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1.février.20191.2.2019 // Les Crises

Royaume-Uni : Corbyn approuve un deuxième référendum après que May bloque le débat sur son plan pour le Brexit.

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Pour un autre regard, voici la vision – toujours orientée 🙂 – des trotskystes américains

Source : World Socialist Web Site, Chris Marsden, 23-01-2019

Le dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn a soutenu un amendement qui demande que le Parlement puisse se prononcer sur la tenue d’un deuxième référendum. Ce référendum tranchera sur le maintien de l’appartenance à l’Union européenne (UE). Ce geste n’engage pas Corbyn à appuyer un référendum si un référendum devait avoir lieu. Cela est censé représenter le «vote du peuple» exigé par Tony Blair et sa fraction de l’aile droite de son parti. Le Parti travailliste le proposera comme une autre solution de rechange si le Parlement ne soutenait pas son plan de rechange pour le Brexit. Ce plan vise un accès en franchise de droits au marché unique européen par une union douanière, ou un autre accord qui remporte une majorité parlementaire.

Cependant, Corbyn a cédé une fois de plus à la droite de son parti. Cela risque d’aliéner les députés qui sont sceptiques quant à l’effet d’un deuxième référendum sur l’appui aux travaillistes. D’autant plus que cela survient après des sondages qui suggèrent que jusqu’à un tiers des électeurs travaillistes potentiels sont contre un deuxième vote.

Il ne parle plus d’exiger des élections générales, depuis la défaite d’un vote de défiance à l’égard du gouvernement du Premier ministre, Theresa May, la semaine dernière. Les députés de May qui soutiennent un Brexit sans accord et ceux du Parti unioniste démocrate (Democratic Unionist Party – DUP), ont soutenu son gouvernement après avoir voté contre son projet de Brexit.

Le plan de rechange de Corbyn pour le Brexit va maintenant faire l’objet d’une attaque féroce de la part des partisans de « Rester », qui l’affirment irréalisable au regard des règles de l’UE.

Les amendements des travaillistes sont arrivés après la présentation par May de son «plan B» pour le départ de la Grande-Bretagne de l’UE qui s’est avéré être plus ou moins une reformulation de son «plan A». Après le rejet de son accord de retrait et l’échec de son vote de censure ont obligé May de revenir à la Chambre des communes. Elle a dû faire une déclaration et répondre aux questions de plus de 100 députés pendant plus de deux heures. Les négociations avec les partis d’opposition ont continué lundi matin.

Ces pourparlers n’ont donné qu’une indication que l’extension de l’article 50 [du Traité de Lisbonne (actuellement deux ans depuis le 29 mars 2017)] et le report de Brexit pourraient être possibles. May avait affirmé que son accord négocié était la seule alternative à un Brexit sans accord – laissant l’UE sans accord commercial – et s’opposerait aux demandes d’un second référendum et obtiendrait une majorité pour ce faire.

Plutôt que de «retourner devant peuple britannique pour un second référendum… Notre devoir est de mettre en œuvre la décision du premier», a averti May. Agir autrement « pourrait nuire à la cohésion sociale en sapant la confiance dans notre démocratie », alors qu’elle ne « croyait pas qu’il existe une majorité pour un second référendum », même au Parlement.

May s’est surtout concentré sur l’apaisement des inquiétudes de sa faction favorable à un Brexit du et du DUP, dont elle dépend pour une majorité de 10 députés. Mais elle veillerait à ce que le «filet de sécurité » proposé, convenu avec l’UE sur le commerce avec la République d’Irlande. La. solution doit empêcher à la fois « une frontière dure entre l’Irlande du Nord et l’Irlande» et «une frontière à travers la mer d’Irlande» entre l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni. De surcroît elle doit le faire «d’une manière qui puisse bénéficier du meilleur soutien possible dans le Parlement».

Les futures relations commerciales avec l’UE seraient également «plus précises», notamment en permettant aux parlementaires d’aider à définir «notre mandat de négociation». Enfin, en guise de concession pour amadouer les partisans de Blair pour justifier leurs discussions avec son gouvernement, elle accepterait un amendement proposé par le député John Mann. L’amendement déclare «que le Parlement devrait pouvoir examiner toute modification apportée par l’UE» à la législation sur l’emploi et l’environnement.

