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9.mai.20139.5.2013 // Les Crises

0120 Les prêts bancaires aux entreprises en zone euro

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Suite du billet sur les systèmes bancaires hors zone euro.

Nous allons analyser aujourd’hui l’évolution des prêts accordés par le système bancaire aux entreprises dans la zone euro.

Si la réalisation des graphiques demande beaucoup de temps et d’efforts, le commentaire est en revanche très simple – je serai donc assez bref…

Situation globale de la zone euro

prêts banques bancaires entreprises zone euro eurozone

On observe clairement que la crise de 2008 a cassé la dynamique des prêts au secteur productif. Aucune reprise n’apparaît – bien au contraire…

prêts banques bancaires entreprises zone euro eurozone

On note ici que non seulement il n’y a pas eu de véritable reprise, mais surtout que nous avons là un évident “double dip” (ou effet en W) : une nouvelle crise est bien en cours.

Rappelons aussi, pour ne pas sombrer dans des idées simplistes, si le crédit baisse, c’est un peu car les banques prêtent moins facilement (comme beaucoup d’entreprises l’ont constaté) mais SURTOUT car les entreprises ont des perspectives moroses (et les banque n’y sont pour rien), et que ce n’est donc pas pour elles le moment d’investir…

Situation détaillée de la zone euro

Ce graphe touffu a pour seul rôle de comparer en un coup d’oeil les pays entre eux (nous détaillerons les plus gros un peu plus bas). Nous partons donc d’une base 100 au 1/1/2007 et comparons les évolutions :

prêts banques bancaires entreprises zone euro eurozone

Dans ce graphique, c’est surtout le cas de l’Espagne qui saute aux yeux, avec une forte décroissance des crédits. Nous allons y revenir. La stabilité de la France à un niveau élevé reste un cas unique parmi ces pays.

prêts banques bancaires entreprises zone euro eurozone

Dans celui-ci, on constate que la Grèce et surtout l’Irlande ont été très fortement impactées par la crise.

Situation de la France

prêts banques bancaires entreprises france

prêts banques bancaires entreprises france

Après l’impact dramatique de 2008, notre pays a bien rebondi, mais ce rebond s’est cassé mi-2011. Nous venons de repasser en décroissance du crédit.

Situation de l’Allemagne

prêts banques bancaires entreprises Allemagne

L’Allemagne présente une stabilité confondante… Rappelons que les entreprises utilisent beaucoup l’autofinancement outre-Rhin.

prêts banques bancaires entreprises Allemagne

Le rebond du crédit a été très faible, et il s’est retourné.

Situation de l’Italie

prêts banques bancaires entreprises Italie

Nous observons en Italie une inquiétante stabilité depuis 4 ans…

prêts banques bancaires entreprises Italie

Stabilité relative, puisque le pays est en fait reparti en décroissance du crédit…

Situation de l’Espagne

prêts banques bancaires entreprises Espagne

Le cas espagnol est très inquiétant : ce n’est plus une diminution du crédit, c’est une évaporation…

prêts banques bancaires entreprises Espagne

Depuis 3 ans, c’est en moyenne 6 Md€ de crédits aux entreprises espagnoles qui disparaissent tous les mois… On observe à quel point cette crise dure, effaçant les excès des années 2005 (50 % d’offres de crédits en plus qu’en France ou en Italie, pour une population 30 % inférieure)…

Nous analyserons dans le prochain billet la situation des crédits aux ménages


Cartoon dessin chômage

Cartoon dessin chômage

35 réactions et commentaires

  • Christophe Vieren // 09.05.2013 à 06h49

    J’imagine que ces graphiques sont en Euros constants. Dans ce cas, est-ce que le taux de croissance du volume de ces prêts est constant par rapport au pib ? Autrement dit sur plus ou moins long terme et depuis a minima 1998 (début du graphique) ratio volume prêt/PIB = Constante. Si oui, alors cela parait légitime. Sinon, comment peut-il être sain que les prêts croissent plus vite que la croissance ? Cela ne ressemble pas un peu (beaucoup) à la croissance des dettes publiques, pas toujours, voire rarement, souhaitable ?

