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12.octobre.201512.10.2015 // Les Crises

[70e AG ONU] Russie + Ukraine : « Avez-vous au moins conscience de ce que vous avez fait ?»

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Discours de Vladimir Poutine lors de la 70e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le 28 septembre 2015

Vladimir ‪‎Poutine s’est exprimé lundi 28 septembre dans le cadre de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Un discours très commenté dans la presse internationale que Le Courrier de Russie a traduit dans son intégralité afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.

 

Vladimir ‪‎Poutine: Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire général, Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement, Mesdames et Messieurs,

Le 70e anniversaire de l’Organisation des Nations Unies est l’occasion de réfléchir au passé et de parler de notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs forces pour poser les fondements solides de l’ordre mondial d’après-guerre. J’aimerais rappeler que les décisions majeures sur les principes de la coopération entre les États, les décisions sur la création de l’ONU, ont été prises dans notre pays, lors de la rencontre entre les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne qui s’est tenue à Yalta. Le système de Yalta a été obtenu après de nombreuses épreuves et au prix de dizaines de millions de vies et de deux guerres mondiales qui ont secoué la planète au XXe siècle. Soyons objectifs, ce système a aidé l’Humanité à traverser les événements tumultueux, parfois dramatiques, des 70 dernières années et a préservé le monde de bouleversements à grande échelle. L’Organisation des Nations Unies est une structure sans égale en termes de légitimité, de représentativité et d’universalité. Oui, ces derniers temps, l’ONU fait l’objet de nombreuses critiques. Elle manquerait soi-disant d’efficacité et les décisions les plus importantes reposeraient sur des divergences irréconciliables, principalement entre les membres du Conseil de Sécurité. Toutefois, j’aimerais souligner que les différends ont toujours existé à l’ONU, et ce au cours des ses 70 années d’existence. Et, de tout temps, le droit de veto y a été appliqué : y ont eu recours les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Union soviétique et ensuite la Russie. C’est tout à fait naturel pour une organisation aussi hétéroclite et représentative. Les fondateurs de l’ONU ne partaient pas du principe que l’unanimité y régnerait. L’essence de l’organisation réside précisément dans la recherche et l’élaboration de compromis, et sa force – dans la prise en compte d’opinions et de points de vue divers.

Les questions discutées à l’ONU donnent lieu à des accords sous la forme de résolutions ou ne donnent lieu à aucun accord. Comme le disent les diplomates : « elles passent ou elles ne passent pas ». Et toute action entreprise par un État afin de contourner ce principe est illégitime et contraire à la Charte des Nations Unies et au droit international.

Nous savons tous qu’après la fin de la Guerre froide – tout le monde le sait – un centre de domination unique est apparu dans le monde. Ceux qui se trouvaient au sommet de cette pyramide ont cédé à la tentation de croire que s’ils étaient aussi forts et exceptionnels, cela signifiait qu’ils savaient tout mieux que tout le monde. Et, par conséquent, qu’ils n’avaient pas besoin de l’ONU, qui, souvent, au lieu d’approuver automatiquement une décision, de la rendre légitime, ne faisait que leur « mettre des bâtons dans les roues ». Des discussions ont eu lieu sur le fait que l’organisation telle qu’elle avait été créée était devenue obsolète et avait accompli sa mission historique. Il est évident que le monde change et que l’ONU doit s’adapter à cette transformation naturelle. La Russie est prête, sur la base d’un consensus large, à œuvrer au développement futur de l’ONU avec tous ses partenaires, mais nous estimons que les tentatives visant à saper l’autorité et la légitimité de l’ONU sont extrêmement dangereuses. Elles pourraient conduire à l’effondrement de toute l’architecture des relations internationales. Auquel cas ne subsisterait plus aucune règle, si ce n’est la loi du plus fort.

Ce serait un monde dans lequel l’égoïsme primerait sur le travail collectif, un monde dans lequel il y aurait de plus en plus de diktats et de moins en moins d’égalité, de démocratie réelle et de liberté, un monde dans lequel le nombre de protectorats dirigés de l’extérieur se multiplierait au détriment d’États véritablement indépendants. Au fond, qu’est-ce que la souveraineté étatique déjà mentionnée ici par mes collègues ? Il s’agit avant tout pour chaque être humain, pour chaque peuple, pour chaque État, d’être libre, de pouvoir décider librement de son avenir.

Dans le même ordre d’idées, chers collègues, il y a ce qu’on appelle la légitimité des autorités étatiques. Nous ne pouvons pas jouer sur les mots à des fins de manipulation. En droit international et dans les affaires internationales, chaque terme doit être compréhensible, transparent et univoque. Nous sommes tous différents et nous devons le respecter. Personne ne doit s’accommoder d’un modèle de développement unique reconnu une fois pour toutes par certains comme le seul acceptable.

Nous ne devons pas oublier le passé. En ce qui nous concerne par exemple, nous nous souvenons notamment de l’histoire de l’Union soviétique. L’exportation d’expériences sociales, les tentatives visant à provoquer des changements dans l’un ou l’autre pays en partant de ses propres orientations idéologiques, ont souvent eu des répercussions tragiques et ont été synonymes non de progrès, mais de dégradation. Cependant, personne, semble-t-il, n’apprend des erreurs d’autrui, qui ne cessent d’être répétées. Et l’exportation de ce qu’on appelle désormais les révolutions « démocratiques » se poursuit.

Il suffit d’examiner la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord, dont a parlé le précédent intervenant [le roi Abdallah II de Jordanie, ndlr]. Cela fait évidemment longtemps que les problèmes socio-politiques couvaient dans cette région et que les populations aspiraient à des changements. Mais qu’ont-elles obtenu en réalité ? L’intervention extérieure agressive à entraîné, au lieu de réformes, la destruction pure et simple des institutions étatiques et du mode de vie lui-même. En lieu et place du triomphe de la démocratie et du progrès règnent la violence, la misère et les catastrophes sociales, tandis que les droits de l’homme, y compris le droit à la vie, ne sont appliqués nulle part.

J’aimerais demander aux responsables de cette situation :« Avez-vous au moins conscience de ce que vous avez fait ?» Mais je crains que cette question ne reste en suspens, parce que ces gens n’ont pas renoncé à leur politique basée sur une confiance exagérée en soi et la conviction de son exceptionnalité et de son impunité.

Il est déjà manifeste que l’absence de pouvoir constatée dans une série de pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord a conduit à la formation de zones anarchiques, rapidement envahies par des extrémistes et des terroristes. Des dizaines de milliers de combattants se battent déjà sous les drapeaux de l’ainsi nommé « État islamique ». On trouve parmi eux d’anciens soldats irakiens jetés à la rue suite à l’invasion de l’Irak en 2003. Un autre pays fournisseur de recrues est la Libye, dont la structure étatique a été détruite après la violation grave de la résolution n°1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd’hui, des membres de ce qu’on appelle l’opposition syrienne modérée, soutenue par l’Occident, viennent également grossir les rangs des radicaux.

Une fois armés et formés, ceux-ci passent du côté de l’État islamique. Ce dernier n’a lui-même pas surgi de nulle part : il a également été dans un premier temps choyé en tant qu’instrument de lutte contre des régimes laïques indésirables. Après avoir créé une tête de pont en Syrie et en Irak, l’État islamique poursuit activement son expansion dans d’autres régions et cherche à dominer le monde islamique – mais pas seulement. Il est clair que ses plans ne se limiteront pas à cette région. La situation est on ne peut plus dangereuse.