L’accord renégocié par May ne serait toutefois pas soumis à un vote le 29 janvier. Les négociations seraient en cours et elle se contenterait de déposer une déclaration ministérielle écrite et de «déposer une motion en termes neutres sur cette déclaration».

Dans son rôle de rédacteur en chef du Evening Standard, l’ancien chancelier conservateur en chef, George Osborne, a déclaré que May «ne prendra jamais les mesures nécessaires pour obtenir un appui multipartite important en faveur d’un accord Brexit. Car cela romprait davantage les conservateurs… ce qui signifie qu’elle serait en faveur de Brexit sans accord plutôt qu’aucun Brexit».

Cela a souligné que l’acceptation par Corbyn d’un deuxième référendum est essentielle pour renverser le Brexit. L’élite dirigeante britannique le considère comme vital parce qu’elle dépend de l’UE pour 40 pour cent de ses échanges commerciaux et pour attirer les investissements spéculatifs dans la City de Londres.

Plus tôt dans le débat, Corbyn semblait prêt à décevoir les hommes d’affaires que lui et le chancelier fantôme John McDonnell ont passé des mois à courtiser.

Répondant à la question de May, Corbyn a qualifié ses pourparlers multipartites – auxquels assistaient les partisans de Blair: Chris Leslie, Luciana Berger et Chuka Umunna – de «simulacre», lui a demandé de confirmer qu’elle exclut un «Brexit sans accord» si le Parlement adopte un amendement, et de «considérer» le cas pour un second référendum.

Des hommes d’affaires de premier plan ont été cités exprimant leur consternation face à l’impasse et au danger de voir le Royaume-Uni se laisse tomber hors de l’UE. Par conséquent ils feraient face à des tarifs commerciaux, des contrôles aux frontières et des échanges aux conditions de l’Organisation mondiale du commerce. Carolyn Fairbairn, directrice générale de la Confédération de l’industrie britannique, s’est plainte : «Le Parlement reste dans l’impasse alors que la pente jusqu’au bord d’une falaise s’intensifie. Le gouvernement devrait accepter qu’aucun Brexit sans accord en mars 2019 ne soit de mise.»

Dans le Financial Times, Robert Shrimsley a écrit à propos du «jour du jugement» de Corbyn et du «fait qu’il a été prise en défaut… Peut-être les conservateurs ont-ils la responsabilité du Brexit, mais si la Grande-Bretagne se laisser tomber hors de l’UE sans un accord, le dirigeant travailliste qui n’a pas réussi à le stopper sera aussi largement mis en cause.»

L’Allemand Der Speigel a écrit que : «ceux qui espèrent que Brexit peut encore être évité» veulent «attendre que toutes les tentatives de May pour parvenir à un compromis soient dans l’impasse avant de pousser pour un deuxième référendum à la dernière minute. Pour que cette stratégie fonctionne, ils ont toutefois besoin de l’appui du Parti travailliste, mais le chef du parti, Jeremy Corbyn, a opté jusqu’à présent pour un rôle beaucoup plus destructeur » – fondé sur sa conviction «qu’il a une chance de la remplacer comme Premier ministre».

Au sein du parti, le secrétaire fantôme du Brexit, Keir Starmer, a déclaré dimanche à l’émission «Andrew Marr Show» de la BBC que c’était «inévitable» que la date de sortie soit reportée, mais que les travaillistes devaient rapidement passer de l’échec de la demande d’élections générales à un soutien «à un vote public – c’est pour cela que nous avons fait passer notre politique de conférence vers un vote public…» pour remédier à cette situation.

Le député travailliste David Lammy a déclaré à Sky News que Corbyn était en train de «modifier les objectifs» en préparant un deuxième référendum. «C’est maintenant le temps de faire preuve d’autorité». En faisant référence aux plans en cours de ses alliés, les partisans de Blair dirigés par Umunna, il explique: «un petit groupe dans notre parti est tellement frustré et a tellement de griefs qu’on craint qu’il aille former un autre parti.»

Comme pour la formation du Parti social-démocrate, «le danger est, tout comme en 1983, qu’un nouveau parti construit autour d’une relation avec l’Europe maintienne le Parti travailliste hors du pouvoir pendant une génération.»

