Voici le Discours de Georges Friedman géopoliticien américain pour Stratfor devant le Chicago Council, le 4 février 2015. Il indique que le gouvernement américain considère comme but stratégique suprême la remise en cause d’une alliance russo-allemande. Un tel bloc serait, en tant que puissance mondiale alternative, le seul en mesure de contester aux États-Unis leur position dominante.

En résumé :

1 – L’Europe n’existe pas
2 – Seule une union Allemagne-Russie pourrait nous menacer, ça n’arrivera jamais
3 – L’armée ukrainienne est une armée US, nous donnons nos médailles à leurs soldats méritants
4 – Nous livrons des armes dans tous les pays de l’est européen, même en Ukraine
5 – Notre but est d’installer un cordon sanitaire autour de la Russie
6 – Nous intervenons militairement dans le monde entier, nous dominons les océans et toute la terre
7 – Nous faisons battre nos ennemis entre eux, c’est cynique mais ça marche
8 – Les attaques préventives déstabilisent les ennemis, nous faisons ça dans toutes les guerres
9 – Nous installons des régimes favorables à nos intérêts
10 – Nous sommes un empire, nous ne pouvons pas nous relâcher
11 – L’Otan doit occuper tout l’espace terrestre entre la mer Baltique et la mer Noire
12 – Nous ne savons pas ce que va faire l’Allemagne, elle est dans une situation très difficile
13 – Nous ne voulons pas d’une coopération entre le capital financier et technologique allemand et les ressources de matières premières russes, les USA essaient d’empêcher ça depuis un siècle. Le destin de l’Europe dépendra de la décision des Allemands, où vont-ils diriger leurs exportations?

Transcription de la vidéo par le site les-crises.fr:

George Friedman : La préoccupation primordiale des États-Unis, pour laquelle nous avons livré des guerres depuis un siècle – la Première, la Seconde, la guerre froide – a été la relation entre l’Allemagne et la Russie. Car, unies, elles sont la seule force qui pourrait nous menacer. Et pour être sûrs que cela n’arrive pas. Je dis cela en tant que victime possible du terrorisme islamique : cela arrivera. Même si nous consacrons tous nos efforts à l’empêcher, nous échouerons. Par conséquent, si nous faisons ce que nous avons fait en une décennie après le 11 septembre, c’est-à-dire nous concentrer totalement sur ce problème au détriment de tout le reste – au point que notre armée ne puisse pas se battre sans avoir de sable sous ses pieds, elle n’en a pas l’habitude. Il existe de plus grands dangers pour les États-Unis. C’est très difficile de dire à un pays qui a été frappé par le 11 septembre de bien le prendre, et aucun gouvernement ne le peut. Mais la discipline de gouvernance, c’est cela, à la fois rassurer la population en lui disant que vous faites tout ce que vous pouvez, en sachant que ce n’est pas vrai. Vous faites tout ce que vous pouvez raisonnablement faire.

Et notre gouvernement – il faut se rappeler que les États-Unis sont comme un adolescent de 15 ans, ils sont maniaco-dépressifs. Le matin tout est paix, amour, bonheur, le soir ils sont suicidaires parce que leur meilleur ami ne les aime plus. Nous sommes un très jeune empire. Nous ne voulons même pas penser à l’idée d’être un empire. Nous voulons rentrer chez nous et, voyez-vous, faire des rêves libertaires. Cela n’arrivera pas. Mais cela nous prend beaucoup de temps d’atteindre la maturité.

George Bush ne se doutait absolument pas que sa présidence tournerait autour du 11 septembre, et il n’avait aucune idée de la façon d’y répondre, et ses opposants non plus. Barack Obama a décidé qu’il pouvait prétendre que cela n’existait pas. Que s’il était gentil, ils n’essaieraient pas de le faire sauter. Il nous faut trouver un modèle de gouvernance qui combine une république américaine avec ce qu’elle n’a jamais voulu être. Mais nous sommes presque le quart de l’économie mondiale, nous allons mettre les gens sacrément en rogne.

Nick Brand : Bien, juste en bas au premier rang, Phil Levy, notre chercheur émérite en économie globale.

Philip Levy : Merci pour vos remarques, c’est très intéressant. Pendant que le monde entier discute du comportement des États-Unis, j’espérais que vous pourriez aborder ce que devrait être la politique américaine vis-à-vis de la crise financière en Europe. Je vais vous poser cette question parce que nous somme à huis-clos, mais de toute évidence cela semble avoir tendu la plupart du temps vers l’encouragement et la stimulation économique. Dans votre exposé, vous exprimez un certain scepticisme sur ce que produirait la stimulation. Comme nous pouvons le constater, cela revêt évidemment une grande importance pour nous. Quelle devrait être la politique américaine ?

George Friedman : La politique américaine devrait être de rester le plus loin possible, éventuellement d’adopter une loi interdisant à toutes les banques américaines d’avoir des devises européennes. Nous ne pouvons pas le faire mais cela serait une bonne idée. L’Europe est trop vaste pour que les États-Unis y fassent quoi que ce soit. Et les européens sont trop sophistiqués pour avoir besoin de conseils. Le problème de l’Europe n’est pas comme si elle cornaquait un pays du tiers-monde et qu’elle ne savait pas comment s’y prendre ; le problème est une profonde contradiction entre les intérêts de diverses régions d’Europe, ce qui a mené à une impasse politique. Il est inconcevable que les États-Unis puissent avoir assez d’argent pour résoudre le problème s’ils le voulaient, et il est insensé que les États-Unis l’aient même envisagé.

En ce qui concerne les conseils sur la politique économique, les européens n’accepteront pas de conseils venant des États-Unis. Moi-même, je n’accepterais pas de conseils en politique économique venant des États-Unis. Le problème ici n’est pas que les gens n’ont pas de politique économique, c’est que cette situation impossible ne peut pas être résolue avec le paradigme dans lequel les européens travaillent. Ils changeront de paradigme une fois que la City se sera effondrée. Mais ils n’ont pas la volonté politique de faire face à l’irrationalité de la situation et de se pencher sur le fait que l’Allemagne ne peut pas exporter 50% de son PIB. En tout cas pas la moitié de celui-ci vers l’Europe.

Et donc cela n’arrivera pas et c’est une des raisons pour lesquelles personnellement la politique ne m’intéresse pas. La politique étrangère, c’est ce que vous auriez aimé voir arriver, l’histoire, c’est ce qui arrive réellement. Et, vous voyez, très rarement la politique étrangère arrive à faire un trou en un. Ce que j’essaie de comprendre c’est ce qui va arriver. Vous voyez, si j’étais vraiment intelligent, je serais riche. Il est certain que je ne donnerais pas de conseil aux européens sur la manière de s’enrichir.

Nick Brand : Question suivante s’il vous plait. Oui, tout au fond là-bas.

Question : Étant données les faiblesses que vous décrivez à la fois en Europe mais aussi en Asie du sud-est, et probablement en Asie orientale elle-même, est-il approprié ou même réaliste que nous continuions à repousser les frontières de l’« empire américain » si vous voulez, jusqu’au-delà de la zone de ces problèmes internes ?

George Friedman : Les États-Unis ont un intérêt fondamental. Ils contrôlent tous les océans du monde. Aucune puissance n’a jamais fait cela. Grâce à cela nous avons la possibilité d’envahir les gens et ils n’ont pas la possibilité de nous envahir. C’est une très bonne chose. Maintenir le contrôle de la mer, le contrôle de l’espace est le fondement de notre pouvoir. Le meilleur moyen de vaincre une flotte ennemie c’est de ne pas la laisser se construire. La façon dont les britanniques sont arrivés à être certains qu’aucune puissance européenne ne puisse construire de flotte a été de s’assurer que les européens se sautent à la gorge entre eux.

La politique que je recommanderais, c’est celle qu’a adoptée Ronald Reagan vis-à-vis de l’Iran et de l’Irak. Il a financé les deux côtés pour qu’ils se combattent entre eux et qu’ils ne nous combattent pas nous. C’était cynique, ça n’était certainement pas moral, ça a marché et c’est le but : les États-Unis ne peuvent pas occuper l’Eurasie. Dès lors que la première botte touche le sol, le différentiel démographique fait que nous sommes totalement surpassés en nombre. Nous pouvons vaincre une armée, mais nous ne pouvons pas occuper l’Irak. L’idée que 130 000 hommes pouvaient occuper un pays de 25 millions… et bien la proportion de policiers par citoyen à New-York était plus grande que ce que nous avons déployé en Irak.

Donc nous n’avons pas la possibilité de traverser mais nous avons bien la possibilité, premièrement, de soutenir diverses puissances concurrentes pour qu’elles se concentrent sur elles-mêmes, avec un soutien politique, un peu de soutien économique, du support militaire, des conseillers, et in-extremis de faire ce que nous avons fait au Japon [NdT : il se corrige] au Viêt Nam, en Irak et en Afghanistan : des attaques de désorganisation. L’attaque de désorganisation n’a pas pour but de vaincre l’ennemi. Elle est destinée à le déséquilibrer. Ce que nous avons fait dans chacune de ces guerres, en Afghanistan par exemple, c’est d’avoir déséquilibré Al-Qaïda.

Le problème que nous avons, puisque nous sommes jeunes et stupides, c’est qu’après les avoir déséquilibrés, au lieu de dire ok, bon travail, on rentre à la maison, nous avons dit “bon, c’était facile, pourquoi ne pas construire une démocratie ici ?” C’est à ce moment que la démence a commencé. Par conséquent, la réponse est que les États-Unis ne peuvent pas constamment intervenir partout en Eurasie. Ils doivent intervenir de manière sélective et très rarement. C’est le cas extrême, nous ne pouvons pas, comme première étape, envoyer des troupes américaines. Et lorsque nous envoyons des troupes américaines nous devons véritablement comprendre ce qu’est la mission, s’y limiter, et ne pas développer toutes sortes de délires psychotiques. Donc espérons que nous ayons appris cela cette fois-ci. Il faut du temps pour que les enfants apprennent leurs leçons.

Mais je pense que vous avez tout à fait raison, nous ne pouvons pas, en tant qu’empire, faire cela. La Grande-Bretagne n’a pas occupé l’Inde. Elle a pris plusieurs états indiens et les a tournés les uns contre les autres, et a fourni quelques officiers britanniques pour une armée indienne. Les romains n’ont pas envoyé de vastes armées. Ils ont placé des rois comme, vous savez, pleins de rois différents, créés sous l’autorité de l’empereur. Et ces rois étaient responsables du maintien de la paix. Ponce Pilate en était un exemple. Donc les empires qui sont directement gouvernés par l’empire, comme l’empire Nazi, ont échoué. Personne n’a autant de pouvoir. Il faut un certain niveau d’habileté. Cependant notre problème n’est pas encore celui-ci. En fait, notre problème est d’admettre que nous avons un empire. Donc nous ne sommes même pas encore arrivés au point où l’on ne pense qu’il ne nous reste plus qu’à rentrer à la maison et ça sera terminé, mission accomplie. Et donc nous ne sommes même pas prêts pour le chapitre 3 du livre.

Nick Brand : Question suivante s’il vous plait. Oui, le monsieur ici au 4ème rang.

Question : Donc je déduis de vos commentaires que l’Euro en tant que monnaie ne survivra pas. A quoi cela ressemblerait-il et à quelle vitesse cela se produirait-il ?

George Friedman : Le modèle a été établi par les hongrois. Les hongrois ne sont pas dans l’Euro mais ils ont souscrit des prêts hypothécaires libellés en Yen, en Franc suisse et tout le reste. Quand le Forint est parti en cacahouète, le gouvernement hongrois a défendu ses « otthons » [NdT : “foyers”, en hongrois dans le texte] et a dit : nous allons vous rembourser en Forint. Et vous aurez 50 cents par dollar, copie-carbone grossière mais globalement cela. Ou alors vous n’aurez rien. Rappelez-moi demain matin, faites-moi savoir ce que vous voulez. Les banques européennes se sont écrasées et ont pris ce qu’elles pouvaient avoir : c’est cela que la Grèce va faire. Ils vont vous faire une offre que vous ne pourrez pas refuser.

