ménage…

        Mais tous ne sont pas comme ça, et il faut ajouter que la vie n’est pas forcément facile en Russie pour une mentalité occidentale (je ne dis pas que c’est bien ou mal, c’est une autre culture – comme par exemple Singapour)

        Pourquoi les russes attachent-ils autant d’importance à la politique internationale ?
        Parce que ça a quasiment toujours été le cas. Pendant la période communiste, il mettaient l’accent sur l’amitié (communiste) des peuples (eux aussi communistes si possible). Parce que de la politique internationale découlent les échanges internationaux…

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      • Vladimir K // 10.01.2018 à 15h34

        Pourquoi les russes attachent-ils autant d’importance à la politique internationale ? (2/2)

        Pourquoi la Russie soutient Bachar El Assad sans condition :

        1- Parce qu’il y a de fortes chances que les Syriens se souviennent du soutient russe, et il faudra reconstruire le pays un jour ou l’autre, le faire évoluer.

        2- Parce que des pays observateurs voient que la Russie continuera à livrer ses clients coûte que coûte, même si ce client est mis au banc de la communauté internationale. S’associer à la Russie peut constituer une sorte d’assurance.

        3- Parce qu’il y a un réel souhait de briser l’hégémonie atlantiste ; la Russie ne peut pas le faire seule.

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        • Silk // 10.01.2018 à 22h35

          Déjà je ne dirais pas que la Russie soutien Assad « sans condition ». Les négociations sont âpres sur certains points entre Russie et Syrie.
          Je donnerai plutôt comme raison que la Russie s’est fait avoir avec la Libye et ne veut plus que ça recommence.
          Sa position très claire sur ce point démontre aussi la volonté d’un retour dans le jeu international : le signal c’est qu’il faut compter avec la Russie qui est de retour sur scène.
          Reste aussi le fait que la Russie a lancé ce cri : il est possible de s’opposer aux américains. Cela modifie profondément les perspectives des rapports de force dans les relations internationales.

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          • Vladimir K // 11.01.2018 à 14h41

            Ce que je voulais dire par là, c’est que contrairement à la France qui annulé la commande des Mistrals dès le premier petit coup de pression, la Russie a continué à honorer ses contrats liés au régime de BE Assad alors que le conflit avait déjà commencé.

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  • Tchernine // 10.01.2018 à 07h27

    N’oublions pas “camarade” Groudinov (dont j’ai visité le sovkhoze il y a une dizaine de jours), s’il fait un score respectable il faut que VVP le prenne au moins comme ministre sinon premier ministre pour un peu damner le pion aux néolibéraux.

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    • Sviéta31 // 10.01.2018 à 22h19

      Pavel GROUDININE (pas Groudinov). S’il arrive à faire un bon score, cela sera un encouragement pour les Russes, et augurera peut-être d’un vrai changement pour 2024… Mais la lutte va être difficile, les moyens déployés par Poutine sont énormes, et l’équipe des aboyeurs chargés d’élaborer les compromats (dossiers compromettants) contre Groudinine vont se déchainer. On peut s’attendre à toutes sortes de provocations. Déjà il y a deux nuits la grande boule rouge, portant les sigles du parti communiste russe en grandes lettres (KPRF) placée sur la terrasse d’un immeuble du sovkhose Lénine (dont Groudinine est le directeur) a brûlé. Comme par hasard…?

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      • Linder // 11.01.2018 à 05h52

        Si les aboyeurs chargés de compromettre Groudinine ont autant de moyen que les aboyeurs chargés de compromettre François Fillon, c’est sur, il n’a aucune chance.

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        • Christian Gedeon // 11.01.2018 à 06h41

          Hallucinant…soutenir un Groudinine? Je n’en reviens pas. Nostalgique stalinien? Poutine va l’utiliser comme “opposition”,en lieu et place de Navalny( qui aurait aussi pu jouer ce rôle). Je vois que les vieilles lunes sont toujours bel et bien présentes. Mais ne rêvez pas” camarades,”Groudinine sera juste un idiot utile.

