Les Crises Les Crises
15.août.201715.8.2017 // Les Crises

Quelques Livres pour votre été…

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Comme l’année dernière, voici une petite sélection d’ouvrages recommandés, pour agrémenter votre été..

N’hésitez pas à en recommander vous-aussi en commentaires…

bibliotheque

I. Économie

1-1/ Dominer le monde ou sauver la planète ?, de Noam Chomsky

(voir aussi du même auteur : Deux heures de lucidité & Comprendre le pouvoir)

La politique actuelle de l’administration Bush sur la scène mondiale constitue-t-elle une rupture avec la position traditionnelle des États-Unis ? Pour Noam Chomsky – qui signe là son premier grand essai depuis une quinzaine d’années –, la Stratégie de sécurité nationale adoptée en 2002 a eu de nombreux précédents dans la pratique des administrations passées, tant républicaines que démocrates. Ce qui est vraiment nouveau, c’est que cette attitude n’est plus déniée mais revendiquée ouvertement.

Avec autant d’indignation que d’humour, Chomsky analyse le discours du projet américain, dont il souligne très efficacement l’illogisme et l’injustice. Hégémonie ou survie : tel est, selon Chomsky, le choix historique aujourd’hui, et nul ne sait quelle orientation va l’emporter.



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N.B. Pour ceux qui souhaitent, un lien direct pour acheter ces livres.
Par transparence, c’est le prix normal, mais 7 % seront reversés au blog – après vous l’achetez où vous voulez… 🙂

1-2/ La crise de trop – Reconstruction d’un monde failli, de Frédéric Lordon

(voir aussi du même auteur : Jusqu’à quand ?)

Alors même qu’elle n’a pas encore épuisé ses développements propres, la crise financière s’est déjà dépassée elle-même. Elle s’est dépassée économiquement en une récession meurtrière. Elle s’est dépassée politiquement car le dérèglement financier finit par apparaître pour ce qu’il est vraiment : le symptôme d’un dérèglement d’une tout autre nature et d’une tout autre échelle. C’est un modèle d’ensemble qu’une sorte de «catalyse par les points extrêmes» rend d’un coup visible, et surtout odieux. Comment la société a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels niveaux d’inégalités ? Pourquoi a-t-il fallu atteindre le point d’obscénité de l’enrichissement de la finance pour produire enfin une mise en question ? Quelles forces ont oeuvré si longtemps à installer et défendre pareille configuration du capitalisme ?

Et aussi, maintenant, quelles sont les voies de sortie, à quelles transformations radicales faut-il procéder ? Le livre fait des propositions. De la refonte totale des structures bancaires en un «système socialisé du crédit» jusqu’au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat – celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage -, il s’agit de saisir l’opportunité historique d’une «nouvelle donne», seule à même de dénouer une crise sociale extrême.

1-3/ Quand le capitalisme perd la tête, de Joseph E. Stiglitz

Poursuivant le procès du libéralisme sans limites amorcé dans La Grande Désillusion, Joseph Stiglitz s’appuie cette fois sur son expérience de quatre ans en tant que conseiller économique principal du président Clinton pour répondre à une question centrale : comment, au tournant du troisième millénaire, est-on passé du prétendu ” triomphe ” du capitalisme à l’américaine – bien entendu surévalué et fondé sur des bases très incertaines, notamment l’effervescence boursière et tout ce qui s’ensuit (stock-options, tyrannie des actionnaires…) – à une chute retentissante ?

Avec une clarté de propos remarquable et une attention constante aux mécanismes économiques les plus concrets, l’auteur aborde le phénomène de la bulle spéculative, la vague des déréglementations aux Etats-Unis – en particulier dans le domaine des télécommunications – et leurs conséquences, ou encore les scandales comptables, à commencer par le premier et le plus retentissant : le cas Enron. Fort de ses observations, Stiglitz esquisse les grandes lignes d’un ” idéalisme démocratique “, vision d’avenir fondée sur un juste équilibre entre le marché et l’Etat, et sur des valeurs telles que la justice sociale (égalité des chances, priorité à l’emploi) ou encore le droit du citoyen à l’information.



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1-4/ L’horreur économique, de Viviane Forrester

Viviane Forrester, passionnée de littérature, férue de philosophie et de psychanalyse, a rencontré avec cet ouvrage un succès sans précédent. Dénonçant le culte de la rentabilité et la tyrannie du profit, l’auteur prend l’exact contre-pied de l’idéologie libérale qui prétend subordonner toute décision politique aux seuls impératifs de l’économie.
Ce livre révolté n’est cependant pas révolutionnaire. S’inspirant largement des analyses de Hannah Arendt qui annonçait déjà les dangers liés au dépérissement du politique, devenu l’instrument privilégié de l’ordre économique existant, l’auteur appelle de ses voeux un renouveau du débat démocratique. L’intérêt essentiel de ce best-seller, écrit avec talent et conviction, est de révéler l’ampleur du désastre humain induit par la démission des élites et l’apathie du citoyen.

Déploration vaine ou coup de colère salutaire, cet ouvrage s’inscrit résolument dans la tradition humaniste, stigmatisant la paresse et la lâcheté qui pérennisent l’injustice. Toute la question est de savoir si Viviane Forrester, après avoir été entendue, a des chances d’être écoutée.



