Suite de notre série sur le Venezuela, avec différents articles visant à compléter la vision diffusée par les médias.

Rappelons que nous ne soutenons aucun camp là-bas, militons pour que le peuple vénézuelien choisisse librement et démocratiquement son avenir, et condamnons toutes les atteintes aux Droits de l’Homme des deux camps…

Un premier son de cloche. Notons cependant que ce genre d’article est souvent présent dans la propagande de guerre, et qu’en l’espèce, les ONG ne sont pas toujours neutres. À prendre avec recul, donc.

Source : Le Nouvel Obs, Emile Boutelier, 01-08-2017

Une manifestante face à la police. (CARLOS BECERRA / AFP)

Coups, électrocution, sévices sexuels… Les ONG dénoncent l’usage généralisé de la torture contre les opposants emprisonnés.

L’immense immeuble ressemble à un étagement de rizières en terrasse posées à flanc de colline : ce qu’il se passe dans l’ombre de ses boyaux de béton est beaucoup moins bucolique. L’Hélicoïde, le bâtiment des services de renseignement à Caracas, est pour nombre de Vénézuéliens le symbole de la violence d’Etat orchestrée par le président Nicolas Maduro.

Mais les geôles de cette grosse termitière, peuplées à 80% de prisonniers politiques, ne sont pas les seules à être soupçonnées de soumettre au supplice leurs détenus. La crise politique semble s’être accompagnée d’une généralisation de la pratique dans tout le pays. Alors que l’organisation d’aide légale aux prisonniers Foro Penal affirme que 4.500 personnes ont été arrêtées pour leur engagement politique en quatre mois, et que près de 1.500 y sont toujours, les ONG se mobilisent. Car les arrestations ne sont pas près de cesser : après les manifestations contre l’élection de l’Assemblée constituante, deux ténors de l’opposition, Leopoldo Lopez, fondateur du parti de droite Voluntad Popular, et Antonio Ledezma, maire de Caracas, ont été arrêtés.

Systématisation de la torture

Toutes les prisons sont des mouroirs, mais certaines le sont plus que d’autres. Contactée par téléphone, Geneviève Garrigos, responsable Amériques d’Amnesty International France, rappelle que celles du Venezuela offrent des conditions d’incarcération particulièrement dramatiques. Déjà surpeuplées avant la crise, elles ont connu une augmentation significative de leur engorgement à la suite des récentes vagues d’arrestations et de l’augmentation de la criminalité corollaire à la crise politique. Dans son rapport annuel présenté au Parlement, le médiateur indiquait ainsi que 22.759 personnes étaient toujours détenues à titre provisoire dans des locaux de la police.

D’après l’observatoire vénézuélien des prisons (OVP), les établissements pénitentiaires dépassent de 190% leurs capacités d’accueil. On y meurt de faim, les détenus, souvent armés, s’y entretuent, et le manque d’accès aux soins s’allie à la promiscuité pour disséminer les maladies à des vitesses record. Selon Geneviève Garrigos, “on assiste, depuis 2014, à une systématisation de la pratique de la torture dans les prisons vénézueliennes”. Selon elle, “cela va bien plus loin que la torture dite “blanche”, [la torture psychologique via la mise à l’isolement, les simulacres d’exécution, les privations de sommeil ou les humiliations NDLR] omniprésente au Venezuela”.

Du gaz pulvérisé dans les voies respiratoires

“Les coups, l’emploi de l’électricité ou des gaz lacrymogènes pour soumettre au supplice sont désormais chose commune dans les prisons vénézueliennes”, affirme-t-elle. Dans un rapport publié le 19 juillet 2017, le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, Luis Almagro, confirme ces pratiques.

S’appuyant sur une étude du Centre des études pour l’Amérique latine qui recense 120 cas entre le 1er avril et le 12 juin 2017, il dresse un tableau détaillé des horreurs : outre les coups, attestés dans la totalité des 120 témoignages, il mentionne l’usage extensif de gaz lacrymogènes, le plus souvent dans des salles de confinement bondées, pulvérisé parfois directement dans les voies respiratoires des détenus. Selon lui, “un autre fait inquiétant est la multiplication de cas de sévices sexuels ou de sévices psychologiques à caractère sexuel” : 80% des nouveaux cas recensés font état de scènes de déshabillage, de menaces de viols et de viols effectifs, aussi bien sur les hommes que sur les femmes. Au-delà de ces faits récurrents, le rapport dresse une longue série de témoignages sur l’inextinguible inventivité de l’esprit humain.

Plusieurs éléments ressortent cependant de ces détails sordides. Si certaines pratiques sont très fréquentes, et semblent relever de la systématicité de la torture d’Etat (usage de lacrymogènes, coups) d’autres, non moins condamnables, semblent davantage relever de la licence laissée au sadisme individuel des tortionnaires.

En juin 2017, le “Washington Post” relayait ainsi un rapport d’Human Rights Watch narrant les témoignages d’une quinzaine de personnes qui, dans une prison à Valencia, auraient dû manger des excréments avec des pâtes crues. Ce type de pratiques est pourtant loin d’être avéré partout. “Nous ne savons pas exactement s’il y a des pratiques recommandées au sein des services”, résume Geneviève Garrigos. “Une chose est sûre cependant : si certaines pratiques particulièrement affreuses relèvent de l’exception, la torture en elle-même est systématique.”

