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28.avril.202228.4.2022 // Les Crises

Ukraine : Pourquoi la Chine ne décide-t-elle pas d’aider la Russie ?

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Il semble que le partenariat « sans limites » récemment déclaré par Pékin et Moscou rencontre quelques limites.

Source : Responsible Statecraft, Nathaniel Sher
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Crédit photo : Kaliva / Shutterstock.com

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de nombreux analystes affirment que la Chine adopte une position « pro-russe ». Le refus de Pékin de condamner l’invasion de Moscou – ou de la qualifier d’invasion – ainsi que le fait que les médias chinois reprennent la propagande russe sont considérés comme la preuve que la Chine penche d’un côté.

Le soutien diplomatique de la Chine à la Russie était à prévoir, compte tenu du partenariat « sans limites » conclu entre le président Xi Jinping et Vladimir Poutine trois semaines avant l’offensive du Kremlin. Mais ce qui est surprenant dans la position de la Chine, c’est le peu de soutien matériel que Pékin apporte à son « partenaire stratégique le plus important ». Même le conseiller à la Sécurité nationale du président Biden, Jake Sullivan, a déclaré qu’il n’a aucune preuve de la fourniture de soutien militaire à la Russie par la Chine.

Bien qu’il soit difficile de cerner les intentions des décideurs chinois, les réactions de la Chine sont plus éloquentes que les mots. Cela ne fait aucun doute, Xi Jinping pense que Poutine est un partenaire stratégique important à un moment où la Chine est confrontée à une pression croissante venant des États-Unis. D’un autre côté, les responsables chinois reconnaissent probablement que le soutien à l’effort de guerre de Poutine non seulement ne ferait guère avancer les intérêts de la Chine, mais que cela lui ferait subir des coûts économiques et concernant sa réputation potentiellement élevés. Dans ce contexte, Pékin est sur la corde raide en apportant un soutien diplomatique à la Russie, mais sans pour autant fournir armes et aide à Moscou.

Armer ou ne pas armer ?

Plus d’un mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le partenariat « sans limites » entre la Chine et la Russie semble connaître des limites. Sur le plan diplomatique, Pékin s’est donné beaucoup de mal pour reprendre les justifications de Poutine concernant la guerre, notamment en décrivant l’élargissement de l’OTAN comme la « cause première de la crise ». En dépit de cela, le gouvernement chinois n’a pas publiquement apporté son soutien aux objectifs maximalistes de la Russie, tout particulièrement concernant les ultimatums visant à « dénazifier » l’Ukraine, affirmer la souveraineté sur la Crimée et déclarer l’indépendance de Donetsk et Louhansk.

Sur le plan économique, les responsables chinois affirment qu’ils maintiendront des relations commerciales normales avec la Russie et ne se joindront pas aux sanctions internationales. Mais selon des rapports récents, les plus grandes banques d’État chinoises ont cessé de financer les achats de produits de base russes ; Pékin a refusé de vendre des pièces d’avion aux compagnies aériennes russes ; et Sinopec a suspendu ses principaux investissements sur le marché du gaz russe. Bien que ces cas puissent être des exceptions à la règle, la décision de certaines entreprises chinoises de suspendre leurs transactions avec la Russie est intéressante compte tenu de la rhétorique contraire des officiels chinois.

Enfin, sur le front militaire, il n’y a pas grand chose qui vienne à l’appui en terme de soutien de Pékin à Moscou. Bien que des fuites dans les services de renseignement américains laissent entendre que la Chine aurait manifesté son intention de fournir à la Russie des missiles sol-air, des drones et d’autres armes, Sullivan a de nouveau déclaré qu’il n’avait trouvé aucune preuve indiquant que la Chine aurait donné suite aux demandes russes de soutien militaire. Si des preuves d’une aide militaire chinoise devaient apparaître, cela constituerait un changement majeur dans la position de la Chine quant à la guerre.

Le calcul stratégique de la Chine

Le soutien ambigu de Pékin à ce jour est compréhensible compte tenu des risques potentiels et des avantages limités d’un soutien total à la Russie. La Chine veut sans aucun doute s’assurer que la Russie reste un partenaire stratégique fort pour dissuader les États-Unis. Néanmoins, après seulement un mois de combat, les insuffisances de la Russie en matière de logistique et de renseignement jettent un doute sur la capacité de Pékin à compenser les dommages causés à l’économie et à l’armée russes. Les dirigeants chinois reconnaissent probablement qu’ils ne peuvent pas faire grand-chose pour aider Moscou à retrouver sa position d’avant-guerre, sans parler de gagner la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, toute aide de la Chine à la Russie sera probablement plus symbolique que substantielle.

Dans le même temps, il existe plusieurs raisons pour lesquelles la Chine voudrait éviter de fournir des armes et une aide à grande échelle à la Russie. Premièrement, malgré tous les griefs de Pékin à l’égard de l’OTAN et des États-Unis, l’Ukraine n’est pas l’ennemie de la Chine. Avant la guerre, la Chine et l’Ukraine entretenaient des liens de coopération économique, technologique et même militaire. Même si le gouvernement chinois n’apprécie pas le gouvernement ukrainien actuel, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine d’exporter des armes qui seront utilisées contre les civils ukrainiens.

Deuxièmement, la Chine reste un pays à revenu moyen dont le principal objectif politique pour la prochaine décennie est de rattraper le développement économique et technologique de l’Occident — afon de légitimer son modèle de gouvernance, maintenir la stabilité sociale et accélérer la réunification avec Taïwan. Toutefois, la guerre en Ukraine a fait augmenter le prix des produits de base au point que même les achats à prix réduit auprès de la Russie ont peu de chances de compenser la hausse du coût des intrants dont dépend l’économie chinoise. En outre, le risque que Pékin soit soumis à des sanctions indirectes en raison de sa coopération économique avec la Russie ne ferait qu’ajouter aux vents contraires venant ralentir l’économie chinoise, notamment les épidémies persistantes de la Covid-19, la fuite des capitaux et le déclin de la croissance démographique.

Enfin, plus la guerre en Ukraine se prolonge, plus l’Europe et les États-Unis risquent de consolider encore leur union, renforçant ainsi les alliances mêmes que la Chine et la Russie ont cherché à perturber. Perdre l’Europe en tant que  » tampon  » entre la Chine et les États-Unis serait un handicap stratégique majeur pour Pékin.

Il serait donc logique que Pékin évite d’exploiter l’offensive de la Russie comme une guerre par procuration contre l’Europe et les États-Unis. Bien que Xi Jinping ait identifié les États-Unis comme la « plus grande menace pour le développement et la sécurité de la Chine », cette menace est exacerbée, et non minimisée, par la perspective d’une guerre prolongée en Ukraine. Parmi les nombreux enseignements importants de la crise, l’un d’eux est qu’il existe des limites au partenariat Chine-Russie.