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          • Linder // 11.01.2018 à 09h36

            Personnellement, je découvre le nom de Groudinine en lisant les commentaires précédents. Mon commentaire ne vise qu’a rappeler que s’il est possible que VVP utilise ce genre de méthodes, ce n’est pas un plus grand scandale que ce qui se fait du côté des démocraties occidentales (avec succès dans le cas de Fillon, avec moins de succès dans le cas de Trump).

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  • Merlin // 10.01.2018 à 08h09

    “Le PIB a augmenté de 75%, la production industrielle de 70%, les salaires ont été multipliés par 3,5, les retraites par 3,6, la mortalité infantile a été divisée par 3,6, l’espérance de vie est passée de 65 à 73 ans.”
    Ça m’a l’air d’être un (trop?) beau bilan.
    Est-ce qu’il s’explique par un départ du fond de la piscine?
    Est-ce que nous avons des sources à disposition pour confirmer?

    Je ne suis pas un expert de la Russie et je pense qu’il y a peut-être matière à apprendre de leur réussite.

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    • Bruno Kord // 10.01.2018 à 08h37

      Les chiffres sont confirmés par les statistiques publiées par l’OCDE et le FMI .
      Il y a indéniablement un effet rebond après l’effondrement des années 90. Mais ce rebond est bien lié aux politiques suivies depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir.Pour plus d’informations sur la situation économique et socilale de la Russie , je vous renvoie sur les billets de Jacques Sapir toujours en ligne sur son ancien blog RussEurope

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    • Francois Marquet // 10.01.2018 à 09h22

      Oui, ils partaient vraiment du fond du trou, après la « décennie perdue » 1991-1998 pendant laquelle les néolibéraux et les oligarques avaient dépecé la Russie. Certaines retraites n’etaient pas payées, l’espérance de vie dégringolait. A peu près ce qui arrive à l’Ukraine aujourd’hui. Ce qui rappelle tous les jours aux Russes ce qu’ils doivent à Poutine. Oui les réformes ont tardé, la Russie a vécu sur la rente pétrolière, mais le train est désormais en marche: route du Nord, chantiers navals, agriculture exportatrice, aviation civile, Yamal, stocks d’or pour dedollariser, partenariats internationaux etc. Les russes sont patients et résilients, ils savent que le cap est bon, qu’il y a une vision à long terme, ils avancent, même lentement, mais ils avancent…

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    • Joseph // 10.01.2018 à 09h33

      Pour avoir longtemps vécu en Russie, en province qui plus est, je peux vous confirmer que depuis l’arrivée de VP, le pays a été transformé. Je ne pense pas qu’un Français moderne qui n’a connu que l’abondance puisse même imaginer la situation catastrophique des années 90… Les Russes, du moins les moins jeunes, ne l’ont pas oublié, et c’est tout simplement le travail accompli qui explique la popularité de leur président.

      Malheureusement, depuis quelques années la situation stagne. Les salaires n’ont pas bougé depuis la chute du rouble qui a vu les prix doubler du jour au lendemain, et l’inflation est énorme (les taux de crédits bancaires sont à deux chiffres). La population patiente et vivote, терпеть est le maître mot. L’éducation auparavant excellente s’écroule (professeurs des universités à 450 euros, qui s’investirait pour une telle somme ?), les ménages s’endettent alors que le micro-crédit devient de plus en plus fréquent…

      Pendant ce temps, nos experts et envoyés spéciaux se goinfrent à Moscou, entre eux, et tout va bien – à part ce méchant Vladimir qui veut envahir le monde. Peut-être regrettent-ils seulement de ne pas servir à Washington.

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      • Pierre Bacara // 10.01.2018 à 19h13

        L’EDUCATION EN RUSSIE

        “L’éducation auparavant excellente s’écroule (professeurs des universités à 450 euros, qui s’investirait pour une telle somme ?)”

