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27.novembre.201827.11.2018 // Les Crises

Quand Trump appelle des amis, les Chinois et les Russes écoutent et apprennent

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Source :Mathew Rosenberg & Maggie Haberman, 24-10-2018

Le président Trump a deux iPhones officiels qui ont des capacités limitées et un troisième qui n’est pas différent des centaines de millions d’iPhones utilisés dans le monde entier. CreditTom Brenner/The New York Times

Par Matthew Rosenberg et Maggie Haberman

Le 24 octobre 2018

WASHINGTON – Lorsque le président Trump appelle de vieux amis sur l’un de ses iPhones pour bavarder, se plaindre ou solliciter leur dernier avis sur la façon dont il s’en sort, les rapports des services de renseignements américains indiquent que les espions chinois écoutent souvent – et mettent à profit leurs précieuses connaissances sur la meilleure façon de manipuler le président et d’influencer la politique de son administration, selon des fonctionnaires américains actuels et anciens.

Les assistants de M. Trump l’ont averti à plusieurs reprises que ses appels sur son téléphone cellulaire n’étaient pas sécurisés, et ils lui ont dit que des espions russes écoutent régulièrement les appels. Mais les assistants disent que le volubile président, qui a été contraint d’utiliser sa ligne fixe sécurisée de la Maison-Blanche plus souvent ces jours-ci, a toujours refusé d’abandonner ses iPhones. Les fonctionnaires de la Maison-Blanche disent qu’ils ne peuvent qu’espérer qu’il s’abstienne de discuter d’informations classifiées lorsqu’il s’en sert.

L’utilisation de ses iPhones par M. Trump a été décrite en détail par plusieurs fonctionnaires actuels et anciens, qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat afin qu’ils puissent discuter de renseignements classifiés et de mesures de sécurité sensibles. Les fonctionnaires ont déclaré qu’ils ne le faisaient pas pour nuire à M. Trump, mais par mécontentement face à ce qu’ils considéraient comme une approche désinvolte du président concernant la sécurité électronique.

Les agences d’espionnage américaines, ont dit les responsables, avaient appris que la Chine et la Russie étaient en train d’écouter les appels sur le téléphone cellulaire du président depuis des sources humaines à l’intérieur de gouvernements étrangers et d’intercepter des communications entre des responsables étrangers.

Jeudi matin, M. Trump a déclaré que cet article était « tellement faux » et a affirmé qu’il n’utilisait que des téléphones du gouvernement et qu’« un seul téléphone cellulaire du gouvernement rarement utilisé ». Il n’a pas prétendu qu’il y avait d’autres erreurs factuelles dans les reportages du New York Times.

Les soi-disant experts sur Trump du New York Times ont écrit un long et ennuyeux article sur mon utilisation de mon téléphone portable qui est si erroné que je n’ai pas le temps ici de le corriger. Je n’utilise que les téléphones du gouvernement et je n’ai qu’un seul téléphone cellulaire du gouvernement que j’utilise rarement. L’histoire est tellement fausse !

Les fonctionnaires actuels et anciens ont déclaré qu’ils ont également établi que la Chine cherche à utiliser ce qu’elle a appris des appels – la façon dont M. Trump pense, quels arguments ont tendance à l’influencer et à qui il est enclin à écouter – pour empêcher une guerre commerciale avec les États-Unis de s’intensifier davantage. Dans ce qui équivaut à un mariage de lobbying et d’espionnage, les Chinois ont dressé une liste des personnes avec qui M. Trump s’entretient régulièrement dans l’espoir de les utiliser pour influencer le président, ont dit les fonctionnaires.

Parmi ceux qui figurent sur la liste figurent Stephen A. Schwarzman, le directeur général du Blackstone Group qui a créé un programme de maîtrise à l’Université Tsinghua à Pékin, et Steve Wynn, l’ancien magnat de casino de Las Vegas qui possédait une propriété très lucrative à Macao.

Steve Wynn, ancien propriétaire d’un centre de villégiature à Macao, fait partie des amis de M. Trump que les Chinois espèrent utiliser pour influencer le président. CréditThomas Lee pour The New York Times

Les Chinois ont identifié des amis des deux hommes et d’autres parmi les habitués du président, et comptent maintenant sur les hommes d’affaires chinois et d’autres, ayant des liens avec Pékin, pour donner des arguments aux amis des amis de Trump. La stratégie consiste à ce que ces gens transmettent ce qu’ils entendent et à ce que les points de vue de Pékin soient transmis au président par des voix dignes de confiance, ont dit les fonctionnaires. Ils ont ajouté que les amis de Trump n’étaient probablement pas conscients d’un quelconque effort chinois.