Source : Responsible Statecraft, Nathaniel Sher, 04-04-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

antoniob // 28.04.2022 à 07h31

Désolé mais c’est encore un texte américain avec les prémisses biaisées habituelles.
La clef est simplement:
« Bien qu’il soit difficile de cerner les intentions des décideurs chinois »

Pour le reste il s’agit simplement d’une n-ième variation sur l’idée que la Russie aurait besoin d’aide militaire en Ukraine et par ailleurs que la Chine doit obéir aux Etats-Unis et n’a pas le choix.

Il semble qu’avec trois oblats conquis (Xerson, Mélitopol, Marioupol) son infrastructure progressivement détruite, 12 millions de déplacé dont 4,5 exilés, c’est plutôt l’Ukraine qui a besoin d’aide militaire, ce dont elle ne manque pas.

La Russie possède encore pas mal de stock il semble, et de capacité de production en amont pour les besoins de cette guerre qui est beaucoup de guérilla forestière et urbaine.
L’idée qu’elle aurait besoin d’aide à ce stade ne fait pas sens.
Si cela dure plus d’un an et que la population ukrainienne fournit suffisamment de stock de chair à canon pour utiliser les fournitures de l »OTAN peut-être mais d’ici là l’Ukraine serait peut-être vitrifiée et les stocks nucléaires russes ne manquent pas.

L’article est donc plutöt l’habituel exercise américain de complexe du chef (les chinois font comme on leur dit, ils se tiennent à carreaux, c’est nous le chef, s’ils bougent on les sanctionnent, etc).

Relativement aux routes de la soie, Kazakhstan et Russie sont un couloir ferroviaire idéal, échappant aux griffes américaines dans le Moyen-Orient, et donc on voit mal pourquoi la Chine ne mettrait pas le paquet là lorsque nécessaire.

56 réactions et commentaires

  • Fabrice // 28.04.2022 à 07h10

    Franchement il est clair que la Chine observe la situation pour apprendre des leçons du conflit ukrainien comment les USA arrivent à provoquer une situation et en tirer parti pour capturer des supplétifs dans le camp européen, à mon avis la Chine va placer ses pions pour neutraliser ou retourner la tactique américaine contre eux quand un conflit éclatera (Taïwan ou mer de Chine).

    Elle n’a pas non plus intérêt à intervenir car la Russie en partenaire militaire et économique devient de plus en plus dépendante économiquement d’elle et ne pourra plus se targuer d’une quelconque supériorité militaire, la plaçant de plus en plus dans son giron.

    La voir se couper de plus en plus des européens est clairement une situation qui lui plaît car la Russie associée à l’Europe n’était pas non plus dans l’intérêt de l’empire du milieu, une scission définitive ou au moins de plusieurs décennies serait de son intérêt et là elle rejoint les USA.

      +26

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    • Anicroche // 28.04.2022 à 10h39

      Cet article est du foutage de gueule made in the usa.

      La Chine aide la Russie en se passant du $ et de l’€ dans leurs échanges.
      La Chine soutient la Russie économiquement en refusant les sanctions.
      La Chine soutient politiquement la Russie.
      La Chine est prête à recevoir toute l’énergie qui pourra être acheminée depuis la Russie.

      Cerise sur le gâteau, la construction du pont ferroviaire sur le fleuve Amour a été achevée.

      Et la Chine est en train d’augmenter massivement son stock d’armes nucléaires.

      Sans compter qu’avec son Sarmat, la Russie n’a besoin de l’aide de personne. Le RU tout entier peut être vitrifié avec un seul tel missile.

      Au stade actuel, la Russie a utilisé moins de 20% de ses capacités militaires. Avec un succès qui se confirme chaque jour.

        +45

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      • 6422amri // 28.04.2022 à 16h38

        Sans compter qu’avec son Sarmat, la Russie n’a besoin de l’aide de personne. Le RU tout entier peut être vitrifié avec un seul tel missile.

        MAD…Mutual Assurance Destruction…il y aura suffisamment de moyens pour détruire ce qui restera à détruire avec les sous-marins américains, britanniques, français. Une guerre atomique c’est la fin du monde. Nous sommes dans le domaine de l’absurde, vous devriez le réaliser.

          +8

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        • azuki // 28.04.2022 à 17h16

          C’est bien ce que dit la Russie en rappelant qu’ils sont prêt en cas de besoin d’utiliser l’arme nucléaire, et que contrairement à l’obsession des US de faire des micro-bombes pour avoir la joie de pouvoir a nouveau faire une guerre nucléaire «stratégique», il s’agit du côté des Russe encore d’une arme de dissuasion faite pour ne jamais être utilisée.

          Rappel : «Il n’y a pas de petite attaque nucléaire, quelle que soit la bombe utilisée, si on nous bombarde avec une bombe nucléaire, la réponse sera nucléaire et totale».

          Si vous avez peur, adressez vous aux cinglés du Pentagone et au dément-sénile qui les dirige. Jamais les Russes n’utiliseront le nucléaire a des fin d’une attaque stratégique. Aux US, il y en a qui ne rêvent que de ça.

            +28

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          • gracques // 29.04.2022 à 16h50

            Peut être mais c’est qui qui menace le monde d une guerre nucléaire ? Le sénile , ou ‘le pacifiste’ en ‘opération spéciale’ ?

              +11

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          • Candievans // 03.05.2022 à 07h49

            Y a deux ans j’avais dis à un copain, tu verras, avec Biden nous aurons une nouvelle guerre, et elle sera toute proche, avec dérapage potentiel. Nous nous sommes fâchés peu de temps après car j’admire Trump et lui pense que la Gauche c’est les « gentils »…

            L’avenir m’a donné totalement raison. L’Ukraine appartient à Biden et à cette fameuse « Gauche » américaine neo-conservatrice (Kerry, Clinton, etc.), faites que le papy n’appuie pas sur le bouton rouge, sur ordre d’Obamah, la pire des crapules de l’Histoire…

              +1

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        • Recits d’Yves // 29.04.2022 à 13h16

          C’est le propre de l’arme nucléaire: dissuasive et pas stratégique.
          Quant à votre assertion d’un front atlantiste, vous omettez celui des pays non alignés, y compris ceux qui sont dotés de l’arme nucléaire (plus ou moins officiellement) et qui se joindront à la fête.

          Personne ne gagne avec un conflit nucléaire. Il n’y que les américains (et autres américanophiles) pour croire qu’ils pourraient gagner quelque chose en cas de conflit nucléaire.

            +8

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          • Candievans // 03.05.2022 à 07h53

            Ils sont sûrs de gagner car ils sont intouchables sur leur continent loin de tout… C’est bien pour ça que ça ne les gêne pas de déclencher un conflit nucléaire : il n’aura jamais lieu sur leur sol, c’est toujours les autres qui trinqueront.

