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6.décembre.20186.12.2018 // Les Crises

Divorce à l’anglaise : Brexit introuvable, Europe improbable… Par Guillaume Berlat

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 03-12-2018

« Le mariage est la cause principale de divorce » nous rappelle Oscar Wilde. Le mariage contre-nature du Royaume-Uni avec la Communauté économique européenne (CEE) en 1973 (souvenons-nous des fortes réticences du général de Gaulle à l’encontre de ce projet auquel il avait mis son veto) débouche tout naturellement sur un divorce avec l’Union européenne (UE) en 2019 (conséquence du vote du peuple britannique en faveur du « Brexit » du 23 juin 2016)1. L’Histoire reprend le dessus après un intermède de moins d’un demi-siècle, 46 ans plus précisément. Un retour pur et simple à la normale, à la vocation insulaire de ce pays. Tout est bien qui finit bien, pourrait-on dire ! Sauf que cette plaisanterie lancée depuis deux ans ne pourrait être que les zakouskis d’un festin encore plus indigeste concocté par les peuples dans un avenir pas si éloigné. Qui sait ?

Les caves se rebiffent aux quatre coins de l’Europe contre les Diktats et autres Oukazes venus d’un monstre européen qui ne cesse de les mépriser. Revenons un instant sur ce tsunami, ce séisme de forte magnitude que représente le « Brexit ». Alors qu’il remonte à juin 2016, aucune conséquence de ce signal fort n’a, semble-t-il, été tirée depuis. Au niveau européen, c’est « business as usual ». Or, pour prévenir la répétition de tels phénomènes – dont la survenance n’est pas exclue – l’on se contente de remèdes anodins, de remèdes de bonne femme qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Un éternel remake de la politique du chien crevé au fil de l’eau qui conduit naturellement aux prémices de « l’étrange défaite » (Marc Bloch).

UN SÉISME DE FORTE MAGNITUDE

Le présent est souvent une préfiguration du futur même si les élites font sembler de ne rien voir et de moquer les Cassandre. Ils n’ont toujours rien compris à la claque anglaise administrée il y a plus de deux ans. Manifestement, ils ne semblent pas avoir compris que les prochaines élections au Parlement européen pourraient se transformer en magistrale fessée populaire, en grave déculottée des élites.

La claque anglaise présente

Une fois le divorce à l’amiable prononcé à Bruxelles dans une atmosphère morose, il reste – et ce n’est pas le moindre des problèmes – à déterminer les conditions concrètes de la séparation. Et, dans la diplomatie, comme dans d’autres domaines, le diable se cache dans les détails.

Le divorce est consommé. En ce dimanche 25 novembre 2018, les chefs d’État et de gouvernement des 28 actent les grandes lignes de l’acte de séparation entre Londres et ses Vingt-sept partenaires2. Deux documents (un pavé de presque 600 pages, assorti d’une déclaration politique esquissant la relation future entre le Royaume-Uni et l’UE)3 scellent ce constat de désaccord, d’incompatibilité d’humeur entre la Perfide Albion (moins habile négociatrice que dans le passé)4 et le continent européen5. En plus de l’adoption avec Londres de ces deux documents, les Vingt-Sept endossent en parallèle une autre déclaration soulignant leurs priorités pour la future négociation : la pêche, éviter le dumping économique, etc.

Cette nouvelle négociation, qui promet d’être aussi complexe et dure que celle du divorce, commencera formellement entre Londres et Bruxelles dès le 30 mars 20196. Ainsi, une nouvelle page dans la relation tumultueuse entre les deux parties s’ouvrira7. Nul ne peut encore dire à ce stade de quoi l’avenir sera fait ! Tony Blair se montre pessimiste sur l’avenir de l’accord, envisageant même la tenue d’un second referendum.8 Faisons preuve d’un minimum de patience et nous verrons bien sur quoi débouche le Brexit pour le Royaume-Uni et pour ses Vingt-Sept partenaires !

Le pire est à venir. En principe, les futures discussions devraient en principe aboutir à un accord de libre-échange, assorti d’une série de conventions bilatérales (sécurité, pêche, etc…) au plus tôt d’ici fin 2020. Ou fin 2022, si les Britanniques décident de prolonger la période de transition9. Ce sommet du 25 novembre 2018 pend acte en effet une étape essentielle d’un processus désormais difficilement réversible : le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Ce n’est pas une victoire, c’est un divorce. Et un dimanche matin, personne n’a envie de s’attarder à Bruxelles » glissait un diplomate ces derniers jours10. Petit à petit, la page d’une communauté réduite aux acquêts se tourne. Si le Parlement de Westminster accepte les termes de l’accord conclu le 25 novembre 2018, le Royaume-Uni verra dans les prochaines années si la séparation est plus profitable ou non que le maintien de la coexistence conjugale. Theresa May semble, aujourd’hui, avoir plus de fil à retordre avec son Parlement britannique – au sein duquel la démocratie est particulièrement vivace – qu’avec les Vingt-Sept – au sein desquels le mot démocratie est un gros mot, une incongruité. Telle est la réalité d’une construction qui était faite pour les peuples et par les peuples et qui l’est en réalité par les élites et une technostructure incontrôlée et incontrôlable.