L. Lin Wood, avocat de M. Wynn, a dit que son client était à la retraite et qu’il ne ferait pas de commentaires. Une porte-parole de Blackstone, Christine Anderson, a refusé de commenter les tentatives chinoises d’influencer M. Schwarzman, mais a déclaré qu’il « a été heureux de servir d’intermédiaire sur certaines questions critiques entre les deux pays à la demande des deux chefs d’État ».

On ne croit pas que la Russie mène un programme d’influence aussi sophistiqué que la Chine en raison de l’affinité apparente de M. Trump pour le président Vladimir V. Poutine, a déclaré un ancien responsable.

Ces efforts de la Chine sont une version du XXIe siècle de ce que les fonctionnaires chinois font depuis de nombreuses décennies, qui est de tenter d’influencer les dirigeants américains en cultivant un réseau informel d’hommes d’affaires et d’universitaires éminents qui peuvent être convaincus des idées et des orientations politiques et les présenter ensuite à la Maison Blanche. La différence aujourd’hui, c’est que la Chine, en écoutant les appels de M. Trump, a une idée beaucoup plus claire de qui a le plus d’influence auprès du président, et quels arguments ont tendance à fonctionner.

Les Chinois et les Russes « chercheraient n’importe quelle petite chose – avec quelle facilité l’ont-t-ils dissuadé de quelque chose, quel était l’argument utilisé », a déclaré John Sipher, un ancien de la CIA avec 28 ans de service, qui a servi à Moscou dans les années 1990 et qui a ensuite dirigé le programme russe de l’agence.

Des amis de Trump comme M. Schwarzman, qui figurait en bonne place lors de la première rencontre entre le président chinois Xi Jinping et M. Trump à Mar-a-Lago, le centre de villégiature du président en Floride, ont déjà des opinions pro-Chine et pro-commerce, et sont donc des cibles idéales aux yeux des Chinois, ont dit les fonctionnaires. Le fait de cibler les amis de M. Schwarzman et de M. Wynn peut renforcer les points de vue des deux, selon eux. Les amis ont aussi plus de chances d’être plus accessibles.

Un fonctionnaire a dit que les Chinois faisaient pression pour que les amis persuadent M. Trump de rencontrer M. Xi aussi souvent que possible. Les Chinois, a dit le fonctionnaire, perçoivent à juste titre que M. Trump accorde une grande valeur aux relations personnelles, et que les rencontres individuelles donnent lieu à des percées beaucoup plus souvent que les contacts réguliers entre les fonctionnaires chinois et américains.

Les fonctionnaires ont déclaré que le président a deux iPhones officiels qui ont été modifiés par la NSA pour limiter leurs capacités – et leurs vulnérabilités – et un troisième téléphone personnel qui n’est pas différent des centaines de millions d’iPhones utilisés dans le monde entier. M. Trump conserve son téléphone personnel, ont dit fonctionnaires de la Maison-Blanche, car contrairement aux deux autres téléphones, il peut y enregistrer ses contacts.

M. Trump a été contraint d’utiliser plus souvent la ligne fixe sécurisée de la Maison-Blanche, mais il refuse toujours de renoncer aux siens iPhones. CreditDoug Mills/The New York Times

Apple a refusé de faire des commentaires sur les iPhones du président. Aucun d’entre eux n’est complètement sécurisé et sont vulnérables aux pirates informatiques qui pourraient, à distance, s’introduire dans les téléphones .

Mais les appels passés à partir des téléphones sont interceptés au fur et à mesure qu’ils passent par les antennes, les câbles et les commutateurs qui composent les réseaux nationaux et internationaux de téléphonie cellulaire. Les appels passés à partir de n’importe quel téléphone cellulaire – iPhone, Android, un téléphone à clapet Samsung de l’ancienne génération – sont vulnérables.

