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14.mai.202114.5.2021 // Les Crises

Tous manipulés ? Propagande, langage et idéologie – François Boulo

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Pourquoi les politiciens nous apparaissent-ils aussi incompréhensibles ? Derrière leurs formules creuses ou absconses, il se pourrait bien qu’ils tentent de nous cacher leurs véritables intentions et les effets concrets de leur politique. Entre propagande et manipulation du langage pour se draper sous le sceau du « pragmatisme », les dirigeants politiques ne font en réalité que se soumettre à une certaine idéologie, dans l’intérêt exclusif de quelques-uns…

Source : Praxis, François Boulo

Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui me suivent et me soutiennent. Ce sont leurs nombreux messages qui me motivent à poursuivre le combat. Merci également à Carla, ma compagne, et évidemment, à Zénon le chat, pour nous avoir fait l’honneur de sa présence, brève mais intense 🙂

Edit à 00:54 : *militant (pardon pour la faute de frappe)

Source : Praxis, François Boulo, 02-05-2021

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Galvan // 14.05.2021 à 07h59

Le néolibéralisme porte en son nom une forfaiture : il n’est ni libéral ni neo. C’est en réalité un système ancien, basé sur les idées venant tout droit du 19eme siècle où l’oligarchie de l’époque trustait tous les pouvoirs au détriment du peuple. Il suffit de relire les ouvrages de Zola par exemple pour faire un parallèle avec notre époque.
La deuxième usurpation concerne le travestissement du terme libéralisme qui devrait normalement faire référence aux thèses d’Adam Smith (voir « La Richesse des Nations »). L’auteur de ces thèses n’a jamais dit que l’état était un problème, il a même développé l’idée que laisser un peu d’initiative privée permettrait de renforcer l’état.
Le néolibéralisme qui devrait plutot être qualifié de retro-oligarchisme n’est jamais que la résurgence de la volonté des privilégiés de dominer la société.

31 réactions et commentaires

  • Guadet // 14.05.2021 à 07h31

    Que les riches accaparent le pouvoir, ça n’a rien de nouveau. Ce qui est nouveau, c’est la justification idéologique totalitaire par le libéralisme. C’est bien de dénoncer la ploutocratie mais ça ne suffit pas. Il y a tout un système de croyances libérales qui asservissent l’individu face à l’état. Ces croyances imprègnent notre pensée depuis le XVIIe siècle.
    Il faut absolument lire « L’Empire du moindre mal » de Michéa.

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    • Orhan // 14.05.2021 à 18h35

      Jaime bien Michea et j’ai lu ce livre (et d’autres), par contre je le trouve vain quand il s’agit de solutions politiques. Il rejette tout d’un bloc, y compris et surtout (pour ma part c’est ce qui me dérange) des gens tels Bourdieu, lordon, spinoza (cest vrai que ce sont un peu mes totems, toutefois jessaye de rester un peu critique) ou que sais-je, au prétexte fallacieux de l’extreme-gauchisme (qui reste largement à démontrer).

      Bref, ses analyses sont un vrai régal, par contre il ne propose pas grand chose de crédible. La « décence commune » c’est un joli concept, mais c’est peu dire qu’il faudrait bien plus consistant pour s’attaquer au système.

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      • Guadet // 14.05.2021 à 20h16

        Michéa ne condamne ni Spinoza ni Bourdieu ni Lordon, et il ne propose aucun programme politique. Mais il nous permet de sortir des illusions actuelles. Lordon est intelligent et intéressant, mais son discours me rappelle la gauche de 1981, pleine d’idées généreuses, mais qui a quand même installé le néolibéralisme deux ans plus tard. Je n’ai pas envie qu’on se retrouve comme la Grèce sous Tsipras, parce qu’on n’aura pas pris conscience de la profondeur du mal ni de sa capacité à retourner les meilleures intentions.

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      • LibEgaFra // 15.05.2021 à 09h24

        « il ne propose pas grand chose de crédible. »

        Pour que qqch soit crédible il faut que cela renverse la table, car le pouvoir n’est pas politique, mais économique et financier. Et si la table est renversée – mais qui a cela dans son programme?! – toutes les forces économiques et financières se ligueront contre la France pour l’étrangler exactement comme toutes les monarchies se sont liguées contre la France lors de la révolution. On connaît le résultat: pis qu’une monarchie, un empire!