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  • Letaulier // 09.05.2013 à 09h03

    Deux remarques:

    Malgré toutes les jérémiades qu’on entend de la part des intervenant de BFM on constate que les banques prêtent plus aujourd’hui qu’avant la crise.Ce qui est inquiétant c’est que le systéme bancaire français prête beaucoup au x entreprises mais que cela ne se traduit pas en termes positifs sur le marché de l’emploi.

    Le cas de l’Espagne est très spécial. C’était une économie basé sur l’immobilier et tant qu’il restera des stock d’invendus énormes le volumes des prêts ne repartira pas à la hausse et c’est mieux comme cela.

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    • Gbalou // 09.05.2013 à 16h04

      Olivier Berruyer : “Après l’impact dramatique de 2008, notre pays a bien rebondi, mais ce rebond s’est cassé mi-2011. Nous venons de repasser en décroissance du crédit.” L’une des raisons de notre manque de compétitivité est liée à notre système éducatif trop élitiste soit-disant ne permettant pas une adéquation de l’offre à la demande d’emploi dans l’entreprise…

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  • elgringo // 09.05.2013 à 09h28

    Merci olivier pour ce travail.
    Une question toutefois, dans vos tableaux d’évolution de l’encours mensuel, vous insinuez, que seule l’augmentation est salutaire, pourquoi?
    Vous qui par ailleurs avez le mérite de parler de société (prospérité ?) sans croissance, vous laissez ici entendre qu’une stagnation ou une légère baisse serait catastrophique. (c’est sûr que pour l’Espagne, c’est hard !)

    Le taux d’équipement des entreprises, des infrastructures est désormais mature, ne peut on essayer de réduire tranquillement la voilure des tous ces investissements qui au final sont juste du béton, du goudron en plus, et des cheminées qui crachent des saloperies ?

    bonne continuation.

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    • Gbalou // 09.05.2013 à 16h44

      Après une période d’analyses et de modélisations des eaux de la Seine, une étude s’oriente vers une vision plus sociétale. «Nous travaillons davantage avec des spécialistes des sciences sociales, des économistes et des historiens. Un de nos objectifs actuels : évaluer les impacts de la modification de la politique agricole commune, ou des agro-carburants sur l’environnement.» écrit Sophie Ayrault, responsable de cette étude.

      Cette dernière montre que les teneurs en métaux lourds (plomb, arsenic, cadmium…) ont augmenté au cours du 20ième siècle pour atteindre, dans les années 60, au milieu des trente glorieuses, des valeurs plus de cent fois supérieures aux valeurs dites naturelles. « Nos analyses montrent que la pire période de pollution a été celle des années 1960 : l’expansion industrielle est alors à son maximum, avec très peu de réglementation environnementale et très peu d’épuration. Ensuite, les polluants industriels régressent.» toujours selon Sophie Ayrault.

      Le plomb (pour faire court), par exemple: « De fortes quantités de ce métal sont piégées au sein des couches de sédiments formées dans les années 1960. Dans les couches des années 1980, le plomb industriel a disparu. Enfin, avec la généralisation de l’essence sans plomb autour de 2000, nous ne détectons plus aujourd’hui que de très faibles teneurs, issues de l’usure des tuyauteries et des toitures. ».

      Pour faire court : Lors de la révolution industrielle du 19ième siècle, Paris se transforme. Les toits se couvrent de zinc. Pour les arrivées en eau et en gaz, les maisons s’équipent de canalisations en plomb. Les chaudières sont fabriquées à base de cuivre.

      La construction des premières stations d’épuration, les nouvelles normes industrielles, environnementales et le départ dans les années 70 des industries lourdes explique aujourd’hui le retour d’une plus grande diversité des poissons, d’une plus grande biodiversité. Il n’y a plus de risques majeurs pour des baigneurs dans la seine, d’attraper le saturnisme ou une tout autre maladie liée à la présence de métaux.

      Mais si les poissons reviennent en nombre et se reproduisent, ils se féminisent ! Conséquence de l’inadaptation des stations d’épuration à filtrer des micromolécules aujourd’hui des hormones féminines – œstrogène et progestérone – des pilules contraceptives autorisées en France en 1967.

