Aujourd’hui, fin de notre étude trimestrielle détaillée du chômage américain commencée dans le billet précédent.

Conscients de la problématique des découragés du marché du travail, on peut enfin représenter non plus le taux d’emploi (faussé par la définition de la population active), mais le ratio d’emploi civil, égal au rapport entre la population employée et la population hors institutions. Cet indicateur est beaucoup plus adapté à la situation du marché du travail américain.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On constate bien que la chute est historique. Elle semble marquer un retour vers les niveaux des “30 Glorieuses” (je préfère “30 Fabuleuses”), et la fin d’une des caractéristiques du financiarisme aux États-Unis : le plein emploi, mais appuyé sur une hyper-consommation à crédit.

Un autre phénomène joue probablement : le vieillissement de la population :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA
Ceci étant, ce n’est qu’une explication partielle au vu de la brutalité des effets : il y a bien plus fortement un phénomène de découragement face à un marché du travail très difficile…

Nous pouvons dès lors synthétiser notre analyse de l’emploi américain ainsi :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On note bien la divergence des évolutions du chômage et du ratio d’emploi, que l’on peut mieux observer ainsi :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Bref, le chômage est censé baisser, mais il n’y a pas plus de personnes qui travaillent (en proportion). Magie des statistiques…

Comparons alors la situation durant différentes récessions :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Si on observe une récente amélioration, la situation de plateau depuis près de 3 ans reste inquiétante. Pour les crises de 1973 et 1979, la reprise de l’emploi a été très nette à la fin de la crise. Ce n’est pas le cas actuellement.

Comme :

  • d’une part, contrairement à 1980, le plateau n’est pas « naturel », au sens où il résulte de mesures de soutien se comptant en milliers de milliards de dollars de création monétaire et de déficits publics. On observe d’ailleurs sur ce graphique officiel de l’administration américaine, de janvier 2009, qui évaluait l’impact positif qu’aurait le plan de relance américain de 700 Md$ par rapport à la situation alors prévue ; en rouge, la réalité…

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

  • d’autre part, la correction du taux officiel (pour le remettre sur la tendance historique de la population active) montre que si la chute est freinée, le taux ne cesse de se dégrader mois après mois,

il convient d’être très vigilants sur le devenir à court terme de l’emploi américain.

Enfin, on peut analyser l’évolution du ratio d’emploi en fonction de différents paramètres.

Le sexe tout d’abord, pour observer la forte entrée des femmes sur le marché du travail :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On peut également l’analyser en fonction du niveau d’éducation – personne n’est épargné :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Il est intéressant de le rapprocher du taux de chômage :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Le résultat est assez attendu : plus on étudie, plus la probabilité d’être au chômage diminue – encore heureux…

MAIS on oublie que de plus en plus de personnes étudient désormais. On arrive donc à ce résultat statistique assez désarmant :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Eh oui, pour la première fois, une majorité des chômeurs a réalisé un cursus dans l’enseignement supérieur, souvent en s’endettant lourdement – cruel…

Et en fonction de l’origine ethnique (les États-Unis ayant un outil statistique très complet sur cette thématique), on obtient :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Le racisme latent de la société américaine envers les noirs (surtout jeunes) est malheureusement patent – l’absence de statistiques ethnique en France nous permet de masquer lâchement ce phénomène…

Pour conclure, nous pouvons enfin retoucher les taux officiels de chômage (le premier, U3, au sens classique, le second qui prend en compte toutes les situations de sous-emploi subi, U6) en réintégrant les découragés du marché du marché du travail, pour avoir une comparaison robuste avec la situation d’avant la Crise.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On observe ainsi qu’aucune amélioration notable n’a eu lieu depuis 18 mois, et que le taux de chômage complet est d’environ 18 %. Auquel s’ajoutent les 5 % de temps partiel subi, plus tous les oubliés des statistiques. Dramatique…

Selon l’estimation du site Shadowstats, le taux global réel frise désormais les 22 % :

Estimation du chômage SGS

NB. Le taux U3 est le taux officiel de chômage américain des personnes à temps plein (au sens de la catégorie 1 en France), le chiffre officiel U6 est celui de toutes les catégories, le taux SGS Alternate est l’estimation du site du taux de chômage réel.

Ainsi, 2012 n’a vu qu’amélioration très limitée, à peine un frémissement. Ceci est inquiétant, car l’économie ralentit fortement, et s’approche possiblement d’une récession. 

On peut malheureusement craindre que les prochains mois ne voient le chômage repartir à la hausse, l’État américain n’ayant cette fois-ci plus de moyens financiers pour contrer le cycle récessif…

P.S. : En épilogue, je vous recommande de lire ce billet précédent sur l’historique séculaire du chômage américain


Cartoon dessin humour chômage

Cartoon dessin humour chômage

Cartoon dessin humour chômage

45 réponses à 0766 Analyse détaillée du chômage américain (2/2)

  1. Stan Le 15 novembre 2012 à 09h27
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    Merci Olivier pour ce travail remarquable.