La claque populaire future

La défaite des élites. L’Union européenne sort groggy de cet épisode britannique, elle qui se pensait solide comme le roc. Elle se prépare – elle ne se prépare pas, pour être plus exact – à un nouvel Uppercut que risquent de lui envoyer les peuples européens à l’occasion des prochaines élections au Parlement européen du 26 mai 2019, la mettant ainsi au tapis. Au château, Jupiter et ses serviles courtisans commencent tout juste à percevoir les risques d’un vote protestataire qui verrait le Rassemblement national arrivait en tête du scrutin en France et les partis euro-sceptiques l’emporter chez nos partenaires11. Un soufflet diplomatique cru 2019. Une Berezina de la bienpensance, du prêt-à-penser face aux populistes (terme vague et difficile à définir)12, nationalistes et autres souverainistes honnis. « Le populisme a quelque chose à voir avec la mémoire des peuples : c’est une manière de faire appel à leur inconscient, chargé de souvenirs déposés par l’Histoire »13. Or, nos élites ne semblent pas vouloir comprendre qu’elles sont les représentants du peuple qui est souverain quoi qu’elles puissent dire (« la peste brune », la « peste jaune » … en parlant du mouvement de protestation des « gilets jaunes » que les petits marquis de Bercy n’avaient pas anticipé, eux qui disposent de la Vérité révélée).

Force est de constater que les élites sont fatiguées en Europe et, en particulier, des deux côtés du Rhin (Cf. l’inexistence du couple franco-allemand). L’Union européenne n’a plus les faveurs de ses citoyens auxquels elle était censée apporter bonheur et prospérité dans un havre de paix à l’abri des multiples convulsions d’un monde sans maître et sans règles. Or, les peuples ne sont pas écoutés. Ils sont tenus à longueur de gaffe tels des benêts incultes et incapables de comprendre le monde et ses spasmes.

La revanche des peuples. Imagine-t-on un seul instant que les peuples incultes se rebellent contre les technocrates arrogants pour leur infliger une déculottée mémorable ? À trop les mépriser, les peuples finissent toujours par se rebiffer. Le Brexit fut leur premier geste de mécontentement face au monstre enfanté par les membres de l’Union européenne au fil des ans. Il y en aura vraisemblablement beaucoup d’autres dans les mois, les années à venir. Quelques piqûres de rappel pour nos amnésiques et autres somnambules qui se prétendent hommes et femmes d’État alors qu’ils ne sont que de vulgaires hommes et femmes politiques, terme pris dans son acceptation la plus péjorative. Cela crève les yeux pour celui qui prend la peine de mesurer le déficit de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Et si rien ne change, c’est un gouffre qui risque de s’installer partout en Europe, voire déboucher sur un retour de l’Histoire des années 1930. À quand un discours de la méthode pour sortir du chaos dans lequel elle se trouve ?

Les coups de boutoir de Donald Trump contre l’Union européenne (technique du croc-en-jambe)14 ne lui fournissent-ils pas une occasion rêvée pour repenser sa nature, son périmètre, son fonctionnement ?15 Toutes questions auxquelles il serait urgent de répondre si l’Union européenne ne veut pas subir le sort de feu la SDN en 1940. Mais, nous n’en sommes pas là. En effet, Emmanuel Macron commence seulement à découvrir aujourd’hui ce qu’est véritablement une Europe sans cap, sans objectifs précis et sans moyens de lutter contre ses concurrents directs (États-Unis, Chine)16. Une Europe qui ne sait pas où elle va !

Une Europe à la dérive. Une Europe qui fonce dans le mur en accélérant et en faisant usage de son avertisseur sonore et lumineux. Telle est, une fois de plus, la dure réalité d’une construction européenne sur des sables mouvants. L’édifice se fissure au fil des mois, au fil des ans mais l’architecte ne se précipite pas pour éviter que l’immeuble bruxellois ne s’effondre comme les immeubles de Marseille, il y a peu.

En raison de la gravité du mal qui frappe le continent européen, il aurait été utile si ce n’est indispensable, de se pencher sérieusement sur les raisons de la colère des peuples (symptômes du mal européen) afin d’y apporter les réponses indispensables. Or, à ce jour, nous sommes encore loin du compte.

UNE FORCE D’INERTIE INCOMMENSURABLE

Alors que le mal profond dont souffre l’Europe est gravissime, les médecins penchés à son chevet lui prodiguent bonnes paroles et remèdes inadaptés. Et la situation pourrait dégénérer sur un cancer généralisé par prolifération incontrôlé des métastases.

Un cancer généralisé inquiétant

Le moins que l’on soit autorisé à dire est que pour recoudre une Europe en lambeaux, il faudrait en finir avec l’Europe de l’improvisation qui nous a conduit au point où nous nous trouvons aujourd’hui, sans parler de ce qui risque de se passer demain.

Une Europe déchirée. Quoi qu’en disent les fédéralistes/fédérastes invétérés qui prétendent que l’Europe n’est pas le problème mais la solutions17), l’Union européenne ressemble de plus en plus à une désunion de l’Europe18. L’unanimité des Vingt-Sept est des plus fragiles19. À la première occasion (statut de Gibraltar, accès des pécheurs européennes aux zones britanniques, statut de l’Irlande…), cette splendide unanimité risque de voler en éclats au sein d’une Europe passablement fracturée (Groupe de Visegrad auquel il faut ajouter l’Autriche, l’Italie…). La position de l’Allemagne est loin d’être claire20. C’est à une véritable crise structurelle, systémique que l’Union européenne est confrontée. Les maux sont bien documentés.