Dans ce contexte, il est hypocrite et irresponsable de faire de grandes déclarations sur la menace du terrorisme international tout en fermant les yeux sur les flux de financement et de soutien des terroristes, notamment le trafic de drogues, de pétrole et d’armes, ou d’essayer de manipuler des groupes extrémistes, de les utiliser pour atteindre ses propres objectifs politiques dans l’espoir de s’en débarrasser ensuite ou, plus simplement, de les éliminer.

J’aimerais dire à ceux qui agissent et pensent réellement ainsi : « Messieurs, vous avez bien sûr affaire à des individus extrêmement cruels, mais ceux-ci ne sont absolument pas idiots ni primitifs, ils ne sont pas plus bêtes que vous et on ne sait pas encore qui utilise qui. » Les dernières informations sur le transfert d’armes aux terroristes par cette même opposition modérée ne font que le confirmer.

Nous considérons que toute tentative visant à jouer avec les terroristes, et qui plus est à les armer, est non seulement irréfléchie mais également dangereuse. La menace terroriste mondiale pourrait s’en voir extrêmement accrue et peser sur de nouvelles régions de la planète. D’autant plus que des combattants de nombreux pays, y compris européens, sont « rodés » dans les camps de l’État islamique.

Malheureusement, chers collègues, je dois reconnaître que la Russie n’est pas ici une exception. Il est inadmissible que ces coupe-jarrets qui ont déjà senti l’odeur du sang retournent ensuite chez eux et y poursuivent leur sale besogne. Nous ne le voulons pas. Personne ne le veut, n’est-ce pas ? La Russie s’est toujours opposée avec fermeté et constance au terrorisme sous toutes ses formes.

Aujourd’hui, nous apportons une aide militaro-technique à l’Irak, la Syrie et d’autres pays de la région qui luttent contre les groupes terroristes. Nous estimons que refuser de coopérer avec les autorités syriennes, avec l’armée gouvernementale, avec ceux qui affrontent courageusement le terrorisme, est une grave erreur. Il faut enfin reconnaître qu’hormis les troupes gouvernementales du président Bachar el-Assad et les milices kurdes en Syrie, personne ne se bat réellement contre l’État islamique et les autres organisations terroristes. Nous connaissons tous les problèmes de la région, toutes ses contradictions, mais nous devons tout de même nous fonder sur la réalité.

Chers collègues, je ne peux que constater que, ces derniers temps, notre approche honnête et franche est utilisée comme prétexte pour accuser la Russie d’ambitions croissantes. Comme si ceux qui en parlent n’avaient aucune ambition. Mais l’essentiel, chers collègues, ce ne sont pas les ambitions de la Russie, mais le fait que la situation actuelle est devenue intolérable.

En réalité, ce que nous proposons, ce n’est pas de se laisser guider par ses ambitions mais par des valeurs et des intérêts communs sur la base du droit international, de joindre nos efforts pour résoudre les nouveaux problèmes auxquels nous sommes confrontés et de créer une véritable et large coalition antiterroriste internationale. À l’instar de la coalition anti-hitlérienne, celle-ci pourrait unir dans ses rangs les forces les plus diverses, prêtes à combattre de façon radicale ceux qui, comme les nazis, sèment le mal et la haine.

Les principaux membres de cette coalition doivent bien entendu être les pays musulmans. Car non seulement l’État islamique les menace directement mais, par ses crimes sanglants, il profane une des plus grandes religions du monde – l’islam. Les idéologues de ces combattants bafouent l’islam et dénaturent ses véritables valeurs humaines.

J’aimerais m’adresser aux autorités spirituelles musulmanes : votre autorité et vos enseignements sont plus que jamais cruciaux. Il faut mettre à l’abri d’actes inconsidérés ceux que les combattants essayent d’enrôler, et aider ceux qui ont été trompés et qui, pour diverses raisons, se sont retrouvés dans les rangs des terroristes à trouver le chemin vers une vie normale, à déposer les armes et à cesser cette guerre fratricide.

Dans quelques jours, la Russie, en tant que présidente du Conseil de Sécurité, convoquera une réunion ministérielle pour analyser en profondeur la menace qui pèse au Proche-Orient. Nous proposons de discuter en particulier de la possibilité d’adopter une résolution sur la coordination de toutes les forces qui luttent contre l’État islamique et d’autres groupes terroristes. Je le répète, cette coopération doit reposer sur les principes énoncés dans la Charte des Nations Unies.

Nous comptons sur le fait que la communauté internationale parvienne à élaborer une stratégie globale de stabilisation politique et de rétablissement socio-économique au Proche-Orient. Alors, chers amis, il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour les réfugiés. Les personnes contraintes de quitter leur terre natale ont d’abord afflué dans les pays alentour et ensuite en Europe. Ils se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Il s’agit au fond d’une nouvelle grande migration amère et d’une dure leçon pour nous tous, y compris pour l’Europe.

J’aimerais souligner que les réfugiés ont évidemment besoin de compassion et de soutien. Cependant, on ne pourra résoudre définitivement ce problème qu’en rétablissant la structure étatique là où elle a été détruite, en renforçant les institutions gouvernementales là où elles existent encore ou sont en train d’être reconstruites, et en fournissant une aide multiforme – militaire, économique et matérielle – aux pays en difficulté et, bien sûr, aux gens qui, malgré toutes les épreuves, ne sont pas partis de chez eux.

Il va sans dire que toute aide aux États souverains ne doit pas être imposée mais proposée, et ce dans le strict respect de la Charte de l’ONU. Tout ce qui est fait et sera fait dans ce domaine conformément aux normes du droit international doit être soutenu par notre organisation, et tout ce qui contreviendra à la Charte devra être rejeté.

Le plus important est, selon moi, de contribuer au rétablissement des structures étatiques en Libye, de soutenir le nouveau gouvernement irakien, et d’apporter une aide multilatérale au gouvernement syrien légitime.

Chers collègues, la mission principale de la communauté internationale, guidée par l’ONU, reste de garantir la paix et la stabilité à l’échelle régionale et globale. Nous estimons qu’il nous faut former un espace de sécurité égale et indivisible, pas uniquement réservé à un cercle d’élus mais pour tout le monde. Oui, c’est un travail complexe, difficile et de longue haleine, mais il n’y a pas d’alternative.

Cependant, la mentalité de « bloc » héritée de la Guerre froide et l’aspiration à conquérir de nouveaux espaces géopolitiques, que partagent certains de nos collègues, continuent malheureusement de prédominer. D’une part, ils poursuivent la politique d’élargissement de l’OTAN. À quoi bon vu que le pacte de Varsovie a cessé d’exister et que l’Union soviétique s’est effondrée ? Toujours est-il que l’OTAN non seulement subsiste mais s’élargit, à l’instar de ses infrastructures militaires.

D’autre part, ils ont placé les pays post-soviétiques devant un choix erroné : l’Ouest ou l’Est ? Tôt ou tard cette logique de confrontation devait conduire à une crise géopolitique grave. C’est ce qui s’est produit en Ukraine, où ils ont utilisé le mécontentement d’une grande partie de la population envers les autorités en place et ont provoqué de l’extérieur une révolution armée, qui s’est transformée en guerre civile.

Nous sommes convaincus que seul le respect complet et scrupuleux des accords de Minsk du 12 février 2015 permettront de mettre un terme à l’effusion de sang et de sortir de l’impasse. On ne garantira pas l’intégrité de l’Ukraine par les menaces et la force des armes. Mais cette intégrité doit être garantie. Il faut réellement tenir compte des intérêts et des droits des populations du Donbass, respecter leur choix, s’entendre avec elles, comme le prévoient les accords de Minsk, sur les éléments clés de la structure politique de l’État. C’est la condition du futur développement de l’Ukraine en tant qu’État civilisé, en tant que maillon essentiel dans la construction d’un espace commun de sécurité et de coopération économique tant en Europe qu’en Eurasie.