      Les chercheurs détectent en outre des phtalates, molécules organiques utilisées pour l’assouplissement des plastiques. Toxiques avérés sur les spermatozoïdes humains et animaux, les phtalates sont diffusés dans notre environnement. Certains sont interdits dans la composition chimique des cosmétiques et des jouets pour enfants.

      L’activité économique et sociale laisse une trace, une empreinte qui peut être nuisible comme le suggère cette étude du bassin de la Seine. Elle implique la nécessité de concevoir une stratégie d’un développement durable en Ile-de-France adapté aux évolutions de la vie des franciliens. « Nous espérons que nos résultats aideront à des choix économiques et politiques », conclut Sophie Ayrault.

      Je pourrai vous citer une autre étude montrant que la ville de Marseille est dans l’état de 1945. Il faut refaire la ville !…

      IL FAUT DONC INVESTIR DANS UNE CROISSANCE VERTE.

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      • Christophe Vieren // 10.05.2013 à 19h44

        Non. Il faut investir dans une décroissance verte. Et quand je dis décroissance, je ne parle pas de celle du PIB qui n’a aucun sens (on oublie de décompter les dégradations du capital naturel et y sont inclus le coût de ses réparations*), mais de l’empreinte écologique (empreinte des français à l’échelle mondiale = plusieurs planète. Qui veut partir pour Mars ?). Ensuite que le PIB croisse ou décroisse, on s’en moque un peu, comme du sexe des anges ! Car croissance (du PIB) verte, j’aimerais que l’on me démontre que c’est possible. AUCUN pays même les plus vertueux écologiquement parlant, n’y est parvenu. Tout au plus l’Allemagne a vu son empreinte légèrement décroitre depuis une trentaine d’année . . . à un rythme nettement insuffisant pour compenser l’augmentation de tous les pays “déficitaires (c’est à dire ayant une empreinte généralisable à la planète).

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    • Delphin // 10.05.2013 à 20h00

      Surtout que je viens de lire une contribution d’Olivier Berruyer dans l’ombrageux mensuel “La Décroissance”.

      De “BFM” radio à “La Décroissance”, peu de gens peuvent se targuer d’une telle “universalité”.

      (ça fait beaucoup de guillemets).

      Merci encore pour tout ce que vous faites – dont d’avoir mis à la portée de tout-un-chacun ce qui reste normalement dans l’ombre, le bilan et le compte d’exploitation d’une banque comme le Crédit Agricole.

      Delphin

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  • El JEm // 09.05.2013 à 10h45

    Bonjour,

    avez-vous une idée de la répartition des bénéficiaires de ces prêts aux entreprises et peut-on notamment différencier grands comptes, ETI et PME ? ou encore produit / service ?

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  • juni palacio // 09.05.2013 à 10h54

    Une forme de relance avec équilibre budgétaire pourrait séduire les électeurs s’ils pouvaient être convaincus que l’augmentation des impôts n’implique pas nécessairement un préjudice. Telle est la thèse que l’économiste Robert J. Shiller s’emploie ici à étayer. http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130509trib000763342/relancer-l-economie-sans-aggraver-la-dette.html

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  • Gbalou // 09.05.2013 à 11h03

    Pour planter le décor quelques lignes du rapport Gallois :

    L’industrie française se trouve prise en étau entre :
    ◗ d’une part, l’industrie allemande positionnée sur un segment de gamme supérieur et qui, de ce fait, est moins sensible au facteur prix. Déjà protégée par le niveau de gamme de ses productions, l’Allemagne a fait de surcroît des efforts significatifs sur les coûts, notamment par le transfert d’une partie des charges sociales sur la fiscalité et une politique de modération salariale au long de la décennie. Il convient néanmoins de préciser que les activités de services ont été largement dérégulées ; elles offrent des salaires très bas qui participent à la compétitivité globale mais seraient, à juste titre, jugés inacceptables en France. Cela a permis à l’industrie allemande de conforter ses marges, d’accroître ses investissements et ainsi son avantage comparatif ;

