Source : Oriental Review, Stephen Ebert, 14/06/2017

Mon refus de croire les perpétuels récits des médias occidentaux sur l’« agression russe » fait de moi un « troll du Kremlin ». Mon châtiment pour ne pas suivre la « ligne du parti » – un « évitement » pur et simple de la part des médias occidentaux – n’a cependant pas diminué mon perpétuel engagement à voir ce qui se cache de l’autre côté de ce récit.

Ayant auparavant étudié la réunification de la Crimée avec la Russie, je me suis intéressé au mois de mai dernier à la naissance de deux nouvelles formations gouvernementales dans l’Est de l’Ukraine : la république populaire de Donetsk (RPD) et la république populaire de Lougansk (RPL). Les Américains n’entendent que ce que leur en donnent à connaître soit les « rapports » de Kiev, soit ceux de la machine de propagande étasunienne : il s’agit de régimes fantoches nés de « l’agression russe » et maintenus en place de force par « l’occupation. » N’étant pas un courageux « correspondant de guerre », je dois dire que ce n’est pas sans trembler que j’ai entrepris mon voyage. Non par peur d’une « agression russe », mais des bombardements permanents de cibles civiles par le régime de Kiev.

Je serai éternellement reconnaissant envers mon nouveau collègue Konstantin Doglov de m’avoir montré la triste « Allée des Anges », un mémorial très touchant pour les enfants tués à ce jour par les forces du régime de Kiev. Surtout, mes contacts virtuels avec Patrick Lancaster, un journaliste américain qui réside désormais là-bas, avec Alexandre Sladkov, un correspondant russe qui vit la plupart du temps là-bas et, de façon plus déterminante encore, le fait de me « ruer vers le bruit des coups de feu, » m’ont permis de contourner le blocus de l’information par les médias de l’Ouest.

Une rue du centre de Donetsk. Le palais de Donetsk

Tandis que j’approchais de Donetsk – naguère plus d’un million d’habitants et aujourd’hui beaucoup moins à cause de la vague de réfugiés partis en Russie (le paradoxe de ces gens qui s’enfuient dans les bras de « l’agresseur »), je craignais de trouver un centre-ville endommagé par les bombardements de Kiev et des gens effrayés, privés des biens de première nécessité. Au contraire des « patriotes » ukrainiens à la télé russe, j’ai été soulagé de trouver une ville active, trépidante, avec un centre-ville charmant. J’ai aussi eu des frissons en découvrant une population qui, loin d’être apeurée, croit fermement en un avenir meilleur. Un avenir en dehors de l’Ukraine.

En dépit du blocus total de Kiev, la ville de Donetsk elle-même semble offrir un assortiment raisonnable de biens et d’aliments. Le plus gros semble venir des échanges et de la coopération croissants avec la Russie, le voisin frontalier, et plus grand partenaire commercial de l’Ukraine « d’avant-guerre ». En fait, lors de mon séjour là-bas, s’est tenue une conférence sur l’accroissement de cette coopération, et, du fait du blocus économique de Kiev, le rouble a remplacé la grivna ukrainienne. Les médias occidentaux ne manqueront pas de s’emparer de ce fait comme d’une preuve supplémentaire de « l’agression russe ».

Le marché à ciel ouvert de la gare ferroviaire de Donetsk.

Ma « source » la plus importante durant mon bien trop bref séjour fut Ekaterina Pavlenko, une jeune députée locale du parlement de la RPD. Ekaterina n’est certainement pas une « agresseuse russe » ou une « force occupante ». Bien au contraire, elle est très typique des habitants locaux, dont les ascendants, majoritairement russes, vivent sur ces terres depuis des générations. Ekaterina, s’étant auparavant engagée dans les questions « sociales », n’est même pas une « politicienne typique ». En apprenant à mieux la connaître, j’ai vu que ses yeux expliquaient tout. Ils exprimaient à la fois un désir brûlant de maintenir en vie la nouvelle république indépendante, et un regard bienveillant, aimant, pour ceux qui l’entouraient. De manière très éloquente, Ekaterina résumait la croyance de la nouvelle république : Ce sont les terres ancestrales des habitants d’aujourd’hui. Pas une monnaie d’échange dans un conflit géopolitique plus large ni un sujet pour la domination de Kiev. Il est vrai que ceci est difficile à comprendre pour l’Américain moyen, étant donné notre nature très mobile.