  2. Pepito Well Le 15 novembre 2012 à 09h38
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    Merci Olivier!

    Je t’invite (allez hop on se tutoie) à envoyer ces magnifiques graphiques et leurs explications aux “points sur les i” parce qu’ils ne veulent rien entendre de ce que leur dit O. Delamarche à ce sujet depuis des mois…

    En bref du beau boulot!

    Bonne journée


  3. chris06 Le 15 novembre 2012 à 10h26
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    @Olivier,

    d’où tires tu les chiffres des “découragés du marché du travail” pour faire ta correction des données officielles U3 et U6? Et pourquoi dis tu qu’en plus de cette “correction Berruyer”, il faut rajouter 5% de temps partiel subi? D’ou tires tu ces 5%?

    Je croyais que U6 comptait déjà les découragés du marché du travail et les temps partiel subi :

    Selon la définition du BLS:

    U-6 Total unemployed, plus all persons marginally attached to the labor force, plus total employed part time for economic reasons, as a percent of the civilian labor force plus all persons marginally attached to the labor force
    NOTE: Persons marginally attached to the labor force are those who currently are neither working nor looking for work but indicate that they want and are available for a job and have looked for work sometime in the past 12 months. Discouraged workers, a subset of the marginally attached, have given a job-market related reason for not currently looking for work. Persons employed part time for economic reasons are those who want and are available for full-time work but have had to settle for a part-time schedule. Updated population controls are introduced annually with the release of January data.

    Donc on a :

    U6 officiel: 15%
    U6 corrigé Berruyer : 18%
    SGS : 22%

    J’aimerais juste comprendre quelles sont les méthodes et données utilisées pour corriger les chiffres officiels, (par O;Brerruyer et SGS) et pourquoi de telles différences entre les données U6, U6 corrigé Berruyer et SGS?

    Merci


    • Coffy Le 15 novembre 2012 à 11h26
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      Bin, la correction, c’est les 4 % qui sont qui serait sortie de la population active. Le point vert tout seul sur le graphe. Je sais pas si ça donne le vrai taux de chômage, mais un intervalle pertinent, c’est sur.


  4. Gribouille Le 15 novembre 2012 à 11h30
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    Ça fait curieusement écho avec la nouvelle initiative du MEDEF pour une réforme du marché du travail. Un marché du travail flexible laissé aux propriétés auto-ré-équilibrantes des lois du marché dérégulé est la condition d’un retour vers le plein emploi….. comme aux Etats-Unis !


    • Téji Le 15 novembre 2012 à 12h07
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      Ben voilà, c’est juste ça qu’il faut bien comprendre et assimiler :
      ils vont nous déréguler le marché du travail, comme ils ont dérégulé la finance, qui c’est auto-régulée pour leur plus grand bien. Et pour le marché du travail, ça sera la même chose, voire en mieux puisqu’on a l’expérience de la dérégulation précédente. Donc ne vous inquiétez pas, ils vont nous le faire aux petits oignons, notre marché du travail dérégulé. Pour leur plus grand bien…
      En novlanguais, faut appeller ça la flexisécurité, comme c’est qu’ils disent !


      • Surya Le 15 novembre 2012 à 12h22
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        Il y a de vraies rigidités sur le marché du travail; les petites sociétés ne veulent pas embaucher car le risque de prud’hommes avec le cap des 2 ans d’ancienneté peut couler aisément une société.

        Et on ne m’accusera pas de vouloir désosser le droit du travail; j’ai un litige en cours contre un employeur indélicat 😉


        • step Le 15 novembre 2012 à 13h27
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          je ne vois pas en quoi couler une boite avec un patron pourri serait malsain. C’est l’impunité qui est malsaine, pas le contraire.


          • Surya Le 15 novembre 2012 à 15h08
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            La réalité des prud’hommes est que le conseil est souvent très généreux avec les salariés, même quand il y a des procédures abusives ou des dossiers quasi vides.

            Quand les sanctions sont très lourdes et pas toujours justifiées; il ne faut pas s’étonner ensuite que les entreprises ne souhaitent pas embaucher et qu’on ait un niveau de chômage élevé.

            Une boite avec un patron pourri qui coule; ce sont les salariés qui trinquent; les patrons pourris n’étant jamais inquiétés au pénal; et quand ils le sont; ils ont de toute manière organisé leur insolvabilité; quant aux enquêtes pour faillites frauduleuses suite à faute de gestion; il n’y en a malheureusement presque pas.


          • step Le 15 novembre 2012 à 19h34
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            même quand il y a des procédures abusives ou des dossiers quasi vides.
            ca aussi c’est pas normal alors.

            Une boite avec un patron pourri qui coule; ce sont les salariés qui trinquent
            Pour ça solution : si patron pourri, condamnation au pénal: l’état requisitionne sa boite et la donne en scoop aux salariés


        • jean-luc Le 15 novembre 2012 à 15h48
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          Le risque est quand même réduit il me semble : 230 000 demandes aux prud’hommes sur 26M d’emplois en France.
          Quel les patrons Français n’aiment pas le conseil des prud’hommes, c’est un fait apparemment mais comme rigidité sur le marché du travail, il y a pire.


