Source : La Tribune, Romaric Godin, 27/05/2016

Le Brexit devrait ouvrir de nouvelles divisions au sein de l'UE... (Crédits : © Phil Noble / Reuters)

Le Brexit devrait ouvrir de nouvelles divisions au sein de l’UE… (Crédits : © Phil Noble / Reuters)

L’option d’une sortie du Royaume-Uni ne peut toujours être exclue. Les Européens réfléchissent à une réponse, mais, comme d’habitude, sont fort divisés sur la stratégie à mener.

Alors que le débat sur les conséquences d’une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (« Brexit ») fait rage au Royaume-Uni, le reste de l’UE commence à s’interroger sur la conduite à tenir en cas d’un vote favorable au divorce le 23 juin prochain. Cette option n’est pas à écarter. Les sondages disponibles restent contradictoires selon qu’ils sont réalisés en ligne ou par téléphone.

Dans le dernier cas, le camp pro-UE affiche une large avance, mais dans le second cas, les partisans du Brexit font jeu égal avec leurs adversaires et parfois les dépassent même. Ainsi, le sondage en ligne Yougov des 23 et 24 mai place les deux camps à égalité (44 % chacun), tandis que celui de BMG des 20 à 25 mai (en ligne aussi), donne 45 % au Brexit et 44 % au maintien dans l’UE. A l’inverse, le sondage par téléphone de Survation du 24 mai, accorde une avance de six points au maintien dans l’UE (44 % contre 38 %). Dans tous les cas, la proportion d’indécis demeure importante (de 10 à 18 points) et ce sont sans doute ces indécis qui auront in fine, le dernier mot.

Risque pour l’UE

La possibilité d’une décision du peuple britannique d’activer l’article 50 du traité de l’UE pour quitter l’ensemble européen ne peut donc être exclue. Et, comme le rapporte le Financial Times de ce vendredi 27 mai, les dirigeants européens semblent entamer des discussions pour tracer les lignes d’une UE sans le Royaume-Uni. Le FT indique que lors de récentes rencontres, les dirigeants européens ont échafaudé des stratégies. Problème : les divisions accompagnent déjà ces premières discussions.

Si les Britanniques choisissent le Brexit, ce sera la première utilisation du fameux article 50 si cher à tous ceux qui veulent en finir avec l’Union européenne. L’appel à l’utilisation de cet article ne sera plus un simple exercice de style, mais une réalité dont pourront se prévaloir les forces eurosceptiques un peu partout. Ceci inquiète particulièrement à Bruxelles et dans les capitales européennes. Car si le Brexit ne provoque pas la catastrophe prévue par la plupart des études, si l’UE se montre « compréhensive » pour éviter des conséquences économiques dramatiques outre-Manche, il deviendra un exemple pour ceux qui plaident pour une sortie de l’UE. « Faire du Brexit un succès, ce sera la fin de l’UE. Cela ne peut pas se produire », explique un « politicien européen de premier plan » cité par le FT.

Paris veut faire un exemple

Les partisans les plus absolus de la ligne dure seraient les Français qui voudraient « faire un exemple » pour ôter au Front National un argument durant la campagne présidentielle. En cela, Paris peut sans doute compter sur l’appui du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, qui a récemment déclaré dans une interview au Monde que « les déserteurs ne seront pas accueillis bras ouverts. » Le plan français est donc d’imposer un nouvel accord commercial très contraignant pour le Royaume-Uni, peut-être même en refusant à ce pays l’entrée dans l’espace économique européen où sont intégrées la Suisse, la Norvège et l’Islande, par exemple. La dureté des négociations pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’activité économique britannique. Une étude du Trésor britannique avait estimé que l’impact sur le PIB au bout de 15 ans serait fort différent selon les formes de coopérations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE. En cas d’entrée dans l’EEE, la chute du PIB pourrait atteindre 3,8 %, en cas d’absence d’accord précis et donc de relations réglées par le cadre de l’OMC, le recul pourrait aller jusqu’à 7,5 %.

La stratégie du pire de Paris

Certes, les chiffres sont contestables et la période de campagne est propice à des scénarios apocalyptiques, mais il ne faut pas négliger l’effet de ces projections à court terme. Si les négociations patinent ou s’annoncent difficiles pour Londres, les marchés pourraient paniquer et vendre massivement leurs actifs britanniques. Or, le modèle économique britannique repose sur son déficit courant, donc sur l’entrée de capitaux étrangers. Les taux pourraient remonter fortement, la livre sterling chuter et l’épargne augmenter. Le Royaume-Uni aura alors bien du mal à éviter une récession et la Banque d’Angleterre, prise entre le besoin de relever ses taux pour freiner les sorties de capitaux et celui de les baisser pour soutenir l’activité, serait impuissante. C’est sans doute le but que se fixe la stratégie française. Dans ce cas, il serait difficile pour le FN au printemps 2017 de faire campagne pour une sortie de l’UE.