De manière tout à fait accidentelle, je suis arrivé à Donetsk le « jour » de leur « République ». Leur 4-Juillet. En tant qu’invité d’Ekaterina, on m’a laissé, sans contrôle ni surveillance quelconque, regarder, filmer et en fin de compte me joindre à une énorme parade de dizaines de milliers de personnes représentant tous les aspects de la vie de chacune des régions de la RPD. Les médias occidentaux seront très déçus d’apprendre qu’il n’y avait là aucune mitrailleuse, aucune force russe lourdement armée pour forcer les gens à participer. En fait, au-delà de ce jour de parade, je n’ai vu nulle part aucun signe d’une quelconque présence de l’armée régulière russe, contrairement aux grands cris de petit garçon qui a vu le loup hurlés par Kiev.

Le « mouvement du Donbass libre », le groupe auquel appartient Ekaterina, à la parade à Donetsk pour le jour de l’Indépendance, le 11 mai 2017.

A mes naïfs compatriotes qui pourraient dire : « ils les ont cachés pour que tu ne les voies pas », je demanderai juste : comment fait-on pour soustraire des dizaines de milliers de soldats (selon Kiev), d’énormes infrastructures de soutien et de l’armement lourd aux regards perçants des satellites, sans parler des smartphones, dans une région grande comme le Connecticut ? Les seules conclusions qu’on puisse en tirer sont : ou bien il n’y a en fait pas de présence dominatrice russe (c’est ce qui est le plus simple et le plus juste) ; ou bien les Russes ont développé d’impressionnantes technologies de « furtivité » pour les tanks et les soldats. Ou bien encore, en admettant une présence russe, les locaux lui sont tout à fait reconnaissants pour la défense qu’elle leur assure. Dans tous les cas, cela ne fait pas les affaires de l’Occident…

En étudiant les cartes locales, en marchant et en prenant les transports en commun (3 roubles : environ 5 cents), j’ai constaté que les noms de rues et de nombreux monuments en disent long sur les racines russes de la plus grande partie de la population, dont les ancêtres ont vécu ici pendant des siècles (en 1922, la République ukrainienne naissante a augmenté de 25% en taille après que Lénine lui a « cédé » une plus grande « Novorossiya » russe – comprenant le Donbass, mais aussi Kharkov et Odessa) ; de plus, ces noms honorent et vénèrent ceux qui ont donné leur vie pour vaincre le fascisme. Comme cela se passe dans tout le reste de l’Ukraine, si Kiev était en mesure de reprendre le pouvoir, les noms de rues évoquant la Russie seraient certainement changés et tous les monuments seraient renversés – en particulier ceux relatifs à la victoire soviétique sur Hitler. En d’autres termes, la soi-disant « dé-communisation » de Kiev est clairement une « dérussification » – un triste nettoyage ethnique au XXIe siècle, dont on ne parle pratiquement pas.

Un monument soviétique de la Seconde Guerre mondiale à Donetsk. Preuve de l’engagement russe… contre Hitler.

Etant « autofinancé », je devais choisir un hôtel plus « économique » que le « Palais Donetsk » haut de gamme. Quand je suis arrivé à l’hôtel et suis entré, j’ai trouvé non seulement un palace, mais aussi le lieu de vie de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Difficile de blâmer ces personnes courageuses de préférer rester dans leurs chambres plutôt que de faire leur travail : mettre en lumière le bombardement en cours de cibles civiles par Kiev.

En évitant les lignes de front, j’ai néanmoins sauté dans un tramway allant vers la gare principale, fermée depuis les bombardements de Kiev au début de la guerre, et tout près des zones actuellement bombardées. Au fur et à mesure que le tram se dirigeait lentement mais sûrement vers la gare, j’ai regardé autour de moi avec appréhension, m’attendant à ce que les usagers descendent bien avant. Au lieu de cela, j’ai me suis trouvé au milieu de gens de mon âge (mûr) qui voyageaient jusqu’au bout. Après avoir parcouru la station maintenant abandonnée et le complexe commercial moderne à proximité, qui montraient encore la marque des bombardements, je me suis dirigé vers ce qui semblait être de petits kiosques. A mon grand étonnement, cependant, j’ai constaté que ce n’étaient que les « premières lignes » d’un énorme marché, avec toutes sortes de denrées et de produits cultivés localement, plutôt appétissants. Quand j’ai demandé à des vendeurs s’ils n’avaient pas peur d’être aussi près du front, la nature stoïque russe très typique s’est fait jour : « la vie continue », suivi d’un soupir mélancolique et triste : « bien sûr, nous souhaitons qu’ils (Kiev) nous laissent vivre dans la paix et la tranquillité. »