Rappelez-vous que l’Allemagne est terrifiée à l’idée que quelqu’un quitte la zone de libre-échange. C’est la terreur de l’Allemagne. Il n’y a pas de meilleure bluffeuse que Frau Merkel. Elle m’enfume et tout le monde avec. Mais la vérité c’est que c’est elle qui a la main la plus faible. Parce que c’est elle qui dépend des exportations. Et les autres ne sont pas sûrs de vouloir rester dans la partie. Si elle fait sortir un pays de l’Euro qu’est-ce qui les empêche de la faire sortir de la zone d’échange ? Elle le sait, c’est pour cela qu’elle va toujours droit sur le rebord avant de revenir. Les grecs le savent, c’est pour cela qu’ils vont la pousser contre le mur. Son point faible est en train d’apparaître à tous les européens.

Comment cela va-t-il se passer ? Les grecs vont imprimer de la Drachme pendant la nuit, dont la valeur nette vaudra Dieu sait combien, et ils vont faire une offre. Et l’offre sera ou vous prenez cela, ce sera un plan d’allégement structuré de la dette , ou alors nous ne paierons pas du tout. Rappelez-vous que le débiteur doit beaucoup d’argent. Quel était le vieux dicton ? “Si je vous dois 100 dollars vous me tenez, si je vous dois un milliard de dollars c’est moi qui vous tiens.” Qu’est-ce que ces banques vont faire ? Et le problème en Europe, c’est que si vous les faites sortir de la zone Euro vous toucherez encore moins qu’en restant.

Je soupçonne que l’Euro va survivre. Mais je soupçonne aussi que quelque part en Europe il y ait un bâtiment qui abrite le bureau de la Société des Nations, qui n’est jamais tout à fait abolie. Et je suis sûr qu’il ne sert plus à rien. En Europe, les institutions se maintiennent bien après avoir perdu leur fonction. L’Allemagne n’aura pas un Mark, elle aura un Euro. Combien d’autres pays seront là, je ne le sais pas. Mais le chemin de la sortie a été trouvé par les hongrois et la prochaine étape est le retour de la Drachme.

Et la vraie question est qu’est-ce que les banques vont faire ? Que pouvez-vous faire ? Elles ne peuvent pas parler de risques moraux parce qu’elles ont déjà racontées ça en Argentine. Je veux dire qu’elles savent déjà, toute l’Europe sait, que faire faillite, que ce soit l’Argentine ou American Airlines, ne signifie pas la fin du monde. Et les allemands ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour rendre plus attirant un sauvetage plutôt que pas de sauvetage. Maintenant qu’ils le fassent en Euro ou dans une autre monnaie est moins intéressant que le fait qu’ils vont faire défaut. Et la question est : comment ce sera géré ?

Nick Brand : Nous avons le temps pour peut-être une question de plus. Nous avons pris beaucoup de questions de la part d’hommes ce soir, est-ce qu’il y a des femmes avec des questions qui voudraient… Oui, la Consule générale de Croatie.

George Friedman : Croatie. [NdT : Il dit une phrase, probablement en hongrois.]

Nick Brand (à celui qui porte le micro) : Steven, c’est elle la Consule de Croatie.

Consule générale de Croatie : Oui, je pense qu’ayant étudié l’histoire vous vous rappelleriez si vous aviez vécu en union personnelle pendant 700 ans environ, et les gens parlent yougoslave ils ne parlent jamais le croate-hongrois, après avoir passé 7 siècles ensemble. Excusez-moi, je m’égare. Est-ce qu’il est dans l’intérêt US de se passer de la Russie en tant que puissance européenne ?

George Friedman : Est-ce que je pourrais… je ne vous ai pas entendu je pense.

Consule générale de Croatie : Est-ce qu’il est dans l’intérêt américain de se passer de la Russie en tant que puissance européenne ?

George Friedman : Avec la Russie en tant que puissance Européenne ?

Consule générale de Croatie : Oui, je suis juste curieuse. Comment prévoyez-vous l’architecture une fois que cela aura implosé ? Qu’est-ce qu’il arrivera ? C’est un scénario effrayant, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

George Friedman : Rappelez-vous la structure de l’Europe ; tracez une ligne de Saint-Pétersbourg à Rostov. A l’ouest vous avez la péninsule européenne, à l’est se trouve la Russie. Personne n’a jamais occupé de façon permanente la Russie. Mais la Russie a toujours avancé vers l’ouest. A présent, elle est au point le plus éloigné à l’est. La ligne, accessoirement, correspond grosso modo à la frontière avec les états baltes, la Biélorussie et l’Ukraine. La question sur la table pour les russes est : vont-ils maintenir une zone tampon qui serait au moins neutre, ou est-ce que les occidentaux vont pénétrer si loin en l’Ukraine qu’ils seront à 100 kms de Stalingrad et à 500 kms de Moscou ?

Pour la Russie, le statut de l’Ukraine est une menace existentielle. Et les russes ne peuvent pas renoncer. Pour les États-Unis, dans le cas où la Russie s’accrocherait à l’Ukraine, où s’arrêtera-elle ? Ce n’est donc pas un accident si le Général Hodges, qui a été nommé pour porter le chapeau dans toute cette histoire, parle de pré-positionner des troupes en Roumanie, Bulgarie, Pologne et dans les états baltes. C’est l’Intermarium [NdT : la Fédération Międzymorze] de la mer Noire à la Baltique dont Piłsudski a rêvé. Pour les États-Unis, c’est la solution.

Le problème auquel nous n’avons pas de réponse, c’est : que va faire l’Allemagne ? Par conséquent, le véritable joker en Europe serait, qu’alors que les États-Unis construisent un cordon sanitaire [NdT : en français dans le texte], pas en Ukraine mais à l’ouest, et que tandis que les russes essaient de monter une stratégie pour influencer les ukrainiens afin qu’ils les rejoignent, nous ne connaissons pas la position des allemands. L’Allemagne est dans une position très particulière, son ancien chancelier Gerhard Schröder est au conseil de surveillance de Gazprom, ils ont une relation très complexe avec les russes.

Les allemands eux-mêmes ne savent pas quoi faire. Ils doivent exporter, les russes peuvent absorber les exportations. D’un autre côté, ils perdent la zone de libre-échange. Ils doivent construire quelque chose de différent. Pour les États-Unis la peur primordiale est le capital russe, la technologie russe, je veux dire la technologie allemande et le capital allemand, les ressources naturelles russes, la main-d’œuvre russe… C’est la seule combinaison qui depuis des siècles flanque la trouille au États-Unis.

Par quoi cela va se traduire ? Et bien, les USA ont déjà mis leurs cartes sur la table, c’est la ligne des états baltes à la mer Noire. Pour les russes leurs cartes ont toujours été sur la table. Il doivent avoir au moins une Ukraine neutre, pas une Ukraine pro-occidentale. La Biélorussie, c’est autre chose. Maintenant, celui qui me dira ce que les allemands vont faire pourra me raconter les vingt prochaines années de l’Histoire. Mais malheureusement, les allemands ne se sont pas décidés. Et c’est toujours le problème avec l’Allemagne. Économiquement énormément puissante, géopolitiquement très fragile et ne sachant jamais vraiment comment réconcilier les deux. Depuis 1871, c’est la question allemande, la question fondamentale de l’Europe.

Donc pour répondre à ma loyale collègue de 700 ans d’empire, lorsque la Hongrie et la Croatie étaient unies, je n’ai pas pensé que vous ayez tellement aimé : pensez à la question allemande, parce qu’elle se pose à nouveau. C’est la prochaine question que nous avons à aborder. Ou que nous n’avons pas à aborder – nous ne savons pas ce qu’ils feront.

Contexte :

Le politologue américain George Friedman est le chef du think tank de renseignement “Stratfor Global Intelligence” qu’il a fondé en 1996. Le siège de Stratfor se trouve au Texas. Stratfor conseille dans le monde 4 000 entreprises, personnalités et gouvernements, rapporte le New York Times. Parmi eux figurent entre autres “Bank of America”, le département d’état américain, Apple, Microsoft et Lockheed Martin, Monsanto et Cisco pour les questions de sécurité.

En décembre 2011 le système informatique de Stratfor fut l’objet d’une cyber-attaque, à la suite de laquelle 90 000 noms, adresses, numéros de carte de crédit avec mot de passe, de clients de Stratfor furent publiés sur le net. L’attaque était le fait du hacker Jeremy Hammond, démasqué par la suite. Toutefois on apprendra plus tard qu’un collaborateur du FBI a incité Hammond à commettre cette attaque. Le FBI avait connaissance de toutes les étapes de l’attaque.

Friedman a publié en 2009 un livre intitulé “The Next 100 Years” (Les 100 prochaines années), dans lequel il procède à un certain nombre de déclarations concernant la politique sécuritaire du 21e siècle. Entre 2020 et 2030, la Turquie, la Pologne et le Japon deviendront, avec le soutien des États-Unis, des puissances régionales. Durant la même période, un bloc pro-américain formé par plusieurs états se constituera en Europe de l’Est. La Russie et l’UE, quant à eux, s’effondreront.

Source : Deutsche Wirftschafts Nachrichten, 17/03/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

88 réponses à Stratfor : Les États-Unis veulent empêcher l’alliance germano-russe

Commentaires recommandés

boduos Le 03 juin 2015 à 09h17

Le contrôle des routes maritimes à l’aide de cuirassiers et de porte avions est légèrement dépassé et devient d’ailleurs un handicap à maintenir et à entretenir au détriment de stratégies plus souples et plus mobiles
le porte avions prestigieux peut être utile pour projeter une opération sur un pays du tiers monde (voir cependant le résultat avec daesh…) mais le porte avions est vulnérable à un sous marin de poche furtif 20 fois moins cher ,comme on les fait désormais
à l’ ère des missiles longues portées,évoluant à 27000 mille km à l’heure en stratosphère,les porte avions servent aux démonstrations d’opérette….pour le tiers monde

maîtrise du net, Cyber guerre,panne électrique,brouillage électronique,terrorisme(chantage) d’état biologique …. assassinats ciblés, dérèglement monétaire,…sont les véritables dangers et les USA sont piégés par leur nécessaire démonstration de forces traditionnelles qui ne les ont pas empêcher de plier bagages au Vietnam,en Afghanistan,au moyen orient…. en fait ils n’excellent qu’avec leurs Maidan et leurs révolutions colorées via leurs ONG.

un bémol cependant en mer de Chine ou un conflit de moyenne intensité sans escalade atomique pourra justifier de fortes présences navales pour des enjeux maritimes.

et un autre bémol mais cette fois marketing, il faut au minimum un porte avion pour faire décoller des rafales si on veut en faire la démonstration pour les exporter ,
vu les achats récents de l’Égypte et de l’Arabie,on peut corréler cela aux démonstrations en Libye qui ont surement été motivées entre autres, pour cette raison.

ce qu’il est indéniable c’est que l’empire (et Merkel…) ont abattus toutes leurs cartes : …l’Ukraine, carcan de l’euro, piégeage de la France dans ses opérations ruineuses et ,simultanément ,la prise d’assaut de ses fleurons industriels au bénéfice d’une récession .. on ne peut qu’espérer un reflux (Maidan 3 au profit de Poutine..) Grexit réussi avec toute son exemplarité…,tafta foiré par l’interventionnisme judiciaire US tous azimuts….avec bas les masques en Syrie,en Macédoine,le triple jeu turque,les futures révélations sur daesh…

  1. Thalie Le 03 juin 2015 à 02h36
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    les extraits de ce discours,vidéo sous-titrée: https://www.youtube.com/watch?v=emCEfEYom4A


    • jerome Le 03 juin 2015 à 18h46
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      Merci pour la vidéo car la version traduite en allemand puis traduite en français je suis pas fan des traductions de traduction, mais dans tout les cas j’ai remarqué des coupures quelqu’un aurait il la version originale non coupée ?


      • chios Le 04 juin 2015 à 09h21
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        https://www.youtube.com/watch?v=Sh3dp_AnlQI

        ça vaut la peine de l’écouter en entier.
        Ses idées sur l’Europe ne sont pas loin de celles de Todd, dans un état d’esprit bien différent…


        • jerome Le 04 juin 2015 à 15h10
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          Merci beaucoup pour cette vidéo complète de la conférence, qui se trouve être bien plus intéressante que les extraits qui ne correspondent au final qu’aux questions de l’auditoire.