            Que croyez-vous ? Que quelques petits missiles portés par un avion suffiront à détruire leur pays ? M’enfin, soyons sérieux deux minutes… Il en faut du carburant pour parcourir 10 000 kms. Voyez la taille d’un B-747, et voyez celle d’un Kinzhal.

              +0

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            • JP // 05.05.2022 à 22h22

              Les capacités de destruction des sous-marins nucléaires stratégiques sont considérables. Et dans les deux camps ils sont toujours en mouvement, quasi indétectables et toujours prêts pour tirer efficacement toutes leurs fusées.
              Le problème majeur actuel c’est que ceux qui n’ont pas connu la Guerre froide n’ont AUCUNE idée de ce qui signifie vraiment, rien qu’en capacité de destruction, des bombes atomiques de 1 à 100 mégatonnes que ce soit sur Terre, sur mer, sous la mer (énorme tsunami) , et dans l’espace (l’essai d’1 Mégatonne à 40km d’altitude a été fait et personne n’a voulu récidivé).

                +1

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  • antoniob // 28.04.2022 à 07h31

    Désolé mais c’est encore un texte américain avec les prémisses biaisées habituelles.
    La clef est simplement:
    « Bien qu’il soit difficile de cerner les intentions des décideurs chinois »

    Pour le reste il s’agit simplement d’une n-ième variation sur l’idée que la Russie aurait besoin d’aide militaire en Ukraine et par ailleurs que la Chine doit obéir aux Etats-Unis et n’a pas le choix.

    Il semble qu’avec trois oblats conquis (Xerson, Mélitopol, Marioupol) son infrastructure progressivement détruite, 12 millions de déplacé dont 4,5 exilés, c’est plutôt l’Ukraine qui a besoin d’aide militaire, ce dont elle ne manque pas.

    La Russie possède encore pas mal de stock il semble, et de capacité de production en amont pour les besoins de cette guerre qui est beaucoup de guérilla forestière et urbaine.
    L’idée qu’elle aurait besoin d’aide à ce stade ne fait pas sens.
    Si cela dure plus d’un an et que la population ukrainienne fournit suffisamment de stock de chair à canon pour utiliser les fournitures de l »OTAN peut-être mais d’ici là l’Ukraine serait peut-être vitrifiée et les stocks nucléaires russes ne manquent pas.

    L’article est donc plutöt l’habituel exercise américain de complexe du chef (les chinois font comme on leur dit, ils se tiennent à carreaux, c’est nous le chef, s’ils bougent on les sanctionnent, etc).

    Relativement aux routes de la soie, Kazakhstan et Russie sont un couloir ferroviaire idéal, échappant aux griffes américaines dans le Moyen-Orient, et donc on voit mal pourquoi la Chine ne mettrait pas le paquet là lorsque nécessaire.

      +94

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    • moshedayan // 28.04.2022 à 09h05

      Avec mes amis français , on relève ce passage –  » Perdre l’Europe en tant que » tampon » entre la Chine et les États-Unis serait un handicap stratégique majeur pour Pékin. » écrit cet auteur…. On en est arrivé à la même conclusion – du pur foutage de gueule…. l’Europe de l’Ouest est tout simplement vassal des Etats-Unis ! C’est acté à Pékin, les Chinois n’attendent rien de l’Europe, en équilibre stratégique – ils veulent seulement continuer à commercer… Mais il y a 2 jours maintenant , le ministre chinois des Aff. étrang a clairement et fermement déclaré que l’UE n’avait rien à gagner à faire le jeu des Etats-Unis – en entretenant la guerre contre la Russie… Traduisez en langage d’état-major de l’Armée chinoise – notre ennemi sont les Etats-Unis et évidemment aussi son allié l’UE en cas de conflit ouvert. La Chine attend son heure, développe ses technologies à l’abri -tant que cela peut tenir encore un peu….Les missiles chinois ICBM sont à 80% vers les USA et 20% vers l’UE, plus un pays de 1 milliard d’habitants….(GB et France évidemment)

        +48

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  • 5cents // 28.04.2022 à 08h28

    Les centaines de bateaux bloqués par les lockdown, les usines fermées, la Chine n’est elle pas occupée à pousser l’inflation en sachant qu’au niveau de dette de l’occident les taux ne peuvent pas suivre. Sans l’arme des taux la confiance dans nos devise peut rapidement diminuer.
    Si la domination du $, et € s’effondre, l’empire occidental suivra.
    Dans la culture chinoise la meilleure façon de faire la guerre c’est sans combattre.

      +62

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  • tlm // 28.04.2022 à 08h36

    Bonjour
    j’ai quand même un peu l’impression que cet article est ce que les usa veulent entendre avec des meneaces implicites si la situation ne correspond pas à celle qu’ils décrivent

    Que la chine n’aie pas d’intérêt immédiat à intervenir militairement est évident

    Mais il suffit de lire les éditoriaux de global time pour voir que le bloc anti US (75% de la population mondiale) et les 3/4 de la planète attendent tous de voir comment le vent va tourner

      +41

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  • jean bachèlerie // 28.04.2022 à 08h38

    La Chine mène une politique prudente, mais l’affrontement avec l’administration américaine est inéluctable.
    La guerre d’Ukraine lui permet de gagner du temps, et de tester l’administration américaines et ses services, et les limites de l’emprise américaine sur ses alliés, et sur le monde.
    La Chine va développer un système de paiement avec la Russie et d’autres pays, l’intérêt est triple : affaiblir la position du dollar et échapper à l’extraterritorialité du droit américain fondé sur l’utilisation du dollar, et échapper aux sanctions.
    Ce test grandeur nature d’une guerre entre le gouvernement américain et un pays insoumis, montre à la Chine comment elle va devoir se préparer une guerre similaire, que ne manquera pas de provoquer l’administration américaine, pour freiner la montée en puissance de la Chine et tenter de l’isoler.
    La stratégie américaine se met en place : Taïwan , la guerre froide lancée contre la Chine, la guerre économique, guerre de l’inforamation/désinformation.
    L’oncle Joe ne veut pas d’un monde multipolaire, refuse de voir son hégémonie, son emprise sur ses alliés/supplétifs reculer.(Cf Rand Corporation « extending Russia »,(1) montre que les services américains préparent toujours leurs coups : Maïdan, serviteur du peuple : Zelenski, Donbass et guerre)
    la politique américaine depuis le traité de Versailles a été d’empêcher tout rapprochement entre la Russie et l’Allemagne, diviser l’EUROPE reste la priorité.
    L’OTAN est divisée, la guerre d’Ukraine a créé de nouvelles fractures.
    1) https://media.washtimes.com/media/misc/2019/04/24/RAND_RR3063.pdf

      +31

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  • Arnaca // 28.04.2022 à 09h11