La question de la sécurité des communications est épineuse pour M. Trump. En tant que candidat à la présidence, il a régulièrement attaqué son adversaire démocrate, Hillary Clinton, pendant la campagne de 2016 pour son utilisation d’un serveur de courrier électronique non sécurisé alors qu’elle était secrétaire d’État, et il s’est délecté des slogans appelant à « l’enfermer » lors de ses meetings.

Intercepter les appels est une technique relativement facile pour les gouvernements. Les services de renseignement américains considèrent qu’il s’agit d’un outil essentiel d’espionnage, et ils essaient régulièrement de mettre sur écoute les téléphones d’importants dirigeants étrangers. Lors d’une explosion diplomatique sous l’administration Obama, des documents divulgués par Edward J. Snowden, un ancien collaborateur de la NSA, ont montré que le gouvernement américain avait mis sur écoute le téléphone de la chancelière allemande Angela Merkel.

Les gouvernements étrangers sont bien conscients du risque et des dirigeants comme M. Xi et M. Poutine évitent donc d’utiliser des téléphones cellulaires lorsque c’est possible.

Le président Barack Obama s’est aussi montré prudent avec les téléphones portables. Il a utilisé un iPhone au cours de son deuxième mandat, mais il ne pouvait pas faire d’appels et ne pouvait recevoir de courriels qu’à partir d’une adresse spéciale donnée à un groupe choisi de membres du personnel et de proches. Il n’avait ni caméra ni microphone, et ne pouvait pas être utilisé pour télécharger des applications à volonté. L’envoi de SMS était interdit parce qu’il n’y avait aucun moyen de collecter et de stocker les messages, comme l’exige le Presidential Records Act.

« C’est un super téléphone, à la pointe de la technologie, mais il ne prend pas de photos, on ne peut pas envoyer de SMS. Le téléphone ne fonctionne pas, vous savez, vous ne pouvez pas écouter de la musique dessus », a déclaré M. Obama à l’émission « The Tonight Show Starring Jimmy Fallon » en juin 2016. « En gros, c’est du genre, est-ce que ton enfant de 3 ans a un de ces téléphones jouets ? »

Quand M. Obama avait besoin d’un téléphone cellulaire, ont dit les fonctionnaires, il utilisait celui d’un de ses assistants.

M. Trump a insisté pour avoir des appareils plus performants. Il a accepté pendant la transition d’abandonner son téléphone Android (le système d’exploitation Google est considéré comme plus vulnérable que celui d’Apple). Et depuis qu’il est devenu président, M. Trump a accepté un arrangement un peu compliqué d’avoir deux téléphones officiels : un pour Twitter et d’autres applications, et un pour les appels.

M. Trump utilise habituellement ses téléphones cellulaires lorsqu’il ne veut pas qu’un appel passe par le standard téléphonique de la Maison-Blanche et qu’il soit enregistré pour que les collaborateurs importants le voient, ont dit ses assistants. Bon nombre de ceux avec qui M. Trump s’entretient le plus souvent sur l’un de ses téléphones cellulaires, comme les animateurs de Fox News, partagent les opinions politiques du président, ou tout simplement lui permettent d’exprimer ses griefs sur un grand nombre de sujets.

Les responsables de l’administration ont déclaré que la vieille paranoïa de M. Trump au sujet de la surveillance – bien avant de venir à la Maison-Blanche, il croyait que ses conversations téléphoniques étaient souvent enregistrées – les a quelque peu rassurés quant au fait qu’il ne divulguait pas d’informations confidentielles pendant ces appels. Ils ont ajouté qu’ils étaient persuadés qu’il ne divulguait pas de secrets parce qu’il fouillait rarement dans les détails des renseignements qu’on lui montrait et qu’il ne connaissait pas bien les détails opérationnels des activités militaires ou secrètes.

Dans une interview accordée cette semaine au Wall Street Journal, M. Trump a plaisanté sur le manque de sécurité de ses téléphones. Interrogé sur ce que les responsables américains en Turquie avaient appris de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien d’Istanbul, il a répondu : « J’ai dit, en fait, ne me le dites pas au téléphone. Je n’en veux pas au téléphone. Aussi bons que ces téléphones sont censés être. »

Mais M. Trump est aussi réputé pour son indiscrétion. Lors d’une réunion tenue en mai 2017 dans le Bureau ovale avec des responsables russes, il a partagé des renseignements très sensibles transmis aux États-Unis par Israël. Il a également dit aux Russes que James B. Comey, l’ancien directeur du FBI, était « un vrai taré » et que son licenciement avait retiré « une grande pression ».