A la question d’une possible instrumentalisation de la torture par l’opposition pour discréditer le régime, elle répond

Suite à lire sur : Le Nouvel Obs, Emile Boutelier, 01-08-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

61 réponses à Torture systématique au Venezuela : ce qui se passe derrière les barreaux, par Emile Boutelier

Commentaires recommandés

Charles Michael Le 13 août 2017 à 06h12

L’article s’abrite derrière les ONG (Amnesty International et Human Rigth Watch).

Mon expérience, sur place, pendant le tsunami de 2004 et le conflit au Sri Lanka jusqu’à sa fin en 2009, comprend aussi le rôle des ONG et les deux référées par le Zobs.
J’ai une très pauvre opinion de la plupart des ONG, affairistes et interventionnistes, noyautées souvent par les SR divers notament CIA.

Maintenant qui finance Amnesty International et Human Rigth Watch ? faut chercher un peu sur Wikipedia et mots clefs., mais clairement c’est US et UE officials + affinités neo-connes.

Qui finance le NewObs ?
ça c’est clair.

  1. Gwen Le 13 août 2017 à 05h32
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    Étrange pour un pays dans lequel les fonctionnaires de police faisant un usage excessif de la force , sont ensuite sévèrement contrôlés et jugés….

    Mais vu que nos médias tapent sans s’arrêter sur le Vénézuéla, difficile de se faire un avis, sachant que le plus simple reste de se dire qu’ils mentent toujours….


    • Charles Michael Le 13 août 2017 à 06h12
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      L’article s’abrite derrière les ONG (Amnesty International et Human Rigth Watch).

      Mon expérience, sur place, pendant le tsunami de 2004 et le conflit au Sri Lanka jusqu’à sa fin en 2009, comprend aussi le rôle des ONG et les deux référées par le Zobs.
      J’ai une très pauvre opinion de la plupart des ONG, affairistes et interventionnistes, noyautées souvent par les SR divers notament CIA.

      Maintenant qui finance Amnesty International et Human Rigth Watch ? faut chercher un peu sur Wikipedia et mots clefs., mais clairement c’est US et UE officials + affinités neo-connes.

      Qui finance le NewObs ?
      ça c’est clair.


      • Bruno Kord Le 13 août 2017 à 10h37
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        Mais où donc êtes vous aller chercher qu’Amnesty International est financé par les IS et IE officials ? Quelles sont donc vos sources ? Précisément ?
        Je vous rappelle un extrait de l’édito d’OB en tête du site :”À la recherche de la Vérité entre la propagande des grands médias (souvent involontaire) aboutissant à la “fabrication du consentement” et les délires conspirationnistes du web que nous combattons , nous faisons en effet tout notre possible pour garantir la meilleure qualité possible aux lecteurs et aux contributeurs qui nous honorent de leur confiance.”
        Il ne faut par tomber pas dans un travers conspirationniste parce qu’un article de la presse mainstream ne vous plait pas.


        • Fritz Le 13 août 2017 à 10h57
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          Rudy, sors de ce corps !

          Plus sérieusement : @Bruno Kord, lisez le commentaire de Catalina, posté à 7h 24. Il donne une première réponse à vos questions.


        • wesson Le 13 août 2017 à 14h18
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          En ce qui me concerne, j’ai un peu de mémoire.

          Amnesty International avait corroboré en 1991 le témoignage de “Nurse Nayiria” sur les bébés jetés à terre par les soldats irakiens dans les couveuses Koweïtiennes.

          https://www.lrb.co.uk/v13/n03/alexander-cockburn/right-stuff

          Ce témoignage fut essentiel dans la préparation de l’opinion occidentale à la guerre contre l’Irak. La supercherie fut découverte, mais bien évidemment trop tard, et après le début des bombardements.

          Ce qu’il en reste, c’est que les NGO comme Amnesty font probablement du bon travail pour un bon nombre de sujet et de pays, mais que lorsqu’il s’agit d’aller mener une guerre d’agression, les NGO font partie intégrante de la propagande visant à faire accepter à la population la “nécessité” des guerres que nos dirigeants entendent mener. Elles sont systématiquement mises à contribution dans toutes les justifications de cet ordre.