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1-5/ Economix : la première histoire de l’économie en BD, de Dan E. Burr

Mêlant la bande dessinée avec des textes clairs et pleins d’humour, ce roman graphique transforme la « science obscure » de l’économie en une histoire amusante et accessible à tous.

Cette BD/document d’un nouveau genre explore trois siècles de pratiques économiques. Elle raconte la mondialisation, les grands penseurs, les impasses et les rebonds, l’impact des guerres, des changements climatiques ou des pénuries de ressources.

Clair et pédagogique, tout en images, avec l’humour en prime, Economix est indispensable dans toutes les bibliothèques. Comprendre l’économie, c’est maîtriser notre destin.



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[Bonus] Les faits sont têtus, d’Olivier Berruyer 🙂

Un réquisitoire contre la vision actuelle à court terme de la finance.

100 graphiques originaux, tout en couleurs, permettent de comprendre la crise dans laquelle nous sommes plongés et ce qui nous attend. L euro aggrave la crise au lieu de protéger l Europe.
Le compte à rebours de l éclatement de la monnaie unique a-t-il commencé ? Le maintien de l euro nécessiterait des transferts massifs entre nos pays, auxquels les peuples ne sont pas prêts.

Nous ne retrouverons pas la croissance des Trente Glorieuses. La croissance forte ne reviendra pas en Europe : depuis cinquante ans son rythme ne cesse de baisser jusqu à tendre vers zéro. Nos sociétés peuvent s adapter à une croissance très faible, mais cela exige des choix clairs. Ce livre les propose.

La facture de 40 ans de laxisme va être salée. Depuis 1974, pas un seul budget de l État n a été à l équilibre. Depuis 2008, les États ont pris des engagements démesurés. Les banques centrales ont inondé le secteur financier de liquidités. À l heure des comptes, il faudra choisir entre les contribuables (impôts) et les épargnants (restructuration ou inflation) pour régler la note.

UN LIVRE D’UNE RARE PÉDAGOGIE, LUCIDE, QUI TRACE DES SOLUTIONS POUR L’AVENIR.



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II. Propagande et Médias

2-1/ Propaganda, de Edward Bernays

“LE manuel classique de l’industrie des relations publiques “, selon Noam Chomsky. Véritable petite guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la ” fabrique du consentement “.

Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des ” démocraties de marché “, ces questions se confondent. Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychanalyse.

Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Norman Baillargeon, philosophe, professeur à l’université du Québec à Montréal et auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle, paru chez Lux en 2007.



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2-2/ Les nouveaux chiens de garde, de Serge Halimi

Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l’argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d’autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l’idéologie néolibérale dominante, c’est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d’info-marchandise, de renvois d’ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l’indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage.

“Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre”, une sentence qui résume bien l’esprit de l’auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd’hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle.



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III. Politique

3-1/ 1984, de George Orwell

INDISPENSABLE

L’origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s’est inspiré de Staline pour en faire son “Big Brother”, figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l’URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n’oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures…

Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c’est la richesse des personnages, qu’il s’agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir… C’est aussi cette “novlangue”, affadie et trompeuse, destinée aux “proles”, et ces formules de propagande (“L’ignorance, c’est la force”) scandées par des foules fanatisées et manipulées.

1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d’expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques.



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3-2/ Le Meilleur des mondes, de Aldous Huxley

Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des ” Alphas “, génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…



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3-3/ Après la Démocratie, de Emmanuel Todd

(voir aussi du même auteur : L’invention de la France : Atlas anthropologique et politique)

L’élection de Nicolas Sarkozy semble avoir placé la France en état d’apesanteur : cadeaux fiscaux aux plus riches, socialistes passés à droite, atlantisme, exhibitionnisme présidentiel, désignation de boucs émissaires immigrés ou musulmans, etc., etc. Dénoncer l’action de Nicolas Sarkozy ne suffit pas. C’est en partie grâce à ses défauts qu’il a été élu. Sous la diversité des symptômes, c’est d’une véritable crise de la démocratie qu’il s’agit. Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l’histoire, ces facteurs lourds que sont le vide religieux, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l’impact destructeur du libre-échange, l’appauvrissement des classes moyennes, l’égarement des classes supérieures.

Emmanuel Todd ne ménage personne, dans aucun camp. Son approche permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes. Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre « démocratie d’opinion », ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. A moins que, cédant à la pression de la société, ils n’acceptent d’envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l’échelle européenne.



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IV. Histoire

4-1/ Une Histoire populaire des États-Unis de 1492 a nos jours, de Howard Zinn

Cette histoire des Etats-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.



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4-2/ Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, de Simon Epstein

Spécialiste de l’antisémitisme, Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l’antisémitisme dans les années 1920 et 1930, avant de s’engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l’égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l’heure venue, dans la Résistance. Ce livre ne retrace ni l’histoire de l’antiracisme ni celle de l’antisémitisme ; il est l’histoire du passage de l’un à l’autre. Les principaux chefs de la Collaboration ont traversé, chacun à sa manière, une phase de dénonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent même militants de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA). Réciproquement, de nombreux résistants, et non des moindres, sont originaires d’une extrême droite nationaliste qui, dans les années 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux Juifs. C’est ce phénomène paradoxal que Simon Epstein décrit puis analyse, en s’appliquant aussi à démonter l’occultation dont ces chassés-croisés, déroutants certes mais significatifs, ont fait l’objet dans les mémoires françaises.