        De toutes les manières, la conscience de classe n’existe pas qui permettrait ce grand chamboulement. Alors il reste le rêve.

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  • Galvan // 14.05.2021 à 07h59

    Le néolibéralisme porte en son nom une forfaiture : il n’est ni libéral ni neo. C’est en réalité un système ancien, basé sur les idées venant tout droit du 19eme siècle où l’oligarchie de l’époque trustait tous les pouvoirs au détriment du peuple. Il suffit de relire les ouvrages de Zola par exemple pour faire un parallèle avec notre époque.
    La deuxième usurpation concerne le travestissement du terme libéralisme qui devrait normalement faire référence aux thèses d’Adam Smith (voir « La Richesse des Nations »). L’auteur de ces thèses n’a jamais dit que l’état était un problème, il a même développé l’idée que laisser un peu d’initiative privée permettrait de renforcer l’état.
    Le néolibéralisme qui devrait plutot être qualifié de retro-oligarchisme n’est jamais que la résurgence de la volonté des privilégiés de dominer la société.

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    • Anfer // 14.05.2021 à 09h34

      Je ne suis pas d’accord.

      Le problème, c’est le libéralisme.

      Cette idéologie est basée sur des hypothèses fausses:
      – droits naturels d’essence divine
      – primauté du troc comme base de la relation entre humains
      – négation du rapport de force et des effets de structure, tout étant ramené à l’individu
      – naturalisation de l’économie, qui est depolitisé

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    • Guadet // 14.05.2021 à 11h01

      le néolibéralisme est libéral :
      – la destruction des services publics est libérale (« concurrence libre et non faussée »)
      – la lutté contre « l’assistanat » des pauvres est libérale
      – l’avantage accordé aux « premiers de cordée » est libéral
      – le darwinisme social est libéral
      – la « main invisible », c’est à dire la divinisation du marché, est libérale
      – le XIXe siècle auquel on revient était libéral.

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  • gracques // 14.05.2021 à 08h01

    Karl marxiste me paraît plus judicieux personnellement.

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  • florian lebaroudeur // 14.05.2021 à 09h10

    Tout cela a été élaboré et perfectionné depuis déjà très longtemps
    https://1000-idees-de-culture-generale.fr/propagande-bernays

    Ce qui ressort de ce mode de pensée, c’est que la manipulation permanente est nécessaire à la société démocratique car le peuple est irrationnel et incapable de conduire lui-même le destin collectif vers le bonheur.
    Nous sommes en réalité dans une dictature modernisé et suffisamment perfectionné pour que l’individu se croit libre sans percevoir les injonctions psychologiques qui lui sont quotidiennement assigné.

    La société d’hier, bien que plus contrainte physiquement et moins instruite, avait au moins l’état d’esprit et le recul nécessaire pour s’éviter la tragédie dans laquelle nous nous enfonçons inévitablement. Ceux qui ont enquêtés sur les derniers paysans en France ont été impressionnés par leur connaissance et leur mesure des choses malgré leur précarité et leur analphabétisme.

    De quoi se cogner la tète contre un mur en se disant que quoi qu’on fasse il n’y aura jamais de sociétés idéales et qu’il y aura toujours un prix à payer au désir d’émancipation et d’améliorations.

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  • lemoine001 // 14.05.2021 à 09h42

    Je donnerais à ce discours une note de 15/20 avec cette appréciation :

    Bien dans l’ensemble. Mais vous avez tendance, après avoir mis en évidence la structuration de classe de la société et la lutte des classes qui en résulte, à lui substituer le thème de la domination. Or ce thème est celui qu’utilisent les dernières production de l’idéologie dominante pour égarer les luttes; C’est celui de l’idéologie de « l’intersectionnalité » ou encore de l’idéologie du genre. La « domination » est alors tout autant, sinon plus ou exclusivement, celle du « mâle blanc hétérosexuel » que celui du possédant. L’objet de la lutte n’est plus alors la socialisation des moyens de production mais « l’émancipation »; Pour garder le bon cap il aurait fallu rester dans le cadre du discours de classe et mettre en évidence la nécessité d’une organisation des classes travailleuses.

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    • utopiste // 16.05.2021 à 20h56

      Dites moi ce qu’est le Travail et après on reparle de classes et d’organisation.

