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30.avril.202230.4.2022 // Les Crises

Noam Chomsky : « Nous nous rapprochons du point le plus dangereux de l’histoire de l’humanité »

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Le professeur américain, aujourd’hui âgé de 93 ans, s’exprime sur la catastrophe climatique et la menace de guerre nucléaire.

Source : New States Man, George Eaton, Phil Clarke Hill
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

C’est à l’âge de dix ans que Noam Chomsky a été confronté pour la première fois aux périls d’une l’agression étrangère. « Le premier article que j’ai écrit pour le journal de l’école primaire concernait la chute de Barcelone [en 1939] », s’est rappelé Chomsky lors d’une récente conversation par vidéoconférence. Il décrivait l’avancée du « spectre du fascisme » dans le monde. « Je n’ai pas changé d’avis depuis, la situation n’a fait qu’empirer », a-t-il remarqué, sardonique. En raison de la crise climatique et de la menace de guerre nucléaire, m’a dit Chomsky, « nous sommes en train de nous rapprocher du tournant le plus dangereux de l’histoire de l’humanité… Nous sommes maintenant confrontés à la perspective de la destruction de toute vie humaine organisée sur Terre. »

On pourrait sans doute pardonner à Chomsky, qui est sans doute l’universitaire vivant le plus souvent cité au monde, de se retirer de la sphère publique à l’âge de 93 ans. Mais en ces temps de crise permanente, il a conservé la ferveur intellectuelle d’un jeune radical, plus préoccupé par la survie du monde que par la sienne propre. Il est une publicité vivante de l’injonction de Dylan Thomas – « N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit » [tiré du poème qui se poursuit par « le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour / Rager, s’enrager contre la mort de la lumière, NdT] – ou pour ce que Chomsky appelle « la théorie du vélo : si tu continues à aller vite, tu ne tombes pas ».

C’est à l’occasion de la publication de Chronicles of Dissent, un recueil d’entretiens entre Chomsky et le journaliste radical David Barsamian entre 1984 et 1996 que nous avons eu cet entretien. Mais la toile de fond en est la guerre en Ukraine – un sujet sur lequel Chomsky est, sans surprise, volubile.

« C’est une monstruosité à l’encontre de l’Ukraine », a-t-il déclaré. Comme beaucoup de Juifs, Chomsky a un lien familial avec la région : son père est né dans l’actuelle Ukraine et a émigré aux États-Unis en 1913 pour éviter de servir dans l’armée tsariste ; sa mère est née en Biélorussie. Chomsky, qui est souvent accusé par ses détracteurs de refuser de condamner tout gouvernement anti-occidental, a dénoncé sans hésitation « l’agression criminelle » de Vladimir Poutine.

Mais il a ajouté :

« Pourquoi l’a-t-il fait ? Il y a deux façons d’aborder cette question. La première, celle qui est à la mode en Occident, consiste à sonder les recoins de l’esprit tordu de Poutine et à essayer de déterminer ce qui se passe dans sa psyché profonde. L’autre façon consisterait à examiner les faits : par exemple, en septembre 2021, les États-Unis ont publié une déclaration politique forte, appelant à une coopération militaire renforcée avec l’Ukraine, à l’envoi d’armes militaires de pointe, le tout faisant partie du programme de renforcement de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Vous pouvez faire votre choix, nous ne savons pas laquelle est la bonne. Ce que nous savons, c’est que l’Ukraine n’est pas au bout de sa destruction. Et il est fort possible que nous en arrivions à une guerre nucléaire finale si nous ne saisissons pas toutes les différentes possibilités qui existent pour un règlement négocié. »

Comment répond-il à l’argument qui voudrait que la plus grande crainte de Poutine se soit pas l’encerclement par l’OTAN mais la propagation de la démocratie libérale en Ukraine et dans le « voisinage étranger immédiat » de la Russie ?