          • Surya Le 15 novembre 2012 à 16h07
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            Non pas pour les petites sociétés. Demandez à un avocat en droit social 😉 Le cap des 2 ans d’ancienneté est un vrai frein.

            Après il y a d’autres problèmes pour les petites boites (donc avec peu de trésorerie); notamment la gestion des cash-flows avec les clients qui payent en retard; pour couler vos (petits) fournisseurs; payez à 90 jours…


        • Gribouille Le 15 novembre 2012 à 18h14
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          Je ne pense pas qu’un “entrepreneur” soit vraiment dissuadé d’embaucher pour des problèmes de rigidités sur le marché du travail.
          Quand vous avez des commandes, et que vous ne pouvez pas y répondre parce que vous n’avez pas recruté, vous devez vous attendre à ce que quelqu’un d’autre prenne la commande à votre place. Et ce quelqu’un d’autre acceptera lui d’embaucher.
          Ça s’appelle comment ce mécanisme déjà ?…… Ah oui, la concurrence. Et je pense que les dirigeants de PME sont bien placés pour savoir ce que c’est.


          • chris06 Le 15 novembre 2012 à 20h05
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            comment fait il le petit “entrepreneur” pour connaitre l’état de ses commandes sur le moyen/long terme? C’est vrai que dans l’environement économique actuel où personne ne sait quelle sera la situation dans plus de deux ans, c’est tellement facile de faire de la prévision à moyen/long terme que les problèmes de rigidités sur le marché du travail ne risquent certainement pas de dissuader un dirigeant de PME d’embaucher!


          • Surya Le 15 novembre 2012 à 20h52
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            Il y a des trucs beaucoup plus pratiques (et moins cher) qu’une embauche : la sous traitance; l’intérim… Au pire pour une charge ponctuelle; un CDD, ça tombe bien y a plein de chômeurs à pas cher en ce moment…

            Outre une flexibilité accrue; la sous traitance apporte aussi une maximisation du taux de marge EBE/VA alors qu’une embauche plombe le dit taux de marge.

            Et puis si vous avez des problèmes de cash flow; vous allongerez les délais de paiement; ce que vous ne pouvez pas faire avec une masse salariale.


          • bizbee Le 16 novembre 2012 à 09h59
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            @ surya

            vous êtes sur ?
            je m’étais persuadé que la sous-traitance et l’interim revenait plus cher qu’un cdd..
            je pensais que le gain pour l’entrepreneur était seulement dans la flexibilité, mais pas dans la rentabilité.


          • Surya Le 16 novembre 2012 à 10h35
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            ça dépend du business model de la société mais à coût équivalent, entre sous traitance et embauche; on préfère la sous traitance pour toutes les raisons données plus haut (maximisation du taux de marge et flexibilité; c’est bien pour ça que bon nombre de boites externalisent à tout va ce qui n’est pas leur cœur de métier, et plus seulement l’informatique mais toutes les fonctions supports : RH; paye; juridique; compta; marketing; communication; services généraux…)

            Le coût du travail ce n’est pas que le salaire superbrut (si on regarde uniquement ce critère d’ailleurs pour de la longue durée il vaut mieux une embauche); mais aussi toutes les dépenses annuelles (avantages sociaux divers; litiges éventuels;financement de plans de sauvegarde pour l’emploi…) d’ailleurs pour les litiges on fait aussi attention avec la sous traitance (clauses de dépendance), c’est juste que c’est géré par les achats et non les RH.

            Un bon exemple était Renault dans la crise de 2008; en cas de creux d’activité; on dégage tous les prestataires; on les paye à 90 voire 120 jours, ce sont des considérations très importantes lorsque vous devez protéger votre trésorerie et tenter de maintenir des cash flow positifs.


          • bizbee Le 16 novembre 2012 à 10h56
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            @ surya
            ok merci
            ça doit être un argument supplémentaires qui fait que le secteur de la presta explose en ce moment; c’est le seul endroit où ils recrutent des cdi à la pelle…


      • chris06 Le 15 novembre 2012 à 20h54
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        tout chaud…

        “Renault signe un accord de flexibilité pour rendre les usines espagnoles encore plus compétitives”
        link to latribune.fr


  5. Marcus Le 15 novembre 2012 à 11h40
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    Merci Olivier pour tout ton travail !
    Hier soir j’ai tenu à regardé la vidéo de BFM radio, C’était très bien.
    Aujourd’hui je n’ai plus aucune force, je suis comme un légume, je décompresse, tu comprendras pourquoi.