          • Krystyna Hawrot Le 13 août 2017 à 14h29
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            Je suis allée voir Amnesty International dès juillet 2014 après mon voyage à Odessa ou leur demander de l’aide pour le comité des familles des victimes du massacres du 2 mai, pour qu’ils protestent contre les arrestations des survivants par la police ukrainienne et pour qu’Amnesty nous aide à organiser une enquête internationale indépendante étant donné que la police ukrainienne était noyautée par l’extrême droite. J’ai reçu…une fin de non recevoir. C’était déjà le cas quand on demandait de l’aide pour 300 militants grecs et européens emprisonnés sans jugement, suite aux mouvements de 2011, dont certains étaient des Français. Là pareil, pas de réponse. Et aujourd’hui, Amnesty, bien sélective décidement, n’en a rien à cirer de Mateusz Piskorski, plus d’un an de prison sans jugement pour délit d’opinion…


            • Lysbeth Levy Le 13 août 2017 à 15h42
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              Une boite de com la Rendon Group est à l’origine de la création de cette histoire de “bébés jetés” hors de leurs couveuses, une société spécialisée dans la “propagande de guerre” ou la communication : http://www.grip.org/sites/grip.org/files/RAPPORTS/2011/Rapport%202011-2.pdf Cette même société a couvert plusieurs conflits dont le Kosovo, Zimbawé, Afghanistan et Irak mais pas que car elle serait aussi impliqué dans d’autres storystelling de “guerres en cours” .Une histoire larmoyante, des images chocs et des mots pour décider l’opinion a accepeter le pire qui soit. Il serait temps de douter sans cesse et non avaliser tout ce que les médias nous jettent devant les yeux.http://www.sourcewatch.org/index.php/Rendon_Group voici comment on nous vends une bonne guerre sanglante mais “humanitaire”.


          • gael Le 14 août 2017 à 14h41
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            merci pour votre mémoire.

            Je viens de galérer à repérer le paragraphe dans l’article cité donc je l’indique ici:

            He was most probably referring to his favoured symbol of Iraqi vileness, the babies supposedly left to die in Kuwaiti hospitals by Iraqi troops looting their incubators for shipment back to Baghdad. It turns out that baby-from-incubator mass murder – over three hundred in the early versions – is entirely untrue, as I discovered recently from Aziz Abu Hamad, a Saudi consultant researching the matter for the New York-based human rights organisation Middle East Watch. The story had been given the imprimatur of a December report by Amnesty International which swallowed whole the account (which he soon began to emend) of a Red Crescent doctor in the employ of the Kuwaiti government-in-exile and lodged in the Sheraton Hotel in Taif’ as an employee of that government. After extensive investigation Aziz concluded there was no credible eyewitness or testimony to sustain the charges of mass baby murder. Bush apparently fortified his resolve in the pre-war hours by reading the Amnesty report with set lips, before attending divine service conducted by the Rev. Billy Graham who, in former non-good old days, urged Nixon to bomb the dikes in North Vietnam.

            Bonne traduction


        • fanfan Le 13 août 2017 à 21h53
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          Amnesty International est une agence de propagande du ministère des affaires étrangères états-unien par Tony Cartalucci (21 Août 2012)
          http://landdestroyer.blogspot.fr/2012/08/amnesty-international-is-us-state.html

          Amnesty sépare les liens financiers compromettant au travers toute une série de manœuvres et d’organisations boucliers. Le site d’Amnesty stipule:
          “Le travail du secrétariat d’Amnesty International est organisé en deux entités légales en accord avec la loi britannique. Celles-ci sont Amnesty International Limited (AIL) et Amnesty International Charity Limited (AICL). Amnesty International Limited s’occupe d’activités charitables pour Amnesty International Charity Limited, une association enregistrée comme charitable


          • fanfan Le 13 août 2017 à 21h54
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            C’est ici, à Amnesty International Limited, que sont mis les liens avec les gouvernements et les intérêts industrio-financiers. A la page 11 du rapport et déclaration financière pour 2011 d’Amnesty International Limited (2011 Report and Financial Statement (.pdf))
            Il est dit: “Les directeurs sont heureux de faire savoir le soutien accordé par la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation, la Oak Foundation, l’Open Society Georgia Foundation, the Vanguard Charitable Endowment Programme, Mauro Tunes and American Jewish World Service. Le département britannique pour le développement international (Governance and Transparency Fund) a continué de financer un projet éducatif sur les droits de l’Homme de quatre ans en Afrique. La commission Européenne (EuropeAid) nous a généreusement récompensé d’un fond sur plusieurs années pour un travail éducatif sur les droits de l’Homme en Europe pour Amnesty International.”


          • fanfan Le 13 août 2017 à 21h55
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            De manière évidente donc, Amnesty prend de l’argent à la fois des gouvernements et d’intérêts industrio-financiers, dont un des plus connu, l’Open Society, est dirigée par le criminel de la finance, repris de justice George Soros….

            Le leadership d’Amnesty nous donne également des indications sur son véritable agenda. Suzanne Nossel, Directrice Exécutrice pour Amnesty International USA, par exemple, provient directement du ministère des affaires étrangères américain, toujours en total contradiction avec la prétention d’Amnesty d’être “indépendant” des intérêts corporatifs et gouvernementaux…
            Les “contributions” de Nossel ne sont en fait que de simples déguisements pour une agression militaire ouverte et la poursuite de l’hégémonie globale des intérêts industrio-financiers et ce sous couvert de “défense des droits de l’Homme”….


        • Nikky Le 16 août 2017 à 11h52
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          Voir l’étude de l’EGE sur ces ONG: http://bdc.aege.fr/public/Le_dessous_des_ONG_une%20verite_cachee.pdf
          Leur conclusion: “AI et HRW ne sont plus indépendantes. Leurs liens forts et la collusion, avec le gouvernement américain, empêchent ces deux entités de penser de manière impartiale.”