Le patient est incapable de faire face aux défis de toutes natures qui l’assaillent : défi migratoire (avec les pays du Sud)21 en priorité, défi climatique (au sein même de l’Union avec les pays accrocs du charbon), défi commercial (avec la Chine en particulier22), défi identitaire (avec les États de l’Union qui veulent affirmer ce qu’ils sont), défi sécuritaire (face au terrorisme et face aux Américains23), défi numérique (face aux GAFAM), défi budgétaire (aménagement de la zone euro renvoyé aux calendes grecques)24, défi financier (rôle de la Banque centrale européenne25) … À titre d’exemple, une défense européenne indépendante est la condition d’une existence politique de l’Europe en tant qu’alliance libre des peuples libres choisissant leur destin26. Mais, nous en sommes encore loin aujourd’hui.

Une Europe de l’improvisation. Or, face à toutes ces crises, un constat s’impose : l’Union européenne improvise. Elle ne sait pas anticiper les crises27. Ce qui est grave et explique en partie sa dérive continue. Il nous semblait que gouverner, c’était prévoir. À Bruxelles, gouverner, c’est procrastiner. On s’écharpe sur des virgules, des mots, laissant de côté la substance pour éviter les problèmes. Au passage, on s’échange quelques amabilités par tweets interposés. Pire encore, chacune des crises dévoile la vulnérabilité de l’Europe en dépit de la présence d’une cohorte de pseudo-experts de la chose bruxelloise.

L’Union se révèle être une Europe de l’évènementiel. Le conseil européen en fournit un brillant exemple, sorte de guignol – en moins sympathique et moins humoristique – qui est incapable de la moindre réflexion suivie d’une action cohérente et déterminée. Existe-t-il une feuille de route agréée par tous les États membres de l’Union européenne pour la prochaine décennie ? La réponse est négative. On navigue à vue en adepte bien connu de la diplomatie du chien crevé au fil de l’eau, de la diplomatie de la godille, de la diplomatie de l’essuie-glaces (un sujet chassant l’autre). Pire encore, l’Union ignore la volonté des peuples28. Et fait ainsi le jeu des populistes. Sa politique arrogante en est le meilleur des carburants. Pour ce qui est des remèdes à la crise, vous repasserez. Circulez, il n’y a rien à voir.

Un remède de bonne femme

Une fois de plus, nos dirigeants commencent à peine à désiler les yeux. Ils en sont encore au temps de la sidération (un homme surpris est un homme désarmé, dit-on, ce qui vaut encore plus pour les dirigeants européens). À quand le temps béni de la réflexion, terme qui a de moins en moins cours dans notre civilisation médiatique de l’instantanéité, du buzz, du panurgisme de la pensée pour ne pas dire de la dictature de la pensée ?

Le temps de la sidération. Comme dit l’autre : « L’histoire fourmille d’évènements tragiques, nous les regardons avec une ignorance qui alimente notre méfiance »29. Alors que le mal nécessiterait un remède de cheval, on s’en tient aux remèdes classiques : politique du chien crevé au fil de l’eau, création d’un comité Théodule (à l’instar du haut conseil pour le climat pour calmer la colère des « gilets jaunes »30), procrastination à l’infini sur des problèmes de procédure, refus d’établir des priorités entre l’accessoire et le principal, politique de l’anathème à l’encontre des euro-sceptiques, diplomatie de la sanction des déviants31 en lieu et place d’une diplomatie du compromis et de la conciliation, diplomatie de Tartuffe (cachez ce mal/sein que je ne saurais voir, … ).

Quand notre Jupiter bien aimé – qui ne dort que quelques heures par nuit et s’agite dans tous les sens comme un ludion – trouve-t-il le temps de se poser pour réfléchir calmement aux défis auxquels il est confronté et doit apporter une réponse cohérente ? La réponse est dans la question. Emmanuel Macron confond allégrement urgence et précipitation. Nous en mesurons quotidiennement les résultats désastreux tant sur la scène intérieure que sur la scène internationale32.

Le temps de la réflexion. Dans un monde raisonnable, les chefs d’État et de gouvernement devraient décider une pause pour ce bateau ivre, une réflexion pour s’accorder sur les causes de la dérive inquiétante du navire qui a pour nom Europe et, seulement ensuite, un consensus sur grands principes devant guider le changement de cap. Or, il n’en est rien. On continue comme avant. Le Congrès s’amuse de conseil en conseil européen avec la même liturgie. Que propose Emmanuel Macron avec une constance qui mérite louange ? La création d’une armée européenne33 dont personne ne veut34, et surtout pas les Américains qui tiennent à l’Alliance atlantique comme à la prunelle de leurs yeux pour maintenir les Européens dans un état de servitude volontaire. Quant à notre brillant ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, il vient de lancer son « Mouvement des progressistes bretons – Breizh Lab » pour que les hommes et femmes de bonne volonté se retrouvent autour des valeurs de développement économique, de partage social, d’engagement européen, d’écologie et d’humanisme35.

L’objectif est de faire face aux dangers qui menacent l’Europe et la France. Nous craignons fort que cette initiative, si intéressante soit-elle, relève du cautère sur une jambe de bois. Quant à la ministre en charge de l’Europe, elle brille par son inconsistance.

« Une place pour les rêves. Mais les rêves à leur place » (Robert Desnos). Finis les rêves d’une Europe éternelle bâtie par les peuples, pour les peuples et avec les peuples ! Finis les rêves d’une Europe protectrice contre les méfaits d’une mondialisation débridée ! Finis les rêves d’une Europe antidote contre les fièvres nationalistes ! Finies les rêves d’une Europe puissance qui compte sur la scène internationale ! L’Europe vit un cauchemar dont elle ne parvient pas à sortir faute de lucidité et de réalisme. L’Union européenne est un organisme affaibli, miné de l’intérieur. « Pyromanes pompiers, les dominants condensent leur hypocrisie sociale dans un vocabulaire obscurantiste. Ils occultent leur responsabilité en feignant de se lamenter sur des effets dont ils sont la cause »36. Il n’y aura de réelle valeur ajoutée de l’Europe que lorsque cette dernière aura avancé sur la voie de sa refondation politique. Et c’est précisément ce qui n’a pas été fait et n’est pas en voie de l’être.

