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18.novembre.201818.11.2018 // Les Crises

[Recommandé] Conférence Gambetta : L’Europe selon Emmanuel Todd

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La Conférence Gambetta a reçu Emmanuel Todd, le vendredi 9 novembre. Il a détaillé son jugement d’une “Europe post-démocratique” à partir d’analyses notamment démographiques.

La conférence contient aussi des développements sur le populisme, le Brexit et le mouvement du 17-novembre.

Arnaud Montebourg était présent et échange avec E. Todd en fin de vidéo.

Introduction et questions par Jean-Baptiste Barfety (@barfety_) et Coralie Delaume (@CoralieDelaume).

Pour vous tenir au courant des prochaines conférences, c’est ici https://www.facebook.com/ConfGambetta et Twitter : https://twitter.com/ConfGambetta

Commentaire recommandé

Lassomoire // 16.11.2018 à 13h50

Je me faisais une petite réflexion vite fait concernant la collusion entre l’Allemagne et la France. Allemagne qui favorise le pays qui lui apporte le plus en terme de docilité et de servitude..
Si vous regardez bien ça se rapproche vachement de la structure familiale souche si on considére l’Allemagne comme le parent, la France comme le fils aîné, puis les autres pays européens traités comme des “enfants” qui ne seraient pas égaux.

59 réactions et commentaires

  • Charles Michael // 16.11.2018 à 09h04

    Je démarre la vision de cette réunion Gambetta

    avec toute mon admiration et sympathie sans nuance pour Emmanuel Todd je voudrais lui signaler que parmi les gouvernements crypto-dictatoriaux des années 30 il oublie de mentionner celui du maréchal Pidulsky en Pologne et le régime suivant des Colonels qui avaient les yeux de Cimène pour les régimes autoritaires et le modéle Allemand en particulier.

    bon, je retrourn à la conférence.

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    • Klm // 16.11.2018 à 12h49

      Bonjour Charles,
      Au risque de paraître agaçant je me permets de vous corriger: Il s’agit de Józef Piłsudski et non Pidulsky.
      Bien cordialement.

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      • Charles Michael // 16.11.2018 à 15h34

        Non, non, aucun agacement; merci.

        J’ai regardé le reste bien entendu, je ne me lasse pas de ses conférences où il apparait de plus en plus décontracté et spéculatif.
        Sur ce Brexit voulu punitif par l’uE, France en tête, ça va être passionnant.
        Quelques réserves cependant sur son appréciation des USA et leur futur quand ça craquera vraiment. Me souvenant pourtant bien que cette Démocratie libérale comme le dit Todd s’est crée et unie sur l’exclusion d’un Autre.
        Trump nous ferat-il le cadeaux d’exclure tous les Autres Pays ? quel cadeaux se serait.
        on peut réver.

          +4

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  • Lassomoire // 16.11.2018 à 13h50

    Je me faisais une petite réflexion vite fait concernant la collusion entre l’Allemagne et la France. Allemagne qui favorise le pays qui lui apporte le plus en terme de docilité et de servitude..
    Si vous regardez bien ça se rapproche vachement de la structure familiale souche si on considére l’Allemagne comme le parent, la France comme le fils aîné, puis les autres pays européens traités comme des “enfants” qui ne seraient pas égaux.

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    • Isidor // 16.11.2018 à 15h56

      Bonjour Lassomoire.
      En matière de collusion entre la France et l’Allemagne, Annie Lacroix-Riz décrit dans le détail ce qu’elle fut…

      Les élites françaises et l’Allemagne nazie (1/4)
      https://www.youtube.com/watch?v=05E88LtJwYs
      le choix de la défaite
      https://www.youtube.com/watch?v=IU3FZlKmTQA

      Bien à vous, Isidor.

        +15

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      • Lassomoire // 16.11.2018 à 22h16

        Merci oui.. J’ai déjà donné en matière d’anti-americanisme radical. Ou marxisme vulgaire si vous préférez.

          +4

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  • Scytales // 16.11.2018 à 15h05

    La conférence d’Emmanuel Todd la plus concise, claire et précise que j’ai regardée.

    Très chaudement recommandée.

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  • nulnestpropheteensonpays // 16.11.2018 à 15h11

    rien a voir avec une religion l’euro , mais ça à voir avec l’appauvrissement de la classe moyenne de manière a rendre le pays compétitif avec les pays de l’est entrés dans l’Europe .Et retrouver notre niveau de vie , sera mission impossible , à cause entre autre du niveau de surveillance , de plus aucun pays sur lequel s”appuyer pour une fourniture logistique , et surtout l’appuis des autres pays européens a notre gouvernement . Après avoir testé l’esclavage , l’ouvrier plus rentable que l’esclave , il reste a nous transformer en bétail purement et simplement . Ne perdez jamais de vu leur mépris envers nous , plongez vous dans l’histoire et vous comprendrez où on va !

      +11

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  • Lassomoire // 16.11.2018 à 16h08

    Quelque chose qui ne ressort jamais des vidéos de Todd c’est la dimension psycho-éducative. C’est à dire que si le modèle fonctionne et j’aime à croire que c’est le cas, il existe nombre de pays qui éduquent inconsciemment, leurs enfants de manière à ce qu’ils développent un sentiment inégalitaire entre eux (frères et soeurs) , sources de névroses chroniques durant tout la vie des sujets; névroses dont chacun peut voir le résultat dans son propre cercle familiale.
    Bien entendu ça laisse entendre que cette concurrence s’auto-organise dans les structures professionnelles, source d’autant de névroses que dans le cercle familiale.
    Pour être plus clair, cette mise en concurrence des frères et des soeurs entre eux pendant l’enfance prépare le sujet à des reflexes conditionnés d’auto-défense psychique variés qui peuvent être rangés dans le registre de la violence fondamentale.

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  • Jac // 16.11.2018 à 17h06

    Apparemment ce sujet n’intéresse pas beaucoup de monde vu le nombre de commentaires.
    Alors je vais en profiter pour “monopoliser” en m’adressant directement à E. Todd. S’il veut bien me lire je serai ravie.

    Tout d’abord votre conférence m’a très intéressée, d’autant que je vous apprécie beaucoup.
    Cependant, comme je l’ai écrit en commentaire à l’article du 8 novembre “Emmanuel Todd : Trahison des élites françaises”, en parenthèse il est vrai, à votre interrogation sur “pourquoi il n’y a jamais eu autant de personnes instruites alors qu’il y a de plus en plus de “crétinisation collective” (votre mot employé)”, j’ai émis l’idée que les spécialisations, certes nécessaires, enfermaient les diplômés dans un “prisme photographique” (je ne l’ai pas écrit ainsi) qui ne permettait que de voir selon un seul angle de vue. Autrement dit ils pouvaient être cracks dans leur spécialisation mais ignorants dans toutes les autres. Je ne réitère pas mon propos.
    Et c’est dans votre exposé anthropologique que je vois vos limites dans la compréhension des sociétés. Votre conférence était passionnante et m’a appris beaucoup de choses. Claire, intelligente, logique… et surtout compréhensible pour la non-spécialiste que je suis.
    Cependant, comme des milliers, millions de spécialistes dans des disciplines diverses il y a quelque chose qui vous échappe.