Ces bifurcations de dernière minute et ces menaces de scission ont rempli leur fonction. À 67 jours du Brexit prévu pour le 29 mars, une fois de plus, Corbyn a laissé tomber et s’unit à son aile droite.

Corbyn a également donné son appui tacite aux amendements proposés hier soir avec le but d’empêcher un Brexit sans accord à court terme. Parmi eux celui d’Yvette Cooper donnerait du temps pour un projet de loi qui fournirait au Parlement le pouvoir d’appuyer une prolongation de l’article 50. Cela donnerait à May jusqu’au 26 février pour faire adopter son entente par le Parlement, avant de donner aux députés le pouvoir de décider combien de temps il faut pour retarder le Brexit. Autre partisan de Blair, Hilary Benn a également déposé un amendement, demandant une série de votes indicatifs «sur la voie à suivre .

(Article paru d’abord en anglais le 22 janvier 2019)

Source : World Socialist Web Site, Chris Marsden, 23-01-2019

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Christophe Foulon // 01.02.2019 à 06h49

Je doute que la reine (qui a apposé son sceau royal sur le premier vote) goute ces manœuvres tortueuses de ces apprentis dictateurs, il suffira qu’elle fasse un royal commentaire de quelques mots pour les mettre tous à genoux et défaire leur réputation vis à vis de l’opinion publique.

God save the queen

22 réactions et commentaires

  • tchoo // 01.02.2019 à 06h47

    Je ne sais pas vous, mais là je n’y comprend plus rien

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    • Narm // 01.02.2019 à 08h12

      y a rien a comprendre, je l’ai dit dès le début, l’Angleterre ne sortira pas, ils revoteront

      la politique est juste un théatre….

        +17

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      • land plao // 01.02.2019 à 17h45

        Vous fantasmez, c’est les Anglais qui ne votent pas l’accord approuvé par l’Europe et May…

        La seule chose à comprendre c’est qu’un référendum gagné avec 2% des voix grâce, en plus, à une campagne totalement démagogique (c’est malheureux mais bon…) ce n’est pas suffisamment stable pour entreprendre sereinement des changements de l’ampleur d’un Brexit.

          +2

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    • Caliban // 01.02.2019 à 09h05

      C’est d’autant plus incompréhensible que des élections européennes étant prévues en mars, si le RU demeure cela signifie qu’ils n’auront aucun député au Parlement.

      Terrible aveu que cette enceinte
      • ne sert à rien sinon rémunérer grassement quelques politiciens dont la scène politique nationale n’a plus voulu
      • est juste un club de rencontres

      Dit autrement, tout se joue dans les instances non élues :
      • à la Commission et son vivier de lobbystes inside
      • à la Cour de Justice et son petit cénacle de juristes/économistes missionnés pour soumettre le droit au principe d’utilité (https://www.youtube.com/watch?v=lLA3mypXWCc)
      • à la Banque Centrale pour acheter les bourses nationales

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    • MDacier // 01.02.2019 à 12h37

      Idem!
      Soit la traduction est fumeuse, soit c’est fumeux.
      :\

        +2

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  • Christophe Foulon // 01.02.2019 à 06h49

    Je doute que la reine (qui a apposé son sceau royal sur le premier vote) goute ces manœuvres tortueuses de ces apprentis dictateurs, il suffira qu’elle fasse un royal commentaire de quelques mots pour les mettre tous à genoux et défaire leur réputation vis à vis de l’opinion publique.

    God save the queen

      +41

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  • Pol ux // 01.02.2019 à 07h07

    Pourquoi les britanniques ont-ils des scrupules ?
    ils ont compris que L’UE est un régime mauvais. Une sortie sans accord mettrait L’UE à genoux en effet. Mais les peuples leur seraient reconnaissants pour la seconde fois dans l’histoire. La première étant leur victoire à Waterloo en 1815.

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  • Igor // 01.02.2019 à 08h13

    Ce qui est curieux c’est cette europe des marchands qui préconise depuis des décennies la déréglementation, aujourd’hui lors du brexit les mêmes ont absolument besoin du politique et d’une réglementation. …finalement la déréglementation est bien une forme de réglementation au profit des marchands et qui a le très gros avantage de se passer de la democratie..