    ◗ à l’autre extrémité, des pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est, qui bénéficient de coûts unitaires de production plus faibles que l’industrie française. Ceux-ci leur permettent de renforcer leur compétitivité-prix et/ou d’investir pour à leur tour monter progressivement en gamme. Il n’est pas nécessaire de développer plus avant ce point s’agissant de la Chine ou de la Corée du Sud dont les capacités technologiques sont, chaque jour, plus impressionnantes ; mais le processus est également engagé pour l’Inde, le Brésil, le Mexique, la Pologne, la République Tchèque ou, désormais, l’Espagne.

    Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été conduite à préserver sa compétitivité-prix au détriment de sa compétitivité hors-prix : afin de conserver des prix compétitifs, les industries françaises ont été contraintes de rogner leurs marges, qui ont baissé de 30 % à 21 % sur la période 2000-2011, alors qu’elles progressaient de 7 points en Allemagne. Cette évolution a eu pour conséquence de dégrader leur taux d’autofinancement (64 % en France en 2012 contre 85 % en 2000 et près de 100 % en moyenne dans la zone euro). La productivité globale des facteurs n’a pas progressé en France au cours de la dernière décennie du fait de l’insuffisance d’investissements de productivité (l’équipement numérique des entreprises et la robotisation sont clairement en retard) et d’innovation dans le processus de production. Pour les mêmes raisons, les entreprises françaises ont perdu du terrain sur les facteurs « hors prix » – innovation, qualité, service – par rapport aux meilleures industries européennes. L’industrie française ne parvient pas, sauf exception (luxe, aéronautique, nucléaire, pharmacie, certains produits agroalimentaires,…), à monter en gamme.

    […]

    Le marché du travail fonctionne globalement mal. Le contrat à durée indéterminée est jugé trop rigide par les entreprises et il est contourné par le développement de contrats qui n’offrent pratiquement aucune protection (CDD, intérim, contractuels in situ, sous-traitances diverses) et qui ne créent qu’un lien très précaire entre l’entreprise et le salarié. Pôle emploi lui-même éprouve de réelles difficultés à faire face à la dégradation de l’emploi et est très insuffisamment articulé avec les structures de formation.

    Soyons sérieux: La France est dans une situation structurelle différente de celle des autres pays dans la zone euro. Elle est confrontée à une CRISE DE L’OFFRE. Les entreprises sont obligées de baisser leurs prix de vente en raison de la faiblesse du niveau de gamme des productions.

    L’explosion des bulles immobilières et crise immobilière en Espagne, en Grèce… ont fait chuter la demande extérieure. Le recul du commerce mondial depuis 2008 est un autre facteur aggravant de cette crise de la demande. En outre les politiques de réduction des déficits et l’accroissement du chômage devraient produire en 2013 des effets négatifs sur cette même demande.

    Mais à moyen ou long terme, l’objectif de toute politique responsable est de faire baisser les charges sur les entreprises françaises qui se désendettent (L’impôt est le plus élevé en France !!!), l’amélioration de la productivité, faire baisser le coût de l’énergie (Transition énergétique), faire baisser les dépenses publiques. Les profits de demain sont les investissements d’aujourd’hui.

    Propagande diront certains, il est juste de dire que bientôt crise de l’offre et crise de la demande vont se conjuguer ensemble ! Là au moins, tout le monde aura raison !…

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    • gégé52 // 09.05.2013 à 13h31

      “Mais à moyen ou long terme, l’objectif de toute politique responsable est de faire baisser les charges sur les entreprises françaises qui se désendettent (L’impôt est le plus élevé en France !!!), l’amélioration de la productivité, faire baisser le coût de l’énergie (Transition énergétique), faire baisser les dépenses publiques. Les profits de demain sont les investissements d’aujourd’hui.” Tout cela n’est pas incohérent ou inintéressant, mais on reste dans la compétitivité donc dans la compétition et fatalement il n’y aura qu’1 seul gagnant à l’arrivée. Il faut changer de logiciel et penser coopération, sinon on réformera sans progrès, on changera sans amélioration.