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    • Valmeysien de Bouvines // 19.11.2018 à 03h06

      Permettez que je réponde à sa place : l’avilissement moral et l’absence de courage intellectuel.

      Le fait est que notre appartenance à l’UE viole l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui dispose que l’autorité réside essentiellement dans la Nation.
      Le fait est que ceci est désormais vérité étalée aux yeux de tous depuis la forfaiture de Sarkozy en 2008 et le traité de Lisbonne qui piétine allègrement le référendum de 2005 que nous ne devons JAMAIS oublier. Que cette forfaiture s’est répétée avec les Néerlandais, avec la capitulation de Syriza en 2015, et désormais avec le Brexit que le gouvernement May semble vouloir saboter.

      Il n’est pas nécessaire d’avoir fait du droit constitutionnel pour comprendre ceci.
      Un hyper-diplômé en génétique du l’autruche guatémaltèque peut très bien saisir ce que j’énonce.

      C’est donc bien un problème tout autre que celui de la “crétinisation”. C’est un problème moral. D’une part nous avons des gens qui se foutent éperdument des principes républicains de base, qui n’ont aucun sens du DEVOIR HISTORIQUE, et d’autre part nous avons des gens démoralisés, persuadés que rien n’est possible, et ils sont légions même ici (“Ah mais de toute façon ils vont déclarer la loi martiale, et puis de toute façon on vaut rien gnagnagna” on les connaît).

      Il est clair qu’un projet politique qui n’a pas comme PREMIERE ETAPE la sortie de l’UE est digne au mieux de devenir un torche-cul.
      Chacun doit rejoindre un parti, et si ce parti ne propose pas la sortie de l’UE, chacun doit l’y pousser. C’est la première chose à faire.

      Et il FAUT REJOINDRE UN PARTI.
      Les trucs à la Nuit Debout, Occupy, Indignés ou Gilets Jaunes… ça ne marche pas. Au mieux ça pousse ensuite les gens à rejoindre un parti, mais alors dans ce cas ne perdons pas de temps.

      J’ai le sentiment également que beaucoup sont incapables d’accepter le principe d’un parti car cela suppose une hiérarchie. Je réponds à ceux-là que RIEN ne se fait sans un minimum de structure organisée et hiérarchisée. Croire l’inverse c’est avoir 4 ans.

      Il faut rejoindre un parti politique. Il le faut.
      Et si celui-ci ne propose pas la sortie de l’UE, il faut l’y pousser ou le quitter.

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      • bhhell // 20.11.2018 à 07h57

        Une sortie de l’UE dans le cadre capitaliste ne changera strictement rien au déclin économique qui a justifié son instauration en premier lieu. Un déclin lent et irréversible qui lui est antérieur et qui concerne TOUS les pays occidentaux (au premier chef les citoyens américains). Une économie capitaliste ne fonctionne qu’avec des taux de croissance très élevés, et au prix de l’environnement. Le seul devoir historique qu’elle assume, c’est une planète à + 3 degrés. Mais on continue à pérorer sur le sexe des anges: faut-il adopter le modèle germanique? Le modèle anglo-saxon? au lieu de regarder l’éléphant dans la pièce.

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        • Valmeysien de Bouvines // 21.11.2018 à 18h58

          Une “sortie du capitalisme” sans sortie de l’UE c’est comme vouloir se battre dans une arène construite pour que vous perdiez.

          Je suis un homme simple et je fonctionne avec des raisonnements stratégiques d’étape par étape, et non circulaire qui commence avec l’étape 4, pour ensuite parler de l’étape 38572.

          Il se trouve qu’il ne peut y avoir de politique économique souveraine en France sans un retour à la monnaie nationale. Donc que l’on soit libéral ou communiste on doit commencer déjà par rétablir la République en sortant de l’UE et de l’euro.

          Les analyses marxistes sérieuses sont d’accord pour dire que le système capitaliste est moins bon que celui communiste mais meilleur que le système féodal. Ils sont également d’accord pour dire que les systèmes représentatifs (la démocratie bourgeoise et les fondés de pouvoir du capital) sont moins bons que les “démocraties” (République populaires, dictature du prolétariat) mais meilleurs que les oligarchies pures (nobiliaires ou autres comme celles d’aujourd’hui qui est un mix de bourgeoisie/bureaucratie)

          Or, il se trouve que l’européisme a constitué une considérable REGRESSION républicaine. Et vous voilà à faire comme si cela n’avait pas eu lieu.
          1992 a été la vengeance contre 1792 comme disait Seguin.

          Donc que les communistes conséquents comprennent que l’heure n’est pas à gagner de nouvelles positions mais bien d’abord à récupérer celles qui ont été perdues.

          C’est d’ailleurs stratégiquement beaucoup plus opérants puisque figurez-vous que si vous demandez à la plupart des gens en France si c’est à la nation d’être souveraine, ils vous répondront que oui. Il suffit donc juste de leur montrer la contradiction entre cette affirmation et notre appartenance à l’UE, et l’euro.

          Et ensuite la France sera dotée d’un Etat, un vrai, pas cette farce sarko-hollando-macronienne qui s’agitent dans tous les sens.
          Et avec cet Etat, il est ensuite possible de faire des politiques dans la délibération républicaine. Et alors vous pourrez faire valoir la sortie du capitalisme si vous le souhaitez.

          Mais là vous mettez la charrue avant les boeufs.

          Les étapes devraient être claires non ?

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      • Sam sieder // 23.11.2018 à 14h14

        Justement. Le.projet européen se veut fédéral. Il en résultera la naissance d un nouvel etat, européenne cette fois, au sein duquel ne pourront être reconnu comme nation que celles basées sur l ethnie, comme le Québec. Pas de place pour le contrat social la dedans.

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    • Kiwixar // 19.11.2018 à 04h57

      “Apparemment ce sujet n’intéresse pas beaucoup de monde vu le nombre de commentaires.”

      Contrairement aux articles de textes, les videos demandent un temps choisi qu’il faut caser. Et les conferences de Todd, je les mets de côté comme un très bon vin (I.e. pas pour consommation immédiate).