Il faut cesser d’adresser aux citoyens des messages contradictoire qui brouillent l’essentiel. Le temps des hypocrisies, des fausses pensées est révolu. La lucidité et l’ambition doivent présider à un changement de logiciel pour prévenir « les sombres temps » (Hannah Arendt). L’Europe a été bâtie à l’envers. En dernière analyse, « la priorité n’est pas de relancer l’Europe sur des bases inchangées mais, au préalable de rétablir le lien entre élites et populations. Il faut que les élites deviennent plus réalistes, moins arrogantes, plus à l’écoute des demandes légitimes des peuples »37. Faute de quoi, le résultat est là et bien là : un divorce à l’anglaise.

Guillaume Berlat
3 décembre 2018

1 Kevin O’Rourke, Une brève histoire du Brexit, Odile Jacob, 2018.
2 Ludovic Lamant, Brexit : les 27 assurent qu’il n’y a pas d’alternative au projet d’accord, www.mediapart.fr , 25 novembre 2018.
3 Cécile Ducourtieux/Jean-Pierre Stroobants, Accord sur le Brexit : mode d’emploi, Le Monde, 23 novembre 2018, pp. 14-15.
4 Charles Jaigu, Londres ne sait plus diviser pour régner, Le Figaro, 15 novembre 2018, p. 15.
5 Cécile Ducourtieux/Jean-Pierre Stroobants, Brexit : un accord historique sur le divorce, Le Monde, 27 novembre 2018, pp. 1-2-3.
6 Florentin Collomp, L’UE donne son accord au départ du Royaume-Uni, Le Figaro, 24-25 novembre 2018, pp. 1-2-3.
7 Florentin Collomp, Brexit : feu vert du gouvernement britannique, Le Figaro, 15 novembre 2018, pp. 1-2.
8 Tony Blair, « L’accord sur le Brexit ne tiendra pas », Le Monde, 20 novembre 2018, p. 21.
9 Amandine Alexandre, Ce que prévoit le projet d’accord sur le Brexit, www.mediapart.fr , 23 novembre 2018.
10 Cécile Ducourtieux, Brexit : à Bruxelles, un sommet symbolique pour acter le divorce, www.lemonde.fr , 24 novembre 2018.
11 François-Xavier Bourmaud, Alerte verte sur le scrutin européen pour Macron, Le Figaro, 22 novembre 2018, p. 2.
12 Henri Pena-Ruiz, Populiste, le gros mot à tout faire, Marianne, 9-15 novembre 2018, p. 40.
13 Jean-Christophe Rufin, Voyage dans l’Europe qui a peur, Paris Match, 22-28 novembre 2018, pp. 85 à 89.
14 Philippe Bernard, Brexit : Trump complique la tâche de Theresa May, Le Monde, 29 novembre 2018, p. 3.
15 Jacques Julliard, L’Union de l’Europe démontrée par Donald Trump, Marianne, 16-22 novembre 2018, p. 6.
16 Natacha Polony, Quand Macron découvre enfin l’Europe, Marianne, 16-22 novembre 2018, p. 4.
17 Éditorial, Le Brexit, ciment de l’unité européenne, Le Monde, 28 novembre 2018, p. 30.
18 Guillaume Berlat, De l’Union européenne à la Désunion européenne, www.association-desinternationalistes.org , 8 juin 2014
19 Philippe Bernard/Cécile Ducourtieux, Premières dissensions européennes sur le Brexit, Le Monde, 24 novembre 2018, p. 3.
20 Hervé Nathan, Berlin gèle l’Europe, Marianne, 30 novembre-6 décembre 2018, p. 22.
21 Dimitris Avramopoulos (propos recueillis par Tanguy Berthemet), « La crise migratoire menace le projet européen », Le Figaro, 8 novembre 2018, p. 18.
22 Cecilia Malsröm (propos recueillis par Marie de Vergès), « Il y a une menace de guerre froide commerciale. Lancer une croisade contre la Chine n’est pas la bonne réponse », Le Monde, Économie & Entreprise, 18-19 novembre 2018, pp. 1 et 3.
23 Jean-Pierre Chevènement, Les Européens se sont accommodés de la vassalité, Marianne, 2-8 novembre 2018, pp. 54-55.
24 Cécile Ducourtieux, Zone euro : Paris et Berlin précisent leur projet d’embryon de budget, Le Monde, Économie & Entreprise, 20 novembre 2018, p. 3.
25 Sébastien Laye, Comment la banque centrale européenne a perdu son âme, Le Monde, Économie & Entreprise, 29 novembre 2018, p. 7.
26 Guillaume Berlat, Défense « et en même temps » armée européenne : billevesées et calembredaines…, www.prochetmoyen-orient.ch , 26 novembre 2018.
27 Luuk Van Middelaar, Quand l’Europe improvise. Dix ans de crises politiques, Gallimard, 2018.
28 Vladimir Iakounine (propos recueillis par Arnaud de La Grange, « L’Europe néglige la volonté des peuples », Le Figaro, 26 octobre 2018, p. 22.
29 Jean-Christophe Rufin, précité.
30 Aline Leclerc, « Gilets jaunes » : Macron se résout à la concertation, Le Monde, 27 novembre 2018, p. 5.
31 Cécile Ducourtieux, Italie : la procédure pour déficit excessif est lancée, Le Monde, Économie & Entreprise, 23 novembre 2018, p. 5.
32 Natacha Polony, L’impasse Macron, Marianne, 30 novembre-6 décembre 2018, pp. 11-12.
33 Sylvie Kauffmann, Ceci n’est pas une armée, Le Monde, 15 novembre 2018, p. 23.
34 Claudia Major/Christian Mölling, Armée européenne : un projet prématuré, Le Monde, 27 novembre 2018, p. 25.
35 Françoise Fressoz, Le Drian et Bayrou, vigies du macronisme, Le Monde, 1er décembre 2018, p. 10.
36 Henri Pena-Ruiz, Qu’est-ce qu’un peuple ?, Marianne, 23-29 novembre 2018, p. 44.
37 Hubert Védrine, Sauver l’Europe, Liana Levi, 2016, pp. 39 et et 46.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 03-12-2018