Mesdames et messieurs, ce n’est pas un hasard si je vous parle d’espace commun de coopération économique. Encore récemment, il semblait qu’en matière économique, régie par les lois objectives du marché, nous apprendrions à nous passer des lignes de démarcation, que nous suivrions des règles transparentes et fixées ensemble, notamment les principes de l’OMC que sont le libre échange, la liberté d’investissement et la libre concurrence. Toutefois, aujourd’hui, les sanctions unilatérales contournant la Charte de l’ONU sont quasiment devenues la norme. Celles-ci poursuivent non seulement des objectifs politiques mais servent également à éliminer des concurrents sur le marché.

J’aimerais relever un autre symptôme de l’égoïsme économique croissant. Une série de pays ont choisi de former des unions économiques exclusives et fermées. En outre, ces pays négocient en cachette et n’informent ni leurs citoyens, ni leurs cercles d’affaires, ni l’opinion publique, ni le reste du monde, de leurs pourparlers. Les autres États dont les intérêts peuvent être en jeu ne sont eux non plus au courant de rien. Il est probable qu’on souhaite tous nous mettre devant le fait accompli, une fois que les règles du jeu auront été réécrites – de nouveau dans l’intérêt d’un cercle étroit d’élus, et ce sans consulter l’OMC. Avec pour conséquences le déséquilibre total du système commercial et le morcellement de l’espace économique mondial.

Ces problèmes touchent aux intérêts de tous les États et influent sur les perspectives de l’économie mondiale dans son ensemble. C’est pourquoi nous proposons d’en discuter dans le cadre de l’ONU, de l’OMC et du G20. Pour faire contrepoids à la politique d’exclusivité, la Russie propose d’harmoniser les projets économiques régionaux, de favoriser « l’intégration des intégrations », sur la base des principes universels et transparents du commerce international. En qualité d’exemple, je peux vous citer le projet de coopération entre l’Union économique eurasiatique et l’initiative chinoise de créer une Ceinture économique de la route de la Soie. Par ailleurs, nous continuons à fonder de grands espoirs dans l’harmonisation des processus d’intégration dans le cadre de l’Union économique eurasiatique et de l’Union européenne.

Mesdames et messieurs, parmi les défis auxquels est confrontée l’humanité entière, il y a également celui du changement climatique. Nous prêterons une grande attention aux résultats de la conférence des Nations Unies sur le climat, qui se tiendra au mois de décembre à Paris. À l’horizon 2030, la Russie prévoit de limiter ses émissions de gaz à effet de serre à 70-75 % du niveau de 1990.

Néanmoins, je propose d’envisager ce problème de façon plus large. Certes, en instaurant des quotas sur les rejets nocifs et en recourant à d’autres tactiques, nous pourrons peut-être atténuer pour un temps le problème, mais il est évident que ce n’est pas ainsi que nous le réglerons une fois pour toutes. Nous avons besoin d’approches fondamentalement différentes. Nous devons introduire de nouvelles technologies ne nuisant pas à l’environnement mais coexistant harmonieusement avec lui et qui permettront de rétablir l’équilibre biosphère-technosphère perturbé par l’homme. Ce défi est effectivement planétaire mais je suis persuadé que l’Humanité a le potentiel intellectuel nécessaire pour le relever.

Nous devons unir nos efforts, et avant tout ceux des États qui disposent d’une base scientifique puissante et de travaux de recherche en sciences fondamentales. Nous proposons de convoquer sous l’égide de l’ONU un forum spécial où seront examinés en profondeur les problèmes liés à l’épuisement des ressources naturelles, à la destruction de l’habitat et au changement climatique. La Russie est prête à faire partie des pays organisateurs de ce forum.

Mesdames et messieurs, chers collègues, le 10 janvier 1946 a marqué l’ouverture, à Londres, de la première séance de l’Assemblée générale de l’ONU. Dans son discours, le diplomate colombien Zuleta Angel, président de la commission préparatoire de la session, a formulé, à mon sens de façon très complète, les principes sur lesquels doivent se bâtir les actions de l’ONU. Il s’agit de la bonne volonté, du mépris des intrigues et des ruses, et de l’esprit de coopération.

Aujourd’hui, ces mots résonnent en nous tous comme une recommandation. La Russie croit en l’énorme potentiel de l’ONU, qui doit contribuer à empêcher une nouvelle confrontation mondiale pour lui préférer une stratégie de coopération. Aux côtés des autres pays, nous continuerons à œuvrer au renforcement du rôle central de coordination de l’ONU.

Je suis convaincu qu’ensemble nous rendrons le monde stable et sûr et que nous garantirons les conditions propices au développement de tous les États et de tous les peuples.

Je vous remercie de votre attention.

Source : ONU 05/10/2015 transcrit par les lecteurs du blog www.les-crises.fr

 

Petro Porochenko intervient à la 70ème session de l’ONU

Monsieur le Président, mes chers collègues, mesdames et messieurs, au nom de l’Ukraine, je présente mes félicitations sincères à Mr Mogens Lykketoft à l’occasion de son élection à la présidence de la 70e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Je souhaite Mr le Président que vous remportiez tout succès dans votre activité, à cette heure historique, notre avenir dépendra largement des résultats de cette session et de nos décisions collectives. Allons nous choisir de nous engager sur la voie de la paix et de la sécurité et des droits de l’homme ou allons nous plonger dans les perturbations de nouvelles guerres hybrides de chaos et de souffrance ?

Mr le Président, au moment où nous souhaitons l’anniversaire de l’organisation, je suis fier de parler au nom de l’un des membres fondateurs des Nations Unies.