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  • Jac // 16.11.2018 à 17h06

    Je me définis comme non-spécialiste mais en réalité j’ai eu une “spécialité” professionnelle pendant une quinzaine d’années (il y a logtemps), la mode, où j’ai créé avec succès commerciaux (dont 70% à l’export) des produits très divers. Je précise avec succès parce que je n’étais pas spécialiste en marketing mais douée en la matière (sans avoir besoin de statistiques compliquées et restrictives).
    La mode est un sujet que l’on considère “futile” bien que le secteur de la mode réalise rien qu’en France 150 milliards de CA et fait travailler, directement ou indirectement, 1 million de personnes.
    Mais quand on dit “mode”, qui est un terme “inventé” au XIXème siècle par les grands magasins tout nouveaux alors qui éditaient des catalogues, on parle du terme générique pour désigner les vêtements et accessoires. On a rajouté à ce terme le mot “tendances”, lequel mot selon moi serait plus exact.
    Parce les tendances (la mode) sont partout. Dans tous les secteurs (vêtements, architecture, décoration, automobiles, loisirs, alimentation & gastronomie …etc …etc) y compris culturels.
    Or, si vous vous parlez des structures sociales et familiales en bon anthropologue, vous ne parlez indirectement que de l’identé sociale des individus; alors que la “mode”, bien qu’ayant été depuis des siècles (bien avant qu’on la définisse par ce terme) jusqu’à récemment en occident une “norme d’appartance sociale”, concerne l’identité intime des individus (on pourrait développer par la psychanalyse par exemple)

    Qu’est-ce qui constitue l’identité d’un individu ?
    son patronyme, sa nationalité, sa langue, sa région voire son département, son appartenance sociale, sa profession, son statut … Là on ne parle que “d’identité sociale”.
    Mais également (c’est un scoop) son “identité intime” ( bien que celle-ci rejoint l’identité sociale) c’est-à-dire : la nourriture, les vêtements, le logement, les loisirs, la culture et par extension les mœurs et coutumes. Je parle en “non-spécialiste” donc je ne suis pas très précise et ne connais par le jargon adéquat.
    (parenthèse : je ne sais pas si je dois classer la langue dans l’identité sociale ou intime, mais je l’ai mise dans l’identité sociale parce qu’elle concerne la communication avec autrui)
    Et selon moi c’est cette dernière identité qui est la plus importante.
    C’est pourquoi, à travers la “mode” (les tendances normatives puis commerciales) on peut à peu près tout démontrer concernant les ethnies, les sociétés, les classes sociales, les appartenances religieuses, professionnelles …etc et leurs évolutions. Et à travers la “mode”, on peut comprendre ce qui fait l’économie d’un pays, on peut démontrer sa prospérité jusqu’à aujourd’hui, l’effondrement des industries § économies nationales, et donc la mondialisation. Parce que cette mondialisation avant d’être financière est d’abord identitaire (sens “identité intime”)

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  • Jac // 16.11.2018 à 17h07

    Sans les “tendances” standardisées et formatives à l’échelle mondiale (totes catégories confondues) il n’y aurait jamais eu le développement des méga-multinationales.
    Et ce qui, selon moi, affecte le plus les populations européennes, ce ne sont pas les traités européens, les régimes politiques, les dettes …etc, c’est la standardisation de leur “identité intime” (celle qui concerne le subconscient, qu’on ne sait exprimer) dans laquelle elles ne se reconnaissent plus.

    J’arrête là mon bref exposé parce qu’il faudrait un gros pavé largement illustré et très bien documenté pour développer.
    Mais si cela vous intéresse, j’y travaille en dilettante et à mon rythme (lent : ouf !) et peux vous y aider. Cela vous changerait et surtout, vous permettrait d’élargir votre “angle de vue”.

    A bon entendeur….

    NB : Voyez les anglais (qui sortent de l’Europe) qui ont su garder partiellement leur “identité intime” par leur mode “style anglais” et leurs chapeaux melons, et les écossais ( ces “rebelles” qui ont obtenu un gouvernement écossais) qui continuent à se démarquer par le kilt. Regardez les basques qui gardent leurs spécificités identitaires en grande partie, notamment leur langue, plus récemment les catalans …etc …etc.

    Quand A.Montebourg a “-re-lancé” la marinière pour illustrer l’identité française (qui en l’occurrence serait plutôt bretonne, mais la mode de la marinière en France lancée début 70 est un autre sujet – si Montebourg savait !- ) nombreux lui ont ri au nez…. Pourtant…

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    • Sandrine // 17.11.2018 à 09h31

      Votre notion d’identite intime peut à mon avis s’exprimer (mieux et plus clairement) avec le concept d’individu.

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      • Jac // 17.11.2018 à 14h40

        Sûrement mais je préfère le concept d’identité et non d’individu. Au contraire l’individualisme peut admettre la standardisation de ce que j’appelle l’identité intime. Voyez les Hippies (dont on s’est inspiré pour créer “la mode hippie”) n’adoptaient aucune “mode” en réalité, ni-même style (à part les fleurs mais plus pour exprimer leur sensibilité écologique). Ils cherchaient surtout (plusieurs pour provoquer mais pas les puristes) à ne plus ressembler au “moule social”. Ils ne cherchaient qu’à vivre leur pleine individualité et la revendiquer.
        Quand je dis “intime”, je parle de tout ce qui touche aux besoins vitaux certes individuels, comme se nourrir, se loger, se vétir , se soigner, se distraire, s’éduquer….. Les besoins primaires comme en ont tous les animaux (ils jouent aussi ! et ils se soignent et s’éduquent ). La standardisation mondialisée au contraire, excluant les signes distinctifs d’appartenance sociale (ils existent toujours mais moins visibles) retranche l’individu dans son “unicité” (qui n’appartient qu’à lui-même), laquelle convient très bien aux personnes introverties, ou par exemple aux intellectuels et artistes, qui peuvent s’épanouir suffisamment pour ne pas voir “l’autre” avec méfiance. (personnellement elle ne me dérange pas).Mais “unicité” qui est un enfermement souvent insupportable pour beaucoup, qui se sentent terriblement fragilisés. D’où la peur de l’autre par exemple, et de plus en plus de tous ceux qui adoptent des signes de reconnaissances spécifiques (religieux, culturels, nourritures différentes ..etc) qui ne leur correspondent pas; parce que ces derniers font “groupes” donc leur paraissent plus menaçants par rapport à leur sentiment d’être “seuls”.
        Je ne sais si je m’exprime clairement. J’essaie. Mais j’admets que je n’ai pas forcément raison (en tout cas pas entièrement), je ne donne que ma version avec un autre regard qui peut compléter d’autres raisons. Enrichir j’espère ! .

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        • Jac // 17.11.2018 à 15h14

          J’ajoute :
          Pourquoi les peuplades primitives se paraient, se nourrissaient, construisaient leurs huttes …etc de manière identique ? Selon moi parce que devant se méfier des autres peuplades pour des raisons de survie (avant de commercer entre elles, donc d’échanger) chaque individu de ces peuplades devenaient groupe distinct donc un corps plus fort. Chacune des peuplades faisant de même, un groupe face à un autre groupe de force semblable se sent moins en danger.
          Mais c’est sûr, nous ne sommes plus des peuplades. Mais il demeure toujours en nous nos instincts primitifs….Lesquels resurgissent quand il y a peur de l’autre.
          La standardisation actuelle exclue donc le groupe au profit de l’individu (= 1 client + 1 client + 1 client………….= une masse et non des groupes) donc chaque individu devient plus vulnérable donc manipulable.