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Commentaire recommandé

Ives // 06.12.2018 à 08h14

“Le Brexit fut leur premier geste de mécontentement”. Euh, il y en a eu d’autres avant qui n’ont pas non plus été écoutés : référendum 2005 par exemple.

26 réactions et commentaires

  • gracques // 06.12.2018 à 07h22

    Tout est dit SAUF L’ESSENTIEL , si l’Union européenne capote c’est d’abord et avant tout sur l’éternelle QUESTION SOCIALE.
    Dont il n’est surtout pas question ici , du discours vaguement nationalo souveraino anti bureaucratique , mais surtout , surtout pas la question du pourquoi NOS ÉLITES bien françaises sont si ‘europennes’ ….. le carcan européen n’est que la première couche , le mécontentement populaire ne s’éteindra que si en même temps que l’explosion européenne , une réelle transformation sociale a lieu.
    Quoiqu’on en dise les contraintes écologiques liées au changement climatique , mais aussi à l’accès aux ressources des matières premières et l’extinction de masse que nous vivons nous contraindra soit à partager équitablement la,sobriété dans une société la plus calme possible , soit à la,dictature ou au chaos des états faillis , plus ou moins précipités dans leurs chutes par leurs voisins plus puissants.
    La cohésion de la société francaise ne s’obtient pas avec des discours , mais, chez nous, avec de l’ÉGALITÉ.

      +7

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    • chouchounet // 06.12.2018 à 11h20

      @gracques. Heu…En Suisse, par exemple, où tout semble marcher mieux que chez nous, êtes vous bien sûr que l’égalité que vous prônez est bien la raison de son bon fonctionnement, même si tout n’y est pas parfait?

        +7

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  • gracques // 06.12.2018 à 07h24

    Tout est dit SAUF L’ESSENTIEL , si l’Union européenne capote c’est d’abord et avant tout sur l’éternelle QUESTION SOCIALE.
    Dont il n’est surtout pas question ici , du discours vaguement nationalo souveraino anti bureaucratique , mais surtout , surtout pas la question du pourquoi NOS ÉLITES bien françaises sont si ‘europennes’ ….. le carcan européen n’est que la première couche , le mécontentement populaire ne s’éteindre que si en même temps que l’explosion européenne , une réelle transformation sociale ai lieu.
    Quoiqu’on en dise les contraintes écologiques liées au changement climatique , mais aussi à l’accès aux ressources des matières premières et l’extinction de masse que nous vivons nous contraindra soit à partager équitablement la,sobriété dans une société la plus calme possible , soit à la,dictature ou au chaos des états faillis , plus ou moins précipités dans leurs chutes par leurs voisins plus puissants.
    La cohésion d’une société franciase ne s’obtient pas avec des discours , mais, chez nous, avec de l’ÉGALITÉ.

      +1

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  • Linder // 06.12.2018 à 07h44

    Qu’a-t-on fait pour éviter de tirer des conclusions du Brexit ?
    On a cherché des responsables faciles : les fakes news .
    On ne s’interroge pas sur le rôle des fakes news qui ont conduit à voter “oui” l’autre partie du peuple anglais.
    Le drame de ces dernières fakes news, qui poussent à voter en faveur de la construction européenne est qu’elles sont biens plus crues (la construction européenne a permit la paix (moi je croyais que l’occupation militaire américaine en Allemagne et en France était une explication bien plus solide) est l’exemple de mensonge le plus souvent avancé et pourtant le plus facile à démonter).
    La propagande anti-brexit ne s’est pas arrêtée depuis, rendant impossible une analyse saine du vote.

      +14

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  • TC // 06.12.2018 à 07h54

    Les apparatchiks de l’UERSS plus tout autre “élite” ne comprennent rien aux peuples, ils ne savent pas ce qui fait leur essence, leur raison de vivre ensemble. Ils ne retiennent de leur mission que le dogme des traités, des mots couchés sur du papier contre la vie de millions de gens. Ils sont l’incarnation d’une machine qui broie des vies parce qu’elle est programmée pour régenter, réglementer, contrôler une mosaïque de pays différents avec des économies différentes, des langues différentes, des cultures différentes avec un seul objectif, celui de ne pas entraver le libre échange, la libre circulation des capitaux et des personnes. Elle mourra comme sa sœur communiste avant elle.