« Poutine est tout autant inquiet de la démocratie que nous le sommes. S’il est possible de sortir de la bulle de propagande pendant quelques minutes, les États-Unis ont un long passé de sape et de destruction de la démocratie. Dois-je développer ? L’Iran en 1953, le Guatemala en 1954, le Chili en 1973, et ainsi de suite… Mais nous sommes censés maintenant glorifier et admirer le formidable engagement de Washington en faveur de la souveraineté et de la démocratie. Ce qui s’est passé dans l’histoire n’a aucune importance. Ça, c’est pour les autres. Qu’en est-il de l’expansion de l’OTAN ? Le [secrétaire d’État américain] James Baker et le président George HW Bush ont promis explicitement et sans ambiguïté à Gorbatchev que s’il acceptait de laisser une Allemagne réunifiée rejoindre l’OTAN, les États-Unis s’assureraient qu’il n’y aurait pas le moindre glissement vers l’est. Il y a beaucoup de mensonges à ce sujet en ce moment. »

Chomsky, qui a fait remarquer en 1990 que « si les lois de Nuremberg étaient appliquées, tous les présidents américains de l’après-guerre auraient été pendus », a parlé avec dédain de Joe Biden.

« Il est certainement juste d’être moralement indigné quant à ce que Poutine fait à l’Ukraine », a-t-il déclaré à propos de la récente déclaration de Biden selon laquelle le président russe « ne peut plus rester au pouvoir. » Mais il serait encore plus judicieux d’être moralement indigné au sujet d’autres atrocités innommables… En Afghanistan, littéralement des millions de personnes sont confrontées à une famine imminente. Pourquoi ? Il y a de la nourriture sur les marchés. Mais les gens qui ont un peu d’argent doivent regarder leurs enfants mourir de faim parce qu’ils ne peuvent pas aller au marché pour acheter de la nourriture. Pourquoi ? Parce que les États-Unis, avec l’appui de la Grande-Bretagne, gardent les fonds de l’Afghanistan dans des banques new-yorkaises et ne veulent pas les débloquer. »

Le mépris de Chomsky envers les hypocrisies et les contradictions de la politique étrangère américaine ne surprendra pas quiconque a lu l’un de ses nombreux livres et pamphlets (son premier ouvrage politique, American Power and the New Mandarins, publié en 1969, prédisait la défaite des États-Unis au Vietnam). Mais il est aujourd’hui peut-être plus enflammé lorsqu’il évoque le retour possible de Donald Trump et la crise climatique.

« Je suis assez âgé pour me souvenir du début des années 30. Et des souvenirs me viennent à l’esprit, a-t-il dit évoquant un souvenir obsédant. Je me souviens avoir écouté les discours d’Hitler à la radio. Je ne comprenais pas les mots, j’avais six ans. Mais je comprenais l’état d’esprit. Et c’était effroyable et terrifiant. Et quand on voit l’un des rassemblements de Trump, cela ne peut manquer de venir à l’esprit. C’est ce à quoi nous sommes confrontés. »

Bien qu’il se qualifie lui-même d’anarcho-syndicaliste ou de socialiste libertarien, Chomsky m’a confié qu’il avait voté pour les Républicains dans le passé (« qu’on les aime ou pas, c’était un parti sincère »). Mais aujourd’hui, dit-il, ils représentent un véritable mouvement insurrectionnel dangereux.

« À cause du fanatisme de Trump, la base idolâtre du Parti républicain perçoit difficilement le changement climatique comme un danger grave. C’est un arrêt de mort pour l’espèce ».

Face à de telles menaces existentielles, il n’est peut-être pas surprenant que Chomsky reste un intellectuel dissident – à la manière de l’un de ses héros, Bertrand Russell (qui a vécu jusqu’à 97 ans et qui a, de la même manière, abordé de front politique et philosophie). De plus, il continue de passer des heures chaque jour pour répondre aux courriels de ses admirateurs et de ses détracteurs, et il enseigne la linguistique à l’université de l’Arizona, l’état où il vit avec Valeria Wasserman, sa seconde épouse, traductrice brésilienne.