        • Gérard du Biolo Le 17 août 2017 à 00h12
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          Devoir être accusé de conspirationnisme chaque fois qu’on émet un doute sur la version la plus en vogue d’une nouvelle, est assez pénible …

          Il est aussi ridicule de voir des manigances nulle part que d’en voir partout.


  2. atanguy Le 13 août 2017 à 06h02
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    Tout ca pour preparer l’intervention des US,je suppose. Trump en a besoin pour conserver sa presidence…


  3. Nerouiev Le 13 août 2017 à 06h26
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    Ce n’est pas sans rappeler quelques autres centres de détention bien connus à Cuba ou en Irak. C’est le côté émotif nécessaire pour peut-être une action à venir.


  4. DocteurGroDois Le 13 août 2017 à 06h51
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    Exagérer les exactions de l’adversaire est de bonne guerre (de l’information), c’est même la spécialité de certaines ONG citées comme sources de cet article.

    Je ne crois pas qu’il y ait un remake de la bataille d’Alger à Caracas, mais je ne doute pas non plus que la police Vénézuélienne réserve un traitement de faveur aux émeutiers…

    Cependant, en qualifiant ses opposants d’ennemis de l’État et de terroristes et en lâchant la bride à la police, le gouvernement se met sur la pente de la répression systématique. Ce qui serait exactement l’effet souhaité.


    • Catalina Le 13 août 2017 à 07h27
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      les policiers qui ont commis des exactions ont été sévèrement punis. voir les autres articles publiés sur ce site. Rien ne prouve que le gouvernement ‘leur lâche la bride’ bien au contraire


    • fanfan Le 13 août 2017 à 22h21
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      Le point de vue de Caleb Maupin en 2014 : “Democracy: Venezuela vs. USA”
      ” Venezuela does not torture. The Venezuelan state does not even employ the death penalty.”…
      https://journal-neo.org/2014/12/25/human-rights-and-democracy-venezuela-vs-usa/


  5. Catalina Le 13 août 2017 à 07h24
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    ah ? ben tiens, déjà pour la Syrie, ‘lobs parlait de torture, ça doit être une des cartes à jouer pour que l’opinion mondiale condamne le gouvernement :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20170207.OBS4973/tortures-en-syrie-la-prison-de-saidnaya-est-devenue-un-abattoir.html
    et bien sûr, Amnesty ! lol
    Amnesty qui est hors de tout soupçon, n’est-ce pas……
    http://arretsurinfo.ch/le-role-trouble-des-ong-de-defense-des-droits-de-lhomme/

    “–Amnesty International (AI) : « AI prend de l’argent à la fois à des gouvernements et à des sociétés privées dont la plus fameuse, Open Society, est dirigée par le financier condamné George Soros (son Open Society finance également Human Rights Watch et une myriade d’autres défenseurs « des droits de l’homme »). Suzanne Nossel , directrice d’AI-USA, par exemple, vient directement du Département d’État américain. Le site web d’AI mentionne précisément le rôle de Nossel derrière les résolution onusiennes, soutenues par le Département d’État, relatives à l’Iran, la Syrie, la Libye et la Côte d’Ivoire. Les « contributions » de Nossel consistaient tout simplement à déguiser l’agression militaire pure et dure et la poursuite de l’hégémonie économico-financière mondiale sous le couvert de défense de « droits de l’homme ».


    • Olivier Le 13 août 2017 à 11h40
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      Tout comme «  L’Observatoire syrien des droits de l’Homme »
      Vous mettez ‘Observatoire’ ou ‘droit de l’homme’ n’importe ou et le consentement est tacitement acquis par la simple puissance semantique. Vu l’etat du pays et de la violence qui la gangrène de part et d’autre, accolé à une surpopulation carcérale contre-nature, il n’est pas étonnant d’y trouver des dérives insupportable facile a instrumentaliser. Le chaos s’intalle vite sur un terrain fecond.

      De plus cette manie de se focaliser sur le pathos d’un destin particlier en ne faisant appel qu’aux tripes m’indique qu’on ne cherche pas à mettre en branle l’esprit critique du spectateur mais sa glande lacrimale. Même fonctionnement de part et d’autre et même condamnation. Méfiance absolue.


    • Gérard du Biolo Le 17 août 2017 à 00h18
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      Après l’argument “tortures”, viendra sans doute celui d’emploi de “gaz chimiques contre son peuple”.

      D’ailleurs on sent la même inspiration, et on le sent venir, avec cette histoire d’interrogatoire à la lacrymogène …


  6. Caliban Le 13 août 2017 à 08h16
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    Si de telles atrocités étaient commises dans les prisons, les journaux vénézuéliens (à la solde de la droite) en feraient leurs unes tous les jours depuis des mois voire des années.

    On peut trouver étrange que ce soient des observateurs étrangers qui diffusent ce “scoop”.