Berlin plus prudent que Paris

Selon le FT, cette position n’est cependant pas celle que privilégierait Berlin. L’Allemagne, officiellement, redoute qu’une position dure « ne renforce la division » de l’UE alors que l’union sera déjà en danger. En réalité, les motivations de la prudence allemande pourraient être plus terre-à-terre. En tant que puissance exportatrices dont les marchés en croissance, émergents, sont plus que jamais, en phase de décélération, l’Allemagne ne veut pas prendre le risque d’une quelconque panique sur les marchés. La première économie d’Europe a livré, en 2015, 89 milliards d’euros de marchandises au Royaume-Uni qui est son troisième client. Une récession outre-Manche associée à une panique boursière serait une mauvaise nouvelle pour l’Allemagne et pourrait toucher un secteur bancaire allemand, notamment la Deutsche Bank, très fragile et très sensible aux évolutions des taux et des changes. On comprend bien que la « punition politique » voulue par Paris fait grincer des dents à Berlin qui a tout intérêt à conserver des liens commerciaux intacts avec le Royaume-Uni. L’Allemagne pourra sans doute compter sur des pays proches des Britanniques comme l’Irlande, en première ligne en cas de Brexit… Les discussions s’annoncent donc serrées.

Vers plus d’intégration dans la zone euro ?

Les Européens devront aussi s’interroger pour savoir s’ils doivent ou non, pour répondre au risque de dislocation, renforcer les liens entre les 27 pays restants. Une solution serait alors une plus forte intégration de la zone euro, une option qui avait déjà été à l’ordre du jour après la crise grecque de l’été 2015, mais qui n’a guère avancé. Selon le FT, cette option a été évoquée dans une réunion à quatre qui s’est tenue cette semaine et a regroupé Jean-Claude Juncker, Mario Draghi, président de la BCE, Donald Tusk, président du Conseil de l’UE et Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe. Les deux premiers auraient souhaité une plus forte intégration de la zone euro en réponse au Brexit, Les deux derniers auraient émis « de profondes réserves », estime le FT.

En réalité, l’option de l’intégration est peu probable. Un plan franco-allemand est, en théorie, en préparation, mais on sait qu’il sera peu ambitieux. Mario Draghi réclame une meilleure coordination des politiques de la zone euro depuis longtemps et avait espéré que la politique de la BCE puisse être l’occasion de s’engager dans cette voie pour « compléter » cette politique. Peine perdue et Mario Draghi a quasiment perdu espoir d’imposer cette architecture. Selon le FT, Jeroen Dijsselbloem est un farouche opposant à une réponse « intégrative ». Rien d’étonnant à cela : on votera en avril 2017 aux Pays-Bas pour renouveler la chambre basse du parlement et le parti du ministre des Finances, les Travaillistes, est en plein désarroi avec moins de 10 % d’intentions de vote. Alors que l’humeur eurosceptique domine au pays de Rembrandt, le gouvernement de La Haye n’est pas prêt à sauter le pas vers plus d’intégration. La remarque vaut aussi pour Angela Merkel qui va tout faire pour tenter de contenir la poussée d’Alternative für Deutschland (AfD). Plus d’intégration alimenterait le discours sur le risque porté par les contribuables allemands dans le « sauvetage de la zone euro », un sujet que la chancelière préfèrerait éviter…

La solution : une Europe de la sécurité et de la défense ?

La réponse au Brexit devrait donc être surtout sécuritaire, souligne le FT. Les 27 devraient chercher avant tout à renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme et la défense pour « faire revivre la popularité de l’UE ». Mais quels types de politiques seront-elles mises en avant ? Y aura-t-il la mise en place d’une armée commune ou d’un budget commun ? Contrairement à ce que pensent les sources du FT, ces sujets ne font pas nécessairement l’objet d’un consensus au sein de l’UE, le long débat sur les PNR, les données des passagers aériens, l’a prouvé. La prudence de l’Allemagne, même après les attentats du 13 novembre à Paris, dans son soutien militaire à la France en est une autre preuve. En réalité, on voit mal comment une stratégie militaire européenne peut se mettre en place… sans le Royaume-Uni. Mais, dans ce cas, il sera difficile de mener une politique dure dans les négociations commerciales…

Nouvelles brèches dans le « couple franco-allemand »

Le Brexit risque donc une nouvelle fois d’ouvrir des brèches au sein de l’UE à 27. L’attitude de l’UE face au Royaume-Uni sorti de son sein est loin d’être certaine. Les pays exportateurs, Allemagne, Pays-Bas et Irlande en tête, seront soucieux, quoi qu’ils en disent durant la campagne, de « limiter les dégâts » en limitant l’incertitude et le durcissement des conditions commerciales avec les Britanniques. Pour des raisons politiques, la France pourrait freiner des quatre fers, peut-être avec l’appui de l’Italie, où Matteo Renzi est menacé par le Mouvement 5 Etoiles, allié de l’UKIP au parlement européen. Une chose est certaine : l’UE à 27 risque d’être pris dans des injonctions contradictoires. Et le « couple franco-allemand » pourrait bien être une victime collatérale d’un éventuel Brexit.

Source : La Tribune, Romaric Godin, 27/05/2016

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53 réponses à Quelle réponse de l’UE en cas de Brexit ?, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

babelouest Le 09 juin 2016 à 04h37

“la France » n’est pas cette coterie parisienne jusqu’auboutiste, formatée par Science Po. Le peuple français est beaucoup plus nuancé sur la question et les plus déterminés à quitter l’union européenne refusent la “solution” de l’article 50 du TUE.