        • Le Bié Le 05 juin 2015 à 23h55
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          La vidéo complète est excellente. Sa pensée est bien plus complexe, fine, réaliste et argumentée que les quelques extraits où il semble apparaître comme simplement brutal. Qui donc pense avec cette hauteur de vue chez nous ? Effectivement, comme Chios le dit plus haut, ses analyses ne sont pas contradictoires avec celles d”E. Todd. Bien au contraire.


      • xma Le 04 juin 2015 à 16h39
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        La transcription et la traduction ont été faites à partir de la vidéo originale en anglais. On peut la trouver sur le site source en bas.http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/03/17/stratfor-usa-wollen-deutsch-russische-allianz-verhindern/

        Le reste de la vidéo n’est pas très intéressant, il racconte sa vie, celle de sa famille, et dit quelques énormités.


  2. Kiwixar Le 03 juin 2015 à 03h39
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    Je pense que c’est une erreur stratégique des US, car l’Allemagne est en déclin démographique : ce qu’il fallait empêcher, c’est l’alliance russo-chinoise, bien plus importante à long terme. A moins que le long terme n’existe plus, vu la criticicité de notre période transitoire (pic pétrolier, reset financier), et que le but à court terme est de créer un bloc TAFTA + TPP (Trans-Pacifique) contre le reste du monde, sachant qu’il n’y a qu’un seul pays (coup de bol) qui fait partie et du TAFTA et du TPP ?

    “Les États-Unis ont un intérêt fondamental. Ils contrôlent tous les océans du monde.”

    Ca me paraît douteux, l’efficacité militaire ne se mesure pas en dollars et en balais de chiotte à 500$. A mon avis, c’est une vue qui a 40 ans de retard, du même acabit que de dire “les US contrôlent tous les cieux du monde grâce à leurs F-15, euh F-35”. Vu le nombre de sous-marins d’attaque russes (17) et chinois (6?), sans parler des chasseurs et bombardiers chinois (2100), ou de la guerre électronique russe (voir la désactivation du Donald Cook en Mer Noire l’année dernière), le terme “contrôlent” est sujet à caution. On en saura plus en comptant le nombre de porte-avions amiantés qui partent au fond le premier jour du conflit. Ce qui est sûr, c’est que si les US ont une supériorité militaire aujourd’hui, elle ne durera pas vu l’armement en cours de la Russie et de la Chine : ils ont donc une fenêtre d’opportunité assez courte (quelques années) si ils veulent latter ces deux pays en même temps afin de couper la Chine du pétrole du Moyen-Orient.

    Infographie des forces en présence en mer de Chine sud :
    http://www.zerohedge.com/news/2015-05-27/who-would-win-conflict-south-china-sea-infographic


    • sergeat Le 03 juin 2015 à 07h03
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      “ils contrôlent tous les océans du monde “:ils contrôlent du moins tous les passages stratégiques:la Méditerranée avec leur allié à Gibraltar,Djibouti à la place des français donc Suez,le détroit de Malacca,Panama (c est peut être pour cela que les chinois vont construire le canal au Nicaragua )….bientôt le pole nord.
      Jusqu’à nos jours seuls les empires maritime ont dominé le monde :Angleterre,maintenant USA,les empires terrestre ont toujours été détruits,d ou la question de la route de la soie terrestre.


      • Kiwixar Le 03 juin 2015 à 08h15
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        C’est pas faux. Encore faut-il garder le contrôle de ces passages stratégiques : il faut beaucoup de pétrole pour faire la guerre (production militaire + déplacements), à moins qu’elle soit très courte et que l’hiver nucléaire qui suit soit très froid. Il me semble avoir lu que le pétrole avait été la raison principale ayant incité l’Allemagne nazie à attaquer l’URSS (le pétrole de la mer Caspienne). Et là, on aurait d’un côté Russie et Chine avec pétrole russe et accès terrestre (route de la soie) au pétrole iranien. Et de l’autre, les Etats-Unis sans beaucoup de pétrole restant ou très cher (schiste, golfe du Mexique, Canada) et difficulté (maritime) pour aller se servir au Vénézuela.
        Pareil pour le minerais de fer d’Australie ou d’Amérique du sud : transport maritime. Sont-il assez fous pour aller titiller la Chine (puissance nucléaire) en essayant d’amener leurs troupes jusqu’à la frontière chinoise (en amenant la “démocratie” à la Corée du Nord)?


        • Bouddha vert Le 02 juillet 2015 à 21h55
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          Ne peut on penser que ce serait la Corée du nord, une fois le trône vide, qui serait rejointe par le sud à la Chine?
          Cela ira très vite, surtout sans pétrole!

          Car, on n’entent dans la parole de Friedmann que le rêve éculé d’un Empire dépassé par les évènements, et qui atténue le bruit de l’effondrement.
          En route pour un monde multipolaire.


      • Fabrice Le 03 juin 2015 à 09h08
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        De plus à noter la stratégie de la Chine qui par ses îles porte-avions :

        http://www.lepoint.fr/monde/la-chine-construit-une-ile-porte-avions-24-11-2014-1883882_24.php

        arrive à contourner le long chemin d’une flotte de porte-avions.

        En procédant ainsi elle pourrait remettre en cause la primauté américaine, bien que dangereuse car soit c’est le laissé faire ou le conflit au moins localisé pour détruire ces implantations voir le blocus du site.


      • boduos Le 03 juin 2015 à 09h17
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        Le contrôle des routes maritimes à l’aide de cuirassiers et de porte avions est légèrement dépassé et devient d’ailleurs un handicap à maintenir et à entretenir au détriment de stratégies plus souples et plus mobiles
        le porte avions prestigieux peut être utile pour projeter une opération sur un pays du tiers monde (voir cependant le résultat avec daesh…) mais le porte avions est vulnérable à un sous marin de poche furtif 20 fois moins cher ,comme on les fait désormais
        à l’ ère des missiles longues portées,évoluant à 27000 mille km à l’heure en stratosphère,les porte avions servent aux démonstrations d’opérette….pour le tiers monde

        maîtrise du net, Cyber guerre,panne électrique,brouillage électronique,terrorisme(chantage) d’état biologique …. assassinats ciblés, dérèglement monétaire,…sont les véritables dangers et les USA sont piégés par leur nécessaire démonstration de forces traditionnelles qui ne les ont pas empêcher de plier bagages au Vietnam,en Afghanistan,au moyen orient…. en fait ils n’excellent qu’avec leurs Maidan et leurs révolutions colorées via leurs ONG.

        un bémol cependant en mer de Chine ou un conflit de moyenne intensité sans escalade atomique pourra justifier de fortes présences navales pour des enjeux maritimes.

        et un autre bémol mais cette fois marketing, il faut au minimum un porte avion pour faire décoller des rafales si on veut en faire la démonstration pour les exporter ,
        vu les achats récents de l’Égypte et de l’Arabie,on peut corréler cela aux démonstrations en Libye qui ont surement été motivées entre autres, pour cette raison.

        ce qu’il est indéniable c’est que l’empire (et Merkel…) ont abattus toutes leurs cartes : …l’Ukraine, carcan de l’euro, piégeage de la France dans ses opérations ruineuses et ,simultanément ,la prise d’assaut de ses fleurons industriels au bénéfice d’une récession .. on ne peut qu’espérer un reflux (Maidan 3 au profit de Poutine..) Grexit réussi avec toute son exemplarité…,tafta foiré par l’interventionnisme judiciaire US tous azimuts….avec bas les masques en Syrie,en Macédoine,le triple jeu turque,les futures révélations sur daesh…


        • Francois Le 03 juin 2015 à 10h28
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          L’efficacité de “leur maidan” reste encore en suspens…


      • Citoyen Le 06 juin 2015 à 04h04
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        Ça fait penser au projet dit “Nouvelle Route de la Soie” qui au début des années 2000 – ou fin années 90 – faisait saliver… l’Allemagne et donc l’UE, c’est-à-dire les USA.

        Il semblerait également, et entre autres, si on a une vue géopolitique – géostratégique d’ensemble, que les conflits entretenus et déclenchés en Syrie, Irak, etc… aient aussi pour fonction d’entraver-empécher sa réalisation complète. Rien de mieux que le chaos pour déstabiliser-entraver un projet. Du temps gagné pour consolider SES propres projets, en plus. Pendant que je te distrais, je t’entrave et moi, j’avance et je construis MES systèmes.

        En effet, la réalistion de ces lignes de transport terrestre est mise en question ou mise en difficulté par ces zones de guerres, conflits, instabilités diverses.

        Entre autres, bien entendu.

        Une autre question concerne l’EI-ISIS-DAESCH-KROASSAN (à l’été dernier les médias usa parlaient de Croissant, pour changer ensuite trois fois de nom, ce qui révèle tout encore une fois) si bienvenu par les banques et les pétroliers (on leur achète pétrole, l’argent leur est transféré via banques.. sans aucun problème, ce qui renseigne mieux que n’importe quoi sur leur mise en place délibérée et leurs commanditaires).

        Pour l’anecdote, leur ‘drapeau’-’emblème’ ressemble à une campagne de pub de thriller hollywoodien et de surcroît, différe très peu du drapeau saoudien. Seule la couleur de fond – noire pour faire peur et marquer, et vert – les distingue grosso modo.
        Daesch, un excellent outil qui ne se saisit pas par hasard de certaines villes en Syrie ou en Irak.

        Ensuite, il y a Baku, etc….

        Pour rappel, les opérations terroristes dites islamistes ne sont pas neuves. Elles ont été mises sur pied contre la Russie via la Tchéchénie, il y a encore des attentats- à Sochi vant JO d’hiver, oh hasard, et en Chine aussi, attaques gares, etc…plus le Tibet dont le Dalai Lama fut mis en promotion, lui qui, dans sa jeunesse, faisait ami-ami avec Hitler, et fut ensuite agent de déstabilisation de la Chine – toujours la même et sempiternelle mécanique USA que ce soit pour l’Europe, l’UE, l’Asie ou l’Amérique Latine, de recyclage et d’utilisation de tous ces nazis blanchis à condition qu’ils travaillent bien.
        Idem pour la Birmanie-Myanmar avec la Prix Nobel de la Paix, si médiatisée, outil USA encore, qui se tait dans toutes les langues concernant le massacre des Rohingya pourchassés .. dont, tiens, les médias ne parlent plus déjà…

        Ce qu’il y a de bien avec les Etats-Unis, c’est qu’ils osent être transparents, sûrs de leur impunité, et en plus, le disent tout haut. Les Européens ayant une culture plus taiseuse ne comprennent pas cette manière de procéder. On annonce, on dit et on fait et la propagande est loin d’être sophistiquée, en plus. Carrément et en pleine face. Car pour les USA, en effet, l’Europe n’est qu’un pion et n’existe donc pas.
        Pourquoi se gèneraient-ils puisque leurs pions de TOUS les partis dits politiques – coquilles vides et politiques d’opérette et de parade-, médiatiques, ‘culturels’ y sont mis en place depuis la fin de la 2GM. Ils les tiennent, notamment par leur nazisme blanchi …grâce aux USA. Que l’on peut réactiver à loisir.

        Pourquoi se gèneraient-ils si, en plus, les populations européennes se contentent de gémir et jamais d’agir. Cela ils le savent.
        Un système magnifiquement efficace.

        Voir, entre centaines-milliers de Fondations, Clubs, Associations, Congrès et think tanks ou groupements divers, partout par milliers dans toute l’Europe et tous les pays, ils ont tissé un tel réseau que s’en dépatouiller sera compliqué-lent-perdu-d’avance si l’on utilise la méthode romantique. (En plus les syndicats sous contrôle et jamais révolutionnaires, les retournements de noms en leur contraire, les corruptions multiples et diverses..) par exemple :

        – Congrès Liberté Culturelle (pour l’art moderne..) Congress for Cultural Freedom rebaptisé plus tard- après que l’on ait découvert son financement et fondation par la CIA – International blablabla, dont on a de plus en plus régulièrement l’invasion ubuesque en France, entre autres, mode plug anal-sapin ou vagin-gramophone,afin de choquer et habituer au burlesque superficiel plastifié rudimentaire d’anti-culture, dans des lieux de patrimoine ‘sacrés’ qui deviendront des MCDo géants, le Young Leader Hollande ouvrant la porte toute grande – établissement des fausses ‘gauches’ ‘libérales’ européennes (notamment les partis Ecolos ou Verts… et sociaux-démocrates et ‘faux socialistes’)

        Quand j’entends le mot “culture”, je sors mon revolver .. Qui a dit ça? (Si bonne réponse, vous gagnez un ticket pour aller vous amuser chez Walt Disney 😉

        Fondation du Parti socialiste – ou socio-dém – autrichien servant de lessiveuse à nazis sous le contrôle et les auspices des USA qui ont tenu dès les années 50 à contrôler la restauration de partis dits “socialistes” ou sociaux-démocrates et plus tard, écolos ou verts.