Chomsky est également toujours concerné par la politique britannique. « Le Brexit a été une erreur, qui signifie que la Grande-Bretagne sera contrainte de dériver encore plus vers la subordination aux États-Unis, m’a-t-il dit. Je pense que c’est un désastre. Qu’est-ce que cela signifie pour le parti conservateur ? J’imagine qu’ils peuvent mentir pour s’en sortir, ils font un super boulot quand il s’agit de mentir et sur pas mal de choses et en plus, ça passe. »

En parlant de Keir Starmer, il s’est montré très méprisant : « Il ramène le parti travailliste au statut de parti qui obéit fidèlement au pouvoir, qui sera un clone de Thatcher dans le style de Tony Blair et qui ne froissera les plumes ni des États-Unis ni de quiconque d’important en Grande-Bretagne. »

Le marxiste italien Antonio Gramsci conseillait aux radicaux de maintenir « le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté ». À la fin de notre entretien, j’ai demandé à Chomsky ce qui lui permettait d’avoir encore de l’espoir ?

« Beaucoup de jeunes gens ; Extinction Rebellion en Angleterre, des jeunes qui se sont engagés pour essayer de mettre fin à la catastrophe. La désobéissance civile – ce n’est pas une blague, je la pratique depuis longtemps, elle a occupé une grande partie de ma vie. Je suis trop vieux pour ça maintenant [Chomsky a été arrêté pour la première fois en 1967 pour avoir manifesté contre la guerre du Viêt Nam et a partagé sa cellule avec Norman Mailer]… Ce n’est pas agréable d’être jeté en prison et battu, mais ils sont prêts à le faire. Il y a beaucoup de jeunes qui sont consternés par le comportement de l’ancienne génération, et à juste titre, et ils consacrent toute leur énergie à essayer d’arrêter cette folie avant qu’elle ne nous consume tous. Voilà, c’est ça l’espoir pour l’avenir. »

Source : New States Man, George Eaton, Phil Clarke Hill, 06-04-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Jean // 30.04.2022 à 07h51

L’indépendance ou la guerre ?

« La différence d’approche, classique pour la Russie, politique pour les Atlantistes, souligne la spécificité de la démarche lancée par le Conseil de l’Europe. Car au-delà de la démarche visant à créer un Tribunal … en fait pour la Russie, il s’agit d’obliger les pays membres du Conseil de l’Europe à rompre toute relation avec la Russie, in fine à lui déclarer la guerre. Car quelles relations seront possibles entre les pays, lorsque les dirigeants en Europe, suivant les injonctions anglo-saxonnes, auront signé un mandat d’arrêts contre Poutine, Volodine, Lavrov, Choïgu, les députés, les généraux, etc… ? Depuis le début du conflit, l’on note une diatribe extrêmement agressive des dirigeants des institutions européennes, qui jouent aux chefs de guerre, mais les dirigeants nationaux restent plus calmes, même s’ils sont complètement engagés dans le combat contre la Russie. A eux de bien réfléchir et de se demander s’ils sont réellement prêts à lancer leur pays en guerre contre la Russie … contre leurs propres intérêts nationaux. Car monter ce Tribunal revient à une déclaration de guerre. Et c’est exactement ce que cherchent les Etats-Unis. »

Source : https://russiepolitics.blogspot.com/2022/04/la-guerre-des-tribunaux-penaux.html

12 réactions et commentaires

  • Jean // 30.04.2022 à 07h51

    L’indépendance ou la guerre ?

