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25.juin.201825.6.2018 // Les Crises

Une rencontre Trump-Poutine présente-t-elle la moindre utilité aujourd’hui ? Par Alastair Crooke

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Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 13-06-2018

Le président Trump a évoqué une telle éventualité, suggérant même une invitation de M. Poutine à Washington. Apparemment, cela semble être une bonne idée : amener de la détente entre la Russie et les États-Unis permettrait de relâcher un peu de vapeur de cette cocote-minute géopolitique sous haute pression.

Un sommet aurait pu sembler la bonne réponse – autrefois. Mais, sous Trump, la politique étrangère n’est plus ce qu’elle était autrefois. Elle évolue d’une manière quelque peu inattendue.

Au niveau officiel, les documents de politique étrangère et de défense de l’administration américaine ont emprunté leur propre voie, en commençant initialement par un mariage difficile entre les faits marquants de la campagne de Trump (sur le fait d’enrayer le déclin de la Rust Belt américaine et la nécessité pour les États-Unis de « gagner à nouveau ») et une « mariée » du Conseil de Sécurité National revêtue de la « robe » de la primauté mondiale des États-Unis façon Paul Wolfowitz. De là, à la faveur de la transformation ultérieure au cours de laquelle la Russie et la Chine se sont transmuées de « rivaux et concurrents » en pays séditieux (« puissances révisionnistes ») déterminés à détruire la « maison » mondiale, les États-Unis sont devenus, selon la dernière expression, un phénix nucléaire renaissant et dominateur.

Cette progression vers la domination ne collait pas avec l’image initiale de la campagne d’un président qui allait ramener les emplois perdus et renoncer aux aventures militaires. En ce qui concerne l’image de la campagne, qu’elle « repose en paix ».

Mais « ramener des emplois » s’est avéré aussi être moins une question de « deals plus intelligents » – et plus quelque chose dans la veine du modèle d’affaires de la mafia, genre « abandonnez le gazoduc Nord Stream Two immédiatement ou je vous brise le cou, les allemands » (c’est-à-dire que je réduis à néant vos exportations d’automobiles vers les États-Unis).

Pour résumer, nous avons en quelque sorte « voyagé » de Trump incitant au retour des emplois manufacturiers, en passant par un peu de carotte et de bâton, jusqu’au « rétamage » de tous les partenaires commerciaux de l’Amérique, avec des droits de douane élevés et des sanctions « massue » – c’est-à-dire un « art » de la négociation du type « ça ou rien », au lieu de l’Art de la Négociation, qui implique un minimum de négociation, plutôt que de rechercher la reddition sans condition de la partie adverse (comme dans le cas de l’Iran).

La nature du nouveau « gourdin », qui est maintenant manié par Trump, représente également un « pas en avant » (surtout en ce qui concerne l’Iran, où l’on ne prétend même plus vouloir autre chose que provoquer un changement de régime sec).

En fait, on a affaire ici au Trump « rétroactif » avec la récupération et la rénovation des leviers historiques de la puissance américaine (anglo-mondiale) : domination du système financier mondial, domination technologique et domination dans l’énergie (avec une puissance militaire prête à agir). La domination dans ces trois domaines a été la source de la suprématie politique pendant et après la seconde guerre mondiale.

Ce qui est essentiel dans tout cela, c’est que chaque progression dans le « périple » de la politique étrangère de Trump exprime un renforcement et une extension de la puissance américaine, plutôt qu’une stoïque acceptation du distingué déclin de l’Amérique. Bref, il s’agit de prolonger et de dynamiser le monde unipolaire – et donc de différer l’avènement du monde multipolaire.

Rappelons qu’au début de l’influence de Steve Bannon sur Trump, les choses étaient différentes. A l’époque, Bannon, s’inspirant de gens comme Evola et Guénon, était clairement multipolaire : l’Amérique voulait être culturellement américaine à sa manière – et par conséquent, pourquoi la Russie n’aurait-elle pas été russe, d’une manière qui lui soit culturellement propre ?

Alors pourquoi le président Trump inviterait-il le président Poutine à Washington – étant donné que l’ère Bannon a été remplacée par le désir de raviver culturellement les champs de l’ancienne suprématie « anglo-blanche » ?

Eh bien, une réponse pourrait être que Trump cherche à séparer la Russie de la Chine (considérant le président Poutine comme un membre supposé du « Club » culturel) – suivant la doctrine de Kissinger selon laquelle les États-Unis devraient toujours trianguler entre ces deux puissances – et que, de toute évidence, la Chine ne fait pas partie de ce que l’équipe Trump appelle l’héritage judéo-chrétien.

