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12.décembre.202012.12.2020 // Les Crises

Test Covid-19 : Les riches New-yorkais rémunèrent des personnes pour faire la queue à leur place

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Source : Gabrielle Fonrouge, New York Post
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les riches New-yorkais versent de grosses sommes d’argent à des pros de la file d’attente pour qu’ils ne soient pas obligés de passer des heures dans les queues pour les tests Covid-19 avant Thanksgiving.

Les habitants à court d’argent qui proposent leurs services de gardien de places sur la plafeforme TaskRabbit ont déclaré au Post qu’ils facturaient jusqu’à 80 dollars de l’heure pour ce service – et les gens paient.

« J’ai déjà fait cela environ cinq fois », a déclaré une écrivaine au chômage alors qu’elle attendait pour quelqu’un d’autre dans la file d’attente du CityMD à Soho.

« Un jour, j’ai été engagée pour suivre deux lignes, alors c’est dire à quel point c’est demandé. Tous les jours, je reçois des demandes de renseignements. »

Alors même qu’il est conseillé aux New-Yorkais d’annuler leurs plans pour Thanksgiving et de ne fêter qu’avec leur famille, des milliers d’entre eux se rendent sur des sites de test pour se rassurer – et se documenter – avant de partir en voyage et de fêter la Journée de la Dinde.

Mais ceux qui n’ont pas le temps – ou la volonté – d’attendre dehors dans le froid toute la journée se tournent vers les doublures pour faire le plus difficile.

« Beaucoup de gens veulent rendre visite à leur famille ou faire des voyages pour Thanksgiving et ils ont besoin d’une sorte de document attestant qu’ils n’ont pas le Covid. Une de mes clientes m’a dit qu’elle partait en voyage et qu’elle avait besoin de documents avant de partir », a déclaré l’écrivaine, qui vit à Jersey City et a demandé à rester anonyme.

La plupart des clients sont « assez jeunes, peut-être dans la vingtaine », travaillent à distance et « ont de l’argent à dépenser », dit-elle.

Depuis la semaine dernière, elle reçoit deux à trois demandes par jour pour des tests de dépistage de coronavirus et a augmenté ses tarifs de 20 à 28 dollars de l’heure. Elle fixe également un minimum de deux heures pour s’assurer que le travail en vaut la peine.

« J’ai attendu au CityMD près de Wall Street, à Park Slope, à East 37th Street et à Fulton près du World Trade Center », a déclaré cette femme qui, avant la pandémie, était souvent engagée pour faire la queue pour des choses comme Shakespeare in the Park [Spectacle estival gratuit en plein air à Central Park très couru, NdT] et des billets de concert.

Un autre utilisateur de TaskRabbit a déclaré au Post qu’elle faisait payer 80 dollars de l’heure.

« Un mec mignon m’a engagée pour faire la queue à Greenpoint et quand je suis arrivée là-bas, je sais que ça paraît idiot, j’étais un peu déçue parce que la queue semblait courte », a déclaré Lucy, 27 ans.

« J’étais genre, je suis venue jusqu’à Greenpoint et je vais rester ici pendant une heure environ. Mais ensuite, ça a pris trois heures. »

Le concert lui a rapporté 240 dollars et valait bien la peine.

« Honnêtement, je fais des choses plus bizarres que ça tout le temps sur TaskRabbit, donc c’était vraiment comme un super concert » a déclaré la femme de Manhattan, qui joue aussi actuellement le rôle du père Noël pour un riche homme d’affaires en achetant des cadeaux pour sa famille et ses associés.

« J’étais socialement distancée, j’avais mon masque, tout le monde était socialement distancé et, vous savez, j’aime bien passer du temps dans la file d’attente pour parler à ma grand-mère et tout ça. »

Mais elle s’est demandé si son client n’achetait pas en réalité un faux sentiment de sécurité.

« Je comprends tout à fait le fait que je fasse la queue, mais je n’ai pas d’inquiétude à le faire parce que c’est dangereux », a déclaré Lucy, qui vient d’économiser assez d’argent pour construire une maison en Équateur, où elle prévoit de surfer tous les jours.