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  • Incognitototo // 14.05.2021 à 16h28

    Hou la la, on en est encore là ??? Au risque de me répéter : la lutte des classes n’existe pas, seule la lutte des places est réelle. Si la gauche avait intégré ce changement de paradigme, cela ferait longtemps qu’elle serait redevenue à nouveau crédible et avec des propositions programmatiques quelque peu différentes du sempiternel « prendre aux riches pour donner aux pauvres »…

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    • Anfer // 14.05.2021 à 19h02

      Il ne faut pas « prendre » aux riches, il faut mettre en place des structures qui rendent impossible d’être riche. (Par riche, j’entends des gens qui gagnent au dessus de 10 fois le seuil de pauvreté).

      Par contre il faudra de l’impôt confiscatoire pour éliminer l’héritage et la rente.

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      • Incognitototo // 14.05.2021 à 19h50

        Éliminer la rente (toutes les rentes y compris celle des intermédiaires commerciaux ou de service qui n’apportent aucune plus-value), oui, je suis d’accord ; mais pour le reste, non… Ou alors il faut remettre en cause la base de nos sociétés économiques développées fondée sur la propriété privée (y compris la vôtre), et il n’y a aucune maturité sociétale pour cela.
        En outre, je me fous personnellement que des gens puissent s’enrichir toujours plus, pourvu qu’ils le doivent à leur travail et après qu’ils aient rémunéré correctement ceux qui ont produit leur richesse. De la même façon qu’on ne force pas un âne qui n’a pas soif à boire, de la même façon on ne peut pas obliger des gens à vivre dans l’autogestion s’ils ont besoin d’un chef pour leur équilibre psy.

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        • Anfer // 14.05.2021 à 20h48

          Le but ne serait pas d’abolir la propriété privée, mais de la dé-sacraliser, d’arrêter avec cette idée que la propriété privée est un droit naturel sacré, alors qu’elle n’existe que dans des rapports sociaux, qui sont aussi des rapports de force.

          L’autre chose a faire absolument, c’est de fermement refuser l’idée d’une société de marchés.
          Il faut mettre hors de toute idée de marché des biens et services essentiels.

          Éducation, santé, énergie, télécommunications, transports, information, crédit, assurance.
          Et encadrer de façon drastique, l’alimentation et le logement.

          Et il ne s’agit pas de nationaliser, mais de mettre sous contrôle démocratique.

          Ré-encastrer l’économie dans le social, au lieu d’en faire une divinité.

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          • LibEgaFra // 15.05.2021 à 09h32

            « Le but ne serait pas d’abolir la propriété privée, »

            Sacralisée par la révolution bourgeoise…

            Il y a propriété et propriété. C’est la propriété des moyens de production qui est en cause, pas la propriété de son logement ou de son jardin.

            D’ailleurs il y a un truc amusant: la safer, qui peut décider en cas de vente d’un terrain agricole à qui ce terrain sera vendu…

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        • LibEgaFra // 15.05.2021 à 10h01

          « Ou alors il faut remettre en cause la base de nos sociétés économiques développées fondée sur la propriété privée (y compris la vôtre) »

          Nous y voilà! Le coup classique. Il ne manque plus que la mise en commun des femmes et la panoplie des arguments pour effrayer le citoyen sera complète.

           » je me fous personnellement que des gens puissent s’enrichir toujours plus, pourvu qu’ils le doivent à leur travail »

          C’est une plaisanterie. Personne ne peut travailler 10 fois plus qu »une autre. Vous ressortez tous les lieux communs de la bourgeoisie.

          « s’ils ont besoin d’un chef pour leur équilibre psy. »

          ??? C’est faire fi de toute forme de rapport de pouvoir. [modéré] Et vous oubliez votre propos sur la « lutte pour les places ». [modéré]

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          • Incognitototo // 16.05.2021 à 14h15

            (Comme d’habitude) Vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit. Bien au contraire, contrairement aux marxistes je constate que les rapports de pouvoir sont partout y compris à l’intérieur des catégorisations sociales (très artificielles) qui ne représentent absolument aucun pouvoir ni but homogènes (c’est même une des causes des échecs des révolutions qui se sont empressées de reproduire des rapports de domination) ; chacun ne défendant en réalité que « sa place » dans le système hiérarchique social global.