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V. Divers

5-1/ TV Lobotomie : La vérité scientifique sur les effets de la télévision, de Michel Desmurget

Sophie, 2 ans, regarde la télé 1 heure par jour : cela double ses chances de présenter des troubles attentionnels. Kevin, 4 ans, regarde des programmes jeunesse violents : cela quadruple ses chances de présenter des troubles du comportement à l’école primaire. Lina, 15 ans, regarde des séries comme Desperate Housewives : cela triple ses chances de connaître une grossesse précoce non désirée. Entre 40 et 60 ans, Yves a regardé la télé 1 heure par jour : cela augmente d’un tiers ses chances de développer la maladie d’Alzheimer. Henri, 60 ans, regarde la télé 4 heures par jour. René, son jumeau, moitié moins. Henri a deux fois plus de chances de mourir d’un infarctus que René. Pour les spécialistes, il n’y a plus de doute, la télévision est un fléau. Son influence négative nous coûte en moyenne trois ans de vie.

«Le problème des intellectuels, c’est qu’ils reprochent à la télévision de n’être pas assez bonne. Ils sont suspects de vouloir mettre Arte sur toutes les chaînes et d’imposer leurs préférences culturelles à tout le monde. Pour ma part, je ne crois pas qu’il y ait une bonne ou une mauvaise télévision – je préfère qu’il n’y ait pas de télévision du tout.»
(Alexandre Lacroix, philosophe)

«Parce que les influences médiatiques sont subtiles, cumulatives, et qu’elles adviennent sur une longue période de temps, parents, pédiatres et éducateurs peuvent ne pas être conscients de leur impact.»
(Victor Strasburger, professeur de pédiatrie, école de Médecine, université de New Mexico)



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Commentaire recommandé

Stella2b // 15.08.2017 à 04h40

Dommage que ce soit toujours les convaincus qui lisent ces ouvrages éclairants et les autres qui continuent de s’abreuver de l’influence ravageuse des médias sous la coupe de quelques milliardaires, rendant ainsi difficile voire impossible un changement de perception de la part du plus grand nombre.

50 réactions et commentaires

  • Stella2b // 15.08.2017 à 04h40

    Dommage que ce soit toujours les convaincus qui lisent ces ouvrages éclairants et les autres qui continuent de s’abreuver de l’influence ravageuse des médias sous la coupe de quelques milliardaires, rendant ainsi difficile voire impossible un changement de perception de la part du plus grand nombre.

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    • John // 15.08.2017 à 06h33

      En voilà un que vous n’avez probablement pas lu.

      Ariane Bilheran, L’imposture des droits sexuels, avril 2017
      Broché 14€, ebook 4€

      INDISPENSABLE

      Les « droits sexuels » sont une nouvelle idéologie à la mode, portée par différentes instances internationales en matière de santé, et en particulier, en matière de santé et en particulier, en matière de santé des mineurs.

      Ariane Bilheran est normalienne, psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie, spécialisée dans la psychologie du pouvoir déviant (harcèlement, manipulation, tyrannie, totalitarisme et ses pathologies : paranoïa,

      https://m.youtube.com/watch?v=wQRq_HjIuQk

        +19

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  • Alberto // 15.08.2017 à 05h11

    Un peu d’humour ne fait pas de mal

    « Riche, pourquoi pas toi? » BD Ed. Dargaud
    Un gagnant du Loto s’aperçoit qu’il ne suffit pas d’être riche pour devenir un bourgeois. Avec l’aide des sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, il part à la conquête d’un monde qui lui est totalement étranger. Une application humoristique des concepts de Bourdieu. http://www.dargaud.com/bd/RICHE-POURQUOI-PAS-TO

    « Un hiver en Provence », d’Isaac Lewendel, préface de Paxton, Ed. L’Aube.
    Autobiographie. L’auteur habite aux Etats-Unis et revient sur son enfance en Provence. Ses parents sont déportés. Lui, caché par des paysans, en réchappe. La France sous l’Occupation vue par un « Petit Nicolas » et (très bien) racontée par un adulte qui a gardé son sens de l’humour et de l’enfance. http://www.levendel.com/Hiver/

      +9

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  • DUFORT // 15.08.2017 à 05h47

    La stratégie du choc de Naomi Klein à lire absolument !

      +24

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  • calal // 15.08.2017 à 06h15

    Sophie, 2 ans, regarde la télé 1 heure par jour : cela double ses chances de présenter des troubles attentionnels.
    je n’aime pas ce genre de presentation anxiogene. en fait derriere cette facon de presenter les choses,il y a une etude dont le resultat est quelque chose comme ca: enfant qui ne regarde pas la tele 2% de chance de developper des troubles attentionnels,enfant qui regarde 1h par jour tele 4% de chance de les developper.d’ou le doublement des chances. mais c’est infime…
    pour le cancer et (presque) toutes les recommendations dietetiques,c’est pareil. ya pas de facteur qui fait non consommation de x 5% de chance de developper cancer, consommation de x 50 % de chance d’en developper. d’un autre cote quand c’est le cas,ca s’appelle un empoisonnement (cas tabac alcool)…
    ps: par contre je crois avoir vu l’auteur en conference et son propos surtout sur le melange marketting ( des cerveaux en bas age il me semble ) par la television est tres pertinent.