    A++
    Marc


  6. Patrick Luder Le 15 novembre 2012 à 12h04
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    Excellent graphique “taux de chômage” avec les corrigés Olivier Berruyer …

    Taux d’erreur 18/8 % => erreur d’interprétation des chiffres de 225 %


    • chris06 Le 15 novembre 2012 à 12h28
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      “erreur d’interprétation des chiffres de 225 %”

      Non, si tu regardes bien, c’est 12% / 8% (définition étroite), la correction d’olivier majore le chiffre officiel U3 de 50% et,
      18% / 15% (définition large), la correction d’Olivier majore le chiffre officiel U6 de 20%


      • Patrick Luder Le 15 novembre 2012 à 13h30
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        Je comparais le taux publié à large échelle
        et le taux le plus proche du réel …
        … c’est 18% / 8% = 225 %

        Mais bon, déjà avec ces 4 lignes de graphiques,
        statistiquement ont peut avoir 24 avis différents,
        (4x3x2x1=24) tous plus vrais les uns que les autres !


        • chris06 Le 15 novembre 2012 à 13h42
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          lequel est plus proche du réel? Le chiffre U3 officiel?

          De toutes façons, le chiffre de 18% (U6 corrigé par Olivier) ne compte pas les mêmes personnes qu’U3. Tu comprends bien la différence, n’est ce pas?

          PS: 18%/8% =2,25, cela correspond à une erreur de 125%, pas de 225%! Si les chiffres sont égaux, le ratio donne 1, tu ne va pas me dire qu’il y a une erreur de 100% quand les chiffres sont égaux, non? Ah les maths…


          • Patrick Luder Le 16 novembre 2012 à 00h42
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            T’as raison, faut être plus précis !

            Pour doubler une valeur, on peut dire
            qu’elle a été augmentée à 200%
            ou qu’elle est augmentée de 100%

            Enfin on sait tous que 18, c’est un peu plus du double de 8 …
            … mais peut-être vas-tu réussir à en faire douter ???


          • chris06 Le 16 novembre 2012 à 07h14
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            tu as parlé “d’erreur d’interprétation”
            Le taux d’erreur c’est pas x/y % mais (x-y)/y %

            Si deux données sont identiques x=y, l’erreur d’interprétation n’est pas de 100% mais de 0%


  7. fx Le 15 novembre 2012 à 12h34
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    très très intéressant

    serait-il possible de disposer d’un même travail sur le “Obama care”, sur les comptes de la santé publique aux USA ? c’est à dire les coûts pour les soins des américains, les sommes remboursées, les nouveautés du Obama Care. J’entends tout et le contraire sur ce sujet. Des billets d’Olivier Berruyer de cette qualité s’imposent (pour moi en tout cas!) Merci


  8. Antoine Le 15 novembre 2012 à 14h05
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    Merci Olivier


  9. Porteu caroline Le 15 novembre 2012 à 14h53
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    Maintenant que les élections sont passées , les chiffres deviennent plus proches de la réalité

    Le ministère a recensé le dépôt de 439.000 demandes d’allocations de chômage dans le pays du 4 au 10 novembre, en données corrigées des variations saisonnières, soit 22% de plus que la semaine précédente.

    link to boursorama.com


  10. DAN Le 15 novembre 2012 à 15h07
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    Ayant perdu la guerre contre le Yuan,et l’Euro , Obama a un choix restreint de manoeuvre pour inverser la tendance baissière de son économie soit de dynamiter la falaise fiscale US , et également de réduire les déficits budgétaires comme par exemple reduire celui de la défense qui est énorme , ou alors de rajouter aux statistiques 100 millions d’américains dans la pauvreté. A mon avis Obama doit prendre un virage à 180° et agir comme certain illustre president des USA qui avait des couilles !


  11. Marcus Le 15 novembre 2012 à 15h09
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    Bond des nouveaux chômeurs aux USA :

    Les nouvelles inscriptions au chômage ont connu aux Etats-Unis leur hausse la plus forte en plus de sept ans après le passage de l’ouragan Sandy sur le Nord-Est du pays, selon des chiffres publiés jeudi à Washington par le département du Travail. Le ministère a recensé le dépôt de 439.000 demandes d’allocations de chômage dans le pays du 4 au 10 novembre, en données corrigées des variations saisonnières, soit 22% de plus que la semaine précédente.

    En volume, les inscriptions ont connu leur hausse la plus importante depuis le début du mois de septembre 2005, et l’indicateur du ministère est repassé au-dessus de la barre des 400.000 nouveaux inscrits pour la première fois en un peu plus d’un an. La hausse annoncée par le ministère est bien plus élevée que ne le pensaient les analystes dont la prévision médiane donnait l’indicateur du gouvernement à 388.000 nouveaux chômeurs.

    « Conséquence de l’ouragan Sandy, plusieurs Etats ont connu une forte hausse des nouvelles inscriptions au chômage », a indiqué sans plus de détails un représentant du service des statistiques du ministère, qui parlait sous le couvert de l’anonymat. Sandy a entraîné de nombreuses fermetures d’entreprises ou suspensions d’activité dans les zones durement frappées par son passage sur le Nord-Est du pays dans les derniers jours d’octobre.