    • V_Parlier Le 16 août 2017 à 15h57
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      En effet c’est le plus étonnant de tout. Il est connu que la presse vénézuélienne d’opposition tire à boulets rouges sur le gouvernement pour quoi que ce soit (à tort ou à raison, probablement parfois les deux) mais des trucs aussi horribles et courants passeraient toujours inaperçus… Après ce que j’ai pu voir de la manipulation médiatique sur l’Ukraine, je reste très perplexe moi aussi, en effet. Même si je ne connais pas du tout le Venezuela et que je ne suis pas un adorateur du chavisme.


  7. koikoi koi Le 13 août 2017 à 08h16
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    On peut lire un peu plus loin dans l’article:
    “… la relative rareté des témoignages de torture rapporté au nombre de personnes arrêtées s’expliquerait par la difficulté des anciens détenus à parler de leurs expériences.”

    Puisqu’ils n’en parlent pas, c’est bien “la preuve” du caractère !!!systématique!!! de la torture


    • Madudu Le 13 août 2017 à 10h19
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      Pile je gagne, face tu perds !

      En science on s’impose dans la formulation des hypothèses qu’elles soient réfutables, c’est-à-dire qu’il existe des conditions hypothétiques dans lesquelles elles sont fausses.

      Ici, nous sommes en plein dans la fabrication d’hypothèses irréfutables : si il y a des témoignages c’est qu’il y a de la torture systématique, s’il n’y en a pas c’est qu’il y a de la torture systématique.


      • Haricophile Le 13 août 2017 à 22h54
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        Mince, si tu commence à démonter des procédés qui ont fait leur preuves…

        Perso je suis surpris de voir ici un article qui n’est pas le genre de la maison, avec en introduction une photo hors contexte (contre-contexte même) extraite en introduction d’une video qui a été déjà expliquée ailleurs mais largement reprise dans les mêmes conditions comme outil de désinformation dans la propagande diffusée par les mainstreams.

        Ce n’est pas chez nous que des policiers risqueraient des sanction pour quelques coups, déjà qu’ils n’en risquent guère pour des blessures graves ou des morts. En tout cas pas de sanction sérieuse.


  8. isidor ducasse Le 13 août 2017 à 09h02
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    Bonjour,
    Lorsque que ce sujet est traité à l’identique par le Figaro il est surprenant de lire les commentaires.
    Plus de la moitié mettent en doute l’honnêteté des informations, et surtout beaucoup dénoncent l’implication des US.
    Progressivement, les Français se rendent compte qu’il n’y a plus de clivage droite-gauche, mais des pro-atlantiste, dévot de la sainte union européenne, et des partis de l’extréme qui disent tout et n’importe quoi sur l’europe pour attirer les eurosceptiques en les divisant sur deux Fronts.


    • Fritz Le 13 août 2017 à 10h27
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      Même sur le Nouvel Obs, les commentaires ne sont pas unanimes, c’est dire.

      Pour ma part, je m’étonne toujours du prestige attaché aux trois lettres O, N, G. (écrite phonétiquement : oènegé, la chose perd un peu de son aura).

      Qu’est-ce qu’une ONG ? Une “organisation gouvernementale” ? Fort bien. Alors, on peut citer comme ONG : la Mafia, le Ku Klux Klan, le Front national, les triades chinoises… J’en passe et des meilleures.


      • koikoi koi Le 13 août 2017 à 11h32
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        Oui la réflexion est aussi valable pour la “Communauté Internationale” qui parle toujours d’une seule et même voie. (bien entendu puisque si un pays émet un son de cloche différent, il ne peut en faire parti)
        Ça me fait penser à cette phrase d’un “journaliste” que Coluche avait cité:
        “…on s’autorise à penser dans les milieux autorisés…”


      • jpcd Le 13 août 2017 à 14h42
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        Il n’y a pas de statut particulier ni même de définition définitive, mais une ONG est en principe une association à but non-lucratif et d’intérêt général – ce qui exclut vos exemples 🙂

        C’est l’ONU qui crée le concept pour désigner ses interlocuteurs “non-gouvernementaux”. Elle en reconnait actuellement 2727. Mais les gouvernements et d’autres organisations internationales reconnaissent d’autres ONG.

        Le boom des ONG depuis 20 ans donne bien sûr lieu à toutes sortes d’abus et dérives… Article intéressant sur WP: https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_non_gouvernementale


      • Haricophile Le 13 août 2017 à 23h02
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        C’est surtout qu’une idée généreuse de type Croix Rouge a été corrompue, maintenant les membres agissants des ONG ne sont plus en sécurité dans le monde car on a pourris leur institutions qui reposait sur une neutralité en toute circonstance.

        Et puis je rappelle que si vous cherchez ceux qui tirent sur les hôpitaux et les écoles, allez voir l’Arabie Saoudite, quand ce n’est pas leurs fervent supporters les USA themselve.

        Quand à dénoncer les arrestations arbitraires sans jugement et la torture systématique dans certaines prison “d’état”, il y a quand même un pays qui la pratique ouvertement a la grande fierté de leur président Trump.