Lucy, qui travaille pour Task Rabbit, a été payée pour faire la queue dans les lieux de tests Covid-19. James Messerschmidt

« Comparativement parlant, il est moins dangereux pour quelqu’un d’attendre dehors avec un masque pendant quelques heures que de penser que passer un test avant de voir sa famille va tout arranger. »

Source : Gabrielle Fonrouge, New York Post, 23-11-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Alfred // 12.12.2020 à 10h26

Je crois que vous mélangez tout. Ce « job » est l’équivalent occidental du cireur de chaussures avec sa caisse en bois. Ce n’est pas un bulshitjob mais un job de survie qui remplit une fonction concrète: le pauvre loue son temps sur terre pour gagner à manger au riche qui dispose de plus de temps pour vivre. L’argent c’est du temps de vie en plus et non le contraire. Proviseur, directeur de service consultant chef de projet coordinateur référent conseiller en cul de mouches bref tout ce qui remplit des « indicateurs » dans des tableaux Excel et fait des contrats d’objectifs c’est ça des « bulshitjob ». L’équivalent des légionnaires qui déplacent un tas de sable d’un côté de la cour à l’autre. Ça apprend l’obéissance la cohésion à un projet plus ou moins utile fait les muscles et monter le pib. Mais cela ne remplis aucune fonction indispensable.

32 réactions et commentaires

  • calal // 12.12.2020 à 08h00

    « a déclaré Lucy, qui vient d’économiser assez d’argent pour construire une maison en Équateur, où elle prévoit de surfer tous les jours. »

    quoi? la vie en occident ne serait pas le paradis sur terre? Des jeunes gens envisageraient de quitter les pays occidentaux ou regnent la democratie,la liberte et la prosperite pour aller ailleurs?

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    • geedorah // 12.12.2020 à 13h50

      vous n’avez rien compris, elle va en équateur en bon rapace qui s’ignore…
      elle a assez de dollars pour vivre convenablement dans ce pays « pauvre » et reviendra au pays de temps à autre pour remplir le compte en banque…
      je déteste ce genre de personne…

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    • Patrick // 12.12.2020 à 13h59

      Normal
      Avec un peu de pognon dans un pays de miséreux vous êtes le roi , à vous la belle vie et les esclaves sous-payés… et sur place la démocratie vous vous en fichez.
      Bon, il faudra être prêt à décamper un jour ou l’autre , au moment où ça va se gâter.

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  • James Whitney // 12.12.2020 à 08h45

    Qui fera la file d’attente pour notre Jupiter national ?

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    • Touriste // 12.12.2020 à 09h55

      Personne. Il n’a qu’à traverser une rue pour obtenir ce qu’il veut.

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      • ellilou // 12.12.2020 à 16h39

        🙂 Excellente remarque! Qu’il suive donc votre conseil, traverse la rue et parte loin, très loin 🙂

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  • Brigitte // 12.12.2020 à 09h06

    De la « beat generation » à la « beach culture » il n’y a qu’un pas mais qui a fait le tour du monde. Oui le surf est une révolution. Une « board », un billet d’avion « low coast » et un « surf camp » à l’autre bout de la terre et c’est le « trip » assuré vers le paradis artificiel. Exploit physique, jeunesse éternelle, soleil, belles nanas, chakras et marijuana… de Kerouac à Kelly Slater, le rêve américain n’a pas pris une ride mais enchaine les « ride ». Le surf sur l’eau comme sur le net a envahi le monde, plus qu’un tsunami c’est une pandémie sans vaccin possible, il faut vivre avec le virus, pour le meilleur et pour le pire…

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  • 4Kblademaster // 12.12.2020 à 10h18

    La quintessence du bullshit job, bravo 🙂

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    • Alfred // 12.12.2020 à 10h26

      Je crois que vous mélangez tout. Ce « job » est l’équivalent occidental du cireur de chaussures avec sa caisse en bois. Ce n’est pas un bulshitjob mais un job de survie qui remplit une fonction concrète: le pauvre loue son temps sur terre pour gagner à manger au riche qui dispose de plus de temps pour vivre. L’argent c’est du temps de vie en plus et non le contraire. Proviseur, directeur de service consultant chef de projet coordinateur référent conseiller en cul de mouches bref tout ce qui remplit des « indicateurs » dans des tableaux Excel et fait des contrats d’objectifs c’est ça des « bulshitjob ». L’équivalent des légionnaires qui déplacent un tas de sable d’un côté de la cour à l’autre. Ça apprend l’obéissance la cohésion à un projet plus ou moins utile fait les muscles et monter le pib. Mais cela ne remplis aucune fonction indispensable.