      +9

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  • jmdest62 // 06.12.2018 à 07h57

    “Il faut que les élites deviennent plus réalistes, moins arrogantes, plus à l’écoute des demandes légitimes des peuples”
    j’adore le “moins arrogantes” …l’auteur pense donc qu’un peu d’arrogance pourrait être admissible ……
    C’est juste un rêve …
    Le peuple doit se donner les moyens de contrôler finement et de sanctionner rapidement ses représentants .
    En clair , le peuple doit se donner les moyens de rappeler , à tout moment et sans équivoque , à ses représentants qu’il est le “patron”.
    @+

      +7

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  • Jean // 06.12.2018 à 08h12

    => À trop les mépriser, les peuples finissent toujours par se rebiffer. Le Brexit fut leur premier geste de mécontentement face au monstre enfanté par les membres de l’Union européenne au fil des ans.

    Rendons à César…

    “Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.
    Le résultat surprend les commentateurs politiques, alors que les partisans du « oui » avaient bénéficié de 71 % des interventions dans les médias télévisés entre le 1er janvier et le 31 mars. Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité. ”

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_fran%C3%A7ais_sur_le_trait%C3%A9_%C3%A9tablissant_une_constitution_pour_l%27Europe

      +20

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  • Ives // 06.12.2018 à 08h14

    “Le Brexit fut leur premier geste de mécontentement”. Euh, il y en a eu d’autres avant qui n’ont pas non plus été écoutés : référendum 2005 par exemple.

      +22

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  • METZGER // 06.12.2018 à 08h26

    “qui verrait le Rassemblement national arriver” La relecture s’impose.
    Le texte ne dit rien des conditions ruineuses imposées par l’Europe au R.U. Ils devront continuer à contribuer plein pot aux budgets 2019 et 2020 de l’UE. Pour la suite, ils devront encore verser la modique somme de 40 à 45 milliards d’euros au titre de leurs engagements passés. Soit pas loin de 1 000 euros par adulte. Les conditions draconiennes interdisant la liberté du commerce sont délirantes et Mme May est sur un siège éjectable. Je souhaite vivement que nos compatriotes d’outre-manche refusent de passer sous ces fourches caudines.

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  • Jean // 06.12.2018 à 08h43

    => Il faut que les élites deviennent plus réalistes, moins arrogantes, plus à l’écoute des demandes légitimes des peuples ». Faute de quoi, le résultat est là et bien là : un divorce à l’anglaise.

    A moins que la lumière ne s’éteigne tout à fait pour nous faire passer du despotisme éclairé au despotisme tout court.

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  • Nade // 06.12.2018 à 08h45

    Les “élites” m’ont toujours semblé manquer d’imagination. Elles planifient sur la base de schémas reproductibles, non ?.
    (Attali a prédit il y a quelques années ce qui arrive, ça me suffit. Et aussi l’accession de Marion Lepen à la présidence) Le nouvel élément qu’elles semblent ne pas avoir pris en compte, c’est que le peuple d’aujourd’hui a fait des études, s’informe, a internet…
    Pour moi Macron a été mis en place pour jusqu’à la signature de Marrackech, aucun président n’aurait pu se maintenir avec une trahison pareille. Après, il se barre. Tranquille. Certaines choses laissent penser qu’on lui a promis la présidence de l’Europe en échange… Il pourrait bien être en train de réaliser qu’on l’a pris pour un con. Ou pas.

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  • Kokoba // 06.12.2018 à 08h58

    Les élections Européennes vont arriver et on va se mettre à en discuter.
    Mais est-ce que çà sert vraiment à quelque chose ?
    Imaginons que la France vote extrème et élise 100% de députés Européens RN ou FI.
    Qu’est ce que çà changerait ?
    Je ne connais pas trés bien les institutions Européennes mais j’ai l’impression que çà ne changerai strictement rien.
    Les décisions importantes sont prises à un autre niveau par des gens non élus.

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    • Guillaume // 06.12.2018 à 13h55

      Ça ne changerait rien sur la politique conduite, vous avez tout a fait raison.
      Par contre cela montrerait a nos concitoyens la perversité du système et l’inutilité des élus par opposition au pouvoir (de nuisance) des technocrates non-elus.
      De plus cela servirait a désavouer encore un peu plus – mais apparemment le message n’est pas encore compris chez nos dirigeants – la direction prise par ces derniers: plus d’intégration européen au mépris de la volonté des peuples .

      Donc même si ça ne semble servir a rien, il serait dommage de ne pas utiliser un tel outil.

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    • Germs // 06.12.2018 à 17h21

      Certes, le parlement de l’UE n’est qu’une chambre d’enregistrement, mais se sont les opposants à l’UE qui nous informent des coups fourrés de L’UE. S’il n’étaient pas là, rien ne filtrerait.

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    • Valmeysien de Bouvines // 07.12.2018 à 08h29

      Etant favorable au Frexit pure et dur, je dirais qu’envoyer un député pro-Frexit est utile. Cela permet de lui donner une tribune puissante, de voter contre tout ce qui pourrait affaiblir la souveraineté nationale de la France, et de dénoncer ce qu’il s’y passe.

      Je rappelle que les interventions de Nigel Farage au parlement européen n’y sont pas pour rien dans la modification de l’opinion britannique (et sans doute au-delà vu le statut de la langue anglaise) quant au Brexit. La tribune est efficace.

      Et c’est bien l’opinion française quant au Frexit qu’il est impératif de faire bouger le plus rapidement possible.

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      • Dominique65 // 07.12.2018 à 17h03

        « Je rappelle que les interventions de Nigel Farage au parlement européen n’y sont pas pour rien dans la modification de l’opinion britannique »
        Pour moi, ce n’est pas un rappel. C’est une nouvelle ! Quels sont les éléments qui te permettent d’avancer cette allégation ? Merci d’avance.