      +41

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  • Mustang98 // 01.02.2019 à 08h20

    Où l’on s’aperçoit que le patriotisme à géométrie variable n’est pas une exclusivité française !!!

      +6

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  • Albert Charles // 01.02.2019 à 08h26

    Rappel: avant le référendum, Cameron (PM) avait déjà négocié un accord spécifique pour le Royaume Uni, en cas de “Remain”. Et l’on connaît maintenant l’autre accord (avec May) pour le Brexit. Comme toujours, les Britanniques passent leur temps à négocier leur présence, ou leur départ, de l’Europe, avec la complicité bienveillante de la Commission. C’est congénital à la relation du RU avec les Européens: l’adhésion des Britanniques à la CEE avait déjà commencé de cette façon: un pied dedans, un pied dehors. Tout dépend des avantages: I want my money back, disait Thatcher. Bref: que peut-on construire de commun avec des rapports internationaux comme ça ? Et maintenant, certains veulent un 2ème référendum, contaminés par cette maladie européenne qui consiste à faire revoter les gens jusqu’à ce qu’ils votent …BIEN. Et nous, citoyens européens, on va se laisser balader par les Britanniques, longtemps, comme ça ? Et si on demandait un référendum (RIC) pour dire si on est d’accord que les Britanniques restent dans l’UE, même s’ils décident (après un 2ème, un 3ème, ou un 4ème référendum) de rester dans l’UE? D’autant que, dans ma région, les Britanniques installés ont fait grimper les prix des logements et pratiquent un communautarisme méprisant pour les habitants locaux: achat de produits britanniques exclusivement, appels exclusifs aux artisans britanniques, etc. Alors, vite, le Brexit ! Et sans deal SVP !

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  • Babar // 01.02.2019 à 08h59

    Juncker l’a dit il n’y a pas de vote qui tienne contre les traités. On a connu notre précédent en 2005. Une fois rentré dans l’UE on en sort plus! On reculera la date butoir pour le Brexit jusqu’à ce qu’un nouveau référendum au résultat assuré pour le “remain” soit lancé.
    D’ici là il suffit d’accroître la liste des catastrophes annoncées en cas de Brexit et vous pouvez compter sur l’imagination des politiques et économistes.

      +7

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  • Kokoba // 01.02.2019 à 09h27

    Les élites Britanniques sont bien du même niveau que les élites Françaises.
    A force d’y travailler, ils vont peut-être bien finir par obtenir l’abandon du Brexit.
    Je suis curieux de voir comment le peuple Anglais va réagir si cela arrive vraiment.

      +12

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  • Eric83 // 01.02.2019 à 09h49

    Nous avons encore pu constater hier que l’UE est le cimetière de la démocratie. Les british ont ô combien raison de quitter l’UE et la France devrait faire de même au plus vite.

    Le Parlement européen a reconnu hier comme Président du Vénézuéla par intérim “légitime”, bien que NON ELU, Juan Guaido lors du vote de la résolution RC-B8-0082 / 2019 avec 439 voix Pour, 104 contre et 88 Abstentions. Résolution dont la lecture provoque déjà une très forte indigestion de propagande.

    Concernant les députés français présents, 29 ont voté Pour, 24 Contre et 6 se sont abstenus.

    Parti Populaire Européen Démocrates-Chrétiens 18 / 20 – les 18 POUR
    Europe des Nations et des Libertés 11 / 15 – les 11 CONTRE
    Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique 4 / 5 – les 4 CONTRE
    Verts / Alliance Libre Européenne 6 / 6 – 5 C / 1 P
    Europe de la Liberté et de la Démocratie Directe 4 / 6 – les 4 POUR
    Alliance Progressiste des Socialistes Démocrates au PE 10 / 12 – 3 C / 5 N / 2 P
    Alliance des Démocrates et des Libéraux de l’Europe 5 / 7 – 1 N / 4P
    Non inscrit 1 / 3 – 1 C

    Constat édifiant sur la “démocratie” de l’UE,, 28 des 29 députés français qui ont voté POUR la résolution sont membres d’un parti dont le nom contient le terme “démocrate” ou “démocratie”.
    En fait, en seconde langue pour les français, c’est la novlangue qu’il faut apprendre au plus vite.