Toujours en guerre : panonceaux « pas d’armes à feu » et « prenez garde aux munitions non explosées » aux portes d’un magasin de Donetsk

En résumé, si l’Occident envoyait des correspondants impartiaux et compétents en RPD, ils constateraient qu’il n’y a ni « occupation » ni « agression » russe, mais des personnes d’héritage russe décidées à aller de l’avant vers un avenir fondé, non pas sur la haine et le rejet de la part de leurs « Frères slaves » ukrainiens, mais sur des valeurs positives et axées sur la vie : liberté, justice et autodétermination. Étant donné que les États-Unis ont commencé de cette façon il y a des siècles, il est tragiquement ironique qu’aujourd’hui, ils soutiennent les efforts du régime de Kiev pour se débarrasser des Russes « indésirables ».

Stephen Ebert est un analyste politique américain écrivant dans les médias russes.

Source : Oriental Review, Stephen Ebert, 14/06/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

24 réponses à La république populaire de Donesk : une histoire indicible pour les médias occidentaux, par Stephen Ebert

Commentaires recommandés

Ardéchoix Le 14 août 2017 à 10h16

@ Catalina
J’ai été moi aussi horrifié par le crime d’Odessa, une mise à mort de gens non armés par des crapules. A partir de ce jour là dans ma tête, le monde médiatique français a rejoint dans la fosse septique ces hommes sans aucune humanité.

  1. Nerouiev Le 14 août 2017 à 07h35
    Afficher/Masquer

    N’yQuand on suit régulièrement les débats télévisés concernant l’Ukraine et le Donbass sur les chaînes Russes en présence d’Ukrainiens, on finit par avoir une bonne idée de la vie au Donbass. La vie et la solidarité des gens ressemble fort à la description de l’article mais les tirs à l’arme lourde continuent avec leurs lots de destructions de vies et d’infrastructures. Le Donbass s’autonomise de plus en plus avec le rouble et ses passeports. L’appel des USA par Kiev est monté en puissance avec les armes létales et la construction d’une base navale US près d’Odessa.
    J’ai l’impression que la guerre est encore là pour protéger la corruption gigantesque de ce pays, voire les crimes et que Minsk 2 s’éloigne. Une troisième révolution de couleur est dans l’air du temps. Le Nordstream 2 et les sanctions vont aussi dans ce sens.


    • Nico 13 Le 15 août 2017 à 13h20
      Afficher/Masquer

      Oui, de toute façon, c’était évident que les gens allaient être solidaires entre eux dans cette partie de l’Ukraine. Dans bien des “cas”, Russes et Ukrainiens (niennes) se mettent en couple et on a donc des familles avec des racines russes.

      C’était évident qu’en poussant l’Ukraine a choisir entre l’UE et la Russie, ça allait foutre la merde dans le Donbass, en Crimée (et dans la partie Est globalement).
      Les Juncker, Tusk, Merkel, Hollande, Mogherini… croyaient quoi ?
      Que les gens de cette partie de l’Ukraine allaient les suivre dans leurs délires ?

      Bah non quoi. Pourquoi ils seraient contre la Russie alors que les couples se mélangent, qu’il y a des collaborations dans plusieurs domaines au niveau économique et que les traditions culturelles sont en majorité russes ?
      En réalité, ceux qui dirigent l’UE savent très bien ce qu’ils ont fait et ce qu’ils continuent de faire.


      • Nico 13 Le 15 août 2017 à 13h45
        Afficher/Masquer

        Mais ce qu’ils ont créé, c’est en train de leur péter à la tronche. Parce que premièrement, l’économie repart en Russie (et ce n’est pas du uniquement au pétrole), parce que deuxièmement les infrastructures (le nouvel aéroport en Crimée ainsi que le pont (routier et ferroviaire) sont en train d’être achevés et parce que troisièmement, depuis la mise en place des sanctions, la Russie a accéléré le développement de partenariats avec des pays comme l’Inde, la Chine, la Thaïlande, le Vietnam, la Turquie, le Nicaragua…

        Et les partenariats dont je parle, ça ne concerne pas uniquement le domaine de l’énergie.
        Et je suis sûr que la Russie se tournera à nouveau vers l’Argentine et le Brésil une fois que Macri et Temer auront dégagé (ça m’étonnerais que les deux restent au pouvoir, car depuis leurs prises de fonction, la situation n’a fait qu’empirer dans ces deux pays).
        Donc ceux qui sont en Crimée, dans le Donbass, et dans la partie Est, ils auront la possibilité de développer leur petit commerce. Et ils auront plus de chances que leurs produits trouvent leurs places dans les pays que j’ai cité au-dessus, car en Europe, faut dire ce qui est, on a déjà tout ce qu’il faut dans bien des domaines.