Malgré tout, le manque de connaissances techniques de M. Trump a atténué d’autres problèmes de sécurité. Il n’utilise pas le courrier électronique, de sorte que le risque d’une attaque d’hameçonnage comme celles utilisées par les services de renseignements russes pour avoir accès aux courriels du Parti démocrate est presque nul. Il en va de même pour les SMS, qui sont désactivés sur ses téléphones officiels.

Son téléphone Twitter ne peut se connecter à Internet que via une connexion Wi-Fi, et il a rarement, voire jamais, accès à des réseaux sans fil non sécurisés, ont déclaré les responsables. Mais la sécurité de l’appareil dépend en fin de compte de l’utilisateur, et la protection des téléphones du président s’est parfois avérée difficile.

L’an dernier, le téléphone cellulaire de M. Trump a été oublié dans une voiturette de golf à son club de Bedminster, dans le New Jersey, ce qui a causé une bousculade pour le retrouver, selon deux personnes au fait de ce qui s’est passé.

M. Trump est censé échanger ses deux téléphones officiels tous les 30 jours contre des nouveaux, mais il le fait rarement, se plaignant des inconvénients. Les membres du personnel de la Maison-Blanche sont censés configurer les nouveaux téléphones exactement comme les anciens, mais les nouveaux iPhones ne peuvent pas être restaurés à partir des sauvegardes de ses anciens téléphones car cela transférerait tout programme malveillant.

Téléphone nouveau ou ancien, les Chinois et les Russes écoutent et apprennent.

Julian E. Barnes a contribué au reportage.

Source : The New York Times, Mathew Rosenberg & Maggie Haberman, 24-10-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Kiwixar // 27.11.2018 à 07h09

Bon, je résume cet article du Nouille-Orque-Taillemeux : les Chinois et les Russes sont méchants, ils écoutent Trump. Aucune preuve. Mais bon, le Nouilleux (le journalo… liste du NYT), sait. C’est comme ça. Il faut avoir la foi en cela sinon, c’est le bûcher (“complotiste”). Et les Russes, en plus, ils s’ingèrent (aucune preuve non plus). C’est la faute de Trump qui est un gros naze (la preuve).

Et en plus, alors que d’autres pays pourraient écouter (le Mexique, le Canada?), non ce sont les Chinois et les Russes qui s’y collent. D’ailleurs de temps en temps, sur sa ligne, Trump entend des mecs rire en chinois (“hi hi hi xie xie”) et en russe (“hu hu hu spasiba”). Et les Chinois et les Russes APPRENNENT des trucs, car ils sont encore plus ignorants que celui qu’ils écoutent.

Allez une bonne nouvelle : le Nouille-Orque-Taillemeux ne reçoit pas d’aide à la presse provenant des impôts français.

34 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 27.11.2018 à 07h09

    Bon, je résume cet article du Nouille-Orque-Taillemeux : les Chinois et les Russes sont méchants, ils écoutent Trump. Aucune preuve. Mais bon, le Nouilleux (le journalo… liste du NYT), sait. C’est comme ça. Il faut avoir la foi en cela sinon, c’est le bûcher (“complotiste”). Et les Russes, en plus, ils s’ingèrent (aucune preuve non plus). C’est la faute de Trump qui est un gros naze (la preuve).

    Et en plus, alors que d’autres pays pourraient écouter (le Mexique, le Canada?), non ce sont les Chinois et les Russes qui s’y collent. D’ailleurs de temps en temps, sur sa ligne, Trump entend des mecs rire en chinois (“hi hi hi xie xie”) et en russe (“hu hu hu spasiba”). Et les Chinois et les Russes APPRENNENT des trucs, car ils sont encore plus ignorants que celui qu’ils écoutent.

    Allez une bonne nouvelle : le Nouille-Orque-Taillemeux ne reçoit pas d’aide à la presse provenant des impôts français.

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    • RGT // 27.11.2018 à 07h47

      Je ne sais pas si cette affirmation est véridique (sans doute) mais par contre, lorsque la NSA écoute tombe par hasard sur une communication d’un chef d’état étranger, c’est toujours “pour le bien de la population de ce pays”.