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      • Gbalou // 09.05.2013 à 15h13

        Depuis le temps que nous jouons au football, nous nous sommes améliorés. Les pbs au foot sont les règles, l’arbitre et les joueurs qui trichent. Mais tous les quatre ans, la Coupe du Monde est sympa.

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        • step // 11.05.2013 à 12h43

          oui, tout les 4 ans, pas toutes les millisecondes.

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      • chris06 // 09.05.2013 à 15h54

        @gégé52,
        l

        Il faut changer de logiciel et penser coopération

        Je vous propose un autre logiciel possible, qui me semble hautement plus probable, c’est que plutôt que d’opposer compétition et coopération on associe les deux, à savoir qu’il y ait compétition sur un certain nombre de choses et coopération sur d’autres.Et que ces choses sur lesquelles il peut et doit y avoir coopération peuvent dépendre, et ce n’est qu’un exemple, du niveau de “voisinage” : voisins, communes, régions, nations, groupes de nations sur un même continent, humanité….

        Je pense que compétition et coopération font tous deux partie de notre logiciel, à des degrés divers qui selon les choses évoluent avec le temps.

        Ce qui est essentiel c’est que les personnes puissent s’associer librement sur les choses sur lesquelles elles désirent coopérer.

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        • gégé52 // 09.05.2013 à 18h15

          Oui certes, mais qu’il y aura des renards compétiteurs dans le poulailler libre, il sera bien difficile d’espérer y instaurer des formes de coopération.

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      • Gbalou // 09.05.2013 à 16h27

        Selon Marx dans « Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt » (1875) : « Avec l’instauration du régime social socialiste, l’Etat se dissout de lui-même et disparait ». En clair, pour marx, comme la religion l’Etat est une aliénation…Il faut revenir au citoyen. Un saut fédéraliste européen devrait pouvoir faire disparaitre les Etats Nations. Nul doute que des coopérations sont nécessaires dans un système sans Etats, elles existent déjà (EADS, Clusters…). Un Etat européen stratège est fondamental. Mais la France n’en veut pas, le chant du coq sans nul doute. Quand je pense à 2014 !…

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  • Stop ou Encore // 09.05.2013 à 12h19

    Bonjour,
    Pourriez-vous indiquer ce que BCN signifie en tant que source pour vos graphiques ? Et éventuellement, indiquer un lien pour accéder au détail pour des pays sur lesquels vous n’avez pas zoomé ?
    Merci par avance.

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  • Gbalou // 09.05.2013 à 15h56

    La BCE craint que les banques européennes, peu enclines à prendre des risques, refusent de prêter aux PME dans les économies les plus fragiles de la zone euro, en particulier en Europe du Sud, ce qui nuirait aux investissements et à la croissance.

    Les banques ne sont pas dans l’obligation de prêter aux PME. Elles craignent le risque. Il est vrai qu’en Espagne, 50% des crédits pour une population 30% moindre que celle de la France furent investis dans l’immobilier. Les actifs pourris caractérisent les banques espagnoles.

    Faut-il que la BCE aide les prêts aux entreprises s’interrogeait Draghi causant la colère du gouverneur de la Bundesbank.

    Sacré Draghi, un tout bon, un vrai voyou !

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  • emmanuel L // 09.05.2013 à 16h44

    On constate une très forte hausse des encours de 2007 à 2009 : pour quelles raisons ? Je n’ai pas le souvenir de perspectives économiques délirantes…

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    • Vénus-Etoile du Berger // 09.05.2013 à 17h59

      Bonjour,
      Je réfléchis à votre question.
      C’est peut être lié aux différentes mesures fiscales prises pour les entreprises au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy sur la période 2007-2009.
      Ou bien c’est lié au début de la crise sur la période août 2007-2009.
      Ou bien les deux.
      Ou bien autre(à creuser).
      Cordialement.