        Ce n’est pas la première fois que j’entends revenir cette litanie de déception des Russes en matière d’enseignement, mais je n’ai toujours pas bien compris où le bât blesse exactement. J’ai cru comprendre que les Russes étaient forts mécontents du niveau moyen et qu’il s’agisse là de l’une de leurs doléances le plus récurrentes – mais les détails de ce sujet stratégique pour n’importe quelle nation m’échappent avec obstination.

        Le plus incompréhensible est que les rares cas particuliers sur lesquels je sois tombé par hasard vont exactement dans l’autre sens (une écolière russe de dix ans avec qui je pouvais avoir une vraie conversation en anglais, un collégien russe invité à l’étranger pour donner une conférence de physique, et quelques autres) ; mais une hirondelle ne fait pas le printemps, et il doit s’agir d’un hasard statistique.

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        • moshedayan // 13.01.2018 à 12h59

          Mes connaissances russes me confirment que globalement le niveau scolaire a baissé et la cause en est la même qu’à l’Ouest : Internet, Jeux vidéos, smartphones. Manque de concentration et surtout appauvrissement de la maîtrise écrite du russe et de la graphie (alors que beaucoup de Russes jusqu’aux années 80 avaient une belle écriture (de l’ancien temps, dite “à l’anglaise” chez nous) . pour les grandes villes. Dans le reste de la Russie, je n’ai pas d’éléments pour vous dire ce qu’ils disents ou ressentent.

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    • kira // 10.01.2018 à 11h19

      Pour les Russes dont je fais partie ces arguments et preuves sont introuvables.Quand je lis tout cela, j’ai l’impression de vivre une Russie totalement differente.

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      • Louis Joseph // 10.01.2018 à 16h50

        Si vous nous dites dans quelle région vous résidez, il suffit de chercher des photos du début des années 2000 et de comparer avec celles d’aujourd’hui.
        Pour avoir, un peu circulé en Russie, les changements sont visibles. Que ce soit sur Moscou, St Petersbourg, Ekaterinbourg, Sotchi, Grozny,…
        Oui il reste encore de nombreux travaux, mais le développement est bien réel.
        Qui se souvient encore de l’aéroport de Sheremityevo avec ses machines à sous dans la salle d’attente (vols internes) et ses bus pourris pour passer du terminal National à l’International?
        L’Aéroexpress n’existait pas encore pour rejoindre le centre ville.
        Idem pour les deux autres aéroports de Moscou et ceux de nombreuses villes de province avec des rénovations puis de nouveaux terminaux.
        Un des derniers exemples en date étant celui de Simferopol en Crimée dont la construction se termine.

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      • Silk // 10.01.2018 à 22h41

        Vous pouvez aussi lire ‘Russie le grand bond en arrière’. Si vous êtes trop jeune pour vous souvenir des années 1990-2000…

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      • Scorpion bleu // 12.01.2018 à 11h23

        Si vous vivez en France, ce n’est pas étonnant, il y a une raison.

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    • Vladimir K // 10.01.2018 à 17h33

      Il y a aussi un autre point important :

      Du fait de la mentalité politique de la Russie (habituée à un régime strict et une longévité affirmée), Poutine est relativement libre de lancer des projets que des hommes politiques court-termistes ne risqueraient pas.

      Poutine a pu avoir une politique sur le long terme car il n’avait pas vraiment de concurrence. En occident, les politiciens se focalisent trop sur les prochaines élections, promettent, mais ne risquent pas.

      Poutine lui a été nommé, alors qu’il n’avait pas encore à l’aise avec la vie publique, donc qu’il soit reconduit ou pas, à l’époque lui importait peu, ce qui lui a permis de prendre des risques, risques qui ont payé et qui l’on fait entrer dans un cercle vertueux.