      Qui a commencé ?

      Et surtout qui a donné l’idée aux “gouvernements corrompus” qu’un espionnage total de toute la planète était possible ?

      On dirait un gamin qui s’est goinfré de sucreries et qui ensuite se plaint d’avoir la nausée…

        +37

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    • Marie // 27.11.2018 à 09h48

      De culture fondamentalement différente, on peut se demander ce qu'”apprennent” tant les “politiques” russes que chinois. “Chassez le naturel, il revient au galop” (La Fontaine). Chassez le culturel?

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    • koui // 27.11.2018 à 13h28

      Il parait que tout le monde le fait et que ce n’est pas grave d’être écouté quand on ne fait rien de mal.

        +7

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      • Serge WASTERLAIN // 27.11.2018 à 14h11

        Ce n’est pas grave lorsque l’on fait partie de la “communauté internationale”, c’est à dire les gentils. Ici on parle des méchants qui écoutent les gentils. Saisissez-vous la nuance ?

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    • caliban // 28.11.2018 à 00h10

      ” les Chinois et les Russes sont méchants”
      Un extrait de l’article allant dans ce sens ?
      Merci 😉

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      • Kiwixar // 28.11.2018 à 02h17

        Un pays étranger qui utilise une méthode secrète discrète pour écouter le dirigeant de son pays à son insu n’est-il pas perçu automatiquement comme fourbe, méchant? La propagande passe beaucoup par des suggestions, des insinuations, des articles basés sur rien mais destinés à déclencher une réponse émotionelle (salauds de chinois et de russes qui écoutent le téléphone de notre président).

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      • caliban // 28.11.2018 à 03h36

        “Un pays étranger qui utilise une méthode secrète discrète pour écouter le dirigeant de son pays à son insu n’est-il pas perçu automatiquement comme fourbe, méchant?”

        1 • Euh, non : ça veut juste dire qu’il dispose d’un Service d’espionnage
        2 • Et donc pas de citation … faut lire entre les lignes ?

        J’en conclus que vous surinterprétez les propos du journaliste, par un classique biais de confirmation.

        Vous n’auriez pas lu le texte mais juste le titre contenant “Trump + Chinois + Russses”, votre commentaire aurait pu être le même : la presse est malveillante avec Trump + Chinois + Russes.

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    • Alain // 28.11.2018 à 16h12

      Il serait tout à fait normal qu’ils le fassent, c’est le minimum pour protéger son propre pays. On ne peut que regretter que les Européens ne fassent pas de même … Et il y a beaucoup à apprendre des objectifs de quelqu’un en écoutant ses conversions avec des personnes de confiance.

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  • Fabrice // 27.11.2018 à 07h10

    Article tellement peu fin et orienté que même si un fond de réalité existait il se decridibilise, l’expression cousu de fil blanc a été créé pour illustrer un tel article qui veut retourner la politesse à Trump pour dédouaner, je pense aussi, Clinton.

    Trump à bien d’autres travers à développer on attend le prochain article, la surprise viendra si on arrive à y croire ou pas.

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  • Louis Robert // 27.11.2018 à 07h13

    Taisons-nous, Russes et Chinois constamment nous écoutent… C’est à cause d’eux si rien ne va plus dans nos pays. Vous avez remarqué? Même les gilets sont jaunes (ou rouges…), c’est tout dire!

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    • Francois marquet // 27.11.2018 à 08h30

      Gilets jaunes, péril jaune?
      L’article ci-dessus est bien dans la ligne du NYT et mêle grossièrement critiques de Trump, de la Chine et de la Russie
      Pas d’infos, les téléphones sont écoutables, on le savait
      Rien de nouveau sous le soleil, quel intérêt?

        +8

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      • Louis Robert // 27.11.2018 à 12h08

        Quel intérêt?

        Celui de préserver sa santé mentale en éclatant de rire devant un Empire décadent qui, en plein effondrement, voyant partout l’ombre de ses ennemis imaginaires, devient soudainement fou de terreur. — C’est déjà beaucoup, ces temps-ci.

        Le Professeur Kishore Mahbubani interrogeait déjà: « What Happens When China Becomes Number One? » — Institute of Politics, Harvard University

        https://www.youtube.com/watch?v=bVkLqC3p0Og

        Maintenant, nous l’apprenons.