            En outre, la propriété collective étatique des moyens de production (à l’exception des ressources communes énergies, eau, banques, et cetera, dont la gestion devrait rester publique) n’a jamais démontré qu’elle pouvait fonctionner de manière efficiente sans dictature. Quant aux entreprises autogestionnaires, elles ne peuvent être que l’émanation de choix individuels pas une forme de gestion imposée ; cependant, leur pérennité n’a jamais pu être constatée (justement parce que la lutte des places est partout et y sévit aussi, même quand on se croit « plus fort et plus intelligent que tout le monde »).
            [modéré]

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        • utopiste // 16.05.2021 à 21h02

          On va éviter le latin et en rester au français. La propriété « privée », il est naturel qu’on en USE. Mais ils y en a qui ABUSENT, et ça devrait être tout simplement interdit.

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      • Grd-mère Michelle // 15.05.2021 à 13h11

        @Anfer « Il faut mettre en place des structures qui rendent impossible d’être riche. »

        Il faudrait surtout que se mettent en place d’autres structures mentales, qui re-définissent la notion de « richesse » et mettent en évidence le fait que l’argent ne fait pas le bonheur…
        L’accumulation de biens et la multitude de privilèges qui l’accompagnent ne remplaceront jamais une bonne santé(physique et mentale) et la solidarité de quelques ami-e-s sincères.
        Être matériellement riche, c’est posséder plus que le nécessaire
        (biens et services nécessaires, indispensables à une vie digne d’être vécue, c-a-d sans souffrir exagérément).
        Être matériellement pauvre, c’est ne posséder que le nécessaire.
        Être misérable, c’est posséder moins que le nécessaire.
        Tout ce que certain-e-s possèdent en trop manque à ceux/celles qui n’ont rien.
        Le profond déséquilibre NORD/SUD causé par la gloutonnerie des « riches » est en grande partie responsable de la plupart des dysfonctionnements observés sur terre.

        Peut-être la « crise sanitaire » aura-t-elle l’avantage de faire réfléchir tout le monde sur son « projet de vie »…
        L’actuelle demande d’abrogation des brevets sur les vaccins est un signe encourageant d’une prise de conscience salutaire.

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        • Anfer // 16.05.2021 à 08h46

          C’est la bataille culturelle.

          C’est du temps long, difficile de changer les mentalités rapidement.

          Le problème, c’est que le temps commence à manquer lui aussi.

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    • LibEgaFra // 15.05.2021 à 09h45

      « la lutte des classes n’existe pas, seule la lutte des places est réelle. »

      Oui, c’est exactement ce que la bourgeoisie veut nous faire croire. Nous ne sommes pas obligés de nous soumettre à cette vision. Car peu importe qui occupe « les places », le système reste le même. Les GJ sont une manifestation de la lutte des classes à qui il a manqué une conscience de classe pour être révolutionnaire. Le pouvoir ne s’y est pas trompé et la répression a été à la hauteur du danger perçu.

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      • Incognitototo // 16.05.2021 à 21h06

        La « bourgeoisie », comme groupe homogène, ne veut rien nous faire croire… ou alors Lénine, Marx, tous les révolutionnaires de 1789 et même Trotski et Proudhon… et bien d’autres bourgeois « révolutionnaires » n’étaient que des traîtres de classe et surtout de grands menteurs très malhonnêtes sur leurs buts personnels réels…

        Quand vous aurez compris et admis pourquoi et comment la « lutte des places » sévit partout, vous verrez ça ira beaucoup mieux et vous comprendrez tous les mouvements soi-disant révolutionnaires d’un tout autre point de vue (et aussi pourquoi ils ont échoué).

        Intéressez-vous un peu à l’éthologie (notamment des grands singes) et ça vous ouvrira des perspectives sur la réalité de nos comportements et de nos soi-disant choix politiques, y compris les vôtres toujours si « absolus », pleins de généralisations abusives et sans aucune nuance, ce qui est l’apanage de ceux qui croient plutôt que de ceux qui veulent savoir.

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  • marées // 15.05.2021 à 12h35

    Le libéralisme a été vomi par les résistants venant de droite et de gauche. Seule une minorité très réduite le défendait à la sortie de la guerre, tel Joseph Laniel.
    Le néolibéralisme ce sont des structures internationales au service du libéralisme et l’encadrant. Le droit et le pilotage sans tête sont l’alpha et l’omega de ce système dit de gouvernance. D’où le faut qu’on y trouve en particulier les français pour bâtisseurs.
    Posé dans les années 30, on y trouve aux origines des français tels que Rueff et Marjolin.
    Les anglosaxons ne sont pas forcément sur cette ligne d’où les tirs de Trump contre le multilatéralisme.