        • Nico 13 Le 15 août 2017 à 14h20
          Afficher/Masquer

          Et puisqu’on parle de l’Ukraine, vous avez vu cette info ?

          http://www.lalibre.be/actu/international/dans-une-ukraine-corrompue-les-agriculteurs-ont-le-sentiment-de-n-avoir-nulle-part-ou-aller-597b79c0cd706e263f10988b

          Donc dans le centre de l’Ukraine, il y a des gars qui forment des bandes et qui cherchent à s’approprier illégalement des entreprises ainsi que des fermes.
          Grâce à la corruption des fonctionnaires, ils ont accès aux registres des entreprises et ils peuvent faire changer les noms des propriétaires.
          Et qui c’est qui défend les propriétaires ? Des bataillons comme Aidar et Donbass. Bataillons qui sont allés semés la terreur à l’Est et qui ont commis des crimes de guerre (ça a même été reconnu par Amnesty International, c’est dire).

          Mais dîtes moi, au fait. Le FMI n’avait pas déclaré qu’ils poursuivraient leurs aides uniquement si le gouvernement luttait contre la corruption ? Mikheil Saakachvili, il n’a pas déclaré fin 2016 que la lutte contre la corruption, c’est du flan et que “Porochenko est en train de piller les Ukrainiens ?” Et malgré ça, le FMI a débloqué 1 milliard début Avril. On nous prend vraiment pour des imbéciles…


          • Vareniky Le 15 août 2017 à 15h02
            Afficher/Masquer

            En Ukraine post-Maidan tout est à vendre.
            Même les diplômes.
            C’est vraiment dommage car le niveau des connaissances et de culture il y a encore dix ans était très élevé.
            Ce qui était folklorique avant 2014, du genre un papier officiel contre une paire de chaussettes achetées sur les étals aux sorties du métro est maintenant à tous les niveaux et sur d’autres montants


            • Nico 13 Le 15 août 2017 à 15h29
              Afficher/Masquer

              Donc les Ukrainiens (niennes) se sont fait complètement roulés (ées) dans la farine.
              Tu confirmes qu’il y a désormais plus de corruption, qu’une partie du pays n’a jamais voulu de ce gouvernement et que la situation économique n’est donc pas prête de s’améliorer.
              Ils peuvent dire merci à l’UE…


  2. Lysbeth Levy Le 14 août 2017 à 08h40
    Afficher/Masquer

    L’Ukraine dès la fin de l’Urss est une création artificielle, figée depuis 1992 lors de la nouvelle indépendance, mais ayant mis en place un état “failli” avec une oligarchie a sa tête et d’anciens apparatchiks de l’ancien régime soviétique. Ici on assiste à un renouveau, car il y a plusieurs “ukraine” l’Ouest étant “phagocyté” par l’Occident et “l’OUN UPA” (Galicie) ayant pris les rênes avec l’aide des exilés de retour pour prendre le pouvoir. Maintenant à l’Est un nouveau pays est né et pas besoin de politiciens ou oligarques et surtout pas d’américains pour construire une nouvelle vie enfin avec des droits démocratiques. La résilience de la population a fait le reste comme quoi une caste politique n’est pas obligatoire, les peuples peuvent très bien se gêrer eux-mêmes et vivre en paix. Vivre en paix avec tous les ukrainiens, qu’il soient ukrainophones ou russophone, tatars, c’est tout le mal qu’on puisse leur souhaiter, sans ingérence étrangère. Je crois qu’a terme une partition du pays soit nécessaire si ces gens veulent vivre en paix en dehors des extrêmistes de l’OUN UPA qui ont repris la main surtout à l’Ouest du pays.