        Ce qui est logique puisque le McCarthysme soupçonnait tout individu pensant ou se cultivant à multiples sources, de communisme bolchévique-couteau-entre-les-dents-à-condamner-emprisonner-tuer.

        Quels sont les idiots qui ont pensé que les USA tolèreraient la moindre once de début de trace de “socialisme” en Europe après la 2GM? Ils sont finalement – et tard – intervenus pour des raisons économiques (car la 2GM et Hitler-Axe Japon finissaient par miner toutes les mers et océans, pour le commerce…) et de domination géopolitique.Et rien d’autre. Leur hégémonie ne peut en aucun cas être défiée. Nulle part.

        Council Foreign Relations CFR, NED, Europe CFR, Open Society, IDEA, EED – version européenne UE de la NED, mise en place en..2014.. conflit Ukraine – médias complètement Cultural Freedom, … etc…
        Tous réseaux promus et cooptés en Europe et en Asie et en Amérique Latine (d’ailleurs les mêmes méthodes et expositions se retrouvent avec les mêmes grosses ficelles,à un tel point que cela devient d’une lisibilité éclatante).
        Etc…


    • kriss34 Le 03 juin 2015 à 07h06
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      Vous dites: “voir la désactivation du Donald Cook en Mer Noire l’année dernière), ”
      J’ai cherché, ce fait d’armes (guerre elec) russe est tout sauf prouvé. J’ai surtout trouvé des articles (pléthore) émanant de la propagande russe (regardez nos biscotos) et sa contre-partie US (russes= sous-êtres incapables de nous menacer). Rien de probant sur le plan de la preuve, par contre!


    • Jusdorange Le 03 juin 2015 à 13h59
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      A Kiwixar

      Je change un peu de sujet par rapport aux autres réponses que vous avez reçu.
      Je voudrais revenir sur une autre partie de votre propos : ” ce qu’il fallait empêcher c’est l’alliance sino-russe bien plus importante”.

      Dans son propos , G. Friedman explique que ce que les États-Unis redoutent est une alliance entre l’Allemagne et la Russie. Il soutient cela en disant que la menace réside dans la complémentarité entre le capital financier et les technologies allemands, et la capacité en main d’oeuvre et les ressources en hydrocarbure de la Russie.
      Autrement dit ce n’est pas la puissance des pays alliés pris isolément qui comptent tant à ses yeux, mais la complémentarité de leurs économies.

      Peut-être que ce prémisse est faux. Si on pense qu’il est vrai alors d’autres questions suivent.

      Est-ce-qu’il existe une telle complémentarité entre la Russie et le Chine ?

      Pour répondre à cette question il faudrait savoir ce que la Chine peut offrir à la Russie que la Russie n’a pas et réciproquement.
      Et en toute franchise je n’en sais rien.

      Cependant si cela est vrai, si effectivement il existe une complémentarité économique sino-russe cela entraîne plusieurs possibilités :
      1) G. Friedman ment ou occulte sciemment ce point
      2) G. Friedman ne ment pas, mais les géostratèges de Washington lui mentent à lui, ou bien sont en désaccord avec lui. G. Friedman n’a pas autant d’influence qu’on pourrait le penser. L’oreille de l’empereur lui échappe en quelque sorte.
      3) G. Friedman ne ment pas et son propos représente bien la politique étrangère de Washington, mais tous sont dans l’erreur. Soit ils n’ont pas vu, ou tout simplement minimisé les capacités d’une alliance sino-russe.

      Les points 1) et 2 ) sont possibles mais je n’ai aucun élément pour infirmer ou confirmer ces deux points.
      Le point 3) me paraît assez improbable. L’entente sino-russe au sein des BRICS a sans aucun doute suscité assez de curiosité chez les géostratèges et géopoliticiens outre atlantique pour au moins en mesurer le potentiel de nuisance que cela impliquerait sur les intérêts américains.

      Donc à moins d’être d’accord avec 1) et\ou 2) ( ou bien j’oublie des possibilités ) , il faut admettre que :
      4) Ni la politique de Washington ni G. Friedman ne se trompent, et Friedman ne ment pas dans ce propos. Alors l’Alliance sino-russe est une menace beaucoup moins importante pour les intérêts américains qu’une alliance germano-russe du fait d’une non-complémentarité économique entre la Russie et la Chine.

      Je dois avouer que je ne sais pas ce qui est le plus probable entre 1) : le mensonge, et 4) .

      Friedman peut mentir. Au même titre que les radios durant les deux guerres mondiales jetaient un voile pudique sur les victoires de l’ennemi, peut-être les communicants américains ont-ils pour tâche de dissimuler par omission les échecs de la politique étrangère américaine.
      Le rapprochement sino-russe serait alors une alliance que les Etats-unis n’auraient pas réussi à découpler, donc un échec, donc silence sur le sujet.

      Pour confirmer ou infirmer votre argument que j’ai cité au tout début de mon propos, il faut donc répondre à deux questions :
      Est-ce que la complémentarité des économies est un critère important pour mesurer la puissance d’une alliance ?
      Est-ce que les économies russes et chinoises disposent de cette complémentarité ?

      Si on répond oui aux deux questions alors le point 4) est vrai et votre propos est donc erroné.
      Si on répond non aux deux ou à l’une des deux questions alors vous avez raison, et Friedman ment ou n’est pas au courant de ce que sont les objectifs poursuivis par la politique étrangère de Washington.


      • Adrien Le 03 juin 2015 à 15h15
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        Surtout que dans son livre “Le grand échiquier”, Zbigniew Brzezinski (conseiller de l’ex président américain Carter) explique qu’une des grandes menaces à l’hégémonie américaine serait un axe Russie-Iran-Chine.


      • boduos Le 03 juin 2015 à 22h36
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        le rêve commun de Merkel -Obama : planter au cœur de l’Europe le traite transatlantique et isoler la Russie et la Chine entre ce traité tafta et le traité trans pacifique .

        l’Allemagne déjà bien implantée aux states (construction auto,machines outils…)pourra décupler ses implantations grâce a ses réserves monetaires et ses capacités d’emprunt et y supplanter tous les autres européens exsangues ou ne disposant plus de liberté managériale .

        Merkel pourra ensuite importer en Europe et en Asie concernée par le traité tpp ses produits fabriqués a moindre coût (impôts et coût de main d’oeuvre inférieurs a ceux pratiqués en Europe + dollar faible)

        la City anglaise accédera plus aisément aux marchés US et pacifique.

        la France ? au vestiaire!!!.


      • Kiwixar Le 03 juin 2015 à 23h11
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        “la complémentarité entre le capital financier et les technologies allemands, et la capacité en main d’oeuvre et les ressources en hydrocarbure de la Russie.”

        Technologie : je pense que c’est (3), tous sont dans l’erreur en sous-estimant la technologie chinoise. C’est une vue qui a 10 ans de retard. Ca fait bien 15 ans qu’on a commencé à délocaliser nos meilleures fabrications et SAVOIR-FAIRE en Chine, et il y a désormais peu d’expertises qui leur échappent. Ils sont capables de fabriquer des trains à grande vitesse et Maglev, des avions de chasse, des fusées. Ils fabriquent des docteurs en mathématiques au rythme où on pond des DUT/BTS, et une partie se retrouve déjà à la City.
        On essaie de se rassurer dans le déni en clamant qu’ils ne fabriquent que des babioles en plastique, mais à mon avis ils sont capables de CONCEVOIR et fabriquer toute technologie comme les Allemands, à l’exception peut-être des voitures ayant de bons résultats aux crash-tests. Solution : ils ont racheté Volvo en 2010.
        Les Chinois concurrencent les Allemands sur toutes les technologies, et bien évidemment les Français aussi (trains grande vitesse). Le maillage en tgv de la route de la Soie se fera avec des trains chinois, et à mon avis, la grande demande en avions sera aussi comblée avec des avions chinois (ou russes).

        Capital financier allemand : pays sur-endetté (länders), vieillissant (retraites?), avec une BCE qui doit combler le tonneau des Danaïdes des pays européens, et qui refuse (plus ou moins) les QE… à comparer au capital financier chinois, illimité (ils impriment à tours de bras), et dont la banque centrale est nationalisée.

        Capacités en main d’oeuvre : ca peut être fourni par la Russie (par exemple au niveau textile quand le rouble est faible), mais à mon avis les Russes seront trop chers (rouble fort grâce ou à cause des hydrocarbures). Par contre, il y a toute la main d’oeuvre disponible de la route de la Soie (Ouzbekistan, Tajikistan, Kirgistan, etc) et de l’Union Douanière Eurasiatique (Arménie, Biélorussie, etc). Aussi le Vietnam (92 millions d’habitants qui bossent bien) qui vient de signer un accord avec l’Union Douanière.

        Pour conclure, pour moi, se focaliser sur l’Allemagne est une vue du 20e siècle. La Chine la surpasse sur tous les plans, y compris au niveau du potentiel technologique, économique et éducatif (ne jamais sous-estimer l’éducation) des voisins. Et oui, la complémentarité (symbiose) est très importante, notamment avec l’accès aux hydrocarbures (bon courage à l’Europe sur ce sujet). Sans énergie, pas d’économie.


    • languedoc30 Le 03 juin 2015 à 14h02
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      Vous avez tout à fait raison. Il avance un soit-disant danger, l’alliance germano russe, pour mieux camoufler sa véritable angoisse, l’alliance russo chinoise qui elle, est bien réelle et se précise tous les jours un peu plus.
      Quand on a peur de quelqu’un, on va pas le claironner dans tous les médias, surtout quand il s’agit de la première nation du monde (qu’il dit), se serait un aveu de faiblesse.


    • passerby Le 03 juin 2015 à 21h12
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      L’amiral Rickover est le promoteur de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la propulsion des navires de la flotte américaine. Le premier sous-marin nucleaire, le premier porte-avions nucleaire, c’est lui.

      In a 1982 congressional hearing, legislators asked U.S. Adm. Hyman Rickover how long American carriers would survive in an actual war. Rickover’s response: “Forty-eight hours.”


    • Barker Le 04 juin 2015 à 01h15
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      Je pense que vous vous tromper si mr friedman géopoliticien émérite site l’ association russo-germanique c’ est pour des raisons très précise.

      La technologie de pointe allemande et les ressources russes , la chine ne produit que du bas de gamme est quand elle monte en gamme c’ est par l’ espionnage industriel, la puissance notamment militaire, se fait par l’ avantage , l’ avance, un char détruit 100 cavalier, l’ Allemagne est dans la petro-chimie la robotique la machine outils etc etc et dans tout ces domaines elle est a la pointe, car l’ Allemagne c’ est le nord est et la Californie ( les producteur de hautes technologie a tres fortes valeur ajouter et la Russie c’ est l’ Alaska et les grandes plaines , c’ est en cela que cette alliance peut concurrencer les USA, si ces pays créer une alliance du type cuba Venezuela pétrole contre médecins, si l’ Allemagne échanger a des tarifs préférentiels ces bien technologique a hautes valeur ajoutée contre du pétrole du métal a la Russie cela permettrez a la Russie d’ avoir les technologies pour produire plus et moins chères et de même pour l’ Allemagne, et de part leur taille critique ce partenariat pourrait concurrencer les usa en tant que fournisseur de matériel de haute technologie, car la qualité des produits US sont en général moins bon que les allemands, mais du fait que beaucoup de matières premières sont moins chères que pour les allemands leur produits sont concurrentiel.

