Trump affirme que la fin de la guerre en Iran permettra de freiner l’inflation, mais plusieurs questions restent en suspens, notamment celle de savoir quand la guerre prendra fin.
Source : Truthout, Chris Walker
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
Mercredi, le président Donald Trump a balayé d’un revers de main un rapport fédéral indiquant que l’inflation aux États-Unis avait atteint son plus haut niveau depuis 2023, déclarant aux journalistes dans le Bureau ovale qu’il « adorait l’inflation. »
Le rapport mensuel sur l’indice des prix à la consommation (IPC) publié par le Bureau of Labor Statistics (BLS) indiquait que l’inflation avait augmenté de 4,2 % au cours de l’année écoulée. Un autre rapport sur la croissance des salaires montrait que le salaire hebdomadaire moyen des Américains n’avait augmenté que de 3,7 % sur la même période, ce qui indique que la hausse des prix a dépassé celle des salaires.
En ce qui concerne les produits de première nécessité régulièrement achetés par les Américains, les hausses de prix ont été bien plus importantes. Les prix du poisson et des fruits de mer ont par exemple augmenté de 6,5 %, et ceux des fruits et légumes frais de 6,7 %. Le prix du café a grimpé de 17,5 % au cours de l’année écoulée et celui du bœuf de 12,9 %. Les prix de l’énergie sont également en hausse, l’électricité et le gaz domestique ayant globalement augmenté de 5,3 %.
Trump a répondu aux questions à la Maison Blanche peu après la publication du rapport.
« Êtes-vous préoccupé par les derniers chiffres de l’inflation publiés ce matin ? » a demandé un journaliste au président.
« J’adore l’inflation » a ajouté Trump.
Trump a ensuite affirmé qu’il savait que les prix augmenteraient en raison de sa guerre contre l’Iran, et qu’ils baisseraient une fois la guerre terminée.
« Quand ce sera fini, vous verrez le prix du pétrole redescendre à son niveau d’avant » a déclaré Trump. « Il va baisser. Il va chuter comme une pierre. »
Cependant, personne ne semble savoir quand cette guerre prendra fin. Depuis le lancement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran fin février, Trump a affirmé à plus de trente reprises qu’un accord était imminent, mais les négociations ont chaque fois échoué. Parallèlement, sa récente déclaration selon laquelle les hostilités devraient reprendre indique que la guerre va continuer à s’éterniser, sans qu’aucun accord ne soit en vue.
La hausse des coûts du pétrole, due à la perturbation du transport via le détroit d’Ormuz, a en effet entraîné une augmentation des coûts d’autres biens de consommation, car l’essence et le gazole sont nécessaires pour acheminer ces marchandises dans une grande partie des États-Unis. Mais même si la guerre prenait fin soudainement et que le flux de pétrole reprenait via le détroit, il est peu probable que les prix de l’essence reviennent à leur niveau d’avant-guerre avant un certain temps.
Selon un rapport de l’Energy Information Administration (EIA) publié en avril, les prix de l’essence resteront en moyenne autour de 3,70 dollars le gallon jusqu’à la fin de l’année 2026. Ils devraient également se situer en moyenne autour de 3,46 dollars le gallon jusqu’à la fin de l’année 2027 – un niveau bien supérieur aux 2,93 dollars le gallon que coûtait l’essence une semaine avant le début de la guerre contre l’Iran.
Il convient de noter que les taux d’inflation étaient déjà préoccupants avant la guerre, et que certaines des politiques économiques de Trump avaient fait grimper les prix avant même le début du conflit.
Selon un rapport de l’IPC analysant les chiffres de décembre, le taux d’inflation s’élevait alors à environ 2,7 % – un chiffre peu différent de celui enregistré un an avant l’entrée en fonction de Trump, qui était de 2,9 %. Le retour à la situation économique d’avant la guerre ne devrait guère apaiser les critiques des Américains quant à la manière dont l’administration gère la hausse des prix à la consommation.
En effet, Trump est actuellement jugé très négativement par les électeurs en ce qui concerne sa gestion de l’inflation. Dans un sondage Economist/YouGov publié mardi – la veille du jour où Trump a déclaré qu’il « adorait » les chiffres élevés de l’inflation – seuls 24 % des personnes interrogées ont déclaré approuver la manière dont Trump gère cette question, tandis que 68 % ont déclaré la désapprouver.
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Chris Walker est rédacteur d’actualités chez Truthout, basé à Madison, dans le Wisconsin. Spécialisé dans les sujets nationaux et locaux depuis le début des années 2000, il a rédigé des milliers d’articles analysant les enjeux du moment et leur impact sur la population. On peut le retrouver sur la plupart des réseaux sociaux sous le pseudonyme @thatchriswalker
Source : Truthout, Chris Walker, 11-06-2026
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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4 réactions et commentaires
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Jean // 20.07.2026 à 11h21
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dysorthographie // 20.07.2026 à 11h31
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Dominique65 // 20.07.2026 à 16h56
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Savonarole // 20.07.2026 à 14h02
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Charte de modérations des commentairesSi la situation économique et financière américaine est beaucoup plus désespérée que la plupart l’imaginent, la domination mondiale cesse d’être une option pour devenir une nécessité. C’est sous la menace de la faillite brutale que les usa joueraient alors le tout pour le tout en attaquant les derniers pays en mesurent de résister à leur assujettissement : La Chine, la Russie et l’Iran.
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Alerterje pense que Trump espère que l’inflation écrase la dette américaines
bonjours je profite de ce texte pour informer que la dernière vidéo d’Elucid a sauter sur YouTube
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AlerterLa lecture de la vidéo du 18 juillet ne pose aucun chez moi
Cordialement.
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AlerterIls ont imprimé combien ? Et ils s’étonnent le l’inflation ?
Le pire dans cette sale histoire, c’est que les taux suivent contrairement aux revenus du trésor (c’est ballot tout de même ^^)
Bref; ils font du Weimar depuis 2008 … avec les mêmes conséquences. Étonnant non ?
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