Mais pourquoi le président Poutine voudrait-il être placé dans une telle situation ? Soyons clairs : se ranger du côté de l’unipolarisme de Trump signifierait précisément la fin du multipolarisme, qui constitue la principale plate-forme politique des présidents Xi et Poutine, et la base de leur attrait en tant que leaders dans le reste du monde. Trump essaierait par la séduction de sortir Poutine du multipolarisme – une voie que M. Poutine ne peut pas emprunter.

Il est vrai que le président Poutine – malgré des pressions internes considérables – maintient toujours la porte entrouverte à une certaine entente avec Washington (du moins pour l’instant). Un signe de cela est qu’il a conservé un gouvernement orienté vers l’entente, plutôt qu’un gouvernement d’obédience militaire (encore une fois, du moins pour l’instant).

D’un autre côté, être invité par le Président Trump pour partager avec l’Amérique la domination de la production d’énergie (dans une sorte de « nouvelle OPEP ») peut-il constituer une carotte suffisante pour tenter le Président Poutine ? Encore une fois, ce serait problématique. Les États-Unis ont peut-être une position dominante sur le marché « spéculatif » du pétrole-papier, mais ils ne possèdent pas une position dominante sur le marché physique du pétrole (où les États-Unis peuvent être un producteur d’appoint, à la marge). L’Amérique n’est cependant pas dominatrice à ce stade, à moins que les États-Unis ne contrôlent les productions iranienne et irakienne, en plus du pétrole américain et de celui du Golfe (qu’ils contrôlent effectivement).

Pour que cette proposition soit réellement incitative, le président Poutine devrait donc tirer la conclusion que l’Iran ne peut pas soutenir le siège des sanctions de M.Trump et qu’il capitulera. Une soumission iranienne est-elle dans l’intérêt de la Russie ? Certainement pas : encore une fois, cela franchit la ligne rouge de l’attachement de la Chine et de la Russie au monde multipolaire. Il est clairement dans l’intérêt stratégique de la Chine et de la Russie qu’un élément-clé de n’importe quel monde multipolaire (l’Iran) ne soit pas la victime de l’unipolarisme de Trump.

L’Iran est-il susceptible d’imploser ? Non, en fait, vu de Moscou (et peut-être aussi de Pékin), les choses peuvent être vues sous un tout autre angle : l’Iran ne représente pas tant une victoire américaine éclatante pour les puissances unipolaires, mais plutôt l’inverse : l’Iran représente l’entrée de Trump dans un piège du « chaudron » (comme Tom Luongo l’a formulé).

Le « chaudron » est un stratagème militaire russe par lequel une apparente fragilité dans une ligne militaire défensive – telle qu’elle est perçue par un ennemi – incite ce dernier à attaquer, sans trop réfléchir, directement sur le point faible apparent – simplement pour découvrir qu’il vient de tomber par mégarde dans un encerclement progressif et inéluctable, derrière lui et autour de lui – qui mènera à l’anéantissement.

Qu’est-ce que cela implique en termes géopolitiques ? Luongo suggère que Trump va trop loin dans son désir de renverser à la fois le gouvernement et la « révolution » iranienne, pour que les États-Unis deviennent dominants dans le domaine de l’énergie. C’est le « pas de trop » et Trump agace tout le monde.

Pour que ses sanctions soient dévastatrices pour les Iraniens, Trump menace tout le monde, sanctionne et humilie tous azimuts, porte atteinte aux intérêts commerciaux – et chamboule tout sur le terrain du Moyen-Orient : il sanctionne l’Iran, réifie une autocratie saoudienne, méprise les Palestiniens – et considère la « ville sainte » (Jérusalem) comme s’il s’agissait d’une propriété de prestige sur un plateau de Monopoly, qui peut se négocier sur un coup de dés.

Pas étonnant que Moscou pense qu’il peut attendre : le paradigme est en train de s’inverser. Le monde frappe à la porte de Moscou. Les dirigeants européens qui – jusqu’à récemment – rivalisaient de rudesse à l’encontre du président Poutine, entonnent maintenant la chanson « L’Europe a besoin de vous ». Bien entendu, il ne s’agit là que de rhétorique de la part d’une Union européenne affaiblie et meurtrie, et son fondement, si tant est qu’il y en ait, reste à voir.

Avec la quasi-totalité du monde sanctionné par le dollar, ou sanctionné par ricochet, les États sont très remontés. Et comme le commerce mondial est sanctionné et en recul, les liquidités en dollars vont certainement s’évaporer partout dans le monde – et pas seulement sur les marchés émergents – alors que les fonds recherchent la sécurité, à travers des actifs tangibles et facilement négociables. C’est à ce moment-là que les dettes libellées en dollars américains seront ré-libellés en « autres » – et que la dé-dollarisation prendra son essor, réellement.