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          • Jac // 17.11.2018 à 15h50

            Vous ne me trouvez pas assez précise : je me corrige :

            J’ai écris : ” donc chaque individu devient plus vulnérable donc manipulable”.
            Je remplace par : chaque individu NOYE DANS LA MASSE, laquelle masse étouffant son individualité, devient vulnérable donc manipulable.
            (Des groupes à l’inverse d’une masse ne détruisent pas les individualités)

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  • Tchen // 16.11.2018 à 17h51

    Toujours intéressant, Todd (quoique répétitif).

    MAIS

    Son analyse anthropologique a un enorme angle mort (et pour cause!): le dérèglement climatique, et surtout la fin des ressources faciles à extraires à court et moyen terme (ça va aller très vite). Cette situation étant totalement inédite pour l’humanité, son modèle prédictif anthropologique est inopérant. Alors, certes le substrat anthropologique des différents peuples induit certaines idéologies et comportements à l’échelle des peuples/nations/continents (au choix), mais l’effondrement de la société industrielle pétrolière (à cause des limites physiques d’extraction des ressources -pétrole, metaux rares, cuivre, etc ET de l’épuisement des services biosystémiques: dépollution de l’air, de l’eau par la nature, régénération des sols, et toutes productions agricoles qui nous permettent basiquement de manger mais aussi beaucoup plus) change radicalement la donne. Si les modèles familiaux (égalitaire/souche/etc) sont le substrat du développement des sociétés et donc de l’histoire, les ressources sont la condition nécessaire à ce développement. Pour faire l’analogie avec la biologie, vous pouvez avoir une très bonne terre (le substrat argileuse-égalitaire ou sablonneuse-inégalitaire), si les ressources (eau-pétrole par exemple) viennent à manquer, les plantes auront des carences, maladies qui méneront à terme à la mort, c’est à dire pour nous à l’effondrement rapide de nos sociétés. A ce point là, les différences anthropologiques entre les allemands les anglais et les français peuvent certes conduire à des réactions légèrement différentes, mais globalement l’ordre de grandeur de l’impact du changement radical des conditions bio-climatiques sera beaucoup plus important. C’est ĺà la limite du raisonnement de Todd.

    Il aura certes pu prévoir certains grands évènements de notre histoire occidentale moderne, mais il n’aura pas vu l’énorme claque bio–climatique qu’on est en train de prendre dans la gueule… dommage !

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    • Lassomoire // 17.11.2018 à 09h34

      Que ce soit dans la phase de progrès ou d’effondrement, les structures familiales ne cessent d’influencer les sociétés. Le nazisme était un particularisme allemand, le bolchevisme un particularisme de la famille russe etc.. Ce qui pourrait avec un peu d’imagination, permettre aux “collapsologues” de prévoir en partie les réactions et les aptitudes des uns et des autres confrontés a une situation extrême. Certaines sociétés sont plus aptes au changement que d’autres, certaines sont plus aptes à obéir que d’autres.. ne dites pas que c’est inutile pour quelqu’un qu’y voudrait préparer “l’après”.. Mais c’est très bien exposé dans la conférence, chose qu’il est difficile de concevoir, c’est que les structures souches sont très aptes a obéir et on ne peut les arrêter tant qu’elles ont un objectif. C’est à dire qu’il leur faut comme qui dirait un ordre; un “objectif final”. C’est pour cela que Todd explique que cette montée des écolos en allemagne n’est pas très rassurante, et on le voit jusque dans la politique française qui commence à utiliser l’argument de l’écologie pour obtenir des populations sa vision de la démocratie..
      Todd fournit également des données empirique sur le blocage démocratique provoqué par le vieillissement de la population,, et je n’ai pas entendu un collapsologue s’exprimer aussi franchement sur ce point.
      En vérité je suit de prés tous ces soit-disant collapsologues et ce qu’ils proposent ne va guère plus loin que le coup de bâton que propose le gouvernement, hors, ce qu’on est obligé d’admettre quand on est un peu scientifique sur les bords, c’est que pour changer les choses rapidement il faut un objectif final “sexy”. Ce que sont apparemment incapables de concevoir ces soit-disant scientifiques. Ah pour jouer les Cassandre ya du monde, mais alors pour comprendre et expliquer le pourquoi du comment et donc imaginer la suite autrement qu’avec des projections satellite , ya plus personne. Un simple ordinateur équipé d’un logiciel de projection est en fait plus créatif d’idée que ces branleurs..
      Et voilà qu’un convertit à la cause des “ya pas de solutions” viens nous expliquer qu’on s’égare et qu’on perd notre temps à étudier la démographie, l’histoire, la psychologie et l’anthropologie, alors que toutes ces disciplines rassemblées propose une grille de lecture explicative et prospective des réactions passés, présentes et futures.. bref.

        +0

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      • Tchen // 17.11.2018 à 13h18

        Erreur totale d’analyse. Les collapsologues proposent des solutions. Simplement le probleme ne vient pas des structures faliliales, mais d’une société extractiviste, productiviste, consumériste qui se base sur des ressources notamment energetiques tres puissantes et peu cheres (on a chacun l’equivalent de 500 esclaves rien qu’avec le petrole, cf Jancovici). Donc la problematique n’est pas directement “comment prendre en compte les structures familiales pour trouver des solutions” mais bien plutot dans “comment la (ou les) société peuvent s’adapter à ce choc frontal que va provoquer la fin inéluctable des ressources pas cheres, à court terme”. Et donc, les solutions sont somme toutes assez simples: fin du productivisme, fin du consumérisme, et in fine fin du capitalisme. De gré ou de force. Alors soit on dit “le fascisme est inéluctable parce que les familles souches, blabla etc..”, soit on dit “on va s’organiser nous meme, sans attendre que nos maitres, pardon, ‘dirigeants’, nous fournissent les solutions (ce qu’ils ne feront jamais, ils ne se suiciderons pas)”. Je n’ai malheureusement pas le temps de développer. Les solutions sont simples quoique radicales: fin de la propriete privée illimitée, fin de l’euro et du systeme de monnaie-dette pour passer à un système de monnaie libre, de propriété d’usage et de reconnaissance des biens communs, à travers des systèmes politiques decentralises (federation de communes, par exemple), où les decisions sont prises par des assemblées citoyennes tirées au sort.
        Ca a l’air compliqué et lointain, dit comme ça, mais ça peut aller tres vite ! Il suffit qu’on s’organise nous meme, en fait. Ce qui est deja le cas a des petites echelles, dans des cercles restreints qui cohabitent deja en parallele du “systeme capitaliste”.
        Il suffit de se reveiller, en fait.