    • Vareniky Le 14 août 2017 à 10h50
      Afficher/Masquer

      Vos commentaires sont souvent très justes. D’ailleurs pour confirmer ce que vous écrivez lors des événements de l’hiver 2014 la population soi-disant représentante de la population ukrainienne étaient cornaqués par des hommes sortants des gros 4*4 immatriculés dans les régions Ouest. Une chose m’amuse aussi en Occident, c’est l’incapacité de voir l’histoire se construire sous ses yeux. Pour exemple, l’extrême gauche pour laquelle l’histoire de la Commune de Paris est une période phare de l’histoire de France, quand la République de Donetsk se construit sur les mêmes principes que celle de la Commune, nous voyons ces malheureux nostalgiques occidentaux lui vomir dessus, et forts de leur capacité a répondre à tout, ils vous diront que ce sont des envoyés de Poutine.
      Le problème c’est que cette structure naissante de Malorossia ne convient pas vraiment aux attentes du gouvernement russe.


      • Catalina Le 14 août 2017 à 11h41
        Afficher/Masquer

        Vareniky,

        bonjour, d’après vous, quelles sont les attentes russes ? parce que personnellement, je pense que ce compromis à tout de l’esprit russe. ;O)
        et je pense aussi que l’attente russe prioritaire est que la paix revienne.


      • Kiwixar Le 14 août 2017 à 14h35
        Afficher/Masquer

        Au vu de la putréfaction en cours de l’Ukraine, la Malorussie peut être un projet de couper l’Ukraine en deux, peut être sur le Dniepr. La partie russophone serait un pays indépendant lié à l’union douaniere eurasienne. La partie occidentale avec ses nazis serait refourguée à l’UE/Otanie, peut être avec une peau de banane pour opposer la Pologne (qui a des vues territoriales sur la zone) et l’Allemagne.

        La Malorussie serait une anti-Ukraine pour la neutraliser, comme Taïwan est une création anti-Chine et le Pakistan une création anti-Inde. Sergey Glazyev a une video sur youtube où il explique cette notion d’antii-adversaire.


  3. Catalina Le 14 août 2017 à 09h45
    Afficher/Masquer

    Etant sur place, je vous mets deux liens concernant l’avenir du Donbass. Vous y verrez une volonté forte non pas de “séparatisme” mais d’un renouveau positif pour toutes les parties.
    Le deuxième lien est l’analyse intelligente de Christelle Néant. Française partie dans le Donbass après avoir été horrifiée du crime d’Odessa. (comme moi même)

    https://dnipress.com/fr/posts/alexandre-zakhartchenko-annonce-la-creation-dun-nouvel-etat-la-malorussie-pour-remplacer-ukraine/

    https://dnipress.com/fr/posts/pourquoi-zakhartchenko-a-t-il-decide-de-creer-la-malorussie-quelques-pistes-dexplication-et-pourquoi-lidee-nest-pas-si-farfelue/


  4. Ardéchoix Le 14 août 2017 à 10h16
    Afficher/Masquer

    @ Catalina
    J’ai été moi aussi horrifié par le crime d’Odessa, une mise à mort de gens non armés par des crapules. A partir de ce jour là dans ma tête, le monde médiatique français a rejoint dans la fosse septique ces hommes sans aucune humanité.


    • Vareniky Le 14 août 2017 à 10h57
      Afficher/Masquer

      D’ailleurs les mêmes moyens ont été utilisés au Venezuela par l’opposition à Maduro, lorsqu’ils ont brulé vif ce malheureux.


    • F C Le 15 août 2017 à 00h17
      Afficher/Masquer

      Je rappèlerai que les victimes brûlés dans la main son des syndicats et qui s’opposaient aux nationalistes de Kiev se déclarent fédéralistes et nullement autonomiste pro russes
      L’idée de Federzlisation de l’Ukraine était la vraie solution qui était soutenue par beaucoup ell aurait permis d’éviter cette guerre stupide que les américains ont su encore provoquer au frontières voir au sein de l’Europe comme ils le firent au Kosovo


      • step Le 16 août 2017 à 16h28
        Afficher/Masquer

        on ne peut faire tenir dans une fédération que des gens qui ont envie de vivre ensemble et veulent s’en donner les moyens, c’est ce que n’avait pas compris les malheureux qui ont péri dans les flammes à Odessa, et beaucoup des eurobéats que l’on croise encore de nos jours. Afficher des beaux principes c’est bien, les pratiquer, c’est mieux, et cela demande une volonté des deux parties. Le discours sur la fédération n’ayant pas eu d’écho politique auprès de la partie “austro-hongroise” de l’Ukraine qui a surtout vu dans l’est de l’Ukraine une région à “mater”, il était déjà hors sujet, quelque soit la bonne volonté probable des fédéralistes russes.