En 1945, mon pays a participé activement à la conférence de San Francisco et a contribué à la création de l’organisation et en a jeté les fondations. Mon pays a beaucoup ajouté à San Francisco pour donner forme à la Charte des Nations Unies et à ce qui en est le cœur, ses buts et principes. Malheureusement, je parle également aujourd’hui au nom d ‘un état membre des Nations Unies qui est victime d’une violation brutale des normes et principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies. Lorsque l’Ukraine a rejoint les Nations Unies comme membre fondateur de l’organisation, elle prononcé un discours à la conférence de San Francisco dans lequel elle a souligné (je cite) : « L’Ukraine au cours de son histoire a été souvent victime d’invasions sanglantes par des agresseurs qui au long des siècles ont essayé d’annexer sont territoire » (fin de citation). Beaucoup de temps s’est écoulé depuis cet événement historique mais aujourd’hui, je suis obligé de rappeler que mon pays est victime d’une agression extérieure, cette fois ci, l’agresseur c’est la Fédération de Russie, notre voisin, ancien partenaire stratégique, qui s’était engagé juridiquement à respecter, la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’indépendance, et l’inviolabilité des frontières de l’Ukraine. Ce pays était le garant de la sécurité de l’Ukraine en vertu du mémorandum de Budapest qui prévoyait des garanties de sécurité à mon pays en échange d’une renonciation volontaire au 3e arsenal nucléaire mondial. De plus, ce pays est un membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies chargé par la Charte des Nations Unies de la paix et de la sécurité internationale. En février 2014, la Russie a mené contre mon pays une agression ouverte, sans qu’il ait eu de provocations auparavant en occupant et annexant la Crimée. Cette violation, patente et brutale du droit international a choqué la communauté mondiale toute entière et je remercie du fond du cœur toute les délégations de la majorité de des états membres de l’organisation qui l’année passée ont appuyé la résolution de l’assemblée générale intitulé « intégrité territoriale de l’Ukraine », une résolution qui condamnait l’annexion illégale de la Crimée par la Russie. Il est regrettable, qu’après ce verdict clair de la communauté internationale, la Russie ne soit pas revenue sur le terrain du droit international. De plus, Moscou s’est lancé dans un nouveau jeu dangereux militaire cette fois ci dans région du Donbass de l’Ukraine. Même si jusqu’à aujourd’hui, la Russie refuse d’admettre officiellement qu’elle a procédé à une invasion militaire directe, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une guerre d’agression contre mon pays, contre l’Ukraine. Pour tromper la communauté mondiale, les dirigeants russes ordonnent à leurs soldats de retirer leurs insignes, d’effacer du matériel militaire les marques d’identification, les soldats sont abandonnés dès qu’ils sont capturés sur le terrain des opérations, et la Russie utilise cyniquement de crématoires mobiles pour éliminer toute trace de ses crimes sur le terrain de l’Ukraine; je souligne que ce n’est une guerre civile ni un conflit interne. Les territoires ukrainiens, de la Crimée et le Donbass, qui ont été occupés par la Russie, représentent à peu près 44000 km2. Des millions d’ukrainiens se sont retrouvés sous l’occupation. L’objectif de cette guerre, est d’obliger le peuple ukrainien à renoncer au choix souverain qu’il avait fait : celui de construire un état européen, libre, démocratique et prospère. Tout cela, sous fond de rhétorique traitre, sur la fraternité des peuples, sur le caractère commun de notre histoire, sur le fait que nos langues sont proches, sur le fait que nous avons un avenir commun par prédestination. En fait, ici, nous avons ici le souhait de revenir à l’époque impérialiste, avec des sphères d’influence, il s’agit dune tentative désespérée de s’affirmer soi même au détriment des autres. Voilà plus de 20 mois que l’agression de la Russie contre mon pays continue par le truchement du financement des terroristes et de mercenaires. La Russie livre de armes et du matériel militaire aux groupes armés illégaux du Donbass. Ces dernières années, nous avons entendu la partie russe faire de déclarations de conciliation notamment demander la création d’une coalition antiterroriste ou des avertissements du danger à flirter avec des terroristes. Quelle belle histoire! Mais elle est bien difficile à croire…

Comment pouvez vous demander la création d’une coalition antiterroriste si vous inspirez le terrorisme devant votre propre porte? Comment pouvez vous parler de paix et de légitimité si votre politique consiste à faire la guerre en installant des gouvernements fantoches ? Comment pouvez vous parler de la liberté des nations si vous punissez votre voisin pour les choix qu’il a fait? Comment pouvez vous exiger que l’on vous respecte tous si vous meme ne respectez personne ?

L’Evangile selon Saint Jean enseigne au commencement était le verbe. Mais quel est le genre d’évangile que vous prêchez au monde si toutes les paroles que vous prononcez sont à double sens. Je reviens à la situation du Donbass. Je suis obligé de dire qu’ici, ce que nous sommes obligés de combattre, ce sont les troupes, régulières, armées jusqu’au dents, de la fédération de Russie. Sur les territoires occupés, les armes lourdes, et des matériels militaires sont concentrées en quantité qui ferait rêver la majorité des états membres des Nations Unies. On y trouve notamment des exemples ultramodernes de matériel militaire produits en Russie et il est difficile de croire ce qu’avance le président russe, qu’il puisse avoir été acheté dans une armurerie ordinaire sauf évidemment s’il s’agit d’un magasin de gros situé en fer avec frais de ports gratuits. Au cours de cette période, plus de 8000 Ukrainiens dont plus de 6000 civils, ont perdu la vie à cause des terroristes appuyés par les russes et des occupants du Donbass. Plus d’un million et demi de résidents du Donbass ont été obligés de fuir leur foyer et sont devenus des personnes déplacées à l’intérieur des frontières, dans d’autres régions plus sures de l’Ukraine. Et je voudrais en cette occasion exprimer ma gratitude à la communauté internationale, pour les efforts considérables qu’elle a consenti pour apporter une assistance bien nécessaire à ceux qui en ont besoin. Par ailleurs, j’invite l’Organisation des Nations Unies ainsi que les autres acteurs internationaux à continuer d’accorder une attention toute particulière à ce problème très important. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que ce n’est pas la première fois que ce membre permanent du conseil de sécurité sape la paix et la sécurité que ce soit sur le plan régional et sur le plan international. Plus de 24 ans se sont écoulés depuis l’adoption de la discutable procédure du transfert du siège du siège permanent du conseil de sécurité qui appartenait auparavant à l’Union Soviétique à la Fédération de Russie. Et ce n’est pas la première guerre hybride lancée par la Russie. En fait pour préserver sa sphère d’influence dans les pays voisins, voila des décennies que la Russie installe autour d’elle une ceinture d’instabilité j’ai nommé le Haut-Karabakh, la Transnistrie, l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, la Crimée et le Donbass. Il s’agit là dans tous les cas de conflits prolongés, appuyés par la Russie ou directement menés par la Russie. Mais le Kremlin va plus loin : aujourd’hui les petits hommes verts russes foulent le sol syrien. Qu’est-ce qui va venir après et qui sera le suivant ? M. le Président, dans tout pays démocratique, si on vous vole vos bien, il y’a un tribunal indépendant qui ramène la justice, qui protège les droits et qui punit l’agresseur. Toutefois, nous devons reconnaitre, qu’au 21e siècle,

Notre organisation ne dispose pas d’un instrument efficace permettant de faire justice à un pays agresseur qui s’est emparé du territoire d’un autre état souverain. Il y’a 70 ans, les auteurs de la Charte des Nations Unies avaient conçu le mécanisme des sanctions du conseil de sécurité comme l’un des outils de retenue qui doit être appliqué dans les cas d’atteinte à la paix ou dans des cas d’actes d’agression. Toutefois, ils n’avaient même pas pu imaginer que cet outil même serait utilisé contre l’état agresseur membre permanent du conseil de sécurité. Depuis le début de l’agression, la Russie a utilisé son véto à 2 reprises, alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies examinait des questions liées à l’Ukraine. La première fois, la Russie a bloqué un projet de résolution condamnant l’imposture du référendum sur l’annexion de la Crimée en 2014. Moi personnellement, en tant que membre du parlement de l’Ukraine à ce moment là, ils ont dit à ce moment là qu’il s’agissait d’un vote sur ce référendum. Il n’y avait pas de députés ! Le parlement de Crimée était entouré par des soldats ! La seconde fois, la Russie a imposé son véto honteux sur le projet de résolution sur la mise en place d’un tribunal international chargé d’enquêter et de faire justice contre tous les responsables de l’accident du vol MH17 de la compagnie Malaisienne.

En imposant ce veto honteux sur ce projet de résolution, la Russie a fat la preuve claire qu’elle défiait le monde entier et qu’elle ne souhaitait établir la vérité et pas seulement la vérité sur les auteurs de cet attentat terroriste et sur les armes utilisées pour abattre l’avion. Ce qui est plus important c’est qu’il s’agit de la vérité sur ceux qui ont organisé ce crime, et à partir du territoire desquels les armes en question avaient été transportées. Je pense qu’ici tout le monde comprend le vrai motif du véto mis par la Russie sur le tribunal sur le vol MH17. De plus la mise en place d’une opération internationale de maintien de la paix qui pourrait stabiliser la situation en Ukraine et arrêter l’effusion de sang a été bloquée car on craint que la Russie utilise son véto. L’abus du droit du véto, son utilisation comme permis de tuer est absolument inacceptable.