  9. Lysbeth Levy Le 13 août 2017 à 09h51
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    Encore la énième résucée de la pratique de la torture d’un “méchant” “tyran” dans un “vilain pays” de l’Axe du mal comme disait l’ami Bush et Trump qui veux intervenir militairement : https://francais.rt.com/international/41936-trump-evoque-possible-intervention-militaire-venezuela-de-la-folie-pour-caracas appels relancés par la communauté internationale soit 10 pays en gros qui décide pour toute la Planète ! Quid de Guantanamo et autres prisons secrètes ou la torture est systématique par les Usa, faites ce que je dis pas ce que je fais. De l’agit-prop oui pour intervenir après avoir financé le “maidan” latino-américain. C’est cousu de fil blanc. Par contre j’ai vu passer des images de tortures par les “freedom fighters” sur de simples policiers, ces “opposants” merveilleux défendus par nos médias.


    • Haricophile Le 13 août 2017 à 23h08
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      Il y a quand même quelques informations qui sont passées très en marge et avec peu de détails sur des gens brûlés vifs par ces mêmes merveilleux opposant “défenseurs de la liberté” (comme on appelait les “djihadistes” à l’hépoque où BHL se déguisait en “combattant de la liberté” devenu au fil de nos revirements politiques ennemis n°1 de l’humanité).


  10. Fritz Le 13 août 2017 à 10h31
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    Après la révélation (partielle) des horreurs de la prison d’Abou Ghraïb, en 2004, qui a proposé une « intervention » de la « communauté internationale » contre ceux qui les avait commises ?
    Le Nouvel Obs, peut-être ?


  11. occitan Le 13 août 2017 à 11h23
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    A-t-elle vraiment séjourné au Vénézuela cette “titulaire d’une carte de presse” rétribuée par le magazine bobo parisien mais tendance CAC40 ? Pour des infos en direct de Caracas voir Françoise Lopez et Bolivar Infos et surtout essayez de comprendre que pour les grands démocrates bouffeurs de hamburgers le Vénézuela n’est que la porte qu’il ont l’intention de défoncer pour se ruer en Amérique Latine et faire main basse sur ses richesses sous prétexte de rétablir la démocratie. Etant entendu que démocracy veut dire, chez l’oncle Sam, “american way of life is the must !” Tout pays qui n’en veut pas sera contraint d’y adhérer par la force.


  12. Catalina Le 13 août 2017 à 12h14
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    les ONG parlons-en, elles refusent à 85% la transparence, alors ??? C EST UN SCANDALE !

    “Notre constat est amer. Les ONG, incarnations revendiquées des aspirations de la société civile, demeurent opaques. Si elles montrent de l’entrain à exiger (à raison) des gages de transparence de leurs cibles ou partenaires, elles s’excluent pour bon nombre d’entre elles de cette démarche ! Elles ne semblent d’ailleurs pas pressées de s’y conformer ni de donner des gages de bonne volonté. En effet, sur plus de cent ONG analysées, seules 15% nous ont répondu, 85% ayant ignoré notre démarche.”

    http://www.fondation-prometheus.org/wsite/category/publications/barom%C3%A8tres-de-transparence-des-ong/barom%C3%A8tre-2015-2016/
    à noter que amnesty n’y est pas citée ? trop puissance ? trop financée ? lol


  13. Patrick Andre Le 13 août 2017 à 12h17
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    Les « journalistes » qui souhaitent écrire une fausse information sur le Venezuela ou sur tout autre pays ou groupe qui oserait tenir tête à l’impérialisme des USA n’ont qu’à suivre cette simple recette…

    Choisir un ou plusieurs pays/groupes opposés à l’impérialisme étasunien.
    Choisir si possible un ancien fonctionnaire maintenant payé par le gouvernement étasunien pour émettre des accusations
    Assaisonner avec quelques doses de « guerre contre le terrorisme » et/ou de « guerre contre la drogue »
    Saupoudrer avec des opinions d’ « experts » qui travaillent pour des think tanks de Washington ou des ONG financées par les USA

    http://www.investigaction.net/fr/la-recette-dune-bonne-fausse-information-sur-le-venezuela/


  14. Arcousan09 Le 13 août 2017 à 12h20
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    Ce sont encore les USA, pays pacifiste s’il en est, qui tentent de justifier leur intervention dans ce pays souverain dirigé par un président démocratiquement élu qui a le malheur de leur déplaire et de posséder du pétrole …
    C’est se foutre du monde !!!
    Et Guantanamo où pourrissent et sont ou ont été torturés des humains privés de leur liberté sans aucun procès, c’est oublier ces militaires en Iraq qui trainent en laisse un prisonnier nu et toutes ces officines occultes et soigneusement dissimulées en Afghanistan et ailleurs ????


  15. citoyen du monde Le 13 août 2017 à 12h21
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    A Guantánamo la torture inspirée des méthodes françaises en Algérie est medicalement assistée. Mème les médecins psy compris ont vendu leur âmes. Ces pseudo-médias devraient balayer devant la porte des pouvoirs qu’ils défendent. A se demander que reste -t-il de professionnel voir d’humain chez ces journalistes.
    A savoir sur les centaines de prisonniers de Guantánamo, seul une poignée à peine est déférée pour fait de terrorisme et encore.