      Les gens font souvent l’ erreur de penser a la chine , mais ce qui fait qu’ une nation domine c’ est l’ avance de technologie ( notamment militaire ) et les stocks de matières premières pour les créer, les européens n’ étaient que peu nombreux a la fin du 16eme siècle il n’ empêche que Cortés grâce a l’ avance de technologie a conquit l’ Amérique centrale avec 1000 hommes … et les britanniques ont conquit l’ Inde et la Chine …


      • languedoc30 Le 04 juin 2015 à 09h43
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        “Mais ce qui fait qu’une nation domine c’est l’avance de technologie (notamment militaire)”. Donc la Russie est, dans ce domaine, nettement devant l’Allemagne et pas, comme on essai de nous le faire croire, l’équivalent du Congo ou de l’Angola qui n’aurait à faire valoir que ses matières premières. Quel mépris quand on parle de la Russie, c’est insupportable.


        • Vasco Le 04 juin 2015 à 10h58
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          Je pense le système éducatif de l’URSS produisait plus de main d’œuvre de qualité que la Russie contemporaine. De nos jours on ne forme que des élites …


      • Carabistouille Le 04 juin 2015 à 10h16
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        Quelle aveugle arrogance “d’homme blanc”
        Le pire, c’est que vous n’avez même pas honte.
        Ce discours de dédain technologique sur l’incapacité à faire de la qualité, je l’ai entendu dans mon enfance sur les Japonnais, puis je l’ai entendu sur les Italiens, puis je l’ai entendu sur les Coréens.
        On voit ce qu’il en est aujourd’hui…
        Nous, Français, en 1980 fabriquions des Mirage, des TGV, des fusées pour le monde entier, aujourd’hui on vend du pinard, du saucisson et des sac à main pour les chinoises et Russes…
        En ce qui concerne la Chine, elle fabrique tout notre electro-ménager, tout notre audio-visuel, quasiment tout notre informatique. la moitié de nos machines outil et les deux tiers de nos bien d’équipements. Elle fabrique désormais d’excellents TGV, elle fabrique des satellites qu’elle envoie elle même dans l’espace et tatonne de mieux en mieux pour fabriquer des avions qui ne vont pas tarder à entrer dans la danse.
        Quant aux Russes, leur industrie de l”armement est une des meilleures du monde et ses informaticiens donnent des boutons à ceux de la NSA.
        Ils ne sont pas obligés, eux, comme les USA, de recruter 1 million d’informaticiens étrangers par an qu’ils sont incapable de former( cri d’alarme de Gates et Zuckerberg).
        Par contre, nous, occidentaux, perdons non seulement les outils industriel de notre “suprématie”(je dirais plutôt souveraineté, au point où on en est rendu) mais aussi les savoir faire.
        Attention aux complexes de supériorité. C’est toujours ce qui a été désastreux pour les ennemis de la Russie.
        Les généraux Allemand dépeignaient déjà, en 40, les Russes comme une armée de sous-hommes moyen-âgeux. Quand les trouffions nazis ont découvert les T34 et les sturmovic, la “surprise” a été terrible.


    • som tam Le 04 juin 2015 à 03h28
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      Excellente remarque sur l’alliance russo-chinoise… Et sur l’allemagne! C’est interessant de lire l’avis d’un specialiste americain en geostrategie. On se rend compte que les US sont reste bloque a l’epoque de leur apogee. Meme les opinions ‘dissidentes’ sont tres souvent a cote de la plaque. Ils ont deja perdu! La question est: quelle sera leur reaction quand ils comprendront leur defaite. La j ai peur


    • Andrea Le 04 juin 2015 à 18h32
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      kiwixar a écrit:

      …ce qu’il fallait empêcher, c’est l’alliance russo-chinoise, bien plus importante à long terme.

      Je suis d’accord.

      Mais les USA vu par des G. Friedman, Brezinski, Kissinger, et d’autres, ont, selon eux, absolument besoin de contrôle de l’Europe (institutionnalisée maintenant avec l’UE), dans une coalition ‘Ouest’, que la relation soit une de domination (donc vassalisation pour l’UE), ou, de préférence en surface de collaboration (OTAN en premier lieu), ce qui a fonctionné 1950 – 1990 (chute mur de berlin, éclatement URSS) sans problèmes.

      Le démantelement de la Yougoslavie s’est aussi passé sans heurts pour la super-puissance (bombardement de la Serbie..), en grande partie du à l’enthousiasme de l’Allemagne (elle a été p. ex. la première si je ne trompe pas à reconnaitre la Croatie et a enfin pu envoyer des soldats dans une ‘coalition’, mais d’autres connaissent certainement mieux que moi l’histoire, c’était tout benef pour l’Allemagne), bon du temps Bill Clinton.

      Ils (Friedman etc.) sont polarisés vers l’Europe de part leurs origines et simplement par le fait que l’Europe est encore relativement riche (les USA ne s’allient jamais avec des pays petits ou pauvres, ils les bombardent, pour résumer grave), les efforts du passé (Marshall plan, etc.) et ils considèrent qu’il y a un ‘leader’ qqpart, bien sur l’Allemagne.

      Ils sont divisés sur une approche pays-par-pays, ou manipulation de l’UE, et alors actionnent les deux à la fois. Militairement (voir Ukraine) les USA sont dégoutés de l’Europe. Comme pour l’invasion de l’Iraq, mais cela c’est tassé avec des compromis et Blair etc.

      Allemagne (et > reste de l’UE) et Russie unie c’est un cauchemar pour eux. Avec raison.


    • Ali Le 04 juin 2015 à 19h28
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      @Kiwixar

      “ce qu’il fallait empêcher, c’est l’alliance russo-chinoise, bien plus importante à long terme.”

      Aussi, mais russes et chinois ne sont pas des alliés us. A mon sens les usa n’ont pas l’influence nécessaire pour empêcher cette coalition.

      Du coup il ne leur reste qu’à empêcher une alliance germano russe pour être en mesure de contrer l’alliance sino soviétique.
      D’autant plus stratégique que l’allemagne entrainera certainement l’europe avec elle, et part là une perte de l’hégémonie us via un rééquilibrage des forces.

      Ce que je ne comprend pas c’est pourquoi l’allemagne (mais aussi l’europe) joue le jeux des usa au lieux de créer un jeux d’alliance trilatérale qui permettrait une sortie du joug américain et de gagner une certaine indépendance.


      • Citoyen Le 06 juin 2015 à 04h27
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        Parce que ceux qui sont mis à la tête – politique, économique, etc – des pays Européens et de l’UE y ont été mis et y sont mis par les USA. Qui ne sont pas idiots. N’ont pas d’amis, n’ont que des intérêts.

        Ils les tiennent par la barbichette(histoire recyclage corruption et agitation de la population qui leur fait peur aux ‘élus’ et entrepreneurs européens, très). Astucieux américains.Très. Sur tous les plans.


  3. Noureiev Le 03 juin 2015 à 06h38
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    J’ai plus l’impression qu”il explique après coup ce qui se passe, côté américain, par une volonté impériale innée que par les possibilités réelles des USA. Il veut faire rêver et motiver les américains en train de s’effondrer.


    • Francois Le 03 juin 2015 à 10h39
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      Oui, cela paraît cohérent. De toute façon la Banque survivra.


  4. Max Le 03 juin 2015 à 07h48
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    De mon point de vue : article intéressant mais fortement incomplet.
    L’Allemagne est le meilleur complément, mais pas le seul, a l’entente Russie/Chine.
    La route de la soie, partant d’Asie, traversant la Russie, idéalement doit déboucher en Allemagne et pour cela le mieux est que l’Ukraine retrouve la paix.
    Il faut aussi que l’UE, reste l’UE avec l’Allemagne comme point central.
    Si par contre les USA parviennent à foutre le boxon entre l’UE et la Russie, la route de la soie s’arrêtera d’elle-même en Russie ou alors devra trouver d’autres routes comme par exemple la Grèce mais idéalement c’est l’Allemagne qui convient le mieux.
    L’Allemagne est un élément important peut être même le plus important dans la stratégie de la Russie et de la Chine pour contenir les USA.
    Le même combat se passe dans les Amériques centrale et du sud ou se joue la bataille autour du rail et du nouveau canal du Nicaragua.
    IL FAUT AUSSI BIEN EVIDEMENT Y RAJOUTER LES ROUTES DE L’INTERNET, LA MAITRISE DES ROUTES FINANCIERES ET LE CONTROLE DES NORMES.
    C’est un combat sans concession et d’une très grande violence entre la Russie/Chine contre les USA pour redessiner les routes de communications.
    C’est un combat de TITAN, l’Ukraine et même l’Allemagne n’en sont que des éléments.


  5. wesson Le 03 juin 2015 à 08h12
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    Je crois que Friedman se trompe un peu sur sa prospective.

    La Pologne n’est pas vraiment en phase de montée en puissance, à cause d’une mauvaise démographie et surtout du fait que son vivier de travailleur part se faire exploiter ailleurs en Europe, surtout en Allemagne qui d’ailleurs partage le même problème démographique sans arriver à réellement le régler.

    Le Japon c’est peut-être le pire pays niveau démographie, et Fukushima dont on sous-estime l’importance n’est pas prêt d’arranger cela

    Quand à la Turquie, elle semble s’être lancée dans une dérive autoritaire et impérialiste qui risque assez surement de l’entraîner dans le ravin avec sa propre population. En tout cas, c’est devenu un allié passablement compliqué pour les USA.

    Pour ma part, je pense que ce qui structurera la géopolitique des 100 prochaines années, ce sera les dérèglement climatiques, qui feront naître ça et là des sécheresses sur des zones fortement peuplées, poussant la population à des exodes massifs. Ce sont des choses à vous coller des guerres partout où ça arrive. D’ailleurs, il faudra regarder ce qui va se passer aux USA si ils sont forcés de réduire la taille des villes comme Los Angeles ou Las Vegas – ce qui leur pends au nez vu la sécheresse exceptionnelle sévissant actuellement en Californie.


    • Olposoch Le 03 juin 2015 à 14h08
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      je crois que wesson se trompe un peu sur sa prospective…
      wesson nous parle des populations et du climat… des valeurs totalement anecdotiques pour les puissances en jeu… qui ne redoutent ni la guerre, ni la dévastation, ni la mort des autres, se considérant à l’abri dans leur arche ou leur Elyseum…


      • Charlie Bermude Le 03 juin 2015 à 15h02
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        Non , non , il ne se trompe pas ce sont les questions de fonds . Qu’elles ne soient jamais abordées , sauf d’une maniére tendancieuse , indique justement que ce sont les plus importantes . Sans leur prises en considération , on peut manipuler comme on veut .
        Y compris l’environnement ainsi les historiens évoquent une trangression marine , en flandre et ailleurs au 3 e siécle sans la mettre en rapport avec la décadence de l’Empire Romain , à l’inverse une régression ( marine) au 9e siécle sans la mettre en rapport avec l’indépendance des mémes flandres .
        Plus prés de nous l’inondation de la Nouvelle Orléans est imputée au ‘ naturel ‘ sans évoquer la longue négligeance des pouvoirs publics US auparavant . Méme chose pour Fukushima , le tsunami est certes naturel mais les accomodements avec les questions de sécurité , due à une entreprise privée qui en avait la charge , jamais évoqués .


      • Horzabky Le 03 juin 2015 à 17h19
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        Lorsque les Américains seront obligés de réduire la population de la Californie, et ensuite de l’Arizona, pour cause de manque d’eau irréversible, ça leur fera un choc psychologique. Ils verront que le développement infini, ça n’existe pas. Et ça risque d’arriver dans les années qui viennent.

        La classe dirigeante US, pour l’instant, fait semblant de croire qu’il s’agit d’un problème de gestion des ressources en eau. Certains disent que résoudre le problème est facile : il suffit d’augmenter le prix de l’eau en Californie, ça fera baisser la demande ! C’est sûr, mais parce que les plus pauvres seront forcés de déménager pour aller vivre ailleurs.

        En attendant de voir revenir des idées grandioses, comme celle de détourner les fleuves canadiens pour envoyer l’eau par pipeline en Californie…


        • Wilmotte Karim Le 03 juin 2015 à 21h05
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          “C’est sûr, mais parce que les plus pauvres seront forcés de déménager pour aller vivre ailleurs.”
          Ce qui est exactement ce qui est prévu pour l’intégralité des ressources disponibles.


        • Andrea Le 04 juin 2015 à 20h15
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          Les Americains savent très bien que le devp. infini c’est terminé.