– le TUE a été imposé au Peuple Français Souverain par un fragment de ce peuple, malgré sa volonté clairement exprimée de refuser le traité (29 mai 2005). Le reste est rigoureusement ILLÉGITIME quoiqu’en disent les partisans de François Asselineau.

– l’article 50 du TUE laisse le pays le mettant en pratique tout nu pendant pratiquement deux ans. Il ne faut pas deux ans pour les financiers et les multinationales pour le transformer en désert criblé de dettes.

  1. babelouest Le 09 juin 2016 à 04h37
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    “la France » n’est pas cette coterie parisienne jusqu’auboutiste, formatée par Science Po. Le peuple français est beaucoup plus nuancé sur la question et les plus déterminés à quitter l’union européenne refusent la “solution” de l’article 50 du TUE.

    – le TUE a été imposé au Peuple Français Souverain par un fragment de ce peuple, malgré sa volonté clairement exprimée de refuser le traité (29 mai 2005). Le reste est rigoureusement ILLÉGITIME quoiqu’en disent les partisans de François Asselineau.

    – l’article 50 du TUE laisse le pays le mettant en pratique tout nu pendant pratiquement deux ans. Il ne faut pas deux ans pour les financiers et les multinationales pour le transformer en désert criblé de dettes.


    • Chris Le 09 juin 2016 à 12h05
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      J’ajouterai même que le meilleur moyen est de sortir sans préavis, comme le suggérait De Gaulle “je suis couillonné ? Je pars !”, afin de bénéficier de l’effet de surprise.
      Malheureusement je ne vois personne dans le paysage politique français ayant les c…… pour le faire.


      • Durand Le 09 juin 2016 à 13h08
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        De Gaulle disait cela à propos du traité de Rome qui ne possédait pas d’article de sortie. C’est illégal concernant le traité de Lisbonne et son article 50.
        Se saisir de l’article 50 ne peut pas signifier que l’on peut se faire couillonner légalement. Son application ne peut pas mettre en danger un peuple qui déciderait de sortir de l’UE en l’invoquant puisqu’il lui est fait obligation de l’invoquer.


        • Durand Le 09 juin 2016 à 13h32
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          …Suite…
          Ou avez-vous vu que la clause de sortie d’un traité international puisse obliger un peuple qui voudrait s’en retirer à se suicider ?!!!
          La France possède largement les compétences nécessaires pour prendre les mesures technique adéquates en temps et en heure, mème après avoir invoqué l’article 50 pour ne froisser personne et rester inattaquable devant la CJUE.


    • Durand Le 09 juin 2016 à 14h33
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      babelouest,

      L’argument de l’illégitimité du traité de Lisbonne est une histoire franco-française qui ne regarde pas nos 27 cosignataires. La ratification du traité de Lisbonne s’est faite devant eux, précédée de la mention “conformément à la constitution”.
      Pour nos partenaires, le peuple français a donc consenti à ce traité. Ils ne sont donc pas concernés par les méthodes employées pour parvenir à sa ratification. Ils n’ont donc pas à subir nos caprices tardifs, consécutifs à la démobilisation citoyenne qui a permis cette ratification malgré le rejet du TCE en 2005.

      L’illégitimité ne peut dans ce cas s’opposer à la légalité et l’article 50 reste la seule voie admissible et légalement pertinente.


      • babelouest Le 09 juin 2016 à 15h47
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        La “légalité” ne tient absolument pas devant la légitimité du Peuple Souverain, seul décideur en dernier ressort. Ceci sera mon dernier mot.


      • camille Le 10 juin 2016 à 15h47
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        Bonjour,

        [Modéré]
        Par ailleurs, suivant la logique gaullienne, il est parfaitement cohérent de considérer que depuis 2008, la totalité des gouvernements et donc la totalité des actes gouvernementaux et des assemblées sont “nuls et non avenus”, puisque non seulement illégitimes mais aussi illégaux selon la position prise sur le plan juridique (non respect du référendum de 2005 et les suites comme 2012).
        Les poursuites sans mollesse contre l’ensemble de ces élus vont de pair avec cette logique. L’épuration drastique et sans mort doit être un élément essentiel de ce retour à la République. Evitons l’erreur de l’après guerre sur ce point.


    • lvzor Le 10 juin 2016 à 07h30
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      Donc, résumons, le parti des deux droites UMPS missionne :
      – Le Pen dans la fonction d’épouvantail général pour ramener automatiquement les voix “républicaines” ou “démocrates” qui n’auront pas voulu aller à l’UMPS ;
      – Mélenchon pour neutraliser les voix de gauche qui ne veulent pas aller au PS, et les y ramener ;
      – Nikonoff pour neutraliser Asselineau (en le traitant d’européiste, ce qui en dit long sur les méthodes de ses partisans). Je sens que l’énarque-troisième-voie (la voie qui garantit le recrutement par pur piston en récompense de services rendus) Nikonoff est tellement hors-système qu’il aura les 500 signatures. On parie?