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      • Brigitte // 13.12.2020 à 08h29

        Entièrement d’accord avec vous, c’est un petit boulot comme un autre mais ça ne veut pas dire qu’il ne soit pas de merde. Dans le monde du travail, tout ce qui est petit n’est pas joli…
        Ce qui est frappant et c’est je crois l’idée de cet article est de voir à quelle vitesse l’ordre social s’adapte à toutes les situations. Mais rien de nouveau sous le soleil….
        Un mot quand même sur votre désignation des boulots de merde, désolée je ne peux pas me résoudre à abandonner ma langue, contrairement à vous.
        Si vous classez la valeur d’un travail en fonction de son utilité sociale et non de sa rémunération, ce que j’approuve, alors oui certains boulots de cireurs de pompe très bien payés devraient rétrograder vertigineusement dans l’échelle des valeurs. J’ajouterais à la liste les fameux chargés de missions. Ah la chargée de mission des collectivités territoriales, jeunette à Master qui fleure bon l’obéissance de la tête au pied.
        L’obéissance et l’ordre sont les deux faces de la même pièce. Pièce de monnaie ou de théâtre, comédie, farce, l’argent est le metteur en scène et chacun y joue un rôle, petit ou grand, souvent en coulisse.
        Dire que des étudiant(e)s se prostituent pour payer leurs études pour ensuite exercer un boulot de merde toute leur vie….sans commentaire.

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      • Recits d’Yves // 14.12.2020 à 17h47

        Il ya ceux qui ont un savoir faire (et ils sont de moins en moins nombreux) et ceux qui ont le faire savoir (et qui sont de plus en plus nombreux).
        Je suis ce qu’on appelle pompeusement un architecte (je construis des systèmes d’informations. Dans la boite où je bosse, il y a un architecte/ingé pour env. 4 chefs de projets…
        Ca me donne un boulot de dingue en explications en tous genres, en interruption pour répondre aux angoisses et autres paniques des uns et des autres (chose que je ne fais pas, justement..;)
        Ces types s’auto-invitent dans « calls » et autres « meetings » où ils vont faire acte de présence et faire du bruit pour justifier de leur temps. Ils se donnent une importance qu’ils n’ont manifestement pas.

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  • jean 2 // 12.12.2020 à 10h43

    il n’y a pas si longtemps les jeunes gens de famille aisée tirés au sort pour faire le service militaire pouvait acheter des « remplaçants », aujourd’hui des étudiantes se prostituent pour payer leurs études et assurer leur quotidien, demain les enfants iront travailler dès leur enfance (ça existe dèjà)… Les valeurs morales ne font que s’effriter sous le cynisme nèo-libéral qui n’est pas qu’une notion économique mais bien au-delà une amoralité érigée en « art de vivre » , vous me direz : « faire la queue pour gagner de l’argent ce n’est pas si grave! » moi je trouve ça tellement révélateur de la dérive, quand je pense à mes petits-enfants et aux humiliations qu’ils risquent de devoir affronter…

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    • Philou // 12.12.2020 à 18h03

      Les humiliations quasi-inhumaines se multiplient déjà… exemple : les cyclistes Ub..Ea.. , « auto-entrepreneurs » pédalant à fond pendant la canicule de l’été 2019 pour livrer au plus vite leur bouffe surfacturée aux très nombreux bobos parisiens restés chez eux sur le flanc, indisposés par la chaleur …mais aussi par les quelques minutes de retard de ces serfs en roue « libre » et en situation de double « surchauffe » face à la demande exceptionnelle…

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  • RGT // 12.12.2020 à 10h48

    Ce n’est que la suite des traditions ancestrales qui permettaient légalement à des personnes « favorisées » d’éviter les « désagréments de la vie » en envoyant les « gueux » à leur place.

    Souvenez-vous de cette pratique LÉGALE qui permettait à une personne nantie d’envoyer à sa place un « gueux » pour qu’il se fasse massacrer dans des guerres longues et lointaines…

    Rien de neuf dans les grandes démocrassies.

    Et bien sûr, les gueux qui sont victimes de ces pratiques viendront prendre la défense de leurs « mécènes » car ils n’ont d’autre possibilité que de se vendre (prostitution) pour survivre.

    Si on se concentre sur la simple « rentabilité », il est plus rémunérateur de se vendre pour une « petite passe vite fait et bien au chaud » de quelques minutes que de se vendre pour des heures à faire la queue dans le vent et la froidure.