La voix collective de notre organisation doit être absolument claire. L’Ukraine est favorable à la limitation progressive du droit de véto avec ultérieurement son annulation. Le droit de véto, le pouvoir d’utiliser son véto ne doit pas devenir un acte de grâce pour ceux qui commettent un crime, et qui peut être utilisé à tout moment, sorti comme ça d’une manche pour éviter une sanction qui serait légitime. Dans ce contexte, je me félicite de l’initiative de mon collègue français le président Hollande appuyé par le président Pena Nieto du Mexique, sur la déclaration politique pour limiter le droit de veto parmi les membres permanents du conseil de sécurité dans le cadre d’atrocités de masse. Il faut accorder une attention d’urgence à la modernisation du Conseil de sécurité, notamment son élargissement et l’amélioration de ses méthodes de travail. La composition du Conseil de Sécurité doit être conforme aux réalités du XXIème siècle en représentant un plus grand nombre d’états d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Il faut que le groupe des pays d’Europe de l’Est reçoive un siège non permanent supplémentaire au sein du Conseil. Dans les vingt ans qui viennent, sa composition doit être multiplié par deux. L’Ukraine considère que l’amélioration de l’architecture du maintien de la paix et du retour à la paix de l’organisation est un élément très important de la réforme de l’ONU et je m’enorgueillis de ce que la réputation internationale de l’Ukraine en tant que contributeur actif et dévoué des opérations du maintien de la paix. Malgré nos défis extérieurs, nous restons un partenaire fiable de l’organisation dans cette cause noble. La contribution de l’Ukraine au maintien de la paix et de la sécurité internationale nous donne des motifs moraux de compter sur la même assistance de la part de l’organisation en une période d’une importance essentielle pour mon pays. Une mission de maintien de la paix au Donbass placé sous l’égide des Nations Unies pourrait perte un instrument très utile pour la mise en œuvre des accords de Minsk. L’Ukraine est engagée à suivre les accord de Minsk dans la lettre et dans l’esprit et nous exigeons la même approche des autres signataires qui ces derniers temps utilisent la langue du chantage sinon il n’y a pas d’alternative aux sanctions ; de même il n’y a pas d’alternative à une résolution pacifique de la crise. Les membres de l’OFCE doivent avoir un plein accès au territoire occupé. Les forces militaires russes doivent se retirer ainsi que le matériel militaire er les mercenaires doivent se retirer du territoire de l’Ukraine et il est impératif que l’Ukraine reprenne pleinement le contrôle de son territoire et de la frontière avec la Russie. La liberté, la paix le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, c’est tout ce que demande l’Ukraine mais nous n’accepterons pas moins. M. le président malheureusement, ce n’est pas de son plein gré que l’Ukraine est une zone de lutte contre la menace terroriste. Nous condamnons le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations. Les activités de l’EI, Al Qaeda de Boko Haram et d’AlShabad, et d’autres représentent un défi mondial. La seule façon possible de relever ce défi, c’est de nous engager unis et ensemble dans une lutte sans compromis contre ce fléau. Le terrorisme international s’est montré plus souple, plus agile que la volonté politique des nations et, aujourd’hui, il revêt de nouvelles formes hybrides. Les acteurs étatiques et non étatiques sont liés entre eux. La lutte pour les droits de l’un sont remplacés par une terreur sans nom. Nous sommes convaincus qu’il est absolument urgent d’adopter un instrument international universel pour lutter contre ce crime. C’est la raison pour laquelle l’achèvement du travail préparatoire sur un projet de convention des Nations Unies sur la prévention et la lutte contre le terrorisme doit devenir l’une des principales priorités de cette 70ème session. La cour internationale de Justice ainsi que la cour Pénale Internationale doivent recevoir un rôle particulier dans la lutte contre le terrorisme international. Il est important que ces institutions deviennent universelles pour lutter contre l’impunité de ceux qui violent le droit international, les vrais auteurs des violations et ce qui les appuient : les régimes dont les politiques nationales consistent à produire de la terreur en masse. Et je suis convaincu que l’un des aspects les plus importants de la lutte contre le terrorisme c’est de partager et de respecter la mémoire des victimes. Et dans ce contexte je propose que cette 70ème session d’assemblée générale envisage la proclamation d’une journée internationale de la commémoration des victimes des attentats terroristes.

C’est le sentiment d’humiliation et la violation des droits fondamentaux qui a jeté les ukrainiens dans la rue en 2013 ce qui a marqué le début de la révolution de la dignité. L’Ukraine continue d’en payer un prix élevé pour sa liberté, pour le droit de vivre comme un pays libre, elle paye le prix de vies humaines. Et c’est la raison pour laquelle les intérêts de chaque personne, la protection de tous les droits sont à la base du programme de réforme que nous avons lancé il y’a une an. Pour la première fois en 24 ans l’Ukraine a adopté une stratégie nationale en matière de droits de l’homme. Une stratégie qui tient compte des meilleures pratiques internationales en matières des droits de l’homme notamment le cadre stratégique de l’Union Européenne sur les droits humains et la démocratie. L’agression russe a mis en évidence le problème des droits de l’homme en Crimée et dans certaines régions de Donetsk et de Lougansk. Des organisations en matière de droits de l’homme alertent sur la détérioration dramatique sur la situation des droits de l’homme qui s’appliquent directement sur les ukrainiens et les tatars de Crimée en Crimée occupée. Je parle particulièrement de la pratique utilisée par les autorités d’occupation en Crimée qui consiste à forcer à prendre la nationalité russe, les persécutions systématiques, les arrestations les enlèvements les meurtres des résidents pro ukrainiens dans la péninsule et l’élimination totale des médias indépendants. L’Ukraine réaffirme son attachement sur la déclaration des droits de peuples autochtones. Par tous les moyens juridiques, nous allons continuer de défendre les droits des Tatars de Crimée, peuple autochtone d’Ukraine, et des ukrainiens qui sont victimes des politiques de répression, des autorités d’occupation en Crimée. J’espère que la décision de stratégie de cette question sera prise lors de cette session. Et je me sens également obligé de citer les noms de Nadia Savtchenko, Oleg Sentsov, Alexandr Kolchenko, et d’un grand nombre d’autres ukrainiens prisonniers politiques du Kremlin détenus et condamnés illégalement. Par exemple, Oleg Sentsov, un metteur en scène respecté, a été condamné à 20 ans de prison pour le simple fait qu’il était qu’un patriote ukrainien et j’incite les Nations Unies et les états membres de l’organisation a lancer une campagne mondiale de pression sur les autorités russes et de leur demander de libérer immédiatement tous les citoyens ukrainiens pris en otage. Nous n’atteindrons notre objectif que si nous agissons à l’échelle mondiale. Et surtout l’Ukraine a besoin de solidarité et d’assistance qui sont des instruments de choix contre l’agression et l’injustice. Je ne doute pas que l’Ukraine gagnera car la vérité est de notre coté, mais nous le ferons beaucoup plus vite si nous ressentons le soutien et la solidarité de toute la communauté internationale. La guerre hybride menée actuellement par la Russie contre l’Ukraine a montré que la communauté internationale est confrontée à un nouveau défi qui exigera que nous rassemblions nos efforts. La guerre massive d’infirmation et la campagne de propagande, voilà qui représente des formes particulièrement destructives d’agressions non militaires. Nouvelles faussées, mensonges évidents pour justifier l’agression, propagande de l’intolérance et de la violence, voilà des phénomènes du même acabit qui remettent en question les principes de la liberté d’expression et qui intoxiquent les âmes et les esprits humains. C’est la raison pour laquelle la tâche du renforcement du rôle de l’information pour le maintien de la paix et de la sécurité est plus importante que jamais. Et j’invite l’assemblée générale à condamner dans les termes les plus forts ce phénomène honteux et à discuter des moyens d’attaquer le problème.