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        • Jean // 18.11.2018 à 02h10

          @Tchen

          => Les solutions sont simples quoique radicales: fin de la propriete privée illimitée, fin de l’euro et du systeme de monnaie-dette pour passer à un système de monnaie libre, de propriété d’usage et de reconnaissance des biens communs, à travers des systèmes politiques decentralises (federation de communes, par exemple), où les decisions sont prises par des assemblées citoyennes tirées au sort.

          Oui mais le décalage avec ce dont nous avons l’habitude est tel que certains n’arrivent pas à envisager que c’est l’unique solution viable et celle qui s’appliquera qu’on le veuille ou non, au moins en dehors des grandes villes qui seront peut-être soumises à l autoritarisme. Le déni plutôt que d’accepter une trop grande remise en question. Certains l’ont compris depuis 1973, voir à ce sujet ”Small is beautiful”*.

          * https://fr.wikipedia.org/wiki/Small_is_beautiful

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        • Lassomoire // 18.11.2018 à 03h47

          [modéré] On vous explique que si le capitalisme (et pas le communisme, ce qui se décrit par la fin de la propriété privé) c’est installé d’abord dans certaines société c’est pour de bonne raisons qui rendent très compliqué le retour au communisme. Si le resultat du communisme s’impose se sera par “la force” des choses; pas en douceur. Et que dans l’histoire rien de cohérent ne s’impose par la force.
          J’en déduis que la “solution” des collapsologue consiste comme les communistes à chaque fois, (ils avaient fait pareils pour le nazisme..) à attendre que la catastrophe arrive pour expliquer aux gens qu’ils avaient raison .. d’attendre que ça arrive ?
          Des solutions, je vais vous en donné . Ce n’est même pas mon domaine d’étude en faite, mais n’y a t’il pas un de vos hurluberlu qui pourrait proposer à un élu de soutenir
          1- Le télé-travail ? dans un pays qui est passé à 75% dans le secteur secondaire ? Une solution au combien sexy qui permet un changement de mode de travail radical à tous les niveaux tout en augmentant le niveau de vie des français ? non ?
          2 – Ce qui rendrait forcément obligatoire une prime de transport conséquente pour ceux qui sont obligé de prendre leur voiture pour travailler; ce qui dorénavant condmanerai les entreprises à rechercher de “collaborateurs” au plus près.
          3 – Le contrôle des prix de l’immobilier principal; Immobilier aux prix grotesques qui condamne durablement les acheteurs et locataires à s’éloigner des villes et donc de jouer sur le levier du transport en augmentant considérablement leurs trajet pro provoquant les embouteillages bien connus aux heures de bureaux ?
          Vos soit-disant scientifiques n’ont absolument aucune excuses considérant ces 3 solutions “sexy” puisqu’elles permettent de mettre en oeuvre une transition systémique “sexy” vers un capitalisme qui s’adapterait à la situation.
          Parce que le communisme, non.. je répète que ça ne passera pas, et on ne peut se contenter d’attendre monsieur. Et ce que vous allez me répondre monsieur, j’imagine, c’est que vous n’imaginez pas le communisme comme il était pratiqué en russie ou en chine. sauf qu’entre un communisme “modéré” et un capitalisme “modéré” la différence n’est pas énorme.
          Cessez donc de brandir des courbes collapsologiques et autres conneries comparés. Seul une apprioche multidisciplinaire pourra nous permettre de faire face, et de ce point de vue là je le répète, en mélangeant la démographie, l’anthropologie et la psychologie, Todd a fait plus que ça part.
          [modéré]

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          • Jean // 19.11.2018 à 06h56

            @Lassomoire
            Vous verrez que rien ne ressemble plus, même anthropologiquement parlant, à une famille qui meurt de faim* qu’une autre famille qui meurt de faim. Vous pouvez multiplier le résultat par beaucoup si vous voulez faire de la démographie.

            * Parce que le pays dans lequel elle vit ne dispose plus du pétrole qui est nécessaire aux engrais sans lesquels les terres agricoles ont des rendements médiocres.

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            • Lassomoire // 19.11.2018 à 08h35

              Et bien la différence est flagrante entre une Angleterre qui meurt de fin et une Allemagne qui meurt de fin. L’une des deux ne va pas produire le nazisme .

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            • Jean // 19.11.2018 à 12h00

              @Lassomoire

              Ces deux nations auraient pu produire l’équivalent du nazisme, ou même aucune des deux si la crise qu’elles ont traversées avait été anticipée et ses effets amortis. Gouverner c’est prévoir et cette prévoyance serait bien utile à la population dans le contexte de l’imminence.

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          • Tchen // 19.11.2018 à 08h35

            Je ne veux parler sur le plan communisme vs capitalisme, car ces concepts sont trop vastes et galvaudés. Sachant que le communisme à la mode sovietique etait en fait un capitalisme d’Etat, à moins de vouloir rentrer dans une discussion longue et surement sterile, laissons de coté ces mots là.

            Pour ce qui est de vos “solutons”, excusez moi mais elles sont risibles compte tenu du probleme…
            1) En quoi le teletravail nous delivrerai-t-il de notre dépendance totale aux énergies et aux ressources? Va-t-on fabriquer de l’uranium et du petrole (qui vont fatalement et inéluctablement venir à manquer dans les 20 ans qui viennent) en faisant du teletravail? Pensez vous reellement que les tres legers gains en terme de reduction des energies consommees par le transport pour aller au boulot -dans les rares cas oû c’est possible- pourraitun tant soit peu contrebalancer notre soif toujours plus grande de consommation des ressources de moins en moins disponibles ?
            2) Une prime de transport resoudrait-elle l’immense probleme de l’inegalité du partage des richesses (qui entraine tout le monde vers le bas, -excepté les 0.1%), dû à l’absence de limite de la propriété privée ?
            Sans parler des effets devastateurs du changement climatique, de la destruction de la biodiversité et des services bio systemique qui vont avec, etc, etc.
            3) les prix de l’immobilier ne sont qu’une infime part du probleme du capitalisme financiarisé qui demenage le monde afin d’exploiter toujours plus de pauvres – mais loin de nos yeux, svp – hors de toute rationalité (physique, anthropologique, philosophique) si ce n’est celle des tres riches de conserver leur pouvoir – de nuisance.

            Bref, vous semblez vraiment inconscient des problémes qui nous arrivent à très court terme. Je vous parle de la fin de l’acces facile et abondants aux ressources (petrole, uranium, cuivre, aluminium, metaux rares, phosphates, mais aussi des ressources en eau potable, en fruits et legumes a cause du changement climatique, en poisson, etc), c’est à dire effondrement économique, ecologiques, politique, et donc FAMINES ET GUERRES, et vous me repondez “les secretaires travaillent depuis  leur maison, et baissez l’immobilier que je puisse acheter 2-3 appart’ de plus, et l’anthropologie fera le reste…”.