    Et il en va de même pour tous ceux qui ont des « bullshit jobs » précaires et mal payés.

    La seule différence est au niveau « moral »…
    Morale qui favorise bien sûr les actes les plus rémunérateurs pour ceux qui en profitent.

    Le summum étant atteint par les proxénètes (concernant TOUTES les activités, sexuelles ou non) qui obligent les plus faibles à se prostituer (sexuellement ou non) afin de leur permettre de vivre grassement sans ne jamais se fatiguer.

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  • lit75 // 12.12.2020 à 10h57

    Hmm, attention avec le New York Post. C’est un tabloid qui a appartenu à Robert Murdoch, et je pense qu’on peut dire que c’est à peu près du même niveau que le « Sun ».

    Là, la substance de l’article ne repose que sur le témoignage de deux personnes, l' »écrivaine », qui facture 20 $ de l »heure, et « Lucy », qui facture 80 $ de l’heure. Ca me paraît un peu léger.

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    • Alfred // 12.12.2020 à 12h10

      Bref c’est a peu près le même niveau que le New York Times et Le Monde. Le temps de cerveau ciblé n’a pas les mêmes hobbies mais c’est tout.
      Commes vous dites c’est un peu léger, mais pas plus que de copier coller des dépêches d’agences ou de reprendre des argumentaires « de vente » de communicants divers et variés.
      Il n’y a vraiment aucune raison de différentier the Sun du monde à part pour des raisons d’esthétique et d’emballage.

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      • lit75 // 12.12.2020 à 13h53

        Pour que l’articlle soit vraiment intéressant, il faudrait iterroger l’ensemble des acteurs :

        * celui ou celle qui a recours au service ;
        * la plateforme ;

        Il faudrait aussi avoir une idée si le phénomène est anecdotique ou s’il représente un vrai phénomène.

        Et sinon, le le ton moralisateur du Monde », qui n’est rien d’autre que celui de la classe dominante, à prétention humaniste, persuadée de défendre à la fois le bien supérieur de l’humanité et ses propres intérêts, miraculeusement concordants, est parfois exaspérant, oui.

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        • lit75 // 12.12.2020 à 14h25

          Hmm la dernière phrase doit êre un plagiat involontaire d’une émission récente de Busnel, je pense 😉

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  • Orhan // 12.12.2020 à 11h12

    Les inégalités économiques massives ainsi que la diminution du nombre d’emplois disponibles (vu qu’une des conséquences du progrès technique étant de remplacer l’homme par le robot ou l’algorithme en suivant un rythme largement supérieur à la création de nouveaux emplois) entraînera logiquement la reconstitution dans les pays « les plus avancés » d’une classe de domestiques qui serviront les plus riches, moyennant soit salaire direct, soit à l’ancienne logement et nourriture.

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    • Facteur X // 12.12.2020 à 17h59

      Cette classe existe déjà. Ils et elles vivent dans les « banlieues » autour des grands centres urbains. Ils et elles font le ménage dans les bureaux ou chez les particuliers, ramassent les poubelles, livrent, livrent et livrent encore (colis des commandes internet, pizzas et autres denrées alimentaires, marchandises vendues ensuite dans les boutiques etc etc), gardent les enfants, s’occupent des vieux dans les maisons de retraite, des malades dans les hôpitaux, conduisent les véhicules (le leur) qui font dorénavant office de taxis, et que sais-je encore. Le tout pour des salaires souvent bien bas, et dans un contexte de précarité bien avancée. Ils et elles sont souvent immigré(e)s ou d’origine immigrée. Autrefois la bonne venait des campagnes bretonnes ou des vallées savoyardes et logeait sous les toit des immeubles des beaux quartiers. Maintenant elle vient de plus loin et loge dans un HLM de cité « défavorisée » grâce à la magie des transports modernes. Imaginer la future « reconstitution » d’une classe de domestiques, c’est ne pas avoir compris grand chose à la logique et à l’organisation des grandes métropoles. Ceci dit en toute amitié.

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  • jp // 12.12.2020 à 12h22

    je n’ai pas bien compris :
    qui passe le test à la fin de la file d’attente ?
    Il n’y a pas de contrôle genre CI et carte vitale ?

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  • METZGER // 12.12.2020 à 12h37

    En fin de queue, elle téléphone au client qui vient prendre sa place.

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  • simba // 12.12.2020 à 12h59

    Tu parles d’un évènement !! C’est ce que je faisais en Inde en 2000 pour acheter mes billets de train ! Et ça existait pour toute sorte de services .