  2. babelouest Le 09 juin 2016 à 04h38
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    Il reste le principe de nécessité, conforme aux accords INTERNATIONAUX, immédiat, unilatéral, sans négociation autre que des accords nouveau et bilatéraux avec des pays, européens ou pas. Le Peuple Français veut reprendre sa souveraineté que des politiciens vénaux lui ont volée. Toute autre manœuvre est vouée à l’échec.

    (naturellement, la sortie de l’UE est accompagnée de la sortie de l’otan, notre ennemi de longtemps : un indice, six mois après la création de cette aberration qu’est la FED par des banquiers retors, se déclencha la première guerre mondiale – les USA s’y retrouvèrent fort bien, et en plus imposèrent les 14 points de Wilson qui avaient en germe de nouveaux conflits)


  3. Babar Le 09 juin 2016 à 07h57
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    Il ny aura pas de Brexit, les indécis ne pourront que massivement voter pour le maintien dans l’Europe devant l’unanimité apocalyptique. L’Europe aime se faire peur ou plutôt faire peur à ses citoyens. Pas de salut hors l’Europe: nouvelle version du “TINA” de Margeret Thatcher. En plus cela rend l’Europe presque vivante de temps en temps un scénario “de tous les dangers”: effondrement des “Pigs”, Grexit, Brexit… l’Europe si sinistre espère se rendre aventureuse, sexy…


    • K Le 09 juin 2016 à 09h35
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      Justement, on remarque au cours de ces dernières semaines que plus on présente la sortie comme quelque-chose d’appocalyptique, plus les partisans du brexit gagnent des points dans les sondages.
      Donc je prend le pari que la GB va sortir (même si je n’y mettrait pas ma main à couper)


      • Grognard Le 09 juin 2016 à 12h52
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        Nous raisonnons en continentaux ; alors que les britanniques sont avant tout des insulaires.
        Choisirons-t-ils encore le large?
        Je ne sais.
        J’ai quand même envie d’aller dans votre sens.


      • lvzor Le 10 juin 2016 à 07h48
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        En lisant les commentaires je me rends compte qu’il y a encore beaucoup de gens qui croient qu’on tient compte du résultat des référendums en UE…


        • babelouest Le 10 juin 2016 à 07h59
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          Ben en appuyant le référendum de quelques mouvements de bonnets rouges, ça peut l’faire non ?


    • babelouest Le 09 juin 2016 à 09h37
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      “L’unanimité apocalyptique” n’est que de la pub, de la poudre aux yeux, et je pense, j’espère, que les Britanniques en sont conscients. En revanche, la sortie valable, ne peut être qu’unilatérale, immédiate et sans concessions. Là, les eurocrates en mangeront leur chapeau, leurs chaussures et leur cravate.


      • babelouest Le 09 juin 2016 à 10h36
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        Convention de Vienne, articles 61 et 62.


        • Durand Le 09 juin 2016 à 11h51
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          babelouest,
          Inapplicable lorsqu’un article de sortie est déjà présent dans un traité !
          Vos arguments sont éculés…


          • babelouest Le 09 juin 2016 à 15h36
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            Négatif ! Pour les Français citoyens, le traité de Lisbonne N’EXISTE PAS. Nous avons dit NON.


        • Durand Le 09 juin 2016 à 12h29
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          babelouest,
          Mème le traité de l’Elysée n’a pas été attaqué en vertu des articles 48, 49 et 50 des conventions de Vienne qui lui sont pourtant directement opposables étant donné l’ajout du préambule que les allemands y avaient introduits au dernier moment, sous pression americaine…

          http://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/50-ans-traite-elysee/Elysee_preambule.pdf


        • Durand Le 09 juin 2016 à 12h47
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          Pour sortir de l’UE, la France n’a pas d’autre choix que l’article 50 vis-à-vis de ses partenaires et de ses engagements, mais dés l’instant où elle l’aura invoqué, elle redeviendra maîtresse de la marche-à-suivre et fera ce que ses intérêts supérieurs demanderont qu’elle fasse. Les négociations avec l’UE ne pourront en aucun cas les mettre en danger sous peine de la nullité de l’article 50 et de l’ensemble des traités européens.
          Vous avez le droit de dire que vous n’aimez pas François Asselineau, mais pour le critiquer à travers la légalité et la faisabilité de son programme, il faudra vous lever au moins aussi tôt que lui et posséder ses compétences…


        • Sun Tzu Le 09 juin 2016 à 14h18
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          Vos arguments sont intéressants (surtout les articles 61 et 62 de la Convention de Vienne), mais brutaux… Aucun pays a le pouvoir de sortir, à chaud, des systèmes d’intégration/domination économiques (dont le SME, SWIFT, FMI et la BCE). Ce serait une implosion complète des opérations de paiements et de change (puisque les traités relient les pays à ces institutions de manière directe ou indirecte) et résulterait dans un chaos économique indéscriptible. Il est dés lors préférable de passer par l’article 50. Mais peut-être avez-vous des arguments suplémentaires, que je lirais avec plaisir. Merci de m’avoir fait découvrir ces articles!


  4. Kiwixar Le 09 juin 2016 à 07h57
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    Je pense que la stratégie des europathes en cas de Brexit sera : “Tuer la poule pour faire peur aux singes”.