            En fait, un des principaux problèmes des analyses anthropologiques de Todd, c’est quelles s’appliquent sur des echelles de temps assez grandes, car il s’agit de forces inconscientes et à grande echelle. La, il s’agit d’un probleme foudroyant. D’une ampleur et d’une vitesse siderante. A tel point qu’il semble difficile pour les gens -y compris Todd-  d’en prendre la mesure… en sous estimer l’ampleur est extremement dangereux. La gravité de la situation impose d’aller rapidement aux causes profondes et d’y remedier.

            PS: je n’ai pas parler d’abolition de la propriété privée, mais simplement de sa limitation. L’impact est majeur aussi sur le systeme (regulation immediate et definitive des marches financiers) mais fort different qu’une “abolition.de la propriété privée” – expression qui n’a pas vraiment de sens, à moins de restaurer la propriété d’usage.

            PS2: savez vous que ce sont les riches qui detruisent la planete? Cf Hervé Kempf.

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  • Jean // 16.11.2018 à 17h57

    Peut-on encore faire de l’économie et de la prospective politique sans prendre en compte l’impact des déséquilibres écologiques et celui de l’épuisement des ressources ?

      +2

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  • Ando // 16.11.2018 à 20h48

    J’apprecie que Todd ait des convictions et y soit fidèle tout en étant capable de sentir la relativité de celles-ci.

      +1

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  • Ando // 16.11.2018 à 20h59

    Une intuition jaillit, elle donne une idée, on la teste et on la vérifie, elle fonctionne, jusqu’au moment où la pensée finit inévitablement par faire système. Hélas, ou heureusement, dès qu’il y a système cela ne fonctionne plus. En tout cas dans le domaine de l’intime.

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  • Bouddha Vert // 17.11.2018 à 00h48

    L’obsession de Todd de nos maux aux travers de l’euro par les structures familiales est toujours délicieuse.
    Cependant, il me semble que si l’euro nous fout dedans c’est parce qu’il est arrivé trop tard.

    Trop tard parce que l’euro a commencé effectivement à vivre alors que le monde encaissait sa trentième année de baisse de la croissance.
    La croissance lisse les différences de point de vue, lisse les différents idéologiques parce que les revendications finissent par être contentées.
    Depuis qu’en zone euro la croissance est nulle avec un endettement croissant, il ne faut pas s’étonner que la sauce ne prenne pas.

    Evidemment, et contrairement à ce que dit Todd, nous ne sommes pas dans une crise qui se prolonge, mais dans un monde en manque d’oxygène alors que nous continuons de grossir.

    Todd est nul en économie classique et il ne s’intéresse pas à l’économie biophysique (voir son interview chez thinkerview), du coup, il ne voit pas derrière la locomotive euro toutes les déplétions et pollutions qui désormais abîment notre biotope et par conséquences grippent notre capacité à augmenter la quantité de richesses créées chaque jour que la terre danse autours de notre soleil.

    En revanche, ses analyses familiales donnent des pistes des possibles de nos mondes sur notre planète.

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    • Max // 19.11.2018 à 17h52

      Écoutez ce qu’en disent les Éconoclastes (notamment Olivier Berruyer), et vous comprendrez l’Euro est une aberration économique (d’où le qualificatif de pensée religieuse par opposition à raisonnée). Ça ne peut pas marcher à moins de déplacer des millions de personnes, ou de prélever des milliards en Allemagne pour payer les retraites et le chômage des pays du Sud.
      Donc non il n’est pas arrivé trop tard, ça aurait été tout aussi absurde vingt ans avant. Tant qu’il n’y a pas de peuple et la solidarité/mobilité qui va avec, ce n’est pas possible.

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  • Tardieu // 17.11.2018 à 07h08

    Rien que le nom Todd me fait fuir, idéologie bon marché sans intérêt quand on veut lutter contre le régime en place.

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    • Suzanne // 17.11.2018 à 12h16

      Un, ce n’est pas une idéologie, c’est une démarche scientifique : chercher si des corrélations existent entre les mouvements politiques et les évolutions à long terme des structures familiales. Deux, ce n’est pas bon marché, faites un peu de recherche et vous verrez ce que ça demande comme comme travail, temps et implication. Trois, la prospective qu’il en tire est au contraire incroyablement intéressante pour déterminer des marges de manoeuvre et des stratégies pour lutter contre ce régime en place.
      En résumé, votre message, simpliste, sans arguments, me paraît très douteux, [modéré]. Donc, développez, avec des sources et des idées, et on verra après.

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  • LBSSO // 17.11.2018 à 07h48

    Et ça repart, comme en 42 .

    E Todd en 2015 avait suscité une polémique en établissant un parallèle entre Valls et Pétain.
    Au début de cette conférence il réitère cette fois-ci en s’en prenant à E Macron : “faisant cette erreur sur la position de la France dans les années 30 , on sent qu’ EM est pressé d’être en 1942 “.
    Année où l’Allemagne envahit la zone sud…et d’une collaboration évidente qui ne peut plus être discutée.
    On retrouve ici la constante volonté de nous mettre en garde contre les tendances autoritaires anthropologiques de la France.
    D’où son conseil de nous rapprocher du monde anglo-saxon , de quitter une zone euro dominée par une Allemagne illibérale.

    Or, il y a 3 jours , cette annonce :
    “Mercredi à Paris, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et son homologue allemand Wolfgang Schaüble vont présenter un projet d’assemblée parlementaire franco-allemande “.
    http://www.europe1.fr/international/vers-la-creation-en-janvier-dune-assemblee-parlementaire-franco-allemande-3800228
    Le contraire de la stratégie défendue par E Todd.

      +3

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  • Giovannigio // 17.11.2018 à 09h50

    Bien que je n’ ai pas fait l ENA étant ancien bûcheron je suis étonné de voir encore des socialistes pourri faire étalage de leur connerie c est pas Mitterrand qui voulait supprimer l ENA comme l ordre des médecins et d une
    Quand on voit les têtes de vainqueurs qui en sortent
    Quand à l histoire de la famille souche on oublie l immigration 40 millions d’Italiens 4 millions au Brésil autant dans le reste de l Amérique du Sud aux état Unis il y a eu beaucoup de brassage italien suédois noir américain irlandais allemand polonais c est plus la famille souche c est la famille feuillage
    Quand à Gambetta il arrive pas à la cheville de Garibaldi c est bien les légions italiennes polonaises etc qui on essayer de repousser l armée prusienne aidee par ce pourri de Thiers qui a encore des boulevards à son nom
    Bien sûr la semaine sanglante pour remerciement d avoir voulu libérer la France et monter un programme sociale sans précédent
    Comme disait Marx la révolution ne se fait pas dans les bibliothèques non dans les conférences donne par tod ou d autre
    Et si Garibaldi revenait sur terre à notre époque pas sur qu’il ne se transforme pas en Terminator Clein d’oeil à k.dik
    PS j ai 65ans l âge de tob comme moi c est un revolutionnaire déçu on lit pas Marx pour rien
    Vous les jeunes comptez pas sur nous pour faire la révolution. On est fatigue mentalement et phisiquement
    Et d après badiou seul 7 pour 100 pour défendre le pays salutation giovanni

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  • Tim // 17.11.2018 à 15h36

    L’Europe demeure cet assemblage de nationalismes mal éveillés et la politique monétaire pâtit de ce déséquilibre où les démocraties se constatent, se désolent, se comparent, se consolent, ou l’inverse, c’est selon la politique économique qui n’obéit à aucune loi, aucune logique, sans synthèse forte mais par syncrétisme faible.