    Biais de traduction
    Une ville du nord est de l‘Ukraine actuellement souvent citée est Луганск soit, lettre à lettre Lugansk.
    Pourquoi donc trouve t’on dans les traductions françaises Louhansk ?
    La réponse tient à l’accent des gens de la région, au sud-ouest de la Russie et en Ukraine qui prononcent systématiquement le G comme un H aspiré et accentué comme en allemand ( particularité partagée avec les florentins) mais s’écrit bien «Г» (H ). Ainsi, en Ukraine, le  gaz  s’écrit bien « газ », mais se prononce « haz ».
    Réciproquement, il est amusant de constater que le H aspiré des langues qui en font usage se traduise le plus souvent en russe par G ( Г ) à l’oral comme à l’écrit. Ainsi le dieu Hermès s’écrit en russe Гермес et se prononce Germes, alors que dans le sud, il se prononce comme en allemand.
    Dilemme pour les traducteurs : en écrivant Kyïv et Lviv et non Kiev et Lvov selon l’orthographe soviétique, respecte l’orthographe local officiel, ce qui est irréprochable. En revanche favoriser une transcription phonétique de l’accent local en négligeant l’orthographe officiel, indique un parti-pris du traducteur qui peut être sympathisant ou ironique, suivant le contexte.
    Doit-on écrire « Hamboursh » suivant les hambourgeois, ou Maskva comme les moscovites ?

      +23

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    • Fritz // 28.04.2022 à 10h18

      Vos remarques de prononciation et de transcription sont très justes. Plutôt que de se conformer à l’accent local, je pense que le rédacteur a repris la transcription ukrainienne pour se distancer de la transcription russe, plus familière (Kiev, Kharkov, Lvov, Lougansk, etc.).

      Puisque vous connaissez ces langues slaves orientales, puis-je vous demander pourquoi les Ukrainiens usent et abusent du y dans leurs transcriptions en caractères latins ? Volodymyr, Kyiv, etc. Pour la langue russe, le y n’est utilisé que pour transcrire le i dur, jamais pour transcrire notre i voyelle ni le i consonne (yod).

        +7

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      • azuki // 28.04.2022 à 17h24

        Pour la transcription du cyrillique en roman, il existe une norme ISO qui a l’avantage d’être fidèle ET réversible : https://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_9

        Mais comme c’est plein d’accents et que les accents emmerdent profondément les anglo-saxons, après tout il n’y a que le reste du monde qui ne font pas comme eux, ils préfèrent des «machins» approximatifs à leur sauce comme Google Translate; Ce que dans ma chorale on appelle le yahourt pour lui donner un nom 😉

        Le mieux serait quand même d’apprendre un poil le cyrillique, quelques heures et on est capable de le lire même si c’est lent et syllabique.

        Pour la prononciation, c’est un peu plus compliqué, mais sur ce plan l’anglais m’horripile avec ses voyelles ou la seule règle de prononciation est «l’habitude».

          +6

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      • Grd-mère Michelle // 29.04.2022 à 20h03

        Dans le nord de la Roumanie (600km de frontière ave l’Ukraine), les gens de la région de l’est(appelée Moldavie, limitrophe du pays Moldavie, où l’on parle roumain et russe) remplacent tous les è de la langue roumaine par des i, dans leur prononciation, ce qui les fait passer pour des paysans dans le reste du pays… car cette région est encore largement agricole. Pourquoi? Mystère!!! Pourquoi certaines personnes ont-elles besoin de se sentir supérieures aux autres? Mystère!!!
        Depuis longtemps(10-20ans), la Roumanie offre des passeports roumains (avec le droit de vote) aux moldaves qui le souhaitent, tout comme la Hongrie en offre aux minorités « magyarophones » des pays qui l’entourent, ces deux pays rêvant de s’agrandir, jamais satisfaits de leurs frontières respectives.
        La spirale guerrière, les guerres qui ont précédé celle-ci(et les marchands de canons) en restent responsables, et les tentatives de « normalisation » des langues échoueront, offrant des prétextes à de multiples conflits qui ne peuvent se résoudre qu’en SE PARLANT (avec des interprètes, svp, noble métier à encourager pour assurer une entente cordiale entre les peuples… et des emplois utiles).
        Car c’est le seul moyen de dépasser notre état de meutes d’animaux accrochés à leurs territoires nourriciers, peureux au point de devenir hargneux.

        Ou… Voulez-vous que tout le monde parle anglais, comme les réfugié-e-s ukrainien-ne-s que nous voyons à la télévision?

          +6

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    • Fritz // 28.04.2022 à 10h21

      Par « i dur », j’entends bien sûr le ы (voyelle d’arrière non arrondie).

        +3

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    • Maximytch // 28.04.2022 à 14h43

      A la fin du conflit on risque de voir réapparaitre Kharkov, Dnepopetrovsk ou Nicolaev. Lviv par contre restera surement telle quelle mais dans quel pays? Ukraine? Pologne?

        +8

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  • Dominique65 // 28.04.2022 à 10h37

    « il n’est pas dans l’intérêt de la Chine d’exporter des armes qui seront utilisées contre les civils ukrainiens. »
    C’est vrai que les Russes, assoiffés de sang, n’utilisent jamais leurs armes sur les combattants Ukrainiens ou venus de tout l’occident, contre lesquels iln ne se battent même pas, mais toujours et uniquement sur les civils. Du coup inutile d’écrire « des armes qui pourraient tuer des civils », le conditionnel est ici totalement inutile.

    Ma pensée rejoint celle d’autres commentaires : Avant que la Chine n’envoie des armes à la Russie, il faudrait peut-être que la Russie en leur demande. Or cette demande n’a pas du tout été évoquée dans cet article qui apparait du coup comme du flan.

      +20

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    • Anicroche // 28.04.2022 à 10h55

      Par contre cela ne pose aucun problème à l’occident et à la France en particulier de fournir aux ukronazis des armes « qui seront utilisées contre les civils » russophones.

      Les troupes russes sont accueillies comme des libérateurs.Les civils se plaignent d’avoir dû attendre 8 ans.

        +20

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      • azuki // 28.04.2022 à 17h40

        «libérateurs» je suppose que ça dépend des zones, les nationalistes se concentrent sur une petite partie du territoire initial mais ils existent aussi et ils ne sont pas tous Nazi. Il faut dire que l’histoire de l’Ukraine avec les Russes n’est pas un long fleuve tranquille, avec des torts des deux côtés selon les époques. La CIA et autres Sorros ne sont pas tout puissant, pour foutre la merde a ce niveau, ils ont besoin d’exploiter d’un préexistant avant de généreusement l’arroser d’essence.