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        • Valmeysien de Bouvines // 08.12.2018 à 23h26

          Dominique,

          Premièrement c’est comme ça que j’ai entendu parler de lui (vidéo youtube d’un de ses discours au parlement européen) mais admettons que cela est un élément d’anecdote personnelle.

          Deuxièmement, c’est un fait connu et accepté par tous les mouvements politiques me semble-t-il qu’accéder à un parlement de quelque sorte que ce soit vous donne une visibilité accrue, une tribune. Par définition, les médias sont obligés de s’intéresser à vous désormais. Ils ne peuvent pas vous ignorer.

          Troisièmement, non seulement cela donne une visibilité mais aussi une autorité à vos propos qui désormais ne sont plus ceux d’un individu lambda, mais de quelqu’un qui a reçu un MANDAT électif. Ca a plus de poids.

          Quatrièmement, cela permet d’interpeller directement des représentants déjà en place, ce qui en retour nous permet de voir comment ils réagissent et ceux qu’ils ont à répondre. Les membres de la Commission ne peuvent pas se défiler devant un membre du Parlement, par contre ils ne sont pas obligés de répondre à vous ou à moi.

          Le fait d’être présent au parlement européen ne fait pas tout, mais c’est effectivement un plus. Si on est favorable au Frexit, je ne vois pas pourquoi on s’en priverait. D’autant plus que cela n’empêche pas, par ailleurs, de mener des actions politiques d’une autre nature.

          Tout ceci m’indique que oui le fait que Nigel Farage ait été membre du parlement européen n’y est pas pour rien dans la modification de l’opinion britannique puisqu’il était pro-Brexit clairement, sans flou artistique, et que par son statut a bénéficié de tous les éléments que je viens d’évoquer.

          Je ne dis pas que c’est le facteur unique, peut-être même pas un facteur essentiel, mais oui c’est clairement un bonus non-négligeable pour les pro-Brexit d’avoir un porte-parole au parlement européen ou bien au parlement national. Evidemment.

          Nigel Farage fut, à ma connaissance, l’un des plus anciens pro-indépendance en Europe à se faire connaître, et ce fut bien grâce à son élection au parlement européen.

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          • Dominique65 // 09.12.2018 à 23h52

            En fait, je suis parfaitement d’accord avec vous, mais j’ai mal lu. J’ai lu « Je rappelle que les interventions de Nigel Farage au parlement européen n’y sont pour rien » Mille excuses.
            A la modération : vous pouvez supprimer mon intervention malheureuse.

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  • Rond // 06.12.2018 à 09h11

    Bon, tout a déjà été dit sur le caractère mal né, mal adolescé puis mal adulté, et toutes les tares imaginables sur l’europe.
    Et là, Mr berlat de conclure : ” … au préalable de rétablir le lien entre élites et populations. Il faut que les élites deviennent plus réalistes, moins arrogantes, plus à l’écoute des demandes légitimes des peuples”. Qu’est-ce que cette “élite” ? Y aurait-il un gène particulier qui différencierait à jamais ces deux groupes d’humains ? Les uns “élites” de naissance et les autres, le peuple soumis au regard condescendants de ces mêmes “élites” ?
    Propos mal formulés peut-être, mais inconvenants.
    Soyons créatifs. Ne lâchons rien et tenons bon !

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  • Babar // 06.12.2018 à 09h44

    Je ne sais pas pourquoi, mais l’impression que je retire des informations sur la nature du Brexit tel qu’il se présente actuellement est que Teresa May (opposée au Brexit à l’origine) et la commission européenne (par essence anti Brexit) ont concocté une séparation d’apparences sans séparations de corps ni de biens… Une manière de nier le vote du Brexit, en faisant comme si!
    UK va payer une sorte d’amende pour faute une fois pour toutes et n’aura plus voix en ce qui concerne les aspects décisionnels. Sur ce point est ce un changement? Les grandes décisions exigent l’unanimité des 27, autant dire qu’il n’y aura plus de grandes décisions à attendre.
    Pour le reste: libre circulations des biens et capitaux continue pour 2 ans (et plus si affinités)… on peut présumer que UK et Europe prolongeront..
    Pour les personnes c’est, il est vrai, un peu différent, il n’y aura qu’une immigration choisie mais à Calais ils ont l’impression que c’est déjà le cas pour les non européens. Reste les Européens en UK, et les UK en Europe, il y aura un statu quo probable à part ceux qui souhaiteront partir.
    Finalement n’est ce pas un Brexit qui cache un Brexin? Et ceux qui ont voté pour le Brexit, en anglais je crois qu’on dit cuckoo… en français cocu!

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    • Guillaume // 06.12.2018 à 14h01

      En vous lisant je me dis que ce n’est pas si mal en fait. Les Britanniques vont sortir de l’UE sans en sortir.
      Du coup il restent liés aux règles UE ainsi qu’au marché intérieur. Par contre il s’affranchissent de payer leur participation a partir de 2020 en acceptant de laisser leur 1/28e de pouvoir décisionaire en 2019. Cependant sachant que le lobbying est fortement recommandé a Bruxelles, ils n’auront qu’à ouvrir une antenne “UK lobby” a côté de la commission.
      Effectivement si May pense que l’UE est un havre de paix et de prospérité, elle doit être satisfaite de son deal.