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  • sanglier // 17.11.2018 à 17h53

    M.Todd décrit les “démocraties libérales” de façon essentialiste, oubliant que l’angleterre et la France, les plus “libéraux” étaient aussi ceux qui dominaient le plus de colonies, faisant leur autoritarisme ailleurs que chez eux. M. Todd fantasme bcp.

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  • sanglier // 17.11.2018 à 19h48

    Ceci dit, Todd est un homme bien sympathique et quand même très fin, mais je me demande s’il ne mythologise pas un peu le monde anglo-saxon. Ces reproches étant faits, je boirais volontiers une pinte en sa compagnie…

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  • Macarel // 17.11.2018 à 20h33

    Dixit Montebourg : ” tous les financiers s’attendent à une nouvelle crise financière majeure dans les deux ans, et ils parlent d’un Armageddon cette fois-ci”.
    En effet, les Etats surendettés suite à la crise de 2008, n’ont plus de munitions pour renflouer les banques en cas de nouvelle tempête.
    Cette fois ce sera Chypre / La Grèce pour tout le monde, et un chaos politique encore pire qu’en ce jour de “gilets jaunes” et “anti-gilets jaunes”. Macron va devoir faire construire une enceinte à la Vauban autour du Palais de l’Elysée, ou plutôt déménager dans un fort déjà construit par Vauban.

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  • sanglier // 17.11.2018 à 21h20

    Si Mr Todd résume le communisme à un type de famille autoritaire égalitaire, et que l’Allemagne est autoritaire inégalitaire: comment explique-t-il que Karl MArx soit Allemand???
    Ce déterminisme de Todd là-dessus est lassant. ET puis, pourquoi ne pas descendre encore plus loin dans l’hsitoire, car, au fond, il décide d’une origine et ensuite tout serait immuable pour les siècles des siècles…

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    • yann // 18.11.2018 à 11h57

      Marx était issu d’une famille juive. Et puis les propos de Todd concerne une population dans son ensemble statistique, il y a toujours des exceptions individuelles.

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      • sanglier // 18.11.2018 à 19h48

        Évidemment, il y a tjs l’exception qui confirme que j’ai raison tout le temps même quand j’ai tort. C’est bien commode.
        Le déterminisme de Todd est parfois inquiétant, ainsi que son corollaire : le relativisme. Avec ces deux ingrédients, on peut faire les pires choses.

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        • yann // 18.11.2018 à 22h50

          Vous avez déjà fait des statistiques ? Il parle de comportement global moyen des populations je ne vois pas où est le déterminisme chez Todd. Ce qui vous offusques probablement c’est que l’individu n’a pas le poids que lui donne l’idéologie libérale et la culture actuelle de nos nations. Les hommes isolés sont en fait peu de chose face aux mouvements sociaux et démographiques de grande ampleur. On peut le regretter, mais c’est ainsi.

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          • sanglier // 22.11.2018 à 00h20

            Je n’ai jamais parlé d’individu (n’entrons pas dans ce vaste sujet et réfléchissons à la phrase de SChmitt: “l”individualisme tue l’individu”). Quelles statistiques? Il évoque des familles ancestrales pour expliquer un peu tout et n’importe quoi. Il faut lire les âneries sur les zones communsites urbaines (occultant le rapport entre les villes, le prolétariat et le communisme). Les classements de Todd sont au fond identitaires et cette pente mène loin… Sa pensée est tout imprégnée d’antirationalisme

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            • yann // 22.11.2018 à 08h30

              Anti-rationalisme? Vous avez déjà lu ses livres pour dire une telle idiotie. Regardez donc l’invention de l’Europe et vous verrez l’étonnante similitudes entre les votes des populations, les idéologies et les structures familiales. C’est infiniment plus scientifiques comme méthodes les théoriciens à la Marx pour ne prendre que lui comme exemple. Est-ce si difficile à croire que la façon dont on est élevé, les rapports humains dans une famille, ont un effet sur l’esprit d’un individu qui façonne sa façon de voir le monde? Je trouve au contraire que Todd est très pertinent .

              “Les classements de Todd sont au fond identitaires et cette pente mène loin”

              Mais Todd ne fait pas de jugement, il fait un constat. Le but de la science n’est pas de juger le réel, mais d’en comprendre le fonctionnement. Si les économistes et sociologues faisaient plus de science et moins de moral avec des idées préconçues, on comprendrait bien mieux le monde actuel. L’identité compte que cela vous plaise ou non. Il y a bien des comportements différents chez les peuples qui les distinguent les uns des autres. Il faut faire avec c’est tout. Nier cette réalité c’est ça qui mène aux désastres et aux conflits.

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  • Macarel // 17.11.2018 à 22h37

    La construction européenne a été mise en oeuvre après guerre au motif d’en finir avec les guerres entre nations européennes. Sur ce plan, jusqu’à présent elle a réussi. Par contre l’UE et son marché unique mettant la “concurrence libre et non faussée” au dessus de tout, la libre circulation des marchandises, des hommes , et surtout des capitaux, aura réussi le tour de force de plonger de plus en plus de ses membres dans un Etat de quasi guerre civile. Les classes dominantes nomades mondialisées versus les classes populaires enracinées localement et abandonnées à leur triste sort par les premières qui elles jouissent à plein des avantages de la mondialisation. Le populisme n’est que le résultat de cette fracture entre les classes nomades mondialisées qui ont fait sécession du reste de la société (ces classes ne veulent plus payer d’impôts pour assurer la cohésion nationale, car elles n’ont que faire de la nation, quand elle ne la haïssent pas) , composé des classes populaires attachées en tous les sens du terme à leur territoire (avant l’on disait : terroir), et dépendantes pour beaucoup d’une solidarité nationale.

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    • yann // 18.11.2018 à 12h01

      L’union européenne est née bien après la guerre. Elle est le produit de la paix imposée entre autre par les deux grands puissances qu’étaient les USA et l’URSS. Il faudrait voir à ne pas confondre les causes et les conséquences. Les USA avaient besoins d’un équivalent du pacte de Varsovie ce n’est que ça l’UE un système d’organisation pour contrôler le continent . Et je crois que l’UE a largement démontré qu’elle nourrit les conflits entre les peuples d’Europe plus qu’elle n’alimente la paix. Il suffit de regarder ce qui s’est passé en Grèce ou de voir la violence qu’elle exerce à l’encontre de la Grande-Bretagne.