    • Balthazar Le 09 juin 2016 à 20h14
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      Vu les précédents ( votes “non” français et hollandais à 1 constitution européenne, vote Grec contre le plan d’austérité de la Troïka ) , je vois plutôt le scénario suivant :
      ” Les britanniques ont voté pour sortir de l’UE. Très bien. Nous respectons ce vote (rires). Maintenant nous avons deux ans pour discuter de comment ils vont sortir. En attendant, rien ne change.”
      Ça me rappelle Guignol 1er qui explique à la France que Fessenheim sera fermée en 2016. La raison : Sécurité. Dans 6 mois, qui ira lui dire en face qu’il prend le peuple pour des demeurés ?


  5. Charles Michael Le 09 juin 2016 à 08h09
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    Pour une rare fois je ne suis pas vraiment d’accord avec Romanic Godin, malgrè les nuances introduites.
    C’est l’Allemagne qui décidera comme d’hab. et Merkel aura le soutien de tous les patronnats européens vaguement impliqués dans des échanges avec l’UK et toutes les banques.
    Ce sont les USA qui “conseilleront” leurs vassaux continentaux et ce en faveur du RU et ce Brexit ou pas.
    Quant à une Défence UE, il y en a déjà un embryon Genfor, sorte de robocops supra-nationaux et c’est tout ce que les USA toléreront because l’Otan et spécialement dans cette belle ambiance de “menaces” poutinienne.

    La bestiole UE se gratte l’occiput mais quand on a la gale et de petits bras….


  6. Gribouille Le 09 juin 2016 à 08h33
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    On rappellera avec intérêt, que la balance commerciale de la France avec le RU en 2013, était excédentaire.

    Si le RU représentait 5.4% de nos échanges de biens, le solde était positif de 8.3 milliard d’€, soit notre plus grand excédent commercial.

    Après, les sanctions contre la Russie dont les conséquence ont été importantes pour notre économie (en particulier l’agriculture qui a payé le prix), on remettrait de nouveau en question nos bonnes relations avec un autre pays car il se heurterait aux ambitions expansionnistes et dirigistes de l’UE.

    Les européistes sont bien des idéologues et des fous dangereux.


  7. RB83 Le 09 juin 2016 à 08h50
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    Le Royaume Uni est le seul des grand pays de l’UE à qui il reste deux sous de bon sens en faisant contrepoids aux délires de la commission et du parlement.
    S’il y a Brexit, je ne sais quelles conséquences cela aurait sur le R.U. (et certainement pas l’invasion de sauterelles et la famine prédits par les adversaires au Brexit donc à mon avis pas grand chose…) mais l’UE perdra son seul contre-pouvoir… pour le plus grand bonheur sans doute de la classe politique française qui a encore plein de petits Moscovici à caser et de tous les technocrates et politiciens de 3è zone de tout poil et des 26 pays restants qui continueront à vouloir faire notre bonheur contre notre gré… jusqu’à l’explosion finale…


    • MarcelT Le 09 juin 2016 à 22h44
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      Parce que le R-U “indépendant” renoncerait au TAFTA ? Régulerait sa finance ? Romprait avec trente ans de triomphe du néolibéralisme ? Cesserait d’être dirigé dans l’intérêt de la City et de racoler les milliardaires du monde entier ? Mènerait une politique étrangère indépendante des Etats-Unis ?

      La réalité, c’est que les British quitteraient le navire après avoir réussi à lui imprimer la trajectoire qu’ils désiraient : en faire un supermarché néolibéral sans ambition politique possible. Ils y voient l’URSS, alors que c’est le triomphe du néolibéralisme, de l’austérité et de l’atlantisme, sur fond de montée des droites populistes.

      S’ils s’en vont, ils risquent de perdre l’Ecosse, sinon plus. Et le veto de la City au sein de l’UE. Et l’intérêt des USA puisqu’ils ne seront plus leur levier en Europe et ne seront plus que cette île de 60 millions d’habitants d’une importante stratégique bien moindre que celle de la Turquie ou de la Corée, même moindre que celle de la France ou de l’Italie…

      S’ils s’en vont maintenant, ce sont de gros couillons, en fait, qui perdront le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière, sans être le moins du monde plus indépendants et souverains, puisque toujours volontairement soumis au capitalisme international. Les vrais bénéficiaires du Brexit seraient à Singapour.


  8. georges glise Le 09 juin 2016 à 11h00
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    vive le brexit, en attendant le franxit!


  9. christian gedeon Le 09 juin 2016 à 11h00
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    OK… faut pas désespérer c’est çà? Modéré,j’ai été,et pourtant elle tourne…faire du brexit un porte drapeau de la lutte contre “l’Europe” est une erreur,et même pire un mensonge. Sagement je m’arrête là…monsieur le modérateur,je vous fais une lettre,que vous lirez peut être si vous avez le temps! Sacré Vian,il avait déjà beaucoup dit.


  10. caliban Le 09 juin 2016 à 11h14
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    “Dans ce cas, il serait difficile pour le FN au printemps 2017 de faire campagne pour une sortie de l’UE.”

    Petite remarque en passant : il semble impossible en France d’évoquer la fin de la Construction européenne sans parler du FN. L’expérience, à la fois l’histoire de ce parti et ce qui se passe dans les autres pays membres (mêmes épouvantails d’extrême-droite), devrait nous rendre plus vigilants.