Non, on ne voit pas pour quelle raison M. Poutine se rendrait à la Maison-Blanche – du moins pas avant que les élections de mi-mandat, en novembre aux États-Unis, soient passées et que le passage au rouleau compresseur de Trump dans le monde, avec l’application en août du train principal des sanctions, soit terminé – et que les conséquences apparaissent clairement. Non, à moins que M. Poutine ne veuille simplement prendre date maintenant, et qu’une fois que tout se sera décanté, un Trump échaudé, bien sûr, sera à ce moment-là le bienvenu à Moscou

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 13-06-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Weilan // 25.06.2018 à 08h23

“Les dirigeants européens qui -jusqu’à récemment- rivalisaient de rudesse à l’encontre du président Poutine, entonnent maintenant la chanson “l’Europe a besoin de vous” écrit M. Alastair Crooke.
Ah bon ? De quels dirigeants européens s’agit il ? Une chancelière de plus en plus chancelante ? De Macron qui s’accroche désespérément aux jupes de Merkel tout en multipliant les critiques, voire les insultes, envers ses homologues européens qui osent remettre en question les sanctions anti-russes ? Des états baltes, chaque jour plus paranoïaques, qui ont transformé leurs pays en champs de manœuvres et en bases militaires de l’OTAN ?
Bref, je ne partage guère l’optimisme du rédacteur de cet article pourtant de simple bon sens.
Je crois plutôt que le train est passé et que l’UE l’a volontairement raté. La Russie regarde désormais ailleurs…

11 réactions et commentaires

  • Weilan // 25.06.2018 à 08h23

    “Les dirigeants européens qui -jusqu’à récemment- rivalisaient de rudesse à l’encontre du président Poutine, entonnent maintenant la chanson “l’Europe a besoin de vous” écrit M. Alastair Crooke.
    Ah bon ? De quels dirigeants européens s’agit il ? Une chancelière de plus en plus chancelante ? De Macron qui s’accroche désespérément aux jupes de Merkel tout en multipliant les critiques, voire les insultes, envers ses homologues européens qui osent remettre en question les sanctions anti-russes ? Des états baltes, chaque jour plus paranoïaques, qui ont transformé leurs pays en champs de manœuvres et en bases militaires de l’OTAN ?
    Bref, je ne partage guère l’optimisme du rédacteur de cet article pourtant de simple bon sens.
    Je crois plutôt que le train est passé et que l’UE l’a volontairement raté. La Russie regarde désormais ailleurs…

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    • patrickv // 25.06.2018 à 08h46

      je crois aussi que Poutine a une vision à plus long terme, que Trump et l’occident en général !
      et il est meilleur joueur d’échec que la plupart des dirigeants occidentaux !
      d’ailleurs, son rejet de réintégration au G7 (8) le montre clairement.
      visiblement, sa vision de l’avenir du monde est différente de celle des Américains. (quand on voit l’Histoire des USA, particulièrement “guerrière”, je ne peux que me réjouir que ce Pays ait une opposition sérieuse)

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    • bruno // 25.06.2018 à 16h12

      excellent Weilan.
      c’est exactement ça,la Russie regarde désormais ailleurs.

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  • nulnestpropheteensonpays // 25.06.2018 à 09h22

    non Mr Poutine n’allez pas discuter avec le diable , aidons le peuple américain a se libérer de cette oligarchie , et après libérons l’Europe

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  • ZX // 25.06.2018 à 14h02

    Et Trump a une pensée Tweet très cohérente, il ne se contredit jamais. Jamais dans le même Tweet – d’un Tweet à l’autre c’est autre chose.
    Poutine a une parole qui l’engage, comme cela devrait être pour tout responsable politique. Parler avec une girouette ne vaut pas le déplacement.
    En outre le risque d’attentat sous faux drapeau, opposants russes en Amérique ou terroristes tchétchènes, n’est pas à écarter. Imaginer la joie des néocons avec une Russie sans Poutine.