      +3

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    • RGT // 15.08.2017 à 13h00

      TV lobotomie..

      Pour ceux qui ont la flemme de lire l’ouvrage, je leur conseille de visionner (comme à la télé 🙁 ) la vidéo de la conférence de Michel Desmurget qui offre déjà un petit aperçu :

      https://www.youtube.com/watch?v=NvMNf0Po1wY

      Bonnes vacances.

        +13

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  • Jacques // 15.08.2017 à 07h42

    Puisqu’on parle histoire populaire, je propose Les luttes et les rêves – Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours par Michelle Zancarini-Fournel (disponible de préférence dans une librairie indépendante 🙂 )

    Après tout, nous sommes, pour l’essentiel, Français et non Etats-Uniens (quoique la différence s’amenuise dangereusement depuis qu’ils nous ont “libérés”…)

      +8

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  • Lili // 15.08.2017 à 08h21

    Et aussi :

    Voyage en Misarchie : Essai pour tout reconstruire, d’Emmanuel Dockès

    Présentation de l’éditeur :
    Emmanuel Dockès expose dans cet essai ses propositions pour repenser notre société dans tous ses aspects. Au fil de l’ouvrage, l’auteur mobilise les idées les plus progressistes et les plus audacieuses sur la monnaie, la démocratie participative, le partage du travail, la propriété, la place de la gratuité, de l’autogestion, de la liberté d’entreprendre, des services publics, de l’autodétermination… Cette réflexion politique très étayée et très précise démontre que les dérives autoritaires et libérales actuelles ne sont pas une fatalité et qu’il est possible de penser une évolution radicale de la société, dans une direction strictement inverse. L’ouvrage prend la forme facétieuse du témoignage fictif d’un personnage englué dans les préjugés de notre époque, perdu sur une terre inconnue dont il va découvrir les règles et les moeurs.

    Pour essayer de toucher un autre public que les déjà convaincus, vous pouvez par exemple proposez à votre médiathèque l’achat de ces livres si elle ne les a pas encore.

      +2

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    • JdE39 // 15.08.2017 à 12h45

      Voir dans le même sens, mais en plus sérieux : Frédéric Laloux . Reinventing organizations. Vers des communautés de travail inspirées.
      C’est un livre très intéressant décrivant un nouveau modèle d’organisation de quelques entreprises, associations, etc. qui fonctionne déjà maintenant sans hiérarchie.
      Selon Laloux,chaque fois que l’humanité est entrée dans une nouvelle ère de développement, elle a inventé une façon inédite de penser le management. C’est ce qui semble se passer à l’heure actuelle: un nouveau modèle d’organisation est en train d’émerger, porteur de sens, d’enthousiasme et d’authenticité.

        +3

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  • Laurence // 15.08.2017 à 08h26

    Un incontournable qui manque à la liste est le dernier livre de Christophe Guilluy, Le crépuscule de le France d’en haut. Je suis sur la fin et j’en parle tout le temps autour de moi. Ce livre devrait être redu obligatoire pour cause d’intérêt général. Il explique exactement ce que la France est en train de vivre et qui nous est habilement caché par les médias et nos gouvernants. Il dénonce l’hypocrisie des classes de gauche et de droite qui sont instrumentalisés et participe à la destruction de la France rurale et de la classe moyenne. Je schématise mais la plupart des injustices, impostures que nous vivons en ce moment y sont décrites et analysées. Il dénonce les bobos gauchistes qui sous prétexte de vivre ensemble et d’ouverture sur le monde, traduisez par multiculturalisme et mondialisation, tuent l’agriculture, la classe ouvrière et la France en général! Christophe Guilhuy est un géographe de gauche, il s’est fait massacré par la critique, un livre trop juste et d’un discours trop rare. Les grands médias ne pouvaient pas laisser passer! la critique de Télérama qui représente bien cette fausse gauche intellectuelle illustre parfaitement les propos de Guilhi.
    http://www.telerama.fr/livres/le-crepuscule-de-la-france-d-en-haut,148327.php

      +17

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    • Laurence // 15.08.2017 à 08h39

      Erratum
      trop vite, trop de fautes : instrumentalisées et participent

        +1

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  • Lusituationniste // 15.08.2017 à 09h08

    Pourquoi mettre un lien systématique vers Amazon ?! Il y a d’autres libraires pardi (Chapitre, Decitre, Gibert Joseph et j’en passe…).

    Pour ma part, le “VIRUS, huit leçons sur la désinformation” de Bruno Lussato est indispensable :
    https://www.decitre.fr/livres/virus-9782845451148.html?utm_source=publicidees&utm_medium=affiliation&utm_campaign=generique

    Bonnes lectures.