    • Primo : le FN ne se prononcera pour la sortie de l’UE que si une majorité de Français sondés y seront favorables. La principale caractéristique du FN n’est pas le souverainisme mais l’opportunisme.

    • Deuxièmement la ficelle est un peu grosse. Lorsque la construction européenne est contestée on disqualifie les contestataires en les assimilant à des électeurs d’extrême-droite, c’est-à-dire des personnes mues par leurs seuls affects et donc déraisonnables. Bien pratique pour les européistes, non ?

    C’est pourtant bien la raison, l’expérience, le bilan de l’expérience européenne qui doivent nous conduire à interroger sur sa légitimité.


    • Grognard Le 09 juin 2016 à 13h01
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      Je ne crois pas que les positions du FN sur l’europe ont ou auront un quelconque impact sur son score à la présidentielle.
      En dehors de l’électorat qui lui est acquis les chances de ce parti à emporter la mise sont proportionnelles à la volonté de virer sans tambours ni trompettes les habitués du cloaque politique.


    • Dominique Le 10 juin 2016 à 16h03
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      Si l’on évoque le FN chaque fois qu’il est question de sortir de l’UE, c’est tout simplement pour faire croire qu’il faut être « repliés sur soi » pour vouloir sortir de ce machin infernal, bastion avancé du néolibéralisme. C’est donc (sans le dire) un moyen de décrédibiliser les velléités de sortie de l’UE tout en feignant de rester neutre.


      • caliban Le 10 juin 2016 à 16h51
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        Autres “vertus” de l’argument de la lutte contre le populisme brandie par les eurolâtres :

        • c’est que cela peut servir pour décrédibiliser tout mouvement d’opposition, qu’il soit à gauche ou à droite. Avec le même argument massue : populisme = manipulation des affects
        • et par contraste, les tenants de la Construction européenne passent pour des experts, des sages … les seuls détenteurs de la rationalité

        Et c’est là où il y a un 1 hic : l’expérience – plusieurs dizaines d’années maintenant – montre que la Construction européenne est une cata. Donc la crédibilité de nos têtes d’oeuf étoilées a du plomb dans l’aile. Les irrationnels ce sont eux.


  11. NiFuNiFa Le 09 juin 2016 à 11h43
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    Puisque l’on parle de Brexit, voici ce que j’ai reçu dans ma boite mail ce matin de la part d’un grand réseau social professionnel : http://imgur.com/DuQGnCF
    Alors, d’après vous, ça s’appelle comment ? Newsletter ou Propagande ?

    Il y a quand même une bonne nouvelle dans tous cela, c’est que pour arriver à un tel niveau d’acharnement, les médias-Système (ou plutôt leurs propriétaires) ont vraiment peur.

    N.B : Mention spéciale à l’article “Après le Brexit, il va falloir construire une autre Europe, mais laquelle ?” qui concerne moins le Brexit mais qui nous remet une bonne dose d’économie autrichienne à coup de “l’interventionnisme c’est mal !”, des fois que nous l’aurions oublié depuis 30 ans qu’on nous le rabâche.


    • caliban Le 09 juin 2016 à 11h55
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      Vous avez certainement de mauvaises fréquentations 🙂 Une recherche sur Google du couple Linkedin + Brexit me retourne en première page des opinions plus partagées.
      https://www.google.fr/search?q=linkedin+brexit


      • NiFuNiFa Le 09 juin 2016 à 12h06
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        Je suis d’accord avec vous sur l’ensemble des articles, plus partagés en effet, mais ma remarque portait plus sur la newsletter et je suis quand même curieux de savoir comment elle a été composée, choix volontaires ou simplement un algorithme ? J’espère que c’est la 2ème solution.


  12. SanKuKai Le 09 juin 2016 à 12h15
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    “Berlin plus prudent que Paris”. Tu m’étonnes: il faut voir le nombre de BMW qui circulent en UK.
    Comme d’habitude nos grands stratèges Francais ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

    Et comme pour les mistrals et les sanctions contre les Russes et par pure idéologie, les dirigeants Francais sont prêts à faire une croix sur les nombreux échanges avec le Royaume-Uni qui sont aussi bénéfiques à la France.
    Alors que, de son coté, le Royaume-Uni est déjà bien integré avec le grand maître de l’UE: les USA.

    On connait tous la valeur d’un referendum en UE donc je pense que même si les anglais votent le Brexit, il y aura un peu de comédie au début pour faire peur aux autres peuples puis tous redeviendra comme leur maître à tous le souhaite… mais avec un emballage différent.


    • Dominique Le 10 juin 2016 à 16h06
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      Après la prétention des zélites françaises à punir Bachar, puis Poutine, quoi de plus naturel pour elles que de vouloir punir la Grande Bretagne ?
      Sauf qu’au bout du compte, la punition sera pour les français, qui au passage n’ont rien demandé.


      • UltraLucide Le 10 juin 2016 à 19h11
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        Quand un ex-grand pays n’a plus la maitrise de son destin et qu’il se prostitue au profit d’autres plus déterminés que lui, son peuple paye tôt ou tard sa passivité et son aveuglement. Tout le monde finira par nous marcher dessus. D’ailleurs, ça a commencé.