    La parole de Macron ne vaut pas grand chose non plus, un exemple récent : son engagement pour protéger les enfants en fixant une présomption de non-consentement à 15 ans. Résultat : le gouvernement ne va pas déterminer d’âge donc rien ne change. Sinon en pire : le viol d’un enfant par un adulte sera décriminaliser et considéré comme un simple délit si l’enfant ne peut pas apporter la preuve de son non consentement. Une première mondiale ! Le viol d’un enfant correctionnaliser comme une simple atteinte sexuelle avec pénétration, un viol n’est plus un viol. Les enfants sont moins bien protégés que les adultes pour qui un viol reste un viol. Les pédophiles disent merci à Macron.
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/correctionnalisation-empeche-reconnaissance-crime-viol

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    • Dominique // 26.06.2018 à 09h54

      « un viol n’est plus un viol. […] Les pédophiles disent merci à Macron. »
      Le projet de loi de Marlène Schiappa (et non Macron) n’a pas introduit la notion de viol dès lors qu’une relation sexuelle existe avec un enfant, c’est vrai, et on le regrette. Mais il n’a rien supprimé qui existait. Donc dire « un viol n’est plus un viol » est tordre le cou à la réalité.

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      • ZX8118 // 26.06.2018 à 16h50

        Faux. L’article 2 de la loi Schiappa (je n’ai jamais parlé de loi Macron, mais vous imaginez bien que si la présomption de non-consentement a disparu ce n’est pas contre la volonté de président) parle d’une nouveauté : le délit d’atteinte sexuelle avec pénétration.
        Par définition ce qui différencie l’agression sexuel du viol est la pénétration. Un viol est un crime, une atteinte sexuel est un délit. Or nous avons dans l’article 2 une aberration : une pénétration pourra être aussi bien un viol qu’une atteinte sexuelle, un crime qu’un simple délit.
        La loi actuelle :
        “Le viol est un crime.
        Il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » Tout acte de pénétration sexuelle est visé : buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt, par un objet.” (Article 222-23 à 222-26 du code pénal)
        “Les agressions sexuelles autres que le viol sont des délits.
        Elles sont définies comme « un acte à caractère sexuel sans pénétration ommis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il peut s’agir par exemple de caresses ou d’attouchements de nature sexuelle.” (Article 222-27 à 222-30 du code pénal)
        http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Violences-sexuelles,312.html
        Parler d’une agression sexuelle avec pénétration est donc une aberration. Un viol selon la loi Schiappa n’est donc plus un viol selon la loi actuel, ce n’est plus un crime. CQFD

        Pétition :
        https://www.change.org/p/leviolestuncrime-retirez-l-article-2
        J’avais complété mon post précédent avec de nombreuses références, malheureusement il a disparu. (Un modérateur un peu trop zélé, je suggérais aux Crises d’un faire un papier ?)

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        • Dominique // 28.06.2018 à 18h24

          Encore une fois, je ne discute pas sur ce qui te choque dans la loi actuelle je le comprends très bien. Tu as répondu à côté de ma question : Qu’est-ce qui existait dans la loi précédente et qui a disparu dans l’actuelle ?
          Le lien que tu as fourni n’y répond pas non plus.

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          • ZX8118 // 28.06.2018 à 22h15

            On n’a pas garder les moutons ensemble mais si tu veux me tutoyer pourquoi pas.
            Tu me dis que je tords le cou à la réalité, je te démontre le contraire.
            Apparemment tu n’a rien lu. Il n’est pas question de loi actuelle et de loi précédente mais d’un projet de loi qui sera soumis à débat prochainement. La loi actuelle est choquante (pour toute personne sensée), car on ne demande pas à un enfant, dès l’âge de 6 ans, de prouver son non consentement, le projet de loi ne résoud rien mais aggrave la situation :

            “Nous créons un nouveau délit: l’atteinte sexuelle avec pénétration”. Christophe Castaner
            https://twitter.com/ccastaner/status/996120339087347717
            Qu’est-ce qui va disparaitre avec ce nouveau délit ?
            Réfléchis 2 secondes, je suis sûr que tu peux y arriver.

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  • Christian Gedeon // 25.06.2018 à 14h37

    Ben je dirais que d’une façon très terre à terre ,c’est M. Trump et M. Poutine qui sont les seuls à avoir la réponse à la question. Et à mon sens plus ils se rencontreront,mieux ça sera. Pour eux deux et pour le reste du monde aussi.

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  • Haricophile // 26.06.2018 à 11h20

    Le vrai intérêt serait a usage interne des états unis. Montrer que Poutine est un Président et un homme avec qui on peut avoir une conversation le plus naturellement du monde et non un diable rouge agitant sa fourche avec de la fumée sortant des naseaux.

    Se parler c’est déjà un très grand pas vers la détente et les comportements raisonnables, c’est d’ailleurs pour ça qu’on a inventé la diplomatie.

    D’ailleurs ceux qui ne veulent pas la paix ni l’intérêt général passent beaucoup de temps et d’énergie a déshumaniser l’autre et a empêcher toute discussion.

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