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  • Ernesto // 15.05.2021 à 23h03

    « Hou la la, on en est encore là ? » Vous êtes sûr que la gauche ça se résume à « la lutte des classes n’existe pas » et « prendre aux riches pour donner aux pauvres ? » Peut-être pour la gauche de droite, celle qui est convertie depuis longtemps à l’économie de marché, convaincue que le capitalisme est l’horizon indépassable de l’humanité.

    Pas pour la vraie gauche, qui réfléchit au contraire aux conditions de réalisation du dépassement de ce système mortifère. La fin de la propriété lucrative en est une décisive mais loin d’être la seule. Défaire les structures du capital et de la finance à l’origine du rapport de forces qui leur permet une emprise croissante et totale sur toute la société, les activités humaines, les ressources naturelles, en est une autre tout autant nécessaire.

    « Aucune maturité sociale pour cela ? », « On ne fait pas boire un âne (merci pour le petit peuple!) qui n’a pas soif ? », ça c’est TINA, le fatalisme, la résignation et l’impuissance. L’intelligence et l’inventivité humaines méritent mieux que cet enterrement de 1ère classe !

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  • Havoc // 16.05.2021 à 18h30

    J’ai bien aimé (bon en même temps, me mettre une musique romantique sur la voix de Noam Chomsky pour terminer la vidéo, c’est juste flatter mes bas instincts), mais ce chat m’a tout l’air d’une grosse feignasse de fonctionnaire syndiqué ! Donc, bravo à lui aussi.

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  • Collège 4e // 16.05.2021 à 20h26

    (11’11) passer de 24% à 48% de contestataires c’est une augmentation de 24 points (et non 24% !) en pourcentage c’est un doublement donc 100% d’augmentation.

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  • Ernesto // 16.05.2021 à 23h56

    « Comme d’habitude, vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit ». OK, deux solutions : 1/ Nous sommes trop bêtes pour accéder à la compréhension de la profondeur abyssale de votre pensée complexe. 2/ Votre expression n’est pas claire et prête à confusion. Je ne vous ferai pas l’injure de valider la seconde hypothèse donc, mea culpa.

    Ce que je crois avoir compris (sous toutes réserves) : vous n’êtes pas marxiste, et pour vous, la lutte des classes n’est nulle part et la lutte des places est partout. A partir de là deux questions : 1/ Y-a-t-il un autre horizon que la lutte des places pour l’émancipation des travailleurs ? 2/ La gestion capitaliste des entreprises (dominante et ultra majoritaire) est -elle imposée ou le travailleur a-t-il un autre « choix individuel » pour assurer la pérennité de ses conditions matérielles de vie ?

    Merci d’essayer de répondre clairement à ces deux interrogations.

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    • Incognitototo // 17.05.2021 à 01h41

      J’ai déjà répondu en partie, mais je vais enfoncer le clou, j’espère afin d’être plus « clair ».

      1 – Il n’y a pas d’autre horizon que la conscience aiguë et assumée que nous ne faisons jamais que reproduire ce que les animaux sociaux (notamment nos cousins les grands singes) font tout le temps : ils luttent perpétuellement pour leur place (pour l’accès à la nourriture, à la reproduction, aux privilèges, et cetera) au sein de la hiérarchie sociale avec les dominants, mais aussi à l’intérieur de leur propre « classe » quitte à écraser leurs égaux et les « inférieurs » pour avoir une meilleure place.
      Ne pas vouloir en prendre toute la mesure et en assumer toutes les conséquences, c’est définitivement continuer à croire que parce que nous l’aurions décidé, nous pourrions faire autrement… Or toutes les soi-disant « révolutions » n’ont jamais été que des supercheries amenant au pouvoir de nouveaux dominants-décideurs qui se sont surtout empressés de perpétuer leurs propres privilèges par tous moyens, y compris la dictature et la terreur !
      Résolvez cette contrainte et ce paradoxe et vous aurez le début d’une solution pour constituer un groupe révolutionnaire vraiment digne de ce nom… c’est à dire qui ne reproduira pas et ne perpétuera pas les rapports de domination sous une autre forme, sans jamais changer le fond.