  13. 1Direct Le 09 juin 2016 à 14h16
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    De toute façon, à mon humble avis, la messe est dite. La Grande Bretagne, par un artifice ou un autre, ne sortira de l’U.E.
    Si, miracle ou apocalypse, suivant l’opinion de chacun, la Grande Bretagne sortait ce sera l’Allemagne qui aura la décision, le fin mot. Comme, à son habitude, son légitime intérêt est tout vu. Je vous laisse deviner ce qui se fera parmi les prévisions citées dans l’article.
    Et la France ?
    Pour résumé l’attitude de “nos” grands penseurs et dirigeants pro-européen:
    “Retenez moi, retenez moi fort, ou je fais un malheur ” … un jour

    Après tout ce “beau” monde de France dira:
    “Ben oui mais, vous voyez chers électeurs, nous on voulait pas faire comme ça”

    En résumé encore un épisode de l’U.E. qui aura servi à faire peur pour que les gentils électeurs ferment leurs g … bouches (pour ne pas voir ces “Sans dents” ) et …
    surtout qu’ils votent bien comme il faut


  14. Le Rouméliote Le 09 juin 2016 à 17h32
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    Le brexit fait peut-être peur à Bruxelles et dans les capitales européennes, mais pas dans les provinces européennes, où on attend ça en mettant le champagne au frais !
    Les “prévisions” économiques apocalyptiques en cas de brexit me font penser aux dithyrambes en faveur de la monnaie unique (n’est-ce pas M. Sapin ?) : elles seront fausses, comme d’habitude ! D’autant que les capitaux pourraient bien quitter l’UE pour aller à la City libérée des contraintes réglementaires de Bruxelles !


  15. lephil Le 09 juin 2016 à 18h11
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    Cela sera comme pour l’Autriche +50% pour la sortie mais le votre de l’étranger inversera le vote en faveur du maintien et hop le tour est joué il en sera de même en 2017 la démocratie n’existe plus et encore a t elle existé un jour ?… de toute façon l’histoire de la commune de 1871 nous montre que d’une part le grand capital est mondialiste et c’est faire cause commune quand il se sent en danger que les politiques (donc le pouvoir étatique) sont aux ordres.
    La deuxième guerre mondial accouchant de la guerre froide entre deux entités politiques hégémoniques nous a donné une parenthèse d’une quarantaine d’année dans le progrès social où d’un capitalisme à visage humain avec l’émergence d’une troisième classe (les classes moyennes) mais chasser le naturel il revient au galop le balancier est reparti en arrière exit les classes moyennes fin de la partie !….
    Sur un point Marx avait raison le capitalisme est auto destructeur !…
    à visionner
    https://www.youtube.com/watch?v=zrXBIzQUJ-I


  16. sg Le 09 juin 2016 à 19h54
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    «Le problème n’est pas que l’industrie défende ses intérêts, qui se chiffrent en milliards d’euros, mais il est inacceptable que la puissance publique renonce à prendre et à imposer une décision sur un sujet d’intérêt général pour l’ensemble des citoyens de l’Union. Cela fait maintenant trois ans que la Commission a confisqué la discussion. L’extrême technicité des dossiers traités à Bruxelles éloigne les citoyens de toute possibilité de participation. Elle dépolitise des questions pourtant éminemment politiques. Le « déficit démocratique » européen est aussi là, dans cette incapacité à intégrer l’état de la science dans les choix politiques.»

    D’après vous, c’est une citation d’un gros eurosceptique minoritaire postant sur un blog inconnu? Non, ça vient de Le Monde!
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/21/perturbateurs-endocriniens-bruxelles-en-faute_4923818_3232.html


  17. Olympi Le 09 juin 2016 à 21h29
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    « Y aura-t-il la mise en place d’une armée commune »
    C’est la pire chose à faire si on veut préserver la liberté des peuples à disposer d’eux même.
    Pendant la confédération germanique au XIXe siècle, existait une armée commune. La majeure partie des troupes étaient celles des deux puissances allemandes de l’époque : la Prusse et l’Autriche.
    Et cette armée servit à réprimer les mouvements libéraux de quelques États…
    Un genre de pacte de Varsovie.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_la_conf%C3%A9d%C3%A9ration_germanique#T.C3.A2ches.2C_Utilisation_et_m.C3.A9thode_de_combat

    Je découvre l’histoire du Saint-Empire et de ses successeurs, en tant que français jacobin ça me permet de mieux comprendre la philosophie politique de l’organisation européenne.


  18. UltraLucide Le 10 juin 2016 à 11h46
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    L’Allemagne a réalisé un hold-up sur les leviers de commande de l’UE et y règne désormais sans partage, avec l’aide d’alliés inconditionnels comme la Hollande, et grâce à la soumission inconditionnelle de la France.
    La chimère du couple franco-allemand est morte, comme l’ont démontré les attitudes du gouvernement Merkel qui a joué perso dans son seul intérêt, ignorant à la fois Bruxelles et la France, lors des crises “Grexit-Austérité”, “Migrants-Portes Ouvertes”, “Erdogan-mon ami le Sultan”.
    Aujourd’hui, sous le masque de l’UE, nous avons un ensemble continental dominé par l’Allemagne, qui recoupe en effet l’ancien ensemble du Saint Empire Romain Germanique, et gouverné dans un style très Bismarckien, en somme le IVème Reich qui ne dit pas son nom. Cela explique aussi en grande partie l’attitude Anglaise. Les Britanniques se sont toujours opposés à la puissance dominante en Europe continentale. Ca a été la France, puis à partir de 1900, l’Allemagne, et la Russie à partir de 1945.
    Depuis 5-10 ans, c’est clairement et de nouveau l’Allemagne. Voyez comme Nigel Farrage aime Mme Merkel…….