      +19

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  • Fougnard // 15.08.2017 à 09h50

    J’ajouterais volontiers les livres de Jean-Claude Michéa (*) qui conduiront de toute façon à l’œuvre politique de G. Orwell. Au fil de ses ouvrages, Michéa remonte aux racines du libéralisme et en montre les conséquences au cours du temps et bien sur à l’époque actuelle.
    On y apprendra au passage qu’Orwell n’était pas de gauche mais socialiste. Du coup, on ne s’étonne plus de voir les gouvernements de gauche se transformer en soutiens inébranlables du libéralisme.

    * : Impasse Adam Smith, l’empire du mal, la double pensée, le complexe d’Orphée, notre ennemi le capital, Orwell éducateur, l’enseignement de l’ignorance.

    PS : Tant que j’y suis, les ouvrages de Christophe Guilluy présentent une analyse incroyablement perspicace de la société française (Fractures françaises, la France périphérique, le crépuscule de la France d’en haut)

      +7

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  • Ardéchoix // 15.08.2017 à 09h59

    Un lien Amazon pour acheter les livres, pourquoi pas un lien Nutella pour acheter de la confiture ?
    Une librairie, le parfum des livres, se promener dans les rayons, le propriétaire qui vous donne un avis éclairé, attendre une semaine si il ne l’à pas en stock. Le plaisir de la vie tranquille.
    La librairie, c’est la pâtisserie de l’esprit.
    “Au revoir la haut” de Pierre Le maître, sublime roman
    Période après 14.18.
    “Vers la sobriété heureuse” Pierre Rabhi, une philosophie de vie d’un Ardéchois de coeur. ?

      +27

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  • Ludovic Joubert // 15.08.2017 à 10h41

    Et tant qu’à parler de George Orwell je recommanderais (plus que 1984) Dans la dèche à Paris et à Londres (Collection Point en poche), qui est un texte autobiographique d’auto-immersion dans les classes les plus défavorisées de l’époque. Merveilleusement observateur, généreux et incisif.

      +8

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    • Catalina // 15.08.2017 à 11h15

      Le Choc du futur est un livre du sociologue et futurologue Alvin Toffler, publié en 1970

      “Toffler propose que la société est dans une phase de transformation structurelle énorme, dans une révolution d’une société industrielle à une « société super-industrielle ». Cette transformation déconcerte les gens, et l’accélération des progrès sociaux et technologiques les amène à se déconnecter du monde, en proie à un « stress et une désorientation destructeurs » – le future shock. Toffler poursuit en attribuant la majorité des problèmes sociaux au future shock. Dans la foulée de son exposé sur ce genre de « chocs », il introduit le terme « surdose d’information ».”

      “Ce qui était valable à l’échelle tout au moins d’une génération et donc n’occasionnait pas de changement dans la vie d’un individu, ne l’est plus et ne le sera plus jamais selon Alvin TOFLER. Il expose l’accélération de la vitesse à laquelle les nouveautés sont périmées et comment un savoir-faire valable un jour, est remis en cause en quelques années seulement. Et comment s’organiser pour survivre dans un tel monde sans être rattrapé avant la fin de sa vie par une obsolescence qui vous met au rancard et vous réduit à la misère. L’exemple : le développement de la société du temporaire, du jetable et comment dans cet univers, l’individu jette son ancre et cultive quelques points de permanence pour ne pas perdre pied.
      Un véritable exposé moderne d’une impermanence de plus en plus évidente et omniprésente.”

        +2

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    • John // 15.08.2017 à 11h31

      Je ne connaissais pas celui la. Merci !
      Dans le meme genre, il y a aussi “Tete de Turc” De Gunther Walraff. Un allemand qui se grime en Turc pour vivre deux ans dans la peau d un sans papier Turc en Allemagne.

        +3

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    • Fougnard // 15.08.2017 à 11h41

      et le “Quai de Wigan” où l’on comprend la piètre opinion qu’il a de la gauche de l’époque (et ça ne s’est pas amélioré)

        +5

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    • mz // 15.08.2017 à 22h37

      Je viens de lire la ferme des animaux de Orwell (lecture conseillée sur le site là-bas.org, suite de l’émission radio la bas si j’y suis). Il est à mon avis encore plus important que 1984, tellement il decrit bien la lutte des classes, et la mise au ban de toute une population par une élite. Tous les processus le permettant sont décrits, avec une telle simplicité que le récit ressemble à une fable de la Fontaine.

      Il aide aussi à comprendre je trouve comment quelques individus sont capables d’assujetir tout le monde pour leur propre compte. On y voit clairement l’évolution de l’élite dirigeante qui profite toujours plus de son statut.

        +2

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  • Captain Lulu // 15.08.2017 à 11h02

    Bonjour chers lecteurs des Crises. J’aimerai votre avis éclairé sur le livre de N. Polony et du Comité Orwell (justement). L’avez vous lu, et si oui, qu’en avez-vous pensé ?