        Pour les armes, attendez-vous les prochaines années à la multiplication des problèmes, les US ont officiellement déclaré qu’ils n’avaient aucune idée de ce que devenaient les armes livrées et qu’ils étaient totalement incapable de les tracer. J’ai la certitude absolue que nous ne faisons pas mieux. Le marché noir des armes a un très grand avenir, et je sens que ça va très bientôt nous retomber sur la gueule !

          +11

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        • David D // 29.04.2022 à 14h22

          Oui, les russes sont des libérateurs pour trois oblasts : Crimée, Donetsk et Lougansk. Pour le reste, c’est plus compliqué. Les deux camps ukrainiens (appelons-les ainsi) sont mélangés. Même la ville de Kharkov proche des frontières russes et de la culture russe est depuis longtemps investie par des ukrainiens du camp de l’ouest. Les responsables d’Odessa venaient de Kharkov. Par ailleurs, dans la part de la population qui auparavant ne cherchait qu’à vivre tranquillement la guerre peut être ressentie comme une agression et donc elle doit alimenter un sentiment renforcé de rancune à l’égard des russes (je parle bien sûr des ukrainiens ne se sentant pas proches des russes. Ceci dit, une fois conquises, certaines populations finiraient aussi par faire avec. Par ailleurs, à cause de Butcha où les ukrainiens ont tué pas mal d’amis des russes en les faisant passer pour des victimes des russes, les russes ne vont sûrement pas relâchés les régions déjà prises. Ils quitteraient Kherson, ce serait mettre en danger leurs alliés locaux (les américains eux s’en moquent de lâcher les locaux (Afghanistan, etc.), mais en gros le profil pris actuel correspond à ce qui est jouable, la bande sud, mais à part Odessa et la Transnistrie il y a réellement pour rejoindre la Moldavie un territoire plus problématique à occuper. Les oblasts de Kharkov et l’est de Dnipro sont jouables avec peut-être l’idée d’une frontière naturelle du Dniepr pour ajouter quelques oblasts. Après commenceraient les plans sur la comète.

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    • David D // 29.04.2022 à 14h08

      Les russes assoiffés du sang des civils ? Vous confondez avec les américains et leurs tapis de bombes sur la Corée, le Vietnam et les pays voisins, puis si j’accélère l’Irak à quelques reprises (le « ça en valait la peine » tous ces enfants morts), Belgrade en Yougoslavie, la Syrie, etc. (on rappellera le vécu de Deir-Es-Zor où des civils assiégés par Daesh sont bombardés par les américains qui ensuite soutiennent qu’ils ont confondu les deux côtés de la ligne de front d’une ville assiégée). On en parle du Yémen ? En Ukraine, pas de bombardements aériens de fous furieux comme le font les américains, y compris en Europe (ex-Yougoslavie).
      Niveau de réponse 2 : C’est quoi un ukrainien et c’est quoi un pro-russe ? Quand on vous parle de pro-russes du Donbass et qui se battent contre l’armée ukrainienne, vous prenez les pro-russes pour des pixels de jeu vidéo qui ne font pas partie de la population ukrainienne ? Pas la majorité, mais une forte proportion des ukrainiens (au sens neutre) a une origine russe et veut retourner à la Russie, dans le Donbass, c’est l’écrasante majorité, et leur présence est élevée à Kharkov, Odessa, Kherson et Dniepropetrovsk pour ne citer que des villes. La guerre se fait sur des terres où se concentrent les russophiles. Kiev a été l’exception. Qui se réjouit des morts civils, et qui les provoque ? L’Otan et les ukrainiens à l’ouest de Kiev. Point barre.

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  • max // 28.04.2022 à 11h25

    La Chine a sa manière aide la Russie sur certains vaisseaux de type Sovremenny ou la Russie a un fort retard au niveau de l’électronique.
    Contrairement a ce que dit l’article, les relations entre la Chine et l’Ukraine n’étaient pas au beau fixe avant le conflit en effet sous directives des USA, l’Ukraine refusait d’honorer nombre de contrats industriels.
    En se présentant comme neutre dans ce conflit la Chine n’aide pas l’Ukraine mais contrecarre les USA en se présentant comme une puissance de paix afin de faciliter la marginalisation des USA.

      +15

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  • BGM71 // 28.04.2022 à 11h25

    Conférence de presse du porte parole du Ministère des Affaires Étrangères chinois Wang Wenbin, le 25 avril qui indique en termes absolument pas diplomatiques la position de la Chine vis à vis des USA et de la situation stratégique planétaire, en réponse à une question sur l’ingérence des USA dans les affaires de la Chine (Taïwan, XinJiang etc…):

    https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/202204/t20220427_10674461.html

    Peut-on être plus clair ?

      +11

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  • RGT // 28.04.2022 à 11h26

    Cet article montre bien la vision US des relations internationales : Des traités et alliances qui obligent les signataires à s’embarquer dans des conflits qui ne les concernent pas avec au final le souverain de l’alliance qui en retire tous les avantages.

    Souvenez-vous des alliances « gravées dans le marbre » qui ont causé tant de conflits sanglants, les deux guerres mondiales étant bien sûr au sommet, et ces mêmes alliances qui ont empêché les européens de ne PAS collaborer AVANT 1939 avec l’URSS pour des raisons « idéologiques ».

    N’oublions jamais que les chinois, comme tout pays indépendant et non vassalisé, ne veille qu’à son propre intérêt et à celui de sa population.

    Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les pays €uropéens ont totalement oublié cette nécessité fondamentale d’un état qui se respecte au nom de « valeurs humanitaires et de paix » qui les place en situation de soumission totale vis à vis de celui qui mène la danse (USA au niveau planétaire, Allemagne au niveau de l’UE, Allemagne elle-même vassale des USA car occupée militairement depuis 1945, ne l’oublions pas).

    Le « Fuck EU » de Victoria Nulland résume bien la situation : Les USA « fourrent à sec » (citation de Michel Audiard) les européens et ensuite les envoient au casse-pipes à leur place ce qui leur permet de combattre leur « ennemi de toujours » sans avoir à bouger le petit doigt et ensuite d’en récolter les fruits.

    En Asie, ils enverront les coréens, les japonais (pays eux aussi occupés depuis 1945) et leurs autres « amis » se battre à leur place pour lutter contre l’autre « ennemi de toujours » sans non plus prendre le moindre risque.

    Les chinois (et les russes aussi) ont tissé des liens amicaux avec certains de leurs voisins, mais ces liens n’obligent pas leurs amis a aller au casse-pipes à leur place.

    Tant que le territoire et la population de leurs amis ne sont pas en danger (et que leur ami ne leur demande pas explicitement de l’aide) ils n’interviennent pas et continuent leurs petites affaires (tant qu’elles ne nuisent pas à leurs amis bien sûr). Ce que faisait déjà l’URSS qui aidait militairement ses voisins qui lui demandaient de l’aide (Vietnam, Afghanistan, etc.)