    • 1Direct Le 10 juin 2016 à 16h26
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      J’approuve!
      Seul les benêts, les ignorants, les idolâtres europhiles ou les “intéressés” peuvent ne pas être au courant ou dire le contraire.
      A prendre le temps de ce renseigner cela est devenu plus qu’une évidence, ce sont des faits.
      Turquie, immigration, Grèce, politique économique, décisions diverses et variées etc. etc.

      A confirmer par vos soins à tous:
      J’ai lu et entendu que l’Allemagne a été le seul pays de l’U.E. a ne pas avoir eu besoin de changer sa constitution pour être en conformité avec les textes et autres accords de l’U.E.
      Est-ce totalement vrai ou faux ou seulement partiellement?
      Peut on nous éclairer?


      • Louis St O Le 12 juin 2016 à 10h28
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        Exact, il y a même des textes qui ont été rejeté pour non conformité avec la constitution allemande. alors que nous n’avons pas hésité (quand je dis nous…) à la changé sans problème pour être en conformité avec les traités de l’UE.

        Mais faut pas le dire sinon on va nous traiter de Germanophobe.


  19. 1Direct Le 10 juin 2016 à 16h17
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    A vous lire il me vient à vous poser deux questions:
    1) Qui détient hiérarchiquement la souveraineté, le peuple qui désigne des représentants ou les représentants élus?
    Comme ils sont élus, ils ont une souveraineté par délégation et, comme normalement dans toute délégation, elle représente ce pourquoi elle a été élu … jusqu’au prochain vote.
    Donc la souveraineté d’une délégation (les élus) n’est que temporaire et leurs actes aussi si ceux ci sont en accord, voire en contradiction, avec son mandat.
    Alors qu’en démocratie (la vrai), quelques soient les règles électives (honnêtes) , la souveraineté est du peuple est pérenne.
    …/…


    • 1Direct Le 10 juin 2016 à 16h18
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      …/…
      2) La seconde question est du même ordre bien que plus “philosophique”.
      Qu’est ce qui est, aux des gens, le plus “fort” la légalité ou la légitimité ?
      Vouloir se faire plaisir peut être légitime mais pourtant être illégal.
      A la base, faire passer une loi, signer un accord, est légal puisque les signataires ont été élus.
      Sauf que faire passer une loi ou signer tout accord qui, non seulement n’est pas prévu dans le mandat initial mais en plus a été refusée clairement par les électeurs-mandants devient illégitime et est (devrait être) illégal …
      Même en changeant les virgules de ce texte car ce qui est important dans le refus du mandant est le fond et la forme.

      En conclusion une fois que le mandat est terminé, le mandataire est viré, vue l’illégitimité des actes effectués au nom des électeurs mandants il n’y a rien d’illégitime à annuler les actes et actions mené par feu le mandataire.

      CQFD?


      • UltraLucide Le 10 juin 2016 à 19h03
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        L’influence conjointe des USA et de l’Allemagne sur le “modèle” de gouvernance de l’UE tend vers une suprématie du légal sur le légitime, de la forme sur le fond et bien évidemment à une suprématie du pouvoir éxécutif sur tout le reste.
        Le projet européen se montre désormais tel qu’il est sur le fond, totalement a-démocratique.
        La récente mascarade des élections autrichiennes nous le démontre sans fard. Et le gouvernement hollandais tiendra-t-il compte de l’opinion du peuple à propos de l’Ukraine?
        Quand aux fameux critères de Maastricht applicables aux nouveaux membres, je doute fort que l’on respecte la moindre règle pour parvenir à inclure les pays balkaniques musulmans dans l’UE, de façon à complaire le plus possible aux desideratas de l’OTAN, qui est devenu de facto le ministère des affaires étrangères et de la Défense de l’UE. On se rapproche d’une variante libérale-socialiste de l’URSS. C’est un régime LiZi, dont le “Grand Frère” est de l’autre côté de l’Atlantique, et le Gauleiter reste Germanique.


  20. Berny Le 14 juin 2016 à 00h00
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    En Hollande, ce ne fut qu’une consultation.
    Depuis, en Autriche, il y a une suspicion de fraude lors de la dernière élection présidentielle.
    Alors un brexit, un petit bourrage d’urne et puis on passe à autre chose.
    Mais, pour ma part, brexit ou pas, c’est l’avenir imposé d’une certaine Europe Riche et Libérale qui m’inquiète. Les signes d’autoritarisme sont passés au totalitarisme mais une version molle donc moins visibles et plus insidieux.

    Pensée européiste “En Europe, il n’y a qu’une règle et c’est qu’il n’y a pas de règles sauf celles qui nous donnent raison.”


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