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      • Catalina // 19.11.2018 à 07h23

        née après la guerre ? rien n’est moins sûr : “Mais ce fut surtout en réaction aux horreurs de la guerre qu’elle s’imposa avec plus de force, particulièrement après la guerre de 1870 : Victor Hugo appelait de ses vœux la construction d’un État paneuropéen, seul garant de la paix sur le continent. Aussi ces États-Unis d’Europe devaient être également l’endroit où les valeurs républicaines seraient respectées, afin que le monde entier s’en inspirât. ”
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

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        • yann // 19.11.2018 à 08h43

          Que vient faire Victore Hugo ici? D’un point de vu factuel c’est bien la seconde guerre mondial qui a fait l’UE ainsi que la volonté des USA. Les délires des élites française rêvant d’une Europe à l’image de la France n’est qu’un délire français qui n’a jamais eu beaucoup de succès ailleurs en Europe.

          Du reste à l’époque d’Hugo la France a déjà tenté l’union latine et l’expérience s’est déjà très mal terminé à l’époque. On avait déjà l’idée stupide d’une monnaie unique entre la France; la Belgique; l’Italie et la Suisse. Et rien qu’avec ces pays ce projet stupide avait déjà lamentablement échoué. Notre nation s’entête à nier les évidence avec une constante historique impressionnante. Nos politiques n’ont aucune mémoire ou connaissance historique sans quoi ils ne répèteraient pas les même erreur indéfiniment.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_latine_(monnaie)

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  • Ando // 18.11.2018 à 09h37

    Tout de même un bémol. Todd va au delà de ce que suppose une approche scientifique de ce qu’il etudie. Il se sert des résultats de son travail pour etayer des jugements de valeur (préférence assumée pour les mondes étasunien et anglais), ce qui n’est pas exactement une attitude scientifique. Par ailleurs, la liberté sans le principe d’égalité favorise l’émergence de sociétés boursouflees par des attitudes narcissiques, des inégalités profondes, des sociétés dures avec beaucoup de gens au bord du chemin. Enfin, comme on le constate avec le cas étasunien, la liberté en interne d’une forte minorité n’empêche en rien en dehors des frontières guerres d’agression, comportement latent d’Etat voyou, violences immorales contre les plus faibles, une forme de tyrannie parfaitement revendiquée . Donc bemol.

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  • calal // 18.11.2018 à 15h55

    Une conference tres interressante de todd surtout la deuxieme partie.
    Son anecdote sur l’allemagne qui devient folle des qu’elle devient dominante avec le japonais qui souligne que son pays a appris qu’une allemagne dominante n’etait pas un exemple a suivre est tres savoureuse.
    Coralie delaume qui rappelle fort opportunement l’hypothese d’une bourgeoisie ou un patronat francais qui veut suivre l’allemagne pour mettre au pas les ouvriers francais,todd s’interrogeant plutot sur un antagonisme specifiquement francais entre une petite bourgeoisie et le monde ouvrier (parce qu’en allemagne l’industrie et louvrier sont davantage respecte et remunere d’une facon plus “juste” qu’en france,tandis que chez nous le moindre prof de litterature se prend pour un philosophe eloignant les tenebres de l’humanite et reclame un salaire en consequence alors que le nombre d’illettres progresse dans le pays).
    et la prospective? que prevoit todd?
    Il raconte qu’un prof d’histoire voulant soulager ses angoisses d’homme cherchant a agir pour influer sur l’histoire lui a dit que meme s’il ne faisait rien ,l’Histoire se ferait quand meme:donc on reprend du pop corn et on regarde la suite du film..

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  • Malbrough // 19.11.2018 à 06h12

    Il me semble tout de même qu’ E. Todd est bien trop systématique dans ses analyses “ethnologiques” …
    En oubliant par exemple que les classes dominantes au 18éme siècle étaient encore sous des systèmes féodaux et la royauté .
    Alors au delà de l’héritage du patrimoine il existait deux principales solutions pour les femmes : le beau mariage et le couvent . Puis domesticité familiale sans doute (gouvernante).
    Pour les hommes peu héritier , il y avait la carrière militaire où ils devenaient officiers , les carrières coloniales , et la prêtrise , la plupart du temps à haut niveau , déconnecté d’ailleurs de l’église ( évêques , archevêques avec rentes à la clé ).
    La mortalité en couche et infantile étaient très élevées .
    Et puis il y avait les guerres .
    Les guerres napoléoniennes très gourmandes en vies humaines , les guerres coloniales , puis les guerres mondiales qui devenaient hécatombes . Pour les classes paysannes, ouvrières etc, etc .
    Par contre en ce qui concerne l’UE et l’euro je suis assez d’accord avec lui . Autour de l’Allemagne les pays européens se tirent la bourre en guerres économiques . Le niveau de vie des salariés tend vers celui “des pays de l’est” et de la Chine .
    Evidemment la paupérisation découle de la montée en puissance de cette dernière devenue usine du monde pour son salariat à très bas coût .
    Mais où en serait elle aujourd’hui si elle n’était pas devenue l’eldorado du capitalisme mondialisé avec ses réserves de centaines de millions de salariés payés avec un élastique sous la férule d’un régime totalitaire ?

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    • Max // 19.11.2018 à 18h06

      La paupérisation découle surtout du libre-échange et de tous les déséquilibres qu’il engendre, c’est-à-dire une politique délibérée et bien précise (mise en oeuvre à partir de 83 notamment, et accélérée brutalement avec l’Euro).

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  • subnihilo // 21.11.2018 à 18h17

    Je vous rejoins sur ce point.
    Il est à remarquer que Todd, dans toutes ses conférences place délibérément sous l’éteignoir la lutte des classes. Il n’en parle jamais.
    Et pourtant elle existe bien quelle que soit la composition anthropologique des diverses familles européennes et mondiales. Et en effet, sans faire intervenir ce paramètre universel essentiel de cette lutte, facteur d’émancipation et de progrès social, il se contente de son schéma incomplet qui prône un déterminisme certain et voire, ce qui devient grave par certains aspects, inéluctable.
    Toute proportions gardées, on se croirait dans la façon qu’il a d’asséner ses théories dans celles qu’assénait Gobineau dans son fameux et fétide “essai sur l’inégalité des races” qui devait régenter les pratiques de l’homme blanc vis-à-vis des “races” dites inférieures et irrécupérables, comme le sont pour Todd ces choix anthropologiques insurmontables.
    Cela devient pénible à la fin et avec cette tendance à prôner le modèle anglo-saxon en permanence, fruit d’un impérialisme et d’une sauvagerie depuis trois siècles maintenant, les Etatsuniens ayant pris le relais des Anglais.

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