  12. Paulitis21 Le 15 novembre 2012 à 22h27
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    Ces courbes montrent également l’échec total – passé et futur – de la politique monétaire de Ben Banking.censée stimuler l’emploi.
    Un petit calcul très simpliste et virtuel pour redonner du sens aux chiffres:
    Avec le QE3 depuis septembre il rachète 40 Milliards d’obligations pourries par mois.
    Comme le salaire moyen annuel aux US est de 40k dollars par an environ , il dépense chaque mois l’équivalent d”un an de salaire de 1 Million d’américain.
    Donc en 12 mois de rachat stupide du QE3 il va dépenser la même somme que s’il embauchait 12 Millions de personnes pour 1 an.
    Magie des chiffres on a environ 12 Millions de chômeurs aux USA: vive le QE3, le chômage va être éradiqué dans l’année ?!?….


    • Téji Le 16 novembre 2012 à 09h20
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      simpliste, virtuel, mais Ô combien évocateur 😀


    • Christophe Vieren Le 18 novembre 2012 à 14h32
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      Pas si simpliste que cela. C’est ainsi que pratiquait la Suède pour éponger les licenciés ou non embauché du secteur privé. C’est ainsi que la part des dépenses publiques est montée, en Suède jusqu’à 75% du PIB. La Suède s’en portait-elle plus mal ? Je ne pense pas même si le débat subsiste sur les origines de la crise bancaire de 1991-1992, certains mettant cela sur “l’hypertrophie” présumée des dépenses publiques, d’autres sur la politique de dérégulation financière entamée à compter de 1985. Les premier ont eu raison des seconds, aujourd’hui la part des dépense publiques en Suède a fondu mais reste du même niveau que celui de la France. Source : voir Trop de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques tuent-ils la compétitivité et la croissance ? Match France-Suède ! . Il propose un lien sur un très bon – mais long – document sur l’histoire de la situation économique de la Suède de ces 50 dernières années.


  13. yoananda Le 16 novembre 2012 à 12h39
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    Sur le lien “chômage de noirs, racisme américain” je suis plus que dubitatif.
    Si le lien de causalité est possible, il doit être démontré.
    En plus il faut le dire vite, car les noirs sont aussi américains que les autres à ce que je sache !
    Pour qu’on puisse le dire ainsi, comme si tout le monde le croyait sans même se poser question, il faudrait un racisme d’état.
    Hors les USA ont été des pionniers en la matière.

    Les noirs ont tous les outils pour ne pas être victimes. Ils ont des lois. Ils peuvent créer des entreprises, faire du commerce, réussir leurs études, créer leurs banques …
    Ils ont en plus accès de part leurs origines a toutes les richesses de l’Afrique, plus facilement que les blancs qui ne sont pas toujours “bien reçus” la bas.
    Personne ni rien ne les en empêche, non ? surtout aux USA.
    Ils ont toutes les cartes en mains.

    Ensuite, si on veut aller plus loin il faut remonter l’histoire du racisme et de la colonisation et dépoussiérer un peu le sujet de ses idées reçus.
    Les “blancs” ont mis fin a l’esclavage. Ils ne l’ont pas créé, au contraire même. L’esclavage existait en Afrique, et les blancs n’ont fait qu’acheter ce que les africains leur vendaient. Ils ne sont pas allé “chasser” sur le continent.

    Ensuite il faut aussi voir que l’esclavage, au delà de l’idéologie venue le justifier était une question économique en premier lieu. Avec l’emploie salarié (plus efficace) et les machines l’esclavage est devenu inutile, et même contre productif.

    Qu’il reste des poches de racisme ici ou la a cause des frictions inter ethniques, soit. Mais c’est à double sens, ce n’est pas/plus par idéologie. C’est parce qu’il y a des frictions culturelles entre les groupes ethniques. Les noirs agressent et sont racistes autant que les blancs, l’un répondant à l’autre.

    Tout ça fait que le racisme ne peut plus être (sans explication approfondie) donné comme cause du chômage des noirs. Plus de nos jours ou un prédisent noir a été élu !

    Ou alors ça reviendrait a dire que les blancs sont naturellement plus racistes que les autres, et ça … c’est du racisme (anti blanc).

    Donc je le redis, c’était une explication valable au 19ème siècle.
    Mais il me semble qu’on n’est plus au 19ème siècle.


    • Christophe Vieren Le 17 novembre 2012 à 16h47
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      Une des études contribuant à apporter la démonstration que tu réclames légitimement (tu progresses, Yoananda, tu progresses, même si ta conclusion me semble ensuite bien péremptoire), me semble être celle des Blumrosen.

      Je livre un extrait de ce document dont l’auteur est Michèle Tribalat, chercheuse à l’INED, peu suspecte selon moi de par ses positions par rapport aux bienfaits/méfaits de la politique migratoire française, de faire du racisme “anti-blanc” : “La lutte contre les discriminations en France : l’apport de l’expérience américaine en matière d’emploi”.