Monsieur le président, malgré les défis extérieurs auxquels l’Ukraine est confrontée et que j’ai décrit précédemment, l’Ukraine est parfaitement engagée dans la mise en œuvre des objectifs du développement durable. Nous sommes prêts à partager la responsabilité commune qui nous revient de trouver des solutions aux problèmes et aux priorités très importantes des groupes les vulnérables de pays par exemple des petits états insulaires. L’Ukraine est membre du groupe « Amis du Climat » et à ce titre, nous espérons pouvoir trouver un consensus sur un accord universel dans les meilleurs délais sur les changements climatiques. Nous espérons que c’est un résultat que nous obtiendrons en décembre à Paris et nous devons comprendre que le prix à payer serait la sécurité des générations de demain et le développement pérenne de l’humanité. La trajectoire vers l’atteinte des objectifs de développement durable ne s’achèvera pas positivement si l’on ne surmonte pas et ne prévient pas les conséquences technologiques et environnementales. Du fait de l’agression russe, l’Ukraine est confrontée à un autre problème : la protection de l’environnement dans le Donbass. Les terroristes inondent de manière criminelle et irresponsable les mines si bien que l’eau potable, la terre les sols, la flore, la faune sont contaminées. L’atmosphère est polluée à cause des explosions et des bombardements sur des infrastructures industrielles sensibles. En fait, nous pouvons dire qu’il y’a un risque de catastrophe environnementale et je suis convaincu que la question de la protection de l’environnement dans les conditions de conflit doit retenir l’attention toute particulière de l’assemblée générale des Nations Unies sur l’environnement. Et parlant des catastrophes technologiques, je ne peux passer sous silence l’un des accidents les pires que l’on ait connu. L’année prochaine, nous marquerons une date bien triste : le 30ème anniversaire de la tragédie de la centrale nucléaire de Tchernobyl et je voudrais vous demander M. le président de tenir une séance spéciale de l’assemblée générale consacrée au 30ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl en avril 2016.

Lorsque mon pays est devenu membre des Nations Unies dans l’allocution, elle a dit ce qui suit : L’Ukraine, avec sa force humaine très grande et avec ses grandes ressources matérielles aura la capacité d’apporter une contribution importante à la paix et à la sécurité mondiale. Tout comme il y’a 70 ans, je redis l’engagement sans faille de l’Ukraine à entreprendre le maximum d’efforts pour sauver les générations de demain du fléau de la guerre inscrites dans la Charte des Nations Unies. L’atteinte de ce noble objectif sera la pierre angulaire du mandat de l’Ukraine à un siège non permanent du conseil de sécurité si elle est élue sur la période 2016-2017. En cette capacité, l’Ukraine restera un partenaire cohérent, fiable, guidé non pas son propre agenda mais par les intérêts du monde entier et qui suivra résolument l’esprit à la lettre de la Charte. Et je suis fermement convaincu que l’organisation passera avec dignité les épreuves complexes qu’elle connait renforcera son rôle en tant que garant de l’ordre mondial, de la paix et de la prospérité. Que Dieu soit avec nous! Gloire à l’Ukraine!

Source : ONU 05/10/2015 transcrit par les lecteurs du blog www.les-crises.fr

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Commentaire recommandé

wesson // 12.10.2015 à 00h23

Pour résumer les interventions de Obama et Poutine à l’ONU, on peut citer ces 2 extraits:

Obama: « Je crois que ce qui est vrai pour l’Amérique est aussi vrai pour virtuellement toutes les démocraties matures. »

Poutine: « Personne ne doit s’accommoder d’un modèle de développement unique reconnu une fois pour toutes par certains comme le seul acceptable. »

Et après nous venons donner des leçons en impérialisme !

33 réactions et commentaires

  • wesson // 12.10.2015 à 00h23

    Pour résumer les interventions de Obama et Poutine à l’ONU, on peut citer ces 2 extraits:

    Obama: « Je crois que ce qui est vrai pour l’Amérique est aussi vrai pour virtuellement toutes les démocraties matures. »

    Poutine: « Personne ne doit s’accommoder d’un modèle de développement unique reconnu une fois pour toutes par certains comme le seul acceptable. »

    Et après nous venons donner des leçons en impérialisme !

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    • K // 12.10.2015 à 12h15

      Enfin nous ne sommes ni les Etats Unis ni la Russie, donc je ne comprends pas bien ce que recouvre le « nous ».

        +2

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      • V_Parlier // 12.10.2015 à 21h09

        Désolé de vous contredire, mais contre notre volonté nous « sommes » de fait une excroissance politique récente des Etats-Unis (pour ne pas dire: une colonie).

          +26

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    • Crapaud Rouge // 12.10.2015 à 13h33

      Bravo d’avoir mis en parallèle ces deux déclarations qui montrent bien à quel point l’Occident est dans une opposition fondamentale au reste du monde. Le principe d’Obama participe du droit d’ingérence, tandis que celui de Poutine le récuse. Le premier finira par perdre la partie.

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    • Charlie Bermude // 12.10.2015 à 13h44

      Je met plus un aussi . D’ailleurs Poutine ne néglige pas l’opinion publique , il en tient assez compte à ce qui me semble . Et s’il s’exprime comme çà  » Mais est ce que vous réalisez ce que vous avez fait  » , c’est qu’il sait bien qu’un doute et méme plus circule en Occident .
      A coté c’est Obama ex maitre en com , dans le temple de la com ( Hollywood et cie ) qui du coup parait décalé .

        +12

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    • olivier69 // 12.10.2015 à 15h13

      Bonjour Wesson,
      Oui, Obama est un digne défenseur du collectivisme pour grand public. Par contre, l’élite s’exonère de ses propres règles. Le nouvel ordre mondial….
      Education (financée, organisée et influencée par des institutions Rodhes, Carnégie,….) et comportement humain (Tavinstock,…) ? On retrouve probablement le taux le plus élevé d’extrémiste de gauche justement dans l’éducation nationale (à mon avis). Un hasard ? Le formatage des cerveaux (la normalisation par l’éducation, les médias,…) a fait ces victimes. Des convaincus (pour réussir, l’élite a besoin du consentement). L’ingénierie sociale ne date pas d’hier…

      Donc, avec une élite eugéniste qui annonce que “Notre objectif ne doit pas être de garder les gens en vie ». C’est un état d’esprit…..
      Sauf pour les élus, bien entendu puisque : « mais bien de leur donner une vie décente”.
      de Ban Ki-moon. Ils vont être content les petits capo du système, on leurs promet le paradis….

        +4

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  • Beatrix // 12.10.2015 à 03h50

    Je ne sais pas comment les autres membres l’évaluent, personnellement j’ai eu froid dans le dos après avoir lu son « procès-de-la-Russie » jusqu’au bout. Visiblement, le monde, les autres nations, les autres états n’existent pas pour lui, à part ceux qui lui ont permis d’accéder à la tête de l’Ukraine.
    Dans une grande partie de son discours, il en appelle à l’adhésion internationale à sa cause, à l’aide et au soutien internationaux de son pays.
    Avec ce qu’il a fait et continue de faire à son peuple, il est difficile de le croire capable de rétrospection ou de collaborer. Donc pas de correction ni de réparation possible avec lui.