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    • RMM // 10.01.2018 à 23h04

      Prévisions de Novembre 2017:
      – Banque mondiale: 1.7% pour 2017, et de 1.8% in 2018-20 – contre 1.3% et 1.4% respectivement en Octobre.
      – FMI: 1.8% en 2017, 1.7% en 2018, 1.8% en 2019 – contre 1.4% et 1.6% respectivement en Octobre.
      https://financialtribune.com/articles/world-economy/79773/putin-russia-economy-retains-positive-dynamics
      Donc, les deux institutions sont de plus en plus optimistes. Il y a huit mois pas, elles prévoyaient une croissance négatice ou tres marginale. Cela ne m’étonnerait pas que les résultats soient encore meilleurs que ces prévisions de Novembre – 2%, selon Poutine.
      On verra bien dans quelques semaines, lorsque les statistiques sortitont, mais en tous les cas, on ne voit rien qui “infirme les espérances que les économistes plaçaient dans le développement du pays.”

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  • emmanueL // 10.01.2018 à 08h37

    Quand on y pense, quel dirigeant politique actuel ou récent peut se targuer de réussites côté interventions militaires ? Peut-être une raison de la jalousie occidentale…

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  • Emmanuel // 10.01.2018 à 08h39

    L’article évoque la nécessité désormais pour la Russie d’entamer des “réformes structurelles” : mot magique qui signifie quoi ? (je m’attendais à un début d’explication, mais non…). Quid ?

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    • PierreH // 10.01.2018 à 10h33

      Tailler dans les dépenses publiques j’imagine…? A priori on pourrait s’attendre à des plans de développements d’infrastructures modernes de la part d’un Etat stratège qui saurait un minimum ce qu’il fait mais en fait j’ai bien peur que ce genre de concept n’existe plus dans le monde politique occidental… Maintenant on cherche à tailler dans les dépenses publiques (mal) tout en cherchant à résoudre les problèmes avec de nouvelles taxes. Et on “simplifie” en complexifiant encore un peu plus le fonctionnement administratif avec ses différentes sous-couches.

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    • RV // 10.01.2018 à 21h05

      @ Emmanuel Le 10 janvier 2018 à 08h39
      j’avais relevé aussi . . .
      c’est de la bien bonne et lourde novlangue !

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  • Nerouiev // 10.01.2018 à 08h57

    Un point également très important à rappeler c’est l’effacement complet de la dette, cette dette qui fait frémir tout le monde.

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  • Nerouiev // 10.01.2018 à 09h28

    Chaque chose en son temps. Il y a à peine une petite génération la Russie était encore communiste. Dans sa dernière conférence de presse Poutine a bien illustré ceci avec une histoire, celle de l’enfant qui avait piqué l’arme de son père (budget de la défense) contre une montre (symbole de l’apparence). Lors d’une attaque de la famille, l’enfant ne pourra que donner l’heure de l’événement.

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  • Chapes // 10.01.2018 à 11h26

    La croissance ? Tant que ce sera la croissance de ceux qui de plus en plus riches, engendrent sur la planète, la croissance de la pauvreté et du malheur, pour un nombre sans cesse croissant de populations.
    Les fautifs, dévoyant les connaissances et la science, accaparent exploitent et détruisent les ressources de la planète et la vie (voir leur dite révolution verte, leurs pulvérisations à tout va dans l’atmosphère terrestre de produits toxiques, mortels pour certains, leurs OGM, extractions de gaz de schiste et tant d’autres merveilles), en sont à avoir créé et armé le terrorisme dans toutes ses versions, terrorisme dont ile tirent les ficelles et qu’ils cherchent à diffuser sur la planète.
    Il est grand temps que les peuples trouvent et mettent en selle, leurs propres responsables et organisations politiques, lesquels existant ici et là, sont la cible du système en place, qui a outrepassé bien au-delà son temps.

    Retroussons nos manches et secouons nos neurones ?

    UN AUTRE MONDE EXISTE, BON DIEU MAIS C’EST BIEN SÛR !

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  • Bordron Georges // 10.01.2018 à 15h02

    Les journalistes, annalistes ou autres experts occidentaux sont, en bons disciples des USA, des gens trop pressés. Il ne peuvent concevoir que l’évolution économique en Russie, ne soit pas due à l’application d’une politique d’urgence mais à un plan à plus long terme de réorientation de cette politique. Ils ont de la peine à voir qu’après ce qui s’est passé à la période Eltsine, la Russie se méfiant des entrepreneurs occidentaux, recherche de plus en plus des relations multilatérales tournées ailleurs, en particulier vers l’Extrême Orient, avec cependant, toute la prudence qui convient quand on engage des relations subtiles avec la Chine.
    D’autre part, La Russie a bien été obligée d’engager des dépenses pour renforcer son armement qui ne se retrouvent que partiellement dans l’économie.