      2 – Bien sûr qu’il y a d’autres choix… et tout au long de ma vie, j’ai été suffisamment impliqué dans des groupes autogérés pour savoir de quoi je parle… Si seulement tous ceux qui se prétendent de gauche (plus de 40 % de la population) voulaient bien se prendre en main et vivre selon leurs principes, cela ferait longtemps que le néo-libéralisme (pas le capitalisme qui survivra toujours sous une forme ou une autre, sauf si nous redevenons des chasseurs-cueilleurs ce qui est impossible) serait tombé dans les oubliettes.
      Seulement voilà, c’est beaucoup plus facile d’accuser les autres d’être des méchants et de rester un « opposant », plutôt que de se mettre en cohérence et de vivre en appliquant ses idéaux (d’où mon allusion à l’âne qu’on ne peut pas faire boire de force).

      P.-S. : Vous risquez de ne jamais recevoir de réponse, si vous continuez à faire vos commentaires n’importe où… utilisez le bouton « répondre », ça sera plus simple…

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      • Ernesto // 18.05.2021 à 01h39

        Quelle effrayante conception déterministe de l’être humain réduit à une misérable quête de la meilleure place au sein d’une jungle où règne le chacun pour soi ! La « nature humaine » a bon dos !
        L’altérité, le désintéressement, le don de soi, ça n’existe pas ?

        Contre toute vérité vous soutenez en plus que refuser ce fatalisme « c’est continuer à croire que parce que nous l’aurions décidé nous pourrions faire autrement » ? Le résistant qui ne parle pas sous la torture pour livrer ses compagnons, il pense à sa place ou sa volonté, ses convictions, sa certitude de mener un juste combat transcendent sa propre personne au point d’accepter de terribles souffrances et la mort pour rester fidèle à son idéal ?

        Comment osez-vous traiter de « supercheries » et de « soi-disant révolutions » des bouleversements profonds qui ont aboli un ordre injuste et criminel à l’initiative d’hommes et de femmes qui n’ont pas hésité à sacrifier leurs vie pour voir se réaliser un nouveau monde ?

        Il n’est pas question de nier que des enjeux de pouvoir, la satisfaction d’égos parfois démesurés puissent constituer de puissants moteurs pour les grands acteurs de l’histoire, mais que valent-ils à côté des avancées sociales, des libertés, de la dignité, gagnées par le petit peuple ?

        Comment oublier que beaucoup de révolutions (la commune,les spartakistes en Allemagne…), ont fini noyées dans le sang par les tenants de l’ordre injuste et immuable ?

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      • Ernesto // 18.05.2021 à 02h27

        Je constate en outre que vous ne répondez pas à mes deux questions : imposée ou pas la gestion capitaliste des entreprises ? « Bien sûr il y a d’autres choix », lesquels ? « Des groupes autogérés » ?
        Vous pensez vraiment que quelques îlots de « socialisme » (genre Zad) dans un océan de capitalisme sont viables (penser à la division du travail)? Généralisables ? Vous pensez sincèrement que le capital, dans sa grande mansuétude, va les laisser tranquillement prospérer au point qu’ils deviennent le modèle dominant ?

        Vous vous illusionnez gravement sur le degré de tolérance du capital, non, il ne rendra pas gentiment les clés du camion et oui, il ira jusqu’au bout du bout , y compris en utilisant les pires violences, pour maintenir la domination et les privilèges de l’oligarchie dont il est le fidèle et zélé serviteur. Vous devriez lire F. Lordon dont le livre « vivre sans… » est au cœur du sujet.

        En conclusion, je dirais que Mélenchon a bien posé les termes de l’alternative lors de son premier meeting de campagne des présidentielles en Aveyron : « soit le chacun pour soi, soit le tous ensemble ». Votre conception de l’humain, uniquement motivé par nature pour son intérêt propre (la lutte des places), est d’essence libérale, individualiste et ferme toute perspective de possibilité d’émancipation collective. Elle n’autorise que des expériences autogestionnaires limitées en nombre et efficacité, à une très petite échelle (microéconomique, micro-sociale).

        A vous suivre, l’exploitation, l’aliénation et la destruction capitalistes ont encore de beaux jours devant elles !

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