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  • Catalina // 15.08.2017 à 11h19

    Et si l’aventure humaine devait échouer
    Théodore Monod
    “L’histoire humaine, c’est celle d’une espèce qui peu à peu prend le pas sur les autres. L’homme invente l’outil, maîtrise le feu, explore, conquiert, comprend. En quelques millénaires d’une progression fulgurante, il devient le roi de la création.
    Pourtant, cette histoire peut prendre fin. En déséquilibrant son rapport avec la nature, en s’engageant dans l’aventure criminelle et folle du nucléaire, l’homme démontre aussi son incapacité à dépasser en lui la pulsion de violence et de mort. Oui : aujourd’hui, nous le savons, l’aventure humaine peut échouer.
    Géologue, botaniste, archéologue, homme d’engagement et de foi, Théodore Monod aborde ici cette question dans toutes ses dimensions. Le savant éclaire les rapports profonds et complexes entre l’homme et la biosphère. Le croyant nous incite à devenir vraiment humains ; le militant de la non-violence, à nous révolter contre la folie des gouvernements, et aussi contre notre propre passivité…
    En ce début de millénaire, cet essai rigoureux, écrit à l’intention d’un large public, donne quelques repères essentiels. Et s’il sonne l’alarme, il nous rappelle aussi qu’il reste une place pour l’espérance.”

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  • Perekop // 15.08.2017 à 12h27

    Indispensable pour comprendre les racines de la “crise ukrainienne” et l’oeuvre de désinformation entamée par les puissances occidentales, notamment l’Autriche-Hongrie, dès le 19e siècle : un petit livre écrit en 1920 et republié en mars 2015 aux Editions des Syrtes (remarquable choix pour tout ce qui concerne la Russie, bien entendu largement boycotté par nos merveilleux médias) :

    “Ukraine, la vérité historique” par Alexandre Volkonski . Cela n’a pas pris une ride… En prime, un excellent résumé très vivant de toute l’histoire russe depuis les origines (les deux sont bien évidemment liés).

    Chez le même éditeur, pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, une magistrale étude de la russophobie à travers les âges : “Russie-Occident, une guerre de mille ans” par le journaliste suisse Guy Mettan. Fantastique travail.

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  • joe billy // 15.08.2017 à 12h28

    “La clarté au cœur du labyrinthe” (Aldane éditions), un recueil de chroniques d’Aimé Michel sur la science et la religion.

    Ces textes très courts et très nombreux (776 pages) datent des années 60/70/80 et sont plus que jamais d’actualité.

    Aime Michel était un non conformiste assumé courageux dont la formule était : “etiam si omnes, ego non”. (même si tous, moi non!). Ce qui colle finalement pas mal avec Les-Crises. Pour se faire une idée, on trouve nombre de ses chroniques publiées gratuitement sur le net.

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  • Jean-michel // 15.08.2017 à 13h00

    “Pierre-Joseph Proudhon, L’anarchie sans le désordre”

    Livre de Thibault Isabel préfacé par Michel Onfray

    Très intéressant et lecture qui se veut facile, accessible.
    Un système alternatif a revisiter en ces temps de décomposition politique.

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  • Zasttava // 15.08.2017 à 13h05

    Je rejoins ceux qui ont recommandé les livres de Christophe Guilluy : il faut les avoir lu MAIS dans leur ordre de parution. Mon impression est que dans 1) “Fractures Françaises” Guilluy pose les bases de son étude et semble assez optimiste, puis 2) dans “La France Périphérique”, il complète les évolutions de son étude, mais devient plus inquiet, et qu’enfin 3) dans “Le Crépuscule de la France d’en Haut”, Guilluy semble “énervé”, ce livre est plus politique que les précédents, ce qui se ressent tant il est parfois redondant dans son propos. Mais ce n’est que mon humble avis…

    En conseil de lecture, je recommande “Boulots de merde” de Julien Brygo et Olivier Cyran, un remarquable livre enquête sur notre monde du travail, narré avec un ton caustique et qui vise souvent juste.

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  • JdE39 // 15.08.2017 à 13h05

    A lire également : Or noir – la grande histoire du pétrole de Matthieu Auzanneau.

    Or noir retrace l’irresistible ascension de la plus puissante des industries.

    Se lit comme un roman, mais est une recherche très sérieuse avec une quantité impressionnante de références.

    Il y a également des auteurs allemands très intéressants : Heinz-Joseph Bontrup, Heiner Flassbeck, Hans-Joachim Maaz , pour n’en nommer que quelques uns.

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  • Michel Ickx // 15.08.2017 à 13h18

    La Ponérologie Politique de Lobaczewski. ed. la pilule rouge

    La cause première des pathologies sociales dénoncées dans la majorité des commentaires.

    Et la solution pour éviter ces fléaux récurrents quand le nouveau paradigme aura assimilé la connaissance publique des psychopathies, caractéropathies et autres déviances sociales difficilement imaginable pour les gens normaux.

    La multiplication des articles sur les narcissiques pervers indique que nous nous approchons de ce nouveau paradigme.
    Voir aussi ce site indiqué par “Fanfan”:

    https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com

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  • Thierry Ternisien d’Ouville // 15.08.2017 à 13h34

    Pour ceux qui voudraient voyager à travers l’oeuvre de Hannah Arendt.
    http://www.ttoarendt.com/2017/05/penser-avec-hannah-arendt-parution-le-8-juin.html

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  • Sebastienc // 15.08.2017 à 15h11

    Quelques exemples lus récemment :

    – La grande crise – James K Galbraith
    – Dette, 5000 ans d’histoire – David Graeber

    Pour les amateurs de romans :
    – Perfidia – James Ellroy (sur Les japonais enfermés dans des camps de concentration aux Etats-Unis pendant la 2e guerre mondiale)

    – Cartel – Don Winslow (les dessous de la guerre contre la drogue)

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  • Olivier // 15.08.2017 à 16h08

    Et un livre fondateur à mon sens :
    “L’imposture économique” de Steeve keen, préface de Gaël Giraud
    https://www.amazon.fr/Limposture-économique-Steve-Keen/dp/2708242776

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  • Silk // 15.08.2017 à 16h27

    Dommage que dans la catégorie Histoire, il n’y ait pas Georges Corm : Le Proche Orient éclaté (2 tomes de 650 pages) : un spécialiste d’origine libanaise qui déconstruit toute notre conception occidentale pour essayer de nous donner des points de repère sur cette région.