    « La différence d’approche, classique pour la Russie, politique pour les Atlantistes, souligne la spécificité de la démarche lancée par le Conseil de l’Europe. Car au-delà de la démarche visant à créer un Tribunal … en fait pour la Russie, il s’agit d’obliger les pays membres du Conseil de l’Europe à rompre toute relation avec la Russie, in fine à lui déclarer la guerre. Car quelles relations seront possibles entre les pays, lorsque les dirigeants en Europe, suivant les injonctions anglo-saxonnes, auront signé un mandat d’arrêts contre Poutine, Volodine, Lavrov, Choïgu, les députés, les généraux, etc… ? Depuis le début du conflit, l’on note une diatribe extrêmement agressive des dirigeants des institutions européennes, qui jouent aux chefs de guerre, mais les dirigeants nationaux restent plus calmes, même s’ils sont complètement engagés dans le combat contre la Russie. A eux de bien réfléchir et de se demander s’ils sont réellement prêts à lancer leur pays en guerre contre la Russie … contre leurs propres intérêts nationaux. Car monter ce Tribunal revient à une déclaration de guerre. Et c’est exactement ce que cherchent les Etats-Unis. »

    Source : https://russiepolitics.blogspot.com/2022/04/la-guerre-des-tribunaux-penaux.html

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  • Fritz // 30.04.2022 à 08h13

    Au deuxième jour de la guerre d’Ukraine, Zelensky se déclarait prêt à discuter d’un statut de neutralité pour l’Ukraine. Il y avait là une issue réelle à cette crise gravissime en cours depuis huit ans, et que l’attaque russe n’a fait que révéler.

    Pourquoi les Occidentaux ont-ils ignoré ou même saboté les négociations entre la Russie et l’Ukraine, menées en Biélorussie puis en Turquie ? L’Union européenne est aussi coupable que les États-Unis sur ce point, n’est-ce pas M. Borrell ? Mme Van der Leyen ? La logique du pire.

      +17

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  • Marie // 30.04.2022 à 09h14

    La Russie est trop grande et trop riche. Elle attire trop de convoitises.
    Mais le rêve allemand du « Drang nach Osten » (la conquête vers l’Est), s’est déjà effondré lors des deux guerres mondiales du XXème siècle !
    A nouveau l’esprit de la guerre, venu d’outre atlantique, souffle sur l’Europe en nous poussant à un troisième suicide collectif !
    Mais Noam Chomsky a bien raison sur le danger nucléaire !
    Même s’il y a bien longtemps que les USA n’ont subi de guerre sur leur propre sol, avec les armes modernes de la Russie actuelle, nous pourrions tous avoir une surprise désagréable !

      +12

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    • Christian Gedeon // 02.05.2022 à 09h12

      Très étonnant que V Poutine ait autant sous estimé le fossé qui sépare technologiquement ses armées de l’armée ukrainienne maintenant suréquipée en matériels qui surclassent manifestement les matériels russes sur le terrain. Les super missiles c’est super, mais ils ne servent pas à grand chose dans ce genre d’affrontement. Sans parler d’une logistique très rudimentaire semble t il. Les U S jubilent. Ils vont vendre armes et produits pétroliers comme jamais. Sans compter les produits agricoles. Curieux non ? On sait a qui profite le crime en tous cas.

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  • Auguste Vannier // 30.04.2022 à 09h32

    Toujours mesuré dans ses prises de position, Chomsky n’en reste pas moins extrêmement clair pour pointer l’immense responsabilité de son pays concernant le très mauvais état géopolitique du monde.
    Merci @Jean, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
    Une fois de plus(la 3ème), l’Europe est en train de se mettre en situation de provoquer une déflagration mondiale, et celle-là risque bien d’être la dernière par extinction de l’espèce humaine..

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  • Ramon // 30.04.2022 à 11h10

    Bien que d un.point de vue différent sur certains points de cette publication et sur le parcours général de l auteur , je le rejoins à 100% sur son étude de la situation actuelle et de sa lucidité d appréhension des comportements des participants au danger de cette guerre !