    C’est bien là la principale différence entre la vision multipolaire des BRICS/OCS et de la « communauté internationale » : On collabore sur ce qui est pacifique et on laisse ses amis se débrouiller seuls dans les conflits qui ne regardent qu’eux.

    Selon vous, quelle est l’approche la plus intelligente des relations internationales (je ne parle pas du point de vue du souverain) ?

      +25

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  • Jeuselou du dimanche // 28.04.2022 à 13h11

    Pas compliqué ! La Chine a mis à l’arrêt les exports depuis Shanghai avec la supposé crise Covid qui bloque le port.
    Demain les chaînes de production occidentales seront à l’arrêt.. chômage, crise etc..
    C’est imparable et sans conséquences pour la Chine. Et la Russie en sort gagnante puisqu’elle reçoit les matériels par train transcontinental.
    Bien joué, monsieur Xi !

      +14

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  • max // 28.04.2022 à 13h47

    Il faut quand même admettre que la Russie paie un lourd tribut dans la guerre cybernétique comme c’est si bien décrit ici.
    Starlink vs Russie : 1-0 (https://reseauinternational.net/starlink-vs-russie-1-0/)
    Conclusion de l’article
    Seuls les Chinois parviennent à cartographier le réseau de Starlink pour le moment et cela explique pourquoi le Pentagone considère la Chine comme le rival le plus formidable à l’hégémonie US et non la Russie.
    Les stratèges russes méditeront pendant longtemps sur cette défaite cybernétique face à SpaceX et Starlink. Ils paient le prix de ne pas avoir pris en compte les avertissements de la Chine à ce sujet et le fait qu’ils n’ont jamais cherché à s’affranchir de l’Internet américain et des géants du numérique (GAFAM+). Cela s’est traduit par une défaite en matière de guerre cybernétique, d’infoguerre et guerre électronique.

    Idem pour ses supercalculateurs ou la Russie, malgré l’avertissement de Snowden, préfère les puces occidentales aux puces chinoise, la Russie étant maintenant sous embargo elle n’a plus de pièces de rechange.

      +3

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  • jaicruvoir // 28.04.2022 à 15h27

    La moitié des exportations chinoises se fait vers l’occident
    La Chine ne peut économiquement se passer de l’occident vis et versa

      +3

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    • Ives // 28.04.2022 à 16h24

      le tout est de savoir qui sera le plus résilient. Donc qui sera capable de se passer du superflu et de se recentrer sur l’essentiel. Si nous n’avons plus besoin de gadgets chinois, on est les meilleurs. Sinon, ça va devenir compliqué.
      Et vu comment tout est imbriqué, je ne suis pas très serein…

        +2

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    • Elodie // 30.04.2022 à 13h00

      Et qu’est-cee que les chinos recoivent par ses exportation vers l’occident? De la dête douteuse qui en plus peourra etre piquet à tout moment!

        +0

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  • 6422amri // 28.04.2022 à 16h31

    Cet article dérange, ici. Il n’est pas pro-américain, il est cruellement réaliste. Le commerce avec la Russie pour la Chine c’est 68 milliards d’exportation et 50 milliards d’importations. Une virgule d’ajustement pour le commerce chinois (plus de 1400 milliards de $ de commerce avec les USA et l’EU).

    La Chine respecte les sanctions mises en place, son refus de fournir des pièces de rechange (Boeing ou Airbus) pour les flottes civiles russes en est le meilleur exemple. Elle ne peut (et ne veut) se substituer dans le secteur des composants électroniques à la Corée, au Japon, a Taiwan, ce qui concerne aussi l’industrie russe de la défense, un autre exemple.

    On peut rappeler qu’il existe 2 marchés pour le gaz russe, l’EU et l’Asie (avant tout la Chine). Ces revenus sont indispensables à l’état central russe et représentent 50 % du total. Imaginer que la Chine puisse se substituer à l’EU ne se fera pas pour 2 raisons. La première étant la volonté politique de la Chine de ne pas dépendre d’un fournisseur, ne faisant pas ici l’erreur de l’Allemagne, de la Roumanie, etc, la deuxième étant l’inexistence de système de gazoduc entre la Russie et la Chine.

      +9

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    • Olivier77 // 28.04.2022 à 17h36

      Quelques points de désaccord :
      Ce texte est américain et reflète la pensée nord-américaine. Les chinois sont souverains dans leurs choix politiques très souvent à long terme. Ne demandez pas aux dirigeants chinois d’agir comme les poulets sans tete occidentaux, eux réfléchissent.
      Vous savez qu’airbus a vendu son savoir faire au chinois, faire réparer un A320 russe en Chine, c’est complètement possible même sous embargo et il y tellement de moyen de faire passer des pièces d’un pays à l’autre surtout en voyant le nombre d’avion de location qui ont été saisie par la Russie.

      Pour le gaz et le pétrole, l’UE à baissé la braguette et ce n’est demain la veille que le gazoduc passant par l’Ukraine sera fermé, zelensky et les oligarques ont trop besoin de la rente du transit.

        +9

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      • 6422amri // 30.04.2022 à 13h25

        Je viens seulement de lire votre réponse et je vais préciser pour le transport aérien. Non La Chine ne fera pas de maintenance, car elle dépend totalement, comme la Russie, de Boeing et de Airbus. Son programme civil, Comac, un bi-réacteur mono-couloir, dépend très largement de composants américains ou euro-américains (comme les réacteurs fournis par GE-Snecma, identiques à ceux utilisés sur les A320), l’avionique, etc. La Chine ne vendra pas plus de pièces car elle craint, comme les autres pays que les chaînes d’approvisionnement des pièces nécessaires soient en difficulté rapidement (la Russie est un producteur majeur de titane par exemple).
        Airbus n’a pas vendu son savoir faire, la compagnie a ouvert une usine d’assemblage, un centre de maintenance, comme aux USA, à Mobile en Alabama, pour servir les clients locaux.
        Les avions saisis, dont vous parlez, sont un handicap, ce sont des locations à long terme, des dettes, pas des actifs. Si une compagnie russe, dans l’avenir veut louer des avions, en admettant que les choses se calment, ces dettes devront être payées, avec les pénalités.
        Pour de nombreuses raisons, trop longues a expliquer, on ne cannibalise pas un appareil civil pour en maintenir un autre. Tous les appareils saisis en Russie vont perdre leur certificat de navigabilité, personne ne pourra assurer ces compagnies.
        La Russie pense a un programme civil pour 90 appareils autour du modèle Irkout MC-21, qui n’est encore qu’un prototype, pour assurer un minimum de transport à l’intérieur de la Russie a des couts unitaires insensés. Le marché russe c’est 3% du marché mondial

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    • Bruno Kord // 29.04.2022 à 06h26

      Il y a un gazoduc entre la Russie et la Chine. Il a été achevé en 2019. Capacité : 39 mrd de m3 de gaz par an.