    Si on est normalement constitué, on doit s’apercevoir que ce type est un prédateur et si on force son l’indulgence on dira que c’est un mythomane.

    C’est un personnage nuisible, tout autant que ceux qui ont soutenu Maïdan.
    Je n’ose imaginer la planète devoir hériter d’un tel fléau.

    Porochenko? il ne faudrait qu’il ne soit jamais, jamais, jamais élu comme membre permanent de l’ONU et encore moins membre du Conseil de Sécurité.

    Vraiment ce genre de clone néocons fasciste fait peur. C’est un aligator, pas un être humain.

      +48

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    • Nico 13 // 12.10.2015 à 21h02

      Porochenko, son but à moyen terme, c’est de siéger au parlement européen.
      Dans le fond, il sait très bien qu’il ne sera pas réélu président, car il va devoir brader aux multinationales occidentales tout ce qui rapporte de gros profits.

      Hé ouais, c’est bien beau de recevoir des prêts du FMI et de se faire payer du gaz russe par l’UE, mais derrière il faut mettre en place des RE-FOR-MES STRUC-TU-RELLES !!!!!!!!!!!!!!!

        +11

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      • V_Parlier // 12.10.2015 à 21h16

        Réformes structurelles, maintenant qu’ils ont mis leur pays par terre? C’est comme parler de faire une révision-vidange-graissage sur la 2CV de Bourvil dans le Corniaud! Il n’y a plus rien qui tourne donc plus rien à réformer. Je suis d’ailleurs sidéré de voir comment à chaque fois Porochenko continue obstinément à débiter ses bobards calomnieux pour expliquer la casse. Quand je pense qu’il y en a encore probablement un paquet qui l’écoute et le croit !

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        • Nico 13 // 12.10.2015 à 21h40

          Les réformes structurelles, ça va être de privatiser tout ce qui peut l’être (en gros, tout ce qui rapporte de gros profits : énergie, agriculture et ressources naturelles).
          Et ils feront quelques mini-réformes pour donner l’illusion que l’Ukraine est un Etat de droit.

          Bien sûr que le peuple va continuer à souffrir.
          Mais de toute façon, depuis le départ, le but n’est pas d’aider le peuple.
          L’Occident soutient l’Ukraine juste pour récupérer des matières premières à pas cher, et basta.

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          • Olga Croiseau // 14.10.2015 à 02h25

            Les réformes structurelles à l’ukrainien :=
            – baisser au maximum le prix des biens qui peuvent apporter qqch…
            – faire acheter par les oligarchie ukrainien ces biens
            – faire payer des petits propriétaires des terre par leur terre ( car la moratorium pour vente de terre s’arrête en 2015)

            Résumé: qqs les plus riche devient encore plus riche, le peuple est plus pauvre que jamais, la pays est ruiné…

            P.S. En effet, la guerre à l’est de l’Ukraine est pour chasser la population de la région avant de commencer d’extraire le gaz de schiste.
            L’accord est signé en 2014 et le fils de J.Biden est co-directeur…

              +2

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    • Mariethé // 15.10.2015 à 20h52

      Beatrrix , c’est BFMTV ? du Mila pur et dur

        +0

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  • DUGUESCLIN // 12.10.2015 à 05h44

    Discours de Porochenko, à l’américaine.
    Il faudrait que ces gens qui accèdent à un poste de président cessent de dire « Dieu soit avec nous », c’est Lui faire une grave offense quand on ment, tue, et triche sur le dos du peuple.
    De plus, politiquement, c’est une impudence honteuse, quand on mène des actions de guerre contre son peuple, en accusant les autres.
    La guerre s’arrête au Donbass quand les juntes de Porochenko et les bandéristes cessent leurs bombardements.
    Le peuple novorossien n’agresse personne, mais n’a pas d’autre choix que celui de se défendre. En d’autres termes ceux qui se défendent sont coupables de légitime défense, ce qui est considéré comme une agression pour les maîtres du monde.
    Alors que cet américano-ukrainien président cesse sa mascarade. Et qu’il cesse d’insulter les chrétiens en invoquant Dieu, à la façon des djihadistes qui insultent les musulmans.

      +47

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    • TienTien ! // 12.10.2015 à 10h23

      Je ne pense pas que Porochenko soit un fervent chrétien.
      Sa formule « que Dieu soit avec nous » n’avait pour but que de singer les zuniens qui proclament à tous moments et en moult occasions  » god bless America ! « 

        +28

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      • Anne // 12.10.2015 à 11h52

        Porochenko singe les États Unis, (et pas dans ce qu’ils ont de meilleur) il fait preuve d’une bigoterie hypocrite et racoleuse (qui n’a pour finalité que de tromper le zunien de base), il s’enfle d’importance et raconte n’importe quoi, (mais n’en est pas moins un dangereux criminel piloté et promu par ce qu’on fait de pire en matière de néocon aux USA , qui doivent lui écrire ses discours : on sent leur patte menteuse.)

        Poro me fait irrésistiblement penser à la grenouille voulant se faire aussi grosse que le bœuf.
        Je dirai plutôt un crapaud, quant au son aspect, batracien de l’espèce Nuland.

        Ce discours enflé et pédant, comme le personnage qui adore se mettre en scène, est l’illustration de ce qu’a voulu railler La Fontaine (et ses inspirateurs des époques plus anciennes) …

        « Une grenouille vit un bœuf
        Qui lui sembla de belle taille
        Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un œuf
        Envieuse, s’étend et s’enfle et se travaille
        Pour égaler l’animal en grosseur,
        Disant : regardez bien ma sœur,
        Est-ce assez ? dites moi, n’y suis je point encore ?
        Nenni- m’y voici donc ? point du tout, M’y voilà ?
        Vous n’en approchez point.
        « La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva »

        Les personnages comme Poro méritent ce destin là.

          +24

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    • languedoc30 // 12.10.2015 à 13h15

      Porochenko s’est perdu dans ses mensonges et a fini par y croire. Ce discours est un long délire russophobe, totalement hors de la réalité, digne d’un aliéné mental. Ce type est pitoyable, j’espère que la justice passera et qu’il paiera pour ce qu’il a fait dans le Donbass.

        +30

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    • anne jordan // 13.10.2015 à 00h05

      Duguesclin , mon cher Connétable , il y a
      longtemps que je veux vous demander si vous connaissez Anastasia , la chamane de Sibérie?
      son discours sur la spiritualité russe est adossé à un amour de la Patrie tout à fait dans l’esprit de ce que vous exprimez souvent …
      merci , si vous lisez ce post , de me répondre.

        +1

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  • TienTien ! // 12.10.2015 à 08h08

    Non mais franchement ! Toute personne honnête et sensée ne peut qu’applaudir au magnifique discours de Putin. Il y assène vérités sur vérités, faits et constatations irréfutables que seule la pire mauvaise foi pourrait contester. Un tel discours relève sensiblement le niveau de cette tribune qui avait sombré ces dernières années en un « grand machin » aussi ridicule et inefficace que la défunte SDN.
    Quant au discours du sieur Porochenko, la décence et notre charte des commentaires m’empêche d’exprimer ce que j’en pense !