          Les pauvres, la classe moyenne, et même les ‘riches’, subissent cela depuis 15 ans ou plus.

          Ceux qui ’s’en sortent’ : travail dans l’industrie armements / sécurité / surveillance / police, chimie, prisons; IT (divers); académie et politique (col blanc), finance, et finance encore (col blanc ou couleur du sang..), machines – voitures, avions, plastiques, industrie de l’énergie, pharma, equipment médical – consruction – agriculture *fortement subventionnée*, ainsi que le médical, le comprennent.

          Ils sont les quasi les seuls (bien sur des exceptions, c’est en général) à ramener un salaire décent à la maison. Et tout cela est calculé pour qu’aucune opposition se manifeste. Le chomage aux US est astronomique.

          Les gens sur le terrain en Californie savent très bien que le manque d’eau menace gravement la production agricole, le bizness, les entrées. Donc certains essayent de tirer la couverture vers soi, pour l’instant. D’autres sont résignés.

          Ce qu’il faut savoir c’est qu’en Californie (et ailleurs) les droits sur l’eau sont un mic-mac bureaucratique incompréhensible, il y a des ayant droits totalement privés (propriétaires des sources, berges, tuyaux..), des groupes privés / locaux de ‘coalition’, des règlement de ‘contrée’ (county = canton, qui sont aussi propriétaires / gestionnaires dans des ‘partenerships’), des droits de transit ou de passage obscures datant de 1900. Plus les règlements à un plus haut niveau, y compris Fédéral, etc.

          voir un article simple et peu informatif mais qui laisse deviner la confusion:

          http://www.fresnobee.com/news/state/california/water-and-drought/article19538598.html

          Il est certain qu’une meilleure gestion, une collaboration, aiderait à la récolte /management / distribution / l’utilisation de l’eau. Donc cela a du vrai, problèmes de gestion (tout le monde est en compétition et cherche du ‘profit’.) Au dèla, c’est clair que le manque d’eau menera à une dépopulation, mais aux USA, ils ont l’habitude. Il n’y aura aucun choc psychologique. C’est compris, programmé.


      • Carabistouille Le 03 juin 2015 à 19h33
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        Depuis des années que je lis les interventions de Wesson, ici ou là, il dit rarement des c…

        Sauf quand il dit en avril 2011 que Fukushima c’est pas si grave…. 🙂 🙂 instant d’égarement amplement compensé par moult reflexions interessantes.


        • wesson Le 04 juin 2015 à 11h24
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          Ah cet article sur Fukushima était effectivement une belle bêtise.

          Dans le contexte j’avais repris et traduit vite fait un article technique en Anglais qui me paraissait scientifiquement correct, et qui en fait l’était bien. La fausseté du raisonnement venait tout simplement du fait que Tepco avait largement sous-estimé les dégâts subi par leur centrale dans leur premiers rapports.

          Je m’était convaincu que sur un sujet aussi grave, Tepco ne qu’il ne pourraient pas mentir sur le sujet, car ce serait bien trop visible, et j’ai partagé donc la conclusion trop optimiste du texte que j’ai traduit.
          Il me semble même avoir tiqué là dessus, et ajouté un “si les informations de Tepco sont exactes” qui n’était pas dans le texte original.

          Tout cela pour m’amener à ce qui est je pense mon principal défaut d’analyse: Je considère peut-être trop que sur des sujets importants, les acteurs sont rationnels.


          • Carabistouille Le 04 juin 2015 à 11h37
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            nobody’s perfect 🙂


  6. catherine Balogh Le 03 juin 2015 à 08h22
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    une corrélation entre sécheresse aux usa et gaz de schiste?

    https://www.youtube.com/watch?v=nHEhn5MVx54


  7. catherine Balogh Le 03 juin 2015 à 08h34
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    “George Friedman : La préoccupation primordiale des États-Unis, pour laquelle nous avons livré des guerres depuis un siècle – la Première, la Seconde, la guerre froide – a été la relation entre l’Allemagne et la Russie. Car, unies, elles sont la seule force qui pourrait nous menacer. Et pour être sûrs que cela n’arrive pas. Je dis cela en tant que victime possible du terrorisme islamique : cela arrivera.”

    ?????
    Mais qu’est-ce qu’il raconte là?
    Kesako ce mélange entre Russie-Allemagne et terrorisme islamique?
    C’est incompréhensible…….
    Quelqu’un peut m’expliquer pare que, ben, le raccourci, désolée, je vois pas.

    et puis:”un pays qui a été frappé par le 11 Septembre”,,,
    Mais quelle indécence!!
    Les pays où frappent criminellement les usa vivent un 11 Septembre chaque jour, en pire.

    Ferme-là, Friedman, tu es un malade à interner d’urgence.


    • Chris Le 03 juin 2015 à 15h31
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      Friedman malade ? Non, il mène un poker menteur, mélangeant narratives et situations.
      Bien malin qui trouve le fil d’Arianen et garde son sang froid…
      N’oubliez surtout pas : nous sommes en pleine guerre de communication. Sur ce site, que faisons-nous d’autre ???


    • Anas Le 03 juin 2015 à 17h11
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      Ce qu’il raconte n’est pas si incohérent que ça. S’il paraît géographiquement évident que la déstabilisation de l’Ukraine s’inscrit dans la politique de division qu’il prône, il n’en demeure pas moins que la déstabilisation de la Syrie s’inscrit dans cette politique aussi.

      En effet avant que Bachar ne devienne le tyran qui “mérite de mourir”, il y a eu plusieur tentative des monarchies du golf pour négocier avec lui le passage de pipelines gazier par le territoir syrien … des tentavives qui ont échouées et suite auquelles la Syrie à connu la “révolution” qu’on connaît.

      Une “révolution” menée par des groupes jihadistes d’obédience wahabite disposant d’un budget de l’ordre du milliard de $ et d’un dispositifs très efficace cappable de mobiliser secrètement plus de 50 milles combattant de part le monde et des armes lourdes. Comment ne pas y voir une empriente évidente de dinosaures de la taille d’un Etat ? Et si dinosaures il y a, ça ne peut être que les monarchies du golf et à leur tête l’Arabie Saoudite. Et qui dit Arabie Saoudite, dit aussi implication des Etat-Unis … le vrai patron quoi. Et qui dit Etat-Unis dit implication de la Turkie (… tiens tiens c’est par là que passent la majorité des combatants) et Israel (Netanyaou ne prend même pas la peine de dissimuler son soutien au groupe Al-Nosra dont les cadres vivent à Tel-Aviv).

      Un projet de pipeline venant du moyen orient et alimentant l’Europe, à sa tête l’Allemagne, ne peut qu’affaiblir la relation Russo-Allemande.

      Voila comment le terrorisme whabite participe de cette odieuses politique.


  8. yannis Le 03 juin 2015 à 09h17
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    Les USA s’ingénient à créer un fossé entre l’Allemagne et la RUSSIE ,
    Afin de contrer le projet chinois de la route de la soie , qui réunit

    La chine , la russie et l’Allemagne , qui réduirait les 2/3 de mainmise du marché
    Mondial prévus à 1/3 ,
    Uniquement cela , ce qui est déjà conséquent , et éclaire sur les agissement de la NSA
    D’espionner merkel et son gouvernement pendant des années .

    « Le gigantesque projet de Nouvelle route de la soie, adopté en mars 2013, scelle l’alliance entre Beijing et Moscou. Le président Xi est venu à Berlin proposer de le poursuivre en Europe occidentale jusqu’en Allemagne. S’il devait être réalisé, il marquerait la fin de la supériorité états-unienne et la dislocation de l’Union européenne. »Alfredo Jalife-Rahme

    Les USA ne veulent pas d’un monde multipolaire , mais il leur est imposé
    Heureusement pour l‘humanité !.


  9. georges dubuis Le 03 juin 2015 à 09h46
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    Le Chicago Council est toujours le centre du crime organisé ? Quelle persévérance.


    • Nerouiev Le 03 juin 2015 à 16h24
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      J’adhère. Comme le dit Friedman lui-même, l’Amérique est un adolescent de 15 ans en plein âge ingrat. Je rajoute que c’était un très bel enfant dans sa jeunesse mais que de plus en plus il ressemble à ses parents, vous savez ceux qu’on a repoussés d’Europe et qui ont fait place nette pour s’installer..


    • georges dubuis Le 03 juin 2015 à 20h41
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      Je me disais récemment, que les pôvres adorent les crimes , en représentation dans les médias, cinéma, c’est une manière de compenser leur impuissance, juste pour voir et parfois quand ils sont à bouts, çà les inspirent. Ils parlent déjà, nos gouvernants libéraux, de les incorporer dans le PIB, qui porte bien son nom. L’immigration est un facteur non négligeable dans son aspect victimaire et d’insertion……faut réhabiliter le n’importe quoi tout en en fabricant, c’est surement çà, le communisme, mutualiser la misère.


  10. Alae Le 03 juin 2015 à 11h33
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    Les USA ne veulent pas d’une alliance germano-russe. Ni d’une montée en puissance économique de la Chine. Ni de la paix au Moyen Orient. Ni d’une coupe du monde de foot en Russie, même s’ils ne jouent pas eux-mêmes au foot. Ni d’un pipe-line passant par la Turquie, la Macédoine ou la Grèce. Ni d’un Grexit. Ni d’une Russie tout court. Etc, etc, tous sujets sur lesquels je ne sache pas que qui que ce soit requière leur opinion.
    Aujourd’hui, après l’Ukraine et la Macédoine, ils s’en prennent à la Biélorussie.
    http://russia-insider.com/en/politics/us-trying-pry-belarus-out-russias-orbit/ri7605
    On trouve les USA jusque dans la soupe, à se mêler des affaires du monde entier et honnêtement, le harcèlement continuel de ces commères mafieuses psychopathes, ça commence à bien faire.
    Même chez eux, ils sont en train de virer à la psychose paranoïaque. Leur dernière : ils font voler des avions du FBI sur tout le territoire américain, sous couvert de fausses compagnies aériennes, pour encore amplifier leur surveillance de masse.
    http://rt.com/usa/264369-fbi-surveillance-air-force/
    On fait comment pour se débarrasser de ces sangsues ?


  11. ben kenobi Le 03 juin 2015 à 11h42
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    pas d’article sur la russie qui confirme que le mh17 a été abattu par un missile et non par un su25 ou autre chose ?

    http://tinyurl.com/ph6fqdo


    • Carabistouille Le 03 juin 2015 à 13h21
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      C’est idiot. Tous les missiles utilisés par l’Ukraine sont fabriqués en Russie. Par contre, là où votre lien est totalement scélérat, c’est qu’il oublie de mentionner que si le missile a été fabriqué en Russie, il n’est pas du tout ceux utilisés par la Russie mais ceux utilisés par l’Ukraine.


      • Scytales Le 03 juin 2015 à 14h05
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        Pour être précis, Almaz-Anteï, le fabriquant des missiles du complexe anti-aérien Buk, affirme que les dégâts causés au Boeing de la Malaysian Airline ont été provoqués par un missile de type 9M38-M1 alors que l’armée russe n’utiliserait (exclusivement ? Interrogation de ma part) plus que des missiles de type 9M317, plus avancés.

        Cela ressort de l’article de RT sur la conférence de presse du 2 juin 2015 d’Almaz-Anteï dont vous avez vous-même donné le lien dans les commentaires sur le dernier Act’Ukraine : http://francais.rt.com/international/2833-bouk-russie-ue-sanctions-mh17


        • ben kenobi Le 03 juin 2015 à 18h55
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          l’article parle bien des pro-russes et non pas des russes. De plus, la russie n’a t-elle pas affirmer que c’était un su25 ? et ou sont donc tout ceux qui clamait que c’était bien un su25 ?


          • Wilmotte Karim Le 03 juin 2015 à 21h09
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            La Russie n’a absolument pas affirmé cela.
            Elle a posé un ensemble de questions.
            Dont celle de la présence de SU25 ukrainien.

            Mais entre la présence et la responsabilité…


            • ben kenobi Le 05 juin 2015 à 14h50
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              la russie a affirmer qu’ils avaient un témoin. la russie et tout les sites de la comploshère ont repris l’info comme a leur habitude, même si elle vient du gorafi. ils avaient a l’époque (decembre 2014) même donné le nom du pilote responsable.
              Vladislav Voloshin info vaseuses encore une fois… le photomontage est bien passé pour vrai aux info russes… pauvre peuple russe… manipulé, tondu comme un mouton.