      L’auteure évoque le cas des états-nus, et de ses méthodes de mesures des (éventuelles) discriminations à l’embauche, tant des minorités ethniques que des femmes.

      L’extrait (bas de page 30) : “L’étude de 1999 évalue à deux millions le nombre de personnes ainsi discriminées en raison de leur sexe ou de leur origine. Mais il faut tenir compte du fait que l’EEO-1 ne couvre qu’un peu moins de la moitié des salariés américains. Les Blumrosen pensent que ce chiffre devrait être doublé. Ces pratiques discriminatoires touchent toutes les régions et toutes les catégories socioprofessionnelles. Parmi les établissements étudiés, 37 % sont présumés discriminer intentionnellement, dans au moins une catégorie socioprofessionnelle, les minorités (41 % pour les Noirs) et les femmes (29 %) 25. “

      Si cela ne te suffit pas (ce qui serait également légitime), on doit pouvoir trouver d’autres études. Je n’ai fait que prendre qu’un des premiers résultats proposé par mon moteur de recherche et dont la source me semblait crédible.


      • yoananda Le 17 novembre 2012 à 22h57
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        Merci d’entamer un dialogue.
        Que penser de l’expérience sur les CV anonymisés qui ont montré au contraire une discrimination positive … ce n’est pas le nom sur le CV qui fait rejeter les personnes, mais les mauvais CV !
        Mais la on est en France, donc limite hors sujet.

        Ça ne réponds pas vraiment a mes “objections”. A la rigueur, ça peut expliquer que certains patrons ont eu des problèmes avec des noirs ou des femmes, et qu’ils se sont dit “la prochaine fois je serais plus prudent”, ça ne veut pas dire qu’ils estiment leur “race supérieure” (ce qui est la définition du racisme, et donc ne peut s’appliquer aux femmes).

        Prenons le cas des femmes, ca ne me pose pas de problème de me dire que “la performance au travail”, c’est moins leur tasse de thé que les hommes qui aiment comparer la taille de engin… par construction biologique … donc les femmes sont moins portées sur la compétition (en moyenne) et donc, elles sont moins performantes, et logiquement discriminées dans le monde (ultra) compétitif du travail…
        Elles seront discriminées différemment ailleurs. Elles ne sont pas inférieures, juste moins motivées par certains trucs.

        Je pose la même question pour les noirs. Ils sont peut-être discriminés non par racisme, mais pour des raisons économiques du même ordre.
        Ces études a mon sens ne disent rien sur les vraies raisons de la discrimination. Au mieux elles disent qu’il y a une discrimination, mais bon … le monde du travail c’est pas de la philanthropie, tout le monde sait qu’il va être “discriminé”, on pourrait faire la même étude et montrer que les gars mal habillés ou qui ont un tatouage sont discriminés, ça ne fait pas des patrons des racistes pour autant.

        Je ne sais pas si je m’exprime bien.

        A l’inverse, la question est : qu’est ce qui empêche les noirs de monter leur boîtes, de créer leur business, et de dire merde aux patrons blancs qui les discriminent ? Il me semble que les asiatiques le font très bien eux.
        Se pourrait-il que ce qui les en empêche soit justement la même raison qui pousse les patrons blancs à discriminer ?
        Peut-être que culturellement, ils ont d’autres valeurs que le travail et la productivité et les gains pécuniaire, ce qui n’en fait pas des employés idéaux, et donc, ils sont logiquement discriminés, non pas par racisme, mais parce que le monde du travail ne fait pas dans le sentiment, mais dans l’efficacité.
        Ce serait donc 2 cultures qui s’opposent (la culture du travail, et la culture d’un art de vivre) et non pas des “races”.
        Après que les noir soient plus portés sur une vision de la vie et les blanc sur une autre, et que les 2 ne soient pas compatible dans tous les domaines … ça ne me choque pas. Je crois que les noirs ont apportés des choses dans le domaine musical par exemple, ou ils n’ont rien a envier aux blancs, et la personne ne les discrimine, parce qu’ils sont la ou ils sont “culturellement adaptés”, idem dans le sport. Sont-ils discriminés dans le sport aussi ? Je n’ai pas cette impression, et ça contredit aussi cette thèse du racisme.

        Après, il existe peut-être du racisme, sûrement, chez quelques personnes retardées ou traumatisées, je ne sais pas … mais, je le redis, expliquer le chômage des noirs par les racisme me semble très court dans le monde actuel.

        Constater que les noirs sont plus pauvres, ou moins éduqués, ou plus au chômage … pourquoi ça serait la faute du racisme des blancs ?
        J’ai peut-être loupé un épisode de l’histoire. (j’ai beaucoup dormi en cours)
        Je pose la question.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 18 novembre 2012 à 10h29
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          bonjour Yoananda,

          Vous soulevez un questionnement intéressant,”Peut-être que culturellement, ils ont d’autres valeurs que le travail et la productivité et les gains pécuniaire, ce qui n’en fait pas des employés idéaux,” Yoananda

          Dans les entreprises, d’après des études de Philippe d’Iribarne, de l’équipe de recherche au CNRS, des travaux qui portent sur l’enracinement social et culturel de la vie des entreprises et du fonctionnement des économies.