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  • raloul // 27.11.2018 à 07h23

    Bonjour !

    Article discutable sur bien des aspects…

    Concernant le petit passage sur la mise sur écoute de Merkel, que s’est-il passé ensuite? Des sanctions? Des diplomates expulsés? Autre chose?
    Rien?
    Que font les nombreux soldats US en Allemagne par temps de paix, et le déploiement d’armes nucléaires, etc…?

    Ah oui pardon c’est vachement plus important de discuter de l’iphone de Trump…

      +28

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    • caliban // 28.11.2018 à 00h17

      Vous soupçonnez chez le journaliste un parti pris … C’est vrai, mais il n’est pas politique, juste professionnel.
      C’est juste que l’iPhone de Trump c’est d’actualité, et l’actualité c’est ce qui intéresse les journalistes.

      Accessoirement le journaliste est américain, travaille pour un journal américain et s’adresse à ses compatriotes.
      Faut arrêter de faire des caricatures de tout, sans quoi on a tendance à oublier à quoi ressemble le réel.

        +0

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  • Alfred // 27.11.2018 à 07h47

    La critique est facile et l’action l’est moins mais je ne comprends pas l’intérêt d’une partie des articles des dernières semaines. Même pour garder un point de vue en surplomb et réfléchir en se décollant de l’actualité. C’est simplement la qualité intrinsèque des articles en particulier américains qui pêche.
    Chez nous de nombreuses choses se passent “à côté” d’une mobilisation populaire historique à laquelle on peut tout à fait comprendre que souhaitiez rester étrangers. Mais ils se passe des choses dans l’ombre de cet évènement.
    Par exemple comme la relèvé un commentateur :
    https://lareleveetlapeste.fr/le-conseil-constitutionnel-annule-lautorisation-de-vente-de-semences-paysannes/
    Cela nous est plus utile que la propagande interne d’un des deux camps de la politique états unienne.
    Les crises était en quelque sorte de “en avance” de tout le monde dans sa gestion ouverte des commentaires. A contre courant d’une tendance lourde au verouillage forcené des commentaires partout ailleurs qui va conduire à la disparition du lectorat. Souffrez donc ce commentaire et restez les meilleurs.
    Cordialement.

      +36

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    • Fritz // 27.11.2018 à 09h08

      Bien d’accord avec vous, Alfred. Et le scandale que vous évoquez justifie à lui seul la suppression immédiate du Conseil constitutionnel.

      En France comme à l’étranger, il se passe des choses plus graves que les querelles politiciennes de Washington D. C. Il est temps de se défaire d’une certaine admiration transie pour la “presse anglo-saxonne”, qu’elle soit dominante ou dissidente.

        +13

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      • Alfred // 27.11.2018 à 10h24

        Sur ce cas précis ce qui me revolte le plus c’est le prétexte utilisé de “supression des cavaliers législatifs contenus dans le texte”. Alors que c’est ce qu’ils utilisent tout le temps à tour de bras!.. C’est de la malhonnêteté pure. Avec eux pile on perd, face on perd. Il n’y a rien à faire à part se révolter.et les foutre dehors. Aucune confiance possible.

          +11

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    • Dominique65 // 27.11.2018 à 18h05

      @Alfred
      « C’est simplement la qualité intrinsèque des articles en particulier américains qui pêche. »
      Si tu trouves un article américain de qualité, fais-nous signe.
      Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on guérit la fièvre. Je veux dire qu’Olivier fait avec ce qu’il trouve et connaitre ce que diffuse l’Amérique dans les médias donne la température du pays. C’est quand-même dans le NYT que c’est passé !

        +2

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      • Alfred // 27.11.2018 à 20h55