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  • wesson // 10.01.2018 à 16h30

    Le fond du problème économique Russe intérieur tient au fait que l’investissement y est à l’arrêt, à cause d’un crédit horriblement cher.

    L’inflation n’as jamais été aussi basse en Russie (à moins de 2.5% de Novembre 2016 à Novembre 2017), mais les taux de crédit sont eux restés aux alentours de 15%, ce qui en pratique rends l’emprunt affreusement cher. De plus, les salaires ne sont pas indexés sur l’inflation, ce qu’il fait qu’ils stagnent – c’est à dire baissent légèrement. Et les aides sociales (pensions, prime à l’enfant) n’ont pas été revalorisées non plus, en partie parce que le coût de la remise de la Crimée au niveau Russe – plus le pont – ont lourdement pesé sur le budget fédéral.

    C’est pourquoi avec des salaires en baisse et un crédit hors de prix il ne peut y avoir d’investissements importants en Russie propres à relancer la machine économique.

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    • Guillaume // 10.01.2018 à 21h31

      Merci Mme Nabioulina et consorts (cf sa reaction au 17/12/2014, qui failli mettre le rouble par terre), a tel point que l’on pouvait reellement se demander si c’etait simplement de l’incompetence….ou quelque chose de beaucoup plus grave.

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      • Sviéta31 // 10.01.2018 à 22h03

        Si je ne me trompe pas, je crois qu’elle a été 2 années consécutives félicitée par le FMI!…..
        No comments… effectivement c’est grave. Réélu Poutine aura-t-il l’autorité nécessaire ( la possibilité et la volonté) de se débarrasser de tous ces “consorts (qu’on sort )? Les Russes dans leur majorité détestent l’équipe qui est au gouvernement, y compris Medvedev, même s’ils conservent leur confiance à Poutine.

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        • wesson // 10.01.2018 à 22h43

          On verra, on verra. Il faudra tout particulièrement surveiller le score de Pavel Groudinine (Павел Грудинин) qui est le candidat choisi par le PC Russe – sans être toutefois communiste lui-même.

          Si il réalise un bon score, cela incitera peut-être Poutine a donner une inflexion plus sociale à ce qui sera très probablement son dernier mandat.

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  • Rochette // 10.01.2018 à 18h40

    Très bons commentaires.
    J’ai été en Russie environ 10 fois pour m’occuper du démarrage d’une banque à TOGLIATTI en 95 et 96. C’était surprenant en particulier l’état dans lequel était la ville, et parcourir la route TOGLIATTI/SAMARA avait quelque chose de surréaliste, surtout en plein hiver. J’ai vu se côtoyer le fric et la pauvreté, mais ces gens là m’ont marqué
    en bien des points favorables. Passé l’époque d’ELTSINE, depuis POUTINE on ne peut qu’admirer cet homme qui aime son peuple et la Russie, et on se plait à rêver d’avoir un homme comme lui en France… Bien qu’il n’ai pas que des qualités il ne faut pas être naïf, de Gaulle n’était pas un Saint, mais un homme qui aimait la France. Nous, n’avons le droit qu’a des corrompus, et des menteurs qu’un peuple (les Français) cautionne en se laissant berner par un Président mis en place par des milliardaires aux commandes de l’argent et tenant les médias. Je rêve que l’on puisse être associé avec la Russie afin de redevenir un pays d’hommes libres. Merci de m’avoir écouter.