          “L’interprétation de l’échec
          Dans de multiples situations il existe, d’une manière ou d’une autre, un lien plus ou moins direct entre l’action des uns et la situation des autres; l’un voit ses avis écartés pendant que d’autres voient les leurs écoutés; l’un échoue dans ses entreprises pendant que ses concurrents réussissent; face à l’ampleur du succès des uns, celui des autres fait pâle figure.

          Les diverses cultures offrent des sens très contrastés à ce type de situation. Là encore, il semble y avoir de grandes différences entre les sociétés européennes et les sociétés d’Afrique noire.

          Ces sociétés accordent un crédit particulier à des schémas d’interprétation qui associent l’échec des uns aux succès des autres. Ce fait incite à s’interroger sur ce qui limite ce crédit sous d’autres cieux, où on interprète plutôt le succès et l’échec en prêtant attention aux actes de celui qui réussit ou échoue.

          Quand comme c’est le cas aux Etats-Unis et, dans des mesures diverses, au sein des sociétés européennes, ce type d’interprétation domine.” Philippe d’Iribarne

          “le sens donné à l’épreuve
          Dans les sociétés européennes, ou marquées par des cultures issues d’Europe, les réactions aux actes d’autrui s’expriment de manière privilégiée dans le registre du haut et du bas; elles conduisent à mettre en avant des questions de statut, de rang, de considération et, corrélativement, de mépris, d’humiliation. Cela n’a rien d’universel.

          Dans les sociétés d’Afrique noire, c’est un autre registre qui occupe le devant de la scène, celui de la gentillesse et de la méchanceté, de l’ami et de celui qui vous veut du mal, de la confiance et de la peur.” Philippe d’Iribarne.

          Cordialement.


        • Christophe Vieren Le 18 novembre 2012 à 11h59
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          @Yoananda : tes explications sur les “performances moindres” des “femmes” et/ou des “noirs” sont tout à fait recevables sauf que contrairement à ce que tu dis, cela s’appelle du “sexisme” et/ou du “racisme” : chacun des candidats à l’embauche n’est plus évalué en fonction de sa compétence individuelle mais en fonction de la communauté (“femme”, “noir”) dans laquelle on a décidé de le ranger. La preuve en est que si le taux de chômage est supérieur chez les “noirs” ou les “femmes”, une grande majorité de “noirs” et de “femmes” ont un emploi. Comme quoi ceux qui les rejettent sont victimes de leurs préjugés : l’étude de Rosenblum est fondée sur la méthode par “appariement” : une paire de (faux) candidats à l’embauche ayant EXACTEMENT les mêmes caractéristiques pertinentes par rapport à l’emploi sauf la couleur de peau ou le genre, se présente à l’employeur. Et l’on constate que . . .

          Ce sont exactement ces amalgames qui conduit à renforcer les sentiments communautaristes et par conséquent à dresser des barrières entre les humains. Il en est ainsi du comportement des forces de l’ordre (en France) qui contrôle au facies, pas nécessairement par racisme même si il y prend sa part, mais par souci d’efficacité : un “coloré” ayant beaucoup plus de “chance” d’être “sans papier” (pour des raisons évidentes) ou en “défaut d’assurance” (pour des raisons économiques) ou … .

          Ce comportement stigmatisant, au nom de l’efficacité de la police, renforce le communautarisme. C’est un exemple parmi d’autre.

          Cela reviendrait pour moi à rejeter un supporter de foot (je hait le foot-business et pas plus nombre d’avinés et violents qui assiste à ces shows) qui frapperait à ma porte pour me demander de l’eau parce que statistiquement les supporters de foot sont moins recommandables que l’homme de la rue moyen. Et ce serait bien du “racisme” de ma part. Le “racisme” n’est pas que considérer une race supérieure à une autre !

          Ce peut être compréhensible mais il faut dénoncer et battre au maximum ces comportements amalgamant qui ne font que renforcer l’in-cohésion des peuples.


          • yoananda Le 18 novembre 2012 à 12h16
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            Justement, l’embauche ca engage la survie économique de l’entreprise, ce n’est pas comparable avec donner un peu d’eau à son voisin.
            Admettons, même si je comprends bien les problèmes d’amalgames qui sont posés par le “racisme”, admettons (exercice intellectuel) qu’il soit justifié culturellement du point de vue économique.
            C’est à dire, comme je l’ai dit (ca reste à prouver aussi) que les femmes soient moins motivées, donc moins performantes dans le monde de la compétition économique, et que les noirs pour des raisons culturelles, ce soit pareil.