      +58

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  • Laurence // 12.10.2015 à 09h20

    Je suis trop jeune que pour avoir connu les périodes d’avant guerre du siècle passée. Mais je ressens vraiment ce climat particulier qui précède ces événements majeurs. Reste à savoir, à l’ère nucléaire de quelle manière va se dérouler ce conflit qui a sûrement déjà débuté du moins économiquement mais n’arrive pas à exploser militairement car les dégâts d’un tel conflit freinent même les plus inconscients. Perso, même si ce monde me fait trop de peine,je trouve que nous vivons une époque passionnante de par l’ampleur des changements possibles!

      +13

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  • MinL // 12.10.2015 à 09h28

    Porochenko : « Dans ce contexte, je me félicite de l’initiative de mon collègue français le président Hollande appuyé par le président Pena Nieto du Mexique, sur la déclaration politique pour limiter le droit de veto parmi les membres permanents du conseil de sécurité dans le cadre d’atrocités de masse. »

    C’est les Palestiniens qui vont être contents ! 😀 Même si réalistiquement j’imagine que leur situation ne sera pas définie comme « atrocité de masse », vu la novlangue actuellement en vigueur …

      +16

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  • Eric83 // 12.10.2015 à 09h42

    L’Empire mené par Barack à frites, cherchant à imposer sa « démocratie », vacille car construit sur le mensonge, la trahison, la violence, le rapport de force permanent, la cupidité, la vanité…

    Poutine met les USA, ses vassaux dont la France, et l’OTAN devant leurs responsabilités face au chaos au proche-orient… et certaines phrases de son discours doivent encore occuper les esprits de certains.

    Peut-être est-ce pour cela que JC Juncker, se demande ouvertement si l’UE ne devrait pas revoir sa position vis à vis de la Russie et des USA.

    http://fr.sputniknews.com/international/20151009/1018706310/juncker-usa-russie-relations-amelioration.html

      +17

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  • Grégory // 12.10.2015 à 09h54

    Le discours de Poroschenko repose tout entier sur le fait qu’il peut glisser donbass = terroriste. Le problème, c’est que là où le gros des combattants de la DPR sont du Donbass, le gros des combattant de l’EI n’est pas Syrien.

    Cette nuance posée, son parallèle reste tout de même juste sur certains aspects. Ce que l’on peut faire, à la limite, c’est le pousser jusqu’au bout, en nommant le problème que pose un état brutal avec sa population, c’est à dire en disant que lorsqu’il décide de combattre « le terrorisme » en bombardant Donetsk avec des grads et des avions, Poroschenko rejoint aussi sec la catégorie « Bachar ».

      +8

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    • languedoc30 // 12.10.2015 à 14h30

      A la différence près, que Bachar se bat contre de véritables terroristes, l’EI, Al Qaïda, Al Nostra et cie, alors que les seuls terroristes qui sévissent en Ukraine sont le président Porochenko et son gouvernement, ainsi que ses proches, pravy sektor et svoboda.

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  • Arcousan09 // 12.10.2015 à 10h54

    Le discours de Poutine est rempli de constatations de bon sens et l’analyse est excellente et adaptée à la situation du monde.

    Porotchenko oublie de dénoncer le rôle obscur des USA et de OTAN dans les dérives de cette révolution quand aux ……. crématoires mobiles …………. Il se prend pour Netanyahou ou quoi ???

    Maintenant du discours aux actes ……….

    La seule phrase que je retiendrais:

    Poutine: “Personne ne doit s’accommoder d’un modèle de développement unique reconnu une fois pour toutes par certains comme le seul acceptable.”

    Que les faucons américains en prennent de la graine ainsi que nos si géniaux caniches bien dressés: Fabius et Hollande. Quand à Paul Bismuth, il plane au dessus d’aussi basses considérations notre génie sidéral.

      +17

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  • Amelie // 12.10.2015 à 12h01

    Curieux de voir des sondages d’opinions sur la Russie vs usa en fonction des profils et du temps. Va savoir ce que poutine à derrière la tête mais difficile de faire pire que les us… Au moins le discours part sur de bien meilleures bases.

      +4

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  • toff de aix // 12.10.2015 à 12h48

    Dans un monde normal et sain d’esprit, c’est Poutine qui aurait le prix Nobel de la paix.

      +31

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  • Athena42 // 12.10.2015 à 13h56

    « Une série de pays ont choisi de former des unions économiques exclusives et fermées. En outre, ces pays négocient en cachette et n’informent ni leurs citoyens, ni leurs cercles d’affaires, ni l’opinion publique, ni le reste du monde, de leurs pourparlers. »
    Et il faut attendre que ce soit Poutine qui le dise!
    C’est sûr que les autres discours font pâle figure à côté du sien.

      +19

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  • naz // 12.10.2015 à 15h02

    Je mesure mal l’impact des discours des uns et des autres, sur les participants! Les a priori sont si forts!
    Mais en ce qui concerne la politique internationale menée par qui on sait, je doute que ce qui nous paraît droit et de bon sens, dit par Poutine, ait le moindre impact sur les décideurs.
    Aussi, j’aimerais qu’on puisse mesurer l’impact sur les populations; l’opinion publique ne fait pas tout, certes, mais elle influence quand même ceux qui veulent être réélus!
    J’en connais qui voit le mensonge là où je ne le vois pa

      +5

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  • theuric // 12.10.2015 à 18h07

    Il n’y a pas à dire, je ne peux qu’avoir du respect pour Monsieur Poutine, l’un des seuls pompiers au milieu de pyromanes, certains même ne sachant même pas qu’ils le sont, ou le deviendront.
    Il y a eu cohérence de son discours et la cohérence déstabilise toujours celui des monomaniaques.
    Il a semé une graine, advienne qu’elle se développe au mieux, au moins pour amoindrir les folies futures.

      +8

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  • anne jordan // 12.10.2015 à 19h02

    pour une fois , merci à France Culture qui nous vaut une émission où les 3 interlocuteurs ( Bertrand Badie , Agnès Levallois et un dont j’ai oublié le nom) disent :
    « 1 Poutine , lui , au moins a un vrai plan ;
    2 ce n’est PAS UNE 3 E GUERRE MONDIALE
    3 l’ONU n’existe plus !  »
    http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-la-guerre-en-syrie-est-elle-en-train-de-devenir-une-guerre-mondiale-2015-
    A quand une émission un peu honnête sur les souffrances des Palestiniens ?

      +10

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    • Chris // 17.10.2015 à 20h13

      L’ONU n’existe plus, car les USA ont tout fait pour la casser, y compris en corrompant et/ou menaçant certains de ses membres.

        +2

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  • Ced // 12.10.2015 à 22h00

    Bonsoir,

    Vlad nous indique clairement que l’occident est derrière le terrorisme. Un nouveau gladio.
    A qui dois je en vouloir pour les attentats de janvier ?
    Après avoir soutenu des nazis en Ukraine, mon pays, la France, soutient les terroristes ?!
    Pourquoi ?
    Une partie de la réponse par Bernard Maris : « c’est vrai qu’on vit ds un monde d’une incroyable insécurité. L’insécurité est un moyen de maintenir les gens sous la botte. Et les gens peureux sont des gens faibles. Hélas ! » Zapping du 080115

    Monde de dupes

      +7

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  • -Marc- // 14.10.2015 à 12h25

    « Que Dieu soit avec nous! Gloire à l’Ukraine! »

    C’est un exalté en fait ce Porochenko, un exalté dont le discours n’est pas sans rappeler le messianisme fanatique qui transpire souvent des discours de bon nombre de politiciens américains persuadés que la providence a confié une mission de nature quasi-divine aux USA et que c’est la volonté de Dieu de les voir régner sur le monde.

    Le fondamentalisme de certains occidentaux peut aussi produire d’impressionnants ravages…

      +2

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