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    • Jean Paul B. // 15.08.2017 à 21h53

      – du même Georges Corm “Pour une lecture profane des conflits : sur le “retour du religieux” dans les conflits contemporains du Moyen-Orient”, La Découverte
      – de Fernand Braudel “Grammaire des civilisations” Flammarion Champs Histoire

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  • Georges VALGEORGES // 15.08.2017 à 16h55

    Quelques uns des ouvrages cités par OB, sont disponibles gratos en PDF sur la toile, essentiellement les plus anciens, mais pas que…
    Les lecteurs désargentés peuvent donc tout de même lire.

    A noter que “1984” est disponible en audio sur Tutube, c’est assez bien fait malgré le fait qu’on ne perçoive pas bien de coupure nette entre les chapitres.

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  • Nadine // 15.08.2017 à 19h04

    Quel paradoxe ! Recommander Amazon et combattre le capitalisme ! Comme une erreur ou une gaffe ?
    Je n’ai pas de titre particulier à recommander, mais les éditeurs indépendants et parmi eux Le Temps des C(e)rises, Delga, La Découverte, Les Échappées, etc
    Politique, histoire, économie, société et POÉSIE ! Justement ce qui nous manque pour avoir les idées claires 😉
    Belle fin d’été à tout le monde.

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    • Thibaut // 16.08.2017 à 14h26

      En fait, c’est juste que passer par Amazon via le lien indiqué sur ce site, c’est rétribuer le site les crises de 7% du prix d’achat, tout en payant le livre le prix normal… du coup, le capitalisme est certes rémunéré (Amazon), mais l’association Dia Crisis aussi !

      A chacun de faire la part des choses 🙂

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      • Nadine // 16.08.2017 à 19h02

        Pour ma part je préfère opter pour des libraires indépendants (Le Livre à Tours ou Ombres Blanches à Toulouse que je connais ) et faire un don à Da Crisis quand je pourrai. Cette année, ni l’un ni l’autre malheureusement. Je me limite à payer mes abonnements à la presse écrite indépendante ( non financée par des grands groupes financiers), et je mange des nouilles. Et c’est sans rire !
        Parfois la part des choses est vite calculée 😉

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  • aladin0248 // 15.08.2017 à 20h51

    Hé oui ! dans une époque difficile où les officines de la bien-pensance sont aux aguets, mieux vaut éviter les auteurs qui sentent le souffre (ou plutôt l’encens) édités par une maison d’édition qui sent le souffre si on ne veut pas se retrouver étiqueté avec le label Décodex rouge. Triste époque je le reconnais.

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  • Lyonnais // 15.08.2017 à 21h48

    Le “Talon de fer” de Jack London aux éditions Libertalia….

    http://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/jack-london-le-talon-de-fer

    et “Fascisme et grand capital” de Daniel Guérin, même éditeur :

    http://www.editionslibertalia.com/catalogue/ceux-d-en-bas/daniel-guerin-fascisme-et-grand-capital

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    • HT // 16.08.2017 à 06h46

      Le “Talon de fer” est absolument à lire.

      Le Talon de fer décrit une révolution socialiste qui serait arrivée entre 1914 et 1918. L’auteur relate le développement de la classe ouvrière nord-américaine et ses combats contre l’oligarchie capitaliste, à travers le point de vue d’Avis Everhard, jeune fille de famille riche devenue amoureuse d’Ernest, un socialiste qui prend la tête des révoltés. Cette révolution est suivie d’une répression impitoyable, rationnelle et standardisée, permise par les moyens scientifiques avancés des États-Unis de l’époque, et par l’alliance prévisible entre capitalistes et aristocrates du syndicalisme. Il présente la révolution armée comme le remède à la misère sociale atroce provoquée par le capitalisme.

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  • Stéphane Payrard // 15.08.2017 à 22h45

    Pour les anglophones, un livre sur l’instrumentalisation de l’Islam par les US
    « The Lost Hegemon: Whom the gods would destroy » Engdahl

    « Histoire du néoconservatisme aux États-Unis » de Justin Vaïsse.
    Comme beaucoup d’autres bouquins sur le sujet, s’arrête à la fin de la décade 2000 en s’imaginant l’essouflement du mouvement.
    Contrairement à d’autres bouquins, il peut se lire comme un bouquin d’histoire générale des US car le contexte large est décrit pour une personne sans connaissance préalable.
    Contrairement à nos néocons locaux, les néocons américains ne sont pas sociétaux parce qu’échaudés très tôt par les conséquences du sociétal qu’on découvre aujourd’hui avec la débacle causée par le #googlememo ou la loi liberticide C-16 à Toronto
    Même si je considère plus que jamais les néocons comme criminels catalyseur de forces de destruction existantes, j’ai maintenant un grand respect pour eux sur d’autres points.
    [modéré]
    Ecrit par quelqu’un relativement proche du mouvement. Indispensable.
    [modéré]