  16. Louis Robert Le 13 août 2017 à 12h22
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    Et puisque cet honnête homme a déjà annoncé qu’on l’inviterait de nouveau sur le Vénézuela, donnons-lui donc la parole…

    Michel Collon, “Les principes de la propagande de guerre”

    https://m.youtube.com/watch?v=kOWPYQhu1_k

    Je veux être clair, limpide même:

    1. Je dénonce inconditionnellement la propagande de guerre avérée, répétée, omniprésente parmi nous et toujours davantage obscène.

    2. Je soutiens en cela les peuples qui en sont victimes et, aujourd’hui comme hier, je lutte ardemment et indéfectiblement à leurs côtés.


    • Louis Robert Le 13 août 2017 à 13h03
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      ADDENDUM: quelques “détails” supplémentaires à l’intention des gens curieux qui me demandent avec insistance, “Mais enfin, en vrai, est-ce que les médias me manipulent?”

      “Propagande de Guerre, festival de médias mensonges et complot ?”, par Michel Collon.

      https://m.youtube.com/watch?v=_jSPkz_0UZw


  17. petitjean Le 13 août 2017 à 12h57
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    Méfions nous de ce que racontent ces fameuses ONG !
    sachons qui les finance et nous saurons pour qui , pour quoi, elles roulent
    Dans d’autres pays du monde, elles agissent contrent les gouvernements d’états souverains, alors méfiance !
    Puisqu’on parle de torture, j’aimerais que l’on parle aussi des centres de tortures de la CIA, installés dans un certains nombre de pays occidentaux…………………..


  18. Catherine Le 13 août 2017 à 13h02
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    On devrait pouvoir avoir les noms, les témoignages écrits, les photos, un rapport des sévices pour chacun.

    Si javais été torturée je voudrais absolument témoigner au grand jour, meilleur moyen de défendre la cause pour laquelle j’aurai subi tout ça.


  19. Pastèque Le 13 août 2017 à 14h13
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    par un Syrien, ancien prisonnier politique, concernant le rapport caesar devant le congrès nord-américain.

    aucune preuve, aucun élément probant. il ne s’agit pas non plus de nier la réalité de la torture pratiquée par l’État Syrien, mais il est nécessaire de rappeler guantanamo, abou graib, les prisons secrètes de la CIA en Europe, les prisons secrètes de l’US Navy dans les eaux internationales.

    I asked a well-known Syrian dissident who, due to his leftist underground activities, served years in Syrian jails and was subjected to torture by the regime. His name is Nizar Nayouf.

    http://angryarab.blogspot.fr/2017/02/amnesty-internation-report-on-syria.html


  20. Filouthai Le 13 août 2017 à 19h01
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    Je ne connais pas de pays communiste qui ne pratique pas la torture.
    La torture est inhérente au système communiste dont l’objectif est de broyer les individus pour en faire un être nouveau respectueux de la collectivité.

    Bien évidemment, aucune expérience communiste n’a été couronné de succès. Par contre, toutes ont entraîné des millions de morts : URSS, Chine, Cambodge, Corée du Nord ,… pour ne pas parler de Cuba ou on découvrira probablement des charniers s la mort du deuxième frére Castro – le régime de Fidel s’etant illustre dans le cycle “répression – emprisonnement – tortures”…


    • Frédéric Le 13 août 2017 à 19h17
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      Si le Venezuela était un pays communiste, il n’y aurait pas de secteur privé, les medias seraient tous publics et le premier qui aurait dit quelque chose contre le pouvoir aurait disparu, mon cher troll


    • Catalina Le 13 août 2017 à 19h58
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      “La torture est inhérente au système communiste” ah ? les usa sont communistes ? depuis quand ?
      pour le coup, même amnesty s’y est collé : https://fr.wikipedia.org/wiki/Military_Commissions_Act_de_2006

      “le président us pouvant avec l’accord du Congrès, « détenir indéfiniment des gens sans inculpation, retirer les protections contre d’horribles abus, juger des gens sur des on-dit, autoriser des procès qui peuvent condamner à mort des gens en s’appuyant sur des témoignages littéralement extraits par la force de témoins, fermer la porte aux plaintes reposant sur l’habeas corpus ».”


  21. Alain Poueyto Le 13 août 2017 à 19h09
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    Qui a formé les polices et les services spéciaux latino américains ? Mince le Général Ausaresses et ses sbires
    Qui dirigeait le Vénézuela et laissait crever son peuple avant Chavez!!