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  • Pierre Bacara // 10.01.2018 à 19h00

    RUSSIE, STATISTIQUES

    Si l’on en croit Alexandre LATSA (“Un printemps russe”, 2016) :

    – Croissance moyenne de 7 % entre 2000 et 2008 et de 3,1 % entre 2010 et 2014
    – Apparition d’une classe moyenne comprenant 20 à 30 % de la population
    – Revenu national brut passé de 1.750 dollars en 1999 à 14.951 dollars en 2014
    – Hausse de la production industrielle de près de 50 % entre 2000 et 2013
    – Hausse de la production alimentaire de 100 % entre 2000 et 2013
    – Dette publique passée de 90 % à moins de 15 % du PIB
    – Taux de pauvreté réduit de plus de 50 % et qui, en 2016, avoisinnait les 15 % comme en France
    – Hausse des retraites de 700 roubles en moyenne à 13.000 en 2015
    – Hausse des salaires moyens de 2.281 roubles en 2000 à 30.000 en 2015
    – Taux de chômage de 6 %
    – Quatrièmes réserves de change de la planète (380 milliards de dollars)
    – Budgets d’état en quasi-équilibre
    – Décès dûs directement à l’alcool en baisse de 50 % entre 1999 et 2013
    – Taux de suicide en diminution de 40 % entre 1999 et 2014
    – Nombre de naissances en augmentation de 60 % entre 1999 et 2015 avec inversion de la courbe démographique en 2012
    – et pour finir, la “Russian touch” : 800 monastères et 25.000 églises ouvertes

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  • WASTERLAIN Serge // 10.01.2018 à 20h49

    Et, véritable exploit pour un article geopolico-economico, pas un mot sur la nature des réformes structurelles qu’aurait dû ou que devrait initier “l’homme fort du Kremlin”… à la tête du “régime” et qui aura une légitimité écornée si moins de 50% des électeurs votent !

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    • RV // 10.01.2018 à 21h14

      oui
      aller à
      Emmanuel Le 10 janvier 2018 à 08h39

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  • antoniob // 10.01.2018 à 21h20

    Pour rejoindre le commentaire de “Nicolas”, dès que j’ai lu “régime” au début de cet article, j’ai stoppé net la lecture.
    Et le “régime” français” ou encore “régime” de Macron?

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  • Guillaume // 10.01.2018 à 21h39

    Je suis assez surpris que l’ambassadeur de Gliniasty se laisse aller a faire le focus sur 2 mois de deceleration ou de stagnation simplement dus a l’effet elections presidentielles. On peut meme dire que seulement 4 ou 5 mois de croissance 0% pour une election de cette importance, c’est une bonne performance pour la Russie: Business as usual, pour ainsi dire. Je vous parie ma chemise que tout va repartir de plus belle, voire connaitre en effet de rattrapage des le mois suivant l’election.
    Mr l’Ambassadeur chercherait il la petite bete pour chercher a plaire? J’en serais profondement deçu….

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  • vinel // 11.01.2018 à 00h03

    Sans être un soutient de Poutine,il faut pour le peuple russe qu’il réussisse.
    Je pense que nous avons nous aussi intérêt à cette réussite.
    Les USA imposent des sanctions économiques qui pénalisent l’Union Européenne.
    Tant que la L’UE sera le valet idéologique des américains nous ne pourrons commercer et développer harmonieusement l’EUROPE.

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  • Nanker // 11.01.2018 à 15h12

    Par pitié cessez ces commentaires pro-russes pro-Russie et pro-Poutine : vous allez fâcher les décodeurs du “Monde” et Bernard Guetta de France Inter.

    “l’ambassadeur de Gliniasty”
    Le problème est là : Gliniasty est du Quai ce qui implique une CERTAINE vision du monde et des pays qui nous entourent. La Russie ne faisant pas partie des pays bénéficiant d’un a-priori favorable de nos “élites” diplomates.
    Pour avoir une idée de ces préjugés racistes anti-russes essayez de trouver sur le site de France Culture d’anciens numéros de l’émission “Esprit public” lorsqu’elle était animée par Philippe Meyer.

    Le diplomate-maison de l’émission, un certain François Bujon de l’Estang, ancien du Quai et agent d’influence US en France, n’hésitait pas à y aller franco en comparant à plusieurs reprises Poutine à… Hitler.
    Plus c’est gros plus ça passe?

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