            On fait quoi ?
            La rationalité et l’efficacité économique “dicte” qu’ils soient plus victime du chômage que les autres.
            Ça parait compliqué de lutter contre ça, d’autant plus que ce serait se tirer une balle dans le pieds, du point de vue économique.
            Pour quel gain au juste ?
            Aujourd’hui, il n’y a plus de risque de génocide. Sauf justement a forcer l’anti-racisme et a provoquer frustration et ressentiment chez les “patrons blancs” et donc a les enfermer dans le racisme caricatural.

            As-tu répondu a mon objection sur le fait que les noirs peuvent créer leur propre filières économiques ?
            Je n’ai pas compris, ou pas sût faire le lien.


          • Christophe Vieren Le 18 novembre 2012 à 14h26
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            @Yoananda : pour quel gain ? Peut-être pas économique mais un gain de bonheur pour toutes ces (présumées) “catégories” (“jeunes”, “femmes”, “noirs”, “roms”, “musulman”, “homo”, . . . la liste longue, trop longue hélas).

            Evidemment, c’est beaucoup plus difficile de lutter institutionnellement contre le “racisme” que le “sexisme” ou l”anti-jeunisme” :
            * Autant il est facile de justifier par une loi qu’il faut prendre en charge collectivement les “surcoûts” que représente pour une entreprise l’embauche d’une femme liée à sa maternité et à ses droits à temps partiels, congé garde d’enfants, ….
            * Autant il peut être facile de justifier par une loi de favoriser l’embauche d’un 18-25 ans .
            * Autant il peu être facile de justifier par une loi de favoriser des handicapés (reconnaissance institutionnel du statut)

            Autant il m’apparait plus difficle, voire impossible d’instituer une loi sur la “couleur de peau” ou l’origine “ethnique” d’un candidat à l’embauche. En effet quid du tiers environ de la population française qui a du sang “étranger” et/ou “noir” de par au moins un de ses grands-parents ? S’il existe un quota pour l’embauche des personnes handicapées, je vois mal un quota prenant en compte cette dilution des critères. Aux USA ils ont fait de la discrimination positive pour les “noirs” et autres minorités (en fait les “non blancs” !!!!). C’était peut-être envisageable dans les années 60′, car le métissage était très faible et le statut de “non blanc” était officiel. Le métissage reste bien plus faible qu’en France, cependant si ces lois existent encore, je me demande bien en pratique comment ils tiennent compte de cela.

            ” Quelle triste époque vivons-nous où il est plus facile de briser un atome qu’un préjugé”, A.Einstein.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 18 novembre 2012 à 09h57
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      bonjour Yoananda,

      vous exprimez “c’était une explication valable au 19ème siècle”,…pourquoi ça serait la faute du racisme des blancs ?
      J’ai peut-être loupé un épisode de l’histoire. (j’ai beaucoup dormi en cours)” Yoananda
      “Les noirs ont tous les outils pour ne pas être victimes. Ils ont des lois. Ils peuvent créer des entreprises, faire du commerce, réussir leurs études, créer leurs banques …”Yoananda

      Vous avez loupé toute une période de l’histoire des USA
      vous parlez des lois aux USA ? Les noirs pouvaient se défendre?

      des lois anti-noir ont été créés aux USA, je vous invite à réviser l’histoire des USA.

      les ghettos noirs aux USA.
      Vous oubliez les lois Jim Crow de la ségrégation raciale, abolie seulement en 1964!
      Ces lois distinguaient les citoyens selon leur appartenance “raciale”.

      La ségrégation scolaire a été abolie seulement en 1954!

      Interdiction des mariages mixtes.

      Malcom X s’est battu pour défendre les droits de l’Homme. Ces détracteurs l’ont accusé bien sûr de racisme.

      Vous parlez également des asiatiques et de leur réussite.
      Dans les analyses des inégalités aux USA, remarquables, d’Olivier Berruyer, les asiatiques représentent que 5% de la population, des lois n’ont pas été créé anti-asiatique aux USA.

      vous exprimez “Ils ont en plus accès de part leurs origines a toutes les richesses de l’Afrique, plus facilement que les blancs qui ne sont pas toujours “bien reçus” la bas.Personne ni rien ne les en empêche, non ? surtout aux USA.Ils ont toutes les cartes en mains.” Yoananda.

      l’Afrique est le berceau de l’Humanité.
      l’Afrique est un continent immense.

      vous exprimez “les hommes qui aiment comparer la taille de engin…” Yoananda.

      le mythe peut donner des complexes… cela reste un mythe.

      bien cordialement.


      • yoananda Le 18 novembre 2012 à 12h09
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        Ha d’accord, j’ignorais que ces évolutions étaient si récentes. Je pensais que c’était réglé depuis le 19ème.

        Ceci dit, ça fait quand 60 ans, presque 2 générations …
        Moi je parle d’aujourd’hui.
        As-t-on des statistiques sur la progression du “racisme” ? est-ce qu’il diminue tout seul (et donc pas besoin de s’alarmer, ca finira par disparaître tout seul) ou bien il augmente ?


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