    • Owen Le 15 août 2017 à 18h19
      Afficher/Masquer

      J’imagine que Catalina a pris connaissance des deux vidéos sur l’expert mandaté par l’Ukraine qui devait enquêter sur les morts d’Odessa.
      Ledit expert qui vient de prendre la fuite.
      Et il confirme la préméditation.

      https://www.youtube.com/watch?v=D27TGmZLJms
      https://www.youtube.com/watch?v=MgEZQtugqCo


  5. moshedayan Le 14 août 2017 à 11h07
    Afficher/Masquer

    ” En résumé, si l’Occident envoyait des correspondants impartiaux et compétents en RPD, ils constateraient qu’il n’y a ni « occupation » ni « agression » russe, mais des personnes d’héritage russe décidées à aller de l’avant ” tout est juste Stephen Ebert
    mais vous avez tort de croire que l’on veuille voir ou laisser des “personnes d’héritage russe” aller de l’avant avec Poutine maintenant -selon l’Occident.
    L’Occident n’a qu’un seul objectif (millénaire) imposer son modèle à son seul profit d’ailleurs, donc il faut abattre la Russie et “occidentaliser” l’Ukraine par tous les moyens. Il a fait pareil pour la Yougoslavie qui aurait pu être un “mur alternatif” gênant ses investissements libres dans tous les Balkans. La messe est dite.
    L’Occident n’attend ou ne prépare qu’une chose : la fin de Poutine.
    Mais il peut devenir prudent s’il entrevoit qu’un autre dirigeant russe le remplacera et encore plus déterminé.


    • Pietka Le 14 août 2017 à 11h40
      Afficher/Masquer
    • Kiwixar Le 14 août 2017 à 14h08
      Afficher/Masquer

      L’Otanie « ne souhaite qu’une chose : que la Russie n’existe plus. »
      Elle ne supporte pas les pays « qui ont une âme » (pour reprendre une expression vue sur ce blog).

      Pour le moment, la Russie reste dans les clous avec une banque centrale privée sur le modèle occidental (héritée de l’ère Eltsine de pillage à ciel ouvert), et travaillant « pas forcément » dans l’intérêt de la Russie. Ça peut changer après Poutine qui évite de franchir cette ligne rouge avant d’être prêt (moyens de paiement nationaux et internationaux).

      L’Otanie a fait 2 erreurs fatales : (1) s’attaquer à la Russie sans la tuer, en dévoilant clairement ses objectifs (2) s’attaquer à la Russie et à la Chine en même temps au lieu de les faire s’entretuer. Tant mieux.


  6. Daniel Le 15 août 2017 à 00h26
    Afficher/Masquer

    Excellent! C’est à ce genre de commentaires que l’on voir que “les-crises.fr” devient un site d’information important et qui dérange la pensée unique distillée par la presse des milliardaires: ceux qui le dénigrent viennent plus nombreux y faire leur propagande.

    Note 1: il n’y a pas que des Russes qui viennent combattre du côté du Donbass.
    Note 2: la majorité des habitants du Donbass sont des Russes.
    Note 3: je suis d’origine ukrainienne et j’ai de la famille en Ukraine et en Russie: j’approuve totalement que les jeunes hommes de la famille en Ukraine se cachent pour éviter d’être envoyés comme chair à canon sur le front du Donbass pour une guerre qui ne les intéresse en aucun cas.
    Note 4: Poutine sait très bien que faire: respecter les accords de Minsk ce que l’Ukraine ne fait pas.
    Note 5: le pourrissement et les crimes de guerres sont le fait de l’armée ukrainienne et des bataillons fascistes.
    Note 6: les Ukrainiens fascistes et ami des yankees ne sont pas mes “frères”.


  7. Kiwixar Le 15 août 2017 à 04h21
    Afficher/Masquer

    Otanie 1980-2000 : crapules intelligentes, suprématie aerienne (F15, etc), porte-avions, suprématie du dollar, pétrole (pic pétrolier US dans les années 70), aura, réalisme.

    Otanie 2000-2020 : crapules pas intelligentes (néo-cons), pas de suprématie aérienne (F35, la moitié des B52 et B1 pas en état de voler), porte-avions obsolètes, résidus de pétrole (schiste US, mer du Nord), réputation cataclysmique, déni généralisé.

    Les Russes mettent en application le vieux dicton chinois : « assis-toi près de la rivière, tu verras passer le cadavre de ton ennemi… »
    D’où leur patience et leur retenue.


Charte de modérations des commentaires