      +2

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  • Richard // 30.04.2022 à 13h54

    Mais le Donbass, qui depuis le début de la guerre en février 2014, subit les bombardements des Ukrainiens avec 15,000 morts pour avoir refusé de parler Ukrainien car ils sont de culture Russe .
    Moi du Québec, avec un duo Trudeau-Freeland l’Ukrainiennebec, je vois la même chose possible, car nous vivre en français.
    Un gouvernement fédéral peut , un jour, passer une loi que nous ne devons plus parler français, au travail, à l’école à la maison, sous peine de poursuite.

    Monsieur Chomsky n’ose pas y penser.

      +11

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    • METZGER // 08.05.2022 à 20h23

      Alors, tu va prendre ton paquetage et envahir le Canada ?
      Tabernacle !
      La Russie entretien ARTIFICIELLEMENT un conflit dans le Donbass depuis 2014. Comme si Trudeau coulait régulièrement les bateaux du St Laurent en disant qu’il faut une Criss d’opération pour mettre au pas ces osties d’mongol de francophones.
      Le reste n’est rien qu’une trace de brake de propagande… Russe ( la meilleure )

        +0

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  • joel // 30.04.2022 à 18h57

    Bonjour,
    « La guerre est utile et est une solution politique comme les autres. » Voilà ce que nos dirigeants apprennent dans les grandes école.
    Cette guerre est utile à Biden (confronté bientôt aux élection de mi mandat), d’ailleurs il monte dans les sondages depuis qu’il a déclaré que Poutin était un « tueur ».
    Poutine a été soutenu par les les dirigeants occidentaux quand il est arrivé au pouvoir. Comme Saddam Hussein il leur à échappé. Maintenant il est devenu le diable….
    Pour connaitre mieux l’Ukraine et la nature de cette société post-soviétique (cela pourrait s’applique à la russie aussi), je vous conseil de lire le roman Benoît Vitkine Les loups: https://www.babelio.com/livres/Vitkine-Les-loups/1375951
    Cordialement,

      +2

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  • Manuuk // 01.05.2022 à 13h41

    Je trouve qu’il y a une certaine naïveté face à la Russie. J’ai entendu plusieurs fois que Poutine était un excellent stratège géopolitique, que l’armée russe était la meilleure armée du monde. Pourtant…
    1. L’Ukraine n’allait pas rentrer de sitôt dans l’Otan, la situation militaire dans le Donbass était trop incertaine pour obtenir un vote d’adhésion. (Rappelons que la Bosnie ne fait pas ni partie de l’Otan ni de l’UE pour cette raison là).
    2. Oui les États Unis ont menti sur le glissement de l’Otan vers l’Est. Mais ce n’est pas pour cette raison que la Russie a attaqué la Géorgie ou la Tchétchénie. Comme si Poutine n’avait jamais menti.
    3. Biden a dit en 2021 qu’il enverrait AUCUN soldat américain. En gros, « ils se battront jusqu’au dernier Ukrainien. »
    4. Donc Poutine tombe dans le piège des États Unis en se lançant dans la guerre en Urkraine.
    5. La Russie se pensait très forte militairement, mais on voit avec quel courage le peuple ukrainien a réussi à protéger son pays avec fierté contre la seconde meilleure (?) armée du monde (l’Ukraine n’a plus d’armée de l’air et de mer.).
    6. Poutine a montré aux yeux du monde la faiblesse de son armée, la faiblesse de son armement technologique, certains militaires communiquent entre eux sur des canaux non cryptés.

    Sans connaître Zelensky, il est resté avec sa femme sur ses terres pour défendre son pays au côté de son peuple. Il se montre comme un résistant.
    Je n’avais aucune considération pour lui avant le conflit, maintenant, en le voyant risquer sa vie tous les jours, j’ai du respect.

    Poutine s’est fait avoir… Et c’est ce qui me fait le plus peur.

      +6

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  • Serge // 02.05.2022 à 15h46

    L’article contient vraisemblablement une erreur de traduction en qualifiant Chomsky de « socialiste libertarien ». Il serait plus logique (moins contradictoire) de le qualifier de « socialiste libertaire ».

      +4

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