            • Wilmotte Karim Le 05 juin 2015 à 18h35
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              La Fédération de Russie n’a rien affirmé.


          • fouineur Le 04 juin 2015 à 04h36
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            La Russie a observé qu’un Su-25 était présent au moment du crash, nuance (conférence du ministère russe de la défense du 21 juillet 2014, général Kartapolov). JAMAIS les OFFICIELS russes n’ont parlé explicitement dune ATTAQUE par le dit avion. Par ailleurs, avez vous pensé à la possibilité d’un scénario tel que celui – ci : dans le cadre d’une préméditation en vue d’incriminer les russes, le Su-25 est présent pour s’assurer des résultats de l’attaque avec le SAM et terminer le travail au besoin, ce qu’il fait avec son canon embarqué de 30 mm. Je ne dis pas que c’est la vérité, mais c’est un scénario possible (il reste à expliquer la forte concentration d’impacts sur le cockpit à hauteur du pilote, sachant qu’un SAM à plutôt tendance à exploser à distance et à disséminer les shrapnels). Bref, tenter d’approcher cette vérité nécessite de se creuser un peu plus la tête que vous ne le faites.


  12. Nerouiev Le 03 juin 2015 à 12h50
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    Un tantinet faux cul le Friedman, de vouloir donner de la cohérence à tout ce fatras alors qu’il ne parle jamais des réels problèmes énergétiques à résoudre pour un pays qui a tout bâti sur ça. La crainte germano-russe n’a pas besoin d’un consensus ou d’un pacte pour exister ; l’Allemagne a une grand partie de son commerce extérieur tourné vers les pays de l’Europe de l’Est et la Russie. Une alliance ne changerait pas grand chose à un état de fait déjà existant.


  13. georges glise Le 03 juin 2015 à 13h18
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    j’ignorais qu’il était question d’une alliance germano-russe. pour l’instant, l’allemagne est totalement atlantiste, à preuve son soutien total à porochenko, et son action permanente anti-poutine.


    • fouineur Le 04 juin 2015 à 04h40
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      Le gouvernement, pas le peuple, qui commence à être fatigué (pour la partie la plus éveillée de celui ci) de cet alignement servile


  14. Charlie Bermude Le 03 juin 2015 à 15h20
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    J’ai tendance à donner du crédit à Friedmann . Le pb stratégique number one est bien la liaison potentielle Allemagne / Russie .
    C’est évoqué , sans plus par Krondratiev pour ces cycles , ce qui pourrait étre à l’origine c’est le renouvellement de la main d’oeuvre qualifiée .
    Dans notre époque de dévaloration accélérée de cette ‘matiére’ celà peut paraitre incongru . Pourtant c’est une vieille histoire : Dieu , pur esprit , voit tout et tout puissant etc …
    On nous refait le coup périodiquement . Toutefois il existe un savoir faire irréductible à la science et la techo intellectuelle , pour ne pas dire informatique .
    La main d’oeuvre Allemande est un produit de plusieurs siécles , y compris les rapports sociaux , un tantinet médiévaux qui vont avec . La Russie en est dépourvue ( en partie ) et la Chine aussi ( la Chine a connu plusieurs tables rases , pas seulement du temps de Mao) . La Chine est certes un allié de poids dans l’affaire mais incapable de surseoir . Pour illustrer concretement le remplacement d’importations en ce moment en Russie se heurte à une insuffisance de main d’oeuvre qualifiée due à la catastrophe des années Eltsine et ce qui va avec .


  15. Le Wallon Le 03 juin 2015 à 16h09
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    Il faudrait, aussi, que la France se relève du chiraquisme, du sarkozisme et du hollandisme pour, enfin, redevenir elle-même et réaliser un grand dessein continental comme Charles de Gaulle le voulait (voir le Plan Fouché) et François Mitterrand aussi (cfr ses propositions confédérales de 1992) : l’Europe, de l’Atlantique à Vladivostok.

    Dans trente ans, la population française devrait être supérieure à celle de l’Allemagne (ce qui donnerait soixante-quinze millions d’habitants pour la France métropolitaine contre un petit soixante millions pour l’Allemagne -les experts tablent sur un cinquante-huit millions-, avec un réaménagement du nombre de siège au Parlement européen) ce qui est un signe d’encouragement à ne pas verser dans la désespérance la plus noire.

    En même temps, il est plus que temps que la France bande ses muscles et que ses dirigeants montrent aux Américains que ces derniers ne leur font pas peur (et qu’ils ne cherchent pas à les imiter comme Sarkozy l’a misérablement fait durant cinq ans) : modernisation des armées françaises (pourquoi pas, aussi, un rétablissement du Service national), passage complet aux énergies renouvelables, intransigeance avec la laïcité, renouveau de la Nation, insistance quant au rôle de l’école et de la formation en entreprise en alternance (jadis, on appelait ça, l’apprentissage) …

    Bon, je sais, en tant que Wallon je ne suis que le représentant d’un tout petit pays (qui se trouve de l’autre coté de la frontière) et dont certains à Paris aiment se moquer, mais ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne compte pas et ce qu’il se passe en France, actuellement, ne me dit rien qui vaille (nivellement par le bas à l’école, réforme territoriale bâclée, vassalisation de la France par l’Allemagne et les Etats-Unis, …).

    La France est un des plus important pays d’Europe, il faut qu’elle retrouve sa place ! Pour que l’Amérique nous fiche la paix, il est important que la France se lève face à elle (et elle trouvera des alliés pour ce faire, à commencer par la Russie -à laquelle il conviendra de livrer les deux BPC- et les états d’Amérique latine).


    • Kiwixar Le 04 juin 2015 à 03h40
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      “l’Europe, de l’Atlantique à Vladivostok”

      Focalisons-nous déjà sur la France, de Cayenne à Papeete. Voisin principal de la France (km de frontière commune) : le Brésil. Commerce avec tout le monde, pas de favoritisme. Echanges culturels et scientifiques plus poussés avec les pays francophones. Jeux francophones sur le modèle des Jeux du Commonwealth, etc. Remise en valeur de la langue française, comme font les Québécois, qui traduisent les titres des films. Quotas de films au ciné et à la télé : 1/3 français, 1/3 européens ou francophones non-français 1/3 reste du world.

      Au niveau mondial, mise en place avec les BRICS de l’esperanto comme langue internationale. Modi sera ravi, les Chinois aussi (mauvais souvenir des guerres de l’opium) et les Russes fallait pas les emmerder.


      • catherine Balogh Le 05 juin 2015 à 13h35
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        Kiwixar ou devrais-je dire Monsieur le Ministre de la culture”?
        ;O)

        ” l’esperanto comme langue internationale”
        +1000

        OUI, la résistance commence là.


    • Lavau Le 09 juin 2015 à 23h42
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      “passage complet aux énergies renouvelables”.

      En voilà un drôlement crédule envers la propagande !
      Il s’agit en réalité de déposséder l’état de tous moyens, au profit des financiers visant les profits à court terme, et obliger les gouvernements (aux ordres) à faire les choix énergétiques les plus absurdes et les plus ruineux.

      Rappel d’une des principales arnaques de l’éolien :
      Comme on ne peut pas réguler la fréquence en ouvrant les vannes du vent, il n’y a là que des générateurs asynchrones, à qui le réseau fournit de la puissance réactive pour qu’ils retournent de la puissance active.
      D’où il résulte que pour relancer le réseau après une panne, il faut commencer par disjoncter tout l’éolien, que l’on ne reconnectera que progressivement et prudemment.

      Le réseau danois tient le coup parce qu’il fournit les producteurs norvégiens et suédois, qui du coup peuvent fermer leurs barrages, et revendent l’électricité quand elle est demandée, quand elle est chère. Il tient le coup aussi en fréquence parce qu’il s’appuie sur le réseau allemand qui s’appuie sur le nucléaire français. Puis les dominos tomberont de proche en proche.

      On a déjà vu l’Allemagne exporter son électricité éolienne à prix négatif vers la Pologne et la Tchéquie, qui menacent de couper cette exportation d’emmerdements par des irresponsables.

      Maître Cornille n’exploitait le vent que pour transformer de stock à stock : le blé est stockable, la farine aussi. Connecter des éoliennes au réseau ERDF est la pire des conneries possibles : l’électricité, on la fournit à moins que le centième de seconde près, pas à la quinzaine ou le mois près. Et même avant les machines à vapeur, les industriels du 18e siècle préféraient s’installer sur des moulins hydrauliques, quand même moins capricieux. Turgot a fait multiplier les moulins à chevaux pour le grain, pas à vent.

      La meilleure utilisation des éoliennes est hydraulique : pour pomper les polders. Et vous ? Vous avez des polders à assécher ?

      Je n’ai pas abordé la question de l’amour de la Ndranghetta et de la Mafia pour capter des subventions grâce à des champs d’éoliennes dans des régions sans vent.


  16. Ozi Le 03 juin 2015 à 16h32
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    Donc si je lis bien une alliance Allemagne Russie serait merveilleuse pour les 2 pays.
    Néanmoins ces deux pays ne sont pas suffisamment lucides pour s en rendre compte et se font berner par un complot américain en Ukraine .


  17. Nerouiev Le 03 juin 2015 à 16h51
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    Si Friedman a raison, alors Merkel fait semblant d’être contre la Russie comme on peut le voir à l’instant sur Sputnik : http://fr.sputniknews.com/international/20150603/1016378932.html
    Alors, les mamours entre Hollande et Merkel et les Mistrals à quai, c’est quoi ? Hollande fait aussi semblant ou bien c’est le dindon de la farce ?


    • Alae Le 03 juin 2015 à 20h31
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      “Si Friedman a raison, alors Merkel fait semblant d’être contre la Russie. “
      à Nerouiev.
      Il y a deux factions opposées en Allemagne, d’une part un secteur industriel très favorable à la Russie et à la Chine (pour la nouvelle Route de la soie, par exemple) et d’autre part, un pouvoir politique à la solde des USA.


  18. Viriato Le 03 juin 2015 à 17h19
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    Après avoir évacué le fait qu’il semble improbable que les intentions stratégiques de l’empire soient ainsi dévoilées au monde entier, même par un Friedman, il reste tout de même que sa présentation n’est pas incohérente et a le mérite de poser une grille de lecture cohérente sur les événements du 20° siècle, à défaut de prévoir ceux du 21°.

    Si on donne un peu de crédit aux théories géopolitiques, les choses ne sont pas totalement ridicules. La Russie et l’Allemagne sont effectivement deux puissances continentales aux prises avec les puissances maritimes (Iles) que sont les US et l’UK. Et même si ces théories datent du 19° siècle, je pense qu’il serait sans doute imprudent de les oublier.

    Cette idée explique notamment l’acharnement des US à déstabiliser l’Europe centrale dans les années 90 (Bosnie, Kosovo). En effet, nous avions mené une guerre froide à l’URSS au nom de la défense d’un système politique et du refus du communisme. A partir de 1989, le communisme russe était mort, le capitalisme triomphait, la Russie elle-même se soumettait aux dictats du FMI et le peuple russe ne rêvait que d’une vie à l’occidentale. A quoi rimait donc cette obstination à pousser l’OTAN vers l’est et à démembrer les pays culturellement proches de la Russie ?

    Pourquoi Eltsine, dont les liens avec l’occident ne sont plus à démonter, a-t-il provoqué la fin de l’URSS, donnant ainsi l’indépendance à des pays comme l’Ukraine ou la Bielorussie qui n’avaient rien demandé ?

    La construction même de l’Europe prend du sens en liant l’Allemagne politiquement et économiquement au bloc occidental.

    La forte présence allemande, sous ses formes commerciale, politique et financière est, aujourd’hui, une absolue réalité de la Pologne au Kazakhstan.

    Alors, je ne sais pas.

    Mais le sujet mérite sans doute réflexion et quelques recherches.