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    • lit75 // 12.12.2020 à 14h52

      Il doit y avoir en Inde plusieurs centaines de millions de persones dont les revenus journaliers sont de l’ordre d’un dollar par jour. Il esst donc possible d’employer des gens à rien. J’ai personnellement observé dans un mall ultra-modernel de Mumbai un employé dont le rôle consistait à actionner les portes automatiques à chaque fois qu’un visiteur passait (!).

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  • amadablan // 12.12.2020 à 14h27

    Ce n’est pas nouveau. Il existe des sites internet qui vous proposent des personnes pour faire la queue à votre place n’importe où. Ce business a été bien analysé par Mr Daniel dans son livre ce que l’argent ne peut acheter.

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  • ellilou // 12.12.2020 à 16h42

    Le vrai luxe des riches, très riches et ultra riches c’est le temps: ils dominent le passé en se créant (parfois de toute pièce) une dynastie avec de nobles ancêtres besogneux, ils dominent le présent par leur écrasante fortune et dominent le futur avec leur masse d’argent qui permettra aux dix prochaines générations de vivre comme des pachas… 🙁

      +5

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    • Fernet Branca // 12.12.2020 à 21h48

      Il est trèsr are qu’un patrimoine même aristocratique passe 4 générations.
      Un exemple a été donné par Marguerite Yourcenar,née Marguerite Cleenewerck de Crayencour, sa famille d’aristocrates dans la Flandre française à qui les paysans qui avaient obtenu les terres avec la révolution française ont rendu les terres à la révolution. Mais le père de Marguerite Yourcenar a tout perdu au jeu . Lire Archives du Nord.
      J’ai aussi un contre-exemple, un aristo près du Puy en Velay m’a un jour affirmé avoir un titre de propriété qui remonte à l’époque de Charlemagne.
      Les grandes entreprises françaises ont un historique qui remonte au milieu du XIXeme siècle.
      Celles dont l’historique remonte avant la révolution son très rares.
      J’ai vu un jour une entreprise prétendre remonter à l’intention de l’imprimerie.

        +0

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      • Alfred // 12.12.2020 à 22h19

        Votre dernière phrase me fait penser à la société des Moulins du Bazacle à Toulouse qui avant sa nationalisation et intégration à EDF était la plus vielle société par actions française (XII ème siècle).
        Pour le reste quatre génération qu’est ce que c’est long. Surtout si c’est des sorros.

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  • Nicolas // 12.12.2020 à 19h47

    Quelqu’un pourrait il m’expliquer en quoi c’est fondamentalement différent à l’emploi occasionnel d’une femme de ménage, ou d’une baby sitter ? La plupart des gens qui le font savent comment laver, repasser… ou garder ses enfants. Ils emploient quelqu’un pour le faire à leur place pour libérer du temps. Oui, il y a des emplois nouveaux, ça peut être positif. Je mets ça dans la même catégorie que les gens qui ramènent les convives chez eux après un repas arrosé (dans la voiture du convive). Je ne sais pas si ça existe en France mais c’est très courant en Russie et en Chine (pays où le taux maximum d’alcoolémie au volant est de 0, leurs lois n’étant pas écrites par les marchands de cirrhoses)

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  • JBB // 12.12.2020 à 22h52

    J’ai du mal à comprendre les réactions. C’est un boulot qui ne demande aucune qualification, pas dangereux, relativement confortable et qui rends un vrai service.
    C’est quoi votre solution? que le boulanger, l’instititeur ou l’ingénieur, perde des heures attendre plutôt que de faire du pain, enseigner ou fabriquer?

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    • moshedayan // 13.12.2020 à 12h43

      Ce site n’attendait pas de telles réactions . Tel est pris qui croyait prendre…. A force d’avoir participé à la panique organisée avec les tableaux excel et les projections… Et ce n’est pas fini….
      Va y avoir aussi du bouleversement avec les vaccins… des cours de bourse en hausse, en baisse en dehors de toute retionalité… AstraZeneca se fait attaquer en bourse parce qu’ILS osent s’associer aux Russes , un autre professeur tiré au pigeon parce qu’il ose douter sur la publicité plus commerciale que scientifique, etc etc…

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  • Océan de sagesse // 12.12.2020 à 23h45

    Je trouve ce métier super , moi j irais avec un bouquin ,je ne vois pas ou est le problème !!!

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