    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=P8-RC-2019-0082&language=EN

      +26

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  • Kiwixar // 01.02.2019 à 09h53

    J’ai l’impression que le naufrage de l’occident, c’est cet arc-boutisme, cette incapacité à faire des compromis avec ses compatriotes, pour établir un projet d’avenir partagé par les 2/3 des gens. On a dans chaque pays, 2 moitiés qui ne se côtoient plus, ne se comprennent plus, se méprisent, se haïssent, avec une ptite minorité (20%?) ayant le pouvoir temporairement grâce à un mode de scrutin légal mais injuste.

    Et alors, ils y vont à fond, sans scrupule. Et les bourgeois qui se croient de gauche parce “qu’ils ont un ami LGBTQ” trouveraient “ok” de “deader” les “deplorables”, inutiles, “sans-dents”, “qui n’ont pas les sens de l’effort”.

      +15

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    • Ives // 01.02.2019 à 11h21

      Peut-être que la petite minorité a tout fait pour que le reste se divise, ne se parle pas?
      Je vais prendre un exemple : quand j’étais jeune, il n’y avait que 2 ou 3 chaines de télé. Résultat, dans la cour du collège on pouvait discuter ensemble de ce que l’on avait vu la veille. Dans les années 80, augmentation du nombre de chaines, chouette, on a la liberté de regarder plein de films, de documentaires. Résultats : ça vous arrive souvent de discuter de ce que vous avez vu la veille avec des collègues de boulot?? On n’est même plus capable de partager un film, une émission.
      Et franchement, je ne vois pas comment faire marche arrière. A part une grosse catastrophe peut-être, parce que les grands moments de liesse populaire (style victoire coupe du monde) çà me semble un peu trop médiatiquement survendu et peu spontané.

        +9

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  • Le Rouméliote // 01.02.2019 à 11h08

    Ce que je comprends, c’est que Corbyn est en train de se “tsipraïser”, de baisser la culotte devant l’UE. Toutes les jérémiades des uns et des autres pour “renégocier l’accord” sont une gigantesque farce : l’UE ne veut rien renégocier du tout ! Elle l’a dit et répété et on a l’exemple de la Grèce. Quand c’est “Nein !”, c’est Nein !
    Vivement un bon hard brexit, avant un beau frexit sans négociation !

      +27

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    • Caliban // 01.02.2019 à 12h03

      Plus vraisemblablement M. Corbyn joue un jeu bassement politicien sur la scène intérieure pour la conquête du pouvoir. Au lieu de s’en tenir au principe du peuple souverain, il lit les sondages.

      Une autre forme de gouvernance par les nombres, dans laquelle les gouvernants n’agissent plus mais réagissent à des stimuli chiffrés (agence de notation, instituts de sondage, pib, …). Je suggère ce lien du juriste Alain Supiot (prof. au Collège de France, membre de l’OIT) car il me semble que ses analyses très stimulantes sont chaque fois confirmées : https://www.youtube.com/watch?v=q72RTYDtkY8

        +5

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  • Czerny // 01.02.2019 à 12h24

    Les british sont en train de comprendre que l’UE ,c’est comme Hotel California:” You can check out any time you like,
    But you can never leave!’

      +4

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  • Chris // 01.02.2019 à 14h09

    Deuxième référendum ?
    J’en doute, d’autant plus que la Reine a signé le décret du Brexit, une signature qui a tout son poids n’en déplaise aux parieurs.
    Je préfère cette autre analyse :
    http://lesakerfrancophone.fr/royaume-uni-vent-de-panique-chez-les-anti-brexit
    “La plus grande inquiétude d’un Brexit dur est la révélation du manque de pouvoir de négociation de l’UE sur ses États membres. Bruxelles continue à se présenter comme invincible et indispensable, mais cette image est brisée par un Brexit « No-Deal » que toute la classe politique européenne s’est acharnée à empêcher.

      +7

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  • Dbon // 02.02.2019 à 11h48

    Tout ce cirque pour refaire voter les Britanniques.
    Annuler le premier référendum.
    C’est l’objectif commun de l’UE et de tous les partis anglais.
    Tous ces soit disant négociations difficiles n’ont qu’un seul objectif, ils sont tous d’accord, faire revoter et revoter jusqu’à ce qu’ils votent bien.

      +3

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