  19. Grégoire Le 03 juin 2015 à 22h09
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    Est ce que les USA et son Otan…sont aussi puissant que la propagande le prétend ? Pourquoi tourner ainsi autour du pot si c’est la Russie qu’ils visent ? Est ce la Russie qu’ils visent ou l’Europe ? Déjà il semble que les sanctions atteingnent peut-être la Russie mais c’est surtout une Europe déjà bancale qu’elles blessent ? Encercler la Russie ? Mais est ce la Russie qui est encerclé ou l’Europe ? Les ricaïns ne veulent pas d’une alliance Europe-Russie-Chine qui repousserait la domination égémonique us dans les tiroirs de l’histoire et sont prét a trahir ses vassaux (car les EU n’ont pas d’alliés) par toutes les combines même les pires pour que le continent euro-asiatique ne vivent pas en paix… dans une économie florissante etc… La Russie en plus allié à la Chine sont inattaquable vu l’armement que ces pays disposent… par contre l’UE qui n’a même pas d’armée est elle une proie facile… d’autant que l’union europeenne est dirigé par des traitres…qui cirent les pompes des Bush hier et d’Obama aujourd’hui.


  20. theuric Le 04 juin 2015 à 16h18
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    Et oui, je suis toujours en désaccord.
    Les U.S.A. perdent déjà leur domination, leur puissance impériale s’effiloche et ils n’ont plus les moyens de leur politique.
    L’alliance plus ou moins formelle des B.R.I.C.A. n’a de raison d’être qu’un empire U.S. faisant tout pour survivre, dès que celui-ci ne sera plus, Wall Street en étant le maître étalon, cette alliance se désagrègera.
    L’Allemagne est entrée, depuis la chute du mur de Berlin, dans un processus suicidaire lent, n’ayant plus de raison d’être depuis qu’elle a envahi la France par trois fois, en 1870, en 1940, puis avec l’Union-Européenne, ce vers quoi elle tendait depuis la séparation en trois parties de l’empire carolingien en 843, soit la réunification de celui-ci.
    Je sais, ça paraît étrange mais explique beaucoup de choses.
    Maintenant les russes vont tenter de contenir les tensions entre la Chine et l’Inde, parce que c’est de là et de là seulement que viendront tous les dangers.
    L’Angleterre n’aura pas, bientôt, d’autre choix que de se tourner vers la France si elle ne veut pas mourir de faim quand la City n’existera plus, accompagnant Wall Street et les U.S.A. dans leur totale ruine.
    Et la Germanie va dans peu de temps entamer sa lente désintégration, chaque länder reprenant son indépendance et s’intégrant à ses proches voisins.
    Ceci quand les étasuniens rejoueront au far-west et à la chute de l’empire romain d’occident, version XXI° siècle.


  21. Vallois Le 05 juin 2015 à 09h06
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    Les USA digne successeur de l’Angleterre. Ils ne reculeront jamais à sacrifier des millions de vie pour asseoir leurs puissances.

    Pour le point 7 – Nous faisons battre nos ennemis entre eux, c’est cynique mais ça marche, on a vu les coalitions formées contre Napoléon : les anglais tirent les ficelles mais se battent très peu sur le terrain.

    D’autres exemples :
    L’objectif de la première guerre mondiale pour les anglais et les suiveurs français est de détruire l’empire allemand – allié à l’Empire Ottoman arrivé près des puits de pétroles au Moyen-Orient – un exemple ex. Kompany bahn = Kobané en Syrie, des trains allemands reliant Ankara à Bagdad.
    Résultat, occupation anglaise de tout ce moyen-Orient (Irak, Syrie, Arabie…) avec une légère présence française en dehors de puits de pétrole.
    Ils avaient aussi auparavant empècher la Russie d’écraser l’empire Ottoman à son profit quelques années auparavant avec la guerre de Crimée et les interventions de Disraeli (Congrès de Berlin).

    Je ne parle même pas de la philosophie utilitariste qui nous a tous contaminé depuis les physiocrates et les Lumières.


  22. Pablo75 Le 05 juin 2015 à 10h48
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    J’ai déjà écrit ici, il y a quelques mois, ce texte à propos d’un autre post sur le monde en l’an 2030:

    Pendant toute mon enfance et adolescence en Espagne, j’ai entendu tout le monde prédire, après la mort de Franco, une nouvelle dictature et une autre guerre civile. On connaît la suite.

    Quelques années plus tard j’ai beaucoup fréquenté le milieu des intellectuels d’Europe de l’Est exilés à Paris, composé de types très intelligents pour qui le fait que la Russie (pays qu’ils disaient connaître très bien) allait mettre la main sur l’Europe de l’Ouest était une évidence (certains mangeaient avec Mitterrand et étaient, donc, “très bien informés”). On a vu comment ça s’est fini.

    Dans les années 90 on a tous entendu des grands prophètes (de gauche et de droite) nous prédire qu’avec la Mondialisation et l’Euro (après avoir voté quelques traités miraculeux) on allait tous devenir riches en Europe et que la pauvreté du Tiers Monde allait disparaître. Pas la peine de faire un dessin sur le résultat des courses.

    Vers 2005-2006 j’ai entendu Zapatero prédire un avenir radieux à l’Espagne, chiffres incontestables à l’appui, et j’ai lu beaucoup d’articles d’experts qui vantaient les mérites de ce pays jeune et dynamique qui entrait, selon eux, dans une ère de prospérité comme il n’en avait jamais connu. Aujourd’hui on assiste à son effondrement en direct.

    Donc, moi les oracles (experts ou amateurs), je n’y crois pas beaucoup.

    Et cela d’autant plus que je collectionne depuis pas mal d’années les livres de prédictions et de prospective, parce qu’ils sont souvent hilarants et démontrent bien la bêtise incurable de l’être humain. Il y a quelques années j’ai acheté pour 1 € aux Puces un pavé de 500 pages plein de calculs savants et de tableaux abscons, intitulé “L’an 2000”, publié aux USA en 1967 et en France en 1968 (par Robert Laffont) et écrit par Herman Kahn (“l’un des pères de la prospective”, selon la 4e de couverture) et Anthony J.Wiener, avec le concours des experts du Hudson Institute. Dans la présentation du livre on peut lire: “Depuis 1960, la spéculation sur le futur, non plus prophétique mais rationnelle et méthodique, a fait l’objet de nombreuses recherches. Une demi-douzaine d’institutions ont été crées en vue de l’étude prospective à court, à moyen et à long terme”.

    Quelques perles glanées ici et là (je rappelle qu’elles décrivent la situation en l’an 2000):

    “Le Marché commun se transforme de toute évidence en une simple union douanière. Il n’accroît pas le nombre de ses adhérents et le tarif douanier commun une fois mis sur pied a un effet plus protectionniste qu’on ne l’avait prévu” (p. 420).

    “Le bien-être du peuple chinois n’a guère progressé et les successeurs de Mao Tse-toung […] ont choisi d’imputer leur échec à l’hostilité et au sabotage du monde extérieur. Ce pays […] a résolu ses problèmes de main d’oeuvre en devenant un État-caserne” (p. 421).

    “L’Allemagne prétend que le mark a été surestimé […] et qu’il devrait être dévalué” (p. 421). Un peu plus tard, elle le dévalue en produisant une panique qui mène à une crise économique mondiale (p. 422), laquelle “engendre une série de banqueroutes en Espagne”, pays où “un groupe de jeunes intellectuels, pour la plupart phalangistes, profite de la situation pour publier un manifeste imputant les troubles économiques hispano-européens et l’impuissance moderne à l’asservissement du XXe siècle aux valeurs bourgeoises et américaines. […] Ce mouvement connaît un succès foudroyant en Espagne et, une fois au pouvoir, y crée un gouvernement dont la compétence et l’énergie ont été jusqu’ici inconnus au XXe siècle [sic ! – ils connaissent mal les Espagnols !!!] En cinq ans, l’expérience espagnole crée le noyau d’un mouvement paneuropéen qui limite ou abolit les gouvernements parlementaires et les anciens partis politiques et intègre la majeure partie de l’Europe occidentale et de l’Europe centrale… ” (pp. 426-427)

    “Vers 1975, un conflit majeur éclate entre les États-Unis et l’Europe au sujet de la convertibilité du rouble” (p. 424).

    Page 438 ils prévoient l’utilisation par les hommes au pouvoir d’ordinateurs “bioniques” pour contrôler le monde. Résultat: “des techniques de pointe à partir d’un système électronique rendraient inutile l’unanimité de la population et l’appui des forces armées.” (p. 439) En cas de conflit grave “le ramassage des prisonniers serait automatisé” (p.439).

    Encore mieux: bientôt on aura tous en Occident “un robot-esclave qui serait entraîné dans le but d’accomplir un travail particulier à la maison et dont le programme lui permettrait de s’acquitter d’une demi-douzaine ou plus d’opérations standard – par exemple: frotter, balayer, épousseter, laver la vaisselle, mettre le couvert, faire les lits. Cette machine ne serait pas plus capable d’émotion qu’une voiture, mais elle posséderait une mémoire pour enregistrer les ordres […] Ce robot pourrait fort bien diriger d’autres machines plus spécialisées comme l’aspirateur ou la machine à laver. La production d’un tel robot domestique ne pose pas de problème bien que rien n’ait été fait dans ce domaine. Il est très probable qu’avec un sérieux effort de recherche on pourrait fabriquer un tel robot d’ici dix ans” (p. 144). Et ils ajoutent qu’en 1984 on le fabriquera à grande échelle et en l’an 2000 tout le monde l’aura.

    À propos du pétrole (dont ils ne voient pas venir la crise de 1973, bien sûr) ils écrivent : “Les terres à pétrole du Colorado, du Wyoming et de l’Utah sont considérées comme la plus grande réserve mondiale: on l’évalue à deux millions de milliards de barils [sic], c’est-à-dire cinq fois l’équivalent des réserves mondiales connues” (p.120). (Aujourd’hui, selon la Wikipedia, il y aurait 1,2 milliards de barils de réserves.)

    Conclusion: lisons les experts qui prophétisent à moyen et long terme pour savoir CE QUI N’ARRIVERA PAS. Et évitons le ridicule d’imaginer l’avenir en fonction des données actuelles.


  23. Pablo75 Le 05 juin 2015 à 10h50
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    Les prophètes, non seulement se trompent en “voyant” ce qui n’arrive pas, mais aussi et surtout en ne voyant pas venir ce qui arrive.

    Pour ne parler que du XXe siècle, qui a vu venir la Première guerre mondiale? Qui, la Révolution russe et le stalinisme? Qui le nazisme (en France je ne connais que Suarès qui, en 1933, a compris ce que voulait dire la prise de pouvoir de Hitler en Allemagne)? Et en Espagne, qui a vu venir la guerre civile et les 37 ans de franquisme?

    Et sur d’autres domaines: dans un rapport économique américain des années 50 sur les inventions qui allaient se vendre le plus, pas un mot sur le stylo à bille, l’un des objets les plus vendus au monde depuis 50 ans. Et qui a prédit la révolution de l’informatique personnelle? Les experts d’IBM n’y croyaient pas et ont donné le DOS à Bill Gates, lequel n’a pas vu venir la révolution d’Internet. Etc, etc, etc.

    Conclusion: personne sait ce qui changera le monde dans 5, 10, 20, 50 ans. Et, donc, 99’99 % des prédictions des experts sur le XXIe siècle sont fausses.


    • georges dubuis Le 05 juin 2015 à 17h15
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      Il y a une chose qui n’est pas une chose qui change le monde c’est, la communication directe avec internet qui accélère pour le pire comme pour le meilleur. La communication étant notre essence et notre nature, c’est une révélation douloureuse pour les ignorants qui s’y cognent. Quand à ceux qui en savent trop, ils ne peuvent rien lâcher, ils en vivent.
      Pablo, vous avez oublié le péril jaune et la famine, en fait on a tout sauf l’essentiel !


  24. Vu de Varsovie Le 05 juin 2015 à 13h23
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    Vu qu’on parle de géostratégie, je verrais bien un billet consacré aux théories eurasistes et panslavistes d’Alexandre Douguine qui influencent certains décideurs du Kremlin dont Poutine.


  25. fouineur Le 05 juin 2015 à 19h17
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    “Grâce à cela nous avons la possibilité d’envahir les gens et ils n’ont pas la possibilité de nous envahir. C’est une très bonne chose.”

    De la banalisation des politiques d’agression, ou le fascisme bon teint des états uniens.


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