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      • Babar // 06.12.2018 à 15h45

        Oui tous les avantages du mariage sans contrat ni taxes ou obligations ou responsabilités… une sorte de concubinage réduit aux acquets du Brexit

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  • max // 06.12.2018 à 09h48

    Depuis le résultat du vote sur le brexit le 26 juin 2016, Theresa May et Michel Barnier (négociateur en chef de l’UE) tentent d’imposer un nouveau referendum ou à défaut une sortie soft dont l’objectif principal est de vider le résultat du reférendum de son contenu.
    L’objectif étant soit une annulation du référendum de 2016 soit une zone grise de ni-ni.
    Madame May s’est donc présentée aux communes avec un dossier dont de nombreuses clauses ne sont pas publics, y comprit aux députés devant le voter, et comme une majorité de députés britanniques n’est pas encore tombé aussi bas que les députés français, madame May a été mise en minorité..
    Refusant la pilule bleue ils veulent la pilule rouge et connaitre toute la vérité.
    https://www.youtube.com/watch?v=TgfLNObfwLg
    Toujours aussi peu démocratiques et redoutant un brexit dur, madame Merkel et monsieur Macron veulent accorder quelques mois supplémentaires à madame May afin de mettre aux pas les récalcitrants.

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  • Chris // 06.12.2018 à 15h34

    Un article au contenu bien léger et convenu en regard des sujets évoqués… ou la politique du cul entre deux chaises d’un journaliste ?
    Si le Parlement de Westminster accepte les termes de l’accord conclu le 25 novembre 2018, le Royaume-Uni verra dans les prochaines années si la séparation est plus profitable ou non que le maintien de la coexistence conjugale.
    Round 1 :
    https://www.romandie.com/news/Le-Royaume-Uni-pourrait-d-cider-seul-de-renoncer-au-Brexit-avocat-g-n-ral-de-la-CJUE_RP/976687.rom
    Le Royaume-Uni pourrait décider seul de renoncer à quitter l’Union européenne, sans avoir besoin de l’aval des autres Etats membres, a estimé mardi l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans un avis ne liant pas les juges de l’institution.
    La question de la révocation de la décision du Brexit a été posée à la CJUE dans le cadre d’une action en justice lancée par des élus écossais contre le gouvernement britannique.

    Les débats préliminaires au Parlement ont débuté par un coup de semonce au Gouvernement May :
    https://www.lematin.ch/monde/theresa-may-perd-vote-clef-parlement/story/27860051
    Les députés ont estimé, à 311 voix contre 293, que le gouvernement avait commis un «outrage au Parlement» en refusant de publier l’intégralité d’un avis juridique sur l’accord de Brexit, âprement négocié durant 17 mois avec Bruxelles.
    Second round :
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-Brexit-Theresa-May-accus-e-d-induire-en-erreur-les-d-put-s/977095.rom
    La disposition introduite par Dominic Grieve donne aux députés la possibilité d’amender le texte qui leur sera présenté. Ils seront ainsi libres de proposer des scénarios différents de celui établi par l’exécutif, et de réclamer une réouverture des négociations avec Bruxelles ou l’organisation d’un nouveau référendum, voire même le maintien dans l’UE.
    Mais leur avis ne sera pas contraignant.
    L’accord fédère les mécontentements au sein de l’opposition et jusque dans les rangs de la majorité. Au cours des débats, qui se sont prolongés jusqu’au milieu de la nuit, le leader des travaillistes, Jeremy Corbyn, l’a jugé “mauvais” pour le Royaume-Uni et son économie, estimant que Theresa May avait seulement réussi à réunir une “extraordinaire coalition” contre elle.
    L’ex-chef conservateur de la diplomatie, Boris Johnson, a qualifié le texte d'”humiliation nationale tournant le Brexit en dérision”, empêchant le Royaume-Uni d’avoir le contrôle de sa politique commerciale et de ses frontières.

    Encore 4 jours de discussion parlementaires sur l’accord enfin publié dans son intégralité où, comme l’affirment certains, le diable se cache dans les détails.
    Et l’on aura une idée du type de Brexit : dur, mou ou remis à plus tard !

    20 nov. 2018 – Le Gvt français prépare le Brexit :
    https://www.economie.gouv.fr/brexit

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  • papy 57 // 07.12.2018 à 01h23

    Il N’y a pas de choix possible chaque pays reprend son indépendance et se confronte à ses paires, au jour des armes existantes je pense que la raison aura pleine certitude (excepté pour l’ukraine pourrie par les US;
    Je ne sais cela deviendra chez nous dans les temps qui courent, mais j’espère en un meilleur.
    Qu’on en revienne aux nations indépendantes libres de leurs choix fais par leur peuple.
    la raison du bon sens vient des peuples et non de leurs élites achetées.

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  • Valmeysien de Bouvines // 07.12.2018 à 08h37

    Ce qu’il faut ce n’est pas que les “élites se rapprochent des demandes légitimes du peuple”, ce qu’il faut c’est la fin de l’UE.

    L’Union est, en soi, une horreur anti-démocratique, et elle ne peut pas être autre chose car c’est la nature même des Etats plurinationaux de ne pas avoir de demos. Il n’y a pas d’affectio societatis entre les peuples qui composent cet Etat, et donc l’acceptation de la loi de la majorité ou de la redistribution de richesse ne peuvent se faire que par autoritarisme.

    Vous pouvez me mettre des élites qui me servent la soupe sur une quantité de sujet, tant qu’on est dans l’UE, mon pays n’a pas de souveraineté nationale, je ne suis donc pas un citoyen libre de la République, et je ne l’accepte pas.

    Et certainement pas depuis la forfaiture du Traité de Lisbonne en 2008 : JE N’OUBLIE PAS.

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