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    • chris06 // 09.05.2013 à 18h59

      si vous regardez bien, la baisse de la croissance des encours de crédit à lieu à la mi 2007 dans la plupart des pays c’est à dire au moment où éclate la crise des subprimes. Aussi, il faut corriger les données avec l’inflation + taux de croissance pour se rendre compte que c’est à ce moment là que le taux d’endettement des entreprises a atteint un TOP.

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  • Gbalou // 09.05.2013 à 17h25

    Pour l’anecdote:

    Après la guerre 14 – 18 Rothschild, le banquier, s’opposait vigoureusement à Wendel, l’industriel. Le premier défendait les créanciers, car le métier des banques est de faire crédit : pas question d’être remboursé en monnaie de singe, d’où le choix de la déflation. Le second, au contraire, défendait les emprunteurs, car les profits des industriels ne suffisent en général pas à autofinancer leur croissance. La dévaluation – qui officialisait et pérennisait la perte de pouvoir d’achat du franc – facilitait le remboursement des dettes, puisqu’un franc emprunté en 1914 pouvait être remboursé avec un franc ayant perdu trois quarts de sa valeur. Le choix français avantageait les investisseurs au détriment des banquiers, le choix britannique aboutissait à l’inverse. Avec cinq ans d’avance sur le reste du monde industriel, la Grande-Bretagne entra dans la Grande Crise. L’inflation, en rendant moins risqués les paris sur l’avenir qu’implique un financement d’investissements à crédit, favorise ces derniers, donc l’emploi… à condition qu’elle ne dégénère pas en hyper-inflation.

    Fau-il remettre en cause les 2% d’inflation de la BCE ? Faut-il donner à la BCE la mission comme la FED de réduire le chomage et d’envisager une inflation de 4% ou 6% ?

    De tels assouplissements ne seront possibles que si les socialistes allemands gagnent les élections de septembre. Ce faisant, le risque est d’indexer le crédit sur l’inflation. Mais il est donc possible de faciliter un retour à la croissance.

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    • Jean-Luc // 09.05.2013 à 18h04

      Pensez quand même de temps en temps à mettre des guillemets et des liens vers les sources que vous copiez-collez sans cesse, cela nous permettra de mieux saisir le contexte des propos.

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      • Gbalou // 09.05.2013 à 18h15

        J’ai fait un condensé pardon ! Le message essentiel me paraissait plus important !

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  • BA // 09.05.2013 à 17h59

    Les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Par exemple, en Italie, les banques ont 131 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Lisez cet article :

    Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.

    Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d’Italie.

    Leur montant a atteint 131 milliards d’euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.

    Cette accélération, reflet des difficultés des banques alors que le pays connaît sa pire récession depuis 20 ans, fait craindre que la situation n’atteigne pas un pic au premier semestre comme ce qui était prévu jusqu’ici.

    L’Istat, l’office italien de la statistique, a réduit cette semaine ses prévisions de croissance et anticipe désormais une contraction de 1,4% de l’économie cette année, soit trois fois plus que sa prévision précédente (-0,5%).

    Selon les données de la Banque d’Italie, les prêts aux entreprises non financières ont baissé de 2,8% en mars après déjà un recul de 2,7% en février.

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d’euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d’Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

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    • Gbalou // 09.05.2013 à 23h29

      Je dois reconnaitre qu’il y a des moments, j’ai le sentiment que la zone va exploser !…

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      • Christophe Vieren // 10.05.2013 à 19h51

        Juste un sentiment ? Quel optimisme !
        C’est une certitude mais aucun homme politique ne prendra la responsabilité de la faire exploser tandis qu’il est encore temps. Sauf si le peuple est dans la rue. C’est ainsi par exemple qu’en Argentine, le gouvernement a décidé le défaut. Pas parce qu’il pensait que c’était la meilleure solution mais simplement parce que le peuple n’en pouvant plus est descendu dans la rue. Mais vu les 30.000 (ou même 180.000) dans la rue le 5 mai pour une 6e république, soit peanuts, cela ne semble pas pour demain.

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  • cgpi // 10.05.2013 à 15h06

    Merci pour ce travail, excellent.
    Argent = Dette = Chateau de cartes
    Le chateau de cartes va-t-il s’effondrer, oui, la question étant de savoir quand.

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