        Certes mais quel est l’intérêt ? Vous arrivez très bien à vivre sans rien connaître des mécanismes complexes qui ont abouti à l’arrivée au pouvoir de Xi Jiping dont le “règne” va probablement inpacter votre vie de façon non négligeable. Mais comme on ne vous en abreuve pas vous n’y pensez pas.. A contrario pensez vous vraiment que le prochain président democratorepublicain yankee va changer quoique ce soit à la politique que nous connaissons tous? Son enveloppe charnelle peut très bien être celle d’une hispanique transgenre pour “changer” et motiver les idiots cela ne changera RIEN. Il n’y aura pas de perestroika américaine et rien ni personne n’arrêtera l’oligarchie qui possède ce pays. Les américains disent eux même que leur pays ne disparaîtra que par suicide. C’est le cas. Mais c’est long et on peut y passer aussi. En attendant vous en mangez matin midi et soir. Du “mainstream” comme du “dissident”. Cela reste une marque de vassalité et d’asservissement. Et que cela vous échappe confirme encore la réalité de cette colonisation spirituelle. Le monde est vaste et un “pizzagate” n’a en réalité aucun impact sur le monde (la prochaine guerre impériale aura lieu avec n’importe qui à la maison Blanche). Lisez les journaux indiens (d’Inde bien sur) en anglais. Ou tout ce qui vous pouvez déchiffrer de tous les continents. Et vous verrez.

          +6

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        • Dominique65 // 28.11.2018 à 00h23

          « pensez vous vraiment que le prochain président democratorepublicain yankee va changer quoique ce soit à la politique que nous connaissons tous »
          Mais pas du tout, vous m’avez bien mal compris. Je parle des journaux et de leur propagande.

          Vous serez d’accord, je pense, que ce n’est pas pour les beaux yeux de la rédactrice en chef que les milliardaires les achètent.

            +1

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  • Jean // 27.11.2018 à 09h09

    Le NYT c’est une femme devenue imbuvable à laquelle on s’est malgré tout habitué, on du mal à la quitter.

      +0

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  • lon // 27.11.2018 à 12h21

    Article nauséabond visant à décrire Trump comme la marionette des russes et des chinois , qui parlent aux amis des amis des amis dudit .
    Tour cela sous couvert de sécurité nationale, bien sûr .
    Après le coup des rafiots ukrainiens arraisonnés par les russes ( comment peut-on s’imaginer une seule seconde que les ukrainiens décident ce genre de provoc sans l’aval de Washington ? ) , un élément de plus au conditionnement des masses forcément ignares à accepter un conflit ouvert avec la Russie .

      +6

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    • caliban // 28.11.2018 à 00h20

      “Article nauséabond visant à décrire Trump comme la marionette des russes et des chinois”
      Une citation de l’article pour étayer votre point de vue ?
      Merci 🙂

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  • amer // 27.11.2018 à 12h46

    Dès le premier paragraphe on voit que les journalistes n’ont pas fait trop d’effort pour écrire cet article “ennuyeux” comme le dit Trump, surtout puéril et niais. Quand on sait que la NSA a mis sur écoute toute l’union européenne et d’autres encore, il faut de l’audace et une bonne dose de “foutage de gueule” pour écrire de telles sornettes. Les auteurs de l’article savent que seuls les crédules convaincus d’avance vont prendre au sérieux leur “chef oeuvre de propagande à deux sous”.

    Mais si on sait le lire avec humour il est plutôt marrant cet article…

      +7

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  • koui // 27.11.2018 à 13h23

    Le nouillorque taïme ecoute les russes et les chinois, ou bien écoute quelqu’un qui les écoute.
    C’est comme ça qu’ils savent que les russes et les chinois écoutent Trump.
    La question est donc “est ce que Trump écoute le nouillorque taïme pour savoir ce que les russo-chinois ont entendu de Trump?”. Parce qu’alors il peut les manipuler en disant des choses exprés.

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  • Olposoch // 27.11.2018 à 13h26