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    • Stéphane Payrard // 15.08.2017 à 22h50

      D’ailleurs le site web de Jordan B Peterson inclut une liste de lecture dont les grands classiques russes

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  • Joanna // 16.08.2017 à 07h28

    Depuis que j’ai pris conscience à la fois des crimes abominables commis en France en 1793 et 1794 et de la volonté manifeste de les taire j’ai ressenti qu’il était de mon devoir de contribuer bien modestement à les faire connaître. Quelques livres très documentés qui en parlent bien :
    « La Vendée-Vengé » de Reynald SECHER
    « Vendée, 1793-1794 : Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique » de Jacques VILLEMAIN
    « Les guerres de Vendée pour les nuls » de Michel CHAMARD
    Ou bien encore « La guerre de la Vendée et le système de dépopulation » du contemporain de ces évènements Gracchus BABEUF, cet ennemi du libéralisme économique et du capitalisme agricole de la fin du XVIIIème siècle, défenseur de “l’économie populaire” paysanne, de ses traditions de solidarité communale, ennemi des élites thermidoriennes … ce qui n’est pas sans résonnance avec les évènements de notre époque.

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  • Pat’Atrac // 16.08.2017 à 10h11

    On parle beaucoup de “1984” et “Le meilleur des mondes” en ce moment. Deux livres,certes, incontournables, mais “Globalia” de JC Rufin me parait tout aussi pertinent dans le contexte actuel.
    Un livre visionnaire, mais c’est juste un avis !

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  • occitan // 16.08.2017 à 17h04

    Je ne suis pas un “scientifique”, mais l'”Histoire populaire des Sciences” par Clifford D Conner(aux Editions l’Echappée), m’a passionné. Le bouquin se lit facilement et rend souvent hommage aux vrais découvreurs et inventeurs qui sont rarement ceux ou celles dont l’Histoire a retenu les noms.
    Bonne lecture.

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  • Frederic // 17.08.2017 à 09h50

    Voici un livre qui m’a profondément marqué :
    “Pourquoi l’égalité est meilleurs pour tous” des médecins Kate Pickett et Richard Wilkinson.

    Petite présentation :

    Pourquoi les Japonais vivent-ils plus longtemps que les Américains ?
    Pourquoi y a-t-il plus de grossesses chez les adolescentes aux États-Unis qu’en France ?
    Pourquoi les Suédois ont-ils la taille plus fine que les Grecs ? La réponse est chaque fois : l’inégalité.
    État de santé, espérance de vie, obésité, santé mentale, taux d’incarcération ou d’homicide, toxicomanie, grossesses précoces, succès ou échecs scolaires, bilan carbone et recyclage des déchets, tous les chiffres vont dans le même sens : l’inégalité des revenus nuit de manière flagrante au bien-être de tous.
    Conclusion des auteurs : « Ce n’est pas la richesse qui fait le bonheur des sociétés, mais l’égalité des conditions. »

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  • 4Kblademaster // 17.08.2017 à 11h50

    Je vous recommande trois livres d’analyse passionnants et accessibles :
    – Misère de la pensée économique – Paul Jorion : Sans doute son ouvrage le plus percutant sur l’état de décrépitude de la “science” économique.
    – Thermodynamique de l’évolution – François Roddier : Un astrophysicien en retraite s’essaye aux sciences sociales et fait un parallèle remarquable entre la thermodynamique et l’économie (notamment).
    – La gouvernance par les nombres – Alain Supiot : La vision d’un juriste sur la façon dont on est passé d’une logique de gouvernement à une autre de gouvernance. Illustre parfaitement le glissement vers un fétichisme des nombres et le scientisme de bazar qui mine la réflexion.

    En bonus : 2 romans (pour se détendre car c’est aussi ça les vacances !) : La conjuration des imbéciles – JK Tool
    L’île au trésor – RL Stevenson

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  • Laurent // 17.08.2017 à 13h26

    A noter que Propaganda est dans le domaine public.

    Dispo in english ici : https://archive.org/details/EdwardL.BernaysPropaganda

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  • Louis // 23.08.2017 à 16h05

    Pour varier des livres sérieux un peu un roman en anglais pour ceux qui aiment à travailler cette langue de temps à autre

    Je lis généralement du Conan Doyle/ Rudyard Kipling / Edgard Poe / Lovecraft / HG Wells mais aussi un peu de Shakespeare et Orwell évidemment.

    J’ai découvert récemment Robert E.Howard, l’auteur des aventures de Conan (1932). Howard c’est un peu comme si Lovecraft ou Poe essayait d’écrire des histoires sur l’antiquité. C’est très soutenu niveau vocabulaire et extrêmement imagé. Des histoires courtes de 20 à 30 pages enrichies d’illustration d’époque avec beaucoup d’action pour faire une pause entre 2 livres de politique ou d’économie 😉

    The coming of Conan the Cimmerian (editions Del Rey)

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