  22. Catalina Le 13 août 2017 à 19h45
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    tiens , mais amnesty ne dénonce pas ceci “ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
    18’42” – Le syndicat des journalistes ukrainiens déplore 40 agressions sur des journalistes en six mois en Ukraine”

    ah ben nan, les nazis sont les gentils !!!

    https://dnipress.com/fr/posts/rapport-de-situation-hebdomadaire-du-donbass-video-12-aout-2017/


  23. fanfan Le 13 août 2017 à 20h17
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    Amnesty international se trompe peut-être de pays et semblerait évoquer le cas de l’Argentine, 30 000 disparus sous la dictature militaire…
    Astiz dirigeait le GT 3.3/2, l’un des « groupes de travail » de l’Esma, l’Ecole de Mécanique. Sur les 30 000 disparus de la dictature entre 1976 et 1983, 5 000 hommes, femmes, vieillards, enfants ont été détenus à l’Esma, torturés, assassinés…
    Les sous-officiers torturaient en sous-sol et dormaient au premier étage. Les cadets, de 15 à 20 ans, étudiaient ou gardaient les détenus enchaînés sous les toits du grenier, la Capucha….
    Le jour, des bruits d’avions, les cris de joie des enfants d’une cour de récréation proche, « la vie ! » et, la nuit, les hurlements des torturés, des femmes violées par les gardiens. Les détenues qui accouchaient étaient aussitôt exécutées et leurs bébés volés – 500 au total -, adoptés par des amis du régime en mal d’enfant…
    http://www.grands-reporters.com/Les-demons-de-Buenos-Aires.html


    • fanfan Le 13 août 2017 à 20h17
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      “A l’âge de 16 ans, elle (Ana-Maria) s’est vue morte. Enceinte de trois mois, enlevée, mise au secret : matricule K-04. Son amoureux, militant de gauche, a réussi à fuir. Elle se retrouve, une lourde chaîne aux pieds, dans un sous-sol, suspendue à une poutre. D’abord la picaña, la matraque électrique ; les cigarettes écrasées sur la peau ; le « sous-marin », sac plastique et baignoire. Et les coups, bien sûr : « Tes amis ? Ton mari ? Où sont-ils ? » Elle saigne d’un tympan crevé. De retour de l’infirmerie, la torture reprend : « Je n’arrivais pas à crier. Eux croyaient que je pratiquais le yoga… et ils augmentaient la puissance de l’électricité. » Dix séances en quatre mois. Sur sa paillasse, attachée à un madrier, elle est sûre que son bébé est mort….


  24. Adrie Bruno Le 13 août 2017 à 23h37
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    Après avoir officié à l’Obs (magazine néolibéral suffisamment dénoncé par Aude Lancelin dans son livre Le monde libre), l’auteur de ce papier est devenu rédacteur au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Quant à Geneviève Garrigos, elle a fait carrière dans l’industrie pharmaceutique (Ethypharm, Novagali Pharma SA, Santen Europe où elle travaille toujours aujourd’hui) avant de devenir présidente d’Amnesty International France. Ce qui nous fait deux témoins très fiables, n’est-ce pas? Il serait bon qu’Olivier Berruyer enquête sur ses sources avant de nous balancer “différents articles visant à compléter la vision diffusée par les médias”. Et si le fantôme de Fabius réapparaissait pour nous dire que les manifestants de droite soutenus par la NED “font du bon boulot” et nous asséner que “Maduro ne mérite pas d’être sur Terre”, est-ce qu’il publierait ses déclarations?


    • Catalina Le 14 août 2017 à 05h21
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      Adrie Bruno, apparemment, vous ne comprenez pas l’esprit de ce site. On vous présente plusieurs points de vue fin d’exercer votre esprit critique, à quoi servirait de ne publier qu’un seul point de vue ? La Publication de ce genre d’article c’est justement parce que c’est ce que les médias aux ordres diffusent et nous avons là l’occasion de débattre, ce qui n’est pas du tout la possibilité qu’on nous laisse, en France, en UE;
      Publier ces articles n’implique pas d’être d’accord avec leur contenu mais permet d’en débattre et d’apporter pour le moins quelques contradictions.


  25. Garibaldi2 Le 14 août 2017 à 05h01
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    Et si on faisait un peu dans le factuel … dans l’article du nouvelobs : ”Sur les 21 cas de torture qu’elle a documentés depuis mai 2017, l’ONG Human Rights Watch détaille ainsi celui de José Gregorio Hernández Carrasco, arrêté le 18 mai pour des violences présumées à l’encontre des forces de l’ordre : il a fini par avouer des crimes qu’il affirme n’avoir pas commis, après avoir été battu, électrocuté, étouffé dans un sac plastique et violé avec des tubes.”

    Jose Gregorio Hernandez Carrasco (alias “Robocop”) n’a pas été arrêté en 2017 mais en 2016 (l’article n’est pas très clair!). Il a été accusé de tentative de lynchage sur la personne d’une policière des forces de maintien de l’ordre. L’accusation s’est fondée sur une vidéo qui ne laisse aucun doute. Vous pouvez vérifier ici : https://lc.cx/c8xe et ici : https://lc.cx/c8x7

    S’il a été victime de sévices c’est tout à fait condamnable, mais il aurait été bon que Emile Boutelier creuse un peu le sujet et parle des charges retenues contre cet homme. Moi j’ai trouvé de l’info sourcée en quelques minutes.

    Ceci étant dit, il ne faut pas se faire d’illusions, les forces de l’ordre vénézuéliennes, ciblées par des tirs à balles réelles (il y a eu des morts), par des tirs d’armes artisanales, par des cocktails Molotov, des explosifs, ne doivent pas être tendres quand elles mettent la main sur un ”manifestant pacifique”. Soyons justes, nos j-t montrent souvent des images de manifestants vénézuéliens hyper violents.


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