    J’avais été surpris de voir Paul Jorion prendre la défense de John MC Cain, le héros de la première guerre, pas le politique controversé par la suite (tiens ça me rappelle un truc, mais quoi?…)
    Ah ben allez voir la nouvelle vidéo de Jorion sur son site…
    https://www.youtube.com/watch?v=npFeIxwLogM
    La guerre a bien lieu entre les USA et la Russie, enfin surtout la Russie… c’est avéré et l’ingérence russe est un fait puisque “on reproche à des gens en Russie des faits précis, ce qui laisse à penser que des informations précises sont disponibles, et que ‘on’ est au courant de ce qui se passe”, “il ne faut pas être pour les uns ou pour les autres”, juste contre la Russie en fait… “il y a eu des ingérences directes russes et des collusions” dont nous allons certainement savoir plus dans les jours qui viennent”… “Trump serait un agent de la Russie”… à cause des “golden showers”… ou “du traffic d’argent sale venant de Russie”… et c’est pas tout, comme le fait que les Russes ont fait voter le brexit “semble avéré” et donc “il est question de peut-être annuler le premier referendum”… collusion avec les mouvement d’extrême-droite néo-nazis “du côté de l’occident” en sympathie avec la Russie (azov, aidan, tornado, pravi sektor ???)…
    Un vrai festival, et devant cette “guerre civile”, la solution pour lutter contre “le populisme”, forcément “simpliste”, “complotiste” (pas le complot russe, qui lui est “avéré” et dont on devrait sous-peu-bientôt-en-cours avoir des preuves fournies par les ennemis de la Russie), auquel il “manque des éléments” (la pensée complexe?) et bien sûr le racisme et la xénophobie (parce que si t’est pas d’accord t’est un néo-nazi d’extrême xénophobie homophobe Castaner même combat).
    Mais attention, Monsieur Paul a LA solution, et cette nouveauté qui décoiffe…. la nécessité d’autre chose, quelque chose de positif, quelque chose qui vive et qui prenne le dessus… j’ai nommé “le PS”… non je rigole, c’est encore mieux, c’est…. tadaaaa:
    #placepublique (maîdan?), la survie de l’espèce passe par ce grand philantrope de RAPHAEL GLUCKSMANN, oui madame, notre grand visionnaire qui avait prédit la crise des subprime en 2007 et la fin de l’euro en 3 semaines ou 3 mois depuis 6 ou 7 ans, qui a vu le salut dans la candidature du hollandiste Piketty se range maintenant derrière le brillant philosophe conseiller à succès et que le monde nous envie…
    et attention… ils vont faire un MANIFESTE… imparable on est sauvés…

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    • RV // 27.11.2018 à 19h12

      Cette vidéo de PJ confirme mon sentiment qu’autant ses analyses économiques sont pertinentes autant ses propositions politiques, sa stratégie politique, pour modifier le cours des choses sont pour le moins déconcertantes.

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      • lon // 27.11.2018 à 20h50

        Déconcertantes ? Vous êtes gentil . Suffit d’avoir suivi l’évolution de son blog pour savoir depuis belle lurette que Monsieur Paul c’est du social-libéral-atlantiste pur jus tout comme le brave Glucksmann ( qui redécouvre le social comme Attali redécouvre la nation , faut bien vivre avec son temps , nespa ? ) …Maintenant il se verrait bien en tête de liste aux Européennes histoire d’assurer sa retraite au Parlement Européen ; sûr qu’il va changer le monde là-bas.

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  • Arnaud // 27.11.2018 à 13h37

    Les Chinois “écoutent” des appareils fabriqués en Chine ! Pour qui, de telles délocalisations ?
    Le “journaliste” ne se donnera pas la peine de l’expliquer.
    Avant de s’occuper des portables présidentiels, pour qui ne creusent-ils pas l’affaire du serveur très mal sécurisé de Madame Clinton ? Pour qui confier la protection des données des démocrates au Congrès à une fratrie pakistanaise ?
    Article servile d’une Vieille Dame devenue rombière au fil du temps.

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  • jdautz // 27.11.2018 à 14h05

    Qu’un pays qui ont été jusqu’à carrément implémenter des espions matériels sur les téléphones et l’informatique personnelle de présidents étrangers “alliés” et membres de l’Otan soit un peu parano n’est pas très étonnant.

    Mais eux-même n’arrivent pas a prévoir clairement les actions et réactions de Trump d’un jour sur l’autre, ils ont peur que les chinois qui ont un gros décalage culturel arrivent a faire mieux et a long terme ?

    Et puis sur quoi il va twitter, hein ?!?

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  • xc // 27.11.2018 à 17h35

    Il est étonnant que les “services” US aient seulement informé Trump que Chinois et Russes l’écoutent au lieu de lui donner une liste de bobards à leur faire gober.

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  • Amsterdammer // 27.11.2018 à 18h08

    “Téléphone nouveau ou ancien, les Chinois et les Russes écoutent et apprennent.”

    Je dirais même plus :

    Téléphone nouveau ou ancien, les Américains écoutent et apprennent.

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  • Dominique65 // 27.11.2018 à 18h10

    Après toutes ces infos révélées au monde entier par les services secrets, ces derniers devraient changer de nom pour s’appeler les service publics.

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