        +4

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      • 6422amri // 30.04.2022 à 13h27

        Il suffit de regarder les réseaux actuels pour réaliser que le premier marché de la Russie c’est l’EU et que la réalisation de capacités supplémentaires vers la Chine va prendre des années. La Chine ne voudra jamais dépendre d’un seul fournisseur.

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  • Alain // 28.04.2022 à 20h06

    Une aide militaire de la Chine à la Russie poserait les mêmes problèmes que la fourniture d’équipements occidentaux (autres que les anciens matériels du pacte de Varsovie), un cauchemar logistique pour celui qui les reçoit (et les demandes de Zelensky prouve qu’il n’y a personne dans son entourage pour lui dire la vérité du fonctionnement d’une armée et encore moins de l’état de la sienne)

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  • Myrkur34 // 28.04.2022 à 21h19
  • Christian Gedeon // 28.04.2022 à 23h58

    Que d’énervement dans les commentaires pour un article que je trouve globalement objectif. L’agenda de la Chine n’est pas celui de Vladimir Poutine. Du moins pas sur tout et tout le temps. Je ne vous rien dans ce constat qui puisse déchaîner l’ire indignée des uns et des autres.Au risque d’ajouter un brin d’agacement les us sont les premiers partenaires business de la Chine. Ce qui est le plus surprenant dans cette « opération spéciale », c’est la difficulté manifeste des forces russes à atteindre leurs objectifs. La prudence chinoise est probablement liée aussi à cet état de choses.

      +6

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    • Logique // 29.04.2022 à 02h05

      « c’est la difficulté manifeste des forces russes à atteindre leurs objectifs. »

      Nous n’avons pas les mêmes informations. L’opération spéciale de démilitarisation et de dénazification se déroule conformément à ce qui a été planifié. Évidemment les médias occidentaux nous disent le contraire, et comme les principaux médias russes ont été censurés, pas moyen pour le simple citoyen d’avoir une vision objective du déroulement de l’opération. Quand les civils sont pris en otages ou comme boucliers, et que les Russes veulent protéger ces civils qui sont leurs frères et sœurs, il faut prendre certaines précautions et éviter le tapis de bombes comme le pratiquent les yankees, qui se moquent des civils (Falloujah, Mossoul et Raqqa par exemples)..

      Exemple: la libération de Marioupol a été réalisée en tout juste moins de deux mois, alors que les libérateurs ont dû progresser très précautionneusement pour protéger les civils (pour rappel Marioupol avait voté en 2014 à 85% pour l’autonomie de Donetsk). Et sans bombardement sur la ville.

      Comparaison: la bataille de Falloujah a duré a peine moins de deux mois, alors que la ville est moins peuplée que Marioupol, que les habitants n’avaient pas été pris en otages, que les yankees ne se préoccupaient pas de la population civile et ne se gênaient pas pour bombarder la ville, notamment avec des bombes au phosphore. En comparaison donc la libération de Marioupol est un exploit inégalé.

      Actuellement les pertes de l’armée ukrainienne sont massives. Tout ce qu’ils sont capables de faire manifestent leur impuissance à stopper les progrès de l’armée russe. C’est bête hein, parce que tous les médias occidentaux cherchent à faire croire le contraire. Plus dur sera le réveil face à la réalité.

        +12

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      • Fritz // 29.04.2022 à 07h41

        Mais alors, la réalité serait donc « pro-russe » et « complotiste » ? Faut-il la dissoudre, comme le peuple selon la blague de Brecht ?

        Remarquez, dissoudre la réalité, c’est ce que font nos médias depuis des années à propos de l’Ukraine.

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      • Christian Gedeon // 29.04.2022 à 15h58

        Vous faites un plaidoyer pro russe. Ok. Pourquoi pas? J’essaye juste de recouper les infos que je consulte un peu partout. Je ne dis pas que les russes ne prendront pas les trois oblast qu’ils veulent prendre. Je dis que ce se passe dans la douleur et manifestement dans une certaine désorganisation. Le Moskva a été coulé ou je rêve? Je vous signale que ces difficultés ne sont pas honteuses. La guerre c’est compliqué et ça tue. Et ça amène de l’eau au moulin de ceux qui pensent que les ukrainiens étaient déjà très armés bien avant l’opération spéciale puisque vous tenez à l’appeler ainsi.

          +5

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        • JP // 04.05.2022 à 00h07

          Le plus étrange depuis le début de cette guerre par procuration USA-RUSSIE est qu’il n’est jamais tenu compte dans l’analyse militaire des commentateurs de tout bord, des effectifs engagés jusqu’à présent particulierement modestes du côté Russe, par rapport aux objectifs attribués aux Russes.

            +2

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      • moshedayan // 29.04.2022 à 18h40

        Il faut être très prudent, des deux côtés -propagande, Un fait certain, les Russes sont prudents et économisent leurs rangs, ils cherchent à capturer et saisir le maximum de trophées pour économiser leurs munitions, leurs armes – ainsi ils montrent de temps en temps les armes de l’OTAN qu’ils peuvent retourner…contre l’ennemi, ils cherchent à convaincre les soldats ukrainiens à déposer les armes…Dans cette attitude , leurs médias montrent combien et comment les USA et l’UE déversent des mlliards pour entretenir la guerre… Leurs experts économiques estiment ainsi que l’Occident est en train « de jeter leurs monnaies dans un abîme de pertes… qu’il devra payer.. faire payer.ses populations.. Peut-être se trompent-ils mais pour eux le point de rupture, d’effondrement économique de l’Occident se dessine… On ne jette pas ainsi des sommes colossales, sans que cela devra être payé.. C’est un gâchis d’énergie… qu’il faudra payer… ».. L’euro est en train de perdre sa valeur… si les pays neutres se détournent aussi du dollar par crainte… tout changera plus rapidement qu’on ne le croit…

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    • Olivier77 // 29.04.2022 à 09h51

      Quelques points de désaccord :
      Ce texte est américain et reflète la pensée nord-américaine. Les chinois sont souverains dans leurs choix politiques très souvent à long terme. Ne demandez pas aux dirigeants chinois d’agir comme les poulets sans tete occidentaux, eux réfléchissent.
      Vous savez qu’airbus a vendu son savoir faire au chinois, faire réparer un A320 russe en Chine, c’est complètement possible même sous embargo et il y tellement de moyen de faire passer des pièces d’un pays à l’autre surtout en voyant le nombre d’avion de location qui ont été saisie par la Russie.

      Pour le gaz et le pétrole, l’UE à baissé la braguette et ce n’est demain la veille que le gazoduc passant par l’Ukraine sera fermé, zelensky et les oligarques ont trop besoin de la rente du transit.

      Un champ de bataille n’est jamais le même d’une guerre à l’autre. La marmite du Dombass, où est encerclée l’armée UK, c’est principalement des collines et des forêts, on y rentre pas avec un blindé si facilement que ça et ça favorise les embuscades. D’où le changement stratégique opéré par l’état major Russe en y envoyant plus de fantassins que de cavalerie blindée. Un ajustement des moyens selon l’environnement. Pas d’enlisement, c’est juste plus compliqué que l’Irak, les objectifs étant différents.

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  • patoche // 29.04.2022 à 08h04

    « Il n’y a pas de civils innocents. C’est leur gouvernement et vous combattez un peuple, vous n’êtes plus en train de combattre une armée. Donc l’idée de tuer de soi-disant spectateurs innocents ne me dérange pas vraiment. »
    (Général Curtis May interview 1989).
    A propos du Japon: « Tuer des japonais ne me gênait guère à l’époque… je suppose que si j’avais perdu la guerre, j’aurais été jugé comme criminel de guerre! »
    Ce valeureux soldat fut promu chef d’état-major général de l’US Air Force (1961-65) qui déversa 80 millions de litres d’agent orange sur le Vietnam à partir de 1961.

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  • David D // 29.04.2022 à 13h51

    Cet article est très mauvais. Pour des raisons à la fois d’honneur et de démonstration de sa fiabilité, la Russie doit régler sans l’aide de la Chine la crise ukrainienne. On ne peut pas concevoir que la Russie dise à la Chine qu’elle lui apporte une alliance stratégique majeure, en même temps qu’elle lui demanderait de l’aide pour s’occuper du cas ukrainien. C’est un pur problème de bon sens. Il va de soi également qu’à l’international la Chine ne va pas crier trop hautement son adhésion à la Russie, cela ne change rien à l’évolution du conflit en cours qu’elle soit avare de soutien à la Russie ou qu’au contraire elle joue à la désapprouver. La Chine se tient sur la réserve, forcément. Si la Russie n’est pas capable de vaincre l’Ukraine, qu’est-ce que la Russie aura à offrir à la Chine comme alliance ?
    Au contraire, si la Chine entrait dans le conflit, ça voudrait dire que c’est un pays aussi stupide et belliqueux que ceux de l’Otan et qu’elle veut comme Biden et Macron une grande guerre nucléaire pour la fin de l’humanité.

      +10

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  • max // 30.04.2022 à 12h40

    La Russie et la Chine sont des partenaires mais encore faut-il que les deux partenaires soient en phases sur ce qui se passe en Ukraine.
    La Russie a eu un péché d’orgueil, contrairement a la Chine elle a un très faible soft power qui elle peut s’appuyer sur sa puissance économique et technologique pour conclure des relations avec d’autre pays notamment par la route de la soie.
    La Russie a pu penser que sa participation a la Station spatiale et ses dérivés lui donnait une stature lui permettant de parler a égalité avec les USA, ce n’est pas le cas, le chemin pris par la Chine était semé d’épines mais c’était le plus rationnel, pour pouvoir discuter a égalité avec les USA, la Chine a construit seule sa station spatiale. Il en va de même sur les semi-conducteurs la 5G, 6G etc et également sur les brevets ou la Chine est largement en tête devant l’occident
    Je ne doute pas un instant qu’au final la Russie, y compris dans la douleur, atteindra ses objectifs militaires en Ukraine.
    Pendant ces dernières 10ene d’années la Russie a été berné par l’occident, aujourd’hui Poutine et son cercle rapproché accepte cette évidence et donc les USA tenteront de le faire tomber de l’intérieur.
    A mon avis il y a déjà une aide Chinoise discrète elle doit être dans l’espace et les réseaux et il n’est même pas certain que la Chine en parle a la Russie tellement cette dernière est devenue une passoire pour l’OTAN.

      +2

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  • BGM71 // 30.04.2022 à 23h32

    « Jusqu’à présent, dans le cadre de l’Opération Z, les forces armées russes n’ont utilisé que 12% de leurs soldats, 10% de leurs avions de chasse, 7% de leurs chars, 5% de leurs missiles et 4% de leur artillerie. »
    (extrait d’un article de Pepe Escobar publié sur Réseau International : https://reseauinternational.net/lempire-du-mensonge-est-impatient-de-recevoir-la-carte-de-visite-de-m-sarmat/
    Que ces chiffres soient sous-estimés c’est probable, propagande de guerre oblige. Mais il est malgré tout sûr que l’armée russe n’a été engagée qu’en toute petite partie dans l’opération. Dans ce cas, pourquoi la Chine répondrait-elle à un appel à l’aide qui ne lui a pas été adressé et qui ne le sera pas ?
    Elle sait, et la Russie le sait aussi, que c’est elle qui sera visée à la suite par la Nation Exceptionnelle au Destin Manifeste, à Taïwan, au XinJiang, dans les lignes d’îles de la mer de Chine, le prétexte sera trouvé, quel qu’il soit.

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  • Roudergues // 01.05.2022 à 23h51

    L’article repose sur l’affirmation invérifiée que la Russie a besoin d’une aide militaire. C’est de la com étatsunienne comme bien d’autres choses. De plus, les armes chinoises sont différentes des armes russes. On ne peut placer une fusée chinoise sur un avion russe qu’à condition que la compatibilité entre les deux systèmes d’armes le permette. Or on sait que les systèmes d’armes chinois et russes sont très différents pour de nombreuses raisons. Une grande partie de l’article est donc hors sujet, y compris le passage étrange sur les pièces détachées d’aviation.

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  • Pistache // 03.05.2022 à 04h11

    Le partenariat « sans limite » est et reste ferme.aucun amalgame de lettre impudent et peu honnete ne saura detourner notre attention sur ce fait connu : il n’ ý a aucune alliance de defense mutuelle de nature militaire entre ces deux pays ,alors que comprendre de cette insinuation peu indigeste de l »auteur de cet article?
    Etant un partisan avise ,non dupe, du mouvement multipolaire, je suis rellement amuse de lire ces americains ces soft pro imperialistes ( la garantie de leur mode de vie est ainsi assuree par les pratiques imperialistes de leurs elites et leurs dirigeants politiques depuis plus d »un siecle) et aussi anti russe sournois,qui savent habilement maquiller leur inclinaison tout en jouant a l »equilibrisme politique et ideologique

      +2

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  • martin // 05.05.2022 à 21h02

    Un tissu serré d’appromximations.

    1> La Chine aide massivement la Russie du seul fait qu’elle compense les pertes russes en terme d’import-export.

    2> La Chine participe résolument au développemement de la monnaie Or-Energie.

    3> Il faudra que les occidentaux finissent par se mettre dans le crane que la Russie n’a ucun problème militaire en Ukraine. Les principes de l’Art Opératif semblent décidément leur être inconnus. Le cadran de la douleur se